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KINGDOMS.
#21
Sevastyan leva brièvement le regard en direction de celle qui venait de prendre la parole, surtout parce qu'il ne tarda pas à reconnaître sa voix, et à se rendre compte qu'elle était en réalité la retardataire du début. En somme : Qu'elle avait pas suivit le discours de l'Empereur (même si il était pas bien utile), et qu'elle donnait pas véritablement l'impression de comprendre ce qu'elle foutait ici.
Mais enfin. De toute manière, ce ne fut pas ce qui attira son attention en premier. Non, en fait, ce qui le marqua presque automatiquement, fut l'expression complètement paumée qu'elle arborait, en les fixant tous un à un : Elle avait pas du tout l'air d'être à sa place, et ça avait quelque chose d'agaçant. Vraiment. Même si il pouvait pas s'empêcher, non plus, de se dire qu'au moins, elle faisait pas partie des hypocrites qui fleurissaient un peu partout autour de la Capitale. Donc ça avait bien du bon, au final.
- Y'a un problème ? Ne put-il s'empêcher d'articuler, les sourcils haussés, son regard rivé dans le sien alors qu'il démontait tout à fait naturellement son bras droit. Et il ne prit pas non plus la peine de répondre à ce qu'elle venait dire. Pas qu'il n'en eut pas envie, juste qu'il n'eut pas vraiment pris la peine d'écouter ce qu'elle venait de dire, se contentant dans l'idée que les autres le feraient bien à sa place. Il n'aimait pas avoir à raconter sa vie à des inconnus, et ici, c'était le cas de le dire : Avoir une discussion morne et complètement fade avec des inconnus. Ça ne commencerait pas maintenant.
 
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#22
Ambroise s'assit dans la pièce commune. Elle détestait sa chambre, qui n'était à ses yeux qu'une vaste mascarade, une mauvaise farce. Du gazon, duveteux et synthètique au sol. D'horribles meubles en bois taillé.
Et le pire, un saule pleureur miniaturisé, au milieu de la pièce. Elle savait ce qu'impliquait ce genre de pratique : il fallait lié les branches et les racines, de façon à contraindre le développement naturel et la croissance de l'arbre, lui infligeant par ce fait une douleur insoutenable. De la cruauté pure. La seule chose qu'elle se permettait d'apprécier était les baldaquins en (vrai) lierre tressé qui ornait son lit. Au moins, elle se sentirait en sécurité quand elle irait se coucher. Elle poussa un léger soupir. Bien qu'ils n'aient pas l'air méchants, elle se doutait qu'elle aurait du mal à faire ami ami avec ses camarades. Les Royaumes étaient culturellement et fondamentalement trop éloignés les uns des autres pour permettre un quelconque copinage. Pourtant, la retardataire ouvrit la bouche pour engager une conversation. Pas très concluant en somme. De plus, le jeune homme en acier coupa aussi sec son élan de sociabilité par une question rhétorique qui n'aurait donné à personne l'envie de répondre par l'affirmative. Encore une fois, elle remarqua que son regard était encore une fois attiré par son bras en métal. C'était à la fois très effrayant et fascinant -mais surtout très effrayant. Elle se demanda s'il gardait tout de même la sensibilité de cette partie de son corps, puis haussa les épaules. C'était idiot. Ce qui n'est pas naturel ne peut pas être sensible. Cela se reflétait d'ailleurs ironiquement sur son expression facial.
Finalement elle soupira. Il fallait qu'elle relativise. Pour la chambre, elle devait profiter du confort qui lui était offert car ça n'arriverait plus avant un moment. Ca ne la dérangeait pas, elle participait à chaque saison de chasse depuis qu'elle avait 10 ans, et elle avait maintes et maintes fois dormi en pleine nature. Mais un lit chaud ne se refusait pas. Et puis, pour les autres, elle allait passé un moment avec eux. Peut-être que cela permettrait de briser quelques frontières ? Elle prit une grande inspiration et rassembla toute sa volonté, avant de lever les yeux vers les personnes présentes.
- Bon. On va passer un long moment ensemble, donc je pense qu'il serait judicieux de faire vraiment connaissance. Non ?
Elle le pensait, mais restait à savoir si d'autres personnes que la retardataire avait des pulsions sociables.
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If it was up to me, there wouldn’t be no such thing as the establishment.
 
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#23
Alis haussa un sourcil. Bonjour c'est pour les chiens ? Regard froissé, elle s'approcha de l'homme qui venait de lui balancer littéralement ces mots à la gueule. Elle chercha en vain un chemin pour la cascade d'injures qui lui montait à la bouche, mais se résigna.

Subtilité, tact.

Il fallait être A M I. Quelle blague. Elle ne serait jamais amie avec un homme qui était aussi sympathique qu'un lézard. Et encore, les lézards, au moins, ça trouve son utilité. Une petite utilité. Bon la comparaison est nulle. Elle ne serait jamais amie avec lui, même si elle devait mourir à ses côtés.
Elle se dressa pour se donner l'impression d'avoir de la carrure (ce qui n'eut pas l'effet escompté, mais bon), et eut un sourire narquois.

- « Ouais j'ai un problème ouais, de un je viens de louper l'intervention royale de notre très cher Empereur, et j'ai toujours voulu savoir si il était aussi grand qu'on le dit. De deux un bonhomme ingrat, fait de la même matière que la poubelle qu'il y a dans ma chambre, commence déjà à me taper sur le système. »

Elle lança un coup d'oeil désinvolte et jubila intérieurement de son intervention. Alis, tu as été parfaite !
La jolie brune acheva sa jolie tirade par un coup de poing sur le torse de l'homme qui lui faisait face. Et déchanta tout aussi vite. Elle secoua la main dans un signe désespéré et grogna entre ses dents :
Bon, au moins, tu as l'air plus résistant que ma poubelle, bordel tu te rembourres la peau à l'acier ou quoi ? ». Puis son regard, larmoyant (oui, elle avait du se fouler le poignet), tomba sur le bras de métal. Ah oui, donc il était vraiment rembourré à l'acier.
Oh je vois, laisse tomber ce que j'ai dit alors, monsieur je-suis-un-robot-et-je-suis-pas-content. »

Tout à coup, Alis n'avait plus du tout envie de faire connaissance, heureusement, l'autre brune de la pièce (la seule qui avait l'air à peu près humaine, et d'avoir toute sa tête d'ailleurs), pris la parole, ce qui coupa court à la conversation qu'elle avait eu avec Monsieur-Grogon-je-n'aime-personne-même-pas-moi-même, au grand bonheur de la brune. Elle saisit les mains de sa nouvelle amie (autant dire amie, puisqu'elle lui inspirait confiance. Du moins assez confiance pour ne pas la remballer, ou du moins assez confiance pour avoir envie de lui répondre.) Et puis, c'était une fille proche de la nature, à ce qu'elle remarquait, donc le contact allait forcément bien passer ?

Non ? Non ? Tant pis.
Enchantée, je suis Alis. Si jamais on en vient à mourir, j'espère que tu mourras en dernier, » dit-elle, guillerette, avant de rajouter : « Ou au moins après l'autre pince-sans-rire-robotisé, qui vient littéralement de gagner un tour gratuit vers mon sarcasme le plus profond », jeta-t-elle, éclaboussures de paroles accompagnées par un regard appuyé vers le concerné.

sonar.

IN GIRUM IMUS NOCTE
ET CONSUMIMUR IGNI

 
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#24
Le poing de Sevastyan commença très largement à se serrer lorsqu'il entendit avec plaisir les remarques complètement débiles de l'autre gamine (qui venait de Nulle-Part d'ailleurs). Il patienta dans un silence parfait, attendant qu'elle ait fini son discours ridicule pour remettre son bras en ordre, et aviser l'autre fille. Celle qui avait pris la parole, et qui essayait de leur faire comprendre, que, dans l'optique où ils allaient tous bientôt se jeter dans les bras de l'ennemi, le mieux à faire était EVIDEMMENT d'aller sympathiser à droite et à gauche. Sevastyan poussa un soupire. Il avait déjà bien assez à perdre en sa propre personne, pas besoin d'aller s'amuser à se confier à de parfaits inconnus. D'ailleurs, il voulut faire entendre son point de vu, mais l'autre fille-complètement-insupportable-qui-sortait-de-nulle-part, alla gentiment lui couper la parole. Ils allaient s'entendre, c'était certain. Cette affirmation prit tout son sens lorsqu'elle continua (encore une fois) à lui lancer des piques grotesques, quand bien même elle insultait l'Empereur à tout va (la seule chose qu'il semblait avoir en commun avec cette fille : Sa haine pour ceux d'au-dessus). Enfin. Dans tous les cas, il n'était pas prêt à prendre ne serait-ce que la peine de s'attacher à l'un d'entre eux. Et à quoi bon ? Ils allaient au combat, pas à l'école. Rien ne lui garantissait qu'ils les retrouveraient tous après bon nombres de batailles. C'était juste stupide. Et Sevastyan ne comprenait tout simplement pas cette manie qu'ils avaient tous de vouloir faire connaissance dans la joie et la bonne humeur. Il ne comprenait pas, c'était tout. Il ne comprenait pas, et encore moins lorsqu'on insultait son équipement. En gros : Elle le comparait à une poubelle (il n'en voyait pas souvent de part chez lui mais il voyait ce que c'était, tout de même), et elle se permettait de dénigrer son armement. Mais elle savait quoi, au juste, de la guerre ?
- Tu mourras la première, Déclara-t-il, sans aucune gêne, et sans, non plus (juste pour l'instant), hausser le ton, se contentant dans les affirmations glaciales (et tout à fait vraies). Je pense que t'en es consciente ? Assura-t-il, en se redressant, et en mouvant son bras d'un air las, pour resserrer les deux poings. On connait même pas ton Royaume, donc pour ce qui est de faire connaissance, Il jeta son attention sur l'autre fille, celle qui semblait (au vu des inscriptions sur les portes) s’appeler Ambroise. Tu comprendras que j'ai pas envie de m'attacher au prochain cadavre que je croiserai sur mon chemin. Il allait s'arrêter là, pour aviser son bras, s'attachant dans l'idée qu'il fallait défendre sa fierté, quand on venait du Royaume de l'Acier. Et ça, Commença-t-il, en indiquant le métal qui parfois, allait se faufiler à l'air libre. Je m'en sert pour tuer mes ennemis. Généralement. Il ne comprenait toujours pas où se trouvait le sarcasme et ça avait de quoi le mettre (quand on cherchait VRAIMENT bien), mal à l'aise. Peut-être que ça n'était tout simplement pas fait pour lui.
 
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#25
Naël écoutait d’une oreille distraite les discussions de ses nouveaux camarades de jeu. C’était d’un ennui mortel, ça tapait le -10 sur l’échelle de Richter, bref, rien de bien remuant.
Sans compter que tout le monde dans cette salle était un putain de cliché sérieux.
Le vieux coincé de l’Acier, l’espèce de hippie rebelle des nomades, la coincé des arbres à l’anus tellement resserré que si elle ouvrait les lèvres elle se fendait en deux, la meuf de l’eau qui fermait sa gueule (oh étrange) et lui-même, l’espèce d’esclave sexuel basané et trop poilu. M E R V E I L L E U X.
A vrai dire il s’emmerdait tellement qu’il était allé chercher sa pipe en acajou. Il la brandit bien gentiment devant l’amie des arbres histoire de lui dire « eh téma je l’ai sodom ton pote » et la bourra avec du tabac avant de tirer une loooongue bouffée de la délivrance.
Bon dieu c’que ça faisait du ...
Wait.
C’était quoi ce son strident à la con ?
Pourquoi il sentait des gouttes ?

Ces culs-coincés de la capitale avait VRAIMENT mis des détecteurs incendie dans le palais avec des arroseurs automatiques ? Oh les cons.

▬ Désolés les gars c’était pas vou... oh putain c’est normal ça ?

Apparemment ses nouveaux copains kiffaient pas l’eau.
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                                                                                                           c o n f r é r i e  d u  f o s s é 
 
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#26
L'empire essayait simplement de leur faire plaisir avant de les sacrifier.
C'était presque louable.
Elle leur appartenait.

Il y a une odeur d'embruns qui lui serre la gorge. Un murmure d'océan aussi ténu qu'un chuchotement. Des coquillages qui craquent sous ses pieds meurtris par le voyage.
Son souffle se coupa alors qu'elle découvrait ce qui allait être sa nouvelle chambre. Ce n'était pas de l'émerveillement. C'était un truc plus moche ; plus secret ; un mélange d'amertume et de nostalgie salée. Tout les clichés y étaient ; vils vains fermes toujours là pour l'assaillir. Des coquillages, des vases, du sable, une fontaine, des bassins & des aquariums aux poissons chatoyants. Beaucoup de marbre et des plantes tropicales. Un capharnaüm bruyant dans un espace pas si grand que ça ; chemins d'eau et plantes montantes qui l'amenaient jusqu'à un semblant d’île où se laissait choir un lit à baldaquin. Des clichés. Je crois. Le pire dans tout ça, c'est qu'elle n'était même pas apte à les qualifier elle-même de clichés. Son royaume, elle n'y connaissait rien à part des souvenirs un peu froids et éparpillés par le balancement de la mer. Une sorte de photo abandonnée au fond d'un tiroir qu'elle ne ressortait pas sous peine d'asphyxie immédiate. Trop d'écume et puis, trop d'amertume.
On pouvait toujours s'étouffer avec l'amertume.
Voilà ; tout ça, c'était plein d'amertume poisseuse.

Shéhérazade leva la tête et se retrouva nez-à-nez avec son passé. Ils avaient représentés à la perfection la vision du ciel que l'on a des fonds marins : les fils blancs qui s'entrelacent et la lumière qui tombe en un rideau mouvant jusqu’au sable, comme une brume ruisselante de lumière. C'est ce voile posée entre les deux qui trompe l’œil et vous fait croire que tout est beau tant qu'on est pas enfermé dans l'océan. C'est fou comme l'abysse semble étrangement limitée face à l'immensité du ciel. Mais toutes ces métaphores ne servent à rien ; ce n'est pas un voile et ce n'est pas beau. C'est une vision faussement belle qui rend malade ; qui file la gerbe. Une vision qu'elle avait vu mille fois – allongée sur le sable - et pourtant qui lui semblait si floue, qui avait bercé son enfance, puis elle avait osé briser la surface.
Scission.
Ç’avait un peu été comme le début de sa fin.

Elle embrasse le décor du regard puis tourne les talons, un peu nauséeuse. Tous les autres sont réunis dans la salle commune et l'ambiance est à son maximum (hashtag lol). La fille des arbres qui voit le monde avec un filtre rose bonbon essaye de les convaincre qu'il faut être potes, les deux nouveaux (c'est-à-dire le mec en acier qui a fait un bond de 5 mètres en la voyant – sympa l'accueil – et la fille qui est arrivée à peu près mille ans en retard) sont en train de se disputer et l'espèce de pervers sexuel a sorti sa pipe en observant la scène. Comment peut-on décemment demander à des gars qui tirent la tronche 364 jours/365 de devenir amis.
Amis.
Y'a bien que toi, douce Ambroise, pour souhaiter une telle chose. Pour oser y croire.

Elle s'échoue sur un petit fauteuil non loin du gars robotique. Elle remonte ses genoux contre sa poitrine et se postre ainsi, repliée sur elle-même. Elle effleure les légères rayures qui strient ses bas. Un sourire amusé flotte sur ses lèvres. Au fond, il la font doucement rire. Entre Alis (elle a pris le soin de déchiffrer chaque nom sur chaque porte puis d'essayer de recoller les morceaux) qui embrouille Sevyaquelquechose, Ambroise qui a l'air tétanisée et Nael qui s'en branle allègrement.
« Tu veux bien me laisser tirer ? » Elle demande à Nael à voix basse.
Puis il y eu le son strident.
Des torrents d'eau.
Et une sardine pas assez huilée sur le parquet.

Bim ton « secret » a tenu combien de temps ? Deux h e u r e s. Félicitations.
Hors de l'eau, c'est pas si gracieux que ça une sirène. Elle est juste là ; avec une queue en plus, sans couleur précise, seulement doucement irisée. Des branchies se creusent petit à petit et son visage paraît plus irréel. Mais c'est tout. Elle jette un regard à la ronde puis soupire. Elle décide parler doucement, comme à son habitude.
« Oui, tout est normal car je suis de base issue du royaume aquatique ce qui signifie que je suis une sirène étant donné que 99% de ses habitants sont eux-mêmes des sirènes & je me transforme quand on me balance de l'eau à la gueule donc on va éviter les batailles d'eau à l'avenir – d'ailleurs quelqu'un aurait pas une serviette ? - maintenant que vous êtes informés à mon sujet je pense qu'on devrait plutôt s'occuper de lui, car je crois qu'il a court-circuité et ça, c'est pas normal à moins que ce ne soit dans ses fonctions de super-cyborg de se transformer en cierge magique à l'occasion. » Elle désigne Sevastyan qui a subitement décidé de projeter pleins de petites étincelles à la ronde de façon totalement flippante.

Elle attrape une couverture qui traînait par là histoire de s'essuyer et de redevenir un semblant d'humaine. Faites comme si j'étais pas un monstre, surtout, tout va bien je suis parfaitement normale. Devenons tous amis maintenant qu'on se connaît mieux !!!!!!!
« Et comment on le répare, lui ? » elle marmonne.

Sérieusement les gars.
A part lui, qui s'y connaît en technologie ????
oh you're a princess ? but i'm the queen, bitch

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#27
Pour l'instant tout allait pour le mieux. Alis lui sortait par les yeux, mais tout allait pour le mieux, et il suffisait d'ignorer leurs complaintes à tous, pour ne plus en entendre aucun. En somme, Sevastyan s'en sortait très bien, avant qu'il ne remarque l'autre fille. La dernière, celle de l'eau. Shéhérazade, si c'était bien exact. Son regard dériva dans sa direction, il se demanda plusieurs secondes si il devait fuir (ou compatir face à l'état de sa chambre), avant de se contenter dans un haussement d'épaules.
Il avait vu bien pire qu'une fille qui venait de ce Royaume là. Bien pire, et il n'allait tout de même pas pleurer à cause d'une chose pareille.
Enfin, l'homme du désert entreprit de prendre la parole pour dire quelque chose qu'il ne comprit pas, tout en fumant sa pipe, et il lui sembla entendre aussi la voix de Shéhérazade, avant... Qu'un gigantesque raz de marées ne s'abatte sur leurs têtes. Sur sa tête. Son bras. Tout son matériel.
Sevastyan eut un mouvement de recule lorsqu'il se redressa maladroitement et par pur reflex, et manqua de faire basculer son fauteuil au passage. Ses armes avaient été programmées pour ne pas succomber à l'impact de l'eau (l'envoyer au combat sans cette précaution aurait été VRAIMENT stupide pas vrai ?), mais tout le reste de son corps... Pas vraiment. Alors quand il essaya de prendre la parole, pour (ô miracle) appuyer les propos de la fille de l'Eau, cela donna à peu près ce résultat :
- Ecoute.... Aide... Fille... Raison... Putain... A... Aide... J'aime... COURANT.... EAU !!!!!
Ensuite, un énorme nuage de fumée alla sortir de sa main droite, et il en vint à se demander si ses armes étaient VÉRITABLEMENT protégées. En somme, si il ne risquait pas de faire exploser tout son armement dans le Château de l'Empereur et à l'instant.
- AAAAAAARRGGGGGGGGGH, Ragea-t-il, puisque de toute évidence c'était la seule chose qu'il pouvait se risquer à dire en étant certain qu'on le comprendrait.
Il lui fallait un endroit où se sécher HORS de ce bordel ambulant. Et vite. Avant que l'eau n'atteigne les circuits les plus importants (et beaucoup de chose rentrait dans cette catégorie).
 
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#28
cc je post parce que sinon lisa va me cracher dessus ciao
http://puu.sh/bapd1/9ebbba4349.jpg
Matthew Scabb


Puisque tous les royaumes sont déjà représentés, vous avez deviné que Matthew était originaire du Royaume de l'Eau j'imagine. Quoi ? C'est déjà pris ? Dommage.
Le problème c'est que Matthew c'est un pirate. Il passe sa vie à tourner entre son bateau et la Capitale où il tue, v(i)ole et profite pleinement de la vie.
Alors quand il a vu que le prince du Royaume du Nord s'approcher avec si peu de garde de la Capitale, il l'a égorgé et a volé de quoi subvenir à ses besoins en eau de vie pendant plusieurs mois.
Le résultat c'est que le Roi est pas vraiment content qu'on ait tranché le cou de son fils/hériter, alors du coup Matthew a été arrêté et envoyé se faire massacrer dans une guerre qu'il pensait pourtant éviter sur son beau bateau.
Enfin bref son histoire est pas vraiment passionnante.
Ah si, y'a cette anecdote qu'il aime bien raconter à ses amis pirates. La fois où une chasseuse, une sorte de sirène aux cheveux de sang, avait essayé de lui mettre une balle dans la tête et qu'il avait très courageusement plongé du haut de son navire pour prendre la fuite loin, très loin.
Il parait qu'elle aime pas manquer une cible en plus.
En attendant de la retrouver au paradis (ou peut-être que les poissons ont pas ce genre de truc ?), Matt allait devoir servir un Empereur qu'il ne connaissait même pas, pour une cause qu'il comprenait à peine.
Peut-être qu'au moins il y aurait du bon shit sa mère.
 
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#29
D’abord il y eu l’obscurité.
La Garde Royale s’était fait un plaisir d’enfoncer un sac sur la tête de Matt, le privant d’air comme de lumière. « En temps normal, avait précisé le Roi lui-même, un tel crime, qui plus est commis contre un héritier de la Couronne (il accentua si fort le dernier mot qu’on pouvait entendre la majuscule), est puni par la peine capitale. » Mais les temps étaient propices à d’autres tortures plus sordides encore. Celui qui avait été désigné par le Royaume des Glaces pour représenter ses terres ayant perdu la faculté de vivre, il fallait le remplacer. Aller combattre, avec cinq autres gars qui n’avaient sans doute jamais tenu une arme de leur vie, se jeter dans le feu de l’action. Littéralement dans le feu. Tout ça était pire qu’une petite décapitation sans prétention.
Puis il y eut la lumière.
Et Matt se sentit plus aveugle encore que lorsqu’il était plongé dans l’ombre. Tout était blanc, brillant, froid. Sa respiration se condensait dans l’air et la lumière baignait la pièce comme un soleil pur. Le sol était givré, comme un lac sur lequel la neige est tombée il y a trop longtemps. A sa gauche, un lit était recouvert d’une demi-douzaine de peaux de bêtes. Le pirate reconnut un ours, mais les autres lui étaient trop exotiques.
Il tenta de sortir, frappant la seule porte de la pièce, mais personne ne répondit.
Alors, puisqu’il semblait qu’il resterait là un moment, il s’en alla dormir.
Personne ne le réveilla.
Jusqu’à l’alarme.
Matt sortit de son sommeil péniblement, s’enroulant dans assez de peau pour rhabiller la moitié de l’état de Floride. Il se traina jusqu’à la porte d’où il entendait la voix d’une gamine qui parlait tranquillement. Cette voix…
« …de se transformer en cierge magique à l'occasion. » avait-elle dit nonchalamment.
Puis un râle long et rauque perça la porte et Matt se décida enfin à ouvrir.
D’un coup d’œil rapide il analysa la scène comme il analysait un combat.
Cinq personnes.
Trois femmes.
Un homme.
Un… Un gars chelou du District 3 ou du Royaume de l’Acier.
Son regard se posa sur la masse rouge qui semblait constituer les cheveux de la princesse des eaux.
Rectification : deux femmes et un poisson.
Son regard ne se détacha pas.
C’était elle qui avait parlé.
Elle lui rappelait quelque chose.
La sirène leva la tête.
Shéhérazade.
 
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#30
Alors là.
H E C A T O M B E.
Et c’était juste à mourir de rire. Finalement la bonasse aux cheveux rouges était un semi-hareng cru et monsieur robot était hydrophobique, merveilleuse équipe qu’ils avaient là décidément ! Le jeune homme s’arrêta un moment de penser pour fixer droit dans les yeux Ambroise, jusqu’à en devenir gênant.
Il attendait qu’elle se transforme elle aussi. J’sais pas moi, en pousse de soja ? Ou en bonzaï ! Voire en yucca pourquoi pas, ça lui irait bien un yucca. S’il s’attendait à une réaction de sa part c’est parce que tout le monde avait eu une transformation suite à l’averse : Shérazade s’était sirènifiée, Svuesndusxw envoyait des paillettes, Alis avait frisé brusquement, un mec totalement inconnu était apparu [strike]et Naël avait une érection[/strike].
Naël tira un parapluie de nulle part (on va dire sous son fauteuil, c’est connu que les parapluies sont souvent rangés sous les fauteuils) et le déploya au dessus de monsieur Acier qui semblait quand même en bien moins bonne posture que madame poisson, occupée à se dandiner comme une autiste sur le sol pour s’essuyer.
Il lâcha donc tout naturellement la blague la plus vaseuse du monde.

▬ Alors. Comme ça tu es... mi femme mi thon ?

On entendait presque le son de la batterie.
Déjà l’averse s’éteignait et des gardes accouraient dans la chambre.

▬ C’est rien, je savais pas qu’il y avait des détecteurs dsl, lâcha Naël, flegmatique.

Les trois pélos grognèrent puis tournèrent les talons, ne s’attardant même pas sur Shérazade qui astiquait avec une serviette sa grosse queue visqueuse.
Oups c’était bizarre.
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