18-08-2014, 23:16
Yo Yo
Ambroise ferma son sac, et le chargea négligemment sur son épaule. Elle avait ordonné sa crinière brune en une longue tresse qui tombait gracieusement entre ses omoplates. Elle observa sa chambre, consciente qu'elle ne la reverrait pas avant longtemps, peut-être bien plus du tout. C'était une salle arrondie, entièrement faite de chêne, qui donnait plus l'impression d'être un cocon qu'une simple salle. Les murs étaient recouverts d'étagères chargés de livres et de fleurs, qui jonchaient également le sol. Elle huma une dernière fois la douce odeur de la sève et du pollen, puis ferma la porte derrière elle.
Ses parents s'était résolus hier à l'envoyer à la Capitale. Il fallait dire que le Conseil des Sages du Royaume l'avaient désignés à l'unanimité, et un refus du Roi aurait pu être perçu comme une forme d'autoritarisme, ce qu'il fallait absolument évité en cette sombre période. De toute façon, il semblait à tout le monde évident que ce devait être un membre de la famille royale, protectrice du peuple des Rocheuses depuis des temps immémoriaux. Et il était trop risqué d'envoyer le fils aîné, premier prétendant au trône, ou la soeur cadette, âgée de seulement 13 ans. Ambroise avait acceptée sans hésitation, car c'était indubitablement son devoir, mais sa mère s'était montrée plus réticente, avant de finir par accepter ce choix.
A l'entrée du château, les membres de sa famille se tenait dos au mur, en ligne. Elle soupira.
" Arrêtez de me réserver autant d'égard. fit-elle avec un demi sourire. Je ne suis pas encore une martyre, que je sache."
Sa mère étouffa un sanglot, et Ambroise la rassura d'une accolade. Elle n'était pas très adroite en ce qui concernait les démonstrations d'affections (hé oui, les arbres ne demandent pas de calins), mais elle fit un effort pour cette fois. Après tout, eux non plus elle n'avait pas la certitude de les revoir. Le dernier fut son père, qui lui prit vigoureusement les mains et les porta à sa bouche, comme il avait toujours eut l'habitude de le faire à chaque fois u'ils se disaient au revoir. Mais cette fois-ci, elle put sentir ses lèvres trembler, sous sa barbe de patriarche. Elle lui sourit, puis chargea son sac, son arc et son carquois dans la voiture qui avait été préparée pour elle. Deux chevaux de montagne y était attelé, grands chacun comme un homme, piaffant d'impatience. Il faisait encore nuit, car la jeune fille avait désiré quitter la ville à l'abri des regards. Elle monta, et referma d'un coup sec la portière derrière elle.
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La jeune fille se réveilla en sursaut, et jeta un oeil par la fenêtre. Elle eut le souffle coupée. La Capitale était exactement comme elle était décrite dans les livres, en plus impressionnant. "La Précieuse" comme on l'appelait parfois dans la littérature, était différente en tout point du Royaume des Rocheuses. Le Vert des arbres et l'Ocre de la pierre y était remplacés par toutes sortes de couleurs criardes, avec une grande dominante de doré, l'Or étant le symbole de la ville. Les buildings dépassaient largement la hauteur de la cime des arbres et surtout, ne laissaient aucune place pour la flore. Ambroise frissonna. Partout ou son regard se posait, elle ne voyait que des hommes, des hommes, des hommes. Sa décision fut vite prise : elle détestait cette endroit.
La voiture s'arrêta finalement devant le grand palais. Ambroise en descendit, et congédia son escorte, qui, concrètement lui serait dès à présent complétement inutile. Elle pénétra dans l'enceinte du bâtiment et fut accueilli par deux gardes qui la saluèrent d'un hochement de tête. Elle posa au sol son sac en toile, et tourna la tête vers celle qui visiblement, allait devenir sa camarade pour les mois à venir. Autant jouer d'emblée la carte de l solidarité.
Elle lui sourit, et tendit la main vers elle.
" Je suis Ambroise, du Royaume des Rocheuses. Quel est ton nom ?"
Ambroise ferma son sac, et le chargea négligemment sur son épaule. Elle avait ordonné sa crinière brune en une longue tresse qui tombait gracieusement entre ses omoplates. Elle observa sa chambre, consciente qu'elle ne la reverrait pas avant longtemps, peut-être bien plus du tout. C'était une salle arrondie, entièrement faite de chêne, qui donnait plus l'impression d'être un cocon qu'une simple salle. Les murs étaient recouverts d'étagères chargés de livres et de fleurs, qui jonchaient également le sol. Elle huma une dernière fois la douce odeur de la sève et du pollen, puis ferma la porte derrière elle.
Ses parents s'était résolus hier à l'envoyer à la Capitale. Il fallait dire que le Conseil des Sages du Royaume l'avaient désignés à l'unanimité, et un refus du Roi aurait pu être perçu comme une forme d'autoritarisme, ce qu'il fallait absolument évité en cette sombre période. De toute façon, il semblait à tout le monde évident que ce devait être un membre de la famille royale, protectrice du peuple des Rocheuses depuis des temps immémoriaux. Et il était trop risqué d'envoyer le fils aîné, premier prétendant au trône, ou la soeur cadette, âgée de seulement 13 ans. Ambroise avait acceptée sans hésitation, car c'était indubitablement son devoir, mais sa mère s'était montrée plus réticente, avant de finir par accepter ce choix.
A l'entrée du château, les membres de sa famille se tenait dos au mur, en ligne. Elle soupira.
" Arrêtez de me réserver autant d'égard. fit-elle avec un demi sourire. Je ne suis pas encore une martyre, que je sache."
Sa mère étouffa un sanglot, et Ambroise la rassura d'une accolade. Elle n'était pas très adroite en ce qui concernait les démonstrations d'affections (hé oui, les arbres ne demandent pas de calins), mais elle fit un effort pour cette fois. Après tout, eux non plus elle n'avait pas la certitude de les revoir. Le dernier fut son père, qui lui prit vigoureusement les mains et les porta à sa bouche, comme il avait toujours eut l'habitude de le faire à chaque fois u'ils se disaient au revoir. Mais cette fois-ci, elle put sentir ses lèvres trembler, sous sa barbe de patriarche. Elle lui sourit, puis chargea son sac, son arc et son carquois dans la voiture qui avait été préparée pour elle. Deux chevaux de montagne y était attelé, grands chacun comme un homme, piaffant d'impatience. Il faisait encore nuit, car la jeune fille avait désiré quitter la ville à l'abri des regards. Elle monta, et referma d'un coup sec la portière derrière elle.
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La jeune fille se réveilla en sursaut, et jeta un oeil par la fenêtre. Elle eut le souffle coupée. La Capitale était exactement comme elle était décrite dans les livres, en plus impressionnant. "La Précieuse" comme on l'appelait parfois dans la littérature, était différente en tout point du Royaume des Rocheuses. Le Vert des arbres et l'Ocre de la pierre y était remplacés par toutes sortes de couleurs criardes, avec une grande dominante de doré, l'Or étant le symbole de la ville. Les buildings dépassaient largement la hauteur de la cime des arbres et surtout, ne laissaient aucune place pour la flore. Ambroise frissonna. Partout ou son regard se posait, elle ne voyait que des hommes, des hommes, des hommes. Sa décision fut vite prise : elle détestait cette endroit.
La voiture s'arrêta finalement devant le grand palais. Ambroise en descendit, et congédia son escorte, qui, concrètement lui serait dès à présent complétement inutile. Elle pénétra dans l'enceinte du bâtiment et fut accueilli par deux gardes qui la saluèrent d'un hochement de tête. Elle posa au sol son sac en toile, et tourna la tête vers celle qui visiblement, allait devenir sa camarade pour les mois à venir. Autant jouer d'emblée la carte de l solidarité.
Elle lui sourit, et tendit la main vers elle.
" Je suis Ambroise, du Royaume des Rocheuses. Quel est ton nom ?"

If it was up to me, there wouldn’t be no such thing as the establishment.






