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Hunger Games 30th Edition
#81
Noli était là sur ce canapé tel une poupée inanimée et pourtant il respirait très faiblement mais respirait tout de même. Dana était là à pleurer à ses côté sûrement gagné par la panique et à bout de nerf elle n'avait pas remarqué qu'il avait reprit son souffle. Mort de fatigue et surtout épuisé par cette journée le Noli c'était endormi d'une traite.

Laure était là devant ce combattant craintif et faible. Elle avait les yeux grands ouverts à s'en faire exploser les canaux sanguins. La nuit était tombé et elle suait de transpiration, le souffle coupé. Tout à coup il fit une tentative d'attaque en lançant sa lance droit vers elle. Elle ne fit rien, resta tétanisé devant cet objet qui filait en sa direction. Naturellement elle eu un peu une réaction dans le genre yeux et bouche grand ouverts. (Il ne manquait plus que le gros WHAT THE FUFUFUFUCK.) Seulement rien ne se fit, la lance passa et le temps continua de filer. Il ne fallut pas plus d'une demie seconde à Laure pour se mettre à courir. Les muscles bandés depuis plus de quelques minutes elle bondit en direction de son adversaire sans défense prise d'une rage folle comme on ne peut en voir que dans les jeux. Elle lui asséna un premier coup dans l'épaule puis prise dans son acte dément continua avec un deuxième puis un troisième ect....Elle n'entendait plus rien ? Non c'était son hurlement face à cette bouillie de chair qui couvrait tout ce qui était autour. Il n'y avait qu'elle. Elle était seule et heureuse. Elle voulait survivre, elle voulait survivre. Comme une litanie qu'elle pensait récité son rire était le seul bruit qui franchit ses lèvres.


Bon ça a pas vraiment arrangé mes affaires tout ça mais histoire de mettre du challenge dans le jeu.
 
#82
- J'ai... Mes parents s'appellent Marie-Ana et Nicolas. Si je meurs, il ne souffrira pas de... De mon absence, il m'oubliera juste...
Chaque phrase échangeait avec Audrey rapprochait les deux tribus. Ce n'était pas une bonne chose, s'attacher dans ce jeu était synonyme de souffrance, de doute et d'approche soudaine de la mort et du désappointement. Non. Peter ne voulait pas ça, alors il évita le regard du 1 et perdit son regard dans le ciel. Il ne voulait pas qu'elle voit à quel point l'éloignement et l'incertitude le rongeaient.
- Et ils comptent sur nous devant leur télévision alors on va leur prouver qu'on sera les meilleurs jamais rencontrés. D'accord ?
Le garçon fixa un nuage, il avait la forme d'une spirale, ou plutôt, d'un tourbillon. C'était bien la tout ce que pouvait produire les jeux : aspirer les candidats dans leur filets et les noyers un à un, même (et surtout) le vainqueur. Puis, il regarda Audrey, les yeux brillants (dans le noir, il était impossible de se rendre compte qu'il risquait de pleurer à tout instant, seul ça voix pouvait le trahir).
- Tu as raison ... Battons nous pour eux. Avant de se battre pour nous. C'est la meilleure des motivations.
Puis, il déclina l'invitation du pull et continua de monter la garde.

Boum ! Coup de canon ! Mais pas dans les parages. D'où venait-il ? Qui était mort ? Peut être un du 12. Ils sont si faibles, ils ne tiennent pas longtemps en temps normal. Où alors le garçon du un ? Il était parti, il s'était peut être suicidé qui sait. (Comme Noli est pas mort, on va dire que c'est le garçon du 11, mais mon perso ne le sait pas).
En même temps qu'il réfléchissait, le soleil se levait.
La journée s'annonçait brumeuse et la vision serait relativement réduite. Il faudrait faire attention aux provisions.
Peter devrait aussi se méfier des coups des juges.
Des candidats.
Des aléas de la nature.
La moitié des tributs étaient déjà morts.

Lorsque Dana ouvrit les yeux, le soleil faisait son apparition entre les nuages et la rosée matinale. La journée sera sûrement moins claire que celle d'hier et elle serait propice à se perdre dans la nature et à mourir dans un faussé.
Elle se redressa sur son épaule droite, le petit Noli dormait paisiblement à côté d'elle. Il respirait assez fort pour la rassurer quant à sa vie et elle pouvait donc se rehausser et s’asseoir.
Le petit ne dormait pas, il était seulement allongé sur le canapé avec le visage couvert de griffures et de bleus. Elle décida d'utiliser la deuxième souris qu'elle avait remplie lors de son escapade nocturne (qui d'ailleurs, avait-été miraculeusement facile).
Elle en vida un peu en buvant. Puis encore un peu sur le visage du garçon, pour le rafraîchir, il avait de la fièvre, et, avant de lui donner à boire, elle le regarda en souriant :
- Tu ne vas pas la recracher, cette fois ?
Bien qu'elle savait qu'il ne l'avait pas fais exprès, elle n'avait toujours pas digéré ce gaspillage inapproprié. Et une gorgée de plus pour elle valait mieux que deux recracher chez le garçon.
 
#83

Effy▲

Quelques gouttes de rosée perlaient sur le visage d'Effy encore endormi. Les événements de la veille l'avaient profondément marqué et épuisé. Elle ne pensait pas pouvoir aussi bien dormir dans une arène avec 23 prédateurs autours d'elle prêt à lui bondir dessus. La fin de la nuit s'était avérée plutôt calme, à part le vacarme assourdissant qui s'était dégagé de la ville durant son sommeil. Qu'est ce qui avait bien pu se passer ?

Lorsque l'adolescente ouvrit les yeux, elle eu la surprise de découvrir un brouillard, épais, qui commençait à se lever en même temps que le soleil. La lumière de l'aube dévoilait peu-à-peu le paysage apocalyptique qu'offrait l'arène. Le silence qui régnait aurait presque pu lui faire oublier qu'elle était ici comme dans son tombeau. Effy souleva délicatement sa couverture et rapprocha sa jambe de sa poitrine. La compresse était imbibé de sang séché . Heureusement il n'y avait aucune marque d'infection, la peau demeurait blanche, ni gonflée, ni enflammée . Elle retira les bandages qui maintenait la compresse et la retira. La plaie était recouverte d'une croûte assez épaisse et d'un rouge très foncé. L'adolescente pris un peu d'eau et nettoya les contours de sa blessure qui en avait grand besoin. Elle appliqua un cicatrisant trouvé dans un sac, puis fit de nouveau un bandage. Effy se releva et, malgré la douleur provenant de sa blessure, marcha d'un pas assuré vers ses deux alliés qui tapait la discute:

" Alors ? bilan de la nuit ? " dit-elle en s'étirant les bras.

Peter fit volte face, il avait du être surpris par la présence de la jeune fille. Audrey n'avait pas eu la même réaction, elle n'avait pas réagis du tout. Comme si Effy n'était qu'une ombre. Ou serait-ce de la rancune envers Effy pour sa gaffe qui pourrait leur attirer la fureur des juges ?
 
#84
- Tu as raison... Battons nous pour eux. Avant de se battre pour nous. C'est la meilleure des motivations.Audrey, avait été surprise par le "non" de Peter quant à sa proposition de pull. Elle avait bien vu qu'il tremblait, pourtant, le garçon avait peut-être trop de fierté pour l'avouer ?
Dans tous les cas, contrairement à elle, l'adolescent ne semblait pas décidé à parler, et il avait tourné la tête vers l'horizon, remplissant parfaitement son rôle de jeune homme froid prêt à tout tuer sur son passage.

Ses paupières tombaient toutes seules, tandis que le froid de la nuit s'enroulait autour d'elle doucement, l'enveloppant délicatement de ses bras sournois, quand soudain un gros "boum" résonna dans la nuit. Sursautant, la district 1 faillit tomber de son perchoir, tandis qu'instinctivement elle avait porté les mains à sa ceinture de couteaux. Scrutant tant bien que mal le noir d'encre qui se dressait telle une barrière devant la vérité, elle ne réussit à distinguer d'où était provenu le coup de canon. Mais une chose était sur, un concurrent de plus venait de mourir.
- Paix à ton âme...
Soufflé dans le silence le plus profond, ses mots s'envolèrent vers le ciel comme une légère brise d'été, tandis que les yeux fermés Audrey priait pour que ce ne soit pas Ka.

L'aube pointait maintenant mais le soleil, caché par des petits nuages, ne réussissait pas à la réchauffer, tandis que le brouillard s'enroulait autour des bâtiments et des arbres comme un serpent s'enroulerait autour de sa prochaine victime pour l'étouffer.
- Alors ? bilan de la nuit ?
Effy, qui s'était approchée avec la discrétion d'un éléphant -sa jambe blessée ne lui autorisant malheureusement pas la discrétion- venait de poser une question bête. La fille du 2 ne pouvait ne pas avoir entendu le coup de canon qui avait déchiré la tranquillité qui était venu avec la nuit, pas plus qu'elle ne pouvait avoir oublié son meurtre qui lui avait valu cette blessure. Pour autant, ce n'est pas pour cela qu'Audrey n'avait pas bougé. C'est qu'au loin, une ombre était apparu l'espace de quelques secondes, avant de se volatiliser aussi vite que l'éclair.
Finalement, ne réussissant point à la revoir, l'adolescente tourna la tête vers Effy :
- Deux morts.
Un au loin et puis... La fille...

Grimaçant, elle avait hésité à le dire, sachant que, bien que c'était ce que pensait la majorité des gens devant leurs télévisions, les carrières n'étaient pas sans cœur, et que quoi qu'il se passe, se souvenir rongerait Effy tout le reste de sa vie, qu'elle meurt dans quelques minutes ou dans de nombreuses années.
 
#85
Sa blague l'avait sourire. Tant mieux, il s'en serait voulu si elle l'avait ignoré. C'était peut être pas super intelligent de faire des blagues quand on venait de se faire attaquer par quelqu'un mais bon. Ils avaient de la chance ça aurait pu être pire, ce type aurait pu lui tirer dessus. Même si ça le gênais pas vraiment de mourir. Il préférait mourir ici plutôt que de survivre en fait. C'était complètement lâche mais bon. Il avait entendu que ceux qui gagnaient faisait des cauchemars chaque nuit. Il était pas assez fort pour supporter ce genre de souvenirs toute sa vie. Non, si quelqu’un devait survivre, c'était Zinia, c'était quelqu'un de bien. Elle serait capable de le supporter, elle, et elle venait du district 11, ça remettrait les carrières en place. Il ne la connaissait absolument pas. Mais elle méritait de gagner, si elle lui avait épargné la vie, elle l'avait même sauvé. Il lui devait la vie. Il devait la vie à une inconnue, peut être, mais il avait confiance en elle. Si il devait le faire, il se sacrifierait pour elle, il n'avait pas peur de la mort. Zinia devait absolument gagné. Il gratta une croûte inexistante sur sa main et poussa un soupir. Il pensait trop. Beaucoup trop. Il leva la tête pour lui proposer de s'en aller. Sauf que plus de Zinia. Ce fut à son tout d'être au bord de la tachycardie. Où est-ce qu'elle était passée? Il se releva et d'un pas hésitant vers la droite. Il pensait trop. Beaucoup trop. Il était trop nul et ridicule. Ça se trouve il lui était arrivé quelques choses. Harf, il était trop nul. Il hésita à l'appeler, elle était forcement dans les environs et crier risquait d'attirer des tribut. Et justement, sans Zinia, sans armes, la venue d'un tribut n'étais pas spécialement recommandable. Il continua juste d'avancer, ça valait mieux.
-N... Ne t'approche pas!
Zinia! Zinia! C'était elle, il était dans le bonne direction.
-Zinia? Zinia, c'est toi?
Il ne criait pas. Il parlait. C'était tout. Il n'avait jamais été aussi chanceux. C'était une joyeuse coïncidence. Il commençait à être rassurer quand le bruit du canon retentit. Ho non. Ho non. Ho, non. Non, non, elle n'avait pas le droit de mourir alors qu'il l'avait presque retrouvé. Il frappa son front. Il pensait trop. Beaucoup trop.
-ZINIA! ZINIA? ZINIA! ZINIA! ZINIA AU BORD DE LA TACHYCARDIE?
Cette fois, il criait mais tant pis. De toute façon, si il ne la retrouvait pas, il était mort. Alors maintenant ou dans une semaine, à quoi bon. Il courrait. Il était épuisé en fait, mais il courrait. Il avait été stupide de s'associer avec quelqu'un. Il était un boulet pour elle. Si il était un bon associé il l'aurait défendue. Il ne regardait plus que ses mains. Ses mains d'adolescents rachitiques. C'était pas possible d'être aussi maigre à à peine 15 ans. Il releva la tête. Alors, il le vu. Le cadavre du garçon du district un. Un seul coup de canon. Un seul mort. Elle était vivante. Il recula. C'était l'épée de Zinia. Pourquoi elle était toujours là si elle l'avait tué? Elle n'était pas stupide, elle n'aurait pas laissé son unique arme. Il s'approcha du cadavre. Même si c'était un carrière et qu'il n'aurait sans doutes pas hésité à tuer Zinia, il eu un pincement au cœur pour lui. Pour lui et sa famille. Il empoigna le bout de l'épée. Il avait aucune idée de comment s'appeler ce truc. Il ne connaissait rien aux armes. Il tira de toute ses forces, elle était coincé. Il posa son pied sur le torse du cadavre pour avoir un appui. Il serait peut être maudit à vie pour avoir fait ça mais bon. Il tira et cette fois-ci il réussie à la déloger.Il fut un peu projeter en arrière mais bon. Il leva l'épée un peu en l'air et regarda la lame. Elle était étrangement propre pour une épée qui venait de passer dix minutes dans le torse de quelqu'un. Il la regarda longuement. Il observa son propre reflet dans la lame. Il ressemblait à un squelette. Il allait poser l'épée quand quelle que chose remua derrière lui. Il serra le manche, ou peut importe ce que soit, et se retourna vivement. Il devait avoir l'air terriblement stupide. Il baissa les yeux vers un buisson de ronces. Buisson de ronces qui abritait Zinia. Il lui tendit l'épée. Il était tellement content de la revoir! Ses mains tremblait légèrement. Il croisa les bras pour les cacher.
-On devrait partir, lui dit-il, je t'ai appelé. Il y a peut être des tributs qui m'on entendus et la nuit est tombée. Je suis désolé. Je pense beaucoup trop.

HS: nos personnages ressemblent beaucoup trop à Podrick Payne et à Brienne de GoT, omg.
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JAM BUDS!
 
#86
Le ciel, aussi brumeux soit-il, dégageait une vague de fraicheur dans toute l'arène. Peter frictionna son bras dans le but de se réchauffer lorsque Effy apparut derrière eux dans la brume matinale en disant la phrase la plus déplacée du monde :
- Alors ? bilan de la nuit ?
Il n'eut pas le temps de répondre que la petite Audrey le fit :
- Deux morts. Un au loin et puis... La fille...
- Celle que tu as tué, et celui qui t'as réveillé ... Ajouta le garçon dans un souffle avant d'être coupé par un nouveau coup de canon, il ne le savait pas mais c'était la fille du sept.
Bon, encore un.
Il regarda ces deux complices, alliés d'un temps et commença à réfléchir au plan de la journée. Il faudrait partir en quête de gens pour les tuer. Mais ils étaient seulement au deuxième jour de jeu et déjà plus de la moitié des tribus étaient déjà morts. Ce serait sûrement les Hunger Games les plus courts de l'histoire et ce serait la bataille entre les carrières qui serait le seul morceau assez consistant à se mettre sous la dent pour le capitole.
- Ca fait assez de morts pour aujourd'hui, vous ne pensez pas ?
 
#87
Effy


"- Celle que tu as tué, et celui qui t'as réveillé ..."

Effy haussa un sourcil, était-ce un reproche ? Venant de lui ça paraissait stupide, car il avait déjà ôté la vie d'autres tribus, tout comme elle.
Elle commençait à en avoir marre du ton sarcastique du jeune homme. Certes ils étaient condamnés à se tuer, certes ils n'avaient pas d'affinité, mais merde quoi, c'était une alliance. Et il fallait tout faire pour la préserver.

"- Ca fait assez de morts pour aujourd'hui, vous ne pensez pas ?" Avait annoncé le garçon du 4.

Effy haussa son autre sourcil, que disait-il là ? C'était d'une imprudence folle ! Un carrière hurlant à voix haute qu'il y avait eu trop de mort. C'est sur, il venait de perdre quelques sponsors, et l'adolescente ne voulait pas pâtir de sa connerie. Elle se dirigea donc vers le tas d'arme et attrapa des couteaux qu'elle pourrait facilement lancer ainsi que ses deux dagues, et retourna voire Peter. Le regard ardent d'Effy embrocha le sien. Puis, avec toute la douceur du monde, la jeune fille lança:

"- Moi qui pensais m'en faire un pour le petit dej'. "

Elle s'assied ensuite sur le sol pour enlever son bandage qui lui entravait la jambe pour le remplacer par une simple compresse et du rubans adhésif. Une fois son travaille fait, elle testa la liberté de ses mouvements en repliant sa jambe sur elle même. Son regard croisa encore une fois celui du jeune homme qui avait l'air de prendre Effy pour la plus grande prédatrice, sans coeur, de ces jeux.

-" Ne crois pas que t'es un Saint" pensa-t-elle tout en levant les yeux au ciel.
 
#88
Ka ouvrit les yeux doucement.. le jour se levait. Posant une main sur son torse, le jeune homme soupira de soulagement. Il avait survécut. Il était encore en vie, toujours en liste. Il avait pourtant lutté toute la nuit pour ne pas s'endormir.. mais les dernières heures lui avaient été fatal. Il avait trouvé domicile dans un arbre assez loin du groupe qui c'était formé pour ne pas être remarqué.. Néanmoins il fallait quand même rester très vigilant.
N'osant bouger, Ka écouta autour de lui. Silence. Aucun bruit. L'alliance était trop loin pour être entendu.

Bon. Et maintenant? Ce n'était surement pas en restant ici qu'il gagnerait les jeux. Les sponsors ne s'intéresseraient surement pas à lui.. trop peu courageux. Ils attendraient surement de le voir mourir en haut de cet arbre.
'tain, ça devenait compliqué de se la jouer solo la..
Bien.
Que lui restait t'il dans son sac?
Le couteau suisse.
Bien.. ça allait donc être rapide. Ka sauta de l'arbre. Les feuilles crissèrent sous ses pieds. C'était drôle, le jeune homme avait comme l'impression de redécouvrir à marcher. Son estomac se serra. Ca sentait le roussie pour lui, mais c'était quitte ou double. Soit il réussissait son coup.. soit il mourrait.
Chaque pas était comme un retour en arrière. Un souvenir qui resurgissait. Ou plutôt une séance d'entraînement. A se battre, encore et toujours. Avec la même personne.. Audrey.
Le résultat de chaque séance était toujours la même: Un Ka exténué, une Audrey au large sourire. Pourquoi donc l'avait t'elle entraîné la dedans?! Il lui avait dit, quelques temps plus tôt, qu'il ne se sentait pas pret.
Mais elle n'avait rien voulut entendre et c'était automatiquement proposé.
Alors bah oui, forcément qu'il c'était proposé à son tour. Mais c'était par honneur. Par fierté. Si elle était capable, lui aussi, c'était obligé. Tout le district ne les avaient jamais vu séparé, toujours ensemble, ils ne faisaient jamais la distinction. C'était Audrey et Ka. Point.
C'était impensable d'en voir un partir au Hunger Games sans l'autre. Il fallait bien que l'on sache une bonne fois pour toute.

Qui des deux était donc le plus fort?

Enfin.. le résultait paraissait évident depuis le début.. Audrey a toujours été plus forte, plus intelligente.
Ka grimaça. Un sentiment de jalousie naissait. C'était tout simplement injuste.
Le jeune homme arriva face a la tribu.

- Moi qui pensais m'en faire un pour le petit dej'.

Injuste.

- Le petit déj' est là.
 
#89
Soudain, Peter lança, à brûle-pourpoint :
- Ça fait assez de morts pour aujourd'hui, vous ne pensez pas ?
En soit, il n'avait pas tord. Surtout qu'Effy était pour l'instant un poids dans leur alliance, d'ailleurs peut-être était-ce le moment de se séparer, mine de rien, en allait faire un petit tour de reconnaissance ?
- Moi qui pensais m'en faire un pour le petit dej'.
Euh... Quoi ?
Ouvrant de grands yeux Audrey se mordit l'intérieur des joues pour éviter de lâcher une exclamation mal placée. Croisant des doigts pour que personne n'ait vu son visage se transformer en un masque de surprise elle essaya tant bien que mal de retrouver une expression neutre tout en continuant à penser que la remarque était très mal venue de la jeune fille, même si ce n'était au final que pour impressionner les juges, si l'on prenait en compte qu'elle était blessée, donc incapable de se battre avec toutes ses capacités.
- Ne crois pas que t'es un Saint.
Effectivement, aucun d'eux n'étaient des Saints. Mais Peter sûrement un peu plus quand même, malgré sa grande gueule et son envie de plaire aux téléspectateurs, pas si répréhensible que ça d'ailleurs, puisque mine de rien il lui avait sauvé la vie. En y repensant, quelle honte... Aucun des 1 n'avaient du se ridiculiser autant qu'elle en début d'un Hunger Games. Quelle débutante et quelle imprudente avait-elle été...
Enfin bref, dégoutée par autant de remarques qui faisaient totalement clichées/bizarres, Audrey allait se détourner, hésitant encore entre prendre la poudre d’escampette ou rester encore un peu quand surgit une voix que l'adolescente n'avait pas entendu depuis un jour seulement mais qui lui manquait déjà énormément. "Le petit déj' est là. Croyant d'abord à une hallucination, la jeune fille se retourna à la vitesse de l'éclair, avant de franchir les quelques mètres qui la séparaient de son amie en quelques secondes.
- Kaaaaaaa !
L'entourant de ses bras fins Audrey le serra fort contre elle, les yeux brillants, avant de lui chuchoter à l'oreille, tout doucement :
- Tu m'as manqué.
Et tant mieux si les téléspectateurs croyaient à une retrouvaille amoureuse, ça ne pouvait leur apporter que des bons points.
 
#90
- Moi qui pensais m'en faire un pour le petit dej'.
Quoi ? Peter s'étrangla à sa remarque, littéralement ! Il regarda Effy, toussotant à multiples reprises, elle voulait encore tuer, alors qu'elle était blessée ? Elle était vraiment increvable. Il allait passé à autre chose, lorsque les événements décidèrent de s'enchaîner rapidement sans qu'il n'est le temps de ne rien faire.
D'abord, l’amochée lui lança encore un pique, auquel il n'accorda qu'un regard dédaigneux et abusé avant d'être attiré par un nouveau rebondissement, dès plus troublant cette fois : le petit déjeuner.
D'ailleurs, il se présenta comme tel ...
Ce qui ne manqua pas d'attirer son attention ainsi que celle d'Effy. Ne parlons pas d'Audrey qui se rua dans ces bras, Peter cru d'abord qu'elle allait lui asséner un bon coup de couteau dans le coup avant d'y ajouter du lait et de s'en servir comme d'un bol de céréales pour finalement se rendre compte que les deux concurrents s'enlacer l'un l'autre. Ils n'avaient pas besoins de ça, d'un couple. Surtout pas dans une alliance de 4, ce qui donne un avantage considérable que d'être deux.
Le garçon banda son arc, prêt à décocher une flèche dans la tête du fameux "Kaaaaaaa !"
Il était prêt à tirer, rien ne l'en empêcher, rien ne l'en empêcherait ; il jeta un regard à Effy, cherchant un signe d'approbation. Les deux tourtereaux étaient trop occupés à s'enlacer pour les remarquer, il aurait put rester avec son arc tendu pendant des heures.
 
  


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