28-04-2015, 17:01
Le carrière du quatre regardait la petite Audrey qui ne savait quoi répondre, qui se torturait les méninges pour savoir quoi faire. Peter aurait voulu la garder pour lui seul a jamais, il aurait aimé qu'elle lui appartienne, mais les Hunger Games en avaient décidé autrement. Il n'y aurait qu'un seul gagnant, et ce serait l'un d'entre eux.
Le silence naissant fut à nouveau rompu, mais cette fois ci par Audrey, sa voix était plus joyeuse qu'elle ne l'aurait dut. Quelque chose n'allait pas. Mais quoi ?
- Bouge pas d'ici, j'arrive !
La fille du un, la douce et délicate Audrey partie après un baiser trop rapide et superflu, marquant un tournant, un virage, la fin.
Un dernier regard.
Un dernier sourire, peut être.
Un adieu ?
Une trahison ?
Peter ne comprit que trop tard les intentions de la carrière du un, elle était déjà à plusieurs dizaines de mètres de lui. Un sourire, radieux, aimant, s'était dessiné sur ses lèvres. Elle le regardait avec compassion et désespoir ... Il la regardait avec tristesse.
Il avait comprit, il devait l'arrêter avant qu'il ne soit trop tard, vraiment trop tard !
Le garçon se mit a courir en même temps qu'Audrey lança la fusée, il ne s'arrêta pas, il avait encore une chance de la sauver, une infime chance.
Il se mit a accélérer, encore plus vite, puisants dans ses dernières forces pour sauver son amour impossible et punissable ... Ces pas étaient étouffés par la musique des fusées, le seau du capitole apparaissait en masse dans le ciel, quel beau feu-d'artifice en soit. Peter l'aurait presque appréciait s'il n'avait pas été alimenté par Audrey. Audrey, à qui il devait tout, peu d'humanité restante dans cette arène, rage de vaincre, soif de victoire mais aussi d'amour. Oui, Peter, s'il était encore là, c'était grâce à sa Audrey, grâce à son visage blond, ses petites mèches lui tombant devant les yeux, son sourire intact, ses lèvres rosées. C'était avec l'aide d'Audrey que Peter avait gagné, et elle venait de se sacrifier pour lui.
Plus il s'approchait et plus les explosions prenaient de l'ampleur.
Peter finit par être propulsé à la renverse. Expulsé alors que tout autour devenait blanc, il eut l'impression de mourir, il ne voyait plus rien, ni arbre, ni arène, ni dame en noire ...
Boom.
On lui avait offert des draps blancs. Générosité sans faille. Il était allongé, là, repensant a tout ce qu'il avait vécut. Il voyait Audrey. Il voyait toutes ses victimes, revoyait ses amis, sa famille ... Tout ce qui l'avait amené et poussé à sortir de l'humanité. Une ombre, une âme. Peter n'était plus rien. Si ce n'est un fantôme. Il repensa à Audrey, à Effy, à Ka, à Dana, à Geoffrey, à l'autre fille du cinq, au petit du douze. Tout ceux dont on a oublié le nom alors qu'il méritait beaucoup mieux. Personne n'avait mérité la mort mais Peter avait adoré l'offrir. Les Hunger Games l'avaient changé, ils l'avaient détruit, amèrement. Une lumière blanche et intense l'aveuglait. Il n'était pas prêt ... Prêt à rien, Audrey, c'était le dernier lien avec la vie, le dernier maillon qui le rallié à la normalité. Seulement, Audrey avait aussi été le maillon faible, le maillon qui avait cassé le premier. Celui que Peter ne reverrait jamais, celui qui lui avait permit de s'accrocher jusqu'au bout dans cette arène de fou.
Audrey ... Pourquoi as-tu fais ca ? Pourquoi ..?
Le silence naissant fut à nouveau rompu, mais cette fois ci par Audrey, sa voix était plus joyeuse qu'elle ne l'aurait dut. Quelque chose n'allait pas. Mais quoi ?
- Bouge pas d'ici, j'arrive !
La fille du un, la douce et délicate Audrey partie après un baiser trop rapide et superflu, marquant un tournant, un virage, la fin.
Un dernier regard.
Un dernier sourire, peut être.
Un adieu ?
Une trahison ?
Peter ne comprit que trop tard les intentions de la carrière du un, elle était déjà à plusieurs dizaines de mètres de lui. Un sourire, radieux, aimant, s'était dessiné sur ses lèvres. Elle le regardait avec compassion et désespoir ... Il la regardait avec tristesse.
Il avait comprit, il devait l'arrêter avant qu'il ne soit trop tard, vraiment trop tard !
Le garçon se mit a courir en même temps qu'Audrey lança la fusée, il ne s'arrêta pas, il avait encore une chance de la sauver, une infime chance.
Il se mit a accélérer, encore plus vite, puisants dans ses dernières forces pour sauver son amour impossible et punissable ... Ces pas étaient étouffés par la musique des fusées, le seau du capitole apparaissait en masse dans le ciel, quel beau feu-d'artifice en soit. Peter l'aurait presque appréciait s'il n'avait pas été alimenté par Audrey. Audrey, à qui il devait tout, peu d'humanité restante dans cette arène, rage de vaincre, soif de victoire mais aussi d'amour. Oui, Peter, s'il était encore là, c'était grâce à sa Audrey, grâce à son visage blond, ses petites mèches lui tombant devant les yeux, son sourire intact, ses lèvres rosées. C'était avec l'aide d'Audrey que Peter avait gagné, et elle venait de se sacrifier pour lui.
Plus il s'approchait et plus les explosions prenaient de l'ampleur.
Peter finit par être propulsé à la renverse. Expulsé alors que tout autour devenait blanc, il eut l'impression de mourir, il ne voyait plus rien, ni arbre, ni arène, ni dame en noire ...
Boom.
On lui avait offert des draps blancs. Générosité sans faille. Il était allongé, là, repensant a tout ce qu'il avait vécut. Il voyait Audrey. Il voyait toutes ses victimes, revoyait ses amis, sa famille ... Tout ce qui l'avait amené et poussé à sortir de l'humanité. Une ombre, une âme. Peter n'était plus rien. Si ce n'est un fantôme. Il repensa à Audrey, à Effy, à Ka, à Dana, à Geoffrey, à l'autre fille du cinq, au petit du douze. Tout ceux dont on a oublié le nom alors qu'il méritait beaucoup mieux. Personne n'avait mérité la mort mais Peter avait adoré l'offrir. Les Hunger Games l'avaient changé, ils l'avaient détruit, amèrement. Une lumière blanche et intense l'aveuglait. Il n'était pas prêt ... Prêt à rien, Audrey, c'était le dernier lien avec la vie, le dernier maillon qui le rallié à la normalité. Seulement, Audrey avait aussi été le maillon faible, le maillon qui avait cassé le premier. Celui que Peter ne reverrait jamais, celui qui lui avait permit de s'accrocher jusqu'au bout dans cette arène de fou.
Audrey ... Pourquoi as-tu fais ca ? Pourquoi ..?
6 mois plus tard - Après la tournée du vainqueur.
Caesar était installé, cheveux rouges en batailles, dans son fauteuil de velours n'attendant que Peter pour commencer.
Il n'était pas encore passé à la télé depuis sa sortie de l'arène. Il avait subit beaucoup trop de soins. Il était incapable de tenir une conversation normale, il n'arrivait plus à ce contenir. Son bras était resté inutilisable pendant plusieurs mois. Son visage était trop défoncé pour pouvoir être filmé. Son cœur beaucoup trop meurtri.
C'était une première. L'émission ne passerait d'ailleurs pas en direct. Au cas ou. Il y avait des tas de pacificateurs, armés jusqu'aux dents de seringues soporifiques. Le moindre faux pas et Peter serait, encore, enfermé jusqu'à nouvel ordre.
Moteur.
Silence.
Ca tourne.
- Très bien Peter, vas-y, commençons. Comment as-tu vécus ces Hunger Games ? Tes Hunger Games ?
Les yeux de Peter s'embrouillèrent. Quelle question ridicule. Comment vit-on les jeux de la faim ? Mal, sûrement. Mais Peter avait une réponse encore plus évoquante, plus brève, plus compréhensible :
- Comme un animal.
La réponse était sèche et froide.
- Peter, s'il te plait, reprit Caesar décontenancé, parle nous d'Audrey, tu savais qu'il faudrait t'en séparer ? Pourquoi avoir créé cet amour impossible ?
- Ecoutez. Je crois qu'il arrive un moment ou, même si vous le voulez, vous ne pouvez pas agir comme un robot, sans sentiment. Et l'accumulation de tout ce que j'avais caché, ou que j'avais tenté de cacher, ceux sont déversés sur Audrey. Elle me manque terriblement, je ...
Peter essuya quelques larmes. D'un discours sans émotion, il passait a quelque chose de sentimental, de niais et de confus.
- Audrey était tout ce qui me rappelait qui j'étais dans l'arène. Le fait qu'elle soit morte me hante, tout est de ma faute. Si seulement ... Ka n'aurait jamais dut obtenir cette fusée. Comment l'a-t-il eu ? Caesar, sur aucune des images des jeux on ne voit Ka ramasser une fusée.
Le regard de Caesar s'embruma... Se pouvait-il que Peter comprenne le fonctionnement ridicule qu'avait utilisé les juges pour les embrouiller tous ?
- Peter ... Commença le présentateur ...
- Ma question est simple, Caesar : Ka est-il vraiment revenu à la vie, ou était-il une invention des juges ? Pour piéger Audrey ou pour me tuer ?
L'interview s'interrompu brutalement, sans que Peter ne puisse parler d'Effy, ni de Ka (enfin, pas vraiment), ni de Dana. Non. Le programme n'était pourtant pas terminé. Les lumières s'éteignirent, une équipe de tournage emmena Caesar dans ses loges privés et Peter fut emmener jusqu'à une salle blanche et vide par des pacificateurs qui agissaient dans la précipitation et l'incertitude, même eux ne savaient pas ce que le capitole lui réservait encore, Peter n'avait sûrement pas encore assez souffert.
L'enregistrement se termina dans une chambre. Peter était seul, des questions apparaissaient sur un écran.
"Qui est Effy ?"
La réponse était simple et compliquée à la fois. Une concurrente comme une autre en apparence, une redoutable et implacable amie en parallèle. Peter commença :
- Effy aura été, en plus d'être un obstacle je dois l'admettre, la meilleure joueuse que les Hunger Games n'ai jamais connu à ce jour. C'est en regardant les images des Hunger Games une fois sorti que j'ai compris qu'elle n'agissait pas par méchanceté pure, mais pour son frère, pour le venger du capitole. De tous ceux qui l'avait amené ici. Quant à sa propre vie, elle ne peut s'en vouloir qu'à elle même puisqu'elle s'est portée volontaire. Effy aura été la personne la plus intéressante à suivre durant ces jeux, vraiment. Sa mort est une tragédie, j'en conviens, mais c'était elle ou moi, et dans les Hunger Games, on ne pense pas au mérite avant d'attaquer. On pense a sa propre survie.
La réponse de Peter convenait aux juges puisque le prénom de Ka apparut ensuite, l'avis du garçon du quatre était beaucoup sec, plus tranché.
- J'ai toujours eu du mal avec Ka, beaucoup trop mystérieux est surnaturel pour être réel. Et j'avoue que son petit jeu avec Audrey ne m'a vraiment pas plus. Je l'ai détesté un peu plus à chaque heure passée dans l'arène. Mais c'est une bonne chose qu'Effy l'ait tué à ma place. Trop de remords vous envahisse quand vous tuez quelqu'un d'innocent. Car oui, Ka était un innocent, comme les vingt-trois autres candidats au titre.
Seulement, Peter avait beaucoup plus à raconter. Ka, le vrai, celui qui était entré dans le tube en même temps que tous les autres tribus était un innocent. Pas le Ka qui avait jaillit suite à sa mort maquillé par le visage de Geoffrey. Pour Peter, le deuxième Ka était une illusion, expliquant le pourquoi du comment, expliquant la fusée, expliquant son combat avec Effy. Mais alors pourquoi avait-il défié le capitole ? Car en faisant une copie conforme de quelqu'un, on garde malgré tout des traces. Et Ka était un rebelle, c'était indéniable et incontrôlable.
Plus aucun prénom n'apparurent suite à celui de Dana, Peter n'eut pas beaucoup matière à raconter, il ne la connaissait pas réellement, que part des images. Celles qu'il avait vu après sa sortie.
La tournée du vainqueur s'achevait enfin, il devrait reprendre l'année suivante, se rappelant toujours ses crimes et cette maudite arène.
En gagnant les jeux, Peter pensait se sortir de tout, il pensait ne plus jamais souffrir de rien. Mais la réalité est qu'il n'a jamais été aussi malheureux. Les Hunger Games l'ont détruit, l'ont démantelé morceau après morceaux. Et alors qu'on croit que tout s'arrête, qu'on est obligé de se mettre à nu pour pouvoir se reconstruire, c'est quand on est au plus mal de notre convalescence que le capitole, aussi cruel soit-il, nous emportes avec lui de force dans son manège infernal, qui tourne encore, toujours, chaque année, et qui vous détruit, un peu plus à chaque fois.
Les Hunger Games sont une arme de destruction massive, ils prennent vingt-quatre innocents, détruisent vingt-trois familles en tuant vingt-trois de ces victimes choisis par malchance et se servent de l'unique survivant pour le faire passer pour le coupable.
Car même si Peter est coupable de ses crimes, et inculpables de par sa folie, ce n'est pas lui qui l'a créé, mais une machine destructrice est assassine, inébranlable... Celle du capitole.
Il n'était pas encore passé à la télé depuis sa sortie de l'arène. Il avait subit beaucoup trop de soins. Il était incapable de tenir une conversation normale, il n'arrivait plus à ce contenir. Son bras était resté inutilisable pendant plusieurs mois. Son visage était trop défoncé pour pouvoir être filmé. Son cœur beaucoup trop meurtri.
C'était une première. L'émission ne passerait d'ailleurs pas en direct. Au cas ou. Il y avait des tas de pacificateurs, armés jusqu'aux dents de seringues soporifiques. Le moindre faux pas et Peter serait, encore, enfermé jusqu'à nouvel ordre.
Moteur.
Silence.
Ca tourne.
- Très bien Peter, vas-y, commençons. Comment as-tu vécus ces Hunger Games ? Tes Hunger Games ?
Les yeux de Peter s'embrouillèrent. Quelle question ridicule. Comment vit-on les jeux de la faim ? Mal, sûrement. Mais Peter avait une réponse encore plus évoquante, plus brève, plus compréhensible :
- Comme un animal.
La réponse était sèche et froide.
- Peter, s'il te plait, reprit Caesar décontenancé, parle nous d'Audrey, tu savais qu'il faudrait t'en séparer ? Pourquoi avoir créé cet amour impossible ?
- Ecoutez. Je crois qu'il arrive un moment ou, même si vous le voulez, vous ne pouvez pas agir comme un robot, sans sentiment. Et l'accumulation de tout ce que j'avais caché, ou que j'avais tenté de cacher, ceux sont déversés sur Audrey. Elle me manque terriblement, je ...
Peter essuya quelques larmes. D'un discours sans émotion, il passait a quelque chose de sentimental, de niais et de confus.
- Audrey était tout ce qui me rappelait qui j'étais dans l'arène. Le fait qu'elle soit morte me hante, tout est de ma faute. Si seulement ... Ka n'aurait jamais dut obtenir cette fusée. Comment l'a-t-il eu ? Caesar, sur aucune des images des jeux on ne voit Ka ramasser une fusée.
Le regard de Caesar s'embruma... Se pouvait-il que Peter comprenne le fonctionnement ridicule qu'avait utilisé les juges pour les embrouiller tous ?
- Peter ... Commença le présentateur ...
- Ma question est simple, Caesar : Ka est-il vraiment revenu à la vie, ou était-il une invention des juges ? Pour piéger Audrey ou pour me tuer ?
L'interview s'interrompu brutalement, sans que Peter ne puisse parler d'Effy, ni de Ka (enfin, pas vraiment), ni de Dana. Non. Le programme n'était pourtant pas terminé. Les lumières s'éteignirent, une équipe de tournage emmena Caesar dans ses loges privés et Peter fut emmener jusqu'à une salle blanche et vide par des pacificateurs qui agissaient dans la précipitation et l'incertitude, même eux ne savaient pas ce que le capitole lui réservait encore, Peter n'avait sûrement pas encore assez souffert.
L'enregistrement se termina dans une chambre. Peter était seul, des questions apparaissaient sur un écran.
"Qui est Effy ?"
La réponse était simple et compliquée à la fois. Une concurrente comme une autre en apparence, une redoutable et implacable amie en parallèle. Peter commença :
- Effy aura été, en plus d'être un obstacle je dois l'admettre, la meilleure joueuse que les Hunger Games n'ai jamais connu à ce jour. C'est en regardant les images des Hunger Games une fois sorti que j'ai compris qu'elle n'agissait pas par méchanceté pure, mais pour son frère, pour le venger du capitole. De tous ceux qui l'avait amené ici. Quant à sa propre vie, elle ne peut s'en vouloir qu'à elle même puisqu'elle s'est portée volontaire. Effy aura été la personne la plus intéressante à suivre durant ces jeux, vraiment. Sa mort est une tragédie, j'en conviens, mais c'était elle ou moi, et dans les Hunger Games, on ne pense pas au mérite avant d'attaquer. On pense a sa propre survie.
La réponse de Peter convenait aux juges puisque le prénom de Ka apparut ensuite, l'avis du garçon du quatre était beaucoup sec, plus tranché.
- J'ai toujours eu du mal avec Ka, beaucoup trop mystérieux est surnaturel pour être réel. Et j'avoue que son petit jeu avec Audrey ne m'a vraiment pas plus. Je l'ai détesté un peu plus à chaque heure passée dans l'arène. Mais c'est une bonne chose qu'Effy l'ait tué à ma place. Trop de remords vous envahisse quand vous tuez quelqu'un d'innocent. Car oui, Ka était un innocent, comme les vingt-trois autres candidats au titre.
Seulement, Peter avait beaucoup plus à raconter. Ka, le vrai, celui qui était entré dans le tube en même temps que tous les autres tribus était un innocent. Pas le Ka qui avait jaillit suite à sa mort maquillé par le visage de Geoffrey. Pour Peter, le deuxième Ka était une illusion, expliquant le pourquoi du comment, expliquant la fusée, expliquant son combat avec Effy. Mais alors pourquoi avait-il défié le capitole ? Car en faisant une copie conforme de quelqu'un, on garde malgré tout des traces. Et Ka était un rebelle, c'était indéniable et incontrôlable.
Plus aucun prénom n'apparurent suite à celui de Dana, Peter n'eut pas beaucoup matière à raconter, il ne la connaissait pas réellement, que part des images. Celles qu'il avait vu après sa sortie.
La tournée du vainqueur s'achevait enfin, il devrait reprendre l'année suivante, se rappelant toujours ses crimes et cette maudite arène.
En gagnant les jeux, Peter pensait se sortir de tout, il pensait ne plus jamais souffrir de rien. Mais la réalité est qu'il n'a jamais été aussi malheureux. Les Hunger Games l'ont détruit, l'ont démantelé morceau après morceaux. Et alors qu'on croit que tout s'arrête, qu'on est obligé de se mettre à nu pour pouvoir se reconstruire, c'est quand on est au plus mal de notre convalescence que le capitole, aussi cruel soit-il, nous emportes avec lui de force dans son manège infernal, qui tourne encore, toujours, chaque année, et qui vous détruit, un peu plus à chaque fois.
Les Hunger Games sont une arme de destruction massive, ils prennent vingt-quatre innocents, détruisent vingt-trois familles en tuant vingt-trois de ces victimes choisis par malchance et se servent de l'unique survivant pour le faire passer pour le coupable.
Car même si Peter est coupable de ses crimes, et inculpables de par sa folie, ce n'est pas lui qui l'a créé, mais une machine destructrice est assassine, inébranlable... Celle du capitole.
Boom.
