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H E M ☢
#11
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Sara Shills


Sara la gamine.
Sara trop mimi.
Sara trop jolie.
Sara courageuse.
Sara intelligente.
Sara gentille.
Sara généreuse.
Sara la fille qui a une bouille de bb toute choupi.
En bref pour toutes les personnes de son village, Sara c'est la fille parfaite. Certains se disait qu'elle "n'avait même pas besoin de cette puce" , que "elle se plierait gentiment aux règles en souriant". La vérité en est toute autre. Comme on pouvait s'y attendre, Sara est loin d'être la fille parfaite. Déjà, bien sûr, personne n'est parfait, ensuite, surtout pas Sara. Sara aux grands yeux d'un bleu teinté de gris. Son beau sourire, étalant à la vue de tous ses belles dents blanches bien alignées. Ses beaux cheveux blonds, longs et ondulés naturellement. Ainsi que ses petites taches de rousseurs présentent sur tout son visage, lui donnant un petit côté enfantin. Sara semblait tout voir du bon œil, elle portait sur tous exactement le même regard. Que la personne en face d'elle soit une connaissance, un ami, une personne de la famille, ou encore un parfait inconnu. Mais derrière ce sourire se cache la vrai Sara. Elle n'était pas du tout comme tout le monde la croit, du moins, à l'intérieur d'elle. Oui Sara a des défauts. Sara est égocentrique, égoïste, bavarde, mal ordonné, elle triche en cour de temps en temps, elle se compare toujours aux autres dans sa tête, et bien sûr, c'est la meilleure. Mais bon, dans ce qu'on dit, tous n'est pas faux, Sara est très honnête, elle ne dit jamais du mal des gens. Elle a un grain de folie, elle aime beaucoup jouer à la gamine. Qu'on s'occupe d'elle, qu'on la félicite, qu'elle soit au centre d'attention quoi. Ainsi, quand elle eut l'âge de comprendre ce que signifiait la puce, Sara se promit de ne jamais devenir une vulgaire machine qui suit les ordres du Dr truc comme un toutou en agitant la queue. Elle allait s'enfuir, c'était obligé, si jamais une puce réussissait à pénétrer dans son cou, la fierté en prendrait un coup. C'est cette année, du haut de ses 16 ans, que Sara décida de se battre pour sa liberté.
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L A N A - D E L - R E Y

It is very hard to shave an egg.

 
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#12
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Anna Russel
Anna a eu une enfance normale. Enfin, normale, façon de parler quand nos parents et notre frère sont dépourvus de sentiments. Anna a donc grandi, comme toutes personnes normale avec une famille de pseudos robots. Avec certaines personnes, ça passe. Mais Anna, elle en a vite eu marre, et rien qu'à l'idée de devenir comme eux elle avait des frissons. Et c'est probablement son caractère qui l'a poussée à se rebeller. Anna Russel est, contrairement aux apparences, très intelligente. Elle n'est pas du genre à utiliser ses atouts physiques et tout et tout. Non, Anna est plutôt intello, plongée dans ses bouquins et dans ses notes à longueur de journée. Elle se la ramène pas trop sauf si tu l'énerves, et là, elle va te clouer le bec instantanément. Bref, à force de lire ses bouquins de liberté et tout le tsoin tsoin elle a décidé qu'elle ne se ferait pas implanter une puce parce. qu'elle. veu.t être. libre.


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Tobias Galley

Tobias, gosse de riche ne s'est jamais plein de son existence, et encore moins de la robotification des gens à seize ans. Au moins au lui foutait la paix. Sauf qu'un jour il a compris que lui aussi il finirait robotisé, et là, tout fut beaucoup moins cool. Pas question qu'on lui implante un puce ou je ne sais quel connerie du genre ! Ah non, non, non. Alors il a décidé de faire son petit rebelle, ce qui ne lui était jamais arrivé.
avatar de xuu la tortue 
 
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#13
u p
avatar de xuu la tortue 
 
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#14
Zoé, je crois qu'on attend plus que IndianCloud, si jamais elle veut éditer, ou alors on va peut être commencer !
#Hâte Love
 
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#15
Je suis impatient aussi ^^
 
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#16
C'est aujourd'hui .
Le 1 janvier 3524 .
Alors que vous devriez normalement être en train de fêter le nouvel an , l'angoisse vous ronge . Oui c'est aujourd'hui votre dernier jour d'humanité complète . Aujourd'hui que vous allez recevoir cette fameuse puce , vous attendez donc patiemment qu'on vienne vous chercher pour vous tuer intérieurement en quelque sorte . Vous dites adieu à votre famille , bien que les adultes ne soient pas tellement réceptifs du fait qu'ils sont déjà pucés , eux . Et bientôt ce sera votre tour .
"boum boum boum"
C'est l'heure .
Ils viennent de toquer .
Il viennent vous chercher .
Aucun mot ne peut décrire ce que vous ressentez actuellement , aucun .
Quand vous ouvrez enfin la porte , deux gardes vous attrapent les bras , et vous conduit dans le camp de départ . Il y a plusieurs navettes , ainsi que 3 tentes , dont plusieurs personnes attendent devant .
-Va faire la queue avec les autres , dit l'un des deux soldats .
Vous vous exécutez donc , l'attente et longue et pénible . Une fois votre tour , on vous demande des informations sur vous ; prénom , nom , famille ect ..
Puis une fois rempli , on vous prend en photo .
-Souriez !
Voilà , la dernier preuve que vous ayez jadis eut des sentiments vient d'être collé sur une carte , et rangé dans un dossier portant votre nom , parmi tant d'autres , des amis , de la famille , des inconnus , mais tous ont 18 ans . On vous fouille ensuite , les seules choses autorisés étaient des vêtements et des lunettes , pas d'armes , pas de bijou , rien qui serait susceptible d'être une arme potentielle . On vous fait ensuite sortir des tentes des gardes font escortent jusque la navette menant à la capitale (si vous avez 2 perso de la même ville ils doivent être dans la même navette !) . Une fois assis , vous n'avez pas le droit de parler , de bouger , au risque de vous faire exécuter.
Mais vous n'êtes pas d'accord .
Vous ne voulez pas tout perdre maintenant .
Vous n'avez que 16 ans , vous n'avez encore rien vécu .
C'est à ce moment là que vous décidez de vous échapper en sautant de la navette , direction la forêt , à la moindre seconde d'inattention des gardes . Soit pas refus de mourir , soit pour changer ce monde , soit pour suivre un ami , vous avez tous une raison , maintenant , à vous d'essayer de survivre , car vous ne serez jamais en paix , en sautant de ce navette , vous vous êtes mis en danger plus que n'importe qui , vous avez défié les autorités , et ça , ils ne vous le pardonneront jamais .
Courez .
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#17
Ok, j'ai fais que la moitié du début, mais je veux voir ce que font les autres (et j'avais déjà commencé mes posts alors la flemme haha)

Des adieux difficiles. Voilà ce que cette putain de journée allait être.
le grand Mike serra ça petite soeur dans ces bras, elle avait dix ans, était fragile et ne comprenait pas qu'elle allait être arraché à son frère l'après-midi même.
Le garçon refoulait ces larmes, il ne devait pas pleurer. Ces parents ne lui avait jamais témoigné le moindre signe d'amour, ni à lui, ni à ces frères et soeurs ; et il ne voulait pas reproduire cette erreur avec ces petits bouts.
Il souleva de ces gros bras sa soeur en lui soufflant dans l'oreille de ne pas s'inquiéter, qu'il reviendrait, que cette journée n'était pas plus importante que les autres, que ça allait être celle du lendemain qui allait changer les choses. Et celle du surlendemain aussi ; et encore celle d'après ; et encore celle d'après ...
Jusque quand la guerre durera-t-elle ? Et surtout, commencera-t-elle ? Sera-il assez puissant pour détruire le système ? Ou alors mourra t il aujourd'hui ... Dans la soirée ?
Les questions se bousculaient dans ça tête, il s'était tue et avait déposé ça petite soeur ; il se tourna ensuite vers son frère âgé de quatorze ans, après s'être ressaisit et lui dit :
" Ecoute, il y a de grandes chances que je ne revienne pas, les choses vont changer. Promet moi de veiller sur ta petite soeur ; promet moi de la protéger. Au moindre faux pas, partaient, fuyaient ! N'attendez pas qu'on viennent vous chercher, il sera trop tard. "
A ces mots, sont frère se mit à pleurer et alla se blottir contre Mike. Les deux garçons n'avaient jamais été très proches, mais après tout, ils étaient liés de par leur sang. Et le quitter marqué un nouveau tournant dans sa vie ; le petit Thommy devenait le chef de maison et Mike le jouet de la capitale.
La matinée s'écoula à une vitesse dès plus réduite ... Mais le garçon finit quand même par quitter le domicile et ce rendre à la grande place accompagné par deux gardes en costard et aux lunettes bien noires, et c'est la que tout allait enfin commencer.
Il avait prit soin de garder son ordinateur sur lui, il ne pourrait certainement pas venir le chercher et il en aurait rapidement besoins.
Sur la place, il chercha du regard Steeve, sans qui le plan ne fonctionnerait pas. Il le cherchait toujours lorsqu'on les appela à monter dans la navette. Il y avait plusieurs millier de kilomètres pour atteindre le lieu de la puce mais ils y seraient en seulement quelques heures.
Le garçon commençait à sérieusement paniquer, s'il ne trouvait pas son ami, il n'y arriverait pas, s'était sur.
Il allait monter dans le train lorsqu'on le prit par la main, il sursauta, eut peur qu'on l'appelle à monter dans la navette et en se retournant découvrit Steeve, ébouriffait et souriant.
"Tu as failli m'oublier on dirait ?"
Ils se lâchèrent les mains et ce préparèrent à la fuite.

A quoi des adieux serviraient-t-ils ? Ces parents étaient des machines qui l'avaient éduqué sans grande conviction. Ils ne l'avaient jamais réellement aimé. Il ne les avait jamais réellement connut. Autant se faire éduquer par des ordinateurs, ça revient au même : stricte, froid, dans aucune humanité.
Il ne voulait pas devenir comme ça, et dieu merci, Mike non plus.
C'est vrai quoi, sans lui, Steeve aurait toujours été seul ; les gens l'appréciaient, tous le monde le connaissait mais son véritable ami était là. C'était le seul avec qui il avait put tout partager.
Le garçon jeta sa clope dans le vide et redescendit du toit de l'église. Il avait quitté sa maison bien plus tôt dans la matinée ; il ne désirait pas voir ces parents et il se fichait que des gardes viennent chez lui pour rien au risque de les mettre en colère. Il avait prit son téléphone et c'était tout. Ca batterie ne durerait pas longtemps mais c'était toujours mieux que rien.
Il toucha le sol, ces chaussures étaient en sale état, elle lui faisait sentir tous les petits cailloux sur le sol mais ce n'était pas grave, il pourrait courir pied nus dans le pire des cas.
Il rejoint la place ou tout le monde se rassemblait. Plus d'une centaine de gens se trouvaient déjà là.
Et il repéra donc son ami entre les tas de têtes s'élevant avec autant de tristesse et de dégout soit-il sur la place. Il s'en approcha et le saisit par la main ; ce qui eut au moins le bénéfice de le faire se retourner, et il ajouta avec autant d'ironie et de dérision que possible: "Tu as failli m'oublier on dirait ?"
La révolution était en marche, ils allaient fuir, c'était le départ, plus que quelques secondes et ... top !
 
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#18
Tobias n'avait jamais été du genre très bavard. Il parlait un peu quand même hein, mais quand il n'avait rien à dire il se taisait. Ce jour là, il était avec quelques potes âgés de 15 ans, et ils s'amusaient, ils faisaient une micro fête avec de la musique surtout. Puis, sa mère ouvrit la porte de sa chambre pour dire à son fils que ça faisait quatre fois que la sonnette retentissait et qu'il se devait d'aller ouvrir. Ça faisait bizarre que sa mère lui dise ça sur un ton neutre, ni énervé, ni excédé ou même amusé. Ben oui, sa mère, Aurora Galley, et même son père Peter Galley, ainsi que toutes les personnes âgées de plus de 16 ans dans ce pays (voir sur la terre ?) n'éprouvaient plus aucun sentiment. Tobias lui, il n'avait pas envie qu'on lui implante une puce pour ne plus avoir de sentiments. Comme pas mal de jeunes de son âge, il voulait la liberté. Seulement tous les jeunes de son âge, eux, se laissent faire. Lui, il avait décidé qu'il ne se laisserait pas manipuler. Il avait réfléchi toute la nuit et avait prit sa décision : il allait s'enfuir quand on tenterait de lui foutre un truc dans le cou. Sur le pas de sa porte se tenaient deux gardes, le visage impassible qui l'attendaient. Tobias serra sa petite soeur dans ses bras, il lui fit un gros câlin. Il ne pleura pas, non. Pas devant sa soeur qui était déjà en larmes. Il ne voulait pas lui faire plus de peine. Il ne lui dit rien, tout simplement car il n'avait rien à dire et qu'il ne voulait pas lui dire des choses comme "Ça ira", car non justement, il n'était pas sûr que ça irait. Enfin, il quitta sa maison et suivit les gardes.
Il avait les pétoches. Il savait qu'en faisant ce qu'il s'apprêtait à faire il aurait des soucis, mais il savait qu'il devait le faire. Ce fut enfin son tour. On lui demanda de sourire, de remplir des papiers et tout. Sourire. Hahaha, sourire ! Comme si on avait envie de sourire ! Quelle bonne blague ! Sauf que Tobias ne riait pas. Pourtant, il avait encore ses sentiments, mais en fait c'est parce que c'était pas une blague.
Avant de monter dans la navette, il respira un grand coup. Personne ne le regardait. Personne ne faisait attention à lui à part tous les jeunes qui, comme lui s'apprêtaient à monter dans la navette. Tobias s'élança. Il courut le plus vite possible pour échapper à son destin de robot.

Deux minutes. Dans deux putain de minutes on viendrait la chercher. On l'arracherait à ses parents qui ne pleureraient même pas. Qui ne lui diraient même pas "Au revoir ma fille". Non, ils lui diraient "à plus" d'un ton monocorde. Elle suivrait les mecs devant elle. Tout ça pour quoi ? Pour au final lui implanter une puce pour la faire devenir robot. Anna était désespérée. Et elle ne savait pas quoi faire. Quand on sonne à sa porte, elle ne se demanda même pas qui c'était, elle le savait bien. Avant de partir, elle emporta avec elle un carnet et un crayon. Comme si ça allait lui servir, tiens ! Mais peut-être que si elle l'a prit, c'est parce qu'elle se doutait déjà qu'elle ne se laisserait pas faire. Et qui sait, peut-être qu'elle en aurait besoin, finalement. Elle mit son carnet et son stylo dans la poche de sa veste et suivit d'un pas inquiet les deux gardes qui lui faisaient face. Ensuite, elle fit la queue avec plein de personnes.
- Nom ?
- Anna.
- Comment ça s'écrit ?
aboya la personne qui inscrivait son nom sur un dossier.
- R, e, f, l, e, c, h, i, s, épela la blonde sur un ton de défi.
- Tu veux jouer à ça ? Rétorqua le mec face à elle, sur un ton neutre, mais qui en temps normal aurait dû être un ton en colère. Je veux la vraie façon d'écrire ton prénom.
Après avoir donné tous ses renseignements, Anna suivit la populasse jusqu'à la navette. Elle monta dedans et se trouva une place. Elle jeta un dernier coup d'oeil à l'extérieur. Tiens, un mec s'échappait en courant. Et visiblement, personne ne le voyait.
C'était ça qu'elle devait faire.
S'enfuir.
Ce n'était pas de la lâcheté.
Non, c'était du bon sens.
Elle se leva, et descendit discrètement de la navette qui n'avait pas encore démarré car elle attendait que tout le monde monte dedans. Puis, elle commença à courir. Le gars qui était parti en courant était plus loin, mais elle pouvait l'apercevoir en train d'essayer de se cacher et tout. Elle décida de le suivre.
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#19
Ce qui est drôle avec le bonheur, c'est qu'on se rend compte qu'on l'avait seulement quand il s'en va.

C'était cette phrase qui tournait en boucle dans la petite tête blonde de Julie tandis qu'elle observait ses parents pour la dernière fois sûrement, leurs visages dénués d'expression, leurs gestes toujours calculés, leur façon de marcher un peu trop raide, leurs yeux reflétant le vide de leurs têtes. Détournant la tête de ses géniteurs, la jeune fille posa son regard sur sa petite sœur. L'enfant d'à peine trois ans la regardait en souriant, gazouillant des paroles s'en queue n'y tête. S'agenouillant pour se mettre à sa hauteur, l'adolescente inspira un bon coup puis ouvrit grand les bras pour permettre au petit bout de chou de venir se nicher une dernière fois tout contre elle. Respirant à plein poumons l'odeur de ses cheveux, serrant la petite haute comme trois pommes de toutes ses forces, Julie pensait à l'oublie qui allait suivre. Sa sœurette ne se souviendrait même pas d'elle, ou presque pas, et elle ne recevrait plus jamais aucun geste d'amour. Triste vie.
Ah moins que la révolution entreprise par Mike, suivi par son pote Steeve -qu'elle-même connaissait de par leur proximité avec Mike- et elle-même ne soit une véritable révélation et qu'ils arrivent à détrôner les dirigeants du pays. Autant dire que le risque que sa sœur ne soit robotisée à son tour était de 99%.
Une larme roula sur sa joue tandis que, caressant la tête de l'enfant, elle chuchotait :
- Ne t'inquiètes pas, surtout, je suis là.
Plaçant son index sur le cœur de sa sœur puis sur le sien, elle répéta, comme un faible écho qui signait la fin de tout, de sa vie d'avant, de sa tranquillité relative, du plaisir de regarder les yeux pétillants de joie d'une personne qui ne recevait pas d'amour de ses propres parents :
- Là.

Se relevant, les jambes flageolantes, les yeux emplis de larmes qu'elle essuya d'un geste rageur, Julie embrassa une dernière fois la pièce du regard. La maison qui paraissait vide, avec ses grands murs peints en blanc dont aucun tableau ne venait redonner de la couleur, avec ses meubles en bois qui trônaient majestueuses partout où on leur permettait, qui paraissait étouffer les lieux plutôt que les remplir, avec ses parents qui lui avait donné la vie parce qu'ils étaient programmés pour, avec le seul bout de chou qui restait pour brandir haut et fort, comme une bannière de manifestant, que la vie était encore là, mais qui rappelait dans ses yeux pétillants que rien ne durerait.
Et qu'au final, il ne resterait plus rien.
Que du vide.

C'était maintenant l'heure, elle devait y aller, prendre son courage à deux mains et courir, courir comme une folle vers la liberté dès que Mike lui dirait de le faire, pour ne pas devenir comme sa famille de morts-vivants, pour pouvoir enfin vivre comme ne l'avait jamais fait personne avant eux. Courir vers la liberté mais courir le risque d'y trouver la mort, être recherchée, pourchassée jusqu'à jamais pour avoir tenté de se glisser entre les mailles du filet, mais courir accompagné.
- Tu peux le faire, tu peux le faire, tu peux le faire...
N'importe qui de réfléchit aurait su qu'il se tramait quelque chose rien qu'en voyant son visage blanc, décomposée, mais les gardes, eux, n'y verraient que la peur d'être, inévitablement, transformée en robot. Julie rejoignit donc la grande place, où se pressait de tous côtés toute la population des jeunes de 16 ans de sa ville. Mais l'adolescente s'en fichait, des autres. Tout ce qu'elle voulait c'était trouver Mike.
C'était Mike ou les robots.
Avançant en trébuchant parmi la foule, poussée de tous côtés, la jeune fille avait peur. Peur de ne pas arriver à le trouver. Cette abominable vérité essayait tant bien que mal de se frayer un chemin parmi ses pensées perturbées tandis que son ventre se nouait et que sa gorge se serrait. Tremblotante, la blondinette se mordait les lèvres pour s'empêcher de pleurer, affolée, une fois de plus. Mais toujours aucun signe de lui. Et puis soudain... "Tu as failli m'oublier on dirait ?" Cette voix, grave, ne pouvait appartenir qu'à une seule personne sur cette terre...
- Steeve !
Courant vers la source du bruit, bousculant les passants sans aucun remord, Julie était animée d'une détermination nouvelle, tandis que l'espoir se ranimait comme une étincelle qui reprend vie.
- Steeve !
Et puis soudain elle les vit.
- Steeve ! Mike !
Un gros sourire, totalement inopportun vu les circonstances, s'étira sur son visage, tandis qu'elle serrait dans ses bras d'abord Mike, bien fort, puis ensuite Steeve, l'espace de quelques secondes. Mais, évidemment, les évènements ne tardèrent pas à reprendre le dessus puisque leur tour arrivait déjà. Passant la première, Julie lança son plus beau sourire à l'appareil photo et rempli sans rechigner les multiples formalités demandé. Puis la jolie blonde monta dans la navette, le cœur au bord des lèvres.
Attendant les deux garçons en gigotant sur son siège, triturant son gilet de ses doigts agités, Julie se demandait pourquoi ils n'arrivaient pas. Et puis soudain ils apparurent, s'assirent quelques secondes, et, sur un mouvement de main discret de Mike, ils partirent.

Sautant de la navette avec la souplesse d'un hippopotame Julie se réceptionna tant bien que mal avant de partir en courant comme une dératée sans que pour l'instant aucune poursuite ne soit engagé. Évidement, les garçons étaient déjà plus loin qu'elle, mais, promis, elle ne s'arrêterait pas à cette première difficulté. Sachant que ce qui l'attendait maintenant au niveau du pays, c'était la mort.
 
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#20
ALORS VU QUE LES ENFANTS SONT COOLS PAR ICI EST CE QUE JE PEUX ENCORE ME RAMENER MES FESSES ? LoveLove
http://image.noelshack.com/fichiers/2014/23/1402216424-tumblr-m2b6rkgndr1qazr77o2-250.gif
Bisous les stars de skype, je vous aime ♥
avatar de mystudioz keur
 
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