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Sauvegarde des cartoon de Lak : ...


Note de ce sujet :
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[RP] Garden Party
#91
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L'idylle entre Arya et Blanche n'a le temps de reprendre son souffle qu'on vient éclater leur bulle protectrice. Les deux jeunes femmes, après quelques minutes partagées sous les étoiles, se retrouvent dans le salon avec les autres adolescents pour discuter de qui occuperait quelle pièce durant leur séjour ici. Alors qu'ils parviennent à s'accorder plus ou moins, la voix stridente de Capucine résonne dans l'ensemble du salon et vient mettre un terme à la colonie de vacances.
Blanche grimace, mais écoute avec attention chacun des mots prononcés par la potasse en cloque. Des portes dérobés qui les mèneraient vers ... Vers quoi, au juste ? Nul ne le sait puisque la communication s'interrompt soudainement.
S'en suit d'une salve de recommandations de Gaspard, Mildred et Arya, et d'un plan d'évasion soufflé par les hauts-parleurs d'une maison fabriquée sur-mesure pour tester leurs capacités surnaturelle.
La situation est si cocasse que Blanche peine à croire que les autres y adhèrent. Elle fronce les sourcils en écoutant l'idée du fils Marcus qui est de se séparer en deux groupes, proposant par la même de la soustraire à Arya. Blanche gronde :
- C'est hors de question que je parte sans Arya.
Elle n'a pas le temps d'ajouter autre chose que Gaspard propose alors :
- On pourrait amener notre captive.
Lorsqu'ils se retournent vers la scientifique, elle n'est plus là.


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- Je ne sais pas qui tu es, mais tu n’es pas bien tombée ici. C’est une maison de fou, tu n’en sortiras pas intacte.
A ces mots, Arya l'avait abandonnée, rapidement suivi par Blanche. Mildred avait fait la conversation un instant, puis s'était isolé à son tour. Dehors, le brasier synonyme d'incinération accaparait tout l'attention de Gaspard et d'Amélia.
Assise seule sur sa chaise, Ariette commence à agiter frénétiquement ses mains contre la corde qui lie ses poignets. D'abord rien ne se passe, puis il lui semble que le noeud finit par se détendre.
Sans être trop surprise toutefois, la femme-oiseau n'en est pas moins circonspecte du manque de vigilance et d'attention des sujets.
Elle continue de gesticuler, l'espoir grandissant en elle, puis se résigne après cinq minutes d'efforts intensifs.
Ce n'est qu'après avoir pris le temps de la réflexion que la scientifique pense à une nouvelle alternative. Une qu'elle n'a vu que dans les films, mais qui devrait marcher. Qui doit marcher.
Se penchant légèrement en avant, elle prend appuie sur ses deux pieds et pousse le plus fort possible pour tenter de faire basculer la chaise à la renverse. Le bois craque, grince, mais la première tentative se solde d'un échec.
- Aller, ma fille. Tu peux y arriver.
Ariette inspire profondément, reprend appuie avec difficulté sur la pointe des pieds, puis donne un violent coup de talon sur le sol. La chaise dérape et la scientifique s'étale de tout son long sur le marbre.
Toujours ligotée à la chaise, elle se recroqueville sur elle même puis vient frapper violemment l'assise fibrée. Elle rompt.
Attachée simplement au dossier désormais, Ariette se relève, prend le temps d'inspirer, puis se rue dans la cuisine Là, elle attrape un couteau bien aiguisé et se débrouille pour rompre le noeud qui la retient.
Elle s'entaille au passage. Quelques gouttes de sangs viennent s'écraser sur le sol.
La scientifique glisse le couteau dans sa poche, se rince la plaie à l'eau froide, puis s'enroule dans un torchon pour stopper le saignement.
Ce n'est qu'ensuite qu'elle active le mécanisme pour faire glisser le frigo derrière elle et la faire s'évaporer aux yeux de tous.
Dans les longs couloirs, elle court. Ariette sait qu'elle n'a pas une seconde à perdre si elle veut éviter un massacre. Elle a conscience que la situation est sortie de leurs plans. Même le rétro-planning de crise n'avait pas anticipé autant de retournements de situation.
Ce n'est qu'à mi-parcours qu'elle entend la voix de Capucine résonner dans les micros. Elle se fige, saisit la lame de son couteau fermement dans un réflexe animal, puis prend le temps de marquer une pause dans le long dédale de couloirs.
Soudain elle fait demi-tour. Elle connait chaque virage par coeur, elle sait exactement où elle va.
Aussi, il ne lui faut pas cinq minutes pour se retrouver devant la porte du premier étage, celle-là même qu'elle a utilisé pour rejoindre les surnaturels il y a vingt-quatre heures.
Par terre, elle ramasse son oreillette, qu'elle avait abandonné pour ne pas éveiller quelconque soupçon.
- Salut les loosers, je suis de retour. elle crache presque en même temps qu'elle se remet en route, Dès que les sales gosses rentrent dans les couloirs, parce que croyez-moi, ils vont y rentrer, allumez les caméras, éteignez les lumières et surtout ne faites rien, donnez leur de l'espoir, faites les baisser la garde. Mais attention, ils ont tous des pouvoirs, même la plus fragile d'entre eux. Je vais m'assurer que tout le reste se passe comme prévu.
Alors qu'elle s'apprête à disparaître dans l'obscurité, la voix qui lui répond vient lui glacer le sang.
- Bonsoir, Ariette. Vous avez laissé un beau merdier, ici.
Le ton cassant de son supérieur la laisse muette. Elle s'arrête.
- Mais je vous en prie, continuez de jouer comme si tout cela n'était qu'une blague. Mais sachez une chose, c'est votre dernière partie, Ariette.
Dans le bureau des scientifiques, le doyen du programme, fièrement dressé devant le tableau de commandes et les calculs des scientifiques, fulmine. Il a fait enfermer Capucine dans une cage tel un animal de cirque et s'est assuré de montrer au père Gardner que personne, pas même lui et encore moins son chéquier, ne pouvait contrôler cette mascarade. Seul lui, égérie de cette expérience, a le droit de tenir les commandes à présent.
Léo est toujours en cavale, lui. Mais l'ordre de l'abattre vient d'être donné.


LES ÉLÉMENTS CLÉS DU POST (SPOILERS)
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- Quand vous recommencerez à faire vos résumés, je ferais les miens bande de batards (message volontairement agressif et froid, parce que je suis provocant).
 
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#92
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Le regard interrogateur, la tête un peu penchée sur le côté, Arya attend. Pour une fois qu’elle attend, on pourrait souligner l’importance du moment. La princesse a laissé tomber sa couronne pour écouter ses sujets. Et finalement, pouvoir comme compter sur l’expertise des gens pour avancer la soulage d’un poids. Néanmoins, ce sentiment de délivrance ne dure pas. Car dès lors que Gaspard ouvre la bouche pour énoncer son plan, la blondinette sent ses orteils se crisper.
- J'pense qu'Amélia, Blanche et moi sommes ceux possédant les dons utiles en cas de piège. On peut faire les éclaireurs. Comment ça laisser Blanche toute seule ?
Son pouls s’emballe tandis que l’adolescent conclut :
- Par contre c'est la seule division... on part tous les trois par la même sortie.
Heureusement, sa panique montante est aussitôt calmée par le ton sec et autoritaire de Blanche qui gronde, impérative "C'est hors de question que je parte sans Arya". Quelques secondes plus tard, sans pouvoir s’attarder sur l’absence de cohésion de leur groupe, les jeunes gens se retrouvent tous nez à nez avec une vision d’horreur : Ariette a disparu. Ariette, la vraisemblable future assassin de Gaspard, n’est plus là. Comment a-t-elle fait pour s’échapper, ça c’est une autre question. C’est le problème quand on ne désigne personne pour être responsable de la situation et que chacun va se morfondre égoïstement sur son pauvre sort.
Bouche bée, un cri étranglé sort de la bouche d’Arya devant cette pauvre constatation, avant que la jeune femme se traîne maladroitement à l’endroit où aurait dû se trouver le corps. Sa jambe, mal en point, la fait souffrir, d’autant plus fort qu’elle ne l’a pas ménagé tout à l’heure en gesticulant dans toute la maison pour faire le ménage. Elle effleure du doigt les bouts de bois qui traînent au sol et admire le dossier de chaise brisé au sol. Suivant des yeux les traces laissés par la fugitive, elle finit par trouver ce qu’elle cherche : des indices sur la direction prise par l’intrus. Quelques gouttes de sang marquent en effet le chemin, comme un fait exprès, la guidant vers le frigo.
- Je sais par où elle est partie. Reste à savoir comment.
Sur ses mots, la jeune femme pose platement sa main sur la surface plate du frigidaire, attendant une quelconque intuition. Comme rien ne se passe, elle essaie d’en inspecter les contours, d’ouvrir la porte pour y trouver un bouton magique, mais toujours rien. Les yeux de ses quatre camarades qui fixent le moindre de ses faits et gestes la stresse. Une goutte de sueur perle sur son front, quand soudain, elle sent qu’elle y est.
La tête vrillée par un puissant courant semblant lui éclater les cellules une par une, Arya fronce les sourcils, ses yeux fermés pourtant fixés sur une Ariette en pleine action. Dans sa vision, le mécanisme, étrangement petit, apparaît clairement, tout comme le geste technique qu’il lui a fallu faire pour faire glisser le frigo sur ses rails. Quelques secondes plus tard, la jeune femme se redresse et souffle difficilement. Elle a le sentiment de pouvoir encore ressentir la peur, la joie, la panique et l’adrénaline qui parcourait Ariette au moment où elle s’évadait ; et ce savoir lui fait peur. Elle a peur de s’y perdre ; et elle a mal. Néanmoins, ils n’ont pas de temps à perdre, et sans plus attendre, elle se penche pour actionner leur sésame. 




Sans un bruit, le frigidaire vient glisser doucement sur le côté, dévoilant un passage secret peu attractif.

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Grâce à une vision, Arya trouve le mécanisme pour ouvrir le passage secret et l'actionne, libérant le passage aux cinq protagonistes
 
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#93
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La jeune Mia danse. Pour arrondir ses fins de mois, elle a réussit à trouver un rôle secondaire dans une série sitcom. 
Vive les années 90...
La scène se passe dans une boite de nuit. Dans quelques secondes, Mia va devoir sortir son unique phrase de la scène...
...
- Qu'est-ce qu'il fait chaud ce soir !
Bon voila, entre les longues répliques des héros de la série, elle a placé sa ligne de la journée. 
Quelques minutes plus tard, c'est "Fin de tournage" de la journée. 
Mia s'étire un peu... crevant de montrer son cul se déhancher pendant des heures. 
Derrière elle, passe Roméo, un des jeunes producteurs de l'émission. Celui-ci ne peut s'empêcher de la siffler. 
Mia lève les yeux au ciel, à quoi répond d'un simple clin d'oeil Roméo. 

Retour au présent.
Léo a le coeur qui bat. Quelle idée ils ont eu de vouloir s'infiltrer dans le laboratoire... 
Pitié que Capucine ai bien fait sa part du boulot et ai trouvé un moyen d'exfiltrer les surnaturels.
Léo l'aurait mauvaise de s'être sacrifié pour rien.
En attendant, le jeune homme est à deux doigt de se faire mitrailler et dépecer. Et s'il se trouve être un as de l'informatique... côté physique il ne ferait pas le poids pour une baston contre ses ravisseurs.
En attendant, le voici misérablement caché derrière une porte. Attendant on ne sait trop quoi...
Des bruits de pas. 
- Stop ton cinéma et ta poudre de perlimpinpin... Qu'est-ce que tu me veux?!!
M.Gardner rentre dans la pièce... toujours furieux il ne semble pas chercher Léo, surtout accaparé par son coup de fil. Léo aperçoit brièvement l'homme d'affaire, il est armé… et surement chargé. 
Léo n'aura certainement pas la même chance que la première fois. Cette fois il ne doute pas une seule seconde que cette homme là est capable de tirer.


Mia ouvre la porte du vestiaire... et pousse un cri de surprise.
Sa sœur est la! Enfin sortit de l'hôpital! Elle qui ne l'avait pas vu depuis quelques semaines, Mia s'empresse de se jeter dans ses bras. 
- Ahah s'esclaffe celle-ci, doucement! Regarde ce que j'ai apporté avec moi...
Dans ses bras effectivement, une petite bouille ronde lui sourit. 
Les yeux de Mia s'embue très vite... sa soeur avait eu des complications après son accouchement... et la jeune femme n'avait pas pu l'approcher ni rencontrer sa nièce. 
Qu'est-ce qu'elle était mignonne.
Sa soeur sourit, 
- Tu peux la prendre dans tes bras si tu veux...
Mia s'exécute. 
Le bébé se saisit très fort d'un doigt de la main de sa tante et commence à le téter..
- C'est drôle elle te ressemble un peu à toi aussi... rigole la nouvelle maman
- Coucou Patty...
C'est donc ça.. un bébé. Une seconde larme se met à couler sur la joue de Mia tandis qu'elle se caresse son propre ventre. Sa tête se mettant à tourner, Mia s'empresse de s'asseoir. 
Sa soeur s'assoit prêt d'elle, anxieuse.
- Tu.. tu as pris une décision pour... toi? chuchote t'elle
Mia Marcus hoche la tête. 
- Je vais le garder. 
Devant l'entrebâillement de la porte laissé ouverte, passe une fraction de seconde Roméo. Il a entendu ce qu'il avait à attendre.


Retour au présent.
- COMMENT CA "RELACHER NOTRE FILS"?? hurle Roméo Gardner
A l'autre bout du fil, Léo croit reconnaître une voix de femme, qui visiblement ne se laisse pas faire. "Notre fils.." il doit surement s'agir de Madame Gardner parlant de Mildred.
- DU CHANTAGE!! NE JOUE PAS A CA AVEC MOI MIA!!
Mia?! Madame Marcus?! La mère de Gaspard?! 
Surpris, Léo ne peut s'empêcher de reculer d'un pas dans sa cachette et se cogner contre le mur. Le bruit, aussi léger soit t'il, capte tout de suite l'attention de M.Gardner. Celui-ci raccroche au nez de son interlocutrice.
Pointant son flingue vers la porte ou se cache Léo, l'homme d'affaire avance lentement...
Léo se fige. Il est fichu. 
Une fois arrivé à hauteur de la porte, dee sa main libre, Roméo Gardner la pousse légèrement. Celle-ci glisse lentement... et dévoile le garçon.
Instant magique? Bonne étoile? Hasard magnifique? 
Toutes les lumières s'éteignent. Le noir complet.
De rage, M.Gardner se met à tirer à l'aveuglette. Les coups de feu éclatent de lumière la pièce, juste le temps pour Léo de se faufiler hors de la pièce. SPLING, CRASH. Tout explose autour de M.Gardner qui continue de tirer... arrivant rapidement à bout de ses munitions. Furieux, il éclate l'arme au sol.

Non. Gaspard ne posera pas la même question stupide qu'avait posé Mildred quelques temps auparavant.
Oui, ils ont tous forcément entendus les coups de feu.
Tous ont passé le passage secret sans trop de problèmes.. les voila à présent dans les locaux du laboratoire.. vides et éteints. 

Courant à tout vitesse.. Léo ne peut s'empêcher de se féliciter d'avoir réussit à échapper a ce qu'il pense être son adversaire number one.
BOUM
Dans le noir, Léo vient de percuter quelqu'un.
Dressée devant lui, la silhouette lui lance un regard noir.
Le jeune homme regurgite. Comprenant la situation dans laquelle il est. 
Heureusement il lui faut très peu de temps pour réagir,
- Je.. je suis un des agents de M.Gardner... c'est moi qui ai drogué les jeunes durant la soirée caritatives.. M.Gardner m'a appelé pour que je vienne en renfort. 
Ariette fronce les sourcils.

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lol
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#94
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Gaspard proposait de se séparer. Il se la jouait Fred à vouloir emmener avec lui Véra et Daphné. Des deux prisonniers restants, Mildred laisserait volontiers le rôle du chien à Blanche même s'il était clair qu'en restant dans la maison, ce n'était finalement pas ces deux là qui joueraient les appâts. Il n'était pas spécialement en accord avec cette tactique de séparation qui se soldait la plupart du temps par un échec dans tout slasher qui se respecte, et il n'eut pas besoin de l'exprimer à voix haute puisque la blonde s'en chargeait, prétextant ne pas vouloir se séparer d'Arya.

Mildred
Ah parce que maintenant vous pouvez même plus aller pisser l'une sans l'autre ? Et bien... tuer quelqu'un ça rapproche on dirait !

Regard noir adressé aux deux jeunes femmes qui répondraient sans aucun doute à sa remarque. À moins que l'annonce de la disparition d'Ariette ne les coupe dans leur élan.

Mildred
Et putain, c'était sûr ça.

Evidemment que la captive n'en n'était pas une, puisqu'elle faisait partie des "méchants" dans l'histoire. De ceux qui les avaient enfermés ici contre leur gré en plein milieu d'une soirée mondaine.

C'est Arya qui prend une fois de plus le contrôle des opérations et qui, par on ne sait quel enchantement, parvient à faire apparaître aux yeux de tous l'ouverture dissimulée à l'arrière du frigidaire.

Leur ascension est plus rapide que prévu, ils arrivent sans trop de peine à rejoindre l'autre côté. Une ambiance glauque et froide entre eux tous, une marche direction le centre de la Terre qui s'était faite dans un silence à glacer le sang. L'air froid sur ses multiples plaies faisaient grelotter Mildred qui fermait la marche, au cas où quelqu'un les attaquerait par derrière.

L'accueil au sein des locaux, ou plutôt des laboratoires, était des plus bruyants. Des coups de feu tirés à plusieurs reprises dans un couloir adjacent. Les cinq jeunes se regardaient sans dire mot, cherchant du regard une possible cachette à investir le temps de démasquer le tireur et estimer, avec plus de jugeote cette fois, s'il s'agit d'un allié ou d'un ennemi.

Le néant qui les entourait n'avait rien de réconfortant ni de rassurant, mais pourtant cette fois s'ils voulaient s'en sortir vivant il faudra compter sur les capacités de chacun et sur le travail d'équipe.

Mildred
Si vous m'assurez de rester prêt de mon "corps" pendant le temps nécessaire, je peux partir en éclaireur avec ma projection... ou je ne sais pas comment appeler ça. Sous cette forme là je ne risquerai rien et ça nous évitera des blessures supplémentaires.

Avant qu'il ne reçoive leur accord, il leur fallait se mettre à l'abri... il ouvrait la première porte à sa droite qui donnait sur une salle des machines à priori déserte puisque seul le souffle d'air chaud de ces gros appareils leur parvenait aux oreilles.

Mildred
Allez. J'y vais. S'il venait à se passer quelque chose ici, secouez-moi pour me faire revenir.

Il lançait un regard à Amélia, qui même si elle le détestait, serait sûrement celle qui aurait actuellement le moins envie de l'abandonner lâchement entre ces quatre murs.

Mildred s'assied. Et ferme les yeux avant de quitter son enveloppe le temps de quelques minutes...
Poisson d'Avril!

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#95
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- Ah parce que maintenant vous pouvez même plus aller pisser l'une sans l'autre ? Et bien... tuer quelqu'un ça rapproche on dirait !
Blanche se contente de le fixer avec dégoût. Personne ensuite n'a le temps de répondre que Gaspard remarque l'absence d'Ariette.
Les adolescents sont en alerte. Quelque chose ne va pas. Ils viennent soudainement de perdre le contrôle. S'en suit d'une course poursuite avec le fantôme de leur prisonnière. Très vite, Arya se retrouve face au réfrigérateur de la cuisine. Elle remarque des gouttes de sang qui tombent maladroitement jusque derrière le bloc de métal.
La petite blonde commence à s'activer, comme si elle savait exactement ce qu'elle faisait, puis dans un sursaut léger le frigo vient lentement s'ouvrir.
Blanche marque une seconde de battement, se demande comment son amie a pu trouver le mécanisme si facilement, remettant presque en cause son intégrité et soupçonnant un coup monté, puis elle balaye très vite ses idées noires lorsque Gaspard et Mildred se lancent les premiers dans le long couloir face à eux.
Il fait sombre là dedans, et sûrement froid. Blanche jette un regard inquiet à Arya, lui tend le bras pour l'aider à avancer, puis les deux blondes emboitent le pas aux garçons.
Rapidement, la lueur de la cuisine derrière eux ne suffit plus, et la petite troupe se repère à l'aveugle. Ils avancent à tâtons, dans un silence de mort. Seul Mildred prend la parole et propose de fermer la marche. Les filles acceptent sans broncher.
A plusieurs reprises ils doivent faire face à une intersection. Les décisions se prennent aléatoirement et personne ne les discute. Ils débouchent finalement sur un grand escalier, si grand que Blanche trébuche dans les marches à plusieurs reprises et qu'une fois au sommet de celles-ci, elle doit reprendre son souffle.
Elle regrette d'avoir enfilé sa longue robe dorée.
Gaspard se heurte finalement à une impasse. Plongés dans le noir, les enfants commencent à paniquer. Et s'ils étaient tombés dans un piège ? Et si Ariette, ladite captive innocente, était derrière eux et s'apprêtée à les tuer ?
Alors qu'ils vont pour capituler et faire demi-tour, le fils Marcus s'écrie :
- Une poignée !
Clic. La porte s'ouvre timidement, et les enfants voient à nouveau. Quelques points lumineux clignotent. Quelques machines ronronnent. Les appliques murales sont éteintes. La principale source de clarté provient des panneaux d'évacuation.
Gaspard fait un pas dans la pièce et n'a pas le temps d'analyser pleinement son environnement que des détonations explosent. Des coups de feux, vifs et secs, résonnent dans une pièce proche de la leur. Le garçon fait demi-tour, referme la porte sur eux et les plonge dans le noir.
Derrière leur bouclier de métal, on entend les balles. Soudain, plus rien. Puis un cri de rage, de colère ... Ou de douleur ?
Les enfants sont silencieux, renvoyés à leur condition d'êtres fragiles.
C'est finalement Mildred, à nouveau, qui vient rompre le silence.
- Si vous m'assurez de rester prêt de mon "corps" pendant le temps nécessaire, je peux partir en éclaireur avec ma projection... ou je ne sais pas comment appeler ça. Sous cette forme là je ne risquerai rien et ça nous évitera des blessures supplémentaires.
Personne ne lui répond. Personne ne sait depuis quand il a pris contrôle de ses pouvoirs avec tant d'aisance. Blanche ne lui fait d'ailleurs toujours pas confiance.
Face au manque de coopération de ses coéquipiers, Mildred tranche :
- Allez. J'y vais. S'il venait à se passer quelque chose ici, secouez-moi pour me faire revenir.
Il s'allonge sur le sol. Ferme les yeux.
Les autres restent dans l'obscurité la plus totale.
Blanche ne peut s'empêcher de relever les incohérences dans le discours du garçon. Eux, qui ne connaissaient pas leurs pouvoirs il y a de ça trois jours, seraient maintenant capable non seulement de les apprivoiser sans problème, mais en plus d'avoir un total contrôle sûr eux et leur déclenchement ?
Aussi, la blonde n'est pas surprise lorsque Mildred se relève en pestant. Son pouvoir n'a pas fonctionné.
- Je suppose qu'on n'a plus le choix. Il faut qu'on avance ... A l'aveugle. elle esquisse un sourire nerveux face à sa propre blague, que les autres ne peuvent de toutes manières pas voir. A qui l'honneur ?
Autour du bras d'Arya, Blanche ressert son étreinte. Cette fois, ce n'est pas contre des guêpes ou des chiens qu'ils vont devoir se battre, mais contre des humains armés.
La blonde inspire profondément.

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C'est votre dernière partie, Ariette.
La voix de son patron résonne en elle avec une vivacité nouvelle et destructrice.
Etait-ce ainsi qu'elle allait tout perdre ? Son emploi, son honneur, ses expériences ? Elle ne pouvait pas l'accepter. Les options dont elles disposaient encore la frappaient violemment. Elle pourrait tenter de se racheter en contrôlant les enfants ? Elle pourrait peut-être récupérer ses expérimentations et s'enfuir pour recommencer à zéro ? Elle pourrait également rejeter la faute sur d'autres et effacer toutes les preuves de ses erreurs ?
Le crâne brumeux, la scientifique titube dans les couloirs en direction des laboratoires.
C'est la première fois, depuis aussi loin qu'elle peut se souvenir, qu'elle perd le contrôle d'une situation. L'échec lui laisse un goût amer en bouche et elle ne parvient pas à l'accepter.
La colère cède peu à peu la place à l'incertitude et la surprise. Le sang d'Ariette semble se mettre à bouillir. Heureusement, ses sous-fifres d'employés ont exécuté son ultime ordre : éteindre toutes les lumières. Ils ont également lancé la dernière phase de protection dont ils disposent. Elle ne devrait plus tarder à frapper.
La scientifique regagne finalement son laboratoire après quelques minutes de marche.
Elle est désormais déterminée à agir.
Personne ne semble déambuler dans les couloirs et quelques détonations attirent son attention. Il semblerait qu'ici aussi, chacun dégénère.
Elle fait un pas assuré dans le couloir lorsqu'on vient la percuter.
Ariette se retourne, nerveuse, puis reconnait la carrure frêle et lâche de Léo, un des serveurs qui avait été utilisé pour lancer l'ensemble de l'opération. Elle est rassurée, elle sait qu'il ne lui fera aucun mal. Premièrement car il en est incapable, mais principalement car il vient de faire dans son pantalon en découvrant son opposante.
- Je.. je suis un des agents de M.Gardner... c'est moi qui ai drogué les jeunes durant la soirée caritative.. M.Gardner m'a appelé pour que je vienne en renfort.
Ariette sourit, vient frotter sa main dans les cheveux du garçon, puis ajoute presque chaleureuse.
- Je sais qui vous êtes, Léo. Suivez moi. Nous devons nous isoler si nous ne souhaitons par recevoir une balle perdue, n'est-ce pas ?
La scientifique entraine le serveur d'imposture dans une salle de contrôle adjacente au couloir. Elle la verrouille de l'intérieur, s'assurant de retirer l'accès à chacun des badges affilié à cette salle.
Une fois qu'ils ne sont plus susceptibles de se faire prendre par surprise, l'attitude de la scientifique change.
- Bien, jeune homme. elle commence, le ton cassant. Je ne sais pas comment vous êtes arrivé jusqu'ici, mais ça m'est égal. On va pouvoir travailler ensemble, vous et moi.
Elle fait un pas vers le garçon, le toisant d'un oeil curieux.
- Vous avez des capacités que je ne soupçonnais pas chez un serveur, pas vrai ? Des capacités informatiques époustouflantes. Alors vous allez m'aider à faire tomber tout ce système, et si nous avons de la chance, vos amis survivrons.
Elle s'installe dans un fauteuil.
- Débrouillez vous pour hacker toutes les caméras de surveillance. Et n'en loupez pas une, s'il vous plait. Sinon, ils mourront, et nous aussi.

LES ÉLÉMENTS CLÉS DU POST (SPOILERS)
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- Ça commence à m'énerver.
 
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#96
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Mildred est allongé par terre. Personne n'ose rien lui dire.. mais clairement tous sont un peu dépités. 
Au bout de quelques secondes, Mildred se relève en pestant.
Il a échoué.
Un petit silence gênant s'installe.. 
Gaspard tousse un peu pour tenter de disperser le malaise.
- Il faut qu'on avance... à qui l'honneur?
Ah, merci Blanche. 
Gaspard hoche la tête. Avant de passer en premier, Gaspard profite de ce dernier moment d'accalmie pour donner les dernières directives,
- On est d'accord qu'on ne se lâche pas. Et si quelqu'un est blessé, qu'il me fasse signe... comme Mildred je ne maitrise pas tout, mais je pourrais essayer d'effacer votre douleur le temps qu'on sorte d'ici. Il va falloir être endurant.
Vous êtes prêts?
Tous se regardent.. Et dans chaque regard se lit la même lueur. Ils sont prêts.
La liberté ne leur parait plus si loin que ça désormais. L'espoir de finir avec ce cauchemar n'a jamais été aussi présente dans chacun d'eux.
Les voila à leur dernière Grande Epreuve, et ils sont prêts.

Ouvrant la porte, le jeune homme se faufile dans le couloir désert... C'est étrange. Il devrait forcément y avoir du monde. Et dans cette pénombre il est encore moins facile de distinguer quoi que ce soit.

Et puis la voila.
La vague tant attendu.

Le combat commence.

L'objectif premier est de désarmer le plus rapidement possibles les adversaires pour être a armes égales. Gaspard s'occupe de faire vriller les esprits des scientifiques en premières lignes pour que ceux-ci ne puissent pas avoir la force de viser et tirer sur eux. Pendant ce temps Amélia transforme des objets en armes de contact (qui puissent plus assommer que réellement tuer leurs ennemis) qu'elle distribue aux surnaturels pour faire face tandis que Blanche désarme les scientifiques du fond via son pouvoir de télékinésie.
Dans tout ce bazar, les évènements s'enchainent très vite.
Gaspard croit entendre un de ses camarades hurler, touché par une balle. Mais le jeune homme n'a qu'a peine le temps de tourner la tête pour essayer d'apercevoir le lanceur d'sos, qu'une forte main vient l'agripper, le bâillonner tout en le tirant en arrière.
Gaspard tente de se défaire de l'étreinte mais elle s'avère trop puissante pour lui. Le voila extrait du brouhaha sans même que ses camarades ne puissent s'en rendre compte.
La colère envahit le jeune homme. Qu'est t'il en train de se passer?! Non! non!!! Laissez le se battre!! Laissez le défendre ses coéquipiers!!! Il leur a tenu la promesse de se tenir prêt d'eux! De ne pas se séparer!!

Quelques secondes plus tard, Gaspard ressent l'air frais sur son visage. Le voila dehors. 
Enfin.. dehors. Sur une terrasse du laboratoire... a 18 étages du sol.
Le vertige le saisit soudain et Gaspard tente de se débattre une nouvelle fois.
Mais la main de M.Gardner est trop puissante. 
De son autre main, l'homme d'affaire se saisit d'un canif.. 
Gaspard tenter d'hurler lorsqu'il comprend l'identité de son kidnappeur et redouble d'effort pour se dégager. 
Trop tard.


Léo s'agite sur son clavier. La prouesse informatique qu'il est en train d'effectuer le stimule... le geek a toujours aimé les challenges. Au fur et à mesure de son hackage, les retransmissions caméras s'affichent sur les écrans de la salle de contrôle. Sur celles-ci, Léo et Ariette assistent au combat des scientifiques et des surnaturels...
Le temps presse, Léo en a conscience. Pour le moment 67% des caméras ont été hacké... 72%... 76%...
SBROUHSSHHHHhhhhhhh
Un mur de la salle s'effondre. Dans la fumée de poussière.. un scientifique évanoui s'écrase a quelques mètres de Léo. Le scientifique vient d'être expulsé par Blanche.. dont la silhouette se dessine dans l'encadrement de mur détruit. 
Le coeur de Léo s'emballe... il n'imaginait pas revoir les surnaturels tout de suite.. et surtout dans ce contexte.. lui en train de fraterniser avec l'ennemi. Arrivera t'il a leur faire comprendre qu'il est de leur côté?


Gaspard grimace, à l'aide du canif Roméo Mildred vient de lui retirer la puce de localisation qu'on lui avait glissé dans l'oreille.
Le jeune homme ne comprend plus rien.
- Je vais te faire sortir...
- Pourquoi vous.. pourquoi faites vous ça? 
- Je fais ça pour ta mère qui me fait chanter, p'tit merdeux.

- Papa...?
Gaspard et Roméo se retournent. 
Eux qui pensaient ne pas avoir été suivis...
A l'entrée du balcon, se tient Mildred.
Pendant que les autres se battent, la Réunion de famille Finale peut elle aussi commencer.


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- Le combat final avec les scientifiques commencent.
- Gaspard se fait enlever par M.Mildred qui va tenter de le faire sortir d'ici, car la mère de Gaspard a fait chanter l'homme d'affaire en lui promettant que s'il elle ne retrouvait pas prochainement son fils elle lui bousillerait sa carrière.
- Les surnaturels continuent de se battre.. et tombe sur Léo et Ariette dans une salle de contrôle.
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#97
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Arya et les autres adolescents se sont avancés dans l'obscurité et ont parcouru des dizaines de mètres maladroitement en espérant naïvement trouver leur porte de sortie si facilement. Chacun se croit spécial, chacun croit pouvoir faire ce qu'il veut avec son don en si peu de temps. Un peu la sensation d'être soudainement invincible, d'être plus fort que tous, à en oublier que l'union est la force et que seul on avance beaucoup moins loin.

Au moment où la lumière s'allume, leurs cœurs loupent un battement. Ils peuvent observer des couloirs infinis, parsemés de pièces encastrées dans les murs. Les murs, épais, gris, bétonnés, donnent le sentiment d'être enfouis tout au centre de la Terre, à en couper la respiration, à se voir mourir enterrés en un claquement de doigt. Dans leurs yeux, la panique peut se lire aisément alors même que chacun essaie de garder la face, de se sentir maître de la situation. Mildred propose d'utiliser ses pouvoirs pour faire l'éclaireur sans pouvoir souffrir du moindre coût mais échoue. Gaspard promet de les protéger et d'apaiser leurs douleurs puis disparait. A ses côtés, Blanche fait exploser les murs, les gens, les lumières, tout. Dans des flashs lumineux, ils voient des corps volés. Des gens mourir. Amélia participe aussi à la guerre. Elle fournit des armes, stoïque, sans sembler réaliser pleinement la douleur de la réalité. Tous s'activent, tous semblent encore y croire.
Tous, sauf Arya.
La jeune femme, plantée au milieu de la scène, ne sert à rien. A moitié appuyée contre le mur, elle essaie de soulager sa jambe blessée tandis que les larmes coulent lentement sur son visage avant de s'échouer au sol sans bruit. Elle a mal au corps mais surtout mal au cœur. Tant de vies gâchées pour rien. Elle pense à se rendre, à arrêter le massacre. Imaginer des gens qu'elle a côtoyé disparaître à nouveau la terrorise. Elle voudrait tous les protéger mais ici, rien ne sert. Elle est submergée par le désespoir offert par son champ de vision mais aussi par tout ce qui transpire des murs. Tout ce qu'elle peut percevoir en effleurant chaque objet qui traîne lui donne des éclats vertigineux de doute, de peur, de détermination et de soumission. Qui peut être au cœur d'une telle organisation injuste et irrespectueuse niant tout bonnement le droit humain à un traitement décent et respectueux ?!

Les émotions passent et se mélangent dans sa tête jusqu'à un moment de suffocation si puissant que son cerveau débloque et bloque toute réaction censée, ne lui laissant qu'un goût amer de haine profonde sur la langue. A ce même moment, un énième mur tombe et laisse apparaître Ariette et un serveur en train de bidouiller des ordinateurs, un sourire satisfait plaqué sur les lèvres. Ce spectacle cristallise la rancœur et le dégoût d'Arya sur des humains. Elle se jette sur eux en hurlant. La lumière revenue éclairer les lieux quelques minutes auparavant capte majestueusement le moment. Le temps semble s'arrêter sur le plongé de la jeune fille qui atterrit maladroitement sur la scientifique. L'écrasant à moitié, lui tirant les cheveux et la griffant, la petite blonde se déchaîne quelques instants jusqu'à ce qu'un coup de poing bien placé la projette en arrière, lui coupant le souffle. C'est seulement à ce moment qu'elle réalise que le groupe s'est séparé. Seuls subsistent dans la pièce Blanche et les deux vilains. Les autres les ont lâchement abandonné. Ou du moins, c'est à cela qu'on pourrait penser en voyant les lieux désertés.

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Arya attend que les autres fassent tout le boulot pour elle, finit par sauter sur Ariette et se prend un gros coup de poing.
 
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#98
2 mois plus tard

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- Attention... ça va piquer dans 3.. 2...


Gaspard sert les dents. L'infirmière n'a évidemment pas prit la peine d'énumérer le 1 avant de piquer.
Un silence s'installe quelques secondes dans la petite salle blanche servant de laboratoire. 
Gaspard fixe le prospectus en face de lui qu'il connait désormais par cœur.
"Un avenir modifié". Dessus, un homme bien habillé déploie des ailes d'aigles. 
La tête de Gaspard commence légèrement à tourner. Il sent déjà les premiers effets secondaires le saisir… les nausées, le mal de tête… mais rien de bien méchant pour le moment.

- Mildred tu peux venir s'il te plais, demande doucement l'infirmière.

Mildred s'approche. Les deux surnaturels s'échangent par regard un "ça va aller" silencieux...
Le cœur de Gaspard s'accélère, appréhendant la suite.

- Quand tu le sens, Gaspard.

Le garçon prend une grande inspiration. 
Autant le faire le plus vite possible.
Fermant les yeux, Gaspard se concentre.
L'énergie arrive vite... il la connait très bien maintenant.
Il attend quelques secondes de la sentir bien présente.. puis rouvre les yeux brusquement pour les planter dans ceux de Mildred.

Rien.

Le temps s'arrête quelques instants... puis la tension de Gaspard se relâche. Un poids immense s'envolant de ses épaules.

- Oh mon dieu.. ça y est. CA Y EST!

L'infirmière ne peut s'empêcher de sourire. Mildred et Gaspard eux laissent plus visiblement exploser leur joie, se mettant à rire.
Le bêta bloquant a été trouvé !! Après toutes ses semaines de recherches !!! 
La joie de Gaspard se fait vite redescendre pas une grosse envie de vomir. Le jeune homme fonce gerber dans le lavabo.
L'infirmière se rapproche...

- Je ne veux pas te le cacher... ce bêta est très puissant... les effets seront encore plus forts que d'habitude... je pense notamment au moral mental... il risque de te ralentir le fonctionnement cérébral...

Gaspard n'écoute qu'à moitié.
Il ne pense qu'a une chose.
Allez annoncer la nouvelle.
Ce soir c'est grosse fête.

L'infirmière tient la porte à Mildred et Gaspard.
- Nous nous reverrons demain pour un check up. D'ici là je te conseil vraiment de te ménager...
- ahah
- Gaspard...

Gaspard part, doigt d'honneur bien levé.
La petite salle de labo se referme. Les jeunes hommes se retrouvent dans le grand jardin de la villa.
A l'intérieur... Capucine, Blanche, Léo et Amélia les attendent.
Cela va faire 2 mois qu'ils sont enfermés... 
Le tentative infructueuse d'évasion la premiere semaine n'avait fait que ramener Capucine et Léo dans leur merdier.
Ils n'avaient eu d'autres choix que de se laisser faire, se laisser étudier.
Mais la fin parait proche désormais.
Ce soir... Gaspard ne va pas se ménager. Ce soir, Gaspard va se bourrer la gueule avec les autres.
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#99
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Blanche ouvre les yeux et fixe le plafond. Le soleil se lève déjà à l'extérieur. Elle n'a presque rien dormi de la nuit. Ses insomnies se multiplient et se ressemblent, rejouant en boucle les souvenirs qui la hante depuis deux mois.
La blonde se tourne dans les draps pour venir caresser le doux visage d'Arya qui, elle, dort paisiblement.
Au contact de Blanche, la Surnaturelle se réveille et esquisse un sourire. Elle embrasse la paume de main de sa petite-amie.
- Bonjour, souffle Blanche d'une voix douce en venant déposer ses lèvres sur celles d'Arya, C'est l'heure de se réveiller, on doit se préparer pour aller à notre rendez-vous.
A l'instar de Gaspard et Mildred, Arya et Blanche se rendent à leurs visites médicales ensemble pour suivre une batterie de tests.
La petite blonde gémit en se blottissant contre le corps de sa copine, refusant de se lever. Blanche laisse s'échapper un rire inoffensif.
- Aller, debout !
Arya peste et plaque Blanche contre le matelas pour l'empêcher de se relever, elle vient enfouir sa tête dans le creux du cou de la jeune femme.
Blanche capitule. Elles resteront couchées cinq minutes de plus.
- Tu as pu dormir un peu ? s'inquiète Arya.
Ses doigts viennent parcourir délicatement le corps de Blanche qui fait non de la tête.
- Toujours les mêmes cauchemars quand je dors ... Alors, je ne dors pas ...
- On en parlera aux médecins pour qu'ils augmentent la dose de tes calmants.
Cela fait deux mois que Blanche est lourdement médicamentée.
Pour apaiser ses peurs, les scientifiques lui ont fournis une salve de pilules qu'elle doit avaler chaque matin et chaque soir.
Malheureusement pour Blanche, certains traumatismes ne peut pas être oubliés, aussi puissants les anti-dépresseurs et les somnifères sont-ils ...



ARIETTE
2 MOIS PLUS TÔT

Ariette plante ses ongles dans sa peau tandis que le latino tape frénétiquement sur le clavier pour pirater les caméras de surveillance et autres systèmes de sécurité du dôme.
Sans pouvoir l'avouer, la scientifique redoute ce qu'il se passera quand elle se rendra compte que Léo n'est pas aussi doué qu'il pense l'être et qu'il ne parviendra pas à craquer l'ensemble des connectiques informatiques.
La voix de son patron ne cesse de faire écho dans son crâne. Elle sait qu'elle joue sa dernière partie. Elle abat ses dernières cartes.
C'est uniquement lorsqu'un sourire victorieux se peint sur le visage du garçon qu'elle reprend espoir, elle pense pouvoir reprendre la main. Elle se surprend même à penser qu'elle va pouvoir s'imposer comme chef suprême de l'expérience, son patron ne sera bientôt que son sous-fifre. Puis le mur face à elle explose et la projette à l'autre bout de la pièce.
Son corps roule sur le sol et elle gémit de douleur, un bout de ferraille lui a empalé le bras.
Elle redresse la tête surprise, Léo a lui aussi été envoyé dans les cordes, puis elle découvre Blanche, les yeux brillants et vitreux, qui la fixe avec rage. Derrière elle, une Arya claudiquante rassemble ses forces pour tenir debout.
- Tu vas payer pour ce que tu as fait crache Blanche tandis qu'elle fait un pas vers la scientifique.
Ariette blêmit, incapable de riposter, et regarde la Surnaturelle approcher. La gamine semble incontrôlable.
Le corps d'Ariette se raidit, une force presque magnétique la force à se relever tandis que le sang dans ses veines s'arrête.
- Blanche, qu'est-ce que tu fais ... bégaye l'ex-numéro 1 du laboratoire, je t'en prie ... Arrête ...
La blonde ne répond pas et fait un pas en avant tout en relevant le bras. La scène est surréaliste.
A la manière d'un Jedi dans Star Wars, la main de Blanche semble contrôler le corps d'Ariette qui ne répond plus de rien. Les membres de la scientifique sont complètement tétanisés.
La scène vire au cauchemar lorsque les pieds de la brune décollent du sol. Son regard s'écarquille grand, ses yeux s'injectent de sang et de peur. Pour la première fois depuis longtemps, elle est terrifiée.
Derrière, Arya l'implore d'arrêter, elle fulmine qu'ils ne sont pas là pour commettre des crimes ... Mais plus rien ne semble pouvoir faire entendre raison à Blanche.
Un sourire presque mutin apparaît à la commissure de ses lèvres tandis qu'elle resserre le poings.
Ariette lâche un hurlement de souffrance. Elle supplie la blonde d'arrêter.
Rien n'y fait. Les yeux livides de Blanche témoignent de son manque d'humanité. C'est comme si elle ne se répondait plus à elle même. Comme si elle n'entendait plus rien.
Le poing de la blonde continue de se refermer. Ariette hurle désormais, de plus en plus fort, on voit les muscles de son cou se tendre et son corps tout entier semble comme compressé.
- Blanche arrête ! hurle Arya, ne pouvant supporter une seconde de plus les gémissements implorants de la scientifique.
L'instant d'après : c'est le silence.
Le poing de Blanche est complètement refermé sur lui même, ongles incrustés dans la paume des mains jusqu'à l'en faire saigner. Arya est médusée par la scène, une larme perle silencieusement sur sa joue.
Léo reste muet d'abord puis se met à hurler. Il crie à plein poumons appelant les secours.
Le bras de Blanche se relâche enfin, elle tombe à genoux et s'écroule face contre terre, inanimée.
Devant les trois enfants, des morceaux de sang et d'os ont incrusté chaque recoin de la pièce.
En fermant son poing, Blanche a fait exploser le corps d'Ariette.
 
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