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Sauvegarde des cartoon de Lak : ...


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[RP] Garden Party
#81
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https://www.youtube.com/watch?v=gCGNYJOrebA


   Elle posa le verre d'eau avant de refermer la vitre. Amélia la fixait droit dans les yeux, les bras croisés. Elle la scrutait, silencieusement, mais son visage n'affichait rien de bon. Son expression était à la fois vide et menaçant. Le sang des chiens qui avait éclaboussé sur sa tenue et sur une partie de son visage avait dû aider.
   Rien ne pouvait détourner son attention. Pas même les regards désespérés de Mildred qui cherchait à créer une connexion entre eux. Non. Ariette était bien plus importante sur le moment. C'était une petite pleurnicheuse, comme elle en voyait au lycée. Et elle ne les aimait pas les plaigneuses. Ces vermines elle n'avait pas confiance en elles. C'était celles qui parlaient le plus au final, qui voulait détrôner la Queen Amy de son royaume. Elles se montrent faibles mais elles ne le sont pas tant que ça. Et cette vieille impression, elle l'avait de nouveau aujourd'hui sur Ariette.

   La scène qui suivi la dégoûta du plus haut point. Gaspard s'était jeté sur la prisonnière comme pour la rassurer et partager sa douleur. Elle ne savait plus quoi penser de lui après les révélations de Patricia, mais à cet instant précis, elle avait perdu toute foi en lui. Mildred, n'en parlons pas. Elle lui en voulait. Blanche, cette gamine, rien n'avait changé, elle était méprisable. Arya, elle avait tué Patty. Elle ne l'avait pas vu mais son ex lui avait dit. Elle la haïssait. The Queen Bitch était de retour. Toute personne en qui elle aurait pu croire s'était volatilisée de son estime. Elle revivait sa propre histoire. Patty disparaissait et elle se coupait du reste du monde de cette ville miteuse. Maintenant qu'elle savait qu'elle était morte, et à cause de quelqu'un de la petite troupe, personne ne pouvait imaginer sa réaction. Elle-même ne le savait pas. Mais sa carapace s'était reformée. Mode Amy renfermée activé.

   Gaspard marmonna quelques mots qu'elle ne percevait pas, hypnotisée par ses pensées. Depuis le début de cette histoire, personne n'avait eu un moment de répit pour analyser ce qui s'était passé.
   Mildred et l'acteur aidèrent Ariette à aller à l'étage où elle avait laissé Blanche et Arya une ou deux heures plus tôt.

   Elle ne suivit pas les garçons. Amy était si fatiguée. Si fatiguée que toute la haine envers ses camarades qui pourrait surgir en elle ne s'exprimait pas dans son corps. Par contre, elle ressentait la haine de la morte de Patty. Il fallait qu'elle tourne la page, qu'elle s'exprime. Elle alla dans le jardin, et, toujours dans sa marche rapide, la rousse prit la première chose qui était à sa disposition, en l'occurrence le parasol du jardin qui se transforma très vite en batte de baseball.
   Et oui, contrairement à ce qu'on pouvait croire, la jeune fille avait pris connaissance de son pouvoir bien plus tôt que les autres. En d'autres termes, il y a deux ans, à la mort de Patty quand elle était complètement paniquée. Amy pouvait transformer toute matière en objet de son choix, en récupérant toutes les caractéristiques de ce dernier, en lui donnant le poids qu'elle souhaitait. Par exemple, vous pourriez voir une bouteille de shampoing se transformer en épée. Et bien que celle-ci soit en plastique vert avec une description de sa composition, elle peut être lourde, ou bien légère, mais surtout tranchante.
  Pour le coup, Amy avait fait en sorte que sa batte de baseball soit lourde. Il fallait qu'elle fasse mal. C'est en arrivant au niveau de la serre qu'elle fit tourner la batte de baseball dans sa main avant de la tenir à deux mains et commencer à exploser les vitres de la structure en hurlant de rage.




   

   Il fallait maintenant lui faire hommage. C'est ainsi que la jeune femme alla à la réserve de bûches que détenait les Winstons pour leur poêle. Elle était effectivement là puisque tout était à l'identique ici, jusqu'au moindre détail.


   Un lit de bois faisait maintenant place dans le jardin. Le corps de Patty, qui était dépourvu de draps, gisait au milieu, les mains sur son torse. Amélia avait coupé des roses rouges et blanches des rosiers du jardin pour les étaler sur le cadavre. Entre sa destruction de rage et sa préparation funèbre, la rouquine était incapable de dire combien de temps s'était écoulé. Mais beaucoup, cela était certain.

   Elle était à genoux sur le sol devant son installation, une bouteille d'allume-feu à côté d'elle, vidée sur le corps, et la boîte d'allumettes dans la main. Elle n'avait pas la foi de faire ce geste. Elle ne voulait pas la laisser partir en fin de compte. Mais rien ne la ramènerait.
   Dans son moment de faiblesse, une pensée la traversa. Celle que Gaspard voudrait sûrement être là vu qu'ils étaient très proches. Après, il n'avait rien fait pour elle depuis que le coup fatal avait été porté. Il ne s'en était pas préoccupé.

  Les larmes aux yeux d'Amélia menaçaient de couler. C'est ce qui arriva quand elle ferma ses yeux. Sa main droite qui tenait l'allumette tremblait, incapable de la faire craquer sur la boîte qu'elle tenait avec celle de gauche.
  C'est alors qu'elle sentit ces objets partir de ses mains, comme si quelqu'un les lui avait prit. Amy rouvrit les yeux. C'était Gaspard. Il prenait manifestement la relève. Il semblait aussi attristé.
  Il craqua l'allumette, hésita quelques instants, puis la jeta sur sa défunte cousine. La rousse se redressa, regardant le macabre spectacle. Elle attrapa la main de Gaspard, le faisant lâcher la boîte d'allumette, et elle la serra fort. Elle ne regarda pas la réaction du jeune homme qui devait sûrement être surpris. Et encore, il avait échappé à un câlin de désespoir. Mais à cet instant précis, elle avait besoin d'un soutien, et elle pensait que lui aussi. Ils traversaient tous deux une triste épreuve.

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Amy n'a pas confiance en Ariette, elle redevient froide, est en colère contre tout le monde en gros.
Elle ne suit pas les autres dans la salle de bain et on découvre son pouvoir quand elle va défoncer la serre.

("Et oui, contrairement à ce qu'on pouvait croire, la jeune fille avait pris connaissance de son pouvoir bien plus tôt que les autres. En d'autres termes, il y a deux ans, à la mort de Patty quand elle était complètement paniquée. Amy pouvait transformer toute matière en objet de son choix, en récupérant toutes les caractéristiques de ce dernier, en lui donnant le poids qu'elle souhaitait. Par exemple, vous pourriez voir une bouteille de shampoing se transformer en épée. Et bien que celle-ci soit en plastique vert avec une description de sa composition, elle peut être lourde, ou bien légère, mais surtout tranchante.)

A la fin elle prépare une incinération pour Patty et Gaspard la rejoint)
~ We are all mad here ~

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#82
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Arya acquiesce dans un sourire lorsque Blanche propose de se laver.
Les deux jeunes femmes se hissent jusque dans la cabine de douche. Blanche installe correctement la blessée pour s'assurer que sa position ne soit pas trop inconfortable, puis s'éclipse pour récupérer du linge propre dans une des chambres.
Lorsqu'elle retourne auprès de la blonde, les deux jeunes femmes se font face un instant, silencieuses.
Blanche hésite, puis décide de retirer sa robe. Elle dégrafe son col, puis laisse glisser la fermeture éclaire le long de son dos. Le tissus tombe à ses pieds. Elle retire ensuite son soutien gorge, puis sa culotte. Elle regarde Arya avec un léger sourire, plus timide que d'ordinaire.
- Je vais retirer tes vêtements aussi, maintenant. elle souffle, maternelle, avant de déboutonner le chemisier de son amie.
Le tas d'affaires sales posé à côté de la douche, Blanche fait couler l'eau lentement. Il faut un instant pour qu'elle tiédisse, elle laisse ensuite le liquide parcourir la main d'Arya. Elle lui demande si la température lui correspond, puis humidifie l'ensemble de son corps. Elle essaye de ne pas tremper la blessure, se concentrant sur les cheveux et le haut du corps de la jeune femme.
Se doucher nue à côté d'une autre personne lui fait peur. Blanche a toujours eu un rapport compliqué à son corps, elle l'a toujours considéré comme quelque chose de grotesque, presque hideux. Retirer l'intégralité de son armure, bien que simplement vestimentaire, lui donne l'impression d'être vulnérable. Elle fuit son amie du regard, trop peureuse pour prendre le risque d'y observer du dégoût ou de la moquerie.
Blanche récupère ensuite un peu de shampoing puis lave les longues mèches blondes d'Arya. Elle s'applique à être aussi douce que possible, prenant soin de caresser son corps plutôt que de le frotter vigoureusement.
Elle lui nettoie le visage, le cou, les épaules, descendant jusqu'à ses seins. Elle décide de ne pas trop s'attarder dessus, détournant le regard pour que ni Arya ni elle ne soit mal à l'aise. Ses mains glissent lentement sur sa chair.
Leur corps sont proches l'un de l'autre, la douche se fait en silence. L'aristocrate se surprend à découvrir les courbes de l'adolescente avec une fascination qui lui est étrangère, en profitant de cette parenthèse pour parcourir cette terre encore inconnue avec ses doigts curieux.
Blanche prend le temps de rincer l'adolescente avant de se savonner elle même.
La vapeur enveloppe la pièce d'un écrin tiède et rassurant. Une parenthèse dans leur épopée.
Une fois propres, les deux jeunes femmes se sèchent, puis se changent. Blanche enfile un pantalon noir taille haute qu'elle assortit d'un chemisier échancré blanc. Elle n'enfile pas de soutien gorge, estimant avoir était suffisamment engoncée dans sa robe ses dernières vingt-quatre heures.
Les jeunes filles ouvrent la fenêtre pour laisser disparaître la buée, seul témoin de leur rapprochement.
Elles restent ensuite dans la salle de bain, comme on le leur a plus ou moins donné l'ordre de le faire. Jusqu'à ce qu'elles soient interrompues par Gaspard, Mildred et Ariette.


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- Ne vous en faites pas. Ici personne ne mourra.
Gaspard se rue sur Ariette alors que les premières larmes perlent sur ses joues. La brune poursuit sa mise en scène, voulant s'assurer de convaincre chacun des adolescents afin de ne plus être en danger.
Elle sait que Mildred et Amélia sont les deux sujets les plus calculateurs, la faute sans doute à une enfance fade et dépourvue d'affection. Elle sait que, éblouis par leur propre inhumanité, ils ne font confiance à personne, encore moins à une inconnue comme elle. C'est pour cela que son numéro ne doit pas s'arrêter. Pas tant qu'elle est ici.
En entrant, elle ne pensait pas se mettre à pleurer, mais son persona de fille fragile doit se prolonger.
Elle a très bien entendu cette petite ordure de gamin lancer, perfide, que la serre ne ressemblait pas à un hôpital, il l'entend également siffler tel un serpent que Gaspard devrait faire plus attention avant de la libérer.
Ariette enveloppe le fils Marcus dans ses bras et vient blottir sa tête contre son cou. Elle réprime quelques sanglots en le remerciant pour sa gentillesse. Il l'aide à se relever et lui promets des soins à l'infirmerie. Elle esquisse un sourire maladroit, essuie les larmes sur ses joues, puis ils quittent la pièce.
- C'est bizarre non, que quelqu'un arrive pile au moment où les caméras ne tournent plus ? Quel intérêt de faire entrer un nouveau personnage dans la boucle si on ne peut pas suivre ses faits et gestes comme ça a été le cas pour nous ?
Ariette reste figée devant son manque de confiance, mimant la tristesse, préférant les laisser faire leur décision. Elle se contente de lancer un regard perdu à Gaspard, qu'elle considère comme le seul dans son camp à l'heure actuelle.
Il l'invite à se rincer le visage en même temps que Blanche coupe le garçon Gardner.
- La ferme, Mildred. elle peste visiblement agacée, On ne sait pas s'il n'y a plus de caméras. Aussi bien, on a tous un mouchard sur nous qui nous géolocalise à chaque instant. A cet instant, Ariette regrette de ne pas y avoir pensé elle même. Et puis, le premier étage semble sécurisé, mais on n'en est pas sûr. Tout le reste de la maison ne l'est pas encore. Laissons lui le bénéfice du doute, si ils voulaient nous tuer, ils l'auraient déjà fait. Je ne pense pas que ce soit une tueuse à gage.
Blanche vient s'approcher d'Ariette qui finit de se laver les joues et se relève. Les deux femmes remarquent alors Gaspard qui pointe un morceau de verre dans la direction de la scientifique. Elle sursaute.
- Arya. S'il te plait. Peux tu vérifier qu'elle soit définitivement de notre côté ? Elle dit avoir été à l'hôpital puis directement emmené ici.
Ariette le fixe avec des yeux ronds. Elle ne s'attendait pas à ce que lui, le fils Marcus qui avait tué sa dernière arme pour la rassurer, se retourne contre elle.
Arya, à qui Ariette n'avait encore prêté que peu d'attention, semble mal en point. Sa jambe est fichue.
- Ta jambe ... demande d'abord Ariette, avant d'être interrompue par la blonde qui ne semble pas lui prêter attention de suite.
- Excuse-moi, je ne me sens pas bien… On essaiera l’hypnose plus tard d’accord ? Et puis je t’ai déjà expliqué que cette technique de ma grand-mère ne fonctionne pas à tous les cas ! Mais promis, dès que j’ai récupéré un peu, j’essaie !
Les sens d'Ariette se mettent en éveil. De quoi sont-ils entrain de parler, tous les deux ? Elle cherche à connecter les points. De l'hypnose ? Peut-être ? Mais Gaspard est-il stupide au point de penser qu'Ariette pourrait se laisser hypnotiser ?
Quelque chose cloche, mais Ariette ne parvient pas à mettre son doigt dessus. Heureusement qu'Arya semble trop fatiguée pour opérer son tour de grigri.
Et alors qu'elle va pour regagner le salon, la voix de Mildred se fait plus tranchante dans l'air.
- On peut la ligoter en attendant que tu te sentes prête ?
En voyant la mine de la blonde et celle de Gaspard, Ariette sait qu'elle vient de perdre la bataille. Elle n'a pas les cartes en main pour lutter.
Seule Blanche semble s'opposer à ce cirque.
- La dernière fois qu'on a attaché quelqu'un, elle est morte. Vous voulez vraiment reprendre ce risque ?
Ariette la stoppe en déposant sa main sur son épaule.
- Ce n'est pas grave. elle souffle. Si c'est le seul moyen pour qu'ils me fassent confiance, je suis prête à être attachée jusqu'à ce que ... Hm, Arya, c'est ça ? elle demande en se tournant vers l'intéressée, Jusqu'à ce qu'Arya puisse m'hypnotiser.
Les cinq minutes qui suivent ne laissent plus de place à la chance pour la scientifique. Elle se retrouve ligotée à une chaise, au milieu du salon, alors que le sol et les murs sont imbibés de sang.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ? elle demande inquiète à Mildred.
Elle découvre le salon. Il ne reste rien de ce qu'elle a conçu avant l'arrivée des enfants. Les canapés sont renversés, le sol est tâché, fissuré, de l'hémoglobine a giclé jusqu'au plafond. Il ne reste presque rien en bon état.

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Une fois Ariette fermement attachée à sa chaise, Blanche retourne voir Gaspard et Arya, tous les deux isolés entrain de comploter.
- Je ne sais pas de quoi vous parlez, mais j'ai deux choses à dire. elle commence, sans prendre de pincettes.
Elle se tourne vers le salon, déposant son regard sur la scientifique et sur Mildred qui monte la garde prêt d'elle.
- Non, en fait, trois choses. elle se racle la gorge. Il va falloir qu'on nettoie tout le salon. Sinon, d'ici deux jours, le sol est recouvert de verres et l'odeur sera insoutenable. Ensuite, est-ce que vous lui faites confiance, à cette femme ? Et en dernier ...
Elle marque une seconde de battement, fixant le drap tâché de sang qui git sur le sol.
- Le corps de Patricia n'est plus là. Et ca fait presque une demie-heure que je n'ai pas vu Amélia.

LES ÉLÉMENTS CLÉS DU POST (SPOILERS)
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- Blanche et Arya partagent une douche l'une avec l'autre. Blanche savonne Arya. Elle se rend compte qu'elle est attirée par elle.
- Ariette est ligotée a une chaise et consent à y être attachée.
- Blanche est la seule a s'opposer au fait d'attacher Ariette.
- Blanche propose de nettoyer le salon et remarque que le corps de Patricia n'est plus sous le drap.
 
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#83
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- Dès qu'elle dort, j'essaie de voir si son corps me dit quelque chose.

Gaspard hoche la tête. Arya est maline. Le jeune homme s'est montré trop impatient à vouloir tester immédiatement Ariette. Il aurait du la laisser enfermée dans la verrière. Tant pis, ce qui est fait est fait. Avec l'esprit commençant à se brouiller par la fatigue, difficile de prendre les bonnes décisions...

- Au fait, tu penses que tu pourrais m'aider pour ça?

Gaspard regarde la blessure d'Arya. Elle ne s'est pas ratée cette idiote. 
Les yeux du garçon le piquent de fatigue tandis qu'il réfléchit au sort de l'assassin de sa cousine. 
Si les surnaturels ont ensemble décidé de se serrer les coudes durant cette série d'épreuve, Gaspard n'en oublie pas les faits. Une fois sortie, la justice reprendra ses droits. Et Arya reste pour le jeune homme, une stupide meurtrière... malgré les visions prémonitoires assez déstabilisante d'Arya et lui en train de se tenir le main ou rire comme des amis.
De toute façon cependant, les surnaturels ont besoin d'Arya pour sonder Ariette.
L'hésitation est donc rapidement levée. 
Gaspard s'agenouille pour arriver à la hauteur du bandage fait par Blanche. 
Posant sa main délicatement, le jeune homme envoie, pour la troisième fois sur Arya, une décharge de dopamine, anesthésiant pour un temps la blessure. 
Ne pas sentir la douleur ne l'efface en réalité pas vraiment. Arya doit en avoir conscience. 
Ce dont elle se doute certainement moins, et malheureusement Gaspard non plus, c'est la facette addictive de la dopamine. Et surtout de celle fournit par le jeune homme.
Dans quelques heures, sinon minutes. L'envie de se faire à nouveau "shooter" le cerveau par Gaspard reviendra. Qu'elle le veuille ou non.
Si Gaspard s'était posé quelques minutes pour réfléchir à la découverte de cette faculté. Il aurait pu relié les liens ensemble. Comprendre. Cela aurait expliqué pour lui par exemple le comportement étrange de son ex-petit copain, qui l'avait traité comme un moins que rien mais était resté avec lui pour abuser de ces talents psychiques. Son ex n'avait jamais été accro à Gaspard, mais à ses papillons.
Malheureusement, Gaspard n'a pas le temps de réfléchir aux conséquences de ses actes envers Arya, que Blanche apparaît. 

- ... Est-ce que vous lui faites confiance à cette femme? Et en dernier: Le corps de Patricia n'est plus là. Et ça fait presque une demi-heure que je n'ai pas vu Amélia.


Entendre le prénom de Patricia sortir de la bouche de Blanche écœure Gaspard. Comment ose t'elle garder cette  arrogante habitude. Mais le jeune homme a d'autres choses à penser. Effectivement Amélia et le corps de Pat ont disparus... la jeune femme à certainement voulu partir enterrer le corps dans le jardin... Si Gaspard veut faire ses adieux, c'est maintenant.

- Pour vous donner un ordre d'idée... j'ai autant confiance en elle qu'en vous. lance Gaspard, plus par dépit que par mépris. 

Juste avant de partir par les escalier, Gaspard ralentis... une idée avait germé dans sa tête quelques minutes plus tôt lorsqu'ils avaient établis leur plan..
Le jeune homme tourne la tête. 

- Oh et, Blanche... Je sais que t'en a rien à battre de c'que je dis. Mais moi et Arya avons réussis à "fusionner" nos dons j'sais pas trop comment expliquer ça. Mais du coup y'a quelque chose à creuser entre toi et Mildred, j'pense... 'fin voila. 

Gaspard-part.



Gaspard renvoi l'étreinte de sa main dans celle d'Amélia. La pression et le choc de l'évènement redescendent tout deux pour laisser place au deuil. Gaspard ne se retient absolument pas et pleure, pleure, pleure. Ses reniflements et spasmes comme unique bruits à la scène. 

- Je... aaaah (Gaspard réprime une salve de larmes)... désolé. Je suis désolé Amélia... 

Entre deux sanglots, Gaspard essaye de s'exprimer.

- J'aurais jamais du t'accuser de son départ... je m'étais sentis tellement trahis, perdu... je.. pardonne moi..

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#84
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Ils riaient tous les trois. Amy allongée sur le dos sur le lit, Patty assise à côté à faire des nattes dans ses cheveux, et lui était sur le ventre, les jambes pliés et qui se croisaient, le magasine du lycée en main.

- Maddison s'en prend plein la tête, dit-il.
- En même temps, c'est vraiment une potasse, enchérit Amélia
- Vous n'êtes pas sympa avec elle la pauvre, conclut Patricia entre deux ricanements

La rousse haussa les épaules, ça l'importait peu. Un silence s'installa entre le trio. Il était en train de chercher un autre ragot croustillant à raconter aux filles.

- Je comprend pas pourquoi vous perdez votre temps avec ce torchon,reprit la brune. C'est vraiment juste un...
- J'ai trouvé quelque chose sur toi Amy!
S'exclama l'adolescent.

L'intéressée tourna la tête vers son lecteur qui s'était redressé d'un coup pour s'installer en tailleur.

- "Amy la Queen" commença-t-il à lire
- J'aime bien le titre déjà, commenta la rousse avec le sourire qu'il lui rendit, excité par avance de lire la suite.
- "Vous connaissez tous Amélia Clausberg. Cette jolie rousse sexy (Amy fit un petit geste de la tête, fière) , blindée aux as qui traverse les couloirs du lycée suivit de ses serviteurs et de son fidel chien Patricia."
- Pardon?!
Amélia se redressa d'un coup et lui arracha le journal des mains de son ami.
- Amy, on s'en fout, c'est vraiment de la merde ce journal, soupira Patty.
- "Oh oui vous la connaissez la gentille petit Patty surprotégée par Amélia Clausberg. Deux petits anges celles-la non? Patricia, je vais aujourd'hui l'épargner. Elle adorable, c'est vrai, mais pas irréprochable. Non, aujourd'hui, mon article est destiné à Amy, La Queen du lycée. Ou devrais-je dire, la "Queen Bitch"."
- Amélia... Calme toi...
Patty voulu poser sa main sur l'épaule de sa meilleure amie mais cette dernière la dégagea avant de reprendre sa lecture.
- Ceux qui la connaisse vraiment savent de quoi je parle et je suis sûre qu'ils trouveront ce surnom approprié. Elle nous piétine, nous agresse, nous vole, nous insulte. Ma place dans cet article est trop limité pour tout vous expliquer, mais venez manifester avec moi devant le bureau du proviseur le 17 octobre à 14h pour mettre fin au règne de la Queen Bitch."

. . .

- Amy? Commença à prononcer le jeune garçon.

Les yeux de celle-ci parcourait la page de haut en bas. On aurait dit un chien qui cherchait un os. La brune et son ami se regardèrent, inquiets de la réaction de leur amie.

- J'ai trouvé.
- Quoi?
demanda-t-il.
- Sandra Helton... Tu viens de signer ton arrêt de mort.
- Amy, tu t'en fous nan?
Soupira Patricia. Laisse cette garce écrire cette merde.
- Patty, je suis d'habitude assez d'accord avec toi, sauf qu'Amy a une réputation à défendre là.


La rousse souriait à pleines dents à son ami qui avait tout compris.

- Perso, je trouve que "Queen Bitch" ça te va bien. Analysa le jeune brun en prenant un chewing-gum dans une boîte qui était posé sur la table de chevet. Tu vois, ça claque, t'as la classe, t'en impose. Je trouve qu'elle t'as plutôt rendu service en t'appelant comme cela. Tout le monde lit ce truc mais personne ne se mettra contre toi sauf peut-être deux ou trois bécasses. Toutefois, tu vas garder un titre dont ton règne se souviendra, Majesté. Il avait terminé sa phrase en moulinant du poignet et en baissant légèrement la tête, signe qu'il faisait une révérence exagérée.

Les filles riaient et il les rejoigna dans leur élan.

- Je suis d'accord avec lui, ça te va bien.

Amélia sourit. C'est vrai qu'il n'était pas si mal ce surnom. Elle l'aimait bien.

- J'avoue. Avoua-t-elle. Par contre, je refuse qu'on manque de respect à la meilleure de mes amies. Je vais lui faire payer ça et la faire redescendre sur terre.

Patricia leva les yeux au ciel, signe que ce n'était pas grave, mais elle souriait toujours, signe que la rousse l'amusait et qu'elle trouvait ce geste touchant.
La Queen Bitch tourna ensuite la tête vers le dernier élément du trio inséparable.

- Et toi Gaspard? Tu me suis ?

Gaspard s'approcha du visage d'Amy, grand sourire, leurs yeux rieurs se fixant, montrant ainsi leur complicité.

- Je serai toujours là pour défendre une cousine en détresse.
- Hé! Je ne suis pas en détresse!
s'exclama Patricia en poussant l'épaule de son cousin.

Un fou rire éclata entre eux. Ils auraient voulu que cela dure toujours.









Les flammes caressaient le corps de Patricia. Un ange disparaissait, définitivement. Amélia pleurait en silence. Les larmes coulaient sur ses joues, sans un bruit, ses yeux fixant le spectacle.
Gaspard aussi laissait s'exprimer sa tristesse. Plus bruyamment. Cela faisait trop longtemps qu'il se retenait, qu'il jouait les chefs. Mais les chefs ont tous leurs moments de faiblesse. Cela reste des êtres humains.
Le jeune homme avait resserré ses doigts sur la main d'Amy, aussi fort qu'il ressentait sa douleur semblerait-il, même si la jeune femme se doutait qu'elle était bien plus forte. Sans doute aussi forte que la sienne.

- Je... aaaah ... désolé. Je suis désolé Amélia... râla Gaspard.

La rouquine ne disait rien, regardant toujours droit devant elle.

- J'aurais jamais du t'accuser de son départ... je m'étais sentis tellement trahis, perdu... je.. pardonne moi..
continua-t-il

C'est bon, elle avait craqué. Ces paroles la fit pleurer davantage. Ses yeux se fermèrent, sa bouche grimaça, et mis main libre sur son front.
Tant de temps sans sa Patty, tant de temps à être soupçonnée du pire, d'être insultée... Tant de temps où Gaspard l'avait tué de l’intérieur à chacun de ses posts. Le dernier n'était pas plus tard qu'au début de la soirée. Pourtant, ils étaient amis avant. Les meilleurs tous les trois. Toujours à faire les 400 coups.
Mais cette nuit-là, elle avait perdu deux êtres chers.

La rousse tourna la tête vers le jeune homme en ouvrant ses yeux humides. Il l'avait trahi et en même temps été le meilleur des amis pour Patty. Il lui avait fait tant de mal. Pourtant aujourd'hui elle le comprenait. Malgré toute la douleur qu'elle avait pu ressentir.

Certes elle le comprenait, mais rien ne voulait dire que cela redeviendrait comme avant. Peut-être qu'elle ressentirait un blocage vis-à-vis de lui, ou peut-être que c'est lui qui le ressentira. Toutefois, ils étaient dans le même deuil, mais surtout dans la même galère. Il fallait s'entraider. Mais allaient-ils pouvoir se faire assez confiance?
Brusquement, elle prit son vieil ami dans ses bras.

- Je te pardonne, murmura-t-elle

Spoiler! Afficher/Cacher
On découvre que Patty, Amy et Gaspard étaient auparavant un trio inséparable.
Queen Bitch est un surnom qu'elle avait reçu par le biais d'un article du journal du Lycée qu'elle a gardé.
Amy pardonne Gaspard sans savoir s'ils pourront se faire réellement confiance par la suite.
~ We are all mad here ~

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En demandant de l’aide à Gaspard, Arya avait naïvement oublié leurs ressentiments. Aussi, lorsque celui-ci lui renvoya un regard presque dégoûté, elle se sentit touchée en plein cœur. C’était lui qui était venu la chercher pour s’occuper d’Ariette après tout, alors pourquoi derrière se montrer si désagréable ? Après tout, ils avaient tous leur part de responsabilité dans les évènements des dernières 24h ; et lui-même n’était pas blanc comme neige. Néanmoins, il consentit à alléger ses peines, ce à quoi son cœur répondit avec un palpitement d’excitation, loupant presque un battement. Ce léger retard aurait d’ailleurs pu l’alerter plus que ça, si Blanche n’avait pas débarqué dans la pièce à ce moment-là pour papillonner de droite à gauche, volubile.
- Il va falloir qu'on nettoie tout le salon. Sinon, d'ici deux jours, le sol est recouvert de verres et l'odeur sera insoutenable. Ensuite, est-ce que vous lui faites confiance, à cette femme ? Et en dernier... Le corps de Patricia n'est plus là. Et ça fait presque une demi-heure que je n'ai pas vu Amélia.
A cette déclaration, Gaspard ne trouva rien d’autre à dire qu’un dédaigneux :
- J’ai autant confiance en elle qu'en vous, avant de s’éloigner et de lancer par-dessus son épaule : « Oh et, Blanche... Je sais que t'en a rien à battre de c'que je dis. Mais moi et Arya avons réussis à "fusionner" nos dons j'sais pas trop comment expliquer ça. Mais du coup y'a quelque chose à creuser entre toi et Mildred, j'pense... 'fin voilà. ».
Eberluée, Arya manqua de le reprendre sur son attitude, avant de refermer la bouche dans un claquement sec. Pour qui se prenait-elle ? Une donneuse de leçon ? Ce rôle lui allait bien quand elle était encore un enfant de cœur, mais maintenant ? Elle savait qu’elle était la pire de la bande, elle n’avait rien à dire. Alors, elle le laissa s’éloigner sans rien dire, immobilisée par ses remords. Puis, elle se tourna pour regarder Blanche, sans réussir à croiser son regard. En la dévisageant, si droite dans ses bottes, elle se demandait comment son destin avait pu basculer ainsi. Soupirant, elle s’éloigna la tête basse et descendit les escaliers, les pas lourds. De là, elle jaugea quelques instants Ariette du regard, avant de prendre le taureau par les cornes.
- Je ne sais pas qui tu es, mais tu n’es pas bien tombée ici. C’est une maison de fou, tu n’en sortiras pas intacte.
Agenouillée devant la scientifique, elle ne laissait rien transparaître de sa précédente vision et profitait en réalité d’avoir une oreille attentive pour déverser sa verve. Sur ses paroles défaitistes, elle s’éloigna chercher serpillière, balaie et produits ménagers et s’entêta à tout nettoyer. Frottant, frottant et frottant encore, à s’en écorcher les mains, elle tentait de laver des péchés qui ne s’effaceraient jamais. Quand cette tâche fut finie et que la fée du logis n’eut plus rien à nettoyer, elle s’éloigna de la pièce principale pour se placer devant la fenêtre observer le jardin. De là, elle pouvait voir Amélia et Gaspard main dans la main devant le blanc linceul dévoré par les flammes ; mais surtout, elle pouvait entrevoir l’horizon. Elle mourrait d’envie de s’étaler dans l’herbe pour regarder les nuages et leur inventer des formes extraordinaires mais elle ne pouvait pas sortir par là. Elle ne pouvait pas leur faire cet affront. Alors, elle s’éloigna discrètement vers l’autre côté de la bâtisse, jusqu’à trouver ce coin de verdure qui lui tenait à cœur. Là, allongée de tout son long, les brins d’herbes glissés entre les doigts, elle laissa toutes les larmes coulées jusqu’à avoir les yeux bouffis et rougis et la respiration hachée par un sifflement de panique.
- Je suis désolée… Je suis tellement désolée…
Maintenant redressée, elle se mordait les poings, complètement aveuglée, essayant d’attraper son chagrin et de le cracher au monde, loin d’elle. Cette solitude qui lui pesait depuis déjà des années semblait s’écraser sur ses côtes pour l’étouffer et l’éloigner de la réalité des autres. Alors, cette fois, à la place de lutter, elle se laissa envahir par ses émotions et, pour la première fois depuis des années, hurla à la mort sa haine de ce monde si incompréhensif qui écrasait ses sentiments à chaque fois qu’elle était trop. Trop intelligente, trop hautaine, trop expressive, trop heureuse, trop triste, trop colérique… Trop tout.
- J’aurais voulu ne jamais rien ressentir.
De fatigue, elle s’écroula au sol et s’enroula sur elle-même, bercée par ses sanglots.

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Arya nettoie toute la pièce du bas de la maison avant d'aller pleurer du côté du jardin où Amélia et Gaspard ne sont pas.
 
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#86
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- Pour vous donner un ordre d'idée... j'ai autant confiance en elle qu'en vous.
La réponse de Gaspard se veut sans détour. Blanche fronce les sourcils et le fixe un instant sans trop comprendre sa réaction. Elle a naïvement cru que les récents événements avaient soudé les cinq adolescents, voilà que la réalité lui revient en pleine face. Gaspard ne lui fait toujours pas confiance et il ne le fera certainement jamais.
La blonde tourne alors son regard vers Arya, sur qui elle place plus d'espoirs dans la cohésion de groupe. La jeune bourgeoise s'apprête à répondre mais voilà que le garçon l'interrompt pour lancer un nouveau pic à l'égard de Blanche.
- Oh et, Blanche... Je sais que t'en a rien à battre de c'que je dis. Mais moi et Arya avons réussi à "fusionner" nos dons j'sais pas trop comment expliquer ça. Mais du coup y'a quelque chose à creuser entre toi et Mildred, j'pense... 'fin voila.
Surprise, Blanche entrouvre la bouche pour rétorquer, mais rien ne lui vient. Gaspard disparaît, laissant les deux jeunes femmes seules. Arya s'éloigne à son tour sans dire mot, Blanche la regarde disparaître les yeux pleins de questions.
Arya et Gaspard auraient fusionné leurs pouvoirs ? Ils auraient donc trouvé un moyen de les contrôler, mieux encore, de les additionner les uns aux autres ? Et si cela est possible, cela veut-il dire qu'ils sont tous capables de faire de même ? Ou est-ce une combinaison bienheureuse que Blanche ne parviendra pas à reproduire avec les autres ?
Elle regarde son amie disparaître et remarque alors que Mildred et Ariette sont les derniers survivants présents dans le salon. Sans demander son reste, Blanche tourne les talons à son tour et se hisse jusqu'au premier étage.
Ses muscles sont encore raides et son coeur continue de se serrer dans sa poitrine.
Vous ne devriez pas vous séparer comme ça, elle pense pour elle même, l'un de vous va mourir ...
Blanche s'approche d'une fenêtre en même temps qu'elle rentre dans une chambre. Face à elle, le corps de Patricia s'enflamme. Elle remarque Gaspard et Amélia entrain de pleurer. Elle fixe la scène un instant, comme fascinée à l'idée de voir un cadavre se consumer devant elle, puis elle détourne son attention du brasier pour mieux se concentrer sur la pièce.
Le mobilier se veut à mi-chemin entre la modernité et l'antique. Un lit sculpté dans une grosse structure en bois trône fièrement sur le parquet ciré. Deux larges miroirs bercent la pièce et lui donne l'illusion d'être bien plus grande qu'elle ne l'est réellement. D'épais rideaux en lin blanc s'adossent aux fenêtres, tandis qu'un placard mural couvre tout un pan de mur.
En le faisant coulisser, Blanche réalise qu'il s'agit en réalité d'un large dressing, et elle s'y perd à l'intérieur un instant. Ses doigts parcourent chacune des étoffes présente, elle admire la garde robe qui semble avoir été choisie pour elle.
Comme une enfant l'aurait fait, elle se saisit de certaines pièces qui retiennent son attention.
Deux robes unies, quelques hauts rayés, des combinaisons colorées ... La sélection faite sur le volet se retrouve bientôt étalée sur le grand lit.
Blanche retire son chemisier blanc, déboutonne son pantalon noir taille haute, et vient s'amuser à essayer chacune des nouvelles tenues.
La jolie blonde se surprend à sourire. Ses fossettes disparaissent soudainement lorsqu'elle remarque son propre reflet, puis elles ne tardent pas à réapparaître lorsqu'elle enfile un autre accessoire.
Son dévolu se jette sur une combinaison échancrée aux reflets dorés. L'aristocrate se regarde un instant, pouponne ses cheveux pour y donner plus de volume, puis décide de se maquiller pour terminer sa tenue.
Elle quitte la chambre en prenant soin de ranger chacun de ses essayages avant de se rendre dans la salle de bain.
La pièce est toujours jonchée de médicaments et de morceaux de verres. Si le salon a été totalement nettoyé par Arya, ce n'est pas le cas de la salle d'eau. Blanche grimace légèrement, puis ramasse la plupart des boites.
Elle retire ensuite chacun des morceaux de verres à l'aide d'un balais, puis lorsqu'elle estime que la pièce est suffisamment propre, elle commence à se faire belle.
Elle corrige son teint d'abord, puis applique de l'anti-cernes sous ses yeux tirés et fatigués. En faisant plus attention à ses traits, elle remarque que les dernières vingt-quatre heures ont laissé des dégâts considérables sur son doux visage.
Elle creuse légèrement ses joues à l'aide d'un fond de teint matifié puis éclaircit ses pommettes avec un peu de blush. Elle prend soin d'estomper au maximum la balafre que lui a infligé Gaspard un peu plus tôt. Elle ne parvient pas à la dissimuler complètement, mais elle sait qu'elle va devoir apprendre à vivre avec.
Elle fait légèrement onduler ses cheveux à l'aide d'un fer à friser, puis elle quitte la pièce pour rejoindre le rez-de-chaussée.
Sa parenthèse dorée s'est faite en même temps qu'Arya avait nettoyé l'intégralité du salon.
Elle cherche d'ailleurs à trouver cette dernière. Elle a l'impression qu'elle doit être avec elle. Elle ne se sent pas complètement rassurée seul, encore moins lorsque le calme se rallonge comme il le fait. Ils n'ont pas été habitués au silence depuis leur arrivée ici.
Blanche a d'abord cru rejoindre Arya proche du crématorium improvisé par Petit Chef et Comedy Queen, mais elle s'est vite rendue compte que, tout comme elle, la vision de ses deux spécimens était insupportable à la bourgeoise. C'est donc de l'autre côté de la demeure que Blanche découvre la petite blonde, recroquevillée sur elle même.
Blanche la regarde en gardant ses distances. Elle allume une cigarette qu'elle a récupéré sur le comptoir de la cuisine.
- Arya ...? elle souffle alors, avant de répéter plus fort le prénom de la bourgeoise comme pour la sortir de ses rêves, et d'ajouter : Tu dors ?
Lorsque son amie réagit enfin, Blanche fait un pas dans sa direction, puis vient s'asseoir proche d'elle.
Elle ne relève pas les larmes qui ont coulé sur le visage de sa copine. Elle sait qu'ils vivent tous des moments difficiles, et elle sait qu'ils craquent chacun leur tour, par intermittence.
- J'ai trouvé un super dressing, elle lâche pour engager la conversation, sans trop savoir quoi dire pour ne pas paraître superficiel, Je ne sais pas combien de temps on va rester ici, mais on pourrait peut-être dire que c'est notre chambre, si ça te va ?
En tirant sur sa cigarette, Blanche perd son regard dans le lointain du ciel. Les nuages tiédissent en même temps que le soleil commence à baisser. Très bientôt il fera nuit, et très vite les enfants auront besoin de se coucher. Elle ne se sent pas prête à dormir seule, et elle espère qu'Arya comprendra que cette invitation est en fait bien plus profonde qu'une simple soirée pyjama.
Dans le doute, elle ajoute, pleine de vulnérabilité et la voix qui s'éteint comme si elle passait aux aveux :
- Je crois que je serais plus rassurée, si tu étais avec moi ...

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Toujours ligotée à sa chaise, Ariette est silencieuse.
Sa discussion avec Mildred ne lui a rien apporté. Et alors qu'elle pensait baisser les bras pour la journée, Gaspard lui a servi tout ce qu'elle cherchait sur un plateau d'argent.
- Moi et Arya avons réussi à "fusionner" nos dons j'sais pas trop comment expliquer ça. Mais du coup y'a quelque chose à creuser entre toi et Mildred.
En quelques mots et sans faire attention, le fils Marcus venait de lui confirmer trois choses essentiels : les cinq enfants étaient réussis, ils avaient des capacités bien plus importantes qu'espéré et ils commençaient tous à apprivoiser leurs pouvoirs.
Malgré elle, un sourire satisfait se peint sur ses lèvres. Il s'efface aussitôt qu'elle remarque qu'Arya vient dans sa direction.
- Je ne sais pas qui tu es, mais tu n’es pas bien tombée ici. C’est une maison de fou, tu n’en sortiras pas intacte.
Ariette n'a pas le temps de répondre que la blonde tourne les talons. La scientifique le sait, ses chances de sortir vivante de la demeure diminue chaque minute. Mais elle prend le risque de rester pour pouvoir en apprendre plus sur les enfants.
Pour l'heure, elle est toujours ligotée au dossier de sa chaise.

LES ÉLÉMENTS CLÉS DU POST (SPOILERS)
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- Blanche se change, se maquille et s'approprie une chambre.
- Blanche rejoint Arya à l'extérieur et lui propose de dormir dans le même lit pour les nuits à venir.
- Ariette apprend que les enfants ont des pouvoirs et qu'ils sont capables de les fusionner entre eux.
 
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