17-08-2020, 21:45
(Modification du message : 17-08-2020, 21:46 par Petitchocolat.)

Arya avait froid. Arya se sentait seule. Frissonnant sur le toit, alors que Blanche intégrait difficilement les explications de Gaspard, elle réfléchissait. Elle se demandait ce qui avait pu l'emmener là, à partir d'une soirée à laquelle elle ne voulait même pas réellement allée mais pour laquelle elle se devait d'être présente. Peut-être que des gens croyaient que l'argent et la célébrité réglaient tous les problèmes, mais la vérité était qu'elle se sentait tout aussi prisonnière de son quotidien que lorsqu'elle était encore insignifiante aux yeux de tous.
Les yeux dans le vide, elle se demandait si ses camarades d'infortune pensait la même chose, si leur apparente confiance en eux n'était que factice, ou bien s'il avait réellement réussi à s'aimer, eux. A être fiers de ce qu'ils faisaient. Contents d'eux-mêmes. La voix de Blanche la sortit de ses pensées.
- Tu étais là quand c'est arrivée, Arya ? C'est vrai, tout ça ?
Mais Arya n'avait rien écouté, concentrée toute entière sur ces questions qui lui paraissaient existentielles, absorbée par sa propre expérience de cette soirée catastrophe. Alors, elle se contenta d'acquiescer silencieusement, sachant que cela suffirait très certainement à la perfide, hautaine, Blanche, déjà surprise que celle-ci lui ai adressé la parole pour autre chose que pour l'insulter. De même, elle ne répondit pas à Gaspard quand il leur demanda si tout était bon, et resta silencieuse quand ils descendirent et s'en allèrent explorer la maison à nouveau, espérant trouver les autres. Elle avait l'impression que ses lèvres avaient gelées, qu'elle ne pourrait plus jamais parler, et avait tellement froid qu'elle se demandait si son cœur pouvait se briser en mille morceaux, givré. Son cerveau tournait au ralenti.
C'est plus tard qu'Arya trouva le courage de se déplier, les lèvres bleuies, le nez rougi, à force d'être restée si longtemps exposée aux intempéries. Descendant douloureusement l'échelle qui l'avait conduit jusqu'en haut, elle se demanda encore quel privilège les avait conduit à expérimenter ces faits étranges. Leur célébrité ? Leur argent ? Ou bien leurs mensonges ? Leurs secrets ? Leur fausseté ? Dehors, un brouillard épais donnait à la scène un caractère apocalyptique. A l'intérieur, il faisait chaud. Mais dans son cœur, elle se sentait seule et triste comme la pierre.
Une larme coulait le long de sa joue lorsqu'elle s'entendit demander :
- Je peux me joindre à toi ?
Elle aurait juste voulu pouvoir manger un peu de brioche au nutella elle aussi, avant que les murs recommencent à exploser, que sa tête recommence à sonner et que ses compagnons de route disparaissent à leur tour.
Les yeux dans le vide, elle se demandait si ses camarades d'infortune pensait la même chose, si leur apparente confiance en eux n'était que factice, ou bien s'il avait réellement réussi à s'aimer, eux. A être fiers de ce qu'ils faisaient. Contents d'eux-mêmes. La voix de Blanche la sortit de ses pensées.
- Tu étais là quand c'est arrivée, Arya ? C'est vrai, tout ça ?
Mais Arya n'avait rien écouté, concentrée toute entière sur ces questions qui lui paraissaient existentielles, absorbée par sa propre expérience de cette soirée catastrophe. Alors, elle se contenta d'acquiescer silencieusement, sachant que cela suffirait très certainement à la perfide, hautaine, Blanche, déjà surprise que celle-ci lui ai adressé la parole pour autre chose que pour l'insulter. De même, elle ne répondit pas à Gaspard quand il leur demanda si tout était bon, et resta silencieuse quand ils descendirent et s'en allèrent explorer la maison à nouveau, espérant trouver les autres. Elle avait l'impression que ses lèvres avaient gelées, qu'elle ne pourrait plus jamais parler, et avait tellement froid qu'elle se demandait si son cœur pouvait se briser en mille morceaux, givré. Son cerveau tournait au ralenti.
C'est plus tard qu'Arya trouva le courage de se déplier, les lèvres bleuies, le nez rougi, à force d'être restée si longtemps exposée aux intempéries. Descendant douloureusement l'échelle qui l'avait conduit jusqu'en haut, elle se demanda encore quel privilège les avait conduit à expérimenter ces faits étranges. Leur célébrité ? Leur argent ? Ou bien leurs mensonges ? Leurs secrets ? Leur fausseté ? Dehors, un brouillard épais donnait à la scène un caractère apocalyptique. A l'intérieur, il faisait chaud. Mais dans son cœur, elle se sentait seule et triste comme la pierre.
Une larme coulait le long de sa joue lorsqu'elle s'entendit demander :
- Je peux me joindre à toi ?
Elle aurait juste voulu pouvoir manger un peu de brioche au nutella elle aussi, avant que les murs recommencent à exploser, que sa tête recommence à sonner et que ses compagnons de route disparaissent à leur tour.







