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Sauvegarde des cartoon de Lak : ...


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[RP] Garden Party
#31
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Arya scrute le visage de Mildred, d’Amélia et de Blanche, attendant vainement qu’ils réagissent. Alors même qu’elle a le sentiment que ses méninges n’ont jamais aussi bien fonctionnées, elle a l’impression que leur cerveau à eux a grillé en même temps que les autres disparaissaient. Aussi, ça ne l’étonne guère lorsque la première réponse qu’elle obtient face à son récapitulatif de la situation est :
- Tu veux parler de l'entrée que prenait ta mère quand elle travaillait ici comme bonne à tout faire ? Mais je ne me souviens plus très bien... c'était avant ou après que ton père ait été jugé ?
Haussant les épaules avec dédain, la jeune femme réplique sèchement :
- Je ne vois pas en quoi ta déclaration va nous aider à sortir d’ici. Peut-être que tu es bien heureux que tout le monde ait disparu et qu’aucun tabloïd ne puisse donc étaler ta relation hypocrite avec une femme que tu as engrossée sans aimer mais cette situation ne concerne que toi et tu es le seul à mériter de crever en enfer.
A aucun moment la blondinette n’a décidé de mâcher ses mots. Jouer avec les sentiments amoureux des gens est réellement une des choses qu’elle exècre le plus sur cette planète, d’autant plus que cette situation fait remonter des éléments douloureux de sa propre histoire. Replongée une année en arrière, Arya revisualise le sourire narquois de son premier amour lui annonçant d’un air triomphant avoir gagné son pari. « Quel pari ? », « Celui de t’avoir dépucelé ahah ! Il m’aura fallu du temps putain, c’est sûr que tu m’as pas facilité la tâche ! Mais 2000 euros à la clé, ça vaut bien quelques mois d’efforts ahah ! Roh allez, fais pas cette tête, de toute manière tu n’aimes personne ! ». Un sourire amer se dessine sur ses lèvres. Elle avait perdu deux ans de sa vie à tomber éperdument amoureuse d’un homme qui jouait avec elle sans n’y avoir rien vu. A chaque fois qu’elle y resongeait, elle ressentait à nouveau le coup de couteau dans sa poitrine, elle revoyait son corps se plier comme après un gros coup de poing asséné dans le ventre. Elle visualisait les larmes dévaler ses joues tandis qu’elle le voyait partir sans se retourner, goguenard. Et elle restait là, immobile sur le trottoir, suffocant. Mais cela, personne ne le savait hormis Léo, qui l’avait aidé à traverser des moments très difficiles de sa vie et acceptait avec bonté de l’accueillir tous les weekends, dans des moments bénis où ils refaisaient le monde à deux. Tout le monde les pensait ensemble, mais personne ne savait réellement qui était Arya et ce qu’elle ressentait. Que des imbéciles. 
- Gaspard !
Le cri de Blanche, qui vient percer le silence environnant, lui fait reprendre pied. Ce n’est pas le moment de se laisser aller à ses pensées. De toute manière, si tout le monde a disparu, lui aussi doit avoir quitté ce monde. Mais bizarrement, cette idée ne la réconforte pas, bien au contraire. A croire que cette relation l’a marqué au fer rouge, et que rien n’y fera jamais.
- Je suis sûre de l’avoir vu… Je sais qu’il a bougé. Mais il ne peut pas être loin.

C’est réconfortant de voir quelqu’un d’autre réfléchir ici. Néanmoins, l’évanouissement de Gaspard dans la nature vient réveiller des angoisses profondes dans le cœur d’Arya. Et s’il a disparu lui aussi, avec juste un peu de retard ? Et s’il ne leur restait que quelques minutes avant de disparaître à leur tour ? Ses pensées lui font faux bond, elle n’arrive pas à rester concentrée sur ce qui se passe autour d’elle et leurs paroles lui semblent vides de sens. La jeune femme a un peu l’impression de se trouver en dehors de son propre corps, à regarder la scène comme une spectatrice. C’est certainement pour cela que lorsque Mildred les enjoint à le suivre, elle suit mollement le mouvement, quelques pas en arrière, trainant des pieds, sans voir que Blanche est déjà partie dans l’autre sens. Ils traversent la demeure en silence, aucun son ou presque ne vient briser la sacralité du moment. On a presque l’impression que leur respiration est coupée, alors qu’Amélia marche sur la pointe des pieds derrière Mildred, Arya toujours en retrait, pliée en deux, priant pour être moins visible. Ils s’arrêtent dans une chambre, permettant à l’aristocrate de fouiller dans les armoires en quête de vêtements propres. Arya en profite pour siffler entre ses dents :
- En plus d’être con t’es un voleur, j’y crois pas. Prenant Amélia à partie, elle ajoute, Et cet animal est censé constituer le gratin de la haute société ?! Mais c’est pas possible, quel merdier.
La jeune femme commence alors à tourner comme un lion dans le couloir d’à côté. Ils n’ont pas que ça à faire d’attendre que Monsieur l’Imbécile se change. Pourquoi le sort avait-il décidé de lui coller des crétins pareils dans les pattes ? En plus, il fallait qu’elle tombe sur deux qui avaient couché ensemble. S’ils pensaient être discrets avec leurs œillades amoureuses, c’était raté. De toute manière, ça ne l’étonnait guère vu la réputation de Mildred, qui semblait avoir eu des relations avec la moitié de la planète.
- Il fallait que je me change, je suis trempé.
Roulant les yeux au ciel face à cette excuse toute trouvée, il n’en aurait pas fallu moins à Arya pour répliquer méchamment, si alors des bouffées de chaleur n’avaient pas commencé à arriver, suivies par des sueurs froides. Une seconde, deux secondes, trois secondes, le temps semble s’étendre et s’allonger, difforme. Comme une espèce de distorsion malsaine de la réalité. La jolie blonde secoue activement ses jambes, se frotte les bras pour se réchauffer, en vain. Ses oreilles se bouchent, l’isolant du monde. Un bruit sourd vient résonner dans ses oreilles, tapant méchamment contre ses tympans, jusqu’à remplir tout l’espace. Comme dans un rêve, elle voit les lèvres de Mildred bouger mais ne peut entendre aucun des mots émit par le jeune homme. Ça va, ça vient et ça lui tape sous le front, tel un marteau qui s’abat avec violence à l’intérieur de son crâne. Soudain, la tonalité change et se transforme en un sifflement si aigu que tous ses sens disparaissent pour laisser place à une douleur intense. Pliée en deux par cette crise soudaine, Arya vient masser ses tempes avec ses index et ses majeurs, dans une vaine tentative de faire taire cette souffrance qu’elle n’a jamais connu. 

A côté, personne n’a remarqué, les sens rendus en alerte par un cri suraigu et angoissé.
- Au secours ! Aidez-moi !
C’est Blanche qui manifeste le fait qu’elle se trouve dans une situation critique, et par là même rappelle son absence au reste du groupe. Autant dire qu’un mal de tête n’est rien à côté. D’ailleurs, ce sifflement dans son crâne disparaît aussi vite qu’il est arrivé et Arya a le temps d’entendre les appels paniqués de Mildred.
- Blanche ! BLANCHE ! 
Dans l’urgence, la jeune femme en oublie ce qui vient de se passer, ses pensées s’envolant toutes entières vers la volonté de trouver une des uniques personnes qui restaient encore dans le jardin quelques minutes auparavant. Ce n’est pas que sa disparition lui ferait beaucoup de peine, après tout ce serait hypocrite de dire qu’elle la portait dans son cœur, mais c’était peut-être la personne la moins exécrable des trois, si on oubliait Gaspard qui pouvait n’être qu’un mirage. Aussi, bien que Mildred soit le premier à descendre les escaliers en marbre reliant le manoir au jardin, Arya le dépasse rapidement. Elle ignore ainsi royalement son "On reste groupés surtout…" et oublie par la même occasion son affirmation précédente qui disait de rester ensemble pour éviter de tous y passer. Elle dépasse le téléphone sans le remarquer, comme poussée à avancer par une force extérieure. Son instinct lui dit que quelque chose de pas net vient de se passer. A moins que ce ne soit juste le cri plaintif de Blanche ? Peut-être bien, c’est ce qui paraît le plus logique. Mais au fond d’elle-même, la jeune femme sait. Elle sait que la vérité est à porter de doigts, cachée derrière quelques kilomètres de raison. Raison que ne possède visiblement pas Mildred puisqu’il se demande encore si Gaspard était vraiment là. Evidemment qu’il était là, tout le monde l’a vu à la soirée et Blanche était en train de s’égosiller sur son prénom avant de s’en aller loin du groupe, ce n’était forcément pas pour faire joli. Mais la bêtise du garçon n’était plus à prouver et Arya était préoccupée par autre chose.
Aussi, la blondinette continue de s’éloigner, plus tranquillement, jusqu’aux bordures de la forêt. Elle approche de quelque chose, elle le sent. Ses joues deviennent plus rouges et son cœur commence à palpiter dans sa poitrine. Son sentiment de pouvoir savoir ce qui s’est passé se renforce, elle sait qu’elle y est presque. Le temps semble à nouveau se distordre et soudain, un éclair lumineux vient éclater dans son crâne, l’aveuglant méchamment. Comme précédemment, des bourdonnements envahissent ses oreilles et la coupent du monde. Tombant à genoux, Arya se laisse submerger par la douleur, les paupières fermées, ses poings appuyant dessus pour faire taire ces cauchemars. Et alors, elle voit. Elle voit Gaspard se prendre une branche, elle voit du sang, elle voit une pomme de pin rouler. Elle voit des yeux blancs, elle voit Blanche crier et tomber à genoux. Et surtout, elle voit une seringue par terre. Et elle sait. Dans un glapissement, elle prend une grande goulée d’air, des larmes aux bords des yeux. Le vrombissement dans ses oreilles s’arrête et elle sent à nouveau la légère brise d’été lui caresser le visage. 

Elle prend le temps de se reposer un peu, se remettant de ses émotions, les yeux brillants, apercevant au loin Mildred et Amélia qui s’approchent. Au moment où ils arrivent, sa stratégie est définie.
- Il n’y a personne… Venez… On va retourner dans la maison… On y sera en sécurité.
Toujours Mildred et ses idées à la gomme. Haussant les yeux au ciel, Arya est sur le point de répliquer que ce n’est pas en retournant dans le jardin qu’ils retrouveront les traces de Blanche et de Gaspard puis elle se rappelle qu’elle ne peut pas leur faire confiance et se retient en se mordant les lèvres. Là-bas, en bordure de forêt, les minutes lui ont semblé être des heures et pourtant, en observant ses deux compagnons d’infortune, elle comprend que, pour eux, à peine quelques dizaines de secondes se sont écoulées. Soudain, une sonnerie retentit. Quelqu’un a reçu un message, et ça ne peut pas être elle puisque son portable s’est évaporé avec le reste, ni Amélia puisqu’elle lui a demandé si elle avait du réseau. Aussi, son regard se pose directement sur Mildred, un regard froid et accusateur. La jeune femme en a assez qu’il veuille toujours se mettre en avant, à parader comme un coq dans une basse-cour, certainement en espérant que son amour d’antan lui saute dans les bras après un sauvetage miracle. Le fait que ce soit bizarrement celui qui se fait le plus remarquer depuis le début de cette catastrophe qui capte soudainement lui apparaît comme être une drôle de coïncidence, et cela même s’il est flagrant que le téléphone appartient à Gaspard. Comment peut-elle être sûre qu’il n’a rien à voir avec cette histoire ? Elle ne lui fait pas confiance. Néanmoins, elle tait ses doutes le temps de se pencher vers l’écran, écran sur lequel se dessine une photo de Gaspard et de Blanche.
- Je… Impossible !
Impossible, mais pourtant vrai ! Pendant que l’autre incapable s’étouffe dans sa stupeur, Arya passe ses mains dans ses cheveux, essayant d’y voir plus clair. Elle a beau classifier les évènements, rien ne fait sens. Tout le monde disparaît, sauf Gaspard, Blanche, Amélia, Mildred et elle. Puis Gaspard s’enfuit. Puis blanche part à sa recherche. Puis les deux se font enlever mais elle seule a une vague idée d’où et comment cela s’est passé. Parce qu’elle a des visions. Et maintenant, ils reçoivent un message d’une fille portée disparue depuis deux ans. Mais tout va bien, tout va pour le mieux ! Tout est logique et acceptable ! La jeune femme a l’impression que son cerveau va friser.
- Donne moi ça, elle ordonne sèchement, arrachant le téléphone des mains de Mildred sans attendre sa réponse. Puis elle le jette et l’éclate par terre avant d’écraser les derniers morceaux intacts dans un vif mouvement de chaussures, sous les regards ébahis des deux autres.
- Quoi ? Vous voulez vraiment qu’on puisse nous localiser ? On n’aurait rien obtenu de ce message de toute manière, c’est pas comme si on allait nous donner l’adresse pour les retrouver. C’est juste pour nous foutre la trouille.
Et ça fonctionne ! Mais ça, Arya ne le dira évidemment pas à haute voix. Sans attendre de réponse, elle se dirige à grands pas vers le manoir, sans plus s’inquiéter d’être discrète. Arrivée là, près des cuisines, elle récupère un sac dans lequel elle a glissé une paire de chaussettes et des baskets. Elle change de chaussures et range les autres précieusement avant de les cacher près d’un placard. Peut-être que Mildred n’a rien compris à ses histoires de famille, et ça lui va bien s’il continue à croire que sa mère servait de bonne à la riche famille alors qu’il n’en était rien. Mais il n’a pas tort sur une chose : elle connait bien la maison, et ça lui permet aujourd’hui d’être la mieux équipée dans cette situation de crise, avec sa combi-short et sa paire de running, plutôt qu’en robe de soirée et talons ou même jogging mais souliers de soirée.
 
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#32
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Blanche appelle à l'aide ! Que quelqu'un vienne l'aider avec le corps agonisant de Gaspard.
Un bruit sourd derrière elle, elle se retourne en même temps qu'il tente de la prévenir. Elle sent une seringue se planter dans son cou. Blanche gémit. Elle sent ses forces la quitter. Cherchant à se débattre tout son corps se ramollit. Elle perd connaissance complètement.
Elle ne parvient pas à reconnaître son assaillant. Elle sent son corps se faire soulever.

Blanche ouvre les yeux péniblement. Elle est allongée sûr le sol, les cheveux en bataille, le corps tout endolori.
Elle ne ressent pas la même chose que lors de son premier éveil. Cette fois, il n'y a pas de douleur, pas de nausée non plus. Juste un bourdonnement dans son crâne qu'elle ne parvient à faire taire.
Lorsqu'elle relève la tête, Gaspard est déjà réveillé. Il semble perdu.
Blanche rassemble toutes ses forces pour tenir debout, elle y parvient péniblement.
Une fois sur pieds, elle jette un oeil à la pièce dans laquelle elle se trouve. Il n'y a rien sinon une table. Ils sont enfermés entre quatre mures exiguës, de quelques mètres carrés tout au plus. Il y a une fenêtre et derrière elle une porte. Sur les vitres, on a mis des cartons comme pour bloquer la lumière de l'extérieur.
Blanche tente de sortir d'ici et enclenche la poignée. Le serrure est verrouillée. La jolie blonde s'acharne en vain. Ils restent bloqués.
C'est alors qu'elle remarque, posé sur la table, un couteau. Elle relève la tête sans comprendre vers Gaspard. Il tient dans sa main un bout de papier, c'est une note.
- Qu-...Qu'est-ce que c'est ? elle demande la voix légèrement tremblante. Ne comprenant pas ni comment on l'a emmené ici, ni pourquoi elle se retrouve avec Gaspard.
Après s'être raclé la gorge, il lit : seul l'un d'entre vous ressortira d'ici.
Sous les yeux de Blanche, un cauchemar semble prendre vie.
Un bal de charité qui vire au drame lorsque tous les invités disparaissent, sauf cinq, y compris elle. Parmi eux, Gaspard Marcus, qui décide, dans toute sa lâcheté, de fuir le peu de survivants. Blanche le suit pour ne pas le laisser mourir, preuve d'une humanité que la jeune femme n'aurait pas imaginé bouillonner en elle. Elle est la seule à le chercher. Puis alors qu'elle le retrouve, quelqu'un l'attaque et la drogue pour l'endormir. Puis, elle se réveille ici.
Alors, elle comprend, en fixant avec dégout le couteau face à elle, que si elle ne tue pas celui pour qui elle a risqué sa vie en le cherchant, alors c'est lui qui la tuera.
Dans un réflexe animal, Blanche bondit sur la lame et s'en empare. Elle la pointe sur Gaspard. Sa main tremble légèrement, mais elle tente de se contrôler.
Le brun tente de la raisonner. Elle refuse de se laisser amadouer.
- On n'a pas le choix, je te signale. Quelqu'un veut qu'on s'entretue.
- Et dire que j'étais venu pour un selfie ... il peste dans un grognement.
Blanche fait un pas en avant, puis une larme perle sur sa joue. Elle ne peut pas tuer Gaspard, elle en est incapable et elle le sait. Mais elle n'a pas le choix.
Dans un élan de rage, elle crie et élance son bras :
- AAAAH !
La lame s'enfonce de quelques centimètres dans un bruit sourd.
Blanche pleure et se laisse fondre sur le sol. Gaspard tombe à genoux, son coeur a loupé un battement. La jolie blonde fond en sanglot.
Le couteau s'est enfoncé dans la table.
- Tue moi ... elle souffle, Pourquoi tu ne m'as pas tué avant que je me réveille ?
Elle relève les yeux vers Gaspard. Elle ressent de l'affection et de la haine pour lui. Pourquoi lui rend-t-il la tâche si compliquée ?
Le garçon reste silencieux. Blanche suppose qu'il ne sait pas lui même pourquoi il ne s'est pas emparé du couteau pour la planter dans son sommeil.
- Tue moi ! crie-t-elle plus fort en le fixant dans le blanc des yeux.
Il ne bouge pas. Le coeur de la blonde se ressert et bat de plus en plus fort.
- Putain, Gaspard ! Tue moi !
Immobile.
- Espèce d'abruti, tu attends quoi ? elle tente le tout pour le tout, elle essaye d'attiser sa colère pour le forcer à s'emparer de l'arme. Tu es un minable, Gaspard. Un moins que rien convaincu d'être au dessus de tout.
Elle relève le regard vers lui tandis qu'il persiste dans sa nonchalance, ne réagissant pas à ses propos.
- Tu penses que tu es le fruit dans le haut du panier ? Tu n'y as point été, jamais. Toujours à être inférieur. Toujours en dessous du lot. A peine né et déjà une déception pour tous.
Elle bombe le torse pour se faire plus impressionnante, comme pour lui indiquer ou planter la lame.
- Ta réputation te suit, ta réputation de coureur de jupons au charisme bancal et aux capacités douteuses. T'es un minable. Tu crois que personne ne t'a flirter avec un des domestiques ce soir ? Tu crois que personne ne t'a vu trainer sur les sites de rencontre.
Pris dans un élan de rage, elle finit par hurler à pleins poumons :
- Sale pédale ! C'est tout ce que t'es : une putain de pédale !
Le garçon la fixe, Blanche est trop en colère pour voir qu'il n'a pas bougé d'un pouce. Elle se met à hurler :
- TUE MOI, BORDEL ! TUE MOI !!!
Dans son dernier cri, sa gorge toute entière se noue. Son ventre se sert. Ses muscles se contractent. L'air semble vibrer tout entier au rythme de sa voix.
Gaspard est soudain violemment projeté en arrière ! Il va s'écraser contre le mur. Blanche ouvre de grands yeux tandis que tout, autour d'elle, semble se distordre. La vitre se fend, la porte craquelle. Le parquet vibre.
Ses oreilles sifflent, on dirait que ses tympans vont exploser.
- AAAAH !!!
Elle hurle de douleur en tombant à genoux. Elle se bouche les oreilles avec ses mains. La vitre volle en éclat et la porte continue de se fissurer. Le couteau sautille dangereusement sur la table.
Dans l'impact, les cartons collés contre la fenêtre pour cacher la lumière laissent apparaître d'épais rayons de soleil alors qu'ils se décrochent et tombent. Il fait jour. Ils sont en hauteur.
Blanche s'effondre, morte de fatigue.
Elle est trop fatiguée pour regarder par la fenêtre.
Trop fatigué pour voir qu'ils sont en réalité dans le grenier de la demeure. Trop à bout de souffle pour appeler à l'aide.

Non loin d'ici, Arya, Amélia et Mildred continuent de chercher un moyen de sortir de la demeure. Ils y ont passé la nuit. Mais chaque tentative se solda d'un nouvel échec. Il semblerait qu'ils soient tous enfermés dans cette étrange demeure, comme si quelqu'un voulait qu'ils trouvent quelque chose.
Ou peut-être que tous devaient mourir dans cette même bâtisse. Tous sauf un, une sorte de remake des Hunger Games. Blanche n'en savait rien.
Son coeur continue de battre la chamade.
- Gaspard ... elle souffle finalement depuis le sol, Je suis désolée ... Je voulais que tu me tues. Je ne pouvais me résoudre à le faire la première ...
Puis elle ferme les yeux. Comme si toute son énergie avait quitté son corps à nouveau.
Seule sa respiration lente et apaisée persiste.
 
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#33
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- And the heroes of the day is ... Amelia Clausberg. Bien sûr que tu connais bien ce jardin et que tu sais exactement ce qu'il faut faire.

C'est bon, Amy en avait déjà marre de Blanche. Elle n'avait même pas encore réalisée qu'Arya avait parlé d'une grossesse.
Mais quelle.. S'il fallait faire le chemin sans elle, elle le ferait!

- GASPARD !

Et voilà qu'elle se met à crier. Si Gaspard n'était pas dans les parages, cela n'était pas plus mal...
Non, Amélia ne pouvait pas penser comme ça dans cette mauvaise blague. Même s'ils ne s'aimaient pas, enfin, même si Gaspard ne l'aimait pas, on ne pouvait pas le laisser là.
Mais par pitié, faites taire cette fille qui recrie de nouveau son nom!

- Vous m'excuserez, avant d'entreprendre quoi que ce soit je vais me permettre de pénétrer dans la maison.

Mildred l'écoutait. Elle n'eut tout de même pas de sourire sur son visage, mais il était bien existant à l'extérieur. La jeune femme le suivit. Arya en fit de même.

Ils marchèrent jusqu'à entrer dans la maison, tout cela dans un silence presque pesant. S'ils n'étaient pas dans la même galère, ils ne traîneraient certainement pas ensemble.
Ils arrivèrent dans le hall d'entrée, la fameuse entrée de marbre. Assez connue dans la ville mais cela n'était pas la plus grande entrée qu'il existait dans les grandes familles d'ici.

- Suivez-moi !Lança Mildred, qui voulu prendre de nouveau les devants.

Amélia laissait faire pour le moment, mais il ne fallait pas que cela dure. C'était une femme forte et indépendante, et son féminisme avait tendance à prendre le dessus. Donc être constamment guidée par un homme, très peu pour elle.

Ses yeux regardent chaque recoin des pièces qu'ils passaient. Quelqu'un se cachait peut-être dans un coin avec des réponses à tout ce bordel.

Enfin, ils entrèrent dans la chambre du fils Winston. Amélia la reconnaissait. Mais qu'est-ce qu'ils foutent ici?! Mildred commença à fouiller un placard.

- En plus d’être con t’es un voleur, j’y crois pas. Et cet animal est censé constituer le gratin de la haute société ?! Mais c’est pas possible, quel merdier. Râla Arya

Amy eu un sourire aux propos de la blonde. Elle pouvait être marrante finalement.
A part cela, oui, qu'est-ce qu'il foutait?! Elle allait le demander mais Mildred, comme s'il avait entendu la question dans sa tête, la devança.

- Il fallait que je me change, je suis trempé. Je ne veux pas tomber malade... je sais très bien que si pour survivre il vous faut me laisser crever dans un coin vous le feriez sans hésiter !

La jeune femme le regarda sans un mot avant de regarder Arya pour observer une réaction. Elle était manifestement nerveuse. Elle bougeait dans tous les sens! Insupportable à voir.
Quand la rouquine remit ses yeux dans la direction de Mildred, celui-ci était en train de se changer. Pendant un instant, elle ne pu détourner le regard. Revoir ce corps, ce torse, ça lui rappela sa première fois, leur première fois ensemble, où leurs corps se sont touchés, où ses mains avaient serrés ce corps, griffées ce dos musclé...

Amy secoua la tête. Mais qu'est-ce qu'elle faisait là?
Elle lui tourna de dos, en attendant que son ex amant termine de se changer.

- Bon la maison est vide donc on va...reprit Mildred

Arya était maintenant pliée en deux. Amélia commença à aller vers elle pour voir si cela allait.

Au secours ! Aidez-moi !

Cela venait de l'extérieur, cela semblait être la voix de Blanche. Chacun se regardèrent rapidement avant de courir sur l'extérieur, sur le balcon, afin de voir où était la petite peste de service.

-Quelle idée d'aller seule dans la forêt ! Blanche ! BLANCHE !

Un point de plus pour Mildred. Décidément, ses remarques étaient pertinentes. Juste avant de commencer à partir pour traverser le jardin.

- On reste groupés surtout...

Encore une directive. Malgré le petit coup de pression qu'ils étaient en train de vivre, elle remarqua de nouveau cette remarque. Il fallait trouver Blanche. Alors elles le suivirent.

Mildred s'arrêta aussitôt pour le baisser et ramasser ce qu'il semble être son téléphone. Il se retourna ensuite vers elle, car manifestement, Arya avait changé de stratégie pour courir tête la première vers la forêt.

- Vous pensez que Gaspard était là aussi ?
- Aucune idée...
lâcha Amélia qui n'avait pas dit un mot depuis un moment.

Ils étaient maintenant en route pour rejoindre Arya au bord de la forêt maintenant. Elle était sombre et particulièrement effrayante au vue de la situation actuelle et de la nuit qui était tomber depuis un moment maintenant.

- Il n'y a personne... Venez... on va retourner dans la maison... on y sera en sécurité.

Sans broncher, Amélia recula mais en partant la première. Cela suffisait qu'il prenne les devants.

Je... c'est impossible ! S'écria Mildred.

La rouquine se retourna d'un coup.

Qu'est-ce qu'il y avait ENCORE?!

Le jeune Gadner étant tremblant, il n'arrivait pas à prononcer un seul mot. Et pour cause. Il tendait son téléphone qu'elle s'empressa de s'approcher de l'écran.

Amélia fut comme paralysée. Quoi?! Pa...Patty?!
Voir Gaspard et Blanche comme ça, cela n'avait aucune importance pour elle sur l'instant présent. C'était de revoir un fantôme qui l'effrayait. Sa meilleure Amie, sa Patty.. Depuis 2 ans qu'elle avait disparu, elle était... en vie?!

Elle fut coupée par Arya qui arracha le téléphone des mains de Mildred, avant de l'éclater au sol. Et là, Amélia l'a mal encaissé.

- Mais tu es complètement débile?! S'écria-t-elle

- Quoi ? Vous voulez vraiment qu’on puisse nous localiser ? On n’aurait rien obtenu de ce message de toute manière, c’est pas comme si on allait nous donner l’adresse pour les retrouver. C’est juste pour nous foutre la trouille. se défendit Arya.

- Mais c'était le seul téléphone avec du réseau bordel!!

Mais la blonde avait fait demi-tour pour retourner dans la villa des Winston. Amélia ferma les yeux et serra les points en l'air. Mais elle était insupportable!

Elle se retourna vers Mildred et rouvrit les yeux avant de souffler un grand coup. Soudainement, elle remarqua que finalement, elle était seule avec lui.

- Je...

Elle ne savait pas quoi dire. Mais ce qu'elle savait, c'est que ses pieds commençaient à lui faire mal. Les talons aiguilles n'étaient pas faites pour courir à droite à gauche dans le jardin. Il fallait qu'elle se change, comme Mildred. Surtout que sa robe n'était pas non plus faites pour ce genre d'événement.

- Il faut que j'aille me changer, Camélia doit avoir des vêtements plus...confortables.

La jeune femme tourna les talons et se dirigea vers la maison. Mildred avait manifestement décidé de la suivre. Étonnement, elle n'aperçut pas Arya, elle aurait cru la voir pourtant.

Ils montèrent les escaliers et Amy ouvrit la porte de Camélia et s'arrêta.

- S'il-te-plaît, laisse moi me changer. Je ne serai pas longue.

Elle fit un léger sourire gênée et rentra dans la chambre en refermant la porte derrière elle. Maintenant, Amélia se dirigea vers les placards, et fouilla rapidement la penderie. Les paroles d'Arya revenaient dans sa mémoire. Oui elle se servait mais elle rendrait les vêtements à Cam, elles étaient amies, elle était sûre qu'elle aurait été d'accord pour lui prêter quelques vêtements.

Elle enleva sa robe et ses hauts talons, et enfila un jean noir, un t-shirt bleuté et une veste en jean. Parfait. Maintenant, Amy prit une paire de baskets noires de la dernière tendance du moment.

La rouquine se regarda dans le miroir. Son maquillage n'avait pas bougé d'un poil. Elle rajusta sa queue de cheval, et elle était parfaite! C'était parti!

Elle tourna les talons, et alla vers la porte. Elle allait l'ouvrir mais elle se dit qu'au cas où Cam repasserait, elle devrait laisser. La jeune femme alla donc vers le bureau, prit un stylo, un post-it et écrivit un petit mot à son ancienne amie.

Satisfaite, elle déposa le post-it sur le lit où se trouvait sa belle robe rouge, et elle alla de nouveau vers la porte d'entrée.

Stop.

Amélia avait la tête qui tournait.

....

C'est bon c'était passé. Elle refit un pas vers la sortie mais de nouveau elle eu un vertige.

Inspire, expire, inspire, expire, inspi...

Amélia s'écroula au sol, inconsciente
~ We are all mad here ~

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#34
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1ère partie

Arya avance passe devant Mildred et Amélia pour s'enfoncer dans la forêt. Mildred soupire et souffle en pestant. Il regarde la rouquine tandis que la blonde disparaît dans l'obscurité. C'est quand on se sépare du reste du groupe qu'on meurt.


Mildred 
Je crois qu'à nous tous on va pas aller bien loin...

Fit-il pessimiste en voyant les comportements irréfléchis de Blanche puis maintenant d'Arya. Alors qu'il ramassait son téléphone qu'il venait de retrouver à même le sol ils continuèrent d'avancer en rythme avec Amélia qui répond ne pas savoir si Gaspard était là lui aussi. Il était à la soirée bien sûr, mais au réveil aucun d'eux ne semblait l'avoir vu hormis une Blanche en délire, et une Arya muette qui préférait prendre son air hautain et n'en faire qu'à sa tête plutôt que répondre à ses camarades d'infortune. 

Personne, aucune traces de Blanche, ni de Gaspard. Alors qu'il reculent et rejoignent le jardin éclairé, Mildred reçoit un message. 

Amélia 
Qu'est-ce qu'il y avait ENCORE ? 

La rouquine semblait ne plus pouvoir se contenir, après toutes les directives données par Mildred cette fois-ci c'était de trop. Mais cette fois-ci c'était quelque chose qui les dépassait tous. Quelque chose qui n'avait pas de sens. À la vue du message envoyé par Patty, la belle Amélia se pétrifie. Sa colère envers Mildred disparaît pour laisser place à la terreur, son teint redevient blanc et son visage se marque. Arya de son côté ne réagis pas sur le coup, elle reste stoïque et froide, comme à l'accoutumée. C'est alors qu'elle vient briser le silence qui venait des les entourer tous les trois. 

Arya 
Donne moi ça ! 

Elle arrache des mains de Mildred le téléphone portable et vient l'écraser à coup de talons sur le parquet de la piste de danse. Ne s'arrêtant que lorsqu'il n'en restait que des miettes. 

Amélia 
Mais tu es complètement débile ?

Arya 
Quoi ? Vous voulez vraiment qu'on puisse nous localiser ? On n'aurait rien obtenu de ce message de toute manière, c'est pas comme si on allait nous donner l'adresse pour les retrouver. C'est juste pour nous foutre la trouille. 

Amélia 
Mais c'était le seul téléphone avec du réseau bordel !! 

Mildred ne dit réagit pas à la scène. Comment Patty pouvait-elle bien lui avoir envoyé ce message ? Il savait que c'était impossible, la dernière fois il... Arya le tire de ses pensées en pressant le pas, se dirigeant seule vers la grande bâtisse vide des Winston. Vide ? Elle ne l'était pas réellement. Là haut se jouerait, au levé du soleil, une partition qui ne leur serait révélée que plus tard : l'endroit où se trouvaient Gaspard et Blanche. Certes, cet endroit allait bientôt partir en poussière... mais nous n'en sommes pas encore là. 
Arya atteignait déjà le balcon et s'enfonçait un peu plus dans la maison, sans se retourner. Amélia se tourne vers lui et souffle un grand coup. 

Amélia 
Je...

Ils étaient seuls, tous les deux. Comme au "bon vieux temps". Mildred ne dit rien, se contentant de hausser les épaules et de baisser les yeux, complètement perdu. Il en avait rêvé de ce moment, depuis deux longues années, il avait attendu avec impatience le jour où il reverrait Amélia, cet instant où tous les deux se retrouveraient seuls, s'imaginant plusieurs scénarios. 
Celui où il l'a découvre au bras d'un charmant garçon rencontré entre deux défilés. 
Celui où il lui avoue ses sentiments à la belle rousse qui le rejette cette fois encore. 
Celui où ils se retrouvent une fois de plus dans les toilettes pour reprendre leur histoire comme elle avait commencée.. 
Mais ce soir c'était au delà de tout. Il était en couple avec Capucine et quand ils se sont revus il ne se sont échangés que de simples banalités, avant que sa petite-amie ne lui annonce être enceinte pile au moment où tous les invités disparaissent.

Allait-il enfin trouver le courage de lui parler ? Mildred s'apprêta à ouvrir la bouche quand Amélia le coupa dans son élan. 

Amélia 
Il faut que j'aille me changer, Camélia doit avoir des vêtements plus... confortables. 

Mildred
Je te suis.

Le chemin fut le même que précédemment. Ils ne virent cependant par l'ombre d'une Arya lors de leur traversée de la grande maison. Peut-être avait-elle trouvé la sortie et peste comme elle est, avait décidé de ne pas prévenir les autres de sa trouvaille. En attendant, l'ancien couple montait les marches menant au premier étage de la Maison Winston.
Amélia 
S'il te plaît, laisse moi me changer, je ne serai pas longue.  

Amélia afficha un sourire avant de fermer la porte derrière elle. Mildred souffla, s'adossant contre le mur du couloir, plongé dans un silence total. Il repensait à ces doux moments qu'ils avaient partagé par le passé. Ceux qu'ils n'avaient vécu qu'à deux. À ces longues soirées d'été où les parents Clausberg invitaient la famille Gardner à dîner. A ces "Allez vous promenez dans le jardin" répétitifs que la mère d'Amélia avait pour habitude de prononcer quand elle voyait les deux jeunes perdre patience à rester là, assis à écouter leurs parents parler affaires. Ce grand jardin débouchant, au fond de la propriété, sur une sorte de petit labyrinthe décoratif. Ils en avaient passé du temps, à se faire peur. À se courir après dans les dédales à savoir lequel trouverait l'autre le premier. Puis, se couchant dans l'herbe, ils regardaient les étoiles avant de partager un moment intime. C'est cette époque que Mildred regrette amèrement. Cette fougue, cette intensité, jamais il ne l'avait retrouvée avec quiconque et encore moins avec Capucine. Là où Amélia avait un coeur, Capucine restait de marbre, trop bien élevée pour se défaire de l'éducation qu'on lui a donnée. 
Cette fraicheur, cette sensualité, ce charme naturel. Voilà ce qui l'attirait chez Amélia. Et qu'il ne retrouvait finalement que trop rarement chez sa nouvelle petite amie.

Alors qu'Amélia était seule dans la chambre de Camélia (notez la ressemblance des deux prénoms que les deux mères copines dans la vie ont données à leur fille respective... si c'est pas beau.) 
Mildred fit quelques pas dans le couloir et regagna la chambre du jeune Stephan, à qui il venait de "voler" des vêtements, poussant la porte il retrouva la penderie du fils Winston et, pour patienter, jeta un oeil à toute sa garde robe. Plusieurs haussements de sourcils et de sourires hautains à la vue de certains costumes à bas prix. C'est quand on se sépare du reste du groupe qu'on meurt.


[...]

On retrouve Mildred plus loin dans le couloir, avant qu'un bruit sourd ne se fasse entendre, émanant de la pièce où Amélia se trouvait. Il s'en va toquer à la porte, s'assurer que tout allait bien pour la rouquine. Sans réponse. N'hésitant plus il pénètre dans la pièce et trouve son ex petite amie à même le sol. Elle avait eu le temps de se changer et de laisser un mot sur le lit avant de s'écrouler. Sans appeler à l'aide. Sans crier son nom. 

Regard vif, il scrute la pièce dans tous ses recoins sans bouger, et tend l'oreille attentivement, à l'affût du moindre signe de présence dans la chambre de la fille Winston. Etaient-ils bien seuls dans cette maison ? L'étaient-ils réellement ? 

Il soulève le corps de Amélia et vient le coucher sur le lit, avec douceur et attention. La mine triste, il venait passer une main sur son front tandis que la belle dormait, presque apaisée. Elle avait l'air si fragile... 

Mildred 
Tu m'as tant manquée Amélia... deux années. Deux trop longues années sans te voir et sans te parler, te sentir, te toucher... 

Il venait déposer un baiser sur les lèvres de la fille au teint de porcelaine. 

Mildred 
Tes lèvres sentent le jasmin... 

Il ferme les yeux comme pour prolonger le plaisir que le baiser avec Amy lui avait procuré, puis les rouvre amusé. 

Mildred 
Je n'ai pas le choix. C'est pour votre bien à tous les quatre. Mais crois moi ça sera bientôt fini. 

Il se relève du bord du lit et pose son regard sur le post-it laissé par Amélia à l'attention de Camélia, à côté de la belle robe rouge qu'elle portait tout à l'heure. Il prend le mot et le glisse dans la poche de son survêtement, s'empare de la robe et vient se positionner devant le miroir, la robe devant lui. Il se tourne, comme pour s'imaginer ce que la robe donnerait sur lui. 

Mildred 
Tu as toujours été la meilleure de nous en ce qui concerne la mode. 

Il vient recouvrir le corps endormi d'Amélia de la robe rouge et dépose un baiser sur son front. 




Mildred 
Je reviens vite. J'ai des choses à faire avant. 

Il tourne les talons et s'en va, n'oubliant pas de fermer à double tour la chambre dans laquelle repose la rousse endormie. Un air satisfait sur le visage il retourne au rez-de-chaussée et s'engage dans le couloir des domestiques, là où il avait pu rejoindre au cours de la soirée les toilettes. Il sursaute quand il voit Arya sortir de la cuisine. 


Mildred 
Qu'est-ce que tu faisais là ? 

demanda Mildred alors qu'il dévisageait la blonde. Elle s'était visiblement changée de vêtements. 

Mildred
Tu avais pris des vêtements de rechange ? Tu t'attendais à en avoir besoin en venant ici ce soir ? 

Il l'a regarde un instant, suspicieux. Puis prend un air paniqué. 

Mildred 
Amélia est avec toi ? Je la cherche partout depuis tout à l'heure impossible de savoir où elle est passée... 

Face à la réaction de la blonde, il laisse échapper un soupire de découragement. Discrètement derrière son dos, il claque des doigts. 

Voix d'Amélia (depuis l'extérieur)
Mildreeeed ! Aryaaaa !

Ils se retournent tous les deux en entendant l'appel à l'aide et il laisse cette fois Arya prendre les devants, la regardant même s'éloigner, un sourire s'installant sur son visage. 
Dehors, il n'y avait personne. Mildred rejoignait Arya au milieu du premier jardin. Le soleil était en train de se lever, et aucun signe de la rousse. 

Mildred (faussement inquiet)
Tu penses qu'elle a trouvé un moyen de sortir ? 

demanda-t-il alors en regardant le portail.
Poisson d'Avril!

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#35
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2ème partie


Plus tôt ...


Mildred fit quelques pas dans le couloir et regagna la chambre du jeune Stephan, à qui il venait de "voler" des vêtements, poussant la porte il retrouva la penderie du fils Winston et pour patienter, jeta un oeil à toute sa garde robe. Plusieurs haussements de sourcils et de sourires hautains à la vue de certains costumes à bas prix. C'est quand on se sépare du reste du groupe qu'on meurt.


Un bruit dans le couloir le fit sursauter. Il pensa alors tout de suite à Amélia qui devait en avoir fini et qui devait chercher le jeune homme. Il referma la penderie et s'approcha de la porte de la chambre, prêt à l'ouvrir. Mais on le fit pour lui depuis le couloir, avec violence. La porte en bois vint frapper de plein fouet le visage de Mildred qui tombe à la renverse, l'arcade ouverte. 

Après un gémissement et tentant de reprendre ses esprits malgré la douleur, la silhouette qui venait de pénétrer dans la chambre ne lui laissa pas le temps d'appeler à l'aide. Un coup sur le crâne poussa le jeune milliardaire dans un sommeil profond dont il ne se réveillerait que bien trop tardivement pour espérer changer quoi que ce soit à son Destin. 

La silhouette traina Mildred jusque dans la penderie et l'attacha avec une corde, laissant derrière eux le sang encore chaud du fils Gardner. Même si réveil il y avait, il n'arriverait pas à se défaire de ces liens pour prévenir le reste de la cavalerie. Maintenant qu'ils étaient tous séparés ce serait plus facile de mener à bien le plan imaginé. 

S'approchant du miroir de Stéphan, la silhouette retira la cape noire qui la recouvrait alors, et tandis que le tissus glissait le long de son dos jusqu'à atteindre le parquet en chêne, elle laissa apparaître un visage familier dans le reflet de la glace. Le visage détestable et pourtant sans grand défauts de Mildred. Sourire mauvais sur le visage, le nouveau Mildred se retourna sur le vrai, mal en point. Il revient dans le couloir et ferme la porte à double tour. Glissant la clé dans sa poche de veste il attend patiemment Amélia qui ne devrait pas tarder à sortir de la chambre de Camélia. 

Un bruit sourd se fait entendre, émanant de la pièce où la belle rousse se trouvait. Il s'en va toquer à la porte, s'assurer que tout allait bien pour la rouquine. Sans réponse. Il pénètre finalement dans la pièce et trouve son ex petite amie à même le sol. Elle avait eu le temps de se changer et de laisser un mot sur le lit avant de s'écrouler. Sans appeler à l'aide. Sans crier son nom.

La suite vous la connaissez. Un air satisfait sur le visage il enferme Amélia et garde la clé dans sa poche, retournant au rez-de-chaussée et s'engageant dans le couloir des domestiques. Il tombe nez à nez avec Arya et par un de ses subterfuges, la fait sortir de la demeure pour sois-disant venir en aide à la rouquine. 

Le soleil se lève tranquillement et vient caresser les visages de nos deux "survivants" tandis que l'inquiétude se lit sur le visage d'Arya. 

Mildred Fake
Tu penses qu'elle a trouvé un moyen de sortir ?



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La soirée battait son plein chez la Famille Winston. Les invités dansaient sur la piste de danse installée dans le jardin inférieur. 

Capucine 
Mildred... je suis enceinte. 

Ces quelques mots avaient eu pour effet de mettre brutalement fin à une relation que pourtant la jeune femme avait tenté de sauver contre vents et marées. Ce soir s'en était terminé, Mildred avait prononcé les mots qu'elle redoutait entendre depuis quelques temps. 








Mildred 
Je ne t'aime plus. 

Capucine avait prit l'annonce comme on prend un coup de poignard. Ce moment où dans un film d'horreur tu sais que tes chances de survivre sont plus que minces. Mais on n'est jamais à l'abri d'un retournement de situation tant que le film n'est pas fini. 

Blessée, Capucine s'était précipitée en direction de la maison pour quitter la soirée. Mildred l'avait suivie un bout avant qu'un bruit ne vienne l'assourdir. Il avait vu le corps de Capucine s'effondrer sur l'herbe et il n'avait pas tardé à suivre le même chemin, se réveillant plus tard à moitié noyé et entouré de compères qui étaient comme lui et n'avaient aucune idées de ce qui venait de se passer. 

Capucine et le restant des invités avaient vu un flash blanc dans le ciel et un orage pointer le bout de son nez. En se retournant vers Mildred elle eut la surprise de voir qu'il n'était plus là. Fronçant les sourcils, elle se dit alors que sa lâcheté avait encore une fois prit le pas sur l'honnêteté. Il venait de fuir cette foule de gosses de riches qui avaient assistés à la scène de séparation des deux amoureux. Séparation qui ferait la une de tous les magazines peoples et site d'informations dés demain matin. À moins qu'une évènement plus grave encore ne se profile à l'horizon. 

Elle sécha ses larmes d'un vif geste de la main et s'en alla vers l'escalier pour rejoindre la terrasse. Un petit groupe de gosses de riches bas de gamme s'inquiétaient de ne plus voir Arya, lançant même des pari sur la blondinette qui leur servait d'amie. 

Adrien 
Vous pensez qu'elle est partie faire sa fête à l'autre débile ?

L'autre débile, c'était Blanche. Capucine détourna d'eux son regard, ils n'en valaient pas la peine et ce qu'elle traversait là était bien pire que leur petits tracas d'adolescents lambda. Elle était enceinte du fils de famille le plus riche de la ville et il venait de la quitter devant près de 200 personnes. Elle venait de se prendre la honte de sa vie et elle n'allait pas en rester là. Les larmes aux yeux, la voilà qui croise Papa et Maman Gardner près de la propriété qui sortaient tout juste de la vente aux enchère. 

Roméo 
Capucine, ça ne va pas ?

Capucine 
Laissez-moi tranquille !

Roméo
Capucine... 

Tricia
Laisse-là. Depuis le temps que j'attendais ça.

Papa Gardner souffle en grognant et suit la petite Salztner et la retient en lui attrapant le bras. Tricia non loin derrière pour entendre ce qu'elle allait bien pouvoir reprocher à leur fils chéri.

Roméo
Qu'est-ce qui se passe Capucine ? Où est Mildred ? Vous vous êtes disputés ?

Capucine
Courageux comme il est il a détalé. À la moindre contrariété c'est ce qu'il fait, vous devez bien le savoir non ? 

Roméo 
De quoi tu parles Capucine ? 

Capucine 
Du bébé que j'attend !

Tricia est choquée et porte les mains à sa bouche, grande ouverte. Roméo accuse le coup et finit par sourire. 
Roméo 
Mais c'est super ! Félicitations je... 

Capucine
Votre fils vient de me quitter. Il ne m'aime plus et ne veux pas d'enfant avec moi... 

Elle s'approche de lui, visage contre visage, regard mauvais. 

Capucine 
Il va falloir sortir votre carnet de chèque si vous voulez éviter un scandale. 

Elle retire son bras de la main de Roméo et s'apprête à s'en aller quand arrive la mère de Gaspard, ce petit acteur Netflix sans grande valeur aux yeux de Capucine, en grosse panique. 

Maman de Gaspard 
Vous... vous n'auriez pas vu mon fils ? Gaspard ? Il est acteur.

Les parents Clausberg arrivent et regardent la mère de Gaspard avec inquiétude. 

Madame Clausberg 
Notre fille aussi a disparue... 

L'église. Les 12 coups de minuit venaient de retentir, glaçant un peu plus l'atmosphère inquiétante qui venait de s'abattre chez les Winston. Cinq jeunes ont disparus après l'apparition de l'orage. Où peuvent-ils donc être parti ? Vérifier les caméras de surveillance, voilà une bonne idée. Personne n'avait quitté la propriété, les gardes en étaient sûrs. Sur les bandes, les caméras s'arrêtent avant le flash et reprennent peu après leur enregistrement. Une pause de moins d'une minute qui suffit à faire s'inquiéter tous les invités. Le shérif de la ville ne tarde pas à venir avec quelques uns de ses coéquipiers pour interroger les personnes présentes à la soirée et essayer d'établir où les cinq jeunes gens avaient bien pu aller. 

Capucine était restée assise sur les marches, fixant des yeux du jardin, dernier endroit où elle et Mildred avaient parlé. 

Ça dura toute la nuit. Les invités étant amenés à quitter les lieux les uns après les autres. Ne restaient que les proches parents des cinq disparus. De leur côtés, les parents de Patty étaient partis en délire et affirmaient qu'on ne les retrouverait pas, que leurs efforts pour retrouver leur fille avait été vain et qu'il en serait de même pour Mildred, Amélia, Gaspard, Arya et Blanche. 

Capucine se disait en elle-même qu'il était hors de question que son lâche de petit copain ait disparu pour toujours avec son ex, la laissant avec un enfant à charge qu'elle se devrait d'élever seule avec l'argent de ses beaux parents. Le soleil allait bientôt se lever... 


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À cet instant, Mildred allait une fois de plus ouvrir les yeux, sonné et perdu. Sauf que cette fois il n'était pas dans le jardin des Winston mais dans la penderie du fils. Ligoté et couché sur le parquet, son arcade se vidait de son sang depuis quelques dizaines de minutes maintenant.  Il reprit ses esprits et se souvenu assez vite qu'Amélia était seule, dans la pièce à côté. Est-ce que son agresseur lui avait fait subir la même chose ? Il essaya de bouger mais sa tête lui faisait horriblement mal. 

Après quelques efforts il finit par ramper sur le sol comme le ferait un ver de terre. Pris d'une rage, il atteint le mur qui séparait les deux chambres des enfants Winston. Frappa la paroi avec ses deux pieds, espérant qu'Amélia l'entende et qu'elle n'ait rien. Elle viendrait le sortir de là et ils sortiraient d'ici ensemble, prêt à affronter celui ou celle qui se jouait d'eux depuis un moment. 

Rien n'y fait, aucun signe de vie. La maison semblait vide. La colère montait en Mildred, il devenait fou et ne pouvait pas se débattre. Rouge de rage et trempé de sueur et de sang. 

Mildred 
Je veux sortir ! JE VEUX SORTIR DE LÀ ! 

Un à-coup. Son corps se raidit et il ferme les yeux. Il convulse.


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Capucine marchait seule sur la terrasse des Winston pour se vider la tête. Le soleil se levait, elle avait du attendre une bonne partie de la nuit avant qu'on ne vienne l'interroger. Ses parents étaient là avec elle et discutaient depuis plus d'une heure avec les parents de Mildred. 

En relevant les yeux elle aperçut une silhouette... là bas dans le jardin inférieur. Elle n'en crut pas ses yeux lorsqu'elle le vit... il était là... devant elle. Elle se mit à rire et à descendre les escaliers pour se diriger vers lui. 

Mildred se tenait là, debout, au milieu du jardin. L'arcade ouverte et le visage fatigué. L'air entrait dans ses poumons... il se sentait vivant et pourtant il n'eu le temps de rien faire si ce n'est voir Capucine se précipiter pour venir vers lui... 
Capucine le vit disparaître sous ses yeux. Elle en eu le souffle coupé. 

Capucine 
MILDREEEEEEED !! Mildreeeeed !!! 

Tout le monde se tourne vers elle, ils la rejoignent en courant tandis qu'elle vient en pleurs à leur rencontre. 

Capucine 
Mildred ! Je l'ai vu.. je l'ai vu... il a disparu. Il a disparu. 

...

Mildred se réveilla dans la chambre de Stéphan. Essayant de reprendre ses esprits il ne savait pas ce qui venait de se produire. Il reste là, sans bouger. Le temps de comprendre... l'espace d'un instant, il les avait vu. Ses parents, ceux d'Amélia, ceux de Capucine... et Capucine. La brune courrait vers lui. L'instant d'après plus rien. 

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Tandis que le faux Mildred était seul avec Arya à l'extérieur, un bruit sourd vint les perturber, le coupant dans son plan de séparer les membres du groupe. Parce qu'il savait très bien d'où provenait l'explosion... c'était Blanche et Gaspard. Il allait devoir improviser.
Poisson d'Avril!

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#36
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Après avoir changé de chaussures, Arya s’était plantée au milieu de la pièce, main sur les hanches, faisant l’état des lieux. Depuis le début du bal de charité, les évènements les plus étranges ne faisaient que de succéder et elle ne comprenait pas encore bien ce qui leur arrivait. Néanmoins, elle avait retenu que tout avait commencé après l’attitude abjecte de Mildred et elle pensait bien qu’il était au moins un peu responsable de ce qui leur arrivait. Son lien avec cette fameuse Patty était à creuser, tout comme il lui fallait comprendre ses histoires avec Amélia et Capucine. En attendant, elle ne savait pas réfléchir quand son ventre criait famine. Aussi, tandis que Mildred et Amélia jouaient aux tourtereaux dans le jardin puis s’amusaient à se faire ligoter par un mystérieux inconnu, Arya alla fouiller dans les placards de la cuisine et y récupéra de quoi se rassénérer. C’est alors qu’elle sortait de la pièce, un bout de pain dans la main, qu’elle tomba nez à nez avec le jeune homme, qui l’agressa directement.
- Qu'est-ce que tu faisais là ? Tu avais pris des vêtements de rechange ? Tu t'attendais à en avoir besoin en venant ici ce soir ? Amélia est avec toi ? Je la cherche partout depuis tout à l'heure impossible de savoir où elle est passée... 
Décidant délibérément d’ignorer ses propos et leur remarquable stupidité, Arya fut surprise par la voix suraigüe d’Amélia, provenant du jardin.
- Mildreeeed ! Aryaaaa !
Se retournant vivement, la jolie blonde saisit l’opportunité pour s’en aller et se laisser aller à la réflexion, loin de la voix perfide du jeune homme. Un détail clochait et elle n’arrivait pas à mettre la main dessus. Survolant la cour extérieure des yeux, cherchant la petite bourge du regard, elle entendit distraitement une voix horripilante lui souffler dans les oreilles :
- Tu penses qu'elle a trouvé un moyen de sortir ? 
C’était fou comme les situations de crise pouvaient montrer à quel point certaines personnes étaient incapables de réfléchir. Ne se donnant pas la peine de répondre, les yeux dans le vague, Arya s’agrippa à la rambarde, se sentait partir. Un flash dans la tête vient lui vriller les nerfs, en même temps qu’une explosion se faisait retentir. Elle savait ce qui avait changé.

***

Se précipitant vers le bruit, Arya monta les escaliers quatre à quatre, laissant Mildred de côté. Le bruit provenait de tout en haut de la demeure, assez loin d’eux. Une chance était qu’elle connaissait la propriété et imaginait assez bien où on aurait pu placer un explosif. Se jetant comme une furie dans le deuxième escalier, elle saisit finalement des petits barreaux en bois qui permettaient d’accéder à sous les toits de la propriété. Une fois en haut, elle referma la trappe puis, penchée en avant et les mains sur les hanches, elle prit le temps de reprendre sa respiration. Si Mildred arrivait à la suivre jusqu’ici alors qu’elle savait l’avoir semé, c’est qu’il connaissait la maison et qu’il leur cachait quelque chose. Car très peu de personnes avaient connaissance de cette entrée et elle savait de source sûre que le garçon ne faisait normalement pas parti des heureux élus.
Cela fait, Arya se redressa et jeta un œil à ce nouvel étage. Au fond à droite, des morceaux de plâtre étaient tombés du plafond et des grosses zébrures marquaient les murs. Un nuage de poussière retombait lentement, mais il n’y avait pas de trace d’un potentiel feu marqué par de la chaleur ou de la fumée. Se dirigeant prudemment vers la source de l’explosion, pliée en deux, la blondinette finit par tomber sur une porte fermée à clé. Néanmoins, lorsqu’elle donna quelques coups de pied dedans, celle-ci céda, fragilisée par l’explosion. Elle tomba alors nez à nez avec une Blanche et un Gaspard ligotés, livides. Blanche semblait être tombée dans les pommes mais Gaspard avait, lui, les yeux grands ouverts, comme s’il avait vu un fantôme.
- Salut la compagnie ! Vous vous amusez bien à ce que je vois, peut-être que je devrais repasser plus tard ? T’aurais pas une idée de qui vous à fait ça par un heureux hasard ?
Se baissant prestement, elle entra dans la pièce, sortant le couteau qu’elle avait volé dans la cuisine de sous sa combishort. S’attelant au sciage des liens qui retenaient prisonniers les deux jeunes riches, Arya glissa à Gaspard :
- Mildred n’est pas net, il nous cache quelque chose. Nous avons reçu des signes de Patty et je pense que c’est lié. Aussi, je pense qu’il a été remplacé par quelqu’un pour nous tendre un piège. Depuis votre échappée avec Blanche, ses tâches de rousseur ont disparu. Mais chut.
Posant un doigt sur ses lèvres, se reculant, Arya finit son sauvetage en assénant une grosse claque à Blanche, ce qui eut pour effet de réveiller la belle endormie.
- Votre prince charmant est arrivé, lança-t-elle avec un clin d’œil à sa rivale de toujours.
Pour le moment, leurs enfantillages bourgeois n’étaient plus d’actualité et Arya se sentait proche de ses deux jeunes gens, perdus dans un monde d’apparences, qui venaient de tout perdre.
 
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#37
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Ce n'est pas un attentat. 
C'était la première réflexion que s'était fait Gaspard lorsqu'il s'était réveillé le premier, auprès de Blanche. 
Dans ce cas.. un kidnapping avec rançon était tout de suite plus probable. 
Cette idée avait instantanément calmé le garçon. S'il ne s'agissait que de ça, Gaspard n'avait plus besoin de réfléchir. Il lui suffirait d'attendre avec Blanche que leurs parents payent. 
Si il ne s'agissait que d'un kidnapping avec rançon, l’événement serait traumatisant.. mais se résoudrait. 

C'est alors qu'il était sur tombé sur le mot, posé sur la table, remettant une fois de plus tout en doute.

"Assure toi qu'elle soit de ton côté."


Voila ce que disait le mot. Qu'est-ce que c'est cette embrouille. Ne comprenant pas bien, Gaspard tourne la tête. Sont t'ils observés? Une très vilaine caméra cachée..? Ce n'est pourtant pas le genre des soirées mondaines.. non.
Gaspard soupire. Très bien. Dans ce cas, il ne va pas jouer à contredire ces kidnappeurs.
Posant son couteau sur la table en guise de mise en scène, Gaspard garde le mot entre les mains.
C'est décidé. Il fera croire à la jeune femme qu'elle doit le tuer. 

***

- Toujours à être inférieur... Espèce d'abruti... T'es un minable... Sale pédale! .. Putain de pédale! Tue moi bordel!! Tue moi !!!!

Gaspard ne bronche pas. 
Blanche est actuellement en train de lui donner tout ce qu'il attend d'elle.
Et une véritable alliée, Blanche ne l'est clairement pas.
Sa véritable nature venait d'éclater sous ses yeux.
Gaspard sait maintenant. Il sait ce que la jeune femme pense vraiment de lui... et à quel point, contrairement à ce qu'elle aimait laisser paraître, elle est lâche. Terriblement lâche. 


- L'être inférieur t'emmerdes. jette Gaspard froidement à Blanche.

//ZZZBLAAAM////

Le bon menteur se voit expédié à l'autre bout de la pièce.
Gaspard écarquille les yeux, surpris... c'est quoi ce nouveau bazar?  Blanche est t'elle responsable de tout le bordel autour d'elle?
Celle-ci ne semble plus se retenir et hurle... avant de s'effondrer en fermant les yeux.
Le jeune homme hallucine... et ne réalise qu'à peine le cirque auquel il vient d'assister. Lui qui pensait il y a quelques minutes à un kidnapping avec rançon... tout ça tournait plus à la mauvaise caméra cachée.
Et comme pour confirmer la théorie de la caméra cachée.
Arya ouvre la porte.

- Salut la compagnie! 

Arya libère les liens de Gaspard tout en le bourrinant d'informations que celui-ci ne saisit qu'à moitié.
Mildred "remplacé par quelqu'un"? Des signes de Patty?
Le jeune homme essaye de garder la tête froide. 
- Ok ok... répète t'il, en boucle.. ok..
Une fois libre, Gaspard se dirige vers une chaise dont il se saisit.. et éclate sans prévenir les quelques restes de verres de la fenêtre du grenier.
La sortie, la voila. 

Reposant la chaise, il y grimpe tout en lançant à Arya. 
- Aide moi à monter Blanche sur le toit.

Le ciel se lève. 
Arya, Gaspard et Blanche, la super-héroïne qui fait tout péter se réveillant doucement, sont sur le toit.
La brume matinale empêche les jeunes adultes de voir plus loin que la villa... 
mais Gaspard n'a pas dit son dernier mot. La tête froide, mec, la tête froide.
Se tournant vers Blanche, il la regarde droit dans les yeux. 
Peut importe si elle n'est pas de son côté, si elle le prend pour un tocard raté. 
Le tocard raté ne restera pas une seconde plus ici. 

- Blanche.. je ne sais pas si c'est une blague ou quoi... mais tu peux refaire ton truc là...? que tu viens de faire... mais ici. Il faut qu'on alerte les gens. Qu'on leur envoie un signaux. Fou le bordel...
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#38
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Blanche ouvre les yeux et porte immédiatement sa main à la joue. Son visage est parcouru d'un frisson. La douleur se répand jusque dans sa mâchoire.
- Votre prince charmant est arrivé.
Blanche grimace. Face à elle, Arya arbore un large sourire et semble heureuse de la gifle qu'elle vient de lui infliger.
- Je sais que t'y as pris du plaisir ... souffle-t-elle en se relevant.
Blanche manque alors de glisser, se rattrapant comme elle le peut à la jeune femme. Elle est sur un toit. Ses pieds se solidarisent peu à peu avec les tuiles cuivrées et ses bras viennent chercher l'équilibre à la manière d'un funambule alors qu'elle lâche Arya. Elle se sent fragile.
Le vent souffle légèrement ce matin, ses cheveux et sa longue robe de soirée ondulent avec la brise. Les quelques rayons de soleil qui percent à travers les nuages viennent baigner son visage d'une douce lumière. La brume tout autour de la demeure donne l'impression qu'ils évoluent dans un rêve.
Blanche ne comprend pas ce qu'elle fait là, ni pourquoi elle est avec Arya, encore moins pourquoi elle n'est plus enfermée dans une salle avec Gaspard.
- Blanche.. la voix du garçon la fait sursauter et elle se retourne dans un bon mal-assuré tandis qu'elle titube sur quelques centimètres le temps de retrouver l'équilibre. Je ne sais pas si c'est une blague ou quoi... mais tu peux refaire ton truc là...? que tu viens de faire... mais ici. Il faut qu'on alerte les gens. Qu'on leur envoie un signaux. Fou le bordel...
La jolie blonde le regarde sans comprendre. Ses yeux se posent tantôt sur lui tantôt sur Arya. Pourquoi sont-ils tous les trois sur le toit des Winston ? La situation lui a complètement échappé et plus aucun des paramètres qui l'entourent ne font sens.
Les mots de Gaspard résonnent en elle. De quoi peut-il bien parler ? Quel "bordel" doit-elle mettre ? Pourquoi ici et surtout pourquoi maintenant ?
A l'instar du décor autour d'eux, la tête de Blanche est embrumée. Elle tente de se remémorer ses derniers souvenirs. Pourquoi s'est elle évanouie une seconde fois ? Elle se souvient très clairement de son arrivée dans la demeure, de la soirée étouffante et hypocrite qu'elle a passé. Elle se rappelle de la disparition soudaine des invités et de la douleur qu'elle a ressenti avant que tout disparaissent. Son réveil et la disparition de Gaspard ont également marqué au fer rouge sa mémoire. On lui a ensuite planté une aiguille dans le cou. Elle s'est réveillée dans une salle calfeutrée, Gaspard en face d'elle.
Son dernier souvenir est le message qu'ils ont découvert : un seul d'entre eux doit survivre. Puis, plus rien ... Elle doit mettre le doigt sur la vérité.
- Je rentre. souffle-t-elle avant de se glisser par la fenêtre pour retourner à l'intérieur.
Une fois dans la petite pièce, elle analyse : la vitre a volé en éclat, le sol est fissuré, la porte enfoncée. Une table est également cassée en deux et un couteau est posé sur le sol. La jolie blonde s'en saisit et le maintient fermement d'une main.
Elle s'aventure dans le couloir. Il s'agit d'un grenier poussiéreux, plein de vieux cartons. Quelques mètres plus loin, une trappe qui permet sans doute de regagner le reste de la maison. Blanche ne l'ouvre pas, elle n'ose pas le faire.
Elle fait demi tour et retourne voir ses deux compagnons d'infortune. Eux aussi ont regagné l'intérieur de la demeure.
- De quoi est-ce que tu parlais, Gaspard ? demande-t-elle finalement, curieuse, avant d'ajouter un peu plus directe : J'ai besoin de comprendre ce qu'il se passe et ce qu'on fait ici. Comment on est tous les deux encore en vie ? Pourquoi on n'est plus enfermés ? Où sont la pimbêche et son gigolo ? Et pourquoi on est monté sur le toit ?
En regardant par la fenêtre, elle remarque que la brume ne cesse de s'épaissir, devenant peu à peu un épais brouillard.
Elle lève finalement son couteau, manquant au passage d'éborgner la jeune femme face à elle :
- Bon ... Et qui est celui qui souhaite qu'on s'entretue les uns les autres ?
Devant la mine déconfite d'Arya face à la dernière question, Blanche ajoute, en agitant fièrement le couteau :
- Ah, oui, fun fact ma beauté. Ce couteau est sensé être planté dans mon coeur ou dans celui de la grande tige. Quelqu'un nous a enfermé ici et souhaite qu'on se batte jusqu'à ce que mort s'en suive. Quelqu'un a une idée de qui sa peut être et de ses motivations ?
La mémoire de Blanche lui fait peut-être défaut, mais elle ne compte pas mourir sans se battre. Elle a été faible trop longtemps et cette mascarade a assez duré.
- Et puis, Arya, qu'est-ce que tu fous là ? Comment tu nous as trouvé ? Et pourquoi t'es seule ?
Peut-être que Blanche devait se méfier d'elle.
 
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#39
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Blanche visiblement encore plus perdue que Gaspard, ignora celui-ci et redescendit du toit par la fenêtre brisé. Il ne fallut pas 2mn de plus à Arya pour en faire de même, laissant le garçon seul. 
Seul sur le toit de la villa.
Devant lui... rien. Le jour tant à se lever... les nuages de couleur rose pâle apparaissent doucement.

- Y'a quelqu'un?!! cri Gaspard dans l'inconnu. 

Aucune réponse, évidemment. Le jeune homme tente de se rapprocher du bord du toit... trébuchant sur une tuile mal accrochée, il évite de peu la chute mortel. 
Bon, on est plus à ça prêt. 
Gaspard est au bord du vide. 

- Y'A QUELQU'UN????!!!!

Rien.
Et à l'horizon, rien non plus. Pas même les traditionnels lampadaires de la ville, normalement bien visible à cette hauteur.

- PUTAAAAAAAAAAAAAAIIIIIINNNNNNNNNNNNNNNNNNN

C'est quoi ce merdier. 
Gaspard capitule et retourne rejoindre les filles à l'intérieur.
Une fois de retour dans le grenier, le jeune homme fait face a la tornade de question de Blanche.
Ok.. ok.. ok.. Il est peut être temps de reposer les bases, tirer un bilan de ses dernières minutes.
Se posant en tailleur, Gaspard prend une longue inspiration, puis se lance:

- En pleins milieu d'une soirée caritative, nous avons été frappé par un... une... je sais pas enfin on est tous tombé dans les vapes. Et quand on s'est réveillé il ne restait plus que nous dans cette immense villa. 
Nous avons 2 possibilités. 
Soient les gens ont été évacué... ou alors il ne s'agit pas exactement de la villa ou nous étions mais d'une réplique. Ce qui expliquerait pourquoi nous ne voyons pas clairement le paysage au delà de la villa depuis le toit et que nous sommes apparemment.. bloqués ici?

Bien, ensuite. Autre point important à aborder.

Nous ne sommes pas seul.
Il y a quelqu'un qui nous a assommé tout à l'heure Blanche et moi.
On ne connait pas réellement ses intentions... excepté qu'elle nous veut "unis".

La, Gaspard marque une pause. 
Il fouille dans sa poche et montre le papier qu'il tenait dans la main quelques minutes auparavant.

Blanche.. ce papier tout à l'heure ne nous demandait pas de nous entre-tuer mais de faire en sorte que je puisse "vérifier que tu sois de mon côté". Je t'ai mentis. Mais j'ai pu vérifier à quel point tu n'étais pas de mon côté et me méprisais. 


Cette personne nous veut unis, Blanche. On a besoin de s'entendre, d'accord?

Tout en terminant son bilan, Gaspard s'était rapproché de Blanche pour finir en lui tenant les mains.

Tout à l'heure tu... tu as provoqué une.. explosion..? Je n'ai pas compris. Je ne sais pas si tu en étais la cause ou c'est l'environnement autour de toi qui.. enfin... je ne sais pas, d'accord? Mais ptn vraiment il faut qu'on tire ça au clair.

Gaspard lache Blanche.
Quand il est dans l'action, le jeune homme sait être efficace. Simple effet de l'adrénalie qui pulse dans ses veines des pieds à la tête. Quand Gaspard décidera de relâcher la pression et ses nerfs, alors son coeur et ses battements frénétique pourront prendre du repos. Mais pour l'instant, pas de vacances.
Gaspard regarde Blanche.. puis Arya..

- On est bon?
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#40
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Alors que Blanche croit reprendre ses esprits, les révélations de Gaspard la décontenance complètement.
Elle porte la main à son crâne comme pour calmer son cerveau qui peine à évoluer dans l'épais brouillard qui s'est formé autour et en elle. Elle reste silencieuse de longues secondes, le temps d'assimiler chaque bribe d'information et de laisser le garçon terminer.
Le semi-bobo lui apprend qu'il lui a menti, et qu'il n'a jamais été question de la tuer elle, ou qu'elle ne le tue lui. Elle ravale sa salive alors qu'il poursuit en explicitant le papier qu'il a découvert à son réveil dans le grenier.
Ils doivent faire équipe, être du même côté ? Unis ? Il avoue également avoir découvert tout le mépris qu'elle lui porte. Elle grimace légèrement, qu'est-ce qu'elle a encore dit ? Sûrement quelque chose qui jouera en sa défaveur plus tard.
Alors qu'elle ne réagit pas pour ne pas envenimer les choses, Gaspard lui révèle la vague d'énergie qu'elle a créé plus tôt. Si elle ne s'en souvient pas, elle n'y croit pas non plus.
- Tu étais là quand c'est arrivée, Arya ? elle demande en se tournant vers la blonde. C'est vrai, tout ça ?
Si Blanche était un peu plus observatrice, elle aurait remarqué la vitre explosée, le parquet et les murs fendus et aurait cherché à comprendre l'origine d'un tel massacre. Mais elle était trop sonnée pour essayer d'adhérer pleinement aux propos de Gaspard.
Comme pour s'assurer que son résumé et ses explications ont été suffisamment limpides, le garçon demande si tout est désormais clair pour les filles.
- On va dire que oui. Mais je suis curieuse de savoir ce qui est arrivé aux deux autres. elle souffle en s'approchant de la sortie du grenier. Et de savoir ce qui nous est arrivé à nous.
Elle fait quelques pas vers la trape, s'arrête, hésite. Puis dans un élan de courage, elle la soulève et se laisse glisser le long de l'échelle pour regagner l'intérieur de la demeure sans demander aux deux autres s'ils la suivent.
Faire équipe avec eux ... Quelle plaie. elle pense, souhaitant tirer ce mystère au clair seule. Elle commence à s'aventurer sans les attendre.
Presque tout est intact, elle croit. Elle n'est pas suffisamment habituée des lieux pour en être certaine. Un détail la chagrine mais elle ne parvient à mettre le doigt sur son origine. Elle avance avec précautions, craignant de découvrir un inconnu cagoulé qui lui voudrait du mal. Elle se prépare à frapper si quelqu'un la surprend.
Elle ère dans les couloirs à la recherche de réponses. Mais rien.
Retournant finalement au rez-de-chaussée, elle remarque enfin alors ce qui cloche. Le brouillard, qu'elle avait observé depuis le grenier, s'est encore épaissis. Il est devenu si important qu'il semble se heurter contre les vitres du bâtiment et qu'il est impossible de voir le balcon-terrasse, le jardin ou quoi que ce soit à l'extérieur. La brume crée une ambiance calfeutrée, froide et étouffante. Elle s'approche de la grande baie-vitrée et colle sa main contre celle-ci.
Ça ne lui augure rien qui vaille. Il est désormais hors de question qu'elle sorte de la villa, et le mystère ne fait que se complexifier.
Les mots de Gaspard lui reviennent sans arrêt en tête. Et si elle avait réellement provoqué une explosion ? Cela défie tout ce en quoi elle croit, et elle ne peut y adhérer pleinement. Mais si elle prend un peu de recul sur la situation, rien n'a de sens pour le moment.
Elle se tourne vers le lustre au plafond et commence à le fixer avec insistance.
Explose, explose, explose ... elle pense de longues secondes en contractant tous ses muscles pour essayer de le contrôler.
Elle insiste, elle croit voir le cristal bouger un instant, puis plus rien. Elle finit par se raviser, laissant tomber.
- C'est idiot ... elle souffle en se détournant complètement et en se rendant jusqu'à la cuisine en faisant claquer ses chaussures sur le carrelage. Elle récupère un couteau dans un tiroir, le plus aiguisé qu'elle trouve. Elle sait qu'elle pourra mieux se protéger si elle est armée.
Elle ouvre ensuite le frigo et sort quelques olives qu'elle trouve là. Elle commence à avoir faim. Son appétit la guide.
En s'installant sur le comptoir, elle commence à piquer les olives à l'aide de son couteau, une à une, puis les porte à sa bouche.
Elle se sent sale, elle se sent seule.
Après avoir terminé les olives, elle ouvre le frigo de nouveau, puis récupère quelques canapés au saumon qui doivent rester du bal. Elle les engloutit également.
Puis chaque placard s'ouvre, ainsi que chaque paquet de gâteau, plus généralement tout ce qu'elle trouve de comestible. Elle commence à dévorer, dévorer et dévorer.
Une larme perle sur sa joue.

LES ÉLÉMENTS CLÉS DU POST (SPOILERS)
Spoiler! Afficher/Cacher
- Blanche décide de quitter le grenier pour visiter la maison et trouver des réponses.
- Le brouillard s'est rapproché si prêt de la maison qu'il l'entoure complètement. On ne voit plus rien à l'extérieur.
- Blanche essaye de contrôler ses pouvoirs, en vain.
- Blanche fait une crise de boulimie. Elle est dans la cuisine et mange tout ce qu'elle trouve.
 
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