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Sauvegarde des cartoon de Lak : ...


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[RP] Garden Party
#21
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Si on fait un tour d’horizon sur la situation actuelle de nos personnages, on tombe sur des tableaux bien différents. Pourtant, entre eux, des liens sont déjà là, bien existants. Une caractéristique qui les relie au plus profond de leur être, malgré toutes leurs pensées hautaines, malgré leurs faux-semblants et la dureté de leurs interactions. Mais pour le moment, l’arrêt sur image qu’on peut faire illustre tellement bien la bassesse de l’espèce humaine qu’elle mérite qu’on s’y attarde un peu plus longtemps.

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D’un côté, vous verrez deux blondes, visages de poupées, corps de mannequins, sourires figés sur le visage. Leur égo est si important qu’elle se sentent obligées de parader et de se rabaisser. Mais qui pourra bien être le coq le plus belliqueux du poulailler ? Qui sera le grand victorieux qui ressortira sous les acclamations du public, les regards admiratifs et les mots d’amour ? Littéralement, personne. Car le jeu est d’avance biaisé et qu’on se gardera bien, ici, d’afficher en public ses émotions. Plus tard, sur Instagram et Twitter, les langues aiguisées se délieront et se donneront à cœur joie pour commenter chaque geste, chaque mot, chaque intonation. Mais pour le moment, tout le monde baisse la tête ou fait mine d’admirer la beauté du paysage, tandis que les phrases prononcées par Blanche viennent claquer durement aux oreilles de leur destinataire.
-Chérie, vois-tu, on ne vient pas tous aux bals de charité pour se nourrir. Si je veux manger, je le fais chez moi. Après, je comprends d'où vient la confusion... Il faut de tout dans les évènements caritatifs, y compris des pouilleux qui viennent pour goûter pour la première fois des canapés au caviar. Enfin... Merci pour rien, sinon d'avoir rappelé d'où tu venais.
Alors qu’elle commence déjà à s’éloigner dans un ostensible déhanchement, Arya siffle entre ses dents :
- Excuse-moi mais on n’a pas tous le malheur d’avoir des problèmes psychologiques.
La référence est simple, rapide et efficace. Tout le monde ici a compris, sans que les mots tabous n’aient eu besoin d’être réellement prononcé. Dans cet univers encore plus que dans les autres, l’anorexie et la boulimie flottent toujours dans l’air, ils ne se font jamais oubliés, mais personne n’en parle jamais. Aujourd’hui, la règle n’a pas été brisée. Ce n’était pas nécessaire pour rappeler à son adversaire de joute ses peurs les plus profondes. Ce n’était pas utile pour avoir le dernier mot. Mais le succès ainsi recueilli est malheureusement teinté de l’amertume de leurs vies bousillées par la recherche de la perfection.

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D’un autre côté, à l’autre bout de la scène, une gifle part, une joue s’enflamme, et un de ses riches enfants tombe à terre.
- Quand le petit richou et ses petits problèmes auront finis. Il partira de ce Bal dont il ne veut pas ?
Mais bien sûr que non. A quel moment Gaspard pourrait partir. Il en a peut-être envie, mais il ne peut pas. Il ne peut pas parce qu’ici, ça ne se fait pas. Parce que sa mère est à côté et le cherche déjà du regard depuis quelques minutes, se demandant pourquoi il ne ressort pas des toilettes. Parce qu’il a une image à conserver et des fans à satisfaire. Parce qu’il a beau se morfondre sur son sort, il aime bien le confort de sa vie actuelle et qu’il n’a pas envie de risquer de tout perdre. Parce qu’après tout, s’il en avait vraiment eu marre, il aurait pu tout changer, tout plaquer, tout laisser de côté et recommencer à zéro, comme n’importe qui. Anonyme. Loin d’ici. Alors, bien sûr, il finira par se rhabiller, se recoiffer, se passer un filet d’eau fraiche sur le visage avant de sortir en affichant son plus beau sourire. Malheureusement, peu de monde aura l'honneur d'en profiter.

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Finalement, comme dernière scène, vous aurez la chance de voir un triangle amoureux se faire et se défaire dans de jolis pas délicats, tandis qu’Amélia glisse hors de portée pour laisser un gros plan se fixer sur Mildred et Capucine. Rage, douleur, déchirement, l’homme aimé ne veut pas de l’enfant fabriqué sournoisement dans son dos. Elle ne voulait pas de mensonges, pas de cachotteries, mais a tut son désir d’enfanter. Pourquoi ? Peut-être parce qu’elle espérait ainsi le garder, peut-être parce qu’elle savait que la réaction serait négative, peut-être parce qu’elle appréhendait sa réponse. La pression du public est à son comble, on veut savoir la suite. Comment un manipulateur tel que Mildred allait réagir ? Arriverait-il à garder la face ? Eh bien, évidemment, la réponse est non.
- J'en ai marre Capucine. Marre ! Je ne veux pas de cet enfant. Je ne veux pas d'enfant avec toi... Je... toi et moi... c'est de la mascarade. Je ne t'aime plus.
Mais, parce que dans son milieu, on n’aime pas les drames, parce qu’il sait qu’il a été trop loin, parce qu’il a peur de perdre sa petite vie tranquille qu’il déteste mais qu’il chérit tant, l’imbécile est incapable de ne pas revenir sur ses mots, s’enfonçant toujours plus dans la médiocrité.
- Capu’ attend !
Le cri se perd dans la foule alors que sa voix se casse. Il prend conscience que c’est trop tard, que sa réputation est ruinée. Tout le monde sait maintenant qu’il est tellement imbu de lui-même, tellement avide de succès, d’amour, de gloire et de beauté qu’il est prêt à falsifier le plus beau de l’humanité : l’amour, les sentiments. Que ce soit la foule de riches gens dont on se fiche plutôt pas mal ici, où Amélia qui n’a pas eu le temps de partir assez loin pour louper la scène, où Gaspard qui sort alors tout juste des toilettes ou bien Blanche et Arya qui, à quelques mètres l’une de l’autre, en ont presque oublié leurs différends, tout le monde sait. Et tout le monde est pendu à leurs lèvres, on attend la suite… 

Une suite qui n’arrivera pas, car l’univers est alors complètement bouleversé. Leurs oreilles se bouchent, leurs yeux deviennent aveugles, ils tombent à la renverse.

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Lorsque, plusieurs minutes plus tard, le son revient lentement et que nos protagonistes retrouvent l’usage de leurs sens, quelque chose leur paraît bizarre. Encore sonnés, ils se relèvent, tremblants, vérifiant que tous leurs membres sont encore accrochés à leur corps, que l’air qu’ils inspirent et expirent goulument peut toujours se frayer un passage jusqu’à leurs poumons et que rien n’a changé autour d’eux. C’est alors qu’une petite voix effrayée se fait entendre, faisant fi des apparences habituellement d’usage :
- Ils sont où, les autres ?
Faisant un tour sur elle-même, Arya, la première debout, contemple tout son monde qui vient de disparaître, alors que ses yeux croisent avec horreur ceux de Blanche, de Gaspard, d’Amélia et de Mildred. Leur univers disparaît et, pour ne rien arranger, les derniers candidats à la mort se détestent. Comment vont-ils bien pouvoir réagir ?
 
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#22
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Amélia marche droit devant elle.

Ne te retourne pas. Amy, ne te retourne pas.

Elle ne pensait vraiment pas que revoir Mildred aurait été si dur. Mais c'était chose faite. Il fallait juste.... l'é...viter...

....
...
..
.

- Oh ma tête...

Amélia ouvrit doucement les yeux. Mais qu'est-ce qu'elle foutait par terre?!
Elle voulu se redresser rapidement mais elle ralentie l'allure, sa tête résonnant encore du choc.

Quelques secondes passèrent et elle put se remettre sur ses deux pieds. Elle secoua un peu sa robe pour enlever la poussière et elle releva enfin la tête pour voir où elle était. La jeune fille fut paralysée quelque instant quand elle compris ce qu'il y avait autour d'elle. Le même jardin, mais vide de monde.
Enfin... vide... Non, il y avait Mildred, Gaspard, Blanche et Arya.

Que des gens qui la méprisait. Gé-nial.

- Tu voulais éviter ton ex? Raté. Tu voulais éviter le cousin diabolique? Raté. Et en plus tu te tapes les deux pimbêches de service.

Blanche elle la connaissait par Patty et sa réputation. Arya pour sa réputation. Deux gosses de riches quoi.
Amélia leva les yeux au ciel.
Plus jamais elle ne reviendrait dans cette ville une fois ressortie, c'est décidé.

- Ils sont où, les autres ?

Arya était manifestement elle aussi réveillée.
C'était un cauchemar pas possible.

- HEY! cria-t-elle.

Sa voix résonnait, mais personne ne répondait.
Bon, il n'y a pas l'air d'avoir quelqu'un. Amélia chercha dans sa pochette son téléphone. Pas de réseau, pas de wifi.

- Tu es stupide Amy

En effet, elle n'avait pas retiré son mode avion. Une fois chose faite, rien ne changea. Rien ne captait. Elle lâcha un grognement et rangea son téléphone. Elle ne pouvait pas rester là!

La jeune femme alla vers le portail. Il n'y avait plus de voituriers, plus de photographes, plus de journaliste, juste une voiture avec une porte ouverte mais personne dedans.
Bizarre.
Autre élément étrange, la grille du portail était fermée. Sauf que manifestement, quelqu'un devait arriver.

Amélia s'approcha de la porte de fer et essaya de l'ouvrir. Rien ne se passa. Elle s'agenouilla pour voir si elle était fermée à clé, mais elle pouvait voir qu'aucun verrou n'était enclenché.

- ok c'est sûr, là je suis dans un cauchemar, soupira-t-elle.

La jeune femme se retourna et regarda en direction du jardin, les 4 autres individus toujours présents.

- Bordel, il faut que je sorte de là

Elle ferma les yeux un instant puis elle les rouvrit en marchant avec assurance vers le petit groupe.

- Tu as du réseau sur ton téléphone?, finit-elle par dire à Arya, manifestement la seule consciente pour le moment.

Elle n'avait aucune envie de lui demander de l'aide, mais il fallait bien. Bien qu'elle essayait de se persuader que tout cela était son imagination, elle n'y parvenait pas totalement. Quelque chose... la dérangeait. Mais quoi?
~ We are all mad here ~

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#23
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Ses parents ne sont plus là.
Blanche les cherche en tournant brièvement sur elle même pour s'octroyer une vue d'ensemble sur la salle de bal. Mais rien n'y fait, elle ne repère ni son père ni sa mère.
Elle fait quelques pas vers le centre de la piste de danse. Elle a l'impression que certains danseurs se sont évaporés. Elle continue d'avancer timidement. Ses oreilles commencent de siffler.
Face à elle, Mildred Gardner semble en instance de divorce avec un petit bout de femme. Blanche fait demi-tour et décide d'aller prendre l'air sur la terrasse.
Elle titube jusqu'à la rambarde et inspire un grand bol d'air frais en même temps qu'elle manque de trébucher. Elle n'a rien mangé, pourtant. Elle ne comprend pas d'où viennent ses hauts-le-coeur. Comment pourrait-elle se faire vomir alors qu'elle n'a rien avalé ?
Frénétiquement, elle sort son paquet de Vogues dans l'espoir de se calmer. Ses oreilles commencent à lui faire mal, ses mains tremblent, ses yeux sont comme recouverts d'un voile blanc opaque.
La cigarette dans la bouche, elle l'allume d'un mouvement mal assuré. Elle inspire une longue bouffée, puis ses jambes lâchent. Elle s'écroule sur le sol.
Honteuse, elle garde le visage rivé sur le sol. Sa cigarette roule sur quelques centimètres et elle n'essaye pas de la rattraper.
Blanche gémit de douleur, elle ne voit plus rien et n'entend qu'un sifflement strident et perçant. Elle a l'impression de suffoquer, ses poumons ne semblent plus fonctionner.
Elle se laisse lourdement tomber sur le sol. Sa tête heurte le marbre.

Arya est le premier visage qu'elle observe en ouvrant les yeux.
Blanche porte la main à sa tête, elle a mal. Elle tente de se relever mais n'y parvient pas.
La jolie blonde face à elle semble inquiète, elle regarde tout autour d'elle en cherchant. Qu'est-ce qui s'est passé ? Instinctivement, elle pense à une attaque terroriste, ce qui expliquerait le sifflement dans ses oreilles et la panique sur le visage de la petite pimbêche.
Le son revient peu à peu. Le bruit de talon au petit trot parvient derrière elle.
Tu as du réseau sur ton téléphone?
Blanche tourne lentement la tête pour découvrir Amélia Clausberg. Elle grimace légèrement, puis détourne le regard.
- Pè-..Père ? Mère ...? elle bégaye en tentant une nouvelle fois de se relever, mais en vain.
Se résignant à assister à la scène depuis le sol, elle remarque alors Mildred Gardner et Gaspard Marcus qui gisent eux aussi à terre, encore endormis.
Elle attend de longues secondes, assistants au spectacle de deux semi-bobos entrain de s'éveiller dans une dimension qui n'est pas la leur, avant de prendre la parole :
- Quelqu'un peut m'expliquer ce qu'il se passe ? demande-t-elle en amassant le plus de contenance possible pour paraître sûr d'elle, Et m'aider à me relever ? S'il vous plait.
Elle pose son regard d'abord sur Amélia puis sur Arya.
Ça n'allait pas être chose aisée de se remettre sur ses deux pieds.
La cigarette finit sa course sur la dalle de marbre.
 
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#24
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C'est en convulsant que Gaspard rouvre les yeux. 
Pas le temps de comprendre ce qui vient de lui arriver, le jeune homme vomit ses tripes sur le sol. 
- ... sont où les autres?
Quelques voix lui parviennent... trop lointaines dans sa tête pour qu'il les reconnaisse. 
Les neurones du garçon commence rapidement à se réactiver... pur instinct de survie. 
Qu'est t'il en train de se passer? Une attaque terroriste? 
Sur la défensive, le jeune homme ne bouge pas. Qui sait s'il n'est pas sensé être mort et qu'au moindre mouvement on viendra lui tirer dessus?
Et dire qu'il s'apprêtait justement à quitter la soirée. 
Gaspard analyse la situation... la sortie est assez loin. Du moins la principale... y'a t'il une sortie pour les domestiques?

Et c'est voix... elles viennent de la terrasse surélevée, impossible de voir leur commanditaires. 

Ptn c'est chaud.

Gaspard déplace lentement une main dans ses poches pour tenter d'y trouver de quoi se défendre, si jamais.
La première chose qu'il y sort et un bout de papier... annoté d'un numéro de téléphone.
Goût amer.
Ou est le serveur maintenant? 
Et.. sa mère?
Gaspard bloque ses pensées pour ne pas paniquer et mieux s'occuper de l'urgence présente.
Continuant à fouiller dans sa poche sans un bruit, Gaspard sort son portable...
Détachant la coque, il y récupère, caché à l'intérieur, un petit canif. 

Un soir, Gaspard s'était fait agressé dans la rue. 
Ca arrive, dit t'on...
- Ca n'arrivera plus. avait rétorqué Madame Marcus.
Dans le lit d’hôpital, la mère de Gaspard lui avait glissé l'arme dans le creux de la main.

//SPLlLOUPSHH/// 

ptn ptn ptn 
qu'est-ce qu'il vient de se passer?!!
Un corps vient de tomber dans la piscine.
Les voix la haut semblent s'être arrêté?

Gaspard ne le sait pas, mais il s'agit de Wildred. 
Pas encore réveillé, le milliardaire a roulé dans l'eau.

Pour Gaspard donc, le peu qu'il aperçoit ne peux que confirmer la piste de l'attentat.
C'est le moment ou jamais. 
Gaspard profite du grabuge orienté vers la piscine, pour fuir le plus furtivement possible vers la partie la plus basse de l'immense jardin. La partie non illuminée. 
Le jeune homme a l'impression de n'avoir jamais couru aussi vite de sa vie. 
Tout ses sens sont en alerte.
Ce n'est qu'une fois bien enfoncé dans la partie promenade de la villa que Gaspard ralentit.
Le coeur du jeune homme lui en revanche, continue son allure. Frénétique.
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#25
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Son monde n'existait désormais plus. À force de faux semblants il venait de perdre tout, absolument tout. Jusqu'aux restants d'humanité qui faisaient encore de lui un homme. Un fils. Un petit-ami. Un futur père. Il ne voulait pas poursuivre cette relation malsaine avec Capucine, mais avait-il seulement essayé de faire comprendre à la jeune femme qu'il n'y trouvait pas son compte dans cette relation ? Avait-il osé le lui dire ? Non. Il s'était contenté de passer outre ses propres convictions et le peu de valeurs qui lui restaient alors, préférant le confort que sa vie pouvait lui apporter. Il était devenu intouchable. Déjà parce que le nom des Gardner était craint et redouté : mettez-vous un Gardner à dos et vous verrez !  Voilà le slogan de la famille presque royale de cette petite ville pleine de gens de la haute société. Mais aussi parce qu'il était en couple avec la fille de la deuxième famille la plus riche... les Salztner. Ceux là même qui possédaient un tiers de la ville et qui faisaient pousser des vignes un peu partout pour s'assurer une fortune plus grande encore d'année en année. Un vin qui se retrouvait à chacune des soirées organisées dans toute la ville...

Il n'avait rien dit. Il se contentait de subir, et le reste du temps de profiter des avantages que ses problèmes de riche lui apportait. Voilà qui était Mildred : un garçon qui ne supportait plus sa vie mais qui ne faisait rien pour en changer. Attendre. C'était le mot qui définissait le mieux ses idées et son ambition. Quand je quitterai cette ville je vivrai comme je l'entend. Cette ville, il l'avait quittée, parti à l'autre bout du pays pour intégrer une université prestigieuse. Quand j'aurai mon diplôme je ferai ce que je voudrai. Son diplôme il l'aura en Juin et aucune idée de ce qu'il fera ensuite. Un jour je lui dirai à cette peste que je ne peux plus la supporter... je ne l'aime plus. Ça, il l'a fait. Il y a à peine trente secondes, en plein milieu d'une soirée mondaine, après qu'elle lui ai annoncé être enceinte. Et oui Mildred... tu lui as dit... mais parce que tu n'avais pas le choix. Tu n'avais plus le choix. Un enfant... tu ne l'avais pas prévu et pourtant il allait bientôt être là, remettant en cause toute ta vie. Ta vie qui n'avait plus de sens depuis que la belle Amélia t'avait quitté. Tu t'en souviens d'Amélia ? Tu ne l'as jamais recontacté... plus depuis qu'elle a rompu... plus depuis la disparition de Patricia... Patty. Si seulement ils savaient. Si seulement tout le monde savait ce qui c'était vraiment passé avec Patty. Mais ça aussi tu l'as gardé pour toi... parce que tu n'es pas quelqu'un de courageux Mildred. Tu es du genre à fuir le danger et à te cacher derrière ta sois-disant popularité. 

Mais là, qu'est-ce que tu vas faire ? Claquer des doigts ne suffira plus. Aucun majordome ne viendra faire le sale boulot pour toi. Parce que tu es seul à présent... 

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Capucine 
Tu vas finir ruiner. Ruiner tu m'entends ? 


Capucine Salztner. Fille la plus richissime de cette ville, en couple avec le fils le plus richissime. Ces deux là étaient fait pour se rencontrer et pour tomber amoureux. C'est ce qu'elle pensait sincèrement au plus profond d'elle. Et dieu sait que cette relation lui apportait comme followers et comme contrats. Capucine passait son temps à poser pour des grandes marques dont elle était devenue l'égérie. Gigi Hadid et Winnie Harlow c'était de l'histoire ancienne. Capucine Salztner, dont les parents ont des origines européennes, c'est ELLE qu'il leur fallait. Absolument.

Rien ne vous choque en lisant ça ? Ça ne vous rappelle pas quelqu'un ? 

Amélia Clausberg. L'ex petite amie, jusqu'alors secrète, de Mildred Gardner, actuel petit copain de Capucine. Vous saisissez ? Beaucoup de similarités entre les deux jeunes femmes pour que ça ne soit qu'une simple coïncidence. 
Mildred a rencontré Capucine lors d'une soirée organisée chez leur amis Steve. Cet acteur jouant dans une série OCS et qui a fait récemment une overdose... pauvre garçon, le voilà en cure de désintoxication avec un enfant à charge... 
Une soirée chez Steve... en l'honneur de Mildred qui revenait enfin dans leur petite ville après un semestre passé dans cette grande et belle université. Une soirée à laquelle elle ne devait pas participer... mais ce fameux Destin n'est jamais bien loin. La suite, on la connaît. Ils ont couché dans les toilettes... puis dans la chambre des parents de Steve. Insouciant, Mildred l'avait laissée prendre chaque jour une place un peu plus importante dans sa vie, jusqu'à ce qu'il n'arrive plus à la supporter. Jusqu'à ce qu'il passe son temps à la comparer à Amélia. Chaque chose qu'elle faisait... chaque geste... chaque mot.. chacun de leur moment intime. Ses pensées n'étaient plus raccord avec ses actes. C'était bien Capucine qu'il avait devant lui. Mais ce n'était pas celle qu'il voulait. 

Et voilà le résultat. Une fille tombée enceinte parce qu'elle ne voyait pas comment garder son cher et tendre. Cette histoire de bague qu'elle a inventé pour que les journalistes relatent la rumeur de mariage partout dans le monde, dans l'espoir qu'il lui demande enfin sa main. Mais toujours rien. Quelles autres solutions pouvait-elle bien avoir ? Hormis le bébé. Celui-là même qui les réunirait. Comme au début de leur relation. Ça devrait marcher... Ça DEVAIT marcher... 

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Un bébé dont il ne voulait pas. Pas maintenant. Pas dans ces conditions. Et voilà que tous les invités ou presque, il fallait le faire exprès pour l'avoir raté, avaient assisté à la séparation la plus scandaleuse de toute l'Histoire de cette ville depuis que les américains y avaient délogés les indiens. 

Le vent s'était levé, Capucine s'était figée. La peur pouvait se lire sur le visage de tous les invités. Puis cette lumière si intense. Ce bruit sourd. Capucine s'était écroulée, littéralement, sous ses yeux. Il s'était avancé pour la rattraper mais il tomba lourdement sur le sol. Plus rien. Le vide total. 

Au loin, des bruits sourds. Des voix imperceptibles qui viennent de là-haut... Des voix de femmes... 
Maman... Capucine... qu'est-ce qui m'arrive ?
Il aurait voulu parler, mais aucun son ne pouvait sortir de sa bouche. Rien. Comme si son corps était vide. Des bruits revenaient jusqu'à ses oreilles, des bruits qui lui donnaient mal à la tête. La vie était-elle en train de quitter son corps d'égoïste et de manipulateur ? Est-ce que le Destin frappait une fois de plus là où on l'attendait le moins ? 

Reprenant un tant soit peu de force, il réussit à entrouvrir les yeux. Le ciel était nuageux, comme si un orage se profilait. Peut-être avaient-ils été frappés par la foudre. Capucine. Il l'avait vu tomber. En tournant de son mieux sa tête, il ne vit personne autour de lui. Il semblait qu'il soit seul dans ce grand jardin.. mais d'où venaient ces voix alors ? 
Bougeant légèrement ses bras il se tourna pour se mettre sur le dos. Mais il n'avait pas pris en considération que sur sa trajectoire se trouvait...

// SPLLOUPSHH // 

... la piscine des Winston. 

Il tomba au fond de l'eau et suffoqua. La force de nager jusqu'à la surface, elle l'avait quitté. Il allait mourir seul au fond de cette piscine, à cette soirée où il venait de rompre avec la mère de son futur enfant, devant tout le gratin de cette ville dans laquelle il faisait si bon vivre... Décidément le Destin est plein d'humour et d'ironie. 

Mildred allait-il enfin faire face ? Ou "attendre" que quelqu'un daigne vouloir le sortir de là ? L'eau chlorée continuait de le pénétrer et il n'aurait bientôt plus assez d'oxygène pour espérer vivre cette vie misérable qu'il allait avoir. 
Mais Mildred est trop lâche pour accepter ce triste sort. Alors oui, il retrouve des forces, assez du moins pour atteindre le bord de la piscine. 

L'air entra à nouveau dans ses poumons. Il toussa et recracha l'eau qu'il avait avalé. Passant une main sur son visage pour reprendre ses esprits... il vit un jardin vide. Entièrement vide ? Non... au loin, trois jeunes femmes. 


Mildred 

Amélia... 

tenta-t-il de crier. 

Il réussit à se sortir de là, avec du mal, ses vêtement gorgés d'eau ne l'avaient pas aidé au contraire. A quatre pattes, il prit un instant avant de pouvoir se relever et regarder ce qui se passait vraiment, cherchant des réponses à tout ce qui venait de se passer... Capucine... le vent... la lumière... le bruit dans ses oreilles... 

Il tituba jusqu'en bas des escaliers, pour voir qui étaient les filles dont il avait entendu les voix avant de se réveiller. Amélia... qui demande à Arya si elle a du réseau. Merde ! Son téléphone. Il chercha dans sa poche de veste mais il n'y était pas. Il avait du le perdre en tombant... la troisième fille elle venait à peine de se relever à en croire par sa position. Adossée au balcon, elle semblait reprendre doucement ses esprits. C'était Blanche. 

Mildred.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous m'expliquez ?


Il regarda tour à tour les trois jeunes femmes. 

Mildred
Où sont les invités ? Où sont mes parents ? Et où est Capucine ? 


Le regard plein d'incompréhension il s'attendait à avoir des réponses de la part des trois filles. Mais le Destin n'avait pas terminé son oeuvre. Les cloches de l'église se mirent à sonner, venant briser le silence qui régnait en maître dans ce jardin vide. Douze coups. Il était minuit. Le vent se calmait peu à peu jusqu'à totalement disparaître, emmenant avec lui les épais nuages présents dans le ciel. Qu'est-ce que cela signifiait ?
 
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#26
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Arya est debout, les traits figés dans un masque d’horreur absolu lorsqu’elle voit de loin Amélia forcer sans succès sur le portail de la propriété. Ses pensées peinent à se remettre en place et elle sent la crise de panique arriver alors que l’air vient à lui manquer. Elle ouvre la bouche pour tenter maladroitement d’inspirer un bon coup et de calmer ses nerfs tout en récapitulant la situation. Tout le monde a disparu, ils ne sont maintenus plus que cinq à un endroit qui accueillait quelques minutes plus tôt des dizaines de personnes, et ils sont enfermés dans une propriété privée qui n’est pas la leur. Tout est normal, tout va bien. La jeune fille se pince l’arête du nez en fermant les yeux. Inspire, expire. Ce n’est que ton imagination, tu rêves. Tu vas te réveiller dans ton lit, bien au chaud. Allez, reprend toi, ça t’arrives souvent de faire des cauchemars, tu as l’habitude. Sauf que cette fois, ce n’est pas juste son imagination qui lui joue des tours mais l’univers tout entier. Aussi, quand Arya rouvre les yeux, rien n’a changé, si ce n’est qu’Amélia n’est plus en train de s’escrimer sur le portail et se dirige maintenant vers elle à grands pas. 
- Tu as du réseau sur ton téléphone ?
Hum, bonne question. Son téléphone. Où est son téléphone ? Tâtonnant hâtivement dans ses poches, Arya réalise avec stupeur que celui-ci a également disparu. Et pour cause, elle l’a confié à un de ses amis plus tôt dans la soirée pour « Ne pas être tentée d’afficher la médiocrité de cette assemblée sur ses réseaux au risque de ne pas respecter la confidentialité exigée en ces lieux ».  La petite bourgeoise se passe une main dans les cheveux et commence à répondre, penaude :
- Je n’ai pas mon…, avant d’être interrompue par Blanche, qui jette vers elles des yeux de biche éperdue.
- Quelqu'un peut m'expliquer ce qu'il se passe ? Et m'aider à me relever ? S'il vous plait.
Dans cette situation, la jeune fille pourrait presque paraître humaine. Aussi, et surtout parce qu’Arya garde toujours dans la bouche le goût amer de la lâcheté dont elle a fait preuve plus tôt dans la soirée, elle lui attrape les deux avant-bras et tire vigoureusement vers le haut et vers l’avant, servant en même temps d’appui le temps que Blanche retrouve une position verticale stable. Si on sortait la scène du contexte, on pourrait presque croire qu’elles sont amies, à s’accrocher l’une à l’autre telles deux naufragées. C’est alors qu’arrive Mildred pour les assaillir de questions.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous m'expliquez ? Où sont les invités ? Où sont mes parents ? Et où est Capucine ?
Seulement, autant Arya éprouve presque de la culpabilité vis-à-vis de son attitude envers Blanche, carrément mesquine, autant elle ne ressent que du mépris et du dégoût pour Mildred qui, en plus d’être incapable de se tenir en public, est du genre à jouer avec les sentiments de tout le monde. Aussi, elle fronce les sourcils et rétorque, mordante :
- Ah maintenant que c’est la fin du monde elle t’intéresse, ta Capucine ? Tu te dis que t’aurais bien tiré un dernier coup avant de crever ?
Puis elle se détourne, l’ignorant ostensiblement, pour contempler l’horizon, les mains sur les hanches. C’est bizarre, elle aurait juré avoir vu Gaspard, pourtant le jeune homme n’apparaît nulle part. Mais la jeune femme n’a pas le temps de pencher sur la question car sa réflexion est interrompue par un son de cloches venu de nulle part. Il est minuit et une brise légère caresse leur visage. On pourrait croire à une belle soirée d’été, alors qu’il n’en est rien et bizarrement, le cadre en décalage avec le scénario post-apocalyptique vient renforcer l’étrangeté du moment. Elle frissonne et vient frotter ses mains sur ses bras pour tenter de se réchauffer. Son cerveau tourne à plein régime.
- De toute évidence le portail est bloqué mais dans une propriété telle que celle-ci il existe forcément une entrée secondaire pour les domestiques. Je suggère qu’on traverse la propriété, histoire de la trouver et de se sortir de cette mauvaise blague.
Son discours ne laisse aucun doute sur ses intentions. Elle veut s’en aller, mais elle ne compte pas se séparer du groupe. Ses heures de visionnage de film d’horreur ne lui ont peut-être pas appris grand-chose mais elle a retenu la leçon principale : c’est quand on se sépare du reste du groupe qu’on meurt.
 
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#27
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https://www.youtube.com/watch?v=-rAv5zgtsmM

- Je n’ai pas mon… commençait à répondre Arya.

Mais il fallait que Blanche l'interrompe. Au moins elle était réveillée, elle n'était pas morte.

- Pour résumer, il n'y a personne, on ne peut pas sortir.Tu as ton téléphone? Enchaîna Amélia.

Arya l'avait aidé à se relever mais n'avait pas répondu à la blondinette.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous m'expliquez ? Où sont les invités ? Où sont mes parents ? Et où est Capucine ? Cria une voix derrière elle.

La jeune femme se retourna. Mildred. Qu'est-ce qu'il foutait mouillé lui? Et pourquoi devait-elle être enfermé avec lui? D'ailleurs, Gaspard, elle était quasi sûr de l'avoir vu. Où il est lui maintenant?

Beaucoup de questions sans réponses. Elle allait répondre, comme pour Blanche, mais Arya pris les devants.

- Ah maintenant que c’est la fin du monde elle t’intéresse, ta Capucine ? Tu te dis que t’aurais bien tiré un dernier coup avant de crever ?

Quoi? Elle avait raté un épisode là. Pourquoi Arya était si énervée? Une amie proche de Capucine? Ou alors il s'était passé un truc après son départ auprès du couple.
Pour le moment, ce n'était pas important, et pourquoi cela l'intéresserait-il? Pitoyable.

- De toute évidence le portail est bloqué mais dans une propriété telle que celle-ci il existe forcément une entrée secondaire pour les domestiques. Je suggère qu’on traverse la propriété, histoire de la trouver et de se sortir de cette mauvaise blague. Expliqua Arya.

Amy tourna lentement sur elle-même pour voir un peu l'étendu du domaine. Elle le connaissait bien le terrain. En fait, Mme.Winston est une cousine éloignée de sa mère, elles sont assez proches. Donc Amy avait beaucoup jouée dans ce jardin, notamment avec les enfants Winstons: Camélia et Stéphan. Quand on était petit, on fait beaucoup cache-cache. Et même si cela fait longtemps, elle croit savoir où était la sortie possible.

- Je crois savoir où c'est. Je connais plutôt bien le jardin. Par contre, je pense que plus on sera, mieux ce sera. Il faudrait peut-être d'abord fouiller la maison, voir si on trouve quelqu'un qui est dans la même galère, et puis, on trouvera peut-être une explication? On est peut-être pas si seule?

Clairement, Amélia, même si elle ne portait pas ces gens dans son coeur, ne voulait pas partir toute seule comme ça. Mais ils ne pouvaient pas partir comme ça sans voir si les gens n'étaient pas à l'intérieur pour une mauvais blague.
~ We are all mad here ~

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#28
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C'est Arya qui aide finalement Blanche à se relever. La jolie blonde est surprise de la gentillesse de la semi-bobo, si bien qu'une fois remise sur pieds, elle peine à bégayer un merci.
Encore faible, elle fait quelques pas vers la rambarde de marbre et s'y cramponne avec difficulté. Elle refuse de retomber par terre une nouvelle fois. Elle se fait alors agresser par Amélia Clausberg, qui n'a visiblement reçu aucune éducation.
- Pour résumer, il n'y a personne, on ne peut pas sortir. Tu as ton téléphone?
Blanche ne comprend pas trop ce qu'il se passe. Elle fait non de la tête. Elle ne va pas passer son téléphone à cette sale gosse de riche imbue d'elle même. Pourtant, son iPhone est bien rangé dans sa pochette en bandoulière le long de sa taille. Mais elle se refuse de le prêter pour l'instant.
Mildred Gardner apparaît soudain, pleinement réveillé et trempé. Il s'inquiète de ce qu'il se passe. Blanche rit dans un souffle en le voyant imbibé d'eau mais reste silencieuse. Elle n'a aucune réponse elle même et est bien incapable d'en fournir à quiconque.
Après une réponse assassine, Arya décide de donner des explications plus poussées à chacun d'entre eux.
- De toute évidence le portail est bloqué mais dans une propriété telle que celle-ci il existe forcément une entrée secondaire pour les domestiques. Je suggère qu’on traverse la propriété, histoire de la trouver et de se sortir de cette mauvaise blague.
Comment ça le portail est bloqué ? Blanche secoue sa tête pour se remettre les idées en place. Depuis combien de temps sont-ils réveillés ? Ou est Gaspard Marcus ? Blanche était sûr de l'avoir vu lorsqu'elle avait ouvert les yeux. Il était à côté de Mildred.
La belle Blanche reprend à peine ses esprits que Amélia décide de prendre le rôle de leader :
- Je crois savoir où c'est. Je connais plutôt bien le jardin. Par contre, je pense que plus on sera, mieux ce sera. Il faudrait peut-être d'abord fouiller la maison, voir si on trouve quelqu'un qui est dans la même galère, et puis, on trouvera peut-être une explication? On est peut-être pas si seule?
Blanche rassemble toutes ses forces pour tenir debout et applaudit lentement, le visage froid, crachant :
- And the heroes of the day is ... Amelia Clausberg. Bien sûr que tu connais bien ce jardin et que tu sais exactement ce qu'il faut faire.
Elle titube sur quelques mètres, tourne sur elle même, puis crie :
- GASPARD !
Elle se tourne ensuite vers les autres, tous surpris qu'elle ai hurlé. D'ailleurs, avoir crié lui a pompé une partie de son énergie. Elle se raccroche à la rambarde avec difficulté.
- Je suis sûr de l'avoir vu ... Je sais qu'il a bougé. Mais il ne peut pas être loin.
Sachant pertinemment qu'Arya ne la laissera pas partir seule, elle décide de prendre les devants et descend les marches qui la sépare du reste du jardin.
Arya et Amélia ont été claires dans leur volonté de faire les choses ensemble. Et si Blanche s'éloigne trop, malgré leurs différents, elle sait qu'elles ne la laisseront pas disparaître dans la nuit alors qu'ils ne sont que quatre parmi les centaines de personnes présentent ce soir à être encore vivantes.
Peut-on même parler d'être vivants ? Les autres sont-ils morts ? Blanche ne le savait pas. Mais elle marchait avec volonté vers elle ne savait où.
- GASPARD ! Elle hurle de nouveau en portant ses mains à sa bouche.
Elle ne se retourne pas, pour ne pas donner la chance aux autres de la forcer à faire demi-tour. En continuant à marcher, elle sait qu'ils la suivront.
Ses forces reviennent peu à peu. Elle parvient à marcher avec de moins en moins de difficultés et atteint une espèce de petit bois intégré à la propriété.
Elle aperçoit alors une silhouette au loin. Elle est allongée dans l'herbe, semble immobile.
Blanche se met à courir dans sa direction, trébuche et casse un de ses talons. Elle s'affale sur le sol. Se relève en laissant ses chaussures derrière elle.
Lorsqu'elle arrive à la hauteur de la silhouette, essoufflée, elle découvre Gaspard, le corps convulsant et les yeux blancs. Elle s'écroule à ses côtés et récupère sa tête entre ses mains.
Putain. Il fait une crise de panique.
- Au secours ! elle hurle de toutes ses forces, Aidez moi !
Elle regarde Gaspard avec les yeux imbibés de larmes, elle panique. Elle jette des coups d'oeil désespérés vers la grande demeure, espérant que les autres arrivent.
 
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#29
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Gaspard lutte. 
Quelqu'un semble s'être arrêté prêt de lui. Le jeune homme croit reconnaître la voix de Blanche Destuileries.
Gaspard utilise ses dernières énergie pour tenter de contrôler sa respiration..
- F... fffff...fffff...
Essayant de parler... le voila coupé par ses élans saccadés de bouffés d'air. Impossible de sortir un mot.
Un mot, un seul pourtant, tourne dans la tête de Gaspard.
Un mot pourrait encore tout faire changer.
le corps de Gaspard est totalement tétanisé. Des larmes de douleurs au coin des yeux, Gaspard lutte. 
- FFfffFFFFFFF....


***

Quelques minutes auparavant

Gaspard marche toujours dans le jardin sombre, tout ses sens en alerte. 
/scratch/
Le jeune homme se prend une branche. "Ses sens en alerte", tu parles.
Gaspard jure. Cela devient de plus en plus difficile d'y voir clair. 
Allez... si il y a une entrée secondaire, elle est forcément toute proche d'ici.
Le jeune homme serrant toujours le canif dans une mains, il profite de sa deuxième libre pour se saisir de son portable. 30% de batterie. Ca devrait le faire. 
Gaspard allume l'option torche. 
Tant pis pour la discrétion... au moins il verra enfin ou il met les pieds.
Et puis de toute façon, il ne doit plus y avoir grand monde aux alentours... le jeune homme n'entend plus aucun bru..
//crack//
qu'est-ce que...
un bruit de branche qui craque? sérieusement? au moment même ou il se pensait enfin seul?
Surement un animal. 
Un animal nocturne... vivant dans un jardin.. entretenu... par des riches...
Non ça n'a pas beaucoup de sens.
Gaspard veux en avoir le coeur net. Le jeune homme se retourne... et se prend une seconde fois la même branche.


- MAIS PTN wshhhHHHH..!!!


Son nez saigne. 
Bien joué. 
La pression de Gaspard redescend un peu. Il se sent juste un peu stupide à présent.
A quelques pas de lui, une pomme de pin tombe et vient rouler dans l'herbe. 
Le jeune homme ne la remarque pas, préoccupé par son nez coulant.
Sans le savoir, le garçon vient de rater sa dernière occasion de comprendre.
Comprendre qu'effectivement...


***

- Fffff...ffffuu... fuis.


***

...au dessus de sa tête, il est observé. 

***

Gaspard ferme les yeux. Il est trop tard pour donner l'alerte. La paire d'yeux cachée dans les buissons agit. Se jetant sur Blanches Destuileries, la silhouette ne laisse pas à la milliardaire le temps de crier d'avantage à l'aide qu'elle lui enfonce une seringue dans la nuque. 
L'effet est immédiat, la voici à présent dans le même état que son camarade M.Marcus.
L'appât a visiblement bien fonctionné. Et capturer Blanches Destuileries s'est avéré plus facile que récupérer Gaspard.
Le jeune homme s'était en effet bien battu lorsque que son agresseur lui était tombé dessus par surprise. De son canif, il lui avait même égratigné la jambe. Aha... une petite éraflure... quel petit joueur ce Gaspard. Son adversaire avait bien rapidement fait de le renverser à terre et le piquer de sa seringue.
La silhouette tourne la tête vers la villa... les autres jeunes mondains ne devraient plus tarder. Il faut faire vite.
Soulevant Gaspard, la silhouette le place contre une de ses épaules, elle en fait de même avec Blanche. 
Les deux célébrités ne peuvent que se laisser faire... anesthésiés.

Quand Arya, Mildred et Amy arrivent enfin sur le lieu, Gaspard et Blanche ont disparus.
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#30
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Arya 
Ah maintenant que c'est la fin du monde elle t'intéresse, ta Capucine ? Tu te dis que t'aurais bien tiré un coup avant de crever ? 

Les mains sur les hanches, la blondinette se détourne de Mildred, agacée par le comportement du jeune homme avec sa petite-amie qui venait de lui annoncer qu'elle attendait un heureux évènement. Mildred dévisagea la jeune femme. Qui était-elle pour lui parler sur ce ton et de cette façon ? Qui ? La fille d'un homme d'affaires qui s'enrichissait sur le dos de migrants sous-payés. 


Mildred
C'est qu'elle se permet des choses la petite Delacroix... tu la ramenais moins quand ton père se faisait juger je me trompe ? 


Cet instant où sa vie de petite bourgeoise avait failli se terminer d'un coup d'un seul. Cet instant où sa mère et elles se sont demander ce qu'elles allaient devenir, quand toute la ville leur avait tourné le dos. Mildred et elle, au fond, ont beaucoup de points en commun. Sauver les apparences... dire et faire ce qu'on attend d'eux... être en couple par intérêt et non par plaisir. Son mec, celui qui a le yacht, c'est pas par amour qu'elle reste avec. Pas par amour pour lui, mais par amour pour son argent. Ça oui, c'est une chose qui est sûre. 

Alors que le son des cloches de l'église vient s'immiscer dans ce jardin devenu lugubre, Amélia regarde Mildred sans comprendre ce qui se passe. Pourquoi est-il mouillé ? Pourquoi Arya lui parle sur ce ton lorsqu'il s'inquiète pour sa petite-amie ? Il va s'en dire qu'elle a raté la partie la plus intéressante de la soirée, celle-là même qui fut interrompue par on ne sait quoi. Il sourit gêné à la rousse tandis qu'Arya fait un état des lieux sur la situation étrange à laquelle ils se retrouvent tous confrontés. 

Arya 
De toute évidence le portail est bloqué mais dans une propriété telle que celle-ci il existe forcément une entrée secondaire pour les domestiques. Je suggère qu'on traverse la propriété, histoire de la trouver et de sortir de cette mauvaise blague.

La famille Delacroix dans son entièreté avait retrouvé de son éclat après l'affaire de la disparition de Patty, et plus le temps passait et plus ça allait en se dégradant. Ses parents avaient horreur de cette famille, et le fils qui n'était que trop rarement en accord avec ses géniteurs ne pouvait qu'être du même avis. Encore plus ce soir quand il voit la blonde se la jouer leader d'un groupe tout sauf uni. 

L'entrée des domestiques... Mildred eu un rictus et ne put s'empêcher de révéler l'un de ces secrets à priori bien gardé. 

Mildred
Tu veux parler de l'entrée que prenait ta mère quand elle travaillait ici comme bonne à tout faire ? Mais je ne me souviens plus très bien... c'était avant ou après que ton père ait été jugé ?


Mildred le savait. Sa famille était au courant... comme une bonne dizaine d'autres foyers dans cette petite ville. Tout se sait ici... tout ou presque. La mère d'Arya avait du trouver de l'argent en urgence pour payer la caution de son mari. Ils avaient failli finir ruiner mais le père Delacroix avait des comptes cachés. Ils ont vite remonté la pente. Amélia intervient pour essayer de débloquer la situation.

Amélia 
Je crois savoir où c'est. Je connais plutôt bien le jardin. Par contre je pense que plus on sera, mieux ce sera. Il faudrait peut-être d'abord fouiller la maison, voir si on trouve quelqu'un qui est dans la même galère, et puis, on trouvera peut-être une explication ? On est peut-être pas si seuls ?

Mildred se résout à écouter Amy en qui il avait bien plus confiance qu'en une fille aussi fade qu'Arya. Entrer dans la grande demeure et fouiller à la recherche d'un quelconque signe de vie... très bien allons-y.

Blanche 
And the heroes of the day is... Amélia Clausberg. Bien sûr que tu connais bien ce jardin et que tu sais exactement ce qu'il faut faire. 

Décidément survivre dans ce milieu ne serait pas aisé, chacun y allant de son amour propre et sans utiliser le dos de la cuillère. Mildred soupire alors et n'a pas le temps de rouvrir sa bouche que Blanche part en vrille et appelle Gaspard. Gaspard ? lui aussi était là ? Surpris il lance un regard d'incompréhension à Amélia. 
Le petite bise, bien que douce et presque chaude, lui donne quelques frissons. Encore trempé suite à sa chute dans la piscine, il avança jusqu'au balcon en gravissant les marches qui le séparaient jusque là des trois femmes. 


Blanche
Je suis sûre de l'avoir vu... Je sais qu'il a bougé. Mais il ne peut pas être loin. 


Mildred 
Vous m'excuserez, avant d'entreprendre quoi que ce soit je vais me permettre de pénétrer dans la maison. 


Mildred laisse Blanche dans son délire tandis qu'elle descend quatre à quatre les marches qui mènent vers le jardin inférieur et regarde les deux autres jeunes femmes, d'un regard qui veut dire "soit vous me suivez, soit vous la suivez elle". Il se tourne pour entrer dans la Maison Winston et Amélia ne tarde pas à le suivre. Résignée, et peut-être ne souhaitant pas se rapprocher de la forêt comme Blanche est en train de le faire, Arya se met à les suivre en pestant. Préférant sa sécurité à son égo.

On voyait clair comme en plein jour. Pas de coupure d'électricité c'est déjà bon signe. Mildred regagna le couloir des domestiques qu'il avait emprunté plus tôt dans la soirée pour aller "faire pipi". Ils s'enfoncent tous les trois dans la demeure principale, débouchant sur un hall d'entrée presque aussi vaste et grand que celui de la maison Gardner. Les Winston n'ont jamais été dans le top 3 des familles les plus influentes, et ça se ressent rien qu'à la couleur des rideaux. 


Mildred
Suivez-moi !

Logiquement les chambres devraient être à l'étage ? Les deux jeunes femmes se demandent bien ce qu'ils viennent faire là.. Bon, elles ne se contentent pas juste de la suivre, elles font ce que Amélia avait dit quelques minutes avant, elles appellent à l'aide en espérant tomber sur quelqu'un d'autre. Mais force est de constater qu'ils sont seuls... Ils gravissent les marches de l'escalier en marbre pour atteindre l'étage et les quelques pièces qui le composent. Ouvrant porte après porte ils déboulent dans la chambre du fils Winston. Mildred laisse les filles sur le pas de la porte et se dirige vers le dressing. Il pousse les portes coulissantes, la lumière s'allume automatiquement quand il y entre et là il jette plusieurs coups d'oeil et s'empare de vêtements dans lesquels il sera à l'aise. 

Devant l'air ébahi des deux jeunes femmes et surtout face aux remarques cinglante de Arya, Mildred riposte. 

Mildred
Il fallait que je me change, je suis trempé. Je ne veux pas tomber malade... je sais très bien que si pour survivre il vous faut me laisser crever dans un coin vous le feriez sans hésiter !


Mildred retire alors ses vêtements mouillés pour enfiler ceux de Stephan. Ce sera un peu plus confort que son costard mouillé pesant une tonne. Il enfile un survêtement et revient vers les filles qui ont sûrement dû en profiter pour se rincer l'oeil. 

Mildred 
Bon la maison est vide donc on va...

Blanche (depuis l'extérieur)
Au secours ! Aidez-moi !

Les trois se regardent et partent en courant pour rejoindre à nouveau l'extérieur. Depuis le balcon ils scrutent l'horizon mais ne voient rien. 

Mildred 
Quelle idée d'aller seule dans la forêt ! Blanche ! BLANCHE ! 


Ils se lancent des regards, hésitants. Est-ce qu'ils doivent descendre, traverser le jardin vide... et s'enfoncer plus loin encore dans l'obscurité de la nuit ? 
Mildred est le premier à descendre les escaliers, prudent cependant. Ils traversent tous les trois le jardin. 

Mildred
On reste groupés surtout...


Inquiets, ils n'en mènent pas large. Arrivé au niveau de la piste de danse Mildred remarque un objet brillant au sol. Son téléphone. Il le ramasse et active la lampe torche. 

Mildred 
Vous pensez que Gaspard était là aussi ? 

Lui n'avait pas pu le voir. mais une chose est sûre tout ça aurait pu être évité si Gaspard l'avait sorti de l'eau pour lui éviter de se noyer. Le Destin... 
Arrivés au bord de la forêt... personne. Pas un bruit sinon le vent qui se glisse au travers des branches... 

Mildred
Il n'y a personne... Venez... on va retourner dans la maison... on y sera en sécurité.


Il ravale sa salive tandis qu'ils reculent un peu et reviennent au centre du jardin. Mildred regarde sur son téléphone il a reçu un message...

Mildred
Je... c'est impossible !

Il regarde figé les deux jeunes femmes à ses côtés. En panique il leur tend le téléphone et leur montre le SMS qu'il a reçu.

Une photo de Gaspard et Blanche... venant du numéro de Patty.
Poisson d'Avril!

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