Mia Barini / ???
Mia pesta. Mais comment ça se faisait que sa soul gem n'avait pas brillé depuis plus d'une heure?! Elle se doutait bien qu'il y avait d'autres puella magi, c'était ce qu'avait souligné Tradi, mais pas tant que ça quand même... Si ? Mais ne lui avait-on pas dit que sa soul gem réagirait aussi à ses semblables ? Devait-elle se rendre à l'évidence: Il n'y avait rien à des kilomètres à la ronde ?"Peut-être qu'il faudrait que je bouge de mon lit, aussi."
Car ça faisait une demi-heure qu'elle fixait l'artefact dans l'espoir que le danger viendrait à elle. Mais malheureusement, ça n'était pas le cas. Apparemment, il allait falloir qu'elle se bouge le c*l.
Elle soupira, se leva, et dès qu'elle sortit sa soul gem se mit à briller.
"Note pour plus tard: enlever les isolants."
Elle courut en direction du signal, et ce qu'elle vit une fois arrivée la glaça d'effroi.
Un être translucide, d'au moins deux mètres de haut, brandissait une faux énorme dans le dos de ce qui semblait être un shônen.
Elle agit sans réfléchir. Elle se projeta dans le cerveau de l'être malfaisant, et fut fascinée. Comment le cerveau pouvait-il être aussi organisé ? Et si... Elle mettait un peu le bazar...
Elle tendit ses doigts invisibles vers une peur, celle-ci était celle des insectes (ce qui était très étrange, en passant). Elle manipula cette pensée, et soudain, l'être s'imagina recouvert d'immondes insectes verts. Ils l'aveuglaient, rentraient dans sa bouche et ses narines... Mais hélas, Mia était loin d'en avoir fini. Une autre peur. Celle des trains. Et soudain, la sorcière-car c'en était une-s'imagina ligotée sur des rails, un train fonçant droit sur elle, sans oublier qu'elle était rongée par les insectes...
Elle hurla, et le shônen se retourna, surpris.
Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre ce qu'il se passait, et il décapita sans états d'âme l'être de pure crainte qu'était devenue la sorcière.
Quant-à Mia, elle avait découvert un nouveau pouvoir qui ne lui déplaisait pas, mais alors pas du tout. Elle fixa son semblable.
"Est-ce que ça va ?
Elle lut dans ses pensées, il s'appelait Lucas. Mais il ferma son esprit avant qu'elle n'en apprenne plus, et continua son chemin comme si rien ne s'était passé. Elle souffla.
"Malpoli."




