Mia sentit la haine qui n'était pas la sienne monter en elle, et se releva pour faire face à la Puella.
"Soit. Ils discuteront, autant qu'ils le voudront. Mais après, je veux avoir ma propre discussion avec elle. Tu ne peux pas comprendre ce que l'on ressent, et tu sais pourquoi ? Tout simplement parce qu'avant, tu n'avais jamais connu d'autres Puellas. Tu ne sais pas ce que c'est que d'hésiter à faire confiance aux autres car tu ne sais pas si ce qu'ils veulent c'est ton amitié ou une grief sied. Tu ne peut pas imaginer à quel point la vie d'une Puella à cette époque est compliquée. Problèmes familiaux, problèmes scolaires, problèmes de pouvoir et problèmes d'identité. Conflits, rivalités... Tu ne sais RIEN de ce monde ! Alors avant de parler à tort et à travers sur mon statut de "débutante", apprend gentiment tes leçons d'Histoire pour rattraper le temps où tu t'es tournée les pouces dans ta prison de glace !"
Elle prit une dernière inspiration, et avant de faire demi-tour, s'écria:
"Et est-ce que ton amie a parlé de tous les gens qu'elle a tué lorsqu'elle a fait s'effondrer trois immeubles lors d'un combat avec la "porteuse de Furie" ? Non ?! Elle n'a pas les mains blanches comme tu sembles le croire, tu sais ?! Il faudra bien qu'elle assume les conséquences ses actes un jour !"
Et elle s'en alla dans le salon en claquant la porte, pendant que Damien et Léonor, alarmés par tout ce raffut, descendaient doucement les marches des escaliers.