Voici mon participation.
En voyant le sang sur mes mains, je n’arrive pas à comprendre d’où vient ce liquide rouge foncé ? En me retournant, je vois les corps sans vie, étalés sur la terre poussière, leurs yeux vides, leurs expressions me font reculer, et je trébuche m’étalant sur une texture molle mais froide… Ma main s’est appuyée sur le visage de quelqu’un, je tourne ma tête pour le regarder mais… Sans réfléchir, j’ai tout de suite hurlé, en hurlant la mort de cet humain, en pensant à notre temps passé ensemble, en me remémorant notre complicité….
« Josh ! Non, pas question !!! Pas toi ! NON, JOSH ! REVEILLE TOI !!! JOSH ! JE TE SUPPLIE ! … »
En pleurant de tout de mon corps sans cesser de crier son prénom, en espérant qu’il se réveillera. J’ai senti les ténèbres qui commence à m’envahir, en absorbant mes espoirs, en m’enfonçant pour éviter de penser à la lumière, le symbole de l’espoir…
Soudainement, dans les ténèbres, j’entends quelqu’un crier… Je me demande c’est qui… Je voudrais lui répondre mais je ne peux pas… Ma voix ne sort pas… Il crie encore, encore, encore… Comment lui répondre ? …
« William ! William ! William ! Réveille-toi ! C’est juste un cauchemar ! Je t’en supplie, réveille-toi, William ! Regarde-moi, William !!! ».
Je sens que je suis en train de reprendre le contrôle de mon corps, de ma voix, de mes yeux…
Dans l’obscurité, je ne peux pas voir correctement… Je plisse avec force mes yeux pour voir clairement, et une femme au bout de ces larmes m’apparait, elle attrape mes épaules pour pouvoir les secouer en espérant que cela me réveille. Je commence à sentir ma conscience s’unir à mon corps, qui se réveille lentement… Après avoir senti que je suis revenu en moi, je me redresse brusquement en m’appuyant avec mes mains sur le lit, avec mon corps tout transpirant, je sens mes joues mouillées… Comme dans mon rêve où j’ai pleuré… J’halète comme un fou, tant que mes poumons n’en peuvent plus de moi, cela fait vibrer mon corps et mon âme… Cette femme s’approche de moi et m’enlace directement de toute sa force en me murmurant que je suis chez nous, je suis en sécurité… Le plus étonnant dans tout est que ses paroles m’ont rassuré tout de suite en entendant sa voix douce, donc je me calme peu à peu…
A ce moment, j’assimile que je suis loin de la guerre ainsi je suis maintenant en sécurité… J’ai maintenant repris mes esprits, du coup, je vois ma petite amie devant moi, elle s’est mise à sangloter en disant qu’elle n’en pouvait plus de cette situation, de mes cauchemars qui lui font peur, elle veut que tout cela s’arrête parce qu’elle en a assez de se réveiller toutes les nuits pour me réveiller, me rassurer… Elle veut que je redevienne son amour, le William d’avant la guerre, le William joyeux…
Je me lève lentement en la laissant seule dans son coin, j’avance vers le balcon pour ouvrir les fenêtres. En les ouvrant, les airs du vent me scient tout de suite, en sentant le frisson du froid, mais c’est très agréable.
En regardant la pleine lune, je pense à la guerre, aux âmes perdues pour l’éternité, à tout… Les larmes montent, en me demandant pourquoi je suis toujours vivant alors j’étais censé mourir comme mes camarades… Dans la guerre, j’ai tout perdu, mes camarades, ma foi en Dieu, moi alors pourquoi je suis toujours là dans ce monde misérable…
Nonobstant ma famille, mes amis et ma petite amie qui me soutiennent énormément depuis mon retour, je ressens toujours la colère, la déception contre moi… En essuyant mes larmes, je retourne m’allonger sur le lit pour rassurer ma petite amie en l’enlaçant, je lui murmure doucement ;
« Mon amour, pardonne moi… Rendors-toi, je serai toujours avec toi… Je t’aime… »
Le lendemain, en me levant pour commencer une journée qui sera la même journée que les autres journées, cela ne m’enchante pas mais dans une vie, il faut travailler pour pouvoir survivre dans ce monde hostile. Après avoir perdu ma vocation de soldat, je n’ai rien à faire, je n’ai aucun une passion, aucun rêve qui me donne la motivation de m’activer pour la journée… Je soupire en pensant que cela va être une journée normale comme toujours alors je me mets à lève avec sérieux. Je vois tout de suite ma petite amie qui se bouge en se précipitant car elle sait qu’elle va être retard comme toujours, cela m’a rendu souriant car c’est un bonheur de la voir tous les jours. Avant de partir pour mon misérable travail, je l’enlace très fortement en lui disant ; « Je suis amoureux de toi. Je t’aime ! Je suppose à ce soir ? ».
En sortant de la maison pour aller au travail, en chemin, j’ai vu des informations assez alarmantes qui disent qu’il n’y a plus aucun contact avec les autres pays du monde, c’est inquiétant selon eux… J’ai déjà vu ces informations depuis un moment mais je n’ai rien à faire car je pense que cela ne nous concerne pas et je ne suis plus un soldat. Alors je suis passé devant eux comme si il n’y avait rien d’alarmant, mais soudainement, j’entends des bruits assez fort pour être entendu de la rue, c’est étrange parce que je connais très bien ce son alors en suivant les bruits, je regarde en hauteur… Ce sont des hélicoptères, qui apparaissent subitement mais disparaissent aussi rapidement peu à peu !
Cela m’a donné tout de suite un sentiment désagréable, c’est un souvenir que la guerre m’a laissé, la présence de ces hélicoptères me fait ressentir un danger immédiat. Cela me stresse parce que mon instinct me dit de les suivre, mais ma raison me crie de ne pas y aller. Mais pendant la combat, j’ai appris un truc, est ce qu’on apprend la réflexe, être habitué aux dangers, être toujours prêt à chaque mouvement, malgré mon amertume pour la guerre. Mon corps commence à se préparer à partir vers la direction où les hélicoptères se rendent.
En arrivant sur le lieu, ce fut un choc pour moi de voir ces scènes assez connus mais plus violente comme si c’était un tableau d’art… Où on voit partout un liquide rouge sur le sol, sur les corps mutilés qui ont perdu leur tête, cela m’a donné l’envie de vomir immédiatement nonobstant mes habitudes de voir les âmes partir mais cette fois, c’est un dessin que je n’ai jamais vu même dans la guerre…Mais comment c’est possible dans notre pays qui est sécurisé… Je me tiens dans cette scène, comme si j’étais le héros… Soudain, quelqu’un se tient devant moi, j’essaye de comprendre en le regardant mais son allure est un mystère, assez grand, ses cheveux blonds brillent au contact du soleil, avec une grande épée dorée sur le dos qui donne l’impression qu’il domine le monde avec cette unique épée dorée… Je ne l’ai jamais vu de toute ma vie… Malgré son visage assez amical, souriant mais j’éprouve tout de suite ce frisson glacial, comme si ce n’était pas leur véritable visage, en cachant un autre aspect horrible… Un sentiment inconnu dans la guerre… Je veux m’échapper maintenant mais c’est impossible, je suis tétanisé sans pouvoir bouger... En comprenant que je ne peux pas m’enfuir, j’ai pensé que je mourrai aujourd’hui, parce que je sais déjà que je perdrai le combat s’il y a lieu avec ce mystérieux personnage… Mais en m’enfuyant, je saurai que j’ai laissé tomber les gens importants pour moi… Je serai lâche si je n’ai rien essayé de tout mon possible pour les protéger…
Cette personne s’approche en marchant lentement, j’ai l’impression que le temps me joue un tour… Comme si le temps se moque de moi… Je ne peux pas arrêter de réfléchir en voyant cette personne s’approcher… Et la surprise est que j’ai pensé vouloir encore vivre, vivre les bonheurs avec ma petite amie… Je n’ai pas encore fini avec la vie alors que ce matin, je voulais mourir parce que ma vie était misérable et maintenant elle prend fin…
Brusquement, il court en sautant vers moi avec son épée, en essayant de me trancher… A la dernière seconde, je n’arrête pas de penser, « Bouge ! Bouge ! BOUGE, WILLIAM !!! », Sans être surpris, j’ai bougé d’un mouvement avant son coup qui m’aurait tué si je n’avais pas agi… Après avoir réussi à bouger, je me dis que je ne me laisserai pas tuer maintenant ! Au contraire, je vais le combattre ! En même temps qu’il s’approche de moi en essayant de reprendre son épée bloquée dans le sol, je me mets à lancer mon poing vers sa mâchoire, en lâchant un upercut, en pensant que cela lui fera mal mais… En touchant son menton, il ne réagit pas, il me regarde juste… Comme si mon poing ne lui avait rien fait, mais j’ai pourtant mis toute ma force dans ce coup… A ce moment, j’ai compris tout de suite que c’était inutile de recommencer comme cela, car le résultat sera la même… Mais je lui ai subitement hurlé que je n’allais pas me défiler, je vais combatte jusqu’à mon mort !
Du coup, le sol vibre fortement quand plusieurs personnes viennent rejoindre leur ami. S’approchant de leur ami, ils me dévisagent tout de suite après avoir entendu mon cri de guerre. Ils ont juste souri en me regardant comme j’étais une statue dans une vitrine…
Je les affronte en les regardant honnêtement, et je me mets à parler ;
-Pourquoi vous avez tué ces gens ?!
Il me semble que je les ai étonnés, ils sont restés silencieux après un moment, et je suis énormément tétanisé parce que je sais que je n’ai pas une chance de m’en sortir vivant mais je ne leur montre pas ma peur.
L’homme avec qui j’ai combattu, s’approche de moi en s’agenouillant pour se mettre à mon niveau ;
- Petit homme, quelle volonté pour nous affronter directement ! Je t’aime bien ! Mais hélas, petit homme… C’est l’heure de la fin de ce monde…
-… Je ne comprends pas…
-… C’est simple, petit homme… Nous nous ennuyions dans notre vie comme toi, dans ta vie. Mais tu mérites des explications pour m’avoir affronté. Nous sommes les Dieux.
-Quoi… ? Les Dieux ?... Le Dieu n’existe pas dans ce monde !
-Petit homme, le Dieu que tu penses, n’est pas notre Dieu. Nous sommes les Dieux qui sommes supérieurs aux petits humains, dont toi.
-… Ce ne peut pas être cela…
-Je suis navré que votre monde ait été choisi pour nous… C’est le destin qui l’a décidé.
-Choisi pour quoi ? Nous devrons mourir parce que le destin l’a décidé ? Je ne suis pas d’accord !
-Je comprends sincèrement… Votre monde ait été choisi pour notre raison personnelle. Cette discussion doit cesser, maintenant. Mais, petit homme, j’ai l’honneur de vous rencontrer, pouvez-vous me dire votre nom ? Je m’appelle Dorati, enchanté de vous rencontrer, petit homme.
-Pas question de vous dire ! Je n’ai pas l’intention de mourir maintenant !
En me bougeant, j’essaye de m’échapper de cette situation, mais je suis immobilisé… Par leur stature, leur aura qui sont intimidant pour nous, les petits humains. Ce fut le déclin pour moi qui venait de comprendre que c’est fini pour moi, pour l’humanité… J’admets aussi que je vais mourir… Mais le plus drôle dans tout, est que je viens d’apprendre l’envie de vivre, l’envie de vivre son amour… Le sentiment de vouloir vivre, je n’ai jamais connu cela pendant la guerre. J’ai perdu une partie de ma vie en pensant que c’était inutile de vivre dans ce monde misérable… Je n’ai pas encore fini avec cette vie… A ce moment, j’ai immédiatement pensé à ma petite amie, en m’attendant ce soir... A ce moment, je n’ai pas encore réalisé qu’elle mourra aussi... Je ne lui ai pas encore dit ce que je l’aime énormément, je ne l’ai jamais remercié pour avoir pris soin de moi… Je n’ai rien fait bien de ma vie pour elle…
En reprenant mes esprits, je regarde Dorati qui tient son épée en attendant…
-Il n’y a pas une autre issue, Dorati pour nous ?
-… Non, désolé, petit homme… Tu veux finir sur cette note, comment ? Te défiler ou accepter ta mort ?
-…
-Accepter sa mort, c’est un acte du courage…
-Dans ma vie… Dans ma vie, je ne me défile jamais !!! Jamais !!!
Dorati a eu une expression surprise mais sourit.
-William. Je m’appelle William !
-William… William, merci pour cet honneur.
En se bougeant vers moi, il soulève son épée dorée qui vient vers moi, en me tuera bientôt…
Qui va me tuer… Je sais que je ne peux pas lui échapper… Avant de rendre mon dernier soupir, j’ai vu ma vie défiler devant moi… J’ai vu mon enfance, ma famille, mes amis, mes camarades, ma petite amie, l’ancien moi qui semble heureux en souriant devant le miroir, qui croit en lui, en Dieu, qui pense réussir dans sa vocation, avant de partir pour la guerre… Je souris pour la dernière fois, mes larmes coulent peu à peu en disant ; « Je t’aime, Hailey… ». Avant de me faire couper la tête par Dorati…
C’est la fin de ma vie misérable, pris par le Dieu Dorati, qui prendra encore les autres âmes après cela, en décimant le reste des humains, en exterminant l’humanité pour l’éternité en causant la fin du monde avec ses semblables.
De Thorfunn, qui n'a jamais existé pour l'infinité.