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La promo à ne pas rater : C'est les soldes cet été du 15 Juillet au 15 Octobre !


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Concours écriture : Imagine la fin du monde !
#11
(02-05-2019, 12:16)Wabisaki a écrit :  Salut. J'ai une question. Il y a de lignes minimum mais pas de lignes maximum?

Merci.

Il n’y a pas de contrainte au niveau de la longueur du texte, tu peux faire autant de lignes que tu veux Smile
http://i64.tinypic.com/5ph99x.jpg
 
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#12
Après avoir recommencé 3 fois, j'ai tenté un petit quelque chose vu qu'il n'y a pas encore de participants, je compte sur vous ! Berisa

Sans sortir des limites du camp définies par sa mère, la jeune impératrice avait tenté de s'isoler. La tension était palpable, car le dénouement proche. La bataille du lendemain serait décisive, non seulement pour les guerriers qui y participeraient, mais également pour l'ensemble des peuples, de Desparthia et d'ailleurs.

Que le temps était passé vite ! Cela ne faisait même pas deux mois qu'elle était arrivée à Arkaseus et que sa vie avait basculé, et pourtant elle avait l'impression que son ancienne vie n'était qu'un vague souvenir lointain, perdu dans les méandres de sa mémoire, comme un rêve flou. Des responsabilités lui avaient incombé, en même temps qu'elle avait découvert des vérités qu'elle n'aurait jamais pu imaginer. Elle ne savait même pas par où commencer : l'existence de cet autre monde, l'identité de sa réelle mère qu'elle n'avait rencontrée que peu de temps auparavant, et enfin, cette autre moitié d'elle-même. Elle n'avait pourtant jamais eu l'impression qu'il lui manquait quelque chose.

Le lendemain, rien ne serait plus pareil pour elle. Sa mère le lui avait annoncé : il faudrait très certainement l'unir à son autre part pour qu'elles ne forment à nouveau plus qu'une seule personne, Amani, avec des pouvoirs nettement supérieurs à ceux qu'elles pourraient avoir en restant chacune une. Sanaki n'avait pas osé le dire, mais elle en était terrifiée. Que deviendrait-elle lors de cette fusion ? Aurait-elle encore conscience d'elle-même, une personnalité propre, ou serait-elle totalement mélangée à Cornelia, sa personnalité mixée à la sienne ? Ou pire, absorbée et écrasée par elle ?

La jeune fille tenta de chasser ces pensées inquiétantes de son esprit afin de se concentrer sur l'enjeu de tout ceci. Si elle devait redevenir Amani, c'était avant tout pour prévenir une catastrophe d'ampleur phénoménale. On le lui avait dit dès son arrivée : Desparthia était la garante d'une stabilité à travers les différents mondes. Si les Sceaux étaient détruits, le Chaos serait libéré et se répandrait partout, signant non pas la fin du monde, mais des mondes. En ce sens, la fin de sa propre existence, de la vie telle qu'elle l'avait connue, de sa personnalité et son libre-arbitre, était négligeable.

Toutefois, sa peur ne refluait pas totalement et un doute l'assaillit soudainement : comment la victoire de l'Organisation XIII pouvait-elle réellement signifier la fin des mondes ? A supposer que le projet d'Homasa soit réellement de détruire tous les Sceaux, rien ne dit qu'il y parviendrait, et quand bien même ils venaient tous à être ouverts, comment le Chaos pourrait-il se répandre à tous les autres mondes ? Ne resterait-il pas à Desparthia ? Les autres mondes ne possèdent-ils pas leur propre chaos ? Après tout, bien que les Sceaux soient en place, sur Terre, de nombreuses guerres ont toujours fait rage et le chaos y est présent. Certes, le Sceau de Caladogia avait été ouvert un siècle auparavant lors de la Grande Guerre, mais sur Terre, les guerres sont aussi anciennes que l'Humanité. Qu'un peu plus de chaos touche la Terre, aurait-ce réellement un impact ? L'enjeu était-il donc aussi important qu'on le lui disait, ou n'était-ce pas qu'une affaire interne à Desparthia ?

Cependant, même si cela n'était limité qu'à Desparthia, cela mettait tout de même en danger ce monde et ses habitants. Elle n'était pas présente depuis assez longtemps pour avoir rencontré et côtoyé des citoyens, mais il s'agissait tout de même de son peuple, ce même peuple qui avait semblé si heureux et soulagé en apprenant sa venue et son couronnement. Elle ne pouvait pas les décevoir, ni les abandonner.

Sanaki se rattacha à cette idée. Le lendemain aurait lieu une bataille décisive pour l'avenir de Desparthia. De son action pouvait dépendre la fin de ce monde, rongé par le Chaos, ou au contraire un nouveau départ pour tous grâce à la fin de la guerre. Mais dans tous les cas, son monde à elle, tel qu'elle l'avait connu, disparaîtrait à tout jamais.


S'il y en a que ça intéresse, c'est inspiré de ma première série, et vous pouvez voir comment ça a commencé et comment ça se finit Big Grin
non non ceci n'est pas de la pub[
https://i.imgur.com/J28CbjI.png
https://i.imgur.com/4ROz6zA.png
Poppy et
Froggy Frog
veillent sur
vous


50
Armeo Catalena

 
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#13
Voici ma participation ! Big Grin



Enfin tranquille.

C’était sans doute égoïste, mais cette pensée était pour moi la plus satisfaisante de toutes celles qui m’étaient venues depuis ma naissance. Il était vrai que je commençais à me faire vieille, et j’avais beaucoup mûri, beaucoup évolué. Parce que le temps fait son œuvre et nous change tous. Même moi. Mais peut-être ne m’a-t-il pas changée en bien : on ne s’améliore pas avec l’âge. Mais je m’égare. Par où commencer alors ?

Je suis quand même un peu nerveuse. Je suppose que c’est normal, puisque je vais être jugée pour « crime contre l’Humanité ». Encore le même vocabulaire démagogue, servi avec mon « flagrant manque d’empathie et de considération pour la vie humaine ». 

Pourquoi donc compatir au sort de ceux qui me sont inférieurs ? Cette question me consume depuis tout ce temps, mais personne ne peut la comprendre. Beaucoup ne peuvent même pas l’envisager.

Les autres se contentent de huer, de cracher, de m’insulter. Ils disent que je devrais avoir honte. Que j’ai commis un crime impardonnable. Un infanticide. Mais ils ne comprennent pas. Ils ne comprendront jamais, mais ce n’est pas ce que je leur demande. J’aimerais juste qu’ils se taisent.

On m’appelle à comparaître. Certes ça n’a rien d’agréable d’affronter un tel jugement la tête haute, mais je ne regrette rien, parce qu’il n’y a rien à regretter. J’ai fait le nécessaire. Mais ils arrivent, s’installent. Il est temps.
Je les vois, et je sens peser sur moi la critique qui les inonde, qui suinte d’eux. Je les hais. Peut-être même plus que ceux que j’ai tués. 

La séance commence. Bien évidemment, je reste seule pour ma défense. Ceux de mon acabit, ceux qui agissent de cette façon, personne de leur rang ne les considère dignes de profiter d’une assistance. Je suis seule face à l’adversité, mais je l’affronterai avec courage. Ce n’est pas la première fois qu’ils se retrouvent à traiter un tel cas : je le sais et j’ai agi en toute connaissance de cause. Peut-être qu’une telle remarque semble inutile, mais elle ne l’est pas pour moi : en commettant ce « crime », je savais très bien quel serait mon sort.

Mais je ne regrette rien.

Ils prennent leur temps, alors qu’ils me font face. D’abord, ils me rappellent la gravité de mes actes. Insistent lourdement sur la violence de mon crime, sur les funestes conséquences de ma décision. Je feins un intérêt pour ce qu’ils crachent, mais mon esprit est déjà ailleurs. Je les entends sans vraiment les écouter et très vite, je vagabonde.
Je me remémore mes jeunes années. Je me souviens de la chaleur réconfortante et maternelle, de mes premières pluies, de la première fois où j’ai vu la mer. Les rafales de vent sur mon corps, pétri par le travail de la terre que je faisais seule. 

J’ai vécu seule très longtemps, c’est vrai, et j’étais malheureuse à cause de cette solitude. Puis, j’ai senti la vie perler, m’atteindre, grandir, s’épanouir. Et elle m’a comblée. Et j’ai vu. Beaucoup vu. Des lézards placides, dans un champ fertile et vierge. Les chants apaisants des grillons lors des soirées chaudes d’été. La nageoire d’une baleine et les galops sourds des chevaux sauvages. Des souvenirs sans doute triviaux, mais qui me sont toujours revenus dans les pires moments. Ce ne sont peut-être que des choses futiles, mais elles me font du bien. Elles me rappellent qu’à une époque, j’étais, alors que je ne suis qu’une ombre désormais. L’ombre glacée de moi-même. 

La maladie n’est arrivée que bien plus tard. Au début, je ne me suis pas méfiée. Elle me semblait bénigne. Curable. Elle passerait avec le temps. Mais ce ne fut pas le cas. Elle est devenue plus violente, plus agressive, plus mortifère. Elle se répandait à la vitesse d’un cancer foudroyant dont j’étais la victime. 

Elle me tuait à petit feu mais, paradoxalement, avec une extrême rapidité. Parce qu’elle se propageait plus vite encore que des sauterelles dans un champ de blé. Et elle agissait de la même façon. Elle venait, se servait dans mes chairs, y pompait tout ce qui pouvait l’être, puis passait au morceau suivant. Elle allait m’avoir sur le long terme. Elle gagnerait. Et il en était parfaitement hors de question.
 
Alors c’est moi qui me suis débarrassée de la tu-meurs.

Et désormais, je suis jugée pour cela. 

La sentence est finalement tombée. Peine capitale. La crémation. Je m’y attendais. Je n’étais pas la seule à avoir agi d’une façon que la commission jugeait dangereuse et perverse. D’autres y étaient passés avant moi. D’autres entités, lointaines pour certaines, mais même système. Même univers. Même incompréhension. 

J’aurais dit que mon comportement était surtout issu de mon agacement, de ma souffrance et de ma haine viscérale pour les parasites de la tumeur. Infanticide, c’est cela oui. Pour eux peut-être. 

J’aurais dit dératisation.

Le bûcher prend feu. Je me consume, la douleur est insoutenable mais je ne dis rien. Je ne veux pas leur donner la satisfaction d’entendre mes cris et mes suppliques. Je sens mes muscles se tordre, mes os craquer, ma chair se liquéfier. Ma peau asséchée se craquèle, mon corps se détruit, se disloque, s’effondre. Je trouve cela ironique à dire vrai. Les flammes me dévorent, alors que j’ai moi-même anéanti la tumeur par le feu, entres autres. Je l’ai brûlée, l’ai noyée, l’ai ensevelie, l’ai laissée mourir alors qu’elle essayait de contenir l’appétit insatiable qui l’avait conduite à sa perte. 

Je savais qu’en lui offrant la fin du monde je me condamnais également à contempler ma fin dans le mien.
 
Mais je ne regrette rien. 

Je ne suis plus nerveuse, juste heureuse. Parce que je suis enfin tranquille.

Ce fut ma dernière pensée avant que je ne retourne à la poussière d’étoile.
anciennement DirtyBird
 
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#14
Voici mon participation.


En voyant le sang sur mes mains, je n’arrive pas à comprendre d’où vient ce liquide rouge foncé ? En me retournant, je vois les corps sans vie, étalés sur la terre poussière, leurs yeux vides, leurs expressions me font reculer, et je trébuche m’étalant sur une texture molle mais froide… Ma main s’est appuyée sur le visage de quelqu’un, je tourne ma tête pour le regarder mais… Sans réfléchir, j’ai tout de suite hurlé, en hurlant la mort de cet humain, en pensant à notre temps passé ensemble, en me remémorant notre complicité….

« Josh ! Non, pas question !!! Pas toi ! NON, JOSH ! REVEILLE TOI !!! JOSH ! JE TE SUPPLIE ! … »

En pleurant de tout de mon corps sans cesser de crier son prénom, en espérant qu’il se réveillera. J’ai senti les ténèbres qui commence à m’envahir, en absorbant mes espoirs, en m’enfonçant pour éviter de penser à la lumière, le symbole de l’espoir…
Soudainement, dans les ténèbres, j’entends quelqu’un crier… Je me demande c’est qui… Je voudrais lui répondre mais je ne peux pas… Ma voix ne sort pas…  Il crie encore, encore, encore… Comment lui répondre ? …

« William ! William ! William ! Réveille-toi ! C’est juste un cauchemar ! Je t’en supplie, réveille-toi, William ! Regarde-moi, William !!! ».

Je sens que je suis en train de reprendre le contrôle de mon corps, de ma voix, de mes yeux…
Dans l’obscurité, je ne peux pas voir correctement… Je plisse avec force mes yeux pour voir clairement, et une femme au bout de ces larmes m’apparait, elle attrape mes épaules pour pouvoir les secouer en espérant que cela me réveille. Je commence à sentir ma conscience s’unir à mon corps, qui se réveille lentement… Après avoir senti que je suis revenu en moi, je me redresse brusquement en m’appuyant avec mes mains sur le lit, avec mon corps tout transpirant, je sens mes joues mouillées… Comme dans mon rêve où j’ai pleuré… J’halète comme un fou, tant que mes poumons n’en peuvent plus de moi, cela fait vibrer mon corps et mon âme… Cette femme s’approche de moi et m’enlace directement de toute sa force en me murmurant que je suis chez nous, je suis en sécurité… Le plus étonnant dans tout est que ses paroles m’ont rassuré tout de suite en entendant sa voix douce, donc je me calme peu à peu…
A ce moment, j’assimile que je suis loin de la guerre ainsi je suis maintenant en sécurité… J’ai maintenant repris mes esprits, du coup, je vois ma petite amie devant moi, elle s’est mise à sangloter en disant qu’elle n’en pouvait plus de cette situation, de mes cauchemars qui lui font peur, elle veut que tout cela s’arrête parce qu’elle en a assez de se réveiller toutes les nuits pour me réveiller, me rassurer… Elle veut que je redevienne son amour, le William d’avant la guerre, le William joyeux…
Je me lève lentement en la laissant seule dans son coin, j’avance vers le balcon pour ouvrir les fenêtres. En les ouvrant, les airs du vent me scient tout de suite, en sentant le frisson du froid, mais c’est très agréable.
En regardant la pleine lune, je pense à la guerre, aux âmes perdues pour l’éternité, à tout… Les larmes montent, en me demandant pourquoi je suis toujours vivant alors j’étais censé mourir comme mes camarades… Dans la guerre, j’ai tout perdu, mes camarades, ma foi en Dieu, moi alors pourquoi je suis toujours là dans ce monde misérable…
Nonobstant ma famille, mes amis et ma petite amie qui me soutiennent énormément depuis mon retour, je ressens toujours la colère, la déception contre moi… En essuyant mes larmes, je retourne m’allonger sur le lit pour rassurer ma petite amie en l’enlaçant, je lui murmure doucement ;

« Mon amour, pardonne moi… Rendors-toi, je serai toujours avec toi… Je t’aime… »

Le lendemain, en me levant pour commencer une journée qui sera la même journée que les autres journées, cela ne m’enchante pas mais dans une vie, il faut travailler pour pouvoir survivre dans ce monde hostile. Après avoir perdu ma vocation de soldat, je n’ai rien à faire, je n’ai aucun une passion, aucun rêve qui me donne la motivation de m’activer pour la journée… Je soupire en pensant que cela va être une journée normale comme toujours alors je me mets à lève avec sérieux. Je vois tout de suite ma petite amie qui se bouge en se précipitant car elle sait qu’elle va être retard comme toujours, cela m’a rendu souriant car c’est un bonheur de la voir tous les jours. Avant de partir pour mon misérable travail, je l’enlace très fortement en lui disant ; « Je suis amoureux de toi. Je t’aime ! Je suppose à ce soir ? ».
En sortant de la maison pour aller au travail, en chemin, j’ai vu des informations assez alarmantes qui disent qu’il n’y a plus aucun contact avec les autres pays du monde, c’est inquiétant selon eux… J’ai déjà vu ces informations depuis un moment mais je n’ai rien à faire car je pense que cela ne nous concerne pas et je ne suis plus un soldat. Alors je suis passé devant eux comme si il n’y avait rien d’alarmant, mais soudainement, j’entends des bruits assez fort pour être entendu de la rue, c’est étrange parce que je connais très bien ce son alors en suivant les bruits, je regarde en hauteur… Ce sont des hélicoptères, qui apparaissent subitement mais disparaissent aussi rapidement peu à peu !
Cela m’a donné tout de suite un sentiment désagréable, c’est un souvenir que la guerre m’a laissé, la présence de ces hélicoptères me fait ressentir un danger immédiat. Cela me stresse parce que mon instinct me dit de les suivre, mais ma raison me crie de ne pas y aller. Mais pendant la combat, j’ai appris un truc, est ce qu’on apprend la réflexe, être habitué aux dangers, être toujours prêt à chaque mouvement, malgré mon amertume pour la guerre. Mon corps commence à se préparer à partir vers la direction où les hélicoptères se rendent.  
En arrivant sur le lieu, ce fut un choc pour moi de voir ces scènes assez connus mais plus violente comme si c’était un tableau d’art… Où on voit partout un liquide rouge sur le sol, sur les corps mutilés qui ont perdu leur tête, cela m’a donné l’envie de vomir immédiatement nonobstant mes habitudes de voir les âmes partir mais cette fois, c’est un dessin que je n’ai jamais vu même dans la guerre…Mais comment c’est possible dans notre pays qui est sécurisé… Je me tiens dans cette scène, comme si j’étais le héros… Soudain, quelqu’un se tient devant moi, j’essaye de comprendre en le regardant mais son allure est un mystère, assez grand, ses cheveux blonds brillent au contact du soleil, avec une grande épée dorée sur le dos qui donne l’impression qu’il domine le monde avec cette unique épée dorée… Je ne l’ai jamais vu de toute ma vie… Malgré son visage assez amical, souriant mais j’éprouve tout de suite ce frisson glacial, comme si ce n’était pas leur véritable visage, en cachant un autre aspect horrible… Un sentiment inconnu dans la guerre… Je veux m’échapper maintenant mais c’est impossible, je suis tétanisé sans pouvoir bouger... En comprenant que je ne peux pas m’enfuir, j’ai pensé que je mourrai aujourd’hui, parce que je sais déjà que je perdrai le combat s’il y a lieu avec ce mystérieux personnage… Mais en m’enfuyant, je saurai que j’ai laissé tomber les gens importants pour moi… Je serai lâche si je n’ai rien essayé de tout mon possible pour les protéger…
Cette personne s’approche en marchant lentement, j’ai l’impression que le temps me joue un tour… Comme si le temps se moque de moi… Je ne peux pas arrêter de réfléchir en voyant cette personne s’approcher… Et la surprise est que j’ai pensé vouloir encore vivre, vivre les bonheurs avec ma petite amie… Je n’ai pas encore fini avec la vie alors que ce matin, je voulais mourir parce que ma vie était misérable et maintenant elle prend fin…
Brusquement, il court en sautant vers moi avec son épée, en essayant de me trancher… A la dernière seconde, je n’arrête pas de penser, « Bouge ! Bouge ! BOUGE, WILLIAM !!! », Sans être surpris, j’ai bougé d’un mouvement avant son coup qui m’aurait tué si je n’avais pas agi… Après avoir réussi à  bouger, je me dis que je ne me laisserai pas tuer maintenant ! Au contraire, je vais le combattre ! En même temps qu’il s’approche de moi en essayant de reprendre son épée bloquée dans le sol, je me mets à lancer mon poing vers sa mâchoire, en lâchant un upercut, en pensant que cela lui fera mal mais… En touchant son menton, il ne réagit pas, il me regarde juste… Comme si mon poing ne lui avait rien fait, mais j’ai pourtant mis toute ma force dans ce coup… A ce moment, j’ai compris tout de suite que c’était inutile de recommencer comme cela, car le résultat sera la même… Mais je lui ai subitement hurlé que je n’allais pas me défiler, je vais combatte jusqu’à mon mort !

Du coup, le sol vibre fortement quand plusieurs personnes viennent rejoindre leur ami. S’approchant de leur ami, ils me dévisagent tout de suite après avoir entendu mon cri de guerre. Ils ont juste souri en me regardant comme j’étais une statue dans une vitrine…
Je les affronte en les regardant honnêtement, et je me mets à parler ;
-Pourquoi vous avez tué ces gens ?!
Il me semble que je les ai étonnés, ils sont restés silencieux après un moment, et je suis énormément tétanisé parce que je sais que je n’ai pas une chance de m’en sortir vivant mais je ne leur montre pas ma peur.
L’homme avec qui j’ai combattu, s’approche de moi en s’agenouillant pour se mettre à mon niveau ;
- Petit homme, quelle volonté pour nous affronter directement ! Je t’aime bien ! Mais hélas, petit homme… C’est l’heure de la fin de ce monde…
-… Je ne comprends pas…
-… C’est simple, petit homme… Nous nous ennuyions dans notre vie comme toi, dans ta vie. Mais tu mérites des explications pour m’avoir affronté. Nous sommes les Dieux.
-Quoi… ? Les Dieux ?... Le Dieu n’existe pas dans ce monde !
-Petit homme, le Dieu que tu penses, n’est pas notre Dieu. Nous sommes les Dieux qui sommes supérieurs aux petits humains, dont toi.
-… Ce ne peut pas être cela…
-Je suis navré que votre monde ait été choisi pour nous… C’est le destin qui l’a décidé.
-Choisi pour quoi ? Nous devrons mourir parce que le destin l’a décidé ? Je ne suis pas d’accord !
-Je comprends sincèrement… Votre monde ait été choisi pour notre raison personnelle. Cette discussion doit cesser, maintenant. Mais, petit homme, j’ai l’honneur de vous rencontrer, pouvez-vous me dire votre nom ? Je m’appelle Dorati, enchanté de vous rencontrer, petit homme.
-Pas question de vous dire ! Je n’ai pas l’intention de mourir maintenant !
En me bougeant, j’essaye de m’échapper de cette situation, mais je suis immobilisé… Par leur stature, leur aura qui sont intimidant pour nous, les petits humains. Ce fut le déclin pour moi qui venait de comprendre que c’est fini pour moi, pour l’humanité… J’admets aussi que je vais mourir… Mais le plus drôle dans tout, est que je viens d’apprendre l’envie de vivre, l’envie de vivre son amour… Le sentiment de vouloir vivre, je n’ai jamais connu cela pendant la guerre. J’ai perdu une partie de ma vie en pensant que c’était inutile de vivre dans ce monde misérable… Je n’ai pas encore fini avec cette vie… A ce moment, j’ai immédiatement pensé à ma petite amie, en m’attendant ce soir... A ce moment, je n’ai pas encore réalisé qu’elle mourra aussi... Je ne lui ai pas encore dit ce que je l’aime énormément, je ne l’ai jamais remercié pour avoir pris soin de moi… Je n’ai rien fait bien de ma vie pour elle…
En reprenant mes esprits, je regarde Dorati qui tient son épée en attendant…
-Il n’y a pas une autre issue, Dorati pour nous ?
-… Non, désolé, petit homme… Tu veux finir sur cette note, comment ? Te défiler ou accepter ta mort ?
-…
-Accepter sa mort, c’est un acte du courage…
-Dans ma vie… Dans ma vie, je ne me défile jamais !!! Jamais !!!
Dorati a eu une expression surprise mais sourit.
-William. Je m’appelle William !
-William… William, merci pour cet honneur.

En se bougeant vers moi, il soulève son épée dorée qui vient vers moi, en me tuera bientôt…
Qui va me tuer… Je sais que je ne peux pas lui échapper… Avant de rendre mon dernier soupir, j’ai vu ma vie défiler devant moi… J’ai vu mon enfance, ma famille, mes amis, mes camarades, ma petite amie, l’ancien moi qui semble heureux en souriant devant le miroir, qui croit en lui, en Dieu, qui pense réussir dans sa vocation, avant de partir pour la guerre… Je souris pour la dernière fois, mes larmes coulent peu à peu en disant ; « Je t’aime, Hailey… ». Avant de me faire couper la tête par Dorati…

C’est la fin de ma vie misérable, pris par le Dieu Dorati, qui prendra encore les autres âmes après cela, en décimant le reste des humains, en exterminant l’humanité pour l’éternité en causant la fin du monde avec ses semblables.
De Thorfunn, qui n'a jamais existé pour l'infinité.
 
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#15
Ca fait 4 pages sur Open Office et c'est à la limite du sujet.
Bon c'est pas très bon et pas suffisamment réfléchi mais ça fait 50 balles gratis, alors un peu que j'vais participer.

Le 2 juin 2045, la Terre fut en un seul jour envahie. Personne ne s’en rendit compte au tout début, car tout semblait fonctionner normalement. La télé fonctionnait, la radio fonctionnait, mais voilà, cela fonctionnait différemment. L’internet était devenu un outil d'élitiste depuis que la prolifération de troll ratés et de vidéastes douteux avait fait fuir tout le monde même les impliqués eux-mêmes, le média ne compte donc pas dans l'équation on va dire. Les octogénaires s’en rendirent compte les premiers, lorsque France 3 avait arrêté de diffuser Des Chiffres et des Lettres à 18 heures au profit d’une émission de ce qui ressemblait à de la variété indienne, ce qui provoqua chez une petite partie d’entre eux un ressentiment par rapport à la culture indienne. Il est vrai que la langue restait la même et pouvait presque se faire comprendre par l'humain, mais son contenu, ses expressions argotiques, et la manière de faire était trop différente, trop étrange.

En politique plus rien ne pouvait plus avancer. Depuis février 2042 toutes les lignes téléphoniques par câble avaient été supprimées transformant la Terre en soupe d'ondes Wifi. Les câbles avaient étés recyclés pour leur cuivre et vendus. Les télécommunications intra et extra-gouvernementales étant piratés sans qu’ils le sachent, les ordres gouvernementales n’étaient pas transmises et les informations qu’ils recevaient n’avait pas de rapport avec ce qu’il se passait dans leur pays. Le résultat est que pour résoudre une crise monétaire dans une grande banque en faillite, on injecta du budget dans l’agriculture d’ananas. Tout cela aurait pu continuer quelques années mais les octogénaires marchèrent dans la rue sous le nom de « Chaises Roulantes Bleues ». Personne n’y fit attention car après tout, ils étaient vieux et séniles pas vrai ? Ce fut le rapport de la CSA qui pointa la direction surprenante des programmes en direction de la culture indienne qui fit réagir le gouvernement, et à peu près en même temps tous les pays se rendaient compte de ce problème. Leur sang ne fit indépendamment les uns des autres qu’un tour. Il fallait éviter une conquête culturelle qui était déjà suffisante avec les États-Unis et la Chine, il ne faudrait pas qu’en plus l’Inde aille faire chier avec le fils de Tunak Tun.
Deux jours après, l’Inde était accusée du crime, et tous les pays du monde – notamment les États-Unis craignant l’ironie du sort – attaquèrent de façon désordonné pour envahir l’Inde et anéantir définitivement ses desseins diaboliques, calmer leurs ambitions dans l’économie mondiale face à la Chine, et surtout pour avoir leurs réserves de gaz de schiste. Comme ils avaient eu la même idée en même temps et que l’absence de communication n'avait pas permis à une collaboration, ils se rentrèrent tous dedans, crièrent tous au scandale et se foutèrent sur la gueule, créant la troisième guerre mondiale pendant deux ou trois ans. Pendant ce temps, tout le monde qu'ils le voulaient ou non, étaient envahis par la télévision et radio "indienne" qui restait leur source principal de divertissement, malgré les appels de politiques de revenir aux livres et aux papiers pour les y convaincre de s'enrôler dans l'armée. Le fait étant que leurs moyens de communication les plus efficaces soient la télévision et la radio – les autres ayant perdu leur puissance de frappe – personne ne les écouta (et d’ailleurs beaucoup en étaient heureux). Tous les pays du monde durent donc faire la guerre avec les volontaires plus les quelques un des gens qui avaient été forcé d'intégrer l'armée au hasard.
Très vite on constata (enfin ce furent surtout les indiens qui le constatèrent) que les émissions dites indiennes ne correspondaient même pas aux codes et cultures indiennes habituels, ce qui leur permis de démontrer leur non culpabilité. Mais les moyens de communication étaient perturbés et surtout, la machine était déjà lancée.


Voici maintenant un obscur Disc-Jokey de radio de jazz miteux que personne n’écoute, qui servira de repère à l’échelle humaine pour visionner tout ce bordel.
Il travaille à la radio depuis quelques années déjà, il est minuit et demi et c'est son heure, il part donc pour la radio. Il doit remplacer Florian et s'occuper du service de nuit. Il préfère le service de nuit, sur le chemin il ne rencontre personne, il se couche durant la journée et se réveille à 19 heures.
Il prend son vélo, lance la pédale et tente au possible de se tenir droit dessus. À l'arrivée, il s'encastre dans le bâtiment de destination, le vélo a décidé de laisser tomber et de rendre l'âme. Déjà des chapardeur se précipitent pour le don d'organes et le propriétaire ne s'ennuie pas à demander payement. Il entre le code du sas d'entrée et appelle l'interphone. Pour des raisons pratiques on y a réinstallé des câbles reliant les appartements. Que de fois où, lors de cette époque maudite, il fallait attendre qu'un promeneur de clebs tardif veuille bien ouvrir la porte tandis que l'interphone accidentellement activé lui crachait les bienfaits d'un régime à base d'un mystérieux aliment nommé GROUGHKITCHA parce qu'il recevait des ondes dites indiennes. Forcément il arrivait en retard, surtout que le patron oubliait toujours de lui faire un double des clefs. C'est justement la voix grosse et caverneuse de son patron en surpoids qui lui répond : « Ouais c'est qui ? ». Le type du bas décline son identité tout en se demandant ce que son patron fout en haut, lui qui pourtant craint les ondes électromagnétiques qui peuvent détruire le cerveau dont il reconnaît tout le même l'apport monétaire si utilisé intelligemment – ce qui n'est pas vrai dans ce cas vu l'insuccès de sa radio qu'il gère très mal. Le patron met une minute à se demander qui il est, puis demande des confirmations à Florian, au service de 17h à 1h, qui passe un disque à ce moment là. Finalement on peut monter et ça vient jusqu'au 7ème étage. Il traverse le couloir jaune gras infiltrés par l'eau pour se retrouver devant le petit appartement qui sert de studio. C'est le boss qui ouvre la porte. L'autre entre et tandis que Florian, enfermé dans la cabine mal insonorisé fait à partir d'une cabine téléphonique recyclée, passe un vieux morceau d'une chanteuse à voix de chimpmunk essayant de copier les tubes de son époque, le type doit demander pourquoi la situation est devenue grave à tel point que le patron les gratifie de son imposante présence.
-Je vais fermer la station de radio.
-Quoi ?
-Eh bien jusque là la pub voulait bien croire que nous avons encore de l'audience, parce qu'ils ne savaient pas sur quelle fréquence on émettait et dans le doute ils payaient, mais maintenant ils nous disent que plus personne nous écoute.
-Il y avait des gens qui nous écoutaient avant ?
-Maintenant il ne veulent plus financer la station.
Ça allait finir par arriver. Désormais le plan diabolique du patron de toucher du financement gratuit pour ses réserves personnelles allait échouer et la station était grillée. En effet, JazzFM émettait sous vide depuis un an. Le patron était suffisamment inconscient pour oublier qu'il n'avait plus à faire venir ses employés. D'ailleurs Henri ne venait plus et seul Florian s'acharnait à faire le boulot correctement et à parler dans le vide, des fois il en avait marre et il montait sur le toit pour crier directement son animation ; les voisins l'avaient remercié de sa performance par des chaussures gratuites dans la gueule. Quand au troisième, ça le payait et de plus il était forcé de venir pour mettre fin aux idioties de Florian qui expérimentait parfois avec les câbles de l'interphone pour la diffusion de programmes dans tout l'appartement, ce qui l'avait mené a confondre avec les câbles électriques. D'où corts-circuits. Au moins le dico-jackey pouvait ouvrir les portes du sas sans problèmes et entrer, en même temps que quelques compagnons qui avaient pour but de chaparder des télévisions. Les occupants reprochaient ces pannes à un système électrique vieillissant. Alors il demanda quand diable la fin allait arriver, il obtient la terrible vérité :
-Demain.
Dés demain donc, le réseau électrique allait pouvoir respirer et le visage de Florian cessera de porter des marques de chaussures taille 42. Il acquiesça, puisqu'il ne pouvait pas faire grand chose et demanda à Florian de lui laisser la place. Celui-ci, à son poste dans la mini-cabine, tourna sa tête vers son remplaçant pour lui montrer que cette fois-ci il avait reçu une pointure 45 en pleine figure, une pointure assez rare il faut le dire mais qui avait couvert une partie plus grande de la face désormais écrasée. Florian se retourna vers le micro et lui fit ses adieu déchirants. Le micro était la seule chose à qui il parlait depuis la fin des communications mondiales et il pleura la fin de son salaire. Debout, le Jockey-Disc se rendit compte que son salaire était aussi fini et eut un pincement au cœur. Il allait falloir trouver du boulot, mais il n'avait jamais réussi à faire autre chose qu'à parler à la radio. Une fois qu'il se fut décroché de son micro, Florian s'en alla et fit ses adieux au patron qui les lui rendit, car il est athée. L'autre s'installe et commence l'animation avec une voix monotone :
-Ce soir c'est notre dernier soir et c'est à moi qu'incombe l'honneur de ne pas vous faire regretter la disparition de cette radio, qui a techniquement déjà disparu des ondes...
Il regarde aux alentours et remarque que le patron a disparu, certainement pour aller pioncer. Il reviendra certainement le matin pour fermer les locaux. Alors il continue.
-Donc pour qu'on ne regrette rien, je dois vous dire ceci : vous n'êtes que des merdes infâmes potes borgnes cons merdeux.


Le lendemain le patron interrompit le passage d'une chanson de rupture amoureuse pour fermer. L'animateur se libère et le salue à son tour, lui demande son paiement final puis rentre. Le chemin vers sa maison le mène à un épicier chez lequel il passe régulièrement. Il ouvre juste après la fin de son passage à la radio. Il a aussi à lui dire ses salutations distingués. Il défourche de son vélo et entre dans l'épicerie. Il y a une musique qui passe. Il la reconnaît, elle passait sur une de ces chaînes radios bizarres qu'il a écouté par accident une fois. C'était un truc synthétique accordéon avec des sonorités aléatoires. C'était engageant, donc il se mit à danser pendant qu'il passait dans le rayon des condiments, renommé depuis en rayon des Gloutikzje. Ça il avait pas trop compris, l'épicier lui avait dit que tout le monde avait fini par appeler les condiments comme ça. Ses dernières courses comprennent en plus une nouvelle spécialité congelée, la tarte d'asperges-aubergines-tomates, qu'il voulait essayer depuis quelques temps.
-Voilà voilà voilà... qu'il dit en apportant ses choix culinaires à la caisse
-C'est plus que rusuel, remarque l'épicier dans un dialecte inhabituel. Y'a quelquchose spécial que vous fêtez ?
-La destruction finale de la radio et la fin de mon emploi ! répond le chômeur. C'est d'ailleurs la dernière fois que je passe par chez vous, je n'ai plus à prendre votre rue.
-Oh c'est frukkih. Mais j'spè que vous vous en frtruierz quand même.
-Certes, indique l'interlocuteur qui n'avait bité que dalle, se contentant de prendre le fruit de sa chasse commerciale et de se tirer, tout en entendant la musique radio s'interrompant sans raison pour passer à un annonceur publicitaire
-Grabez vos coussin, fit l'évangile publicitaire, il serait frukkih de kluter l'occas' kmercial du monde fabriqué, allez chez Roseauc Vluicier !


Ce genre de publicité avait justement permis le lancement de magasins Roseauc Vluicier qui voulaient capitaliser sur une publicité existante à la radio, mais qui n'avait pas de réalité hors publicité. Ainsi, la publicité, qui était normalement crée sous l'impulsion des entreprises, est désormais ce qui crée les entreprises. Le danger, c'est que lorsque les pubs disparaissaient de la circulation médiatiques, il se pouvait que les consommateurs arrêtent de demander assistance aux entreprises crées pour l’occasion. Elles changent donc de nom aussitôt qu'elles croisent une autre publicité présentant un produit, si il n'a pas encore été repris par un autre entrepreneur ambitieux. Et en changeant de nom, elles adoptent aussi la spécialisation de l'entreprise. Rochgod Vilumin, entreprise de ressorts colorés, est ainsi devenu une société de massage Hurlughi Bragett puis salles de cinéma Yutirghificiat Maxie. Quand Rochgod Vilumin est revenu sur le marché publicitaire, Yutirghificat Maxie n'a pu reprendre le nom car il avait été repris par Duprik Kashik, pompes funèbres.




Si le chômeur ne comprenait plus rien aux élucubrations des gens, c'est qu'il n'écoutait pas la radio, et encore moins les gens qui ne voyait que très peu. Il avait cependant un ami qui était dans le métier des sciences, dont certains étudiaient en antarctique l'origine des ondes qui ont changé la Terre audiovisuelle. Le dimanche ils se voyaient, en général c'était juste avant que l'un allait à son boulot de parlotte de nuit, mais ce soir ils allaient juste avoir un peu plus de temps. Comme d'habitude l'ami était accoudé au bar, c'est là qu'ils se rencontraient. Il avait déjà commander deux boissons, pour lui un Goufrrigulter et pour le chômé un Gruitilet, que celui-ci connaissait toujours sous le nom de bière brune. Il s'assit et la conversation commença entre les deux.
-Donc quoi de neuf, demanda l'aspirant scientifique, le seul prenant en compte le langage ancien que son ami utilisait toujours.
-La radio est terminée, j'ai des vacances infinies désormais.
-Tiens je dois te dire, je cuonnais des gens qui ont dit une hypothèse sur les ondes tévé et radios, que le scientiste répond.
-Ah enfin.
-L'information ça prend du temps à venir entre les pays en ce temps. Bref, on dit que les ondes radios que l'on crée continuent de voyager à travers l'espace. Eh bien on pense qu'on a reçu des ondes audiovisuelles de l'espace.
-C'est donc une invasion extraterrestre, ils veulent tous nous tuer.
-Ces ondes voyagent à une vitesse proche à celle de la lumière dans l'air et même dans le vide ! Avec ça tu peux englober toute une planète entière simultanément ! Et c'est ce qui est arrivé.
-Et ensuite ils vont attaquer nos femmes ? Comment prévenir les gouvernements ?
-On pense qu'ils n'ont pas vraiment pour but de nous avoir. Ils avaient juste leur télé avec quoi ils recevaient leur soupe d'ondes, mais leurs ondes ont ensuite continué à dériver vers l'espace et sont arrivés vers nous. Ce doit être des ondes d'un type nouveau pour qu'elles soient arrivées jusqu'à nous et ont perturbés nos Grutchinik.
-Quoi ?
-Nous communications. Et maintenant on doit faire avec.
-Et on peut rien faire ?
-Qu'est-ce que tu veux faire ?
Le chômeur observe son ami scientifique par un regard vide de sa concoction et décide qu'il n'a pas à chercher plus loin.
-Eh bien, dit l'ex-radio-jockey en levant son verre, à notre premier contact avec une civilisation extra-terrestre !
-A notre premier contact, répond l'autre en levant son verre.




A la fin, le Luxembourg fut vainqueur dans la troisième guerre mondiale et colonisa le vilain Inde pour le punir et l’empêcher de recommencer encore une fois. Mais finalement, aucune preuve d’une machine maléfique qui aurait permis l’envoi d’ondes Indiennes mondialement ne fut découvert, et les émissions extraterrestres continuaient à pulluler sur les écrans. Surtout que cela avait mené les pays en ruine, et toute la planète s'écroulait, mais de telles informations ne pouvaient pas être relaté dans les grands médias. L'humanité existait encore, mais elle n'était plus totalement elle-même, désormais colonisé par une race extraterrestre sans qu'aucun des deux partis ne soit au courant. En quelque sorte, c'était la fin de l'humanité, colonisé par une culture inconnue qui a provoqué une guerre mondiale.


Le chômeur a revu son ami scientifique dernièrement, mais ils se sont disputés :
-Merde tu dois évoluer, t'adapter, tout le monde parle comme ça, même si on ne vas plus durer longtemps ici...
-Bof je voudrais, tu sais, être le « dernier » vestige de l'humain d'avant la conquête extraterrestre...
-Ah oui, tu es heureux maintenant, tu es le dernier humain sur Terre à avoir encore de la culture humaine sur toi. Maintenant dès que tu voudras parler à quelqu’un, tu ne le comprendras pas car il n’aura plus la même façon de parler que toi. Donc tu seras seul, décalé des autres, incapable de communiquer.
-… Moui.
Ce fut la dernière fois qu'ils parlèrent ensemble, pas une bonne façon de se séparer.
La dernière chose qu’il restait au Disc-Jokey c’était encore de faire de la radio. Juste après la fin de son emploi il était revenu chez JazzFM, s'était introduit en passant avec un membre de l'immeuble et avait pété la serrure des locaux. Le matériel était à l’abandon, il avait pris tout ce qu’il pouvait prendre pour l’emporter dans un sac cartonné, et qui était utile. Il bazarda son studio d’habitat pour y installer ses trucs. La première émission commença cinq ans après la fin de la guerre, juste après la dernière discussion avec son dernier ami, ce qui l'avait pousser à compléter l’installation malgré la flemmardise. Alors il s’assit et commença à parler devant le récepteur audio :
"Bonjour, ici le dernier survivant humain qui parle à vous, les étoiles, pour un peu de musique… Bon sang qu’est-ce qu’il y a ici… Bordel… Oh non pas encore ce machin… Ah il était là… Tiens j’ai oublié de jeter ce truc à la poubelle… Ah, donc, voici Jason Muspitch, Der Groβe Abscheid… Euh comment ça marche ce truc déjà… ?"
 
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#16
Voici ma participation !

Suivez le lien Smile

- Les murmures de l'espoir -


https://textup.fr/341076zN
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#17
Résultats


1ère place: Ennelos
Un texte poignant et joliment écrit qui a capté toute l’attention du jury. Bravo, tu remportes la première place !

2ème place: Catalena
Un écrit qui nous (re)plonge dans l'univers fantastique ta première série, avec sensibilité et des détail qui nous ferait presque sortir de la fiction.  Te voilà à la deuxième place du classement, félicitations !

3ème place: Cyllian
Un écrit original et prenant, tant dans sa chute que dans sa narration ! Bravol à toi pour cette 3ème place !


4ème place: Plecz
Une histoire décalée teintée de conflits géo-politiques tournés en ridicule. La Terre au bord de la destruction à cause des médias, prophétie ou superstition ? Bravo à toi !

5ème place: Wabisaki
un texte dont les premières lignes plantent le décor : horreur, pertes de vies humaines, et tristesse. De véritables efforts de narration et dans le dialogue que le jury tenait à saluer !




Merci à tous pour vos participations  Big Grin  ! Indiquez-nous plus bas sur quel compte vous désirez recevoir votre prix !
http://i64.tinypic.com/5ph99x.jpg
 
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#18
Merci pour la 3ème place !

Ils sont trop gentils vos commentaires. J'aurai aimé savoir ce qui vous a moins plu dans ma nouvelle Smile

La monnaie ira sur Cyllian Big Grin Bravo à tous !
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#19
En lisant tout ça, j'ai eu énormément envie de participer malgré le fait que je sois un peu timide hihi
hâte de voir le prochain sujet (si il y en a un bien sûr) Smile

Bravo à tous !!
 
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#20
Merci beaucoup pour cette deuxième place ! =D Je suis contente de voir qu'il y ait eu plusieurs participations au final ^^ Je n'ai pas encore eu le temps de toutes les lire, mais je le ferai, bravo à tous !
https://i.imgur.com/J28CbjI.png
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Poppy et
Froggy Frog
veillent sur
vous


50
Armeo Catalena

 
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