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Back To Earth.
#21
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Ariane frappe à la petite vitre jusqu'à ce que sa soeur se retourne. Autour d'elle, tout n'est toujours que blanc, vide, et silence. Elle implore Misty de la libérer le plus vite possible, se sentant prise au piège et fragile comme elle ne l'avait jamais été.
Un dieu n'a pas l'habitude d'être plein de faiblesses, et pourtant, depuis son arrivée sur terre, Ariane se sent plus faible que jamais.
- Aide moi, Misty ! Gémit-elle en direction de sa soeur qui finit par la remarquer et se baisse pour ouvrir le tableau qui s'avère être en fait une fenêtre.
Lorsque la vitre qui les sépare n'est plus, Ariane sent une épaisse bourrasque de vent qui lui fait faire quelques pas en arrière et sa tête lui tourne. Elle marque un moment de pause tandis que Misty lui tend la main.
La déesse se ressaisit, fait quelques pas timides, puis monte sur la main de sa soeur. Elle semble si petite, elle ne comprenait pas comment c'était possible qu'elle ai rétrécit à ce point, et pourtant, elle est aussi petite qu'une brique de Lego.
Ariane a l'impression d'être dans un de ces contes pour enfants, où les barrières de l'espace et du temps ne sont que fines et pénétrables.
Elle bredouille quelques mots, mais de toute évidence, sa voix a une si faible porté qu'il est impossible pour quiconque de l'entendre, elle se résigne donc après plusieurs tentatives.
Misty transforme alors la jolie déesse en un être invisible et quittent le musée dans lequel elles se trouvent. Plus la déesse s'éloigne de la fenêtre par laquelle elle est sortie, plus elle se sent faible.
La tête d'Ariane devient lourde, et chaque fois que Misty fait un pas, la déesse blonde se sent grandir, comme si elle poussait.
Lorsqu'elles gagnent le jardin en arrière du musée, Ariane a atteint sa taille normale, mais n'a plus la force de tenir debout et s'écroule.
Alors que tout est calme, que les oiseaux chantent, la déesse est portée par des bruits de klaxons très forts, par des ronronnements de moteurs incessant et un brouhaha qu'elle ne parvient à faire taire.
- Mis-... Misty, je crois que je m-...
Elle ne parvint à finir sa phrase quand des menottes apparaissent sur ses mains soudainement, elle ouvre de grands yeux étonnés, et l'image de sa soeur devient de plus en plus floue. Elle a l'impression que son corps est entrain de se diviser, son esprit est avec sa soeur tandis que tout son être se trouve plus loin, sans savoir vraiment ou.
- Madame, vous êtes en état d'arrestation. Vous avez le droit de garder le silence. Si vous renoncez à ce droit, tout ce que vous direz pourra être et sera utilisé contre vous devant une cour de justice. Vous avez le droit à un avocat et d’avoir un avocat présent lors de l’interrogatoire. Si vous n’en avez pas les moyens, un avocat vous sera fourni gratuitement.
Alors, Ariane est comme aspirée en arrière, comme si elle n'avait été depuis le début qu'à moitié présente auprès de sa soeur. Tout redevint blanc un court instant et très vite, Ariane réapparut à Central Parc, l'esprit embrouillé, des menottes aux poignets, avec un agent de police la trainant jusque dans une voiture banalisée.
Une fois à l'intérieur du véhicule, elle se sentit partir, tout allait si vite. Sa soeur n'était plus là, comme si elle l'avait rêvé, mais l'avait-elle vraiment rêvé ? L'agent de police démarre alors la voiture.
Au même moment, une femme se retourne du siège passager et explique avec une voix douce :
- Bonjour Ariane, désolé pour tout ça, on voulait simplement que vous nous suiviez. Et vous avez failli nous échapper.
A ce moment là, la déesse ouvre de grands yeux, parce que cette femme en face d'elle, elle la connait, elle a l'impression de l'avoir déjà vu, et pour cause : c'est elle-même, Ariane.
 
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#22
[Image: 1527452511-callixte.png]


Quand Calixte se réveilla, il se rendit compte à quel point c'était dur. Ouvrir les yeux et être ébloui par tant de lumière, alors que pendant des milliards d'années il était à la fois ombre et lumière. Le temps de reprendre ses esprits et de se mettre assis dans son lit, il pose son regard sur Madison en train d'enfiler son soutien gorge. Et reposer son téléphone sur la table de nuit. Elle se retourne vers lui alors qu'il lui sourit. - Quel avenir pour toi maintenant, pauvre petit Dieu ? Son sourire s'estompe alors que celui de la blonde se fait de plus en plus grand. De quoi parles-tu Madison ? Il fronce les sourcils attendant une réponse de sa part. Elle se rapproche de lui pour lui déposer un baiser sur les lèvres et passant sa main dans les cheveux de Calixte. Mon Apollon ! Tu sais... je te trouve craquant mais jusqu'ici jamais je ne m'étais imaginé pouvoir le faire puisque ce n'est pas normal ... mais là aucun remords ! Elle se relève laissant Callixte perplexe et ne sachant que dire. Il la regarda enfiler un peignoir et se faire un chignon et finit par briser le silence : un Dieu ? Moi ? Je sais que mon corps plaît à beaucoup de femmes mais... Elle le stoppe net dans son monologue en souriant. Pas à moi chéri, avec une autre ça aurait peut-être marché. Mais je sais qui tu es, et qui tu n'es pas ! 


Quelqu'un sonne à la porte. Le voilà enfin. Madison venait de prévenir son frère par SMS pour qu'il apporte quelques vêtements à leur hôte. Le coup de téléphone qu'elle venait de recevoir en revanche n'augurait rien de bon pour l'avenir de Calixte et de ses frères et soeurs. Partant ouvrir la porte, Calixte se releva et s'enroula une serviette autour de la taille, et s'approcha pour voir qui entrait dans la suite. Tiens, j'ai pris un peu de tout, dit-il en entrant, une pile d'habits propres et de marque sur les bras. Je te pose ça sur le canapé. Et alors que le frère de Madison entrait dans la pièce, Calixte aurait pu croire que son coeur allait cesser de battre. C'est donc à ça que ressemble le corps d'un humain ? À première vue si parfait et pourtant si défaillant. Car quand le frère de Madison se retourna, Calixte aurait cru se voir comme dans un miroir. 


Woh ! C'est pas mon portrait craché ! C'est mon jumeau tu veux dire ! 
Les deux hommes se scrutent l'un l'autre. Le premier, à peine arrivé sur cette Terre, enroulé dans une serviette, ne comprenant rien à ce qu'il se passe, se contentant de regarder fixement le second, frère de Madison, vêtu d'une chemise aux motifs fleuris, d'un short et de tongs, ayant lui aussi ce même regard envers le premier. Bon vous n'allez pas passer votre temps à vous regarder de la sorte. On n'a pas la temps pour ça. Son frère se tourna vers elle l'air choqué. Pardon ? On n'a pas le temps pour ça ? Mais tu avais du temps pour passer un bon moment avec le sosie de ton frère ? D'ailleurs c'est quoi ce délire ? Pourquoi t'as couché avec quelqu'un qui me ressemble comme ça ? Je te plais ? Ne me dis pas que c'est le cas parce que sincèrement je trouverais ça vraiment vraiment bizarre ! Et écoeurant. Brrrrr j'en ai des frissons. Il s'assied sur l'accoudoir du canapé pendant que Madison soupire et lève les yeux au ciel. Je ne vois pas où est le mal. Ce n'était pas toi que je sache. Et ça je l'ai vu tout de suite, tu n'as pas de tatouage, lui si ! Et quand bien même j'aurais le droit de trouver mon frère charmant ! Mais même au niveau de la voix ce n'est pas tout à fait la même et il sait à peine parler notre langue. Calixte soupira. Il ne comprenais rien à ce qu'il venait de se passer et était en ce moment même en train d'essayer de communiquer par télépathie avec son frère et ses soeurs. Essuyant echec après echec il se décida enfin à prendre parole. Hum... désolé mais je ne comprend pas. Vous savez qui je suis ? Mais comment ? 


Madison et son frère se regardent et éclatent de rire. Je me présente, commença-t-il, je m'appelle Liam. Je travaille pour une organisation tenue secrète. Et il se trouve qu'on sait bien plus de choses que ce que tu pourrais imaginer. Calixte sourit alors un instant et répondit : c'est bien de jouer aux devinettes, mais si vous êtes là aujourd'hui c'est en partie grâce à moi. Liam rit à son tour : Et si tu es encore vivant aujourd'hui c'est en partie grâce à nous. 

Et maintenant on a droit à un combat de coq, pensa tout fort la blonde qui s'approcha de Calixte, lui tenant le poignet. Regarde ça. Calixte avait un tatouage sur l'avant bras, un symbole représentant 5 points reliés les uns aux autres, comme une constellation. Vous l'avez, tous les cinq, ce tatouage. C'est à ça qu'on peut vous reconnaître maintenant que vous êtes ici sur Terre. 


Le dieu écoutait ce que la blonde lui racontait pendant que Liam regardait la scène. Mais comment peux-tu nous reconnaître ? Comment peux-tu savoir qu'on existe ?  Elle soupire en se mordillant la lèvre : Peut-être parce que ce n'est pas la première fois que vous venez ici. Et que cette fois-ci on ne veut pas commettre les mêmes erreurs que la dernière fois.
 
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#23
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Une plage de Bretagne. 
Une flaque. 
Une étendue de mer turquoise. 
Une bicoque servant de bateau. 
Une main. 
Un hélicoptère. 
Du vent. 
Une déclaration.

Aries était perdue, perplexe, jetée et rejetée dans tous les sens depuis qu'elle était arrivée sur Terre, quelques minutes ou quelques heures plus tôt. 

- Nous avons échoué. Les humains ne sont pas heureux. 
 
Mais comment être heureux dans un monde où la cupidité, la tristesse, la violence, avaient été inventés ? Comment vivre dans ce monde rempli d'horreurs et de méchanceté ? Alors même que l'engin volant bourdonnait en s'éloignant de la surface bleutée, les images des têtes décapitées, des corps sans vie, du bain de sang qui jonchaient le navire et ses alentours tournaient en boucle dans sa tête. Sang, sang, sang, sang, sang, sang, sang. Toujours, encore plus de sang, partout. Partout partout partout. Aries croyait devenir folle. Les mots de son frère n'étaient plus que brouhaha, ils résonnaient dans son esprit sans trouver de sens, tapant toujours plus fort sur ses nerfs irrités.

- Arrête ! 

Le cri soudain le laissa bouche bée. Il sortait de si profond, il venait de si loin. Comme si la détresse du monde y avait été mise toute entière. 


- Arrête...

Aries sanglotait maintenant, la tête dans les mains, sans comprendre réellement ce qui se passait. Tout cela lui semblait irréel. Le sentiment d'insécurité qui l'enveloppait la rendait déjà à moitié dingue. Elle qui n'aimait pas se préoccuper des sentiments, elle qui y était beaucoup trop réceptive, devait maintenant y faire face. Mais il y en avait trop, beaucoup trop, et alors que son corps était tout jeune, il lui semblait déjà prêt à rompre sous la pression de l'Homme et de ses problèmes. 
Mais son frère l'observait, il semblait attendre quelque chose de précis, lui pourtant si indécis, si imprévisible d'habitude. La sérénité qui l'enveloppait en devenait presque inquiétante. 

- Quoi ? 

Aries aurait voulu rentrer chez elle. Maintenant, elle ne savait pas comment faire, et il semblait si déterminé à faire elle ne savait quoi. Il l'attendait vraiment, c'était plus voyant que le gilet jaune réfléchissant un soir de nuit sans lune.

- J'ai saisis ta main tendu. Saisiras tu la mienne ?

L'espoir rencontra alors les larmes en un simple regard échangé. 
Et c'est sans un mot qu'Aries lui prit la main.
 
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#24
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F L A S H         B A C K 


SOUDAIN.

La somalienne dans la cabine se met à hurler.
Il se passe quelque chose.
Le kidnapping ne se déroule pas comme prévu.
Un intru est entré sur le navire.
Une puissance plus forte.
La tête de la somalienne vient de tomber à terre, égorgée.
L'homme sent la présence du lien se rompre.












L'homme rouvre les yeux, il est de nouveau sur le navire. Il ne sait pas s'il a réussit à prévenir ses frères et soeurs a travers les yeux des humains qu'il a emprunté.
Ce qui le préoccupe dans l'instant présent, c'est l'homme en face de lui.
Ou plutôt lui en face de lui. 
Seulement voila, l'homme n'a pas encore vraiment conscience de son apparence. 
Il ne réalise pas encore qu'il a devant lui... son sosie physique.
Son jumeau se jette sur lui en essayant de placer le couteau qui lui a servit pour égorger la somalienne sous le cou de l'homme.
Mais celui-ci réagit plus vite et se baisse pour se ruer vers la porte.
Le sosie tourne la tête, surpris par le niveau de rapidité de sa proie.
La proie tourne la poignée de la porte...
SLAM
Sa main est à présent collé a la poignée.
Son sosie vient de transpercer son poignet en lançant le poignard. 
L'homme hurle de douleur... prit dans le feu de l'action, il le retire aussitôt, lui faisant lâcher un second cri de douleur. Maintenant c'est lui le détenteur de l'arme qu'il brandit face au jumeau.
Malheureusement, son adversaire est bien équipé et sort cette fois-ci de sa poche un revolver. 
Avec le couteau l'homme ne fait plus le poids. Cette fois il est cuit. A mois que...
L'homme se jette au pied de son sosie pour tenter de le faire basculer en arriere. Son sosie tire 3 coups de feu dans l'air en essayant de retrouver l'équilibre. 
Les 2 hommes tombent au sol. S'en suit une roulade ou chacun essaye de prendre le dessus.
Finalement l'Homme arrive a maîtriser son cruel jumeau. 
Et.. maintenant..? Qu'est-t'il sensé faire..? 
Son sosie ne le laisse pas réfléchir et lui assène un coup de poing violent sur la figure. 
Le nez de l'homme se met à saigner, il bascule.
Pendant ce temps, son adversaire a réussit à se relever et récupérer le revolver qui avait glissé par terre pendant sa chute. Il brandit l'arme sur l'homme.
Et merde.
L'homme n'a plus qu'a sa disposition le couteau ensanglanté. 
Soudain, une illumination lui vint. Ou plutôt.. une intuition. Il ne reste plus que lui et son terrible jumeau sur le bateau. Il est le dernier. Et pourquoi? Car il le veut en vie.
L'homme se place lui même le couteau sous la gorge.
Son jumeau ouvre la bouche d'étonnement. 
- Non.. non ne fait pas ça. 
Alors il avait raison, il le voulait en vie. 
Malheureusement pour lui, il était tombé sur le Dieu du hasard... et il n'allait certainement pas laisser une occasion de surprendre et faire retourner la balance. Surtout que sa vie, il s'en foutait un peu. 
L'homme commence alors lentement a s'entailler le cou devant son ravisseur, paniqué. 

BLAAAM.

Encore une fois, l'Homme tombe à terre. Assomé. 
Derriere lui, le conducteur de l'hélicoptère vint de lui administrer un bon coup de hanse de mitraillette dans la nuque. 
- Sérieusement, tu allais le laisser faire sans rien dire?!
Le jumeau essaye de reprendre contenance,
- Je... je maîtrisais en partie la situation jusqu'à présent. 
- Bon.. je le monte rapidement dans l'hélico... j'ai accéléré le processus de rapprochement des corps... Le sujet 3 devrait arriver bientôt dans les environs, guette le. 
Le sosie hoche la tête devant la femme. La conductrice était une femme. 
Celle-ci, sur d'elle prend le corps assommé et lourd de l'homme et remonte au dessus de l'hélico qu'elle avait placé en mode automatique au dessus du navire. 
Une fois à l'intérieur, elle cache l'homme dans la soute. Il va bien dormir celui-ci... il faudra penser à nettoyer son nez et sa main... ou on va bientôt avoir le droit à une odeur de pourrie répugnante. 
La femme soupire. 
Elle ressemble trait pour trait à Misty.

En bas, le sosie s'impatiente. Il prend la tête de la somalienne et la jette par dessus bord.
Sortant de la cabine, il se penche au dessus du navire pour regarder la tête couler.
C'est alors qu'il la voit. La Deesse.
Affolée, elle ne comprenait plus rien et tentait de s'accrocher à un côté du bateau, suffoquant à moitié.
L'homme sourit, retrouvant son calme. 
Il lui tendit le bras.
 
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#25
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R E T O U R       AU       P R E S E N T



L'hélicoptère suit l'horizon, frôlant les vaguelettes. 
Les hélices ronronnent au dessus des passagers.
L'homme a côté de la Déesse des bruits et murmures est un imposteur, 
mais elle ne le sait pas encore. 
Elle lui fait confiance.
L'homme se caresse 
l'avant bras.
Sur cet avant bras...
lui aussi a un tatouage. 
Une constellation a 5 étoiles reliées entre elles.
Exactement identique a celui sur l'homme dont il usurpe l'identité.
A la seule différence que ce tatouage-ci parait plus vieux, translucide. 
L'homme rabat sa chemise sur son avant bras pour cacher le symbole. 

L'homme parle.
- Tu as toujours été la plus sensible de nous tous. C'est pour cela que je prend des gants. Tu ne le sais pas encore mais je suis en train de te trahir. Tu ne peux pas comprendre. Je te mens mais tu ne le sais pas. Tu m'en voudras mais c'est pour ton bien tout ça. 
Je sais le mal que cela t'aurais fait d'apprendre la vérité brute d'un coup. Et je ne veux pas que l'on reproduise les mêmes erreurs. Non.
Pardonne moi d'avance tu comprends. 
Ta présence ici est encore plus compliqué que tu ne le penses.
Tu as toujours été la plus fragile, celle qu'on a envie de protéger. Moi je ne suis qu'une tête brûlée... la violence ne me pose pas de problème. Avoir du sang sur les mains ne m'a jamais dérangé.. surtout lorsqu'il s'agit du mien.

Dans la soute, le sang de la main du Dieu a coulé pour former sur le sol de petits ilots pourpres. 
L'hélicoptère se pose devant la maison de Madison.
 


Thème musical du Dieu imprévisible:
>>>>> https://www.youtube.com/watch?v=F2wkm4cXHdo <<<<<
 
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#26
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Le vol est long, l'engin bourdonne trop fort dans sa tête. Aries n'a jamais été en contact avec autant de sons dans le même instant, Aries ne s'était jamais rendue compte à quel point la musique du monde pouvait être oppressante. Aries n'avait jamais imaginé que sa création pourrait être, un jour, un objet de torture à vous en faire serrer les dents, à vous en faire vriller les oreilles, à vous en faire battre le sang trop fort dans votre corps si faible et si peu adapté aux fortes percussions. Aries n'écoutait que d'une oreille les aveux de son frère, elle ne comprenait pas tout. Perdue, la tête dans les nuages, elle laissait des pensées nouvelles vagabonder dans sa tête. Est-ce qu'un dieu pouvait aimer ? Réellement, sincèrement, un mortel ? Est-ce qu'un dieu pouvait devenir méchant, foncièrement méchant, alors même que la connaissance du bien et du mal n'était qu'une notion très vague, sans intérêt, que des mots inventés pour tracer des barrières là où une simple ligne existait ? Est-ce qu'un dieu, ici, pouvait mourir ? Et pouvait-il tuer d'un revers de main ? Pouvait-il arrêter la Terre de tourner, le Soleil d'exister ? Avait-il le moindre impact, réduit au statut d'un animal qu'il avait lui-même créé ? 

- Pardonne moi d'avance tu comprends. 

Pardonne moi. Pardonne moi. Pardonne moi. Un simple écho dans sa tête, la voix ne lui disait rien. Qui parlait ? Et pardonner quoi ? Et qu'est-ce qu'était le pardon, même, au fond ? L'oubli ? Un trait tiré sur une action qui blesse ? Un simple accord tacite interdisant à l'être trahi de se venger ? Qu'es-ce que c'était, vraiment ? 
Aries, le regard rempli de nuage, souriait lorsqu'elle le regarda enfin à nouveau.

- Te pardonner ? Qu'est-ce que tu raconte ? Je n'aurais jamais à te pardonner, tu es mon frère !

Elle partit alors dans un fou rire incompréhensible, soudain euphorique. Elle avait envie de voler, toute seule, de parcourir les nuages, de s'asseoir dessus et de revenir sur Terre en glissant sur un arc-en-ciel. C'est alors qu'elle la vie, la maison de Madison. Mais cette maison lui disait quelque chose, sans savoir pourquoi, de manière très floue. Elle la connaissait, elle l'avait déjà vu. Mais où ? Fronçant ses fins sourcils, elle essayait de se rappeler en vain alors que l'hélicoptère se posait en douceur. Finalement, elle ne retrouva pas, mais elle entendit autre chose. Un bruit sourd, caché. Une respiration étouffée. Qu'est-ce... Descendant de l'engin, elle laissa ses doigts passer sur l'appareil comme pour admirer les prouesses de l'Homme mais ce qu'elle cherchait n'était rien d'autre qu'un endroit où cacher un corps. Son cœur battait à mille à l'heure alors même qu'elle trouvait le bouton, objet de toutes ses recherches. Sans tarder, elle appuya dessus et tomba nez à nez avec le sosie de son frère, la main ensanglantée, le cou abîmé. 

Un cri, énorme, grave, venu d'ailleurs, perça l'air. 
Des oiseaux s'envolèrent en piaillant. 



Le temps semblait s'être arrêtée. 



Se précipitant, Aries tira le corps de son frère, ou de son sosie, le faisant tomber au sol à moitié sur elle. L'autre, le faux, ou le vrai, allait arriver d'une seconde à autre. Que faire ? Le prendre ? Le laisser ? Et qui étaient-ils ? Qui était-elle, elle ? Et le temps qu'elle comprenne, Aries s'était faite assommer. Mais non pas pas le vrai/faux, non. Par son sosie à elle. Par elle-même.











Lorsqu'elle rouvrit les yeux, Aries faisait face à deux de ses frères, mais également à leur sosie, à son sosie, et puis à une autre blonde aussi. Elle croyait halluciner. 

- Qu'est-ce que.. Qui êtes... Mais.. Que.....

Elle balbutiait. A manque de souffle, elle rosit doucement, semblant sur le point d'imploser. C'est alors que la blonde, la seule et unique personne sans double dans la pièce, prit la parole :

- On sait que ça va être difficile à avaler, alors pour commencer, installons les bases. Le premier qui crie ou qui tente de s'enfuir se fera attacher à même sa chaise, la bouche bandée. Pas de mauvais gestes, pas de mauvaises actions. C'est clair ?

Elle les scrutait un par un, l'air tellement sûre d'elle, tellement sereine. Un mince sourire en coin se devinait même quand on la regardait avec attention.

- Mais pour commencer les explications, on va attendre les deux retardataires. Après tout, c'est la famille, et on attend la famille, n'est-ce pas ?

S'ensuivit un clin d’œil bien trop appuyé pour semblé amical et un silence de mort.
 
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#27
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Misty sourit à Ariane. Elle avait retrouvé sa taille.
Soudain, elle retomba au sol, faible. La déesse se précipita sur elle.

- Ariane! Ariane ça va?

Nan manifestement cela n'allait pas. Elle ne semblait pas accepter sa transformation humaine.
Misty se releva scrutant l'horizon pour chercher une quelconque solution.

- Je... On va trouver quelque chose pour te sentir mieux et...

La jeune femme avait la tête et il n'y avait plus rien. Sa soeur avait disparu.

- Ariane?

Nan nan nan nan  nan. A peine retrouvées déjà séparées? Elle ne voulait pas le croire.

- ARIANE?!

Des touristes passant à côté d'elle la regardait comme une folle.
Misty avait beau appeler sa soeur oralement ou télépathiquement mais pas de réponse.

Mais c'est pas possible...

Elle retroussa ses manches signe qu'elle allait réfléchir. C'est ainsi qu'elle remarqua son tatouage.
Cinq points relier entre eux.

Qu'est-ce que c'est encore ça?

Elle refit le tracé avec son doigt. Avec sa veste, elle n'avait pas remarqué ce détail qui semblant à la fois insignifiant et important.

Misty regardait son poignet droit en refaisant encore et encore le tracé.

http://s1download-universal-soundbank.com/wav/12420.wav

C'était si soudain.
Misty n'avait pas pu réagir. Et elle était maintenant au sol. Sous des pierres lourdes, inconsciente.
Elle semblait sans vie.
Tout son corps était sous les gravats du château. Excepté son poignet. Son poignet droit.
Le tatouage était apparent et deux traits étaient en train de s'effacer. Le point qui en reliait deux autres s'effaçait aussi lentement. Une étoile mourrait dans la constellation
~ We are all mad here ~
 
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#28
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Face à son sosie, Ariane reste muette quelques secondes, puis décide de se jeter hors du véhicule. Alors qu'elle va pour ouvrir la porte, son sosie la retient par le bras, et c'est dans un grognement que la déesse tente de se défaire de son assaillant, en vain. Le conducteur pile, envoyant la tête d'Ariane dans le repose tête face à elle, le choc est tel qu'elle se laisse fondre contre son siège, sonnée. La déesse n'a pas le temps de reprendre ses esprits, que son sosie est face à elle, un taser en main, et qu'elle souffle :
- Tu en m'as laissé aucune autre option, Ariane.
Et de l'électriser si longuement, que la déesse tombe dans les pommes.

QUELQUES HEURES PLUS TARD
QUELQUE PART DANS LE MONDE

Ariane ouvre les yeux, un mal de tête brûlant, les yeux embués, les lèvres scotchées. Impossible pour la déesse de parler, un épais bandage lui barre le visage à tel point qu'elle ne peut ouvrir la bouche.
Elle commence à paniquer, tente de se lever de la chaise sur laquelle elle a été assise de force, mais ses mains sont liées et rattachées au dossier en bois brut de l'assise. La déesse se débat, tente de se basculer d'avant en arrière, mais ses jambes sont elles aussi attachées entre elles et tout mouvement lui ait impossible.
Après cinq bonnes minutes de tentatives, Ariane se résigne, et baisse les bras. Elle est prise au piège et prend conscience de la faiblesse de son enveloppe humaine. Si elle avait rendu les hommes plus fort il y a des millions d'années, ils auraient réalisé encore plus d'atrocités qu'ils ne l'avaient déjà fait, mais elle aurait pu se sortir de ce faux pas. Pour l'heure, elle reste assise sur sa chaise et se contente d'attendre.
Quelques minutes s'écoulent, peut-être des heures - Ariane n'a pas vraiment la notion du temps, encore plus lorsqu'elle est ligotée dans une salle sans lumière naturelle -, puis le sosie d'Ariane entre dans la pièce.
- Bonjour, Ariane, souffle-t-elle en s'avançant vers la déesse, excuse moi, tu dois être un peu confuse. Mais je n'ai pas le temps de t'expliquer ce que tu fais là, ni qui je suis ...
En même temps qu'elle parle, elle installe un petit trépied face à la déesse, avant d'y installer une petite caméra.
- Nous avons retrouvé tes frères et soeurs, ne t'inquiète pas. Ariane arque un sourcil, comment cette femme qui lui ressemble tant peut-être au courant pour les autres dieux ? Ont-ils récupéré Misty également ? Et tu vas m'aider à les faire coopérer !
Allumant la caméra, elle cadre ensuite la déesse dans le champ, puis s'assure que ça enregistre bien.
Elle récupère ensuite un pistolet dans sa poche arrière, un petit Beretta produit dans les années quatre-vingt-dix, qu'elle braque sur la tempe d'Ariane.
Au même moment, un petit rétroprojecteur que la déesse n'avait pas remarqué jusqu'alors au dessus de sa tête s'enclenche, et l'image de trois paires de jumeaux et d'une septième personne apparait.
- Voilà, Ariane, tu es notre otage. Notre moyen de pression sur tes frères et soeurs, que tu peux voir ici.

Dans le même temps, en Australie, l'image d'Ariane et son sosie apparait sur un petit écran d'ordinateur. Et c'est Madison qui prend la parole face aux désormais bien fragiles dieux :
- Si vous souhaitez retourner chez vous, là haut, dit-elle en pointant son doigt vers le ciel, il va falloir vous montrer coopératif, sinon, j'ai bien peur que votre soeur aille tout droit vers ... Là bas. Soupire-t-elle alors en pointant le sol avec une moue attristée, avant d'éclater de rire et de reprendre : Et cette fois, on a déjà prévu de quoi détourner vos combines, vous nous avez suffisamment fait tourner en bourrique la première fois. Vous allez nous aider à repartir de zéro, en créant la civilisation la plus asservie qu'il soit. Parce que vos humains, en plus de ne pas être très malins, sont parfois très imprévisibles, et on ne veut plus de ça.
 
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#29
[Image: 1527452511-callixte.png]

Calixte n'en croyait pas ses oreilles. Il était déjà venu ici, sur Terre ? Lui et les autres Dieux. Mais comment est-ce possible ? Madison lui sourit, Liam en fit de même quand il entendit l'hélicoptère arriver. Voilà tes frères et soeurs, c'est pas beau de voir sa famille réunie ? Il se lève pour aller voir à la fenêtre tandis que Madison caresse toujours le torse de Calixte. Tu ferais peut-être mieux de t'habiller mon beau, ça serait mieux pour la suite des évènements.  Calixte s'exécute, une idée derrière la tête. Pour lui il était inconcevable de se plier aux ordres de quelqu'un qui lui devait la vie. Hors de question. Il choisit donc parmi les vêtements que Liam avait apporté il y a quelques minutes sa tenue : un short en jean, un tee shirt blanc. Simple, basique. 


Il rend la serviette que Madison lui avait donnée juste avant qu'ils ne montent à l'hôtel. Tiens, garde ça en guise de souvenirs de moi une fois que tu te seras débarrassé de moi. Calixte croise les bras et regarde la blonde qu'il a en face de lui. Chéri, je ne veux pas te tuer. J'ai besoin de toi, on a tous besoin de toi. Il détourne son regard de Madison alors qu'il se reconcentre sur Liam qui a l'air de sortir quelque chose de sa poche. Calixte est un Dieu, il fait attention à tout, ses sens sont décuplés bien qu'il soit prisonnier d'un corps humain. Il s'approche donc de lui. Tu sais mon beau, je suis honoré que dans ton inconscient tu te sois souvenu de moi assez bien pour choisir ce corps quand tu es arrivé ici cette fois. Au moins ça montre que ... j'ai compté pour toi...






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F L A S H         B A C K
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Liam court sur la plage avec une belle jeune femme brune. Les cheveux au vent, la chemise ouverte, les pieds nus dans le sable tenant ses chaussures d'une main, la main de la femme de l'autre. Elle, robe fleurie rouge et cheveux défaits, rouge à lèvre sobre mais piquant. 


Ils s'arrêtent pour s'embrasser et se regarder, comme si le temps était suspendu autour d'eux, seulement le bruit des vagues agitées, comme leur coeur à tous les deux. 

Tu sais, ... je ne pensais pas que... je pourrais plaire à quelqu'un comme toi ! 
Elle sourit et pose ses mains autour de son visage, le fixant et rapprochant sa tête de la sienne : tu n'imagines pas à quel point tu es beau, tel un ange descendu des cieux. Qui peut se vanter de ne pas craquer face à autant de charme ? Elle éclate de rire et l'embrasse. 

Je suis un petit con. Un bad boy. Je ne suis pas le gendre idéal, je suis plutôt du genre à tromper ma femme avec sa mère et sa soeur.


Hum, ça sent le vécu je me trompe ? ... mais pas de problèmes à avoir ... je n'ai ni mère, ni soeur à te présenter !


Dommage, je vais devoir me contenter de ton corps de déesse. 


Ils s'embrassent à nouveau alors qu'elle passe ses bras autour de sa taille. Bras qui porte un tatouage doré. Une constellation de cinq étoiles...


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R E T O U R       AU       P R E S E N T
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... Hannah. 


Calixte fronça les sourcils. Hannah. Ce nom résonnait dans sa tête comme s'il provenait des étoiles. Il eu presque un flash. Il se voyait. Enfin, son corps actuel. Face à lui. Les yeux plein d'amour. Il reprit rapidement ses esprits, suffisamment tôt pour éviter le bras tendu de Liam, tenant une seringue à la main remplie d'un produit certainement pas bio. 


Calixte lui tint alors le bras suffisamment fort pour l'empêcher de bouger. Tu sais Liam, tu sais peut-être beaucoup de choses sur moi, mais je n'ai pas besoin d'en apprendre davantage sur toi pour savoir ce que tu comptes faire. L'humain peut être si prévisible ! Calixte ferme les yeux essayant de canaliser la force qui réside en lui. Son corps tremble et celui de Liam aussi. 

Madison étant partie à la salle de bain elle n'assista pas à la scène qui se déroulait actuellement dans la chambre. Et heureusement pour Calixte. Ils ouvrirent les yeux tous les deux au même moment, en suffoquant comme si c'était la première fois qu'ils respiraient. Comme si l'espace d'un instant ils avaient oubliés comment on faisait. 


Calixte lâcha le bras de Liam qui tenait encore la seringue. L'air paniqué. Qu'est-ce que tu m'as fait ?  Liam le regarda sourire aux lèvres. À la différence des humains, sache Liam que les Dieux eux sont toujours plein de ressources et en aucun cas prévisibles. On vous a créé, ce n'est pas pour que vous soyez plus intelligents que nous. Il planta sa seringue dans son cou. Je ... je... Calixte s'écroula. Du moins c'est ce que Madison cru voir quand elle arriva après s'être refait une beauté. Comment aurait-elle pu s'imaginer que c'était son frère ? Comment aurait-elle pu savoir ce que Calixte venait de faire ? 


Calixte installa donc Liam sur une chaise et l'attacha avec une corde que Madison venait de lui tendre. Elle ouvrit la porte laissant tout ce petit monde entrer dans la chambre. Trois Dieux, trois sosies, une blonde. Ça pourrait être un titre de comédie américaine ratée passant sur le câble un dimanche soir. Et pourtant parmi eux se tenait un traître : Calixte, qui rusé comme pas deux venait en l'espace de dix secondes de faire un coup de maître.


Son frère mal en point, sa soeur pas tellement mieux. Il se contenta pour simple réaction de regarder le tatouage doré qui ornait l'avant bras de son "prisonnier". Aucune chance que personne ne découvre son stratagème avant un petit moment, ce qui lui laisserait peut-être le temps d'agir pour qu'ils se sortent tous de cette merde. Mais où sont les deux autres ? 


Madison prit la parole. -
-On sait que ça va être difficile à avaler, alors pour commencer, installons les bases. Le premier qui crie ou qui tente de s'enfuir se fera attacher à même sa chose, la bouche bandée. Pas de mauvais gestes, pas de mauvaises actions. C'est clair ?


Liam, dans le corps de Calixte, essaya de réagir en gémissant. Il lui assena un coup derrière la tête pour le calmer. Après un regard lancé à Madison comme pour lui dire "je gère la situation", elle reprit le cours de son discours en allumant un vidéo projecteur. 


Son autre soeur était face à eux, séparée dans un endroit qui lui serait difficile d'identifier. Madison continua son speech, sans trop en dire, attendant que le dernier d'entre eux ne se joigne à eux.


Qu'est ce que ces terriens leur voulait ? Comment les avaient-ils fait revenir ici ? Est-ce que dans le passé les Dieux avaient le choix ou non de venir sur Terre, à leur guise ? Avaient-ils déjà essayé de changer ce monde ? N'était-il pas devenu pire depuis leur dernière action. En attendant il semblait clair que ce monde ne plaisait ni à Madison ni aux autres personnes ici présentes. 


La tronche à Madison :
 

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#30
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Le Dieu Imprévisible croise le regarde de son double.
Un hurlement de connexions de souvenirs le frappe alors à l'esprit.

RETOUR AU FLASH BACK

Liam et sur la plage avec la Déesse Physique... on peut les voir encore malgré la nuit qui commence à tomber.
Ayan est là aussi, le jeune homme calme qui semble d'habitude toujours sur de lui.
Ce soir, il semble s'efforcer de calmer ses sentiments de toutes ses forces.
Mais c'est peine perdu.
- Je sens ta tristesse.
L'homme qui vient de lui répondre à la tête posé sur ses genoux. A première vu c'est un somalien. Il est en fait bien bien plus que ça. 
Ayan essaye de sourire pour détendre l'atmosphère... mais ça ne passe pas. Son sourire se brise et les yeux commencent à mouiller.
C'est dure des fois hein
Pour Ayan, le sens de la vie a toujours été clair... créer une espèce et qu'elle orchestre sa propre survie. Qu'elle perdure seule. Chacun humain n'est qu'une machine à reproduction.. tout les organes autour ne servent qu'a l'entretenir.
On vie la vie pour la donner, pour lui montrer notre reconnaissance, pour la remercier de nous avoir mis au monde nous. 
Un juste retour des choses.
L'équilibre du monde.

L'instinct bestiale au coeur de l'homme.


- Vous aviez pensé aux gens infertiles? aux gens seuls? aux...

La voix d'Ayan craque et s'arrête. 
Le Dieu somalien se relève et l'embrasse tendrement.
.. aux homosexuels hein? C'est ça ton message égoiste?

Imagine une horde de spermatozoïdes. Certains sont sur de ne jamais atteindre leur objectif, quoi qu'il arrive. 
Ayan a terriblement l'impression de faire partit de ceux là.
Le petit spermatozoïde ridicule ne trouvera jamais d'ovule... 
son existence n'aura servit à rien.
Une fleur morte dans la branche de l'arbre généalogique de la vie. 
Inutile. 
Vide.

Le Dieu retire ses lèvres de celles d'Ayan.
Ayan est idiot. Le Dieu n'a cessé de lui répéter que tout ceci était faux. 
Le sens de la vie, lui même l'a oublié. 
L’espèce humaine a développé une faculté impressionnantes: celle de toujours se mettre des barrières et de faire des choses contres naturelles. La plupart des animaux sont bisexuelles.
Au début de l’espèce humaine, l'homme des cavernes couchait avec l'homme en hiver et le femme en été.
Comment en sont t'ils arrivés là?
Comment les humains se sont t'il créer cette illusion qu'être hétéro, gay, bisexuelle y changeait quelque chose?!



Le Dieu ne touchera à rien de cela. 
Il s'est décidé ce soir. 
Il n'a pas besoin de le dire...
Un simple regard échangé aux yeux embués de larmes d'Ayan suffit.
Celui-ci déglutit, essaye de se redonner une contenance... 
puis se met à hurler.
- TU N'AS PAS LE DROIT. C'EST... C'EST TOTALEMENT INJUSTE. JE... 
On ne réserve pas le secret de la vie aux gentils et le préserve des méchants. 
Ce serait trop facile, selon le Dieu imprévisible.
Il faut savoir joué avec qui l'on est, et ce qu'est le monde. 
- INJUSTE TU M'ENTENDS?! 
Le Dieu s'est relevé et regarde Ayan le supplier a ses pieds dans le sable. 
- Nous.. cette impression d'être si différent... il faut que tu fasses quelque chose.. 
Le Dieu secoue lentement la tête, attendri par la fragile sensibilité humaine.
Il ne le fera pas.
- JE TE DETESTE!JE TE DETEEEESTE!
Le Dieu s'éloigne. 

PRESENT

Ses yeux n'ont pas changé. 
Derrière le calme apparent, derrière la pupille, l'incompréhension est là.
Ce sont ses yeux qui ont provoqué au Dieu Imprévisible une secousse et un soubresaut de souvenir. 
Cet échange de regard, Ayan aussi l'a ressenti étrangement... mais différemment. 
En voyant que le Dieu imprévisible avec qui il avait eu des sentiments avait prit sa propre apparence.. il avait eu envie de le tuer directement sur le navire. 
La seule chose qui pouvait le perturber de son objectif.. c'était bien d'avoir a affronter soi même en face de lui.
Chuchotant à l'oreille de Madison qu'il doit s'éclipser pour quelques minutes, Ayan n'en laisse rien paraître mais une fois seul au toilette dégueule tout dans la cuvette.
 
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