Bon je re précise qu'absolument tout le monde se trouve dans le dortoir, sans exception. Sauf les gens qui veulent mourir, voualà.
Selena, parce que non, elle n'est pas morte, s'était ruée dehors en compagnie de son petit ami aussitôt qu'une personne pour le moins étrange s'était introduite dans la salle des visites, personne sur laquelle toutes les infirmières s'étaient concentrées. Alors la jeune femme, refusant catégoriquement de rester au même endroit qu'elles, au même endroit que cette personne, avait embarqué Charlie avec elle pour se jeter dehors le plus vite possible afin de fuir tous ces dégénérés. Ils avaient alors croisé un groupe de gens qui visiblement, fuyaient les mêmes choses qu'eux, et ils s'étaient joints au groupe sans réellement avoir le choix et désormais, se retrouvaient ainsi, coincés dans un dortoir. Selena s'était assise sur un lit, ses genoux contre sa poitrine, se balançant d'avant en arrière, répétant qu'il s'agissait d'une punition divine. Elle avait peur, elle avait terriblement peur.
Robin s'assit sur l'un des lits, soupirant, observant quelque peu autour de lui. Il avait été traîné par Allie jusqu'en bas, avant que tout deux ne se rendent compte qu'il n'y avait que trop de ces gens en bas, trop de ces personnes occupées à chercher à tuer, mordre ou il ne savait quoi les autres. Aussi ils avaient fui, certes lâchement mais après tout, mieux valait sauver leur vie. Ils avaient alors rejoint un groupe et s'étaient barricadés dans ce dortoir, pour son plus grand bonheur, malgré les... les machins zombie comme aurait dit Robin, les trucs qui leur couraient après pour faire simple. Le jeune homme étouffa un soupira avant de relever les yeux, geignant.
Eden soupira, poings sur les hanches une fois qu'il eût achevé d'aider d'autres hommes à bien barricader la porte. Il passa ses mains sur son visage, retenant un nombre incroyable de juron, son cœur battant à toute allure.
Et soudainement, une évidence vint lui sauter à la gorge, tandis que péniblement il reprenait conscience, se rendait compte de la situation après qu'il ait eu l'impression d'avoir plongé au cœur d'un film d'horreur, avoir eu l'impression d'être dans un cauchemar.
Il était vivant.
Bordel il vivait.
Sous ses mains, et ce malgré la situation, Eden se sentit sourire. Mais, tachant de le perdre, sachant que l'actuelle situation ne prêtait absolument pas à sourire, le jeune homme laissa ses mains retomber, soupirant, et passant une mains dans ses cheveux, après un soupir, se tourna vers l'assemblée qu'il détaillait avant de se diriger vers une fenêtre, écartant légèrement les rideaux, grimaçant à la vue des gens déambulant deux étages plus bas.
« – Bon, j'sais que c'est un peu con de demander ça mais quelqu'un sait qui sont ces gens ? »
On entendait encore les cris de quelques survivants et les yeux d'Eden passèrent sur un macabre spectacle, et le jeune homme sentit un frisson lui parcourir l'épiderme.
« – Ou plutôt ces choses... »
En bas, il voyant deux créatures, parce que ces choses n'étaient clairement pas humaines, s'adonnait joyeusement à cette pratique qu'était le cannibalisme. Sur une malheureuse infirmière vivante. Eden ferma les yeux et laissa le rideau retomber, avant de s'adosser à la fenêtre.
Carter s'assit sur un lit aux côtés de Jeremiah, et s'effondra tel une loque en travers, se félicitant d'avoir couru aussi longtemps. Parce que Carter était sportif, certes, mais courir un sprint sans ralentir l'allure autant de temps, cela aurait fatigué n'importe qui. Surtout lui. Le jeune homme ferma les yeux, ne pouvant retenir un sourire avant les ouvrir pour les poser sur son frère.
« – Dis Jerem' on rêve ? »
Ça avait tout d'un mélange entre rêve et cauchemar. Un début cauchemardesque avec l'éventuelle mort d'Eden, cette condamnation qui lui avait tant pesé sur la conscience, finalement repoussée, et désormais, son frère était libre. Et il ne pouvait s'empêcher de songer que c'était l'une des meilleures choses qui pouvait lui arriver, jusqu'à l'incrustation dans son cauchemardesque rêve de délicieux humanoïdes au QI déficient supposait-il, qui voulait de plus les bouffer supposait-il toujours. Une charmante journée en perspective. Mais Eden vivait, et ça, c'était le plus important.
Eva-Luna s'était recroquevillée sur un lit, tremblant de tous ses membres, tel une possédée. Elle s'était mise à pleurer, à hurler même en voyant ces gens à leur trousses. Ils l'effrayaient plus que tout, et elle ne voulait plus jamais, jamais se retrouver face à l'une de ces choses immondes. L'adolescente retint de nouvelles larmes d'effroi, songeant que dans cette situation, avoir peur n'était pas la solution, certainement pas. Et pourtant, la jeune fille ne pouvait pas s'en empêcher. Eva-Luna était peureuse de base, mais là, en situation inconnue, elle l'était encore plus. Effrayée était sans doute le mot qui caractérisait le mieux son état actuel. Elle frissonna, baissant les yeux. Ses yeux dérivèrent sur une jeune femme marmonnant des choses quelque peu incompréhensibles, et Eva-Luna baissa de nouveau les yeux sans oser dire quoi que ce fût, sans oser murmurer un mot ou croiser un regard.
Robin s'assit sur l'un des lits, soupirant, observant quelque peu autour de lui. Il avait été traîné par Allie jusqu'en bas, avant que tout deux ne se rendent compte qu'il n'y avait que trop de ces gens en bas, trop de ces personnes occupées à chercher à tuer, mordre ou il ne savait quoi les autres. Aussi ils avaient fui, certes lâchement mais après tout, mieux valait sauver leur vie. Ils avaient alors rejoint un groupe et s'étaient barricadés dans ce dortoir, pour son plus grand bonheur, malgré les... les machins zombie comme aurait dit Robin, les trucs qui leur couraient après pour faire simple. Le jeune homme étouffa un soupira avant de relever les yeux, geignant.
Eden soupira, poings sur les hanches une fois qu'il eût achevé d'aider d'autres hommes à bien barricader la porte. Il passa ses mains sur son visage, retenant un nombre incroyable de juron, son cœur battant à toute allure.
Et soudainement, une évidence vint lui sauter à la gorge, tandis que péniblement il reprenait conscience, se rendait compte de la situation après qu'il ait eu l'impression d'avoir plongé au cœur d'un film d'horreur, avoir eu l'impression d'être dans un cauchemar.
Il était vivant.
Bordel il vivait.
Sous ses mains, et ce malgré la situation, Eden se sentit sourire. Mais, tachant de le perdre, sachant que l'actuelle situation ne prêtait absolument pas à sourire, le jeune homme laissa ses mains retomber, soupirant, et passant une mains dans ses cheveux, après un soupir, se tourna vers l'assemblée qu'il détaillait avant de se diriger vers une fenêtre, écartant légèrement les rideaux, grimaçant à la vue des gens déambulant deux étages plus bas.
« – Bon, j'sais que c'est un peu con de demander ça mais quelqu'un sait qui sont ces gens ? »
On entendait encore les cris de quelques survivants et les yeux d'Eden passèrent sur un macabre spectacle, et le jeune homme sentit un frisson lui parcourir l'épiderme.
« – Ou plutôt ces choses... »
En bas, il voyant deux créatures, parce que ces choses n'étaient clairement pas humaines, s'adonnait joyeusement à cette pratique qu'était le cannibalisme. Sur une malheureuse infirmière vivante. Eden ferma les yeux et laissa le rideau retomber, avant de s'adosser à la fenêtre.
Carter s'assit sur un lit aux côtés de Jeremiah, et s'effondra tel une loque en travers, se félicitant d'avoir couru aussi longtemps. Parce que Carter était sportif, certes, mais courir un sprint sans ralentir l'allure autant de temps, cela aurait fatigué n'importe qui. Surtout lui. Le jeune homme ferma les yeux, ne pouvant retenir un sourire avant les ouvrir pour les poser sur son frère.
« – Dis Jerem' on rêve ? »
Ça avait tout d'un mélange entre rêve et cauchemar. Un début cauchemardesque avec l'éventuelle mort d'Eden, cette condamnation qui lui avait tant pesé sur la conscience, finalement repoussée, et désormais, son frère était libre. Et il ne pouvait s'empêcher de songer que c'était l'une des meilleures choses qui pouvait lui arriver, jusqu'à l'incrustation dans son cauchemardesque rêve de délicieux humanoïdes au QI déficient supposait-il, qui voulait de plus les bouffer supposait-il toujours. Une charmante journée en perspective. Mais Eden vivait, et ça, c'était le plus important.
Eva-Luna s'était recroquevillée sur un lit, tremblant de tous ses membres, tel une possédée. Elle s'était mise à pleurer, à hurler même en voyant ces gens à leur trousses. Ils l'effrayaient plus que tout, et elle ne voulait plus jamais, jamais se retrouver face à l'une de ces choses immondes. L'adolescente retint de nouvelles larmes d'effroi, songeant que dans cette situation, avoir peur n'était pas la solution, certainement pas. Et pourtant, la jeune fille ne pouvait pas s'en empêcher. Eva-Luna était peureuse de base, mais là, en situation inconnue, elle l'était encore plus. Effrayée était sans doute le mot qui caractérisait le mieux son état actuel. Elle frissonna, baissant les yeux. Ses yeux dérivèrent sur une jeune femme marmonnant des choses quelque peu incompréhensibles, et Eva-Luna baissa de nouveau les yeux sans oser dire quoi que ce fût, sans oser murmurer un mot ou croiser un regard.




