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Sauvegarde des cartoon de Lak : ...


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Le cinéma d'animation
#31
Tiens, re-bonjour. Ce très chouette film d'animation français de Jeremy Clapin nommé "J'ai perdu mon corps" est sorti.

[Image: 5049713.jpg]

Avant toute chose, voici un phrase d'agacement : bordel l'animation qui vise moins les enfants est toujours accompagné du sempiternel "mé c 1 désin animé pr ADULTE", démontrant le retard de 80 ans des imbéciles qui croient nécessaire de prononcer ou d'entendre ces mots, comme si l'animation dite "adulte" (sous-entendu "intelligente" et "intéressant") était une chose exceptionnelle et unique, comme si aimer l'animation était la conséquence d'un plaisir coupable qui décrédibiliserait son amateur, considéré comme une espèce de gosse de 5 ans par les abrutis qui vont voir au ciné soit des films d'auteurs nombrilistes qu'ils auront de toute façon oublié d'ici deux mois soit de bêtes divertissements sans buts ou ambition.
Le truc fut relégué dans le multiplexe où je suis allé voir à une salle à moitié moins de place que les habituelles, et condamné à une distribution limité. Sinon, J'ai perdu mon corps, ben c'était vachement bien.

Parce que l'histoire est simple mais très bien écrite, elle alterne entre celle d'une main coupée de son propriétaire tentant de retrouver celui-ci, et par flashback dudit propriétaire, jeune type orphelin qui, comme tout jeune type de son âge, tente de se trouver une voie et aussi une petite-amie malgré ces saloperies de mouches. C'est beau, par tous les pores, y'a jamais de fausse notes, et même si l'histoire a une structure assez classique, elle est servie sur un plateau d'argent. La réalisation ne manque jamais d'idées de mise en scène à empiler, utilisant parfaitement son médium.

Voilà, et j'avais plus à en dire sur l'état du point de vue méprisant qu'on les gens sur l'animation que sur le film lui-même. Je ne suis pas un critique, moi.

Bon au moins je peux ajouter "Happy Hand" à ma liste de bouquins.
 
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#32
HAUTS -LES MAINS ! C'EST UN HOLD RÉ-UP !




Nom d'une chaussette en plastique, il y a 732 idées par secondes - non par images - dans ce truc.
Jankovics Marcell, avait fait Fehérlófia... Oui bon personne ne sait ce que c'est, mais dans le genre trip visuel et auditif c'est sacrément burné. Ben là, c'est un peu moins burné mais burné quand même. Pire encore, ce serait le premier long d'animation Hongrois, quand même ils ont fait fort. Et graphiquement ça ressemble effectivement au Yellow Submarine.

Edit : Ah eh ben voilà il est protégé par un mot de passe maintenant. C'est dommage, vous savez pas ce que vous venez de manquer... János vitéz (=Jean le Preux) de Jankovics Marcell. Sinon : https://www.youtube.com/watch?v=Zl0ihKG5K-g&
 
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#33
Hey ! Je viens juste de tomber sur ce topic, me voici-me voilà pour la présentation de deux films d'animations que j'ai particulièrement adoré :

La reine des neiges et princesse barbie !
(lol)

Plus sérieusement, un film d'animation très simple mais absolument incroyable par Michel Ocelot (Kirikou, Azur et Asmar..).
Je le met plus pour mes souvenirs d'enfance, ce topic m'a direct fait penser à ce film. Il s'agit d'une suite de 6 contes magnifiques en théâtre d'ombre : Princes et Princesses.
Je sais que Karenshana avait merveilleusement bien repris l'un de mes préférés - La sorcière : lien ici

Vous pouvez aussi trouver le film complet facilement sur youtube il me semble.


Ensuite, en terme de film d'animation impressionnant et atypique, je vous conseille vivement "L'oeuf de l'ange" (disponible sur youtube au lien suivant : cliquez ici).
C'est un film d'animation japonais et, de souvenir, il me semble qu'il s'agissait plus d'une "expérience" d'animation. Il ne faut donc pas forcément comprendre l'histoire, qui est très mystérieuse avec de nombreuses significations complexes et cachés (même si après les analyses sont passionnantes), mais surtout apprécier le style d'animation (qui est impressionnant), les musiques (tellement belles!!), les dessins... Ce film m'a marqué, il est totalement unique et singulier, c'est vraiment à voir !


En tout cas super ce topic, y'a de quoi s'occuper pendant le confinement Blush

(ça sera mieux la prochaine fois oups)

bisouuus Mad

 
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#34
C'pas grave si on parle Disney ou Barbie, si c'est de l'animation ça peut rentrer.

Pas très fan de Michel Ocelot, mais ses films ont beaucoup de charme c'est vrai. Pas très convaincu de son usage de la 3D dans Azur et Asmar et dans Dilili à Paris, mais j'aime bien l'aspect de connivence avec le spectateur qu'il y a dans ses films.

L'oeuf de l'ange je suis bien plus d'accord, c'est la collaboration entre Mamoru Oshii et Yoshitaka Amano, le chara-designer des 6 premiers Final Fantasy. C'est un film avec des symboles religieux de partout, un univers surréaliste fantastique et une ambiance assez particulière grâce à sont rythme lent. C'est un film magnifique, du vrai pomme visuel, rien que pour ça faut le voir. C'est marrant que ce soit le deuxième/troisième film de Mamoru Oshii le plus connu alors qu'il n'est jamais sorti officiellement en France (voir en occident mais en fait je sais pas).

Bien entendu ce n'est pas la seule réalisation de Mamoru Oshii, je connais surtout son travail pré-2000, donc, et j'enlève ses quelques séries. Au début des années 80 il est sur la supervision de la série Urusei Yatsura (Lamu par chez nous), une série comico-délirante sur une parodie de couple et des personnages tous aussi cons (voire détestables) les uns que les autres, où il commence à travailler avec son futur scénariste Katzunori Ito. Il doit s'occuper du premier film cinéma adapté de la série qui reste encore assez" conventionnel" (mais y'a de bons gags, mais moi j'ai un peu de difficultés avec la bande con qui composent la série, c'est personnel). Le film est bien si on aime bien déjà la série, mais alors qu'il prend confiance en lui sur la suite de la série, qui pendant ce temps là continue, et commence à développer son style, il obtient carte blanche sur le deuxième film.
Ça donne Beautiful Dreamer, où il implante métaphoriquement son expérience de travail quotidien et harassant dans un début où les jours se répètent inlassablement pour révéler que la bande d'abruti qui composent la série sont piégés dans un rêve, il développe l'atmosphère lancinante et irréelle sont il aura l'habitude, en plus il est aidé par une superbe musique qui n'est pas encore de Kenji Kawai mais de Katsu Hoshi apparemment, je regarde rapidement et je vois que c'est parce qu'il participait déjà la série, et il a officié sur des films de Takahata bordl.
Donc, parce qu'il commençait trop à faire ce qu'il veut et que si ça continuait, Lamu ça ne ressemblerait pas à une histoire délirante comique, bien que ses films en conservent des traces, il s'est fait virer. Il est engagé pour faire un film Lupin, mais là aussi il part un peu trop loin dans ses délires et se fait virer (j'crois que c'est vers là qu'il fait L’œuf de l'ange) (le film Lupin deviendra ce terrain de roue libre cartoon pour animateur fous qu'est L'or de Babylone).

Katsunori Ito contacte alors Oshii pour un projet auquel il collabore, il leur manquait un réalisateur, c'est Patlabor. Il a de la chance, car il obtient enfin du succès avec. Vers les alentours de la construction du projet il fait un OAV (Twilight Q que j'ai pas vu) et un film en prises de vues réelles (Akai Megane, qui truc type midnight movie en noir et blanc) qui seront les premières collaborations avec Ito et Kenji Kawaï qui est son compositeur fétiche. Vers la fin des années 80 ils sortent 6 OAV pour Patlabor qui auront leur petit succès (car ils sont vendus à moitié prix) ce qui leur permet de mettre en chantier une série et un film. Oshii ne réalise pas la série mais en s'en fout elle est excellente (il y écrit quelques scripts par contre). Sinon.
Les OAV c'était deux épisodes de tranches de vie, deux épisodes de parodies de genres puis double épisode de thriller politique avec tentative de coup d'état de l'armée. Les héros sont une bande de flics jeunes bras cassés qu'on a armé de robots géants... Dans une ville... Robots qui ont étés à la base développés pour la construction en faveur d'un projet architectural nommé projet Babylone qui est parfois discuté dans les OAV, mais central que dans le film. Et le film est très dense et dialogué, parce qu'il doit montrer l'univers, parle de l'urbanisation de Tokyo, doit mettre en scène la bande de flics, l'enquête, et surtout ne pas oublier le méchant fascinant puisqu'il hante le film alors qu'il est mort au tout début style professeur Miloch du Piège Diabolique, avec un complexe divin en prime qui le rend presque omniscient. C'est mon film préféré des trois que fera la franchise vu qu'il arrive assez bien à équilibrer tout ça, qu'il est dense, mais j'ai eu du mal à l'apprécier faut avouer. On est en 1989.

Sinon, ça va ? Pas trop fatigué ?

En 1993, la franchise est conclue par le deuxième film, qui est considéré comme le chef-d'oeuvre de Oshii. Celui-là limite malheureusement la présence des héros habituels en faveur de la description d'une sorte de guerre simulée en pleine ville de Tokyo, c'est bourré de réflexions politiques, d'histoires de villes irréeles et de populace déconnectés de la réalité. L'humour, qu'il gardait jusque là sur la plupart de ses travaux, est ici limité bien que des petites touches restent. A force c'est un peu faible pour conclure la franchise, parce qu'il se concentre surtout sur ses réflexions politiques et la description d'une hystérie général qui gagne les gens. Je crois.
Le troisième film n'est pas réalisé par lui, et c'est un spin-off centré sur deux détectives inédits. Il est sympathique et part en gros monstre kaiju métallique vers le milieu du film et parle d'expériences médicales.

En 1995 il fait Ghost in the Shell, ça tout le monde connaît, et comme je sais plus, je vais pas en parler. Ensuite il écrit le scénario de Jin-Roh qu'il a dû confier à un certain Hiroyuki Okiura... Pour anecdote, il réalisera plus tard Lettres à Momo, sacré grand écart ! Jin-Roh fait en fait partie d'un univers multimédia qui se déroule bien avant les évènements d'Akai Megane, son premier en prises de vues réeles et sa suite Stray Dogs, aussi en prises de vues réelles. En fait... Jin-Roh tout le monde doit connaître aussi. Une histoire de meute, de flics aussi contre des révolutionnaires, mais qui sont cette fois pas si positifs d'après ce que j'ai compris et qui sont près à se faire kamikazes.

Ensuite je connais pas trop. On compte Avalon mais c'est pas de l'animation, et après ça il se sépare de Ito. Il réalise le deuxième Ghost in the Shell, divers films obscurs par chez nous, Sky Crawler, et d'autres trucs.
 
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#35
Hé j'ai trouvé ce machin, un bon petit film russe de SF de 1988. Basiquement, c'est les survivants d'un crash de vaisseau spatial qui essaient de survivre sur une planète hostile. C'est beau, c'est - je suppose - bourré de référence picturales que je connais pas, donc hyper visuel. Le défaut du film c'est son rythme, il a certainement été prévu pour avoir un rythme plus contemplatif et posé mais s'est retrouvé pris dans une histoire de 30 minutes. Au-delà de ça, BORDL.



 
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