Bienvenue, Visiteur ! Connexion S’enregistrer
Event: Où est cachée Berisa ? Viens nous aider à la retrouver !


Note de ce sujet :
  • Moyenne : 0 (0 vote(s))
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Le cinéma d'animation
#21
C'est pas du ciné mais c'est bien donc je le fous ici :



 
Répondre
#22
Re-Up (de toute façon ce sujet n'est que du Ré-up).

Je met ça ici pour m'en rappeler. Et ré-upper ce sujet aussi. On dirait une sorte de prévention sur les risques de feu. Il semblerait que ce soit réalisé par Osamu Dezaki (? https://twitter.com/AnimeGolem/status/1039418622790328325)
Le truc c'est que j'y comprends rien.




Y'a ça aussi. J'y comprends toujours rien, mais au moins c'est sous-titré : https://www.youtube.com/watch?v=XlLBX4EIlJY

Pas encore vu ça, pas de sous titres non plus, c'est juste pour retenir le truc. Sais pas si ça va tenir longtemps sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=TEHLii1O4Ww&list=PLKJGcVqB2gDroK0KewJruyWLJ9RPTpEok
 
Répondre
#23
Sinon y'a des gens qui ont vu Silent Voice par ici ?
https://www.pixenli.com/image/AjwIUfvz

Plus connue sous le pseudo de Catz63.
Lakienne depuis 2008 qui aime discuter avec anciens comme nouveaux.

La réponse à la vie.
 
Répondre
#24
Moi non, j'ai par contre lu le manga de base et je l'avais plutôt bien apprécié
 
Répondre
#25
Rappel de l'existence de ce sujet pour dire que Into the Spider-Verse, c'était vachement cool.

Avis rapide et contestable, car mes avis sont rapides et surtout contestables.

L'histoire est celle de Miles Morales qui doit devenir un nouveau Spider-man au milieu de versions spidermanniennes alternatives qui tentent de l'aider à s'entraîner dans l'urgence. Il est jeune et encore incapable de faire face au défis qui lui sont imposés (représenté bien entendu par son inscription dans une école un peu exigeante au début), et forcément maintenant qu'il est mordu par une araignée radioactive, il va devoir à la fois prendre ses responsabilités, et trouver sa place par rapport des autres Spider-man d'univers parallèles (mais leur aide ne sera pas de trop). Et cela à cause du Caïd, doté d'une motivation simple mais efficace (seulement efficace), qui va provoquer la destruction probable de l'univers par une machine maléfique ouvrant des brèches dans des univers alternatifs. Qu'est-ce que peut faire un Spider-man débutant dedans franchement. Miles doit s'adapter à la situation, car Spider-man, c'est aussi l'histoire d'un type normal obligé par une coïncidence délirante sous la forme d'un araignée radioactive à devenir le protecteur de New-York par conscience morale, aidé par les quelques 2-3 proches qui le soutiennent. Un pression affreuse qui lamine et détruit, qui nécessite à la victime une sacrée force morale et une sacrée force tout court pour survivre, heureusement aidée de deux ou trois proches. Heureusement, on ne croise pas de Jameson ici. Spider-man, c'est le type qui y arrive malgré tout.

Miles doit apprendre à ne pas se laisser abattre et surtout qu'il a des proches pour le soutenir. Sa relation avec son père et son oncle sont bien écrites, étant plus à l'aise avec un oncle sympa et plus cool que le père poule qui ne se rend pas compte qu'il étouffe son fils. Cependant l'absence de l'oncle le prive de mentor possible qu'il faut remplacer par un Spider-man. La mère est quand à elle secondaire (les films de ce genre ont tendance à n'utiliser qu'un seul des parents il faut dire, d'où certains Disney où on trouve des familles monoparentales), mais bon il faut déjà se démerder avec trois Spider-man plus trois autres un peu plus secondaire, deux membres de la famille, divers méchants... Les différents Spider-mans principaux et même secondaires sont tous attachants et donneraient même envie d'aller voir leurs aventures originales, tant ils sont intéressants et disposent de potentiel. Mais les Spider-mans principaux sont déjà suffisant, déjà avec Peter "B." Parker, qui semble se rapprocher au Spider-man dont on a l'habitude, plus vieux et qui s'est laissé aller à cause de sa rupture avec Mary-Jane (la désintoxication, c'est moche), et dont la relation avec Miles est habituelle mais chouette malgré tout. C'est lui qui va devoir faire office de mentor. Et enfin il y a Spider-Woman a.k.a. Gnew Stacy vivante, un peu plus en retrait mais sympathique quand même.
Ajoutez à ça un parti pris graphique vachement bien qui risque de ne pas trop vieillir - du moins, moins que les productions 3D habituelles - une animation de bonne qualité et une énergie constante et le film devient un artifice visuel très plaisant à voir et qui soutient parfaitement la vision du film.

Le film a malheureusement le défaut de désamorcer par des blagues inutiles ses moments dramatiques pourtant plus que nécessaires et bien mises en scènes en plus, mais malgré cela il reste plus que recommandable, il est excellent.

Il ne restera plus qu'à espérer que le film apportera une franchise bien faite et qu'elle n'ait pas accidentellement ouvert la brèche à quelque chose d'horrible et de tayloristique.
 
Répondre
#26
Bon j'ai pas envie que ce sujet tombe à la dérive, aussi j'ai décidé de parler rapidos de films que j'ai vu récemment quoique je ne les ai pas trouvés exceptionnels.

Primo, Okko et les fantômes, dont les fantômes du titre ne servent pas tellement à grand chose sauf à décorer, parle d'une fille qui refoule la tristesse de la mort de ses parents introduits à la va-vite et dont la mise en scène manque de subtilité pour montrer leur manque. Elle décide forcée par le gosse fantôme qui l'a sauvée de la mort (et dont ce sera la deuxième et dernière action de tout le film, et les autres fantômes du films ne feront pas grand chose de plus à part le ménage) d'aider sa mère grand à tenir l'auberge malgré son jeune âge. Le film traite le sujet trop légèrement à mon goût ce qui a échoué à me le faire apprécier, bien qu'il possède son lot de personnages un minimum sympathiques qui se succèdent au cours de minis histoires. C'est à peu près ce que j'ai réussi à en retirer en tout cas.

Secundo, Dilili à Paris, où une fillette étrangère et cultivé s'associe avec un triporteur/ténor pour enquêter sur une série d'enlèvement, en fait une visite touristique dans le Paris du début 20ème mais qui survole trop les divers noms connus qu'il cite, ce qui donne l'impression d'être un déluge de fanservice à l'arrache au cours duquel on n'apprend pas grand chose, sauf quand il soutien un message féministe qui pousse la caricature à l'extrême. J'aime bien par contre les personnages principaux, qui ont un coté un peu niais mais qui permettent de créer un recul au film et une sorte de jeu complice avec le spectateur, en particulier grâce au jeu d'acteur qui est exagérément théâtral. J'ai pas pu m'empêcher de voir dans les personnages des bourges qui se prêtaient à l'intrigue par jeu en tant qu'effet secondaire. L'animation rigide s'acharne à faire de chaque plan une sorte de tableau qui est un peu le charme Ocelot, mais la 3D cell-shadé se marie pas très bien aux décors dessinés/photographiques.

J'allais parler d'A Silent Voice mais il me faudrait du temps pour rassembler mes souvenirs puis trouver comment écrire un truc un minimum pas trop horrible et à coté de la plaque, là j'avoue que je ne peux donner que mes impressions. Déjà c'est extrêmement putain de beau c'est évident, le film a subit un énorme travil sur la technique, ensuite c'est une histoire légère et douce qui pourtant n'oublie pas qu'il a à faire face à un sujet grave et ses personnages se comportent de manière un minimum cohérent. Je me souviens avoir eu des difficultés à savoir si les actions du personnages principal étaient motivés par un vrai but de rédemption ou par de la culpabilité égoïste.
C'était à l'occasion de l'incendie de Kyoto Animation, producteur du film que je parle rapidement du film, le studio ayant perdu son bâtiment, leurs travaux et 34 vies, connus, entre autres, pour Violet Evergarden, Clannad, Sound! Euphonium, et justement A Silent Voice (et je n'en ai vu que le dernier). Leur dernier film en date, Liz et l'Oiseau Bleu était sorti récemment en France, je ne l'avais pas vu du par économie de budget et crainte que ce soit pas mon style, mais ce serait bien qu'une âme bienveillante veuille bien aborder le sujet ici même.

EDIT : 35 morts, la récupération finale (mais partielle? je ne sais pas je n'ai vu les détails) de leurs travaux n'est qu'une maigre consolation, au moins leurs efforts ne seront pas perdus complètement.

Voilà voilà voilà.
Et si toujours pas, je reviens aux films dépressifs et horribles.
Attention, j'en suis capable.
 
Répondre
#27
Ok, vous l'aurez voulu.


The Plague Dogs est un film écrit produit et réalisé par Martin Rosen, dont ce n'est pas le premier film puis qu'il s'est occupé de La Folle Escapade, et ce après avoir viré son premier réalisateur, qui serait John Hubley duquel il faudrait que j'aille voir des trucs parce que bordel.

The Plague Dogs commence dans un laboratoire d'expérimentation sur animaux. Deux clebs, Rolf qui subissait des tests d'endurance en étant plongé sous l'eau jusqu'à épuisement et Snitter qui a subit une vivisection à la tête pour traficoter son cerveau, s'échappent une nuit et se retrouvent livrés à eux-même dans la nature. Ils commencent à chercher des maîtres humains qui pourraient les recueillir, mais leur méfiance suite aux humains du laboratoire ou leur incapacité à comprendre parfaitement les humains les empêchent d'en trouver. Poussés par la faim, ils décident de s'attaquer aux moutons du coin, ce qui attire l'attention de leurs propriétaires qui s'inquiètent. Alors qu'ils s'enfoncent dans une routine, un renard vient à leur rencontre et leur explique qu'ils sont des échecs en tant que bêtes sauvages et qu'ils n'ont pas assez de jugeote pour éviter que les humains ne viennent les repêcher. Il leur propose donc son aide ce qui lui permettra de se nourrir lui-même avec un minimum d'effort. Plus ils progressent, et plus les chiens provoquent une panique chez les humains, panique que l'on ne fera qu'entendre de loin puisque le point de vue choisi est celui des animaux.

[Image: 1564529485-vlcsnap-2019-07-31-01h08m10s523.png]

L'humain est, comme dans beaucoup d'histoires d'animaux, masqué pour lui donner un sentiment de puissance et prouver qu'ils sont à part. Le film s'entrecoupe de séquence strictement dialogués ou l'on entend en voix-off la progression de l'affaire, qui glisse peu à peu en scandale médiatique, et montre de loin la panique humaine.

Les personnages principaux sont du coup le couple de chiens, Snitter est une chien à qui on a trifouillé son cerveau. Cela semble le rendre un peu plus intelligent, mais surtout moins capable d'appréhender son environnement. Il a eu un maître anciennement qui s'est tué en le sauvant d'un accident, ce qui a été un traumatisme qui le poursuit durant tout le film. Rolf est plus bourru et surtout le plus méfiant, méfiant envers les humains et envers le renard, depuis les expériences que lui ont fait subir les hommes, il veut se rendre indépendant mais il n'en est pas capable. Celui qui en est capable c'est le renard, forcément malin mais filou, qui finit par s'attacher aux chiens et à prendre des risques pour eux.
Les chiens sont des vrais chiens, ils ne sont pas anthropomorphisés même si le film décrits de leur part des raisonnement set des analyses, qui sont aux niveau de ce qu'ils peuvent percevoir de la réalité.

[Image: 1564529542-vlcsnap-2019-07-31-01h13m19s930.png]

Du coup le film est bourré de dialogues descriptifs, à un tel point que le film oublie de montrer : il ne montre pas en quoi les chiens ne peuvent pas s'adapter à la vie sauvage, il le dit par la gueule du renard. La conséquence c'est qu'à force de tout dire le film est moins visuel qu'il ne le faudrait, ce qui transforme chaque scène en machin qui semble détaché du reste, le film donne l'impression d'être un peu décousu.

Mais il se rattrape de par sa crudité, en effet si il ne montre pas assez bien les interactions des animaux avec la nature, il montre les carcasses dévorées par les chiens. Il est dans la description des difficultés que rencontrent ces chiens complètement perdus et qui peinent à saisir la gravité de ce qui les entourent, car ce sont des chiens.

[Image: 1564529579-vlcsnap-2019-07-31-01h06m53s848.png]

Ils font face à des épreuves de plus en plus dures tandis qu'un scandale médiatique éclate autour d'eux qui remonte jusqu'au gouvernement, et la fin du film n'offre en maigre consolation que l'attention des humain se porte désormais plus sur le traitement des animaux, tandis que les chiens eux-même sont abandonnés à un sort incertain. Le film est sombre de bout en bout et va jusqu'au fond de son histoire pessimiste.

[Image: 1564529418-vlcsnap-2019-07-31-01h20m00s764.png]



Le film est trop dialogué mais il est beau visuellement, il est supporté par ses décors grisâtres et son design réaliste bien que l'animation soit généralement moyenne. Parce que c'est beau, très beau, mais assez affreux.
Le film est disponible en deux version, celle qui a été diffusée en France est la version courte. Là j'ai vu la version longue, mais je peux vous assurer, malgré mes souvenirs évaporé, que la version courte n'est pas tellement moins affreuse. Je crois.

La folle escapade est bien moins sombre, mais je le trouve aussi un peu moins bon. En ce qui concerne des histoires d'animaux qui sont des animaux avec de la violence et du sang, vous pouvez toujours vous retourner vers les Animaux du Bois de Quat'sous qui a l'avantage d'avoir une fin positive, enfin dans sa saison 1.



J'aurais pu développer plus (ou pas) mais Jiri Trnka c'est vachement mieux. Marionnettiste tchèque, il est la preuve avec la Soyouzmoultfilm de la supériorité de l'animation de l'europe de l'est. A ce titre, je conseille fortement l'absolu chef d’œuvre perdu qu'est son Prince Bajaja avec ses marionnettes soignées, sa musique superbe et son histoire type conte de fées sur l'amour sur fond de dragons multitêtes. Là je viens de voir un autre de ses films, "Les Vieilles Légendes Tchèques", qui serait axée sur des histoires et anecdotes sur l'histoire (je suppose) fantasmée de la Tchécoslovaquie. 6 histoires se succèdent et si l'une d'entre elle fait bien grincer des dents, le film est absolument superbes de par ses détails apposés aux décors et aux marionettes, qui sont doté d'une très grande expressivité malgré des visages figés. Le film plonge dans une atmosphère envoutante toujours soutenue par une musique extraordinaire composée par un certain Václav Trojan. Le film est extrêmement soigné, beau, magnifique, merde j'ai pas assez de vocabulaire pour exprimer mon idée et j'ai la flemme de chercher à mieux décrire ce film.
 
Répondre
  


Atteindre :


Recherche: 1 visiteur(s)