Ok, vous l'aurez voulu.
The Plague Dogs est un film écrit produit et réalisé par Martin Rosen, dont ce n'est pas le premier film puis qu'il s'est occupé de
La Folle Escapade, et ce après avoir viré son premier réalisateur, qui serait
John Hubley duquel il faudrait que j'aille voir des trucs parce que bordel.
The Plague Dogs commence dans un laboratoire d'expérimentation sur animaux. Deux clebs, Rolf qui subissait des tests d'endurance en étant plongé sous l'eau jusqu'à épuisement et Snitter qui a subit une vivisection à la tête pour traficoter son cerveau, s'échappent une nuit et se retrouvent livrés à eux-même dans la nature. Ils commencent à chercher des maîtres humains qui pourraient les recueillir, mais leur méfiance suite aux humains du laboratoire ou leur incapacité à comprendre parfaitement les humains les empêchent d'en trouver. Poussés par la faim, ils décident de s'attaquer aux moutons du coin, ce qui attire l'attention de leurs propriétaires qui s'inquiètent. Alors qu'ils s'enfoncent dans une routine, un renard vient à leur rencontre et leur explique qu'ils sont des échecs en tant que bêtes sauvages et qu'ils n'ont pas assez de jugeote pour éviter que les humains ne viennent les repêcher. Il leur propose donc son aide ce qui lui permettra de se nourrir lui-même avec un minimum d'effort. Plus ils progressent, et plus les chiens provoquent une panique chez les humains, panique que l'on ne fera qu'entendre de loin puisque le point de vue choisi est celui des animaux.
![[Image: 1564529485-vlcsnap-2019-07-31-01h08m10s523.png]](https://image.noelshack.com/fichiers/2019/31/3/1564529485-vlcsnap-2019-07-31-01h08m10s523.png)
L'humain est, comme dans beaucoup d'histoires d'animaux, masqué pour lui donner un sentiment de puissance et prouver qu'ils sont à part. Le film s'entrecoupe de séquence strictement dialogués ou l'on entend en voix-off la progression de l'affaire, qui glisse peu à peu en scandale médiatique, et montre de loin la panique humaine.
Les personnages principaux sont du coup le couple de chiens, Snitter est une chien à qui on a trifouillé son cerveau. Cela semble le rendre un peu plus intelligent, mais surtout moins capable d'appréhender son environnement. Il a eu un maître anciennement qui s'est tué en le sauvant d'un accident, ce qui a été un traumatisme qui le poursuit durant tout le film. Rolf est plus bourru et surtout le plus méfiant, méfiant envers les humains et envers le renard, depuis les expériences que lui ont fait subir les hommes, il veut se rendre indépendant mais il n'en est pas capable. Celui qui en est capable c'est le renard, forcément malin mais filou, qui finit par s'attacher aux chiens et à prendre des risques pour eux.
Les chiens sont des vrais chiens, ils ne sont pas anthropomorphisés même si le film décrits de leur part des raisonnement set des analyses, qui sont aux niveau de ce qu'ils peuvent percevoir de la réalité.
Du coup le film est bourré de dialogues descriptifs, à un tel point que le film oublie de montrer : il ne montre pas en quoi les chiens ne peuvent pas s'adapter à la vie sauvage, il le dit par la gueule du renard. La conséquence c'est qu'à force de tout dire le film est moins visuel qu'il ne le faudrait, ce qui transforme chaque scène en machin qui semble détaché du reste, le film donne l'impression d'être un peu décousu.
Mais il se rattrape de par sa crudité, en effet si il ne montre pas assez bien les interactions des animaux avec la nature, il montre les carcasses dévorées par les chiens. Il est dans la description des difficultés que rencontrent ces chiens complètement perdus et qui peinent à saisir la gravité de ce qui les entourent, car ce sont des chiens.
Ils font face à des épreuves de plus en plus dures tandis qu'un scandale médiatique éclate autour d'eux qui remonte jusqu'au gouvernement, et la fin du film n'offre en maigre consolation que l'attention des humain se porte désormais plus sur le traitement des animaux, tandis que les chiens eux-même sont abandonnés à un sort incertain. Le film est sombre de bout en bout et va jusqu'au fond de son histoire pessimiste.
Le film est trop dialogué mais il est beau visuellement, il est supporté par ses décors grisâtres et son design réaliste bien que l'animation soit généralement moyenne. Parce que c'est beau, très beau, mais assez affreux.
Le film est disponible en deux version, celle qui a été diffusée en France est la version courte. Là j'ai vu la version longue, mais je peux vous assurer, malgré mes souvenirs évaporé, que la version courte n'est pas tellement moins affreuse. Je crois.
La folle escapade est bien moins sombre, mais je le trouve aussi un peu moins bon. En ce qui concerne des histoires d'animaux qui sont des animaux avec de la violence et du sang, vous pouvez toujours vous retourner vers les
Animaux du Bois de Quat'sous qui a l'avantage d'avoir une fin positive, enfin dans sa saison 1.
J'aurais pu développer plus (ou pas) mais Jiri Trnka c'est vachement mieux. Marionnettiste tchèque, il est la preuve avec la Soyouzmoultfilm de la supériorité de l'animation de l'europe de l'est. A ce titre, je conseille fortement l'absolu chef d’œuvre perdu qu'est son
Prince Bajaja avec ses marionnettes soignées, sa musique superbe et son histoire type conte de fées sur l'amour sur fond de dragons multitêtes. Là je viens de voir un autre de ses films, "
Les Vieilles Légendes Tchèques", qui serait axée sur des histoires et anecdotes sur l'histoire (je suppose) fantasmée de la Tchécoslovaquie. 6 histoires se succèdent et si l'une d'entre elle fait bien grincer des dents, le film est absolument superbes de par ses détails apposés aux décors et aux marionettes, qui sont doté d'une très grande expressivité malgré des visages figés. Le film plonge dans une atmosphère envoutante toujours soutenue par une musique extraordinaire composée par un certain Václav Trojan. Le film est extrêmement soigné, beau, magnifique, merde j'ai pas assez de vocabulaire pour exprimer mon idée et j'ai la flemme de chercher à mieux décrire ce film.