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Sauvegarde des cartoon de Lak : ...


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Le cinéma d'animation
#11
Alors voilà je remonte ce topic inutilement dans une autre tentative desespéré de le faire vivre. Comme si c'était possible.

Alberto Vasquez, co-réalisateur d'un très bon film du nom de Psiconautas qui n'a absolument aucun rapport avec Tim Schaeffer va bientôt sortir un nouveau film au doux nom de Unicorn Wars, qui a l'air fantastiquement formidable et si on se reporte au film précédent du type, il sera peut-être tout aussi pessimiste. Et donc pour soutenir l'animation sous toutes ces formes, ce serait bien d'aller voir ce film si il y est et si jamais il sort un jour (bon de mon coté je promets rien). https://www.catsuka.com/news/2018-03-13/unicorn-wars-nouveau-trailer-en-exclusivite-long-metrage-d-alberto-vazquez .
Psiconautas je l'ai pas vu depuis un petit bout de temps, mais je me souviens d'un film choral avec, entre autres, une bande de jeunes tentant de s'évader de l'île foireuse où ils habitent pour espérer vivre mieux ailleurs. C'est le genre de film sombre et pessimiste, au fait on s'amuse bien hein avec les films présenté sur ce sujet. Le visuel était en tout cas vachement cool.
Au passage, Mutafukaz, ce serait bien qu'il y ait des gens qui aillent le voir, juste pour voir. Celui-ci sort le 23 mai, et lui aussi semble, en apparence, être destiné à un public adulte. Donc il va falloir s'y mettre pour promouvoir la diversité dans l'animation.
Sinon, le film de l'excellent Wes Anderson, ou un autre au nom similaire, l'Ile aux Chiens, sort le 11 avril. Donc voilà, c'était les sorties. Autre chose?

Eh deux minute ça sert à quoi d'enjoindre à faire ça sur un forum pratiquement vide?
 
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#12
Il faut bien faire vivre ce sujet inutile alors voilà, Isao Takahata a passé l'arme à gauche.

De toute évidence, le Japon, jaloux des scores de décès français récents (Jeanne Moreau, Gotlib, Chrsitophe Salengro, Jean Smet...) alors qu'ils ont pourtant une culture de kamikaze, a tenté d'entrer dans le bal des morts.

Plus sérieusement. Il est surtout connu pour être capable de rendre dépressif n'importe quel crétin du meilleur des mondes à l'aide d'un simple film sur des lucioles (faut le faire!). Il n'a cependant pas fait qu'un seul truc bien puisqu'on peut compter Horus prince du soleil, Goshu le violoncelliste, Pompoko, Les contes de la Princesse Kaguya (Là basiquement je cite tout ce que j'ai vu de lui) et d'autres choses.

Alors voilà.
 
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#13
(23-03-2018, 0:34)Plecz a écrit :  Alors voilà je remonte ce topic inutilement dans une autre tentative desespéré de le faire vivre. Comme si c'était possible.

(06-04-2018, 21:02)Plecz a écrit :  Il faut bien faire vivre ce sujet inutile alors voilà...

mon dieu tant de tristess de la part d'un passioné
j'aime beaucoup le cinéma japonais et les japonais en général, surtout dans le domaine de la littérature et du cinéma (le wtf c'est pas pour moi mdrr).

Alors je laisse ceci ici. Une histoire d'amour entre une jeune fille et un esprit en accéléré.
c bow



 
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#14
"Passionné", n'exagérons pas.

Gaah je regarde pas beaucoup de court métrage. Du coup ce truc m'a un peut fait penser à Un été avec Coo, je suppose qu'il doit y avoir la même source d'inspiration, un truc du genre.

Pour essayer de relancer le court-métrage, j'ai essayé de trouve Oval x Over mais c'est sans sous-titre et en mauvaise qualité, c'est pas terrible.
 
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#15
Sinon l'autre jour au cinéma j'ai vu la bande-annonce de L'île aux chiens, et je me suis dit "gosh, faut que je le vois". Du coup ben j'éditerai mon message mercredi prochain histoire de dire s'il vaut le coup ou pas.
 
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#16
En attendant un truc sur le film de Monsieur Anderson, je balance un texte mal-fait à la va-vite sur le premier long métrage d'Isao Takahata histoire de. Du coup ce qui est écrit est certainement critiquable mais bon, le but c'est surtout de dire que ce film existe.

Horus, prince du Soleil, 1968

[Image: 1523710484-vlcsnap-2018-04-14-14h08m10s300.png]

Le film raconte donc les aventures d'Horus, un héros très héroïque qui apprend l'existence d'un méchant très méchant du nom de Grunwald, et qui forcément décide de lui casser la gueule parce que c'est pas gentil d'être méchant, c'est mieux d'être gentil.

[Image: 1523710479-vlcsnap-2018-04-14-14h08m53s978.png]

Mais après une confrontation au sommet qui se solde par une chute de 300m du protagoniste, Horus, toujours en vie car il est quand même très fort, est recueilli par un village qu'il cherchait. Il a fort à faire puisque pour vaincre Grunwald, il devra trouver le moyen de forger l'épée du Soleil, et il n'a pas l'aide d'Esteban qui de toute façon n'est pas encore né. Mais voilà, le film va vite n'en avoir plus grand chose à foutre de son personnage principal, à part à la fin du film parce que c'est quand même à lui de sauver le monde, pour aller voir du coté de Hilda. Hilda est rencontré par Horus dans un village désert, et celui-ci l'enjoint à rejoindre le village qu'il a investi et décidé de protéger. Elle est le principal intérêt du film. La raison est très simple, c'est qu'elle est partagée entre le bien et le MAAAAAAL.

[Image: 1523710483-vlcsnap-2018-04-14-14h22m55s128.png]
C'est elle

[Image: 1523710485-vlcsnap-2018-04-14-14h22m10s018.png]
Et là c'est la dualité. En fait je pense pas vraiment que c'est la dualité, mais c'est en tout cas le doute (comprenne qui pourra) en plus d'être un beau décor.

Espionne secrète de Grunwald, auquel elle a accepté de collaborer pour obtenir l'immortalité, par peur de mourir comme sont morts les autres membres de son village sous la main du méchant (euh je crois). Elle essaye d'ignorer ses émotions et de se convaincre de sa dureté, ce qui lui est nécessaire pour collaborer au mieux avec Grunwald et conserver sa précieuse immortalité. Mais bien sur, ce n'est pas exactement possible, et ce sera bien mis en valeur par le film. Le problème, c'est que là où elle en est, il lui est difficile de faire demi-tour. Le film va ainsi s'attarder à montrer ses hésitations et le fameux combat intérieur, bien sûr aidée par Horus, en bon héros qu'il est, avec sa fameuse foi en elle. Horus, même si il est relégué au second plan, s'en prend quand même dans le gland, car ses actions héroïques sont contestés, notamment par le grand vizir de circonstance cherchant à être calife à la place du calife.

[Image: 1523710486-vlcsnap-2018-04-14-14h36m44s962.png]
Le comploteur/vizir en action

Comme quoi être un héros c'est bien, mais pour réussir, il lui faut quand même la confiance du village qu'il perdra vers la fin du film, et qu'il ne peut le retrouver qu'en prouvant qu'il a raison (en fait ce n'est pas lui qui prouvera qu'il a raison, mais une énième et ultime attaque de Grunwald sur le village).

[Image: 1523710478-vlcsnap-2018-04-14-14h30m09s957.png]
Horus contre la vindicte populaire et la zizanie (c'est pas lui qui parle dans les sous-titres je crois, j'ai eu la flemme de les enlever)

L'animation reste plutôt bonne, si on est capable de penser qu'il existe d'autres types d'animation que le type américain. Les scènes d'attaques du village sont des images fixes, selon Planète Jeunesse, le film a eu des retards de planning ce qui a causé ces mesures là par économie de temps, mais elles permettent aussi de mettre en scène une forme de violence et de terreur qui touche les personnages par la dureté du montage des images fixes (après, ça montre aussi un gag tarte-à-la-crème en image fixes ce qui passe moins bien).

[Image: 1523710484-vlcsnap-2018-04-14-14h32m03s499.png]
Les envahisseurs sont LA

Donc voilà, c'est un bon film, en apparence avec une histoire simple mais qui tente de dépasser ce principe, amenant des choses un petit peu plus intéressantes. Et c'était le premier film d'Isao Takahata, et donc il faut quand même essayer de parler de la mise en scène, alors voilà, je n'ai aucune idée de comment en parler. Peut-être qu'il y a divers plans mettant en scène la solitude d'Hilda, quelque chose du genre, ce qui est là où elle est condamné à rester. Donc tant pis. Mais du haut de ses 1h20, le film arrive quand même à être riche.

[Image: 1523710487-vlcsnap-2018-04-14-14h40m47s007.png]

En tout cas, dés son premier film, Isao Takahata n'a pas échoué. Et ce n'est que le début d'une carrière qui fut riche en très bons films.

PS : ai vu l'Île aux Chiens, en V.O. pour éviter le star-system français et ainsi avoir le star-system américain qui est étrangement plus accepté (en fait y'a une actrice à l'accent très fort qui joue en V.F. que l'on entendait dans la bande-annonce, et le fait qu'en général on pense qu'un acteur français de prises de vues réels joue moins bien avec sa voix qu'un vrai doubleur qui, n'en déplaise à tout le monde, est un vrai acteur puisque lui aussi fait du théâtre, eh oui). Et l'univers graphique ainsi que l'univers tout court est vraiment super, la réalisation est dans le style habituel du réalisateur mais je ne suis pas assez professionnel pour disserter là-dessus, en tout cas ça m'a suffit. Pour le scénario, c'est plutôt bien quoique pas forcément original dans sa narration, avec révélations de type familiaux, et film va vite se débarrasser du groupe de clebs pour se centrer sur Chef ce que je trouve un peu dommage. La fin quant à elle m'a paru un peu facile. Vous vous rendrez compte que le vrai héros du film était en fait le hackeur.
 
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#17
Ai vu Mutafukaz, j'écris un truc irréfléchi.

Basiquement, à la sortie du film j'ai été un peu déçu.
Au niveau du scénario, j'ai trouvé que le film introduisait mal ses thèmes, qui est balancé à la figure soudainement après une suite de courses poursuites très balaise. Sachant que le truc est adapté d'une bande-dessinée, ça sent la compression extrême. Juste après le film prend de la grosse ampleur, puis ensuite ça retombe dans une fusillade de quartier avec des enjeux réduits. On apprend que des sortes de créatures du mal ont conquis la Terre comme dans Invasion Los Angeles, mais on ne sait pas trop ce qu'ils font de ce contrôle, juste que leurs sbires sont très méchants, et aussi violents que les humains vivant dans les quartiers. Forcément, malgré l'emphase qui est fait sur ces coulisses, ce n'est pas l'intention du film d'en parler.
Je n'ai pas eu l'impression de progression chez les personnages, parce que leur évolution ne m'a pas paru être assez exploité ou mis en valeur. Quand à la fin, on se rend compte que le seul accomplissement que le héros obtient est personnel et que ça en vient à le faire presque tuer, j'ai eu un sentiment de vide. En effet, le héros refuse un coté bestial qui lui aurait permis de vaincre, de cette façon, il ne peut que perdre face au méchant. La scène met alors l'emphase sur le fait qu'il se borne à être un looser (c'est plus ou moins dit comme ça), surtout parce que l'enjeu du coté bestial n'est pas paru être mis suffisamment en avant je suppose. Il n'en réchappe que grâce à un Deus Ex Machina.
Quant au personnage du lov aintéraist, elle est très survolée, son intrigue n'est pas suffisamment détaillé, quant à la romance avec le héros, c'est OSEF.

Par contre le début reste super cool, avec de la violence inutile et gratuite, des monstres bizarres deux personnages assez attachants.
L'animation est plutôt bonne et le chara-design ainsi que les décors sont très bon, y'a eu de l'effort dans la production, avec en plus une très bonne musique.

Je suppose que le fait de voir le film réduire les enjeux de complot planétaire à bagarre de quartier est surtout ce qui m'a perturbé, ayant eu l'impression d'une marche arrière. Peut-être n'aurais-je pas dû m'enfiler Gurren Lagann peu avant.

Gurren Largann c'est vachement bien.

Plus j'y réfléchis, et plus je pense devoir contester ce que j'ai écris.
D'autres avis?
 
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#18
(02-06-2018, 22:53)Plecz a écrit :  Ai vu Mutafukaz, j'écris un truc irréfléchi.

Basiquement, à la sortie du film j'ai été un peu déçu.
Au niveau du scénario, j'ai trouvé que le film introduisait mal ses thèmes, qui est balancé à la figure soudainement après une suite de courses poursuites très balaise. Sachant que le truc est adapté d'une bande-dessinée, ça sent la compression extrême. Juste après le film prend de la grosse ampleur, puis ensuite ça retombe dans une fusillade de quartier avec des enjeux réduits. On apprend que des sortes de créatures du mal ont conquis la Terre comme dans Invasion Los Angeles, mais on ne sait pas trop ce qu'ils font de ce contrôle, juste que leurs sbires sont très méchants, et aussi violents que les humains vivant dans les quartiers. Forcément, malgré l'emphase qui est fait sur ces coulisses, ce n'est pas l'intention du film d'en parler.
Je n'ai pas eu l'impression de progression chez les personnages, parce que leur évolution ne m'a pas paru être assez exploité ou mis en valeur. Quand à la fin, on se rend compte que le seul accomplissement que le héros obtient est personnel et que ça en vient à le faire presque tuer, j'ai eu un sentiment de vide. En effet, le héros refuse un coté bestial qui lui aurait permis de vaincre, de cette façon, il ne peut que perdre face au méchant. La scène met alors l'emphase sur le fait qu'il se borne à être un looser (c'est plus ou moins dit comme ça), surtout parce que l'enjeu du coté bestial n'est pas paru être mis suffisamment en avant je suppose. Il n'en réchappe que grâce à un Deus Ex Machina.
Quant au personnage du lov aintéraist, elle est très survolée, son intrigue n'est pas suffisamment détaillé, quant à la romance avec le héros, c'est OSEF.

Par contre le début reste super cool, avec de la violence inutile et gratuite, des monstres bizarres deux personnages assez attachants.
L'animation est plutôt bonne et le chara-design ainsi que les décors sont très bon, y'a eu de l'effort dans la production, avec en plus une très bonne musique.

Je suppose que le fait de voir le film réduire les enjeux de complot planétaire à bagarre de quartier est surtout ce qui m'a perturbé, ayant eu l'impression d'une marche arrière. Peut-être n'aurais-je pas dû m'enfiler Gurren Lagann peu avant.

Gurren Largann c'est vachement bien.

Plus j'y réfléchis, et plus je pense devoir contester ce que j'ai écris.
D'autres avis?


J'ai un peu le même avis que toi globalement.

Ce qui m'a plus gênée, c'est le doublage des deux héros, qui par moment était carrément aux fraises (je l'ai vu en VF) et genre quand il y a la course poursuite, avec le texte à l'écran qu'ils lisent, tu as l'impression qu'ils en ont rien à battre ! Pareil quand le héros se réveille après "la base secrète" et que son pote viens, limite en pleurant, mais dans la voix, on sent que dalle, il sort juste des jeux de mots super platement. C'est frustrant !

Mais de manière générale, le rythme marche pas vraiment, c'est dommage car tu as vraiment un univers entre les cafards, les catcheurs, les méchants dont le blond qui évolue réelement ce qui en fait un personnage vraiment cool à suivre (et la fusillade final avec lui est cool car ça renvoie tout les éléments d'avant sur un seul point et ça c'est cool, mais les autres points sont finis genre : pouf, c'est fini !)
Genre les luchadores, au final, ils sont passés, puis y sont partis. Les cafards, on les revoie plus. Etc...
Idem pour le love interest, tu l'as très bien dis.

Je pense réellement qu'avec juste un meilleur storyboard/montage, le film aurait put être tellement mieux ! Genre plus nerveux, plus intense ! Au niveau de la structure, y a tout ce qui faut en plus ! 

Bon, ça n'empêche que le deus ex machina de fin est un peu nul et que le méchant méchant me fait trop penser à l'animation dans Mob Psycho (le style me fait penser à l'anime Mob Psycho par moment même) 

Mais mine de rien les décors et l'ambiance était énorme par contre ! La base était cool, la ville est superbe, quand il neige, j'ai eu vraiment froid ! Y a des plans vraiment super badass ! 
En fait, c'est le genre de film qui feront d'excellent AMV ! 

Voilà voilà, c'était mon avis perso sur le film
                                        http://49.media.tumblr.com/3574d5f153bf231dcf8062de184f8d11/tumblr_nxzdybVTqs1t6snspo2_r1_100.gif Animez, les gens ! Ça vaux le coup.
"Grandir c'est faire des erreurs. On arrête jamais de faire des erreurs"
                                                                                                          - 2013
Et si au final la phrase "ma vie est bourré d'échec" n'était au final que la plus grande preuve que l'on as vécu pleinement la vie ?
 
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#19
J'écris ça rapidos et je ne suis pas sûr de moi, mais bon.

Pour ma part, je n'ai pas trouvé les acteurs si mauvais, c'est sur qu'ils ne sont pas forcément excellents mais ils se démerdent pas trop mal, les personnages principaux ont un ton plutôt à la cool. C'est sûr cependant que le star-system dans le doublage reste un peu agaçant.

Mais oui, l'univers est très intéressant, je pense juste que le film n'avait vraiment pas envie de s'intéresser à la toile de fond complotiste, que le film le fait apparaître simplement pour s'amuser un peu. Je crois qu'il dose très mal l'emphase sur les éléments de l'histoire. La sous-intrigue du complot prend tant de place dans la première partie du film qu'on s'attendrait à ce qu'elle fasse partie du grand climax. La vérité c'est que le film voulait surtout parler du héros Angelino et de sa fameuse double-nature, et j'ai même pas eu l'impression que ce point a été correctement exploité, vu que la fin ne donne pas vraiment l'impression de l'avoir vu grandir. Peut-être que c'est à cause de la compression effectuée par rapport à la bande-dessinée d'origine, mais il me faudrait la lire pour être sûr.
Pour ce qui est des cafards, je ne suis pas déçu de leur place dans l'intrigue, ils m'ont semblé avoir rempli leur part du boulot d'autant plus qu'ils sont très secondaires, quoiqu'ils auraient pu être un Deus Ex bien meilleur (et plus drôle).

Spoiler! Afficher/Cacher
Ce que je trouve nul dans le Deus Ex Machina c'est surtout qu'il achève de présenter Angelino comme un looser, parce qu'il n'a pas réussi à contrebalancer son refus d'utiliser ses super-pouvoirs par autre chose.
D'autant plus que dans le scénario, ça aurait été tout con de laisser Vinz buter le type, ou au moins le faire avoir une plus grande influence sur el combat final.

Au passage, si Angelino s'était fait buter et ses amis incapables de l'aider, son ennemi s'en serait ensuite pris aux autres personnages, et au final sa décision de ne pas libérer la bête aurait été un peu raté. Quand on voit qu'Angelino avait réussi à ne pas tuer Vinz au milieu du film (on sait pas trop pourquoi d'ailleurs il en avait eu envie en premier lieu, parce que quand on est une créature mutante on veut forcément buter des humains? Le film manque de développement on dirait), ça aurait été un échec.

Ah oui, et la fille a laissé Angelino se faire défoncer on dirait. Tu parles d'un lueve aintéraist.


J'ai pensé que le film était nerveux dans sa première partie, mais je l'ai moins ressenti quand les enjeux sont retombés. Au sujet de l'ambiance, de même, les décors arrivent très bien à retranscrire ce qui émane des lieux visités.

Je ne pense pas du coup que le film se prenait tellement au sérieux, à part en ce qui concerne Angelino.
 
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#20
X-1999, 2ème essai.

X est la condensation d'un manga en 18 tomes avec certainement beaucoup de sous-intrigues, de personnages et de conneries du genre. Mais il n'a jamais eu de fin, au contraire de ses adaptations films et séries. Je n'ai vu que le film, donc je ne peux en parler qu'en tant que film. EDIT : Le film semble avoir été fait au début de la parution du manga.

Le film se centre sur Kamui, un type qui revient à Tokyo après avoir assisté à un étrange message de sa mère lui intimant justement de faire cela sans plus de précision, avant de mourir. Et d'avoir une épée bizarre qui lui sort du ventre pour se fusionner avec Kamui. Il décide d'y aller parce qu'il avait commis l'erreur de faire le coup de la promesse de protéger une fille et accessoirement le frère de celle-ci. La fille répond au doux nom de Kotori et le frère s'appelle Fuma.


Bien sûr, il va horriblement échouer.

Mais déjà, il découvre qu'il est le point central d'un combat entre deux groupes aux immenses pouvoir, l'un visant à détruire l'humanité et l'autre non. Et si techniquement il est logique pour Kamui d'aller rejoindre le camp voulant préserver l'humanité pour la simple et bonne raison que si tout le monde meurt, ses proches aussi, il décide quand même de s'en branler. Les circonstances font qu'il rejoindra, un peu malgré lui, le camp des préservateurs d'humanité, nommés Dragons célestes. En effet, pour attirer Kamui dans ses filets, le camp ennemi capture Kotori, mais au lieu d'attirer Kamui, il attire Fuma, qui se révèle être le double astral de Kamui, c'est un autre "Kamui". Et comme on est dans un film dépressifo-tragique-horrible, le double astral choisit automatiquement le camp opposé à Kamui en devenant une sorte de robot zombi. D'où douleurs et pertes. Car pour sauver Kotori, Kamui décide de se joindre aux ennemis des kidnappeurs, sans trop s'intéresser aux causes de ses alliés semble-t-il, et bien sûr, cela provoque la transformation de Fuma en sorte de zombi robot du mal tueur.

D'où échec horrible de Kamui, c'est à dire celui qui n'est pas référé sous le nom de "Fuma", à tenir la promesse évoquée plus haut.

Après tout ça, le massacre commence. Des personnages qu'on a à peine le temps de connaître s'entre-suicident dans les environnements austères où les humains et les foules apparaissent rarement pour bien créer un sentiment de solitude. Pire encore, les évènements s'enchaînent à une vitesse alarmante car concentrés en environ 24 heures. Ces environnements sont justement ce que les dragons célestes doivent protéger. Tokyo concentre sept endroits qui doivent protéger la Terre un truc comme ça, en l’occurrence des bâtiments construits par l'homme, (l'être humain normal n'apparaît que très peu dans le film, ce qui fait qu'à la fin, on a l'impression d'un vide). Pourquoi à Tokyo seulement? Parce que c'est un film japonais, et que chaque pays adore se donner de l'importance dans ses films.
Les personnages ne sont heureusement pas vides, les quelques dialogues qu'ils ont le temps d'émettre arrivent à transmettre un peu de leur personnalité pour les rendre vivants et ils ont occasion d'énoncer leurs motivations propres, du moins pour les protagonistes. Il faut surtout compter sur leur design et leurs vêtements qui sur-appuient leurs origines. Cependant, si les dragons célestes ont le droit d'avoir leurs dialogues, leurs ennemis sont moins gâtés sur ce point là. Ils ont l'occasion d'argumenter, mais sont moins individualisés sauf en ce qui concerne leur leader. 

La qualité technique est grande, et le film entier subit le style probable d'un certain Rintaro, un illustre inconnu qui était juste présent à la réalisation de la première série Astro Boy, réalisateur d'Albator 78, du premier film Galaxy Express 999, et plus tard réalisateur de Metropolis (pas celui de 1928 mais l'autre).

Une carrière très secondaire et oubliable en somme.

Bon je dois dire que le chara-design n'est pas ce que j'apprécie le plus, mais il y a un soin apporté aux décors et à l'animation, logique puisqu'il s'agit d'un film cinéma... Je crois. A cela s'ajoute une musique qui a dû foutre son compositeur (selon wikipedia, Yasuaki Shimizu) sous anti-dépresseurs pendant 13 semaines par la suite et on obtient un truc qui techniquement pétera la chaise sur laquelle vous vous asseyez.
Sauf si c'est pas de votre goût comme pour ces yeux aux iris affreusement énormes et ces corps écrasés sur la longueur.

Avec la réalisation stylistiquement hyper-stylisé le film arrive à créer une ambiance pesante, avec un rythme lent et contemplatif. Il me semble avoir lu qu'on attribuait à ce film une ambiance onirique. Le film serait une sorte de cauchemar où divers éléments récurrents introduisent le destin probable d'un personnage, c'est à dire la tête tranchée qui fait son possible pour apparaître de toutes les manières possibles.
Mais le film pose aussi la question du destin, où deux camp s'affrontent même si ils comprennent les adversaires parce que l'un des deux camps veut génocider le monde, ce qui les force à sortir les techniques magiques pour s'entre-buter (Ah, oui, parce qu'ils ont des super pourvoir pour se massacrer entre-eux). Le futur rêvé (littéralement) par les deux soeurs "ennemies" réparties à la direction des deux groupes entrevoient un futur où l'humanité est détruite et exterminée (sauf qu'elles ont une façon différente de l'appréhender bien sûr). On compte surtout sur Kamui car il serait capable de choisir lui-même sa destinée. Si il peut. Et franchement, on se demande si il peut vraiment le faire presque tant tout ce qui arrive dans le film va dans la direction des prédictions rêvées EDITH : et lui mêm semble ballotté par les évènements.

Du coup c'est pas une mauvaise idée de le voir, le film n'est pas vraiment mauvais comme on peut le prétendre mais il souffre d'être la compression d'une histoire en une vingtaine de volumes de BD. Si vous aimez les films à la réalisation très stylisée avec une très bonne qualité technique et de la dépression, essayez donc voir.
 
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