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Sauvegarde des cartoon de Lak : ...


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Hogwarts : Back To School
Bon je suis un peu déçu de ce post, je ferai mieux au prochain. Peut-être que 2h du mat c'est pas la meilleure heure pour poster finalement? Angel


Rowena sursauta au bruit assourdissant de la porte qui claquait contre le mur. Elle était soudain en alerte et avait ramené sa garde à elle. S'apercevant que c'était Tyrell qui venait de faire une entrée si fracassante, elle desserra les poings et se leva, prête à l'alpaguer. Mais avant qu'elle aie pu faire un geste, il la regardait déjà. Etait-il venu pour elle ? Etait-il venu pour l'inviter au Yule bal, peut-être ? osa-t-elle imaginer.
Malgré sa témérité habituelle, elle ne put soutenir son regard quand il s'avança vers elle. Il se planta là, avec sa dégaine de fantôme dont l'âme venait juste d'être déterrée.
Il avait un problème.
Non, il ne fallait pas qu'il aie de problème, pensa Rowa. Il fallait qu'il ne lui arrive rien de mal. C'était sa première année ici et ce serait déjà assez dur pour lui.
Et il était venu la voir, elle. Il devait avoir confiance en elle. Rowa retint son sourire, ce n'était pas le moment d'être si flattée. C'était le moment de le sortir des ennuis.
Elle enroula son bras autour du sien et le mena hors de la salle commune.
- On peut en parler en marchant dehors, qu'est-ce que tu en penses Tyrell?
Elle ne connaissait pas encore la gravité du dit problème, mais par précaution, de cette manière personne ne les entendrait. Et il semblait plus à l'aise avec moins de monde autour, de manière générale.
Une fois l'avoir tiré dehors sans avoir attendu de réponse, elle l'encouragea à développer :
- Quoi que ce soit, je ferai de mon mieux pour t'aider. Dis-moi tout.



Taylor le remercia pour le compliment d'un sourire radieux dont lui seul avait le secret. Solomon avait l'air touché par sa tentative de camaraderie. Tant mieux. Il n'était pas quelqu'un qui se rapproche des autres de lui-même. Toujours sans un mot, il le suivit des yeux, un regard presque maternel sur lui.
Quand Solomon mentionna Mathias, - deux fois en cinq secondes -, Taylor comprit immédiatement qu'il avait quelque chose à faire avec l'humeur morne de Solomon. C'était pourtant le couple parfait, un exemple pour tous les tourtereaux de Hogwarts ; auraient-ils eu leur première dispute ? Taylor considéra cela attentivement avant de répondre quoi que ce soit.
Bien évidemment, il aurait dû s'attendre à cela de la part de Solomon, il poserait des questions en premier avant de se dévoiler ne serait-ce qu'un peu. La démarche à suivre pour le mettre en confiance serait donc d'y répondre.
- C'est vrai, on est allés à cette soirée Gryffindor ensemble... Enfin on s'y est retouvés. Il est venu avec son pote de quatrième année, là... Warrington. Il nous en a fait une bonne, celui-là, ce soir-là, d'ailleurs, rit-il dans sa barbe. Mais Mathias a passé une super soirée, lui, sans vagues... A part quand le professeur Shire a fait irruption, il était tout penaud, tu aurais dû voir sa tête.
Il gloussa à nouveau, se souvenant de la bonne soirée qu'ils avaient tous passé à cette fête. Mais il avait remarqué que l'expression de Solomon avait changé. A quel moment exactement ? A la mention du jeune Warrington.
- C'est donc lui qui t'intéresse, finalement... Tom. marmonna Taylor, perplexe.



Angus ne put s'empêcher de rire devant l'air abasourdi de Tom. Mais quand il se rapprocha pour demander ce que son équipe penserait de ses fréquentations, il reprit immédiatement son sérieux. Sans tirer son regard de celui -étrangement insistant- de Tom, il décréta:
- Ils n'auront pas leur mot à dire sur toi et moi. S'ils croient qu'ils sont mes seuls amis, ils se flattent!
Il savait qu'il répondait à côté de la plaque. Mais il ne voulait honnêtement pas penser à cette question. Il ne voulait pas s'imaginer avoir à choisir entre Tom et ses amis. Jamais il ne laisserait Tom, mais s'il se mettait sa propre équipe à dos, ses dernières années ici seraient invivables. Ils s'étaient ouverts, depuis quatre ans, n'est-ce pas? Et pour l'histoire d'Arsa, ils l'avaient bien pris, même si ça comptait comme une relation interdite de sortir avec la grande soeur de son pote... Quand cette pensée traversa son esprit, il se frotta l'arrière du crâne sans savoir où poser son regard.
- C'est pas comme si on sortait ensemble, non plus, lança-t-il pour rassurer Tom - et surtout lui-même.
A sa première réponse, Tom ne semblait déjà pas satisfait. Après celle-là, sans savoir pourquoi, c'était Angus qui ne pouvait pas se résoudre à décoller ses yeux de ses pieds. Il était si gêné qu'il sentait ses mains transpirer. Quel parallèle stupide il avait fait là, vraiment, haha.

I am Fire. I am Death. I'm Fabulous
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Croustibat, premier de son nom, Président du Vice, Prince du Troll, Maître du Résumé et GM de l'Ecole de Magie et de Sorcellerie
 
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Je suis un peu libérale avec la timeline, but we'll make it work okééééé

Post aussi connu comme: exemple 3877 que Jean-Cluz n'arrive pas à garder une couleur consistante pour les dialogues de ses persos


Zeke fronça le nez lorsque Grace évoqua l'idée de réserver des places à la bibliothèque. Le simple concept le faisait zir.
Heureusement, son expression pincée ne tarda pas à le quitter, lorsque la jeune fille lui fit entrevoir des cieux plus cléments avec la promesse de l'information tant convoitée.
Il faillit lancer son poing dans les airs (mais se contint de justesse).

- Oh, ce serait fabuleux, fabuleux vraiment, Merlin te bénisse, s'exclama-t-il, sentant son sourire lui fendre le visage.

Avec cérémonie, il serra la main de la jeune fille, manquant de faire dégringoler les livres qu'elle tenait entre les bras au passage. Ce n'était pas très grave, elle n'en aurait pas besoin de toute façon, maintenant qu'il allait lui fournir les meilleurs essais de Charmes et d'Histoire des Moldus que Poudlard ait jamais vu.

Enfin, les "meilleurs", il ne fallait pas aller trop loin.
Zeke était loin d'être incompétent. Pas en Charmes, et sûrement pas en Histoire des Moldus. Mais le programme de l'année précédente était déjà loin dans sa mémoire, et pour autant qu'il savait très bien de quoi il retournait, il se retrouvait bien con lorsqu'il s'agissait d'expliquer comment faire.
Aussi se retrouva-t-il vautré au milieu de sa chambre jusqu'à une heure avancée de la nuit, les sourcils froncés, à se gratter la tête avec sa plume d'oie. Il ne se soucia pas des frères Llewelyn qui le couvaient d'un regard inquiet. Seul le résultat importait : ses brouillons devaient être brillants.
Et le lendemain, lorsqu'il se dirigea vers le point de rendez-vous en relisant ses feuillets une dernière fois, force était d'avouer qu'il était plutôt content de lui. Certes, le style de dissertation n'était peu-être pas très orthodoxe. Mais il avait bourré ses essais de références, et d'informations d'un niveau bien supérieur à la cinquième - voire à la sixième année. Toutes ces années de recherches effrénées en charmes pour réussir ses farces, ainsi que 17 solides années à vivre dans le monde des Moldus, lui avaient appris quelques petites choses après tout.
Il était même en avance au rendez-vous que Grace lui avait fixé. Très satisfait de lui, piétina sur place pendant cinq petites minutes. Il lui effleura un instant qu'il serait très peu opportun de croiser Arsa à ce moment-là, sans aucune préparation, et en train d'attendre son amie Grace avec ça. Quoique, peut-être qu'il arriverait à la séduire avec ses plans de dissertation?...
Il n'eut pas le temps de divaguer plus longtemps. La Serpentard aux cheveux courts émergeait de derrière les lourds battants de la bibliothèque.
Aussitôt, il fondit sur elle. Il allait lui fourrer ses parchemins dans les bras, mais se ravisa à la dernière minute. Après tout, il avait passé un sacré temps sur ces torchons! Il faudrait pas trop les froisser non plus.
Il les lui tendit donc avec davantage de mesure qu'il n'en était habituellement capable.

- Et voici, comme commandé! Livré avec les compliments du chef. Si tu as moins qu'un O, c'est qu'on a payé les correcteurs.

Et il exécuta une rapide courbette, ravi d'avoir honoré sa part du contrat. Mais il se redressa rapidement tirant deux bandes de tissu d'une de ses poches.

- Avant que tu me révèles les... les heures creuses où aller réviser à la bibliothèque, j'aurais une autre question à poser. Quelle couleur de cravate tu porterais pour aller réviser, toi ? Pour être certain d'avoir une excellente note, je veux dire ?

Et il leva gaiement les deux cravates au niveau de son visage; l'une était d'un jaune poussin, l'autre bleu vif. C'était les deux seules qu'il possédait, il espérait qu'elles feraient l'affaire. Et il espérait aussi que Grace, dans toute sa serpentarderie, saurait ce qu'était cet accessoire Moldu.





Solomon fit la moue, évitant du mieux qu'il pouvait de rencontrer le regard de Taylor.
Il était vraiment Legilimens, ce garçon. C'était pas possible autrement.
Ou alors, Solomon était aussi transparent que du simple vitrage, et il portait toutes ses préoccupations en travers du visage. Il n'était pas certain de quelle option il préférait.
Quoi qu'il en soit, Taylor venait de mettre le doigt précisément sur le noeud du problème. Et du premier coup.

- C'est pas moi qu'il intéresse, lâcha-t-il sèchement avant d'avoir pu s'en empêcher.

Oups. Voilà qu'il se mettait à parler comme une vieille femme au foyer délaissée. Ce n'était pas exatement l'image de lui qu'il souhaitait renvoyer, ça. Mais après tout, vu la perspicacité peu commune de Taylor, il allait comprendre exactement ce qu'il voulait dire, qu'il ait l'attitude d'un gamin jaloux ou pas. Rien qu'avec cette sortie lacunaire qu'il venait de lui faire, il était persuadé (à tort ou à raison) que Taylor avait tout capté : Mathias, Tom, la lente montée en puissance qui prenait place juste sous son nez et contre laquelle il n'y avait absolument rien à faire. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était de la gestion de dégâts collatéraux.

- Je suis désolé de t'ennuyer avec ça. J'ai bien peur de t'avoir fait monter ici pour des enfantillages ridicules, fit-il mine de s'excuser.

Au moins, il y avait toujours le violon.





Tyrell se laissa entraîner par Rowa hors de la salle commune. La nuit commençait à tomber, les portes devaient être fermées; c'était bien dommage, il crevait soudain d'envie de se retrouver dehors. L'air frais de la nuit l'auraient peut-être aidé à se sentir moins oppressé. Il se satisfit donc de remonter les couloirs déserts de l'école en compagnie de Rowena, en espérant qu'aucun préfet n'aurait l'idée de passer par là.
Il prit le temps de se calmer, afin d'examiner au mieux la situation.
Il avait foncé voir Rowena sans réfléchir, tout perdu qu'il était dans son immense connerie. Bien sûr, le code d'honneur du Loup Garou Discret voudrait qu'il retourne se terrer dans sa tour et fasse comme s'il n'avait jamais entendu parler de cette affaire de philtre d'amour. Mais sa petite conscience déjà bien chargée ne pensait pas qu'il pourrait assumer d'avoir une part de responsabilité dans cette entreprise diabolique.
Donc voilà où il en était. Il fallait qu'il l'empêche.
Son monologue interne, pourtant si bien fourni habituellement, lui faisait cruellement défaut. Qu'il l'empêche, mais comment exactement? Et sans attirer l'attention des jumeaux de Satan, de préférence?
C'était là que Rowena intervenait. Sa présence agissait comme un bon coup d'arnica sur la bosse de sa panique : rien qu'en étant là, silencieuse et attentive, elle lui permettait de réfléchir un tantinet plus clairement.
Il déglutit; c'était l'heure des confessions.

- Il se peut que j'aie fourni des ingrédients à certains Gryffondors, pour réaliser une potion... Un philtre d'amour. Bien sûr, je ne le savais pas au moment où je leur ai donné, mais ils veulent l'utiliser pour piéger quelqu'un. Une fille, Arsa.

Il fourra ses mains plus profond dans les poches de ses robes. Il n'était pas fier de la part qu'il avait joué là-dedans, mais ce n'était plus le moment de s'auto-flageller. Maintenant, il s'agissait de trouver des solutions...  Et dans les yeux sombres de Rowa, il trouvait toute l'assurance dont il avait besoin.

- Je ne peux pas les laisser faire, bien sûr, poursuivit-il précipitamment, histoire d'éviter que Rowena pense qu'il avait simplement peur de se faire pincer. Mais je ne sais pas quand ils ont prévu de l'utiliser, ni comment... Il faudrait qu'ils aient accès à son gobelet, de manière discrète. Pas à la table du déjeuner, pour sûr... Plutôt à l'occasion d'une fête, comme celles qu'organisent les Gryffondor. Ou bien...

La réponse le frappa en plein nez comme un Cognard bien orienté.

- Le Yule Ball, souffla-t-il. Ils vont la piéger au Yule Ball.

Il s'arrêta net. Il n'avait absolument, mais alors absolument pas prévu d'aller au Yule Ball. Lui qui n'avais jamais fichu un pied dans une fête plus large qu'un Noël en famille, et surtout pas en compagnie de gens qu'il ne connaissait pas, il serait aussi à l'aise qu'un Norvégien à Crête dans un dé à coudre.
Il se rendit compte que la Poufsouffle s'était arrêtée avec lui. Son premier instinct fut de lui poser toutes les questions qui lui brûlaient les lèvres : allait-elle au bal? Etait-ce un contexte propice à glisser des philtres dans les gobelets des élèves ? Qui était cette Arsa, et pourquoi les Gryffondors lui en voulaient-ils ? Et comment arrêtait-on cette machine infernale?
Mais son second instinct, plus viscéral encore, fut de faire un petit bond en arrière. Il était en train de tout déverser sur elle sans rien lui demander ; fichtre, il avait même dû débiter plus de mots en quelques minutes qu'il n'en avait jamais adressé à la jeune fille depuis le début du semestre. Surtout après le traitement par le silence auquel il l'avait exposée les dernières semaines. A quoi il pensait?

- Je suis désolé, je ne veux pas t'impliquer, surtout comme ça sans te demander ton avis, balbutia-t-il immédiatement à Rowena. Je voulais juste... Désolé. Je devais en parler... Je devrais peut-être juste aller voir un professeur ? finit-il misérablement.




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Huh
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Tom sentait que malgré les mots rassurants d'Angus, la réalité risquait d'être plus compliquée. Cela faisait quatre ans qu'ils avaient caché leur amitié aux yeux de tous - les choses ne pourraient pas changer du jour au lendemain. Tom savait qu'il devrait probablement attendre avant de partager ses repas, ou ses plages de révision, ou son temps libre avec Angus ; et il savait aussi que les amis d'Angus se poseraient des questions, ou ne comprendraient pas tout de suite. 

Mais la simple perspective du changement était un espoir en elle-même, et Tom sentait enfin que leur amitié n'était plus dans l'impasse où ils l'avaient tous les deux enterrée. 
Enfin, s'il ne faisait rien de stupide. Comme là, par exemple, au moment où Angus avait ajouté une petite remarque, qui aurait dû être anodine. Ne surtout pas rougir, ne surtout pas paraître bizarre, ou pire, gêné. Il ne fallait pas qu'Angus se doute de quoi que ce soit... surtout maintenant que les choses étaient censées s'améliorer entre eux.
De longues secondes s'écoulèrent avant que Tom ne se force à réagir. Le moins bizarrement du monde. Enfin, le moins bizarrement possible. Il sortit un petit rire, le moins nerveusement possible, et s'enfonça dans son fauteuil, fuyant proprement le regard d'Angus.
On en est pas à ce stade-là, pensa-t-il malgré lui. C'est peut-être ce qu'il aurait dit s'il avait un peu plus de courage, ou l'énergie de se divertir.
A la place, il se contenta de quelque chose de plus neutre.

"Non, t'as raison. Il faut... voir le bon côté des choses," articula-t-il sans réelle conviction. Il risqua un regard vers Angus, pour jauger sa réaction. A sa grande surprise, son ami ne paraissait pas amusé, mais plutôt... embarrassé. Presque autant que lui. Et il ne comprenait pas exactement pourquoi.




Finalement, Grace ne s'était pas résolue à dire quoi que ce soit à Arsa. Mais ça ne voulait pas dire qu'elle allait laisser Winslow tomber.  Elle n'était pas du genre à ne pas tenir sa parole - et puis, il y avait potentiellement des examens réussis à la clé. Mais bon... c'était secondaire, ça.
De toutes façons, Arsa avait déjà démontré récemment qu'elle savait dire non. Si le Gryffondor n'avait vraiment aucune chance, elle lui ferait comprendre proprement par elle-même. Mais si son radar à gossip disait vrai, la situation était un peu moins simple que ça. Il n'y avait pas de mal à laisser Winslow essayer, non ?
Alors, le petit-déjeuner suivant, elle prétexta de récupérer un livre pour laisser Arsa et retrouver le Gryffondor près de la bibliothèque.
Et si elle l'avait trouvé motivé le jour précédent, ce n'était rien comparé à ce moment-là. Elle récupéra ses feuillets en retenant un sourire amusé. Même si la dévotion d'Ezekiel l'attendrissait, elle devait garder un ton professionnel. En survolant les feuilles manuscrites, elle fût forcée de constater que Winslow avait vraiment donné le meilleur de lui-même. Les réflexions lui semblaient pertinentes, le raisonnement cohérent. Elle hocha la tête avec satisfaction. Mais quand elle releva la tête, elle se trouva en face d'une vision d'horreur.
Elle fit une grimace devant les couleurs criardes des cravates, et tenta de prendre des pincettes.

"Euh... Je pense que les professeurs préféreront sans. Les couleurs, c'est un peu trop... distrayant."

Elle tenta un sourire rassurant.

"Mais je suis sûre que tu peux avoir une très bonne note en restant naturel, tu sais ! Sans artifices, ou grand évènement... Tu vois ce que je veux dire ?"

Grace lui fit un clin d'oeil à peine dissimulé. En vérité, elle mentirait si elle disait que ce petit jeu d'espionnage ne l'amusait pas. Et que faisaient les espions, dans les quelques romans Moldus qu'elle avait lu en douce dans sa jeunesse ? Ils organisaient des rendez-vous secrets. Parfois. Enfin, peu importe, c'est ce qu'elle ferait si elle était espionne, elle.

"Bon, tu as l'air d'avoir bien bossé, donc je vais t'aider. Je sais que l'avant-dernière salle d'astronomie au fond du couloir du troisième étage était très peu fréquentée, surtout le... jeudi soir, juste avant le dîner." Elle inventait un peu au fur et à mesure, en essayant d'organiser son coup. Il était mercredi  ; elle avait peu de temps pour suggérer à Arsa de se rendre au rendez-vous, mais cela laisserait amplement assez de jours à son amie pour se remettre de son expérience avant les examens, la semaine suivante.

"Oui, ça doit être ça," assura-t-elle en souriant. "De toutes façons, s'il y a changement dans les emploi du temps, je te le dirais. Tu pourras mettre toutes les chances de ton côté, comme ça. Tes chances académiques, je veux dire."
"I don't care", I say, caringly, as I care deeply

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La distorsion de la timeline se poursuit, avec des time skips très libéraux de la part de notre Gryff préféré. Mais si Dieu veut le Time Keeper me dira rien, c'est pour faire avancer l'intrigue ok?


Zeke se gratta le crâne, pensif.

- Trop distrayant, les couleurs, tu penses?.. C'est pas faux, d'un côté, il faudrait pas écarter l'attention de l'événement principal... De mon examen réussi, bien sûr.

La métaphore était un peu compliquée à maintenir, mais il pensait comprendre à peu près ce que la Serpentard voulait dire. Par contre, sur la sincérité, il suivait un peu moins. Elle prenait soudain des accents de Matthias Schreiber qui le surprenaient un peu. Il ne se serait pas attendu à recevoir le même conseil en moins de 48h de la part d'un Serpentard et d'un Poufsouffle. Ca voulait peut-être dire quelque chose?
Fort heureusement, cette introspection peu caractéristique fut de courte durée. Son visage s'illumina lorsqu'elle lui donna les informations tant convoitées.

- Merci, merci un milliard de fois ! s'exclama-t-il en la saisissant dans ses bras pour un câlin enthousiaste d'une seconde et demi. Je ne te décevrai pas. Ma note sera spectaculaire!

Et il disparut dans un tourbillon de robes sautillantes. Il faudrait qu'il lui demande son nom, à cette Serpentard, un de ces quatre.

Le jeudi suivant, tout était prêt.
Zeke avait appliqué le même soin à son projet qu'il avait appliquée aux brouillons de Charmes pour la Serpentard. Pour une fois, les Llewelyn avaient été d'une certaine assistance, proposant quelques idées d'amélioration et ajoutant leurs efforts à l'élaboration des charmes les plus compliqués. Juste avant l'heure du dîner, ils lui firent un salut militaire accompagné d'un "bonne chance, capitaine", alors qu'il s'éloignait dans la direction de l'avant-dernière salle d'Astronomie.
Il s'approcha à pas de loups de la porte close. Il y colla son oreille: quelques bruits de parchemin froissés lui parvenaient, puis une petite toux. Si Grace avait bien joué son rôle, Arsa ne se doutait de rien. C'était le moment de lui donner la surprise de sa vie. Quelque chose de si spectaculaire qu'elle n'aurait d'autre choix que de lui tomber dans les bras.
Il s'accroupit et dégaina sa baguette, qu'il glissa discrètement sous la porte. Il murmura quelque mots, et des volumes de fumée commencèrent à jaillir sous la porte, remplissant la salle. S'il s'était bien débrouillé, la fumée serait épaisse, de la même teinte que le rouge à lèvres d'Arsa, et parfumée à la lavande. Quelque chose de distingué et classe, ou en tout cas l'idée que Zeke s'en faisait.
Satisfait, Zeke posa ses lunettes de soleil sur son nez. D'un tour de baguette, il changea la fumée en un skateboard rudimentaire, pas forcément bien solide mais qui tiendrait au moins le temps de son petit numéro. Il prit une grande inspiration, et poussa la porte ouverte en grand. D'un coup de pied, il se projeta en avant sur son skateboard, et prit la pose.
Une explosion de paillettes accompagna son avancée, alors qu'il émergeait du nuage de fumée. Glorieux, il espérait. Quelques notes de la marche triomphale retentirent, alors que le skate disparaissait de sous ses pieds, et que les paillettes retombaient lentement autour de lui.
Il retira lentement ses lunettes, jaugeant son effet.

- Oyez, oyez, commença-t-il d'un ton grandiloquent. Gentes dames et damoiseaux...

Mais la suite de son discours se coinça dans sa gorge. Pourtant, il l'avait bien répété, et il était sacrément bien. Il était en alexandrins, et faisait rimer "cresswell" avec "la plus belle demoiselle". Sûrement que ça aurait ôté ce regard peu convaincu des yeux de sa dulcinée...
Mais il venait de croiser le regard de Grace. Et en ces quelques jours de conspiration ensemble, il aurait presque appris à comprendre ce que ses métaphores et jeux de zyeutage signifiaient. Et là, ça signifiait qu'il était en train de lourdement se planter.
D'habitude, il aurait allègrement ignoré l'avertissement implicite. Mais diantre, était-il en train de s'assagir?
D'un coup, il se souvenait des mots de Schreiber. Des suggestions à mi-mots de la Serpentard. Et surtout, il jeta un regard à Arsa elle-même. Elle était là, devant lui pour la première fois depuis la débâcle de la salle commune. Et soudainement, il se rendait compte qu'il n'avait pas envie de réitérer l'expérience. Qu'elle l'évite comme la peste à claquettes qu'il avait été.
Il se rendit compte que sa bouche était restée entrouverte, et s'empressa de la fermer. D'un geste de baguette, il fit disparaître fumée, paillettes, et trompettes triomphales. Le silence retomba, révélant l'intense mégagênance de la situation.

- Euh.

Maintenant quoi ?
Vite, penser comme s'il était Mathias Schreiber.
Qu'est-ce qu'il avait bien pu dire pour s'attirer les affections de son grand stalactite de copain?
Il déglutit. Il n'en avait pas la moindre idée.
Il fallait que quelque chose sorte, et vite.

- Je suis désolé d'interrompre votre session de révisions, poursuivit-il pour meubler. Même si c'est avec mon auguste présence.

Mince, mal barré. Il grimaça. On reprend.

- Je me demandais, me questionnais, m'interrogeais... Je voulais savoir. Arsa, est-ce que par hasard tu aurais besoin d'un cavalier pour le bal?

C'était si basique. Si peu fiorituré. Si ennuyeux. On croirait entendre Solomon raconter une (mauvaise) blague. Incapable de s'arrêter de parler, il poursuivit:

- Je peux jurer solennellement que je ne ferai rien pour te bousculer, t'embarrasser, te gêner, ou autrement nuire à ton expérience du Yule Ball. Pas que c'est mon habitude. Mais. Si jamais tu n'as personne pour t'accompagner, je pourrais... enfin je pourrais te tenir compagnie quoi.






Milena avait lu la lettre de son frère un demi-milliard de fois environ.
Elle était toujours révoltée que Sadler y ait eu accès avant elle, et elle ne trouvait pas le même plaisir les mots de Mikhail que d'habitude. Saleté de petit fouineur, qui avait teinté la lettre de ses sales petites pattes.
Prudemment cachée derrière les rideaux de son lit, elle avait soigneusement écrit sa réponse.

Mickey,

Ma dernière année est une aussi grande perte de temps que les six premières. Il semble que chaque année, les élèves soient plus stupides et les professeurs plus incompétents. Mais au moins, je laisserai une grande impression. Si seulement tu étais là, peut-être que ça rendrait toute cette mascarade un peu moins exaspérante.

Tu trouveras attaché à l'autre patte de la chouette un bon à remettre au porteur. Tu pourras l'échanger à Gringotts - prélevé directement de mon coffre. Tu ne dois manquer de rien. Pour nos parents, tu n'es peut-être plus un Dolohov, mais tu es toujours mon frère. Je suis certaine que tout va s'arranger très vite. Je parlerai à nos parents à Noël - peut-être qu'ils entendront raison.
Mais Mickey - tu ne peux plus m'écrire à l'école comme ça. Les autres vont se poser des questions. La prochaine fois, je te contacterai en premier, et je te dirai où écrire. C'est aussi pour ça que je ne peux pas venir te voir. Crois-moi, ce n'est pas de gaîté de cœur.

Ne réponds pas.

Je t'embrasse

Millie



Elle enroula soigneusement sa lettre, et monta vers la volière.
Fichu Sadler. A cause de lui, elle ne pourrait même plus correspondre avec son frère par lettres. C'était trop dangereux, que quelqu'un apprenne qu'ils se parlaient encore. Si jamais ses parents l'apprenaient, elle ne savait pas ce qui allait se passer.
Bien entendu, certains élèves des meilleures familles se souvenaient du frère de Milena, le premier né de la famille Dolohov. Comment oublier le scandale qui avait entaché la famille, quelques trois années avant que Milena arrive à Poudlard, lorsqu'elle avait 8 ans ? Elle grimaça rien qu'à ce souvenir. Le temps avait passé, d'autres scandales étaient venus recouvrir celui-ci - notamment certains du côté de la famille Cresswell, si elle se souvenait bien - et Milena avait pu continuer à échanger discrètement avec Mikhail. Mais maintenant, grâce à Sadler, ce petit arrangement partait en fumée.
Lorsqu'elle entra dans la volière et s'approcha de son hibou grand duc pour lui attacher la lettre et le bon, elle remarqua Auriga qui fouinait autour du tas de lettres à expédier.
Bien entendu. Sadler était peut-être une fouine, mais il n'était pas de taille à se mesurer aux capacités d'Auriga. Là où Angus se contentait d'intercepter le courrier qui lui tombait sur les genoux, Auriga allait le chercher directement à la source.
Malheureusement, ça n'arrangeait pas tout à fait Milena. Auriga et elle se connaissaient depuis leur plus tendre enfance, à force de se croiser systématiquement aux réceptions, mariages, et autres célébrations de la haute société. Les Rosier n'avaient pas manqué une goute de la disgrâce qui était tombée sur Mikhail une dizaine d'années auparavant. Mais Auriga n'était pas exactement au courant du fait que Milena avait gardé contact avec lui - ou qu'elle lui envoyait de grosses sommes d'argent, d'ailleurs.
Aussi Milena se hâta-t-elle d'envoyer son hibou en prenant l'air le moins suspect possible, avant de s'approcher de la blonde avec son habituel régal.

- Alors, quelque chose d'intéressant au milieu des mièvreries de nos petits camarades? Par pitié, trouve-moi n'importe quoi. J'ai bien besoin de distraction, aujourd'hui.






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Huh
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Pour un souci de timeline, une fois les interactions Solomon/Taylor, Tyrell/Rowena, et Tom/Angus closes, on skippera jusqu'à la fin des interactions Ezekiel/Arsa et Milena/Auriga. A partir de là, on commencera l'arc de la soirée du Yule Bal.


Taylor bégaya :
- Ce n'est pas ridicule. J'allais venir ici de toute façon... Et je ne t'aurais pas proposé de m'en parler si ça m'ennuyait...
Il parlait sans vraiment être là. Son esprit était déjà occupé à cogiter sur la dernière bombe que Solomon avait lancé. Son air salé trahissait sa jalousie de manière évidente. Alors comme ça, Mathias le sucre d'orge était un agent double? Taylor le voyait mal être infidèle, ou même prêter attention à quelqu'autre homme que le sien. Mais si Solomon était si remonté à ce propos, c'était probablement que le petit Warrington et Mathias se tournaient bel et bien autour.
Taylor se rapprocha un peu pour poser son bras dans le dos de Solomon en signe de compassion. Cette situation ne lui était jamais personnellement arrivée, mais comme beaucoup de gens se sentaient à l'aise pour se confier à lui, ce n'était pas la première fois qu'il entendait ce ton, et cela menait toujours à des histoires similaires. Il sentit beaucoup de tristesse, de la frustration peut-être, du désespoir. Il donna de petites tapes sur l'omoplate de Solomon, le réconfortant comme il pouvait. Mais selon Taylor, ce n'était pas ce qu'il était venu chercher en haut de la tour d'astronomie: il lui fallait une solution.
- Vous êtes ensemble depuis si longtemps, et ça s'est toujours passé sans accroches, je suis sûr que tout va s'arranger. Pour commencer, il faudrait être certains des intentions de Mathias, et de celles de...
Il s'arrêta. Il tilta sa tête, se souvenant de la soirée chez les Gryffindor. Warrington avait bien dit qu'il voulait inviter ce Slytherin "sauveur-de-premières-années-héroïque-courageux-et-tête-d'affiche" au Yule Bal, non ? Pourquoi n'aurait-il pas voulu inviter Mathias s'il lui tournait autour ? Serait-ce que son inconscient aurait déjà intégré que ce serait impossible parce que Banks était dans le passage ; et donc même sous l'effet du veritaserum il aurait pris ça en compte ? Quelque chose clochait.
- Je sais que tu n'es pas du genre à parler sans certitude, reprit Taylor d'un ton compréhensif. Tu as des raisons de penser... ça ? Je veux dire, tu as vu quelque chose ?
Peut-être les avait-il déjà pris sur le fait, et sa douleur venait du fait qu'il ne voulait pas confronter Mathias à ce sujet. Peut-être que ce Warrington était un allumeur ? Ou Solomon paranoïaque ? Cette affaire n'était finalement pas aussi simple qu'elle paraissait.



Si Rowa avait pu rougir, elle l'aurait fait, devant un Tyrell si adorablement perdu. Elle était définitivement touchée d'être la première -et la seule- personne à qui il était venu demander de l'aide.
Le problème ne semblait pas gravissime, ce genre de farces ne pourrait pas aller bien loin en plein milieu d'une soirée de cette échelle. Cela devait même être chose courante pendant l'intégration, à bien y réfléchir. Mais rien ne devait arriver à Tyrell et perturber sa première rentrée à Hogwarts. Cela faisait à peine quatre mois qu'il était là, hors de question qu'il se retrouve impliqué dans une situation qui le mettrait mal à l'aise.
Rowa prit la décision de s'occuper de ce problème comme si c'était le sien.
- Si, implique-moi, le prit-elle par les épaules. Ne vas pas voir un professeur, ça causerait des ennuis à tout le monde. On peut régler ça seuls, ne t'inquiète pas.
Elle lui sourit pour montrer qu'elle était sûre de ce qu'elle avançait.
- Il faut qu'on intercepte le gobelet d'Arsa au Yule Bal donc, c'est bien ça ?
Elle connaissait déjà la réponse et réfléchissait déjà à l'élaboration du plan, mais Rowena avait pour habitude d'être transparente dans son chemin de pensée.
- Tu sais à quoi elle ressemble ?
Devant le désarroi du Ravenclaw, elle enchaîna sans perdre une seconde:
- Tu sais à quoi ressemblent ceux qui vont verser la potion, tu les as aidés en personne, pas vrai ?
Il hocha timidement la tête. C'était un soulagement. Autrement, elle n'aurait pas su quoi faire, pour tout dire.
- Parfait, s'exclama-t-elle, on viendra en avance pour attendre devant l'entrée, et dès que tu les verras, on ne les lâchera plus de la soirée ! Il faudra être discret, mais quelque chose me dit que tu seras très doué en filature.
Elle rangea les mèches lisses du jeune homme sans s'interrompre.
- S'ils comprennent qu'on veut compromettre leur plan, ils réessaieront sûrement, ou ils feront même peut-être une scène, alors on devrait plutôt attendre qu'ils commettent leur méfait avant de passer à l'action. Je n'aurai qu'à sympathiser avec cette Arsa et échanger nos verres sans qu'elle s'en aperçoive...
Rien que de le dire, ça n'avait pas l'air si simple. Rowena se demanda si elle en était vraiment capable un instant, mais revint vite à ses sens.
- Enfin, si ça ne marche pas, on la bousculera pour renverser son verre, ou un truc comme ça. On improvisera. Je suis certaine que tu es plein de ressources aussi !
Plus confiante, elle croisa les bras et esquissa un sourire complice à Tyrell avant de lui glisser :
- Maintenant, il ne te reste plus qu'une chose à faire pour officialiser notre partenariat de justiciers...



Angus resta perplexe face à cette réflexion. On disait qu'il faut voir le bon côté des choses quand il y en a un mauvais, non ? Mais la nouvelle qu'il venait de lui annoncer n'était-elle pas censée résoudre tous leurs problèmes ? Il releva les yeux pour sonder le visage de Tom. Qu'est-ce qui le dérangeait alors ? Il avait dû être embarrassé par son parallèle idiot, et avoir répondu ça mécaniquement pour dissiper la gêne.
Angus prit le parti de changer de sujet pour ne pas plomber l'ambiance. Il sauta sur ses pieds depuis l'accoudoir et renchérit d'un air peu naturel :
- D'ailleurs, avec qui est-ce que tu vas au Yule Bal cette année ? Je suis sûr que tu as déjà eu plein de propositions haha... Avec cette tête...
Il fourra ses mains dans ses poches en haussant les épaules.
- Moi j'ai encore trouvé personne, je me demande même si je vais y aller.

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Croustibat, premier de son nom, Président du Vice, Prince du Troll, Maître du Résumé et GM de l'Ecole de Magie et de Sorcellerie
 
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Une fois n'est pas coutume j'essaye quelque chose de court!!!

Solomon laissa pendre sa tête, dans un soupir silencieux, exaspéré par la situation. Enfin, pas la situation, exactement. Plutôt par lui-même. Par toutes les informations qu'il avait lâchées sans y être plus poussé que ça, et dans l'oreille de Taylor, en plus. Il n'était même pas certain que le garçon était plus digne de confiance que ça. Il ne le connaissait pas, pour l'amour de Merlin.
Il releva la tête lorsque Taylor lui demanda s'il avait vu quelque chose.
Pourquoi est-ce qu'il utilisait cette tournure particulière ? Un pur hasard ? Sol commençait à en douter.
Est-ce que ce sacripant était réellement Legilimens, après tout?
Parce qu'il avait vu quelque chose, ça c'était certain. Il l'avait vu très nettement, sans équivoque. Mathias et Tom, en train de se rouler le patin de leur vie.
Mais il ne pouvait pas exactement le dire comme ça, n'est-ce pas?
Il sonda le visage de Taylor, les yeux plissés, à essayer de déterminer s'il donnait un double sens à ses mots ou non. Mais il ne parvenait pas à une conclusion satisfaisante, quoi qu'il y fasse.

- Eh bien, vu quelque chose, oui, pas exactement vu-vu, enfin pas encore, mais... vu,
débita-t-il lentement pour meubler.

Il fallait qu'il sache si, oui ou non, le Serdaigle était un danger pour son secret. Mais comment le déterminer ? Pourquoi n'avait-il pas gardé une dose de Veritaserum pour usage privé?
Alors, sans trop y penser, il fit la seule chose qui lui semblait pertinente : il se saisit brusquement du bras de Taylor, à deux mains, laissant courir ses doigts autour de son coude osseux. Il interrogea sa conscience, essayant d'ouvrir son troisième oeil, ou quelque chose comme ça. Il essayait de provoquer une vision. Mais il ne savait pas comment.
Lorsque rien ne se passa, il retira vivement ses mains, pour toucher rapidement du doigt le torse du garçon. Il ferma les yeux : toujours rien, juste le tissu des robes sous son doigt, et l'air glacé du haut de la tour sur son visage. Il rouvrit les yeux, aussi agacé qu'embarrassé.
Il laissa ses bras lui retomber le long du corps.

- Désolé pour ça, s'excusa-t-il immédiatement de l'air le plus digne qu'il avait en répertoire. Je voulais juste vérifier quelque chose.

Il n'était pas plus avancé. Tout ce qu'il avait réussi à accomplir, c'était persuader Taylor qu'il était complètement dingue.

- Non, je n'ai rien vu, reprit-il après quelques secondes. Mais - je peux te demander un service ? Ca m'apaiserait, à défaut d'autre chose. Si jamais, d'aventure, tu voyais quelque chose. Tu pourrais me le dire? Je ne veux pas faire de toi un espion, ni rien, juste... Je serai soulagé quand je saurai que ça s'est passé.

Ca allait se dérouler, de toute façon. Autant arrêter de se torturer une fois que ce serait fait, et reprendre les choses à partir de ce point-là.





Rowa avait l'air nettement moins affolée par la situation que Tyrell ne l'était. C'était donc si courant, les accidents de philtres d'amour, à Poudlard ?
Il secoua lentement la tête à la question de la Poufsouffle. Il n'était pas sûr de savoir à quoi ressemblait la fameuse Arsa. Il fallait dire qu'il ne connaissait pas grand monde, aussi. Ce serait encore une difficulté supplémentaire pour sa mission de sauvetage du Yule Ball.
Enfin, leur mission de sauvetage, à en juger par la manière dont Rowena s'incluait dans l'aventure.

- Je ne veux vraiment pas te causer d'ennuis, Rowena. C'est ma faute, c'est moi qui ai donné l'ingrédient nécessaire au philtre...

Mais elle ne semblait pas du tout réceptive à ses objections. C'était donc établi, une fois au bal, ils retrouveraient Arsa et garderaient un oeil sur elle. Tyrell ne doutait pas du fait que Rowa serait allée au bal de toute façon, et il s'en voulait de gâcher son expérience. Avec un peu de chance, il n'aurait qu'à l'emprunter une petite heure à son cavalier, régler le problème, lui laisser profiter de sa soirée et se retirer discrètement dans sa tour.
Mais ensuite, elle parla d'officialiser leur partenariat, et pendant une seconde Tyrell ne comprit pas où elle voulait en venir. Mais ensuite, ça le frappa en pleine poire.

- Oh, tu veux dire que... Tu n'y vas encore avec personne? bredouilla-t-il.

Rowa aurait dû crouler sous les demandes des élèves, toutes maisons confondues. Il n'envisageait pas qu'elle puisse considérer y aller avec le loser aux allergies louches, plutôt qu'avec n'importe lequel de ses six cent mille amis.
Mais c'était pourtant bien ce qu'elle impliquait. Tyrell ne savait pas s'il devait se sentir honoré ou gêné.
Il ne savait même pas comment on demandait à quelqu'un d'être sa cavalière, nom de nom.

- Tu voudrais - est-ce que tu accepterais de... Est-ce que je pourrais... Serais tu...

Il secoua la tête, essayant de se remettre les idées en place. A l'essentiel, Short, à l'essentiel!

- Veux-tu être ma cavalière justicière au Yule bal? demanda-t-il enfin.





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Huh
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PAVE INCOMINGGGG

Depuis quelques jours, l'esprit d'Arsa n'était plus occupé que de deux choses : la perspective d'aller voir son frère, et l'échéance toujours plus proche des examens. Oui, les examens avaient tant bien que mal retrouvé une place dans sa liste de priorités. Et parfois, seulement quand elle entendait quelques bribes de discussion excitée de ses camarades, elle se souvenait qu'il y avait aussi le Yule Ball, accessoirement. Mais quand cela arrivait, elle chassait la pensée aussi vite que possible, pour ne pas que l'image mentale de Zeke dans la Grande Salle ne revienne au galop, avec son lot d'embarras et de regrets. Non, elle était déterminée à faire ce qu'elle faisait tous les ans : elle irait au Bal avec ses quelques amis, elle resterait une heure ou deux pour la forme, en évitant soigneusement le côté Gryffondor, et cette corvée passerait bien assez vite. 


Dans l'instant présent, en ce jeudi soir absolument banal, c'était l'Histoire de la Magie qui prenait toute son énergie mentale. Arsa n'avait pas vraiment besoin de ressasser sa matière préférée, mais Grace lui avait supplié de l'aider à réviser, alors elle l'avait suivie. Mais alors qu'elle essayait de lui expliquer pour la troisième fois l'impact politique du boycott de la Ligue Internationale de Quidditch de 1936, Grace semblait trop distraite pour retenir quoi que ce soit. Comme si elle était... dans l'attente.

Dans l'attente de quoi, Arsa le découvrit lorsqu'une fumée rouge envahit soudain la pièce dans laquelle elles, et quelques autres élèves assidus, se trouvaient. Elle sauta de sa chaise en panique, pensa immédiatement à un feu, prépara sa baguette - mais quelque chose clochait. Ce n'était pas une odeur ordinaire de brûlé, mais un arôme floral qui se dégageait de la fumée. Celle-ci finit par changer de forme, lentement, et la perplexité remplaça la peur dans l'esprit d'Arsa.

Puis, la porte s'ouvrit brusquement, et une figure se projeta à l'intérieur, accompagnée d'un feu d'artifices de paillettes, qu'Arsa aurait presque trouvé beau si elle n'avait pas manqué d'avoir une crise cardiaque. Elle sursauta et fit quelques pas en arrière, retenue par la table qu'elle venait de quitter. Impuissante, elle ne put que plisser les yeux pour tenter de distinguer l'élève qui...

Arsa devint livide en reconnaissant Zeke. Des flashbacks de la Grande Salle lui revint. Pas encore, supplia-t-elle dans sa tête. Aucun de ses voeux ne furent exaucés. Zeke prit la parole, sa voix résonnant dans le silence soudain qui était tombé sur la salle. Arsa chercha un secours dans le regard de Grace ; elle ne voulait pas avoir à rejeter Zeke une deuxième fois, déjà parce qu'elle n'avait aucune envie de le blesser, et aussi pour éviter une deuxième situation de gêne intense. Mais son amie ne la regardait pas. A la place, c'était vers Zeke que son regard était tourné. Et vice-versa. 

Un sentiment inattendu pinça le coeur d'Arsa. Ce n'était pas ce qu'elle était en train d'imaginer, n'est-ce pas ? Ezekiel n'aurait pas osé... Il n'aurait pas décidé d'inviter sa meilleure amie à sa place, juste devant elle, non ?

Et surtout, pourquoi l'idée la mettait autant en colère ? Pourquoi était-elle aussi... jalouse ?

Elle se rendit compte après quelques secondes que Zeke s'était interrompu, et qu'il la fixait, maintenant. Elle devait avoir l'air totalement atterrée. Elle entendit à peine Grace lâcher un rire nerveux et s'adresser au reste de la salle :

"J'espère que vous avez apprécié, c'était une répétition pour notre projet final de Charmes, ha ha ha ! Epatant, non ?", annonça-t-elle, sa voix ni convaincue, ni convaincante. Elle tenta de lancer un applaudissement, mais personne ne la suivit. Arsa la regarda encore une fois, et en voyant le regard embarrassé de Grace, elle comprit soudain qu'elle avait peut-être mal interprété la situation.

Zeke reprit la parole, avec visiblement plus de difficulté. Tout le monde semblait attendre en silence qu'il les délivre de cette situation. Arsa voulait juste savoir ce qu'il allait dire, et elle se rendit compte qu'elle en était terrifiée. 

Elle ne s'attendait pas à ce que quelque chose d'aussi simple sorte de la bouche de Zeke. Et elle ne s'attendait pas à ce que ça la soulage autant. Certes, c'était maladroitement proposé, c'était un peu bateau, et elle n'aurait peut-être jamais accepté quelques mois - ou jours - auparavant. Mais là, c'était différent, apparemment. Elle venait de passer par... comment disaient les Moldus, déjà ? Des montagnes suisses ? Rousses ?... Bref, pas mal d'émotions en un court instant. La première fois, elle avait cru à une blague. Mais là... Zeke avait vraiment l'air sincère. Et comme la première fois, tout le monde attendait sa réponse, mais de façon moins... menaçante. 

"... Euh... Pourquoi pas. Enfin, oui, d'accord. Si tu veux," bégaya-t-elle sans vraiment s'en rendre compte. Elle se reprit dans la seconde. "Enfin, c'est juste pour que tu me laisses tranquille ! Et puis, j'ai eu pitié de toi," argumenta-t-elle, même en sentant un sourire se dessiner sur son visage. Elle détourna les yeux, seulement pour voir Grace sur le point d'éclater de rire. Elle tenta de l'ignorer, rassembla hâtivement ses affaires pour occuper ses mains, puis se tourna vers Zeke.

"C'était plus chic que les claquettes, mais tu aurais au moins pu mettre une cravate," blagua-t-elle dans sa barbe en passant à côté de lui pour sortir de la pièce. Elle se sentait soudain toute légère, même au-delà de toute la gêne de la situation. Et elle n'en voulait plus autant à Grace. 

***

Tom crut mourir en entendant Angus mentionner le Yule Ball. Il ne manquait plus que ça. Il se revoyait, à la soirée des Gryffondors, rendre la réplique à ces filles qui voulaient inviter son ami. Il ne savait pas ce qui le faisait cringer le plus : la façon dont il les avaient rembarrées, ou sa peur d'apprendre qu'Angus allait au Bal avec l'une d'entre elles. Quelle importance ça avait, de toutes façons ? Qu'Angus ait déjà une partenaire ou pas, ça ne lui donnait pas plus de chances de l'accompagner...

Mais alors que Tom aurait voulu contourner le sujet, Angus semblait persister sur celui-ci. Bizarrement, il ne voulait presque pas y aller. Pourtant, c'était un incontournable pour les joueurs de Quidditch, et Tom savait bien qu'Angus y allait tous les ans avec son équipe. Et en plus, il pensait vraiment que Tom avait eu plusieurs invitations ? Le Serdaigle savait que son meilleur ami croyait en lui, mais pas à ce point. Le contraire aurait eu plus de sens, mais Tom savait qu'il ne pourrait pas dire ça sans que sa jalousie se révèle. Alors il haussa ses épaules, son regard fixé sur un coin de la table basse, soudain très intéressante.

"Oh, non, au contraire... J'ai pas trop pensé au Bal, ces derniers temps, avec les examens, tout ça... ça m'était presque sorti de la tête," justifia-t-il avec un petit sourire. 

Ce n'était pas complètement faux, jusqu'à quelques jours auparavant, chez les Gryffondors. En repensant au veritaserum, Tom se souvint de l'assurance dont il avait fait preuve. Il avait peine à croire que lui, le petit Serdaigle pas bien dégourdi, avait réussi - avec un peu d'aide magique - à dire ce qu'il pensait, pour une fois. Et pourtant, maintenant qu'il y pensait, il avait peut-être intérêt à le faire. Les choses avaient commencé à s'arranger depuis qu'il avait parlé franchement avec Angus, non ? Tom commençait à se dire qu'il avait bien envie de re-tenter. Prudemment.

"Mais, je vais peut-être y faire un tour, quand même. Pour marquer les vacances, et puis... décompresser un peu. Si tu te sens de venir..."


Il s'interrompit, n'osant pas continuer. Les mots semblaient coincés dans sa gorge, et il espérait qu'ils ressemblaient plus à de la nonchalance que de la lâcheté. Il tenta pourtant un regard timide vers Angus, pour essayer de jauger sa réaction.
"I don't care", I say, caringly, as I care deeply

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Angus crut un instant que Tom lui proposait de venir avec lui. Mais ce n'était certainement pas ça qu'il avait voulu dire, ce serait bizarre, non ?
- Ah, si tu y vas, je vais venir aussi, fit-il d'un air complice. Fais-moi signe quand tu y seras, ce serait dommage de passer notre premier Yule Bal à assumer notre amitié sans s'y retrouver ! On fêtera tout ce qu'on a à fêter autour d'un verre.
Il salua Tom d'un geste de la main et retourna à ses révisions.
Il réussit ses examens sans difficulté, sans trop s'y forcer non plus. Il aurait probablement pu obtenir de meilleurs résultats, mais ne visait pas l'excellence. Tout pareil pour le Yule Bal, il avait proposé à une camarade d'y aller ensemble seulement parce qu'ils étaient tous deux aussi taciturnes en cours de divination et n'avaient pas envie de chasser un partenaire plus sérieusement que ça pour pouvoir assister à la fête.



Taylor accepta volontiers de le tenir au courant de ce qu'il verrait, si ça pouvait mettre Solomon plus à l'aise. Il se sentait responsable de garder un œil sur le jeune Warrington à la soirée du Yule Bal, du coup. Taylor n'eut pas de mal à se trouver une cavalière, ce qui lui évita de porter ladite robe qu'il menaçait ironiquement de mettre chaque année. Contre toute attente, ce n'était pas une de ses nombreuses lowkey fangirls, mais Eudokia, la petite soeur de Jude, qui lui avait demandé de l'accompagner pour ne pas qu'elle aie à accepter les dizaines d'invitations qu'elle avait reçues de la part de ses camarades Hufflepuff de quatrième année.
Ce serait une soirée sans enjeu, elle rejoindrait sans doute ses amis après quelques heures. Cela lui laisserait l'occasion d'observer tout ce qu'il voudrait. C'était ce qu'il adorait faire. Il capterait les petits signaux qui s'échangeaient entre les élèves à de tels événements, resterait à l’affût du gossip, surveillerait que tout se passe bien pour tous ses amis et protégés, et tiendrait parole à Solomon.



Rowena était parfaitement satisfaite avec l'invitation de Tyrell. Sobre et hésitante, c'était sans doute la première demande qu'il avait jamais faite à une fille. Elle se sentait privilégiée. Elle secoua ses épaules dans un petit rire attendri :
- J'accepte volontiers, cher partenaire !

Le soir même, elle ne prit pas son engagement à la légère. Une demi-heure avant le début de la fête, elle attendait déjà dans le corridor, prête à repérer son coéquipier et les deux catastrophes ambulantes qui étaient les cibles de leur mission. Mais ce n'était pas parce qu'elle était sérieuse pour protéger Arsa qu'elle allait s'empêcher de s'habiller en circonstance. Elle portait une longue robe colorée qui dévoilait ses épaules de boxeuse. Sa silhouette n'en était pas moins féminine, mais élancée et flattée. Elle avait plaqué ses cheveux à son crâne en des ondulations qui rendraient jalouses les actrices les plus cotées des années 20. Ses bijoux plaqué or et son élégant maquillage rendaient son teint encore plus éclatant.
En bref, elle était ravissante.
- Rowa ! Tu es encore plus rayonnante que d'habitude, et on part déjà d'une base de magnificence inégalable.
Elle reconnut la voix de Taylor qui venait à sa gauche. Une telle remarque ne pouvait venir que de lui. Elle remarqua Eudokia à ses côtés et les salua tous les deux chaleureusement.
- Je ne savais pas que vous vous fréquentiez !
- Il n'est jamais trop tard pour devenir amis, n'est-ce pas Kia ?
- Taylor est gentil d'avoir accepté mon invitation, gloussa la jeune fille. Je ne voulais pas faire de cette soirée un rendez-vous amoureux, alors il me sauve de toutes ces demandes intéressées.
- Oh, je vois, tu lui en dois une, alors, plaisanta Rowena en donnant un coup de coude à sa junior.

Il ne passait pas une minute sans qu'un de ses amis viennent la complimenter sur son apparence. Elle acceptait les flatteries avec un franc sourire, les réciproquant volontiers. Mais son regard se promenait régulièrement en direction de l'escalier. Elle n'oubliait pas. Elle attendait.



Bettie avait été invitée par un deuxième année, populaire comme elle était. Toutes les première année de Gryffindor l'avaient bombardé de questions depuis qu'elle avait accepté, sans doute envieuses. Pour son premier Yule Bal, Bettie comptait bien faire une grande impression.
Elle sortit donc du dortoir des filles vêtue d'une robe aux couleurs de sa maison, qu'elle avait faite livrer par le tailleur personnel des Van Mannen. Les froufrous de ses manches rappelaient les volants rouges brodés de fil doré qui lui arrivaient jusqu'aux genoux. Elle avait bouclé ses cheveux et des camarades de quatrième année l'avaient même maquillée. Elle était mignonne comme un cœur. Elle aurait même été adorable si elle n'arborait pas son traditionnel petit air arrogant.
Elle avait prévu de retrouver Rozenn sur place, et de lui faire briller son cavalier. Elle avait hâte de rencontrer la personne avec qui Rosie viendrait aussi.
Ce fut sans surprise qu'elle la trouva au buffet, à goûter les roulés à la citrouille.
- Rosie! l'interpella-t-elle, toujours accrochée au bras de son deuxième année.
Elle le traîna vers son amie en lui soufflant de se présenter.
- Enchanté, je suis Gaspard McBound, sourit-il à la jeune Hufflepuff avec un léger accent écossais. Tu dois être Rozenn, la meilleure amie de Bettie ?



Pas de trace de Tommy pour l'instant, Angus se serait presque inquiété. Il avait rempli un questionnaire de suggestions pour l'organisation du bal, et avait réussi à obtenir que les fontaines à boissons proposent le sirop préféré de Tommy. Il ne voudrait pas rater sa réaction quand il s'en rendrait compte.

- Faiza, m'accorderais-tu cette danse, qu'on puisse compléter notre quota et aller juger les tenues des autres élèves pour le reste de la soirée ? lui tendit-il sa main avec un sourire narquois.
La jeune fille laissa s'échapper un petit ricanement. Ils étaient sur la même longueur d'onde.
- Volontiers, mon cher monsieur Sadler. Il me tarde de discuter tous les fashion faux-pas de cette réception avec vous, répliqua-t-elle sur le même ton. En attendant j'espère que tu sais valser, ne m’embarrasse pas.

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