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Hogwarts : Back To School
Ce post est plutôt court mais au moins il y a moins de 10 jours de flottement entre deux interactions
Koushay je compte sur toi cccccc: reviens c'''''''':


Taylor, qui s'était fait laisser sur place par sa coéquipière Milena, fut très heureux d'entendre le rappel du professeur Shire. Il s'empressa de s'orienter grâce à la couleur de la terre, le sens du vent, la position des étoiles et d'autres trucs d'apparence inutile qu'il avait appris à Ravenclaw, pour trouver son chemin jusqu'à la sortie du bois. Là, il signala sagement son retour au château à son prof de défense contre les forces du mal. Au même endroit se trouvaient deux garçons qui semblaient avoir à peu près son âge. Ils semblaient juste débarquer. Il leur adressa gentiment un conseil:
- Vous ne devriez pas vous attarder dans le coin maintenant que la nuit est tombée, on ne risque pas de la retrouver maintenant. Les professeurs vont certainement s'en charger eux-mêmes, dans la logique des choses.
Il se força à leur sourire naturellement malgré la fait qu'il venait tout juste de se faire laisser tomber.



Bettie ne voulait pas arrêter les recherches. Elle s'estimait en partie responsable de la situation. Et puis reculer devant une aventure n'était pas dans son tempérament. Toutefois, rester dans la forêt interdite signifierait soit rester seule et donc être soi-même en supermégadanger, soit forcer la pauvre Rozenn à l'accompagner et mettre cette dernière en danger aussi. Sa conscience lui dicta de se montrer raisonnable, pour une fois. Après tout, le grand blond de sa maison (Ezekiel Window? Qu'importe.) lui avait bien rappelé qu'elle avait déjà failli crever cinq fois depuis le début de la journée. Il était temps de se calmer un peu.
Elle prit une grande inspiration.
- Rosie, tu as entendu celui qui donne les ordres?
Elle réfléchit à un moyen de ne pas trop faire violence à sa copine.
- On va laisser la suite du boulot à l'équipe de nuit, je suis positivement sure qu'un relai est en train de se mettre en place. On n'abandonne pas Winona, au contraire, on fait rentrer des gens plus qualifiés dans la forêt à la place de nous, qui sommes inutiles.
Elle lui prit la main sans attendre une réponse et la tira à elle pour faire demi-tour. Alors un bruit lui donna la chair de poule et la trempa de sueurs froides en une seconde.
Des os qui se cassaient. Des cartilages qui craquaient et résonnaient profondément. Un cri de souffrance. Un grognement qui ressemblait à un rugissement étouffé.
Elle entoura Rozenn de ses bras de la manière la plus protectrice qu'elle put, par réflexe. Ce n'avait d'ailleurs pas du être une partie de plaisir pour la Poufsouffle étant donné la moiteur de Bettie.
- Allons-nous-en vite, et en silence. Et vite. On n'est pas de taille, quoi que ce soit, chuchota-t-elle à l'oreille de sa camarade. A trois, on court vers la sortie, compris?
Elle dégaina précautionneusement sa baguette, et lança une fusée de détresse comme l'avait enseigné John Shire quelques heues auparavant.
- Trois ! s'écria-t-elle en s'enfuyant, Rozenn à la main.



Le professeur en charge de la battue improvisée aperçut des étincelles sortir de la Forêt Interdite. Il ne sursauta pas, il soupira. Il fallait qu'il se dépêche d'aller voir ce qui se tramait dans ce coin avant de se retrouver avec des cadavres d'adolescents sur les bras. Cependant il fallait une personne de confiance pour tenir le compte des élèves qui sortaient du bois. Hors, à une vingtaine de mètres, il remarqua une jeune fille en robes jaunes, assise dans l'herbe humide de rosée crépusculaire. Hufflepuff signifiait loyauté. Bingo, c'était un pari à prendre, il n'avait pas plus de temps que ça. Il s'approcha rapidement d'elle et toussota pour sortir son regard perdu d'entre les arbres sombres.
- Tu fais... quoi?
Rowa leva les yeux, comme espéré, et lui répondit d'une voix pleine d'excuses:
- Mon ami, enfin camarade, est allergique à l'herbe. Il ne se sent pas bien, je crois. Enfin quoi qu'il en soit il est encore là-dedans. Pour ma part, je me suis foulé la cheville en... trébuchant. Il m'a porté jusqu'à la lisière, puis est reparti. J'ai trop mal, même pour ramper jusqu'à l'infirmerie, avoua-t-elle honteusement. Et puis je ne veux pas partir avant qu'il ressorte lui aussi.
Il observa à quelle distance se trouvait l'orée dont elle parlait et estima la distance qui les séparait: approximativement six mètres cinquante. Elle ne pouvait donc vraiment pas bouger. Parfait, elle ne serait pas tentée d'abandonner son job avant qu'il ne soit de retour, même si elle changeait d'avis par rapport à son copain. Il lui confia alors la tâche de compter tous les élèves qui sortaient.
- Reste attentive au moindre mouvement suspect, fais preuve d'autorité envers les petits malins qui seraient tentés de jouer les héros - ne leur montre pas voir que tu ne peux pas physiquement les retenir. Quand je reviens, je veux un nombre précis et fiable. Je compte sur toi, ma grande, merci de m'aider. Je ramènerai ton camarade s'il ne sort pas de lui-même. Quel est cet imbécile qui reste dans l'herbe quand il y est allergique?
Elle se souvenait naturellement de son nom:
- Tyrell Short, lâcha-t-elle innocemment.
Les yeux de John Shire s'ouvrirent grand comme des soucoupes. Oh le con.
- Tu peux faire ça! l'encouragea-t-il une dernière fois en se précipitant à reculons dans la forêt.
Il courut entre les souches mortes, rochers acérés et ruches de couleurs étranges, bien déterminé à retrouver ce louveteau en cavale. Droit vers l'origine de la fusée de détresse, il traversa toutes ces branches griffues presque sans reprendre son souffle. (#superprof #oùestsacape)
Un craquement grave retentit soudain pour stopper sa course. Il lança un bref sortilège à son ouïe pour entendre d'où ce son provenait directement. Il se dirigea précipitamment vers Tyrell pour l'aider. Ce dernier s'était attaché dos à un arbre pour éviter de causer des dégâts autour de lui. Quel gosse intelligent.
Mais en attendant, ce gamin hurlait à la mort sous les déchirements de ses tissus. Le professeur s'empressa de sortir une minuscule fiole de sa poche intérieure pour calmer ses souffrances. Depuis la réforme de la loi traitant des obligations des adultes responsables envers un mineur atteint de lycanthropie, tous les profs devaient avoir de la Tue-loup ou un générique sur eux en permanence. Personne ne respectait ça, évidemment, alors ce petit Short avait bien de la chance que Shire ait une certaine conscience humaine en plus de sa conscience professionnelle.
- Ca va aller, Tyrell, ça va aller, bois-ça, essaya-t-il de rassurer la bête qu'il avait en face de lui.
Il lui tint la mâchoire ouverte comme à un chien à qui on fait avaler ses médicaments moldus. Précautionneusement, il lui fit ingérer son remède en le calmant tant bien que mal avec des mots dénués de réel sens et des caresses paternelles sur son front en sueur.



Angus fut plus que surpris face à cette décision extravagante de la part de Tom. Tous deux étaient à présent debout, et Tom paraissait plus imposant que jamais. Angus se permit alors de le pousser de la main au milieu du torse sans risque de le faire tomber:
- Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de Tom Warrington? plaisanta-t-il.
Se montrer aussi insolent et dominant ne ressemblait pas à Tom, mais ce n'était pas pour lui déplaire: peut-être déployait-il ses ailes?
- Tu es sûr que tu veux faire ça? s’enquérit-il toutefois. C'est vrai, tu es prêt à courir le risque de rencontrer un troll pour sauver cette fille?
Il était globalement très impressionné par cette attitude héroïque autant qu'audacieuse. Voulant encourager Tom à se libérer des ses peurs comme ça, il hocha la tête et se remit en marche en tirant sa baguette de sa poche.
- Lumos, prononça-t-il.
Ainsi était-il, leurs recherches continueraient jusqu'à ce qu'elles portent leurs fruits.
- Allons-y, Tom Fearless Warrington the First!

I am Fire. I am Death. I'm Fabulous
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Croustibat, premier de son nom, Président du Vice, Prince du Troll, Maître du Résumé et GM de l'Ecole de Magie et de Sorcellerie
 
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J'ai fait un marché


Zeke fixa Arsa avec des yeux ronds, interloqué.
Ce n'était pas du tout la réponse qu'il s'attendait à entendre. Où était passé l'aventureuse jeune fille qui trompait la vigilance de la Reine Serpent pour s'infiltrer dans les vestiaires? Qu'était-il arrivé au party animal blond qui se glissait dans les soirées de Gryffondor et siphonnait les barils de Firewhiskey?
Il s'attendait à ce qu'elle rabatte le caquet de ce Serdaigle pontifiant, ou, au pire, qu'elle le congédie, et qu'ils partent tous les deux affronter la nuit. Pas à ce qu'elle se mette soudainement à être... raisonnable. Il frissonna rien qu'à la pensée de ce mot répugnant.
Solomon, lui, avait un air satisfait proprement détestable. Zeke lui aurait bien fait bouffer son écharpe, mais il avait la distincte impression que ça aurait pu agacer Schreiber. Alors il se contenta de lancer dramatiquement les mains dans les airs.
- J'ai l'impression de faire équipe avec un contingent d'Elizabeth Youngs! soupira-t-il bruyamment en se détournant.
Mais il était clair pour tout le monde que, seul contre tous, Zeke allait se ranger à l'opinion générale. Il n'était pas complètement suicidaire. Et puis, de toute manière, il avait toujours besoin d'une audience pendant ses "aventures". Sans public, ça ne valait rien.
Solomon articula silencieusement un merci à l'intention de la blonde, sans que l'agité aux couleurs de Gryffondor ne puisse l'entendre.
- C'est pour le mieux, reprit-il plus haut, autant pour Arsa que pour Mathias dont il pouvait deviner le conflit intérieur. On ne trouverait rien ce soir.
Il appuya un peu trop sur ses derniers mots, avec subtilité, pas suffisamment pour alerter Arsa ou Zeke, mais juste assez pour ne pas passer sous le radar de Mathias; comme faire allusion à une vision. C'était un mensonge éhonté, il n'avait absolument aucun présage à sa disposition sur la suite de la soirée. Mais ça pourrait certainement tranquilliser Mathias.
Durant tout le trajet du retour, Zeke marcha quelques pas devant les trois autres, histoire de bien faire comprendre qu'il boudait. Ils retrouvèrent l'orée sans trop de problèmes, leur course effrénée les ayant déjà bien rapprochés du but; cependant, lorsqu'ils débouchèrent sur l'horizon dégagé qui s'ouvrait sur le château, la température avait déjà bien baissé de cinq degrés. La lune brillait haut dans le ciel, ronde comme une tomme de brebis. Il faisait étrangement clair, pour une nuit noire.
Les élèves convergeaient tous vers le château en grappes de deux ou trois. Seule était statique la silhouette de Rowa, assise dans l'herbe. L'apercevoir rappela au Serdaigle l'après-midi même, autour d'une tasse de thé, lorsque sa vision l'avait frappé. Il avait eu froid, là aussi.
Solomon s'approcha immédiatement d'elle, le groupe sur ses talons.
- Est-ce qu'on l'a retrouvée? demanda-t-il sans autre forme d'introduction.



Milena se pencha avidement par-dessus l'épaule d'Auriga, comme pour examiner le cliché qu'elle avait pris. Bien sûr, il fallait d'abord le développer; la photographie des sorciers, ça ne se faisait pas comme ça. Il y avait toute une série de bains à respecter pour que l'image bouge correctement.
Et si les dires d'Auriga étaient vrais, ça allait être un cliché magnifique.
Milena laissa échapper un gloussement cruel, et serra le bras d'Auriga.
- Cette fois-ci, tu ne m'a pas déçue, Rosier, lui fit-elle, un sourire lui fendant le visage d'une oreille à l'autre. Ce freluquet de Sadler mérite d'être remis à sa place. Rien de tel qu'un peu de saine diffamation pour rappeler à chacun sa place dans la chaîne alimentaire.
Elle se délectait déjà par avance de l'embarras du Serpentard discret. Alors tu penses pouvoir aller t'abriter dans la Forêt pour batifoler avec des Serdaigles? En pleine mission de sauvetage, en plus? Que va-t-on en penser, Angus?
Elle entraîna Auriga d'un pas déterminé à travers les arbres, décidée à sortir de cette foutue forêt au plus vite.
En un rien de temps, elles furent au château, dans la fraîche sécurité de leur donjon. Elle retira immédiatement ses chaussures d'un air dégoûté, et envoya un elfe de maison les cirer et les débarrasser de leur boue. Elle jeta sur ses épaules une robe de chambre de soie, et se laissa tomber dans l'un des fauteuils de la salle commune, avec l'air de quelqu'un qui avait eu une journée exténuante.
- Dans combien de temps peux-tu publier ce nouveau numéro? demanda-t-elle paresseusement à Auriga. Il me semble qu'on a assez d'information. La victoire écrasante de Serpentard sur Poufsouffle, les ébats de Sadler... Peut être même une mention de la gamine perdue, Estella ou qu'en sais-je... Et les Gryffondor ont eu une fête illicite dans leur salle commune, il a bien dû s'y passer quelque chose de croustillant. Qu'en sais tu?
Elle espérait qu'Auriga était bien renseignée. Elle répugnait à partir à la pêche aux infos. Vous l'imaginez, elle, retourner voir Taylor pour avoir des potins? Elle priait pour ne pas avoir à recourir à de telles extrémités.



Plus les minutes passaient, plus Rozenn était fébrile.
Elle marchait de plus en plus vite, ses yeux dansant de gauche à droite, écartant des rideaux de branches, allant jusqu'à se pencher sur les troncs creux, comme si Winona avait pu se cacher à l'intérieur. Il faisait presque noir, maintenant, et elle n'y voyait presque plus rien. Mais elle ne s'arrêterait pas.
Tout était de sa faute. C'était elle que Winona avait suivie. Si elle s'était perdue, c'était à cause d'elle. S'il lui était arrivé quelque chose...
Le train de pensée de Rozenn dérailla. Elle ne voulait pas envisager le pire. Elle ne voulait pas laisser son esprit s'égarer du côté des traces énormes qu'elle avait relevées, du côté des illustrations torturées du manuel sur les Créatures de la Nuit. Elle avait sans cesse l'impression que deux yeux jaunes brillants l'épiaient depuis les fourrés.
- Non, non, marmonna-t-elle obstinément à la proposition de Bettie. Les Blaireaux se serrent les coudes. Personne n'est laissé derrière. On va la retrouver. Elle doit être là, peut être derrière le rocher, là-bas, peut être après cet arbre...
Elle fut brutalement ramenée à la réalité par Bettie qui se lançait contre elle dans un mouvement protecteur. Tendant l'oreille, elle distingua des craquements sonores. Des gémissements de douleurs. Mais ce n'était pas Winona.
Ce n'était même pas humain.
C'était peut être la strzyga. Et si les livres qu'elle avait lus étaient vrais, elle n'avait vraiment pas envie d'en faire la connaissance.
Lorsque Bettie rugit son "trois!", elle se lança en avant, s'accrochant à la main de son amie comme à une bouée de sauvetage, suivant son instinct le plus primal.
Mais sa conscience de Badger la rattrapa très vite; elle ne pouvait pas fuir. Winona était là, quelque part. Et elle ne partirait pas sans elle.
- Bettie, Winona est ici! On ne peut pas la laisser avec une créature dange...
Elle parvint à extraire sa main de la poigne de fer de Bettie, mais l'effort la fit trébucher et elle alla s'écraser violemment dans les feuilles mortes.
Elle se redressa difficilement sur ses coudes. Ses mains étaient tailladées, et elle sentait un liquide chaud s'écouler sur son genou. Mais ça n'avait pas d'importance.
Là, à quelques mètres d'elle, au sol, elle avait aperçu un éclair roux.
- WINONA! s'écria-t-elle en se jetant en avant, à quatre pattes dans les feuilles.
Mais ce n'était pas Winona.
Au moment où Rozenn s'approcha et tenta d'avancer la main vers les cheveux roux, elle se figea net et sentit son estomac se retourner.
Ce n'était qu'une touffe de longs cheveux, rattachés à un lambeau de peau ensanglantée.
Terrifiée, Rozenn ouvrit grand la bouche et poussa un terrible cri.



A quelques mètres de là, les os de Tyrell Short étaient lentement en train de se ressouder entre eux.
Enfin, ce n'était plus vraiment Tyrell Short. Là où s'était tenu un garçon de quinze ans en chemise, il y avait maintenant une bête énorme, aux dents acérées et à l'oeil sauvage, qui n'avait qu'une obsession: briser ses liens.
Il se débattait furieusement contre les cordes qui l'immobilisaient, faisant râper son épine dorsale contre l'écorce de l'arbre derrière lui. La peau ne tarda pas à céder, et l'odeur âcre de son propre sang remplit l'air, le rendant encore plus enragé.
Mais il n'y avait pas que ça. Une odeur bien plus forte, bien plus entêtante l'entourait tout entier. C'était l'odeur de l'Homme. Il y avait un humain à proximité.
Il tournait frénétiquement le museau dans tous les sens, cherchant à déterminer la source de l'odeur pour se lancer à sa poursuite.
Mais il n'eut même pas besoin de le faire. L'humain vint à lui.
C'était l'homme que Tyrell aurait identifié comme le Professeur Shire. Mais pour le Loup, c'était la plus intolérable des tentations; il devait, absolument, impérativement, plonger ses crocs dans la chair de cet homme. Tout son être le lui hurlait.
Il se débattit de plus belle. Mais l'homme avait apparemment d'autres intentions; il lui glissa dans le museau un flacon de verre, et l'animal sentit couler le long de sa gorge un liquide infect qui lui brûla la tracée sur le passage.
Les spasmes de l'animal s'espacèrent, alors qu'en lui se battaient deux consciences qui n'en formaient qu'une. Le jeune sorcier tentait de reprendre le dessus sur la bête, revigoré par la potion. Mais il était trop tard pour qu'il reprenne le contrôle; la transformation était déjà accomplie, le Tue Loup venait trop tard, il le savait. Il en était pertinemment conscient, mais ça ne l'empêcherait pas de se battre.
L'animal planta ses griffes dans ses propres flancs, pour s'empêcher de se débattre contre ses liens. La douleur le fit glapir, et la Bête contre-attaqua sauvagement pour la domination du corps. Ses crocs claquaient dans le vide. Le spectacle, lui-même, était douloureux.
Soudain, l'animal s'immobilisa complètement, comme électrisé. Seules ses narines frémissaient, et ses yeux perçaient l'obscurité avec attention.
Il avait senti du sang. Le sang d'une petite blonde maladroite, pas si loin de là, qui venait de s'ouvrir le genou sur une pierre.
Quelques secondes plus tard, un cri suraigu retentit. Un cri glaçant, un cri d'horreur.
Le garçon en Tyrell redoubla ses efforts pour dominer la Bête. Elle ne devait surtout pas se libérer de ses entraves. A travers les yeux du Loup, il lança des regards implorants à son professeur, qu'il fasse quelque chose, n'importe quoi, pour l'empêcher de briser ses lien.
Il leva le museau vers les astres, dans une ultime tentative désespérée, et laissa échapper un long hurlement, lui aussi.



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Huh
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J'honore ma part du marché même si je posterais probablement Auriga plus tard hihi
Bon si ces gamins ne grandissent pas avec d'énormes traumatismes c'est pas de vrais sorciers de toutes façons, donc ça leur apprendra à faire des recherches dans la forêt, ces sales gosses


Arsa essayait de dissimuler le fait que l'attitude enfantine de Zeke l'agaçait au plus haut point. Au moins, il avait eu la présence d'esprit de se taire et de bouder en silence. Mieux, il s'était rangé et n'avait pas décidé de partir faire des siennes. Arsa n'aurait pas voulu avoir la responsabilité d'aller chercher un Zeke perdu dans une forêt immense et hostile. Comme quoi, leur décision avait été la bonne.


Enfin, "bonne", Arsa émit des doutes lorsque le petit groupe atteint l'orée de la forêt et entendit aussitôt un cri perçant, au loin. Matthias et Arsa se retournèrent aussitôt, pris de frissons alors que le cri leur glaça le sang. La forêt sembla s'agiter, des cris de créatures retentissant les uns après les autres et se mêlant, les rendant impossible à différencier à l'oreille. 

Presque prise d'un instinct, Arsa brandit sa baguette et, de son autre main, fit signe aux autres élèves de taire leurs exclamations inquiètes qui brouillaient les sons ambiants. La Serpentard ferma les yeux et lança un "Sonos generis !" accompagné d'un coup de baguette. Que voulez-vous ? C'est ce qui arrive quand on vient d'une famille nombreuse. Les repas du nouvel an sont souvent trop animés pour tout entendre; son père avait l'habitude de jeter ce sort pour suivre une par une les discussions autour de la table. Arsa l'avait mémorisé, et pour une fois, il lui servait un peu plus que pour écouter les conversations de ses crush dans la grande salle. 

Les voix et les sons se détachèrent dans sa tête, lui permettant d'y voir- enfin, entendre- un peu plus clair. Elle entendait vaguement au milieu de toute cette agitation des fillettes en panique, une voix familière d'homme, et enfin des grognements et cracquements étranges et difficilement identifiables. Sa magie ne lui permettait cependant pas d'entendre guère plus- elle décida donc d'y remédier en alliant sa magie avec une autre. 

Elle attrapa le bras de la première personne vers elle, c'est-à-dire Matthias, et elle l'empressa de jeter le même sort. Le Poufsouffle parvint à s'exécuter difficilement, mais même sans bien connaître la formule, il pointa sa baguette vers Arsa pour augmenter la puissance du sort. C'était dangereux, oui, mais c'était pour la bonne cause... 



Les sons s'intensifièrent et avec un peu de déduction, Arsa sut à qui appartenait la voix. Quelques secondes plus tard, un hurlement de loup retentit et elle se rendit compte de la gravité de la situation. C'était vraiment, vraiment pas joli joli. Elle rouvrit des yeux inquiets et s'adressa à ses coéquipiers. 



"Bon, on a bien entendu que cette Winona a été retrouvée vu le cri, mais on s'y risque pas s'il y a un loup," s'empressa-t-elle de mettre au clair. "J'ai aussi entendu Shire, je crois, mais tout seul, ça risque d'être compliqué pour lui. Il faut prévenir d'autres profs, et vite."



Elle réfléchit quelques secondes, puis adressa à Zeke un sourire plaidant et désolé. 

"Zeke... Tu cours vite et tu as de l'énergie à dépenser... tu peux t'en charger?"

***

Tout en riant doucement aux plaisanteries d'Angus, Tom lui répondit, toujours aussi déterminé à continuer les recherches. 



"Comme tu l'as dis, quelqu'un tient à elle. Troll ou pas, c'est une raison suffisante pour rester ici et la chercher."

Et briser les règles dans le même temps. L'idée faisait encore un peu grimacer Tom. Si ça tournait mal, ils risquaient de faire perdre des points à leurs maisons, et de se faire individuellement ficher comme fauteurs de trouble; mais ça le valait, non ? Ils avaient des circonstances atténuantes, c'était déjà ça... 

Quoi qu'il en soit, Angus semblait lui aussi avoir pris sa décision. Tom le suivit, rougissant de fierté. Enfin, il allait pouvoir montrer à son meilleur ami qu'il pouvait aussi être courageux, déterminé, et qu'il n'allait pas abandonner. Lui, le garçon timide et fébrile, qui avait passé sa vie à se cacher derrière les autres, il apprenait enfin à surmonter ses peurs. 

Il fit lui aussi un Lumos, joignant Angus alors qu'ils s'enfonçaient dans la forêt, déterminés mais prudents. Tom n'allait pas mentir, il n'était pas serein. Même avec son énergie nouvelle, il restait celui qui avait sursauté au bruit d'une branche quelques heures plutôt... Pour se rassurer, il resta près de son meilleur ami, tout en se persuadant que tout allait bien se passer. Il devait rester calme, montrer à Angus qu'il pouvait bien être "Fearless" quand il le voulait...

Enfin, aussi fearless qu'il était, il ne put s'empêcher de sauter lorsqu'il entendit un cri strident non loin de là où ils étaient. Il frissonna, regardant Angus d'un air perplexe et paniqué. Sans vraiment réfléchir et sans aucune explication, il se dépêcha pour attraper la main de son ami et l'entraîner en direction du bruit. Ce n'était pas son habitude de courir vers le danger, plutôt l'inverse- mais là, il y avait un espoir, ils pouvaient encore faire quelque chose. 


Mais au fur et à mesure qu'ils s'approchaient, un très mauvais pressentiment l'envahit, et il prit conscience du potentiel danger de la situation. Il aperçut soudain une silhouette de fillette, et il se précipita, à la fois plein de peur et d'espoir.

"Winona ?!" demanda-t-il sans vraiment y croire, voyant bien que la petite n'était pas rousse- à ses pieds, cependant, il y avait bien... 



Tom vit au dernier moment ce qu'on ne pouvait plus appeler "la Poufsouffle", vu qu'elle n'était que cheveux et sang, et il fit quelques pas en arrière, obligé de plaquer sa main contre sa bouche. Ses yeux s'embuèrent derrière ses lunettes, mais il se força à ravaler la tristesse qui vint après le choc. Il eut le réflexe de diriger son attention vers l'autre fillette, lui prenant les épaules pour détourner son regard innocent du triste spectacle.



"Shh... on va te sortir de là...", souffla-t-il en tentant de cacher l'irrépressible tremblement de sa voix. Il détourna les yeux, mais il n'arrivait pas à faire sortir l'horrible image de sa tête. C'était fini, leurs recherches avaient abouti, mais sur quelque chose que Tom n'avait même pas osé imaginé. Il se sentait honteux et en colère de n'avoir rien pu faire plus tôt... Mais ils n'avaient que trop peu de temps pour regretter. Qui sait quelles créatures rodaient encore autour d'eux en ce moment même ? Les sons de la forêt semblaient tout d'un coup plus intenses et menaçants. Au milieu de ces bruits naturels retentit un hurlement de loup qui fit frissonner le Serdaigle.


Le hurlement  ne venait pas de loin. Il leur fallait se dépêcher s'ils voulaient s'en sortir. Tom se tourna vers Angus, comptant sur lui pour l'aider à évacuer l'autre élève au plus vite. 
 
"I don't care", I say, caringly, as I care deeply

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Petit post illustré itou
Bon j'avais plus d'inspiration à la fin



Shire avait du mal à garder ses yeux sur cet enfant tant ce spectacle désolant lui était douloureux. Il s'obstinait à essayer de le calmer tout en sachant qu'il n'y parviendrait pas. Mais comment abandonner alors qu'au travers cette bête il pouvait percevoir le regard implorant d'un élève?

https://media3.giphy.com/media/I0qrCRcTQ6aty/giphy.gif

Il remarqua la peau déchirée de son dos lacéré contre l'écorce de l'arbre auquel il était attaché et se mordit les lèvres, impuissant et coupable. Il lâcha le crâne de Tyrell pour chercher dans les plis de ses robes un quelconque antalgique. Après avoir tiré des plantes, plumes, terres et œufs de ses poches intérieures de stockage magique, il trouva enfin un bocal contenant de l'extrait de mandragore. Il l'ouvrit précipitamment mais n'eut pas le temps de lui administrer: le loup-garou avait déjà hurlé à la lune, probablement de douleur d'ailleurs.
- Chhhhhht! tenta désespérément John. Chhhhht, ça va aller Tyrell, tais-toi veux-tu?
Sur ce il lui fit ingérer l'antidouleur qu'il avait trouvé le plus rapidement possible. En se penchant par dessus le garçon, il aperçut que ses liens étaient presque totalement défaits. Le retenaient-ils encore, même? Précautionneusement, il chuchota un sortilège pour les renforcer et former un rang supplémentaire de nœuds, le plus serrés possible, pour couper la circulation de Tyrell en douceur. Ainsi il ne sentirait plus ses blessures superficielles et il aurait plus de mal à se mouvoir, donc à faire le moindre mal.
Revenant sur ses genoux, il reprit la parole d'une voix tendre, espérant que son élève en comprendrait au moins l'intention de cette manière:
- Tyrell... Dans moins de deux minutes tu te sentiras mieux. Rien de folichon, mais je fais tout mon possible pour t'aider, Tyrell.
Il s'appliquait à prononcer son nom fréquemment, presque pour ponctuer ses phrases, afin d'éveiller l'homme piégé dans l'animal sanguinaire. Il n'évoquait pas non plus les circonstances de l'incident actuel pour ne pas le placer sous plus de tension. Ni de Winona, ni d'oubli de Tue-Loup dès la première lune hors de la ferme familiale, ni d'évocation de peur ou de conséquences ne se trouvaient dans son vocabulaire.
- Ce qui m'aiderait beaucoup, Tyrell, c'est que tu respires le plus lentement possible. Tu vois, Tyrell, on fonctionne pareil: ton rythme cardiaque va se ralentir, mais rien de dangereux, juste de quelques battements par minute, et tes muscles vont progressivement se détendre, Tyrell. Tu auras moins mal, et tes terminaisons nerveuses vont se calmer elles-aussi. Tu te concentres bien sur tout ce que je dis, Tyrell, n'est-ce pas?
Il ne faisait volontairement aucune référence à la forme physique de son interlocuteur, et passait les potentielles transformations encore à venir sous silence également  - comme la potion n'avait pas été prise à temps, il restait un espoir qu'il ne se métamorphose pas davantage. En le traitant comme un élève angoissé, il faisait appel à la face humaine du monstre. Cependant ce monstre venait certainement d'attirer une attention considérable sur lui en émettant autant de bruit. John Shire réfléchit à la possibilité de lancer un sortilège Oubliettes généralisé sur toute la forêt pour le couvrir, mais en ce cas tous les élèves seraient en incapacité de faire un rapport cohérent sur leur battue et Rowena perdrait ses comptes, donc il perdrait des élèves de plus. Bref ce n'était pas un risque à prendre. Gardant son sang-froid, il continua d'un ton posé qui se voulait rassurant:
- Tyrell, je sais que tu as très mal même avec la mandragore que tu as avalée, mais tu voudrais bien me rendre un grand service? Tu pourrais faire ça pour moi, mon petit Tyrell?
Il lui lança un regard fixe et insistant tout en continuant de lui caresser le front, cherchant une manifestation humaine dans ces énormes yeux bleus gonflés de sang.
- Il faudrait rester discrets, Tyrell. D'accord? Interdiction d'ouvrir la bouche maintenant. Je sais que ce n'est pas facile et que cette nuit ne s'annonce pas comme une partie de plaisir. Mais comprends bien que si tu ne respectes pas cette règle, je serai forcé de te bailloner, Tyrell. Et je n'en ai pas la moindre envie, compris?
John Shire se demanda subrepticement quels étaient les choix qu'il avait fait dans sa vie qui l'avaient mené à faire faire des exercices de sophrologie à un loup-garou en pleine puberté, au milieu d'une forêt, en pleine nuit.



Bettie vit Rozenn trébucher et se répandre sur un parterre de feuilles mortes sans pouvoir la retenir dans sa chute.
- Rozenn ! glapit-elle, impuissante.
Elle ne voyait apparemment pas ce que son amie voyait. Elle comprit quand Rozenn tira sur des cheveux roux. Pas très cool comme sauvetage, de se faire tirer les cheveux, mais au moins elles l'avaient retrouvée, non?
Non. Bettie eut le souffle coupé quand tout ce qui sortit du fourré fut un morceau de peau déchirée qui retenait tous ces cheveux ensemble.

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Quoi?
Qu'est ce qui se passait?



Angus entendit, tout comme Tom, le cri de fillette apeurée à proximité d'eux. Bien que de plus en plus surpris par le comportement de son ami, il se laissa attraper la main et tirer en direction du danger sans poser de question. Après une course effrénée pour retrouver la propriétaire de cet éclat de voix, il trouvèrent une petite blonde, qui n'était par conséquent pas Winona, mais qui semblait avoir tout autant besoin d'aide, vu comme elle était étalée à terre. Tom, ultra réactif, lâcha sa main pour se précipiter aux côtés de la première année horrifiée. Mais aussitôt cet élan pris, aussitôt il fit marche arrière sans trop qu'Angus comprenne pourquoi. Tom faillit lui rentrer dedans, obnubilé par sa vision d'horreur. Le serpentard serra ses mains autour des bras de celui-ci pour empêcher la collision et se pencher à sa gauche par la même occasion, pour constater de ses propres yeux ce qui se passait au sol.
Il vit. Un lambeau de peau ensanglantée, couronné de quelques cheveux roux emmêlés et terreux. Pas étonnant que la Poufsouffle encore entière ait paniqué comme ça. Angus desserra ses mains d'un coup, atterré. Il ne fallut pas plus de temps à Tom pour se relancer dans son élan salvateur et ré-avancer pour relever la petite fille.
Une Gryffondor qui semblait avoir le même âge se tenait à quelques mètres, essoufflée, les yeux grands ouverts. Bettie ne savait pas comment réagir, elle était juste pétrifiée dans ce torrent d'actions. D'abord une battue improvisée, puis des grognements indéfinissables tout proches, puis il fallait lancer un sortilège à peine appris et courir de toutes ses forces, puis protéger Rozenn mais ne pas oublier Winona, mais Rozenn lui avait lâché la main sans prévenir, puis elle avait retrouvé Winona qui n'était en fait qu'un bout de Winona, et Rozenn était tombée et s'était fait mal, et c'était sa faute, puis deux grands garçons étaient sortis de nulle part et l'un disait qu'ils venaient les aider, mais pourquoi tout ça était-il si glauque?
Elle n'arrivait pas à se concentrer sur la réalité, mais que sur des pensées parasites qui l'empêchaient d'agir. Pourquoi un Serdaigle et un Serpentard viendraient aider une Poufsouffle et une Gryffondor qu'ils ne connaissaient pas, par exemple? Et si c'étaient eux, les gars louches dont il fallait se méfier, qui avaient infligé ça à Winona? De fil en aiguille, ses angoisses se scénarisaient de plus en plus n'importe comment, avec de moins de moins de sens.
Un hurlement de loup lui glaça le sang et le fil des pensées. A présent elle était totalement tétanisée, incapable de raisonner de la moindre manière, et ce Serpentard se dirigeait vers elle.
En effet, Angus qui avait lui-même du mal à avoir les idées claires devant cette touffe de cheveux détachée du crâne correspondant, avait repris ses esprits dès que le cri perçant avait retenti. Son sens des responsabilités et le regard impérieux de Tom l'avaient réveillé de son choc premier pour lui dicter de sortir Bettie de là au plus vite. En s'approchant d'elle, il lui demanda prestement:
- Ca va tu n'es pas blessée, toi?
Elle ne répondit pas, perdue et terrifiée, ce qui ne lui ressemblait d'ailleurs pas.
- Tu peux marcher? tenta-t-il à nouveau.
Bettie ne dit pas un mot, sa langue était bloquée par sa mâchoire trop fermement serrée. Elle désigna Rozenn du doigt pour signifier qu'il fallait la sortir elle d'abord, ou bien elle refuserait de le faire d'elle même. Angus ne comprit pas l'intégralité du message mais capta le principal:
- Oui oui, Tommy va la sortir d'ici, on sort tous ensemble d'accord?
Il s'empressa de la monter dans ses bras et de questionner son meilleur ami aussitôt:
- Elle peut courir ou tu la portes, la Poufsouffle? On a pas le temps de traîner une seconde de plus.

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La montée d'adrénaline que provoquait la situation l'avait secoué et grisé, il était prêt même à les porter tous les trois si ça signifiait tous s'en sortir vivants.



Rowa fut surprise par un Solomon sauvage sorti d'à peu près nulle part qui l'assaillit d'une question soudaine.
- Je ne crois pas que quiconque l'ai retrouvée pour l'instant, Solomon, fit-elle d'un air triste. Mais le professeur Shire est à l'intérieur de la Forêt Interdite, quelqu'un l'a appelé avec une fusée de détresse. Je pense qu'on a une piste.
Elle se voulait encourageante mais elle était trop inquiète pour se forcer à sourire. Elle afficha alors des yeux remplis du plus d'espoir qu'elle le pouvait.
- Vous tous, là... désigna-t-elle tout l'étrange cortège qui suivait Solomon. Vous allez bien? Vous rentrez au château maintenant, hein?

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I am Fire. I am Death. I'm Fabulous
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Croustibat, premier de son nom, Président du Vice, Prince du Troll, Maître du Résumé et GM de l'Ecole de Magie et de Sorcellerie
 
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Un peu court mais je pense qu'il ne nous reste plus qu'à boucler la soirée et à avancer dans l'intrigue (wouhouuu après six mois dans la forêt)


Comme le fait remarquer Crousti, non Tyty ne parle pas mais en même temps C 1 LOU C NORMAL aret 2 me bolossé stp krousti Sad Sad Sad



Le Loup était furieux, excité par l'odeur du sang qu'il sentait tout proche.
Mais le Tue Loup donnait à Tyrell un avantage considérable. Il se raccrochait à la voix de Shire comme un noyé à une bouée de sauvetage. Il ne percevait déjà plus de mots distincts, mais son ton apaisant, le rythme réguler de ses paroles, appelaient à la conscience du garçon en lui et chassait la bête.
Petit à petit, au prix d'efforts considérables, l'animal ferma les mâchoires et gesticula de moins en moins, ses membres agités de tremblements périodiques. L'analgésique faisait son effet, réduisant la douleur qui lui brûlait le long du dos.
Tyrell n'était plus conscient que de deux choses: la terre sous ses pattes, et la voix de Shire.
Tant qu'il continuerait de parler, il pourrait tout supporter.
Il pourrait se juguler.



Bien malgré lui, Zeke sentit un frisson glacé lui parcourir le dos lorsqu'Arsa et Mathias décuplèrent les sons provenait de la forêt. C'était comme avoir la tête plongée dans un home cinéma jouant un film d'horreur en Dolby Digital Surround. Le genre de trucs que la version de 13 ans d'Ezekiel aurait faite avec un air de nonchalance affectée pour impressionner les jumeaux, mais qui l'aurait laissé tout tremblant, quelques heures plus tard, dans son lit à baldaquin, une main sur sa baguette.
Il avait confusément conscience qu'Arsa parlait, mais il ne prit complètement conscience de ses mots que lorsqu'elle s'adressa directement à lui.
Il tourna la tête vers elle, chassant prudemment toute trace de flippe de ses yeux. Il était un Gryffondor, merde.
Le sourire d'Arsa était aussi beau que d'habitude, même s'il était cette fois teinté d'urgence et de supplique. Il hocha courtement la tête, avec soudainement l'impression d'être investi d'une mission de la première importance.
- Chercher un prof, compris, lança-t-il par-dessus son épaule avant de prendre la direction du château à toutes jambes.
A mesure qu'il courait, il se rendit compte que traverser le château jusqu'aux chambres des professeurs - ou jusqu'à l'infirmerie - lui prendrait une bonne quinzaine de minutes. Et que Winona n'avait peut être pas si longtemps.
Dans une rare bouffée d'ingéniosité, il obliqua vers l'abri à balais.
Oh, il n'avait jamais été bon dans les airs. En fait, il était une catastrophe volante. Mais ce n'était pas le moment de se soucier du code des airs.
Plutôt confiant en le fait qu'on lui pardonnerait quelques entorses au règlement, il pulvérisa le cadenas de l'abri d'un sortilège avant d'enfourcher le premier balais venu et de décoller d'un impérieux coup de pied au sol.
Les balais de l'école étaient de vrais bûches, aussi maniables que des machines à laver. Zeke serpenta quelques secondes avant d'arriver à maintenir un cap respectable, et fusa dans la direction des chambres des professeurs.
La première fenêtre venue fut celle du professeur de potions, Novak. Zeke lança quelques coups de pied dedans, manquant de la fissurer, hurlant son bonsoir - "Ils ont trouvé Winona !". Il répéta l'opération à l'infirmerie et à la fenêtre de McGonagall, attirant par la même occasion l'attention d'un bon nombre d'élèves.
Sa mission accomplie, il fit effectuer un 180 branlant à son balais et fusa vers l'orée de la forêt. Du château, derrière lui, commençait à se répandre une foule compacte, composée de professeurs, de l'infirmière, et de ce qui semblait être la moitié de la maison de Poufsouffle.
Son atterrissage fut un peu moins délicat qu'il ne l'aurait souhaité. Comme point de repère, il s'était choisi la chevelure argentée d'Arsa, qui reflétait la lumière de la lune comme un phare dans la nuit. Sa descente en rase-motte bouscula un peu Mathias avant de l'envoyer rouler sur la jeune Serpentard.
En un bond, il fut de nouveau sur ses pieds, et offrit sa main à la jeune fille.
- J'ai prévenu tous ceux que j'ai trouvés... Maintenant, qu'est ce qu'on...
- Silence, intima brusquement Solomon. Quelque chose se rapproche.
Tournant les yeux, Zeke s'aperçut que la Poufsouffle aux cheveux bouclés et le Serdaigle étaient occupés à maintenir le sortilège d'amplification sonore d'Arsa. Une version de lui moins paniquée aurait certainement lancé un petit "nerd" bon enfant, mais en l'occurrence, il n'était pas d'humeur. Le sortilège s'était mis à vrombir, comme si plusieurs paires de pieds se précipitaient vers eux.
Il tira sa baguette, prêt à lancer une rafale de sortilèges -

- lorsque quatre silhouettes à bout de souffle émergèrent de la lisière.
Rozenn s'écroula au sol dès qu'ils furent hors des bois. Son visage était baigné de larmes, ses paumes et son genoux en sang. Ses poumons la brûlaient, et sa respiration étaient douloureuse.
Elle n'arrivait pas à arracher de son esprit la vision d'horreur des cheveux trempés de sang de Winona.
Elle s'accrocha désespérément à la jambe de pantalon d'uniforme du Serdaigle à lunettes qui l'avait secourue, lançant un regard dans la direction de Bettie, chargée dans les bras du Serpentard.
- Winona... Winona est... tenta-t-elle, la voix rauque, tandis qu'elle voyait une foule se rapprocher d'eux.




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Huh
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edit: j'ai barré ce qui allait plus dans la timeline comme ça pas de confusion

Un silence glaçant s’était installé à l’orée de la forêt, malgré la foule d’élèves et de professeurs attroupés et inquiets. Tous s’accrochèrent aux paroles de Rozenn, espérant qu’elle prononce le mot que tous voulaient entendre, qu’elle ne s’interrompe pas. Mais à la vue de cette petite, son état de détresse et surtout l’immense désespoir dans ses yeux et sa voix, tout le monde comprit. Le silence était un accord commun, presque même une consigne : ne pas en parler, du moins pas tout de suite.

Des professeurs réactifs vinrent auprès de Rozenn et Bettie, alors que d’autres mobilisèrent les élèves pour rentrer au château. Chacun restait prudent, n’osant pas briser le silence solennel mais pesant, et la scène fut évacuée étonnamment vite. Avant que Rozenn et Bettie ne soient emmenées à l’infirmerie, les professeurs remercièrent d’un regard reconnaissant Angus et Tom, tous deux encore haletants et en état de choc. Tom sentit un pincement au cœur (par-dessus tous ceux qu’il avait ressenti ces dernières minutes) en voyant les deux jeunes élèves s’éloigner. Il espérait juste qu’elles puissent aller mieux… Puis c’est envers Ezekiel que les professeurs hochèrent la tête en reconnaissance, pour avoir alerté ceux encore dans le château même avec un balai… récalcitrant, disons.

Encore dans la forêt, il ne restait que Shire et Tyrell, le professeur employant tous ses efforts pour faire revenir le jeune homme vers lui et enterrer le loup. Lorsqu’il sentit l’état de Tyrell se stabiliser, Shire en profita pour lancer un puissant sortilège d’endormissement. Enfin, le loup tomba de sommeil, et le professeur sentit une vague de soulagement après tant d’efforts récompensés. Il demanda du renfort à d’autres enseignants pour prudemment ramener l’élève dans une section dédiée de l’infirmerie, où il pourrait être soigné à l’abri des regards des autres et surtout être en sécurité.

Dans le même temps, la foule se dissipa et bientôt tout le monde avait laissé la forêt derrière eux, physiquement du moins, pour rentrer au château. Ils regagnèrent leurs chambres respectives sans un mot, seulement une sorte d’entente générale et muette qui semblait signifier que maintenant, ils étaient liés par leur malheureuse aventure et qu’ils se soutiendraient mutuellement en cas de difficulté.

Même si elle était déjà bien avancée, la nuit fût longue, surtout pour ceux qui avaient été aux premières loges des évènements. Tous se demandaient s’ils auraient pu empêcher cette tragédie, et surtout quelles en avaient été exactement les circonstances. Tous se demandaient également comment ils pourraient se lever le lendemain, et aller en cours comme si de rien n’était, comme si cette nuit avait été la plus banale de leur année. Bref, beaucoup de choses n’avaient pas osé être dites dans le silence du choc, et elles revenaient maintenant tourbillonner dans les têtes des élèves, les empêchant de trouver le sommeil…


***


C’est le cœur et les paupières lourdes que ces mêmes élèves se rendirent le lendemain dans la grande salle, qui semblait absolument moins agitée que d’habitude. Tout le monde attendait avec anticipation que la directrice prenne la parole, et peut-être apaise du mieux possible la tension palpable dans l’air. Si palpable qu’elle n’eût pas besoin de demander le silence lorsqu’elle commença.

« Chers élèves et chers collègues… Je pense qu’il est inutile de nommer ce qui nous porte peine, à tous, aujourd’hui. Il est néanmoins mon devoir, en tant que directrice mais aussi en tant qu’adulte, de vous en parler. J’aimerais formuler tout d’abord des excuses, de ma part surtout et de la part de toute l’équipe enseignante et administrative, car rien de tout cela ne se serait passé si nous avions eu une totale vigilance. Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour vous venir en aide et réparer les éventuels dommages que les événements ont laissé – c’est notre responsabilité et nous tiendront ce rôle à cœur. 


J’aimerais également remercier personnellement vous tous, nos élèves : ceux qui nous ont alerté dans le premier temps ; ceux qui ont eu le courage de participer aux recherches malgré le danger ; et enfin, ceux qui ont tout mis en œuvre pour porter secours aux élèves les plus vulnérables. Je considère que vous avez tous eu ici un rôle à jouer pour limiter la portée de cet accident déjà trop éprouvant ; c’est pourquoi je n’attribuerais pas de point aujourd’hui.


Les efforts depuis hier ne sont pas ceux d’une maison, et ne rentrent pas dans le cadre d’une compétition scolaire. Ils représentent avant tout autre chose l’unité de notre école et les qualités individuelles de chaque élève de Poudlard. Puisse cette unité et votre force vous permettre de surmonter cette épreuve et d’en sortir apaisés, encore plus sages et brillants que vous ne l’êtes. Je vous remercie. »


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C’est ainsi, sous les applaudissements timides d’élèves encore sous le choc mais encouragés, que sembla se fermer l’histoire de la forêt interdite, malgré beaucoup de questions encore sans réponse ; qu’était allée chercher la petite Poufsouffle pour se mettre dans un tel danger ? Pourquoi y avait-il des rumeurs d’un loup-garou dans la forêt, alors que ceux-ci sont habituellement neutralisés ? Et s’il était bien à Poudlard, qui était-ce ? Bref, que s’était-il passé exactement dans cette forêt ?

Ce sont ces questions qui restèrent dans un coin de la tête des élèves, alors que leur routine reprit petit à petit, et qu’ils retrouvèrent assez vite leurs habitudes, essayant de vivre en ignorant l’ombre de deuil qui assombrissait maintenant leur quotidien, certains plus que d’autres. Il leur fallut quelques semaines pour avaler, et plus encore pour que ces évènements ne soient plus leur première préoccupation…

Tout cela nous menant maintenant en (insérer un mois ici)... je laisse la prochaine personne qui poste choisir Wink
"I don't care", I say, caringly, as I care deeply

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Rowa n'avait pas eu le droit de passer la nuit dehors, aussi inquiète qu'elle soit, qu'après avoir perdu une élève dans cette putain de forêt, on y ait laissé Tyrell. McGo avait ordonné à un de ses amis blaireaux de la ramener au château sous son bras, et elle s'était retrouvée dans l'infirmerie, non sans protestation.
Toute la nuit elle avait collé son nez aux carreaux orientés Est, soit le côté de la forêt Interdite où Tyrell et le professeur Shire avaient disparu depuis 18 heures. Et cette nuit blanche où pas une seule seconde elle n'avait relâché son attention, avait été vaine: ils avaient refait surface autour de sept heures du matin, alors que le jour n'allait pas tarder à se lever. Qu'est-ce qu'ils avaient foutu tout ce temps? Toute une lune à tourner en rond, Rowa avait eu le temps de faire le tour de toutes les possibilités les plus improbables. Peut-être que Tyrell était le fils caché de Shire? Ce serait étrange. Peut être qu'ils étaient liés par un autre secret, plus sombre? Peut-être étaient-ils tous les deux responsables du meurtre de Winona? Quelle horreur ce serait... Ou ils avaient une aventure? Erk... Et s'ils continuaient à rechercher Winona sans savoir qu'on l'avait retrouvée? Ils se seraient perdu en vain... Et si Tyrell avait été attaqué par la même chose que Winona, qu'il avait eu des ennuis, et que Shire avait essayé de lui venir en aide, mais qu'il galérait? Ce scénario était atroce lui aussi. Pire, s'ils avaient été tous les deux tués? En temps normal, Rowa n'aurait peut-être pas paniqué aussi facilement, elle se serait dit à elle-même que c'était invraisemblable et qu'elle devait dédramatiser l'affaire, mais dans ces circonstances déjà si cauchemardesques... Aucune supposition n'était écartée.
Le fait est que dès qu'ils ont sorti le bout du nez des bois, Rowa a aspiré tellement d'air d'un coup qu'elle a failli s'étouffer, et elle a sursauté avec tant d'amplitude qu'elle s'est cogné le front contre la vitre, puis s'est écrasée au sol en tombant de son lit. Ils étaient en vie, et de retour! Mais Rowa ne s'accorda pas dix secondes de convalescence, elle devait se ré-agripper immédiatement au rebord de la fenêtre pour rejeter un coup d'oeil et mieux comprendre la situation. Leur dégaine l'intriguait et l'inquiétait : le professeur en jumper portait à moitié son élève, qui semblait exténué et tout cassé. Tyrell avait presque l'air ivre mort. Il était couvert des grandes robes de Shire, mais quand un membre sortait de sous le tissus, on pouvait apercevoir sa peau rougie ou déchirée entre deux lambeaux de chemise ou de pantalon. Il était en chaussettes et même celles-ci étaient trouées. Mais que s'était-il passé, bordel ?  Huh
Quelques lits plus loin, Bettie s'enquit:
- Row... Rowena? Qu'est-ce qu'il se passe, tu veux notre aide?
Elle incluait Rozenn dans ce qu'elle disait, comme à son habitude, parce que qu'elle lui demande son avis ou non, le résultat serait le même: Rozenn aiderait volontiers.
Mais Rowa s'était redressée aussitôt qu'elle s'était sonnée, alors ça devait aller, du moins physiquement. Parce que mentalement, tout le monde était sous le choc, entre déni et crise de nerfs. La grande poufsouffle venait tout juste de le démontrer, elle était dérangée, comme pas mal d'élèves ayant participé à la battue.
- Elle n'a pas l'air de s'être fait mal, assura Bettie à voix basse pour donner un sens rassurant à ce qui se passait, autant pour Rozenn que pour elle.



Pendant ce temps, John Shire, qui avait l'intention de ne pas assumer ses responsabilités à moitié, avait attendu patiemment que Tyrell reprenne forme humaine. Vers sept heures du matin, après ne pas avoir fermé l'oeil une seconde de toute la nuit, il remarqua les membres monstrueux du loup se métamorphoser à nouveau en bras et jambes maigres et meurtries. Le corps du jeune homme reprenait forme lentement, craquant à nouveau, mais plus aigu cette fois-ci. Il ne se débattit pas pourtant pas, sûrement à cause de la fatigue, pensa John. Quand son élève fut totalement revenu à lui, il était dans une torpeur préoccupante. Il ne répondait toujours pas et sa tête retombait à chaque fois que John la relevait avec sa main. Il était glacé et presque inerte. Shire s'empressa de se découvrir de ses capes pour l'en envelopper avant d'amorcer le retour au château.
- Je présume que tu ne peux pas te lever, petite tête, souffla-t-il. C'est pas grave, je me lèverai pour deux alors.
Il passa ses mains sous les aisselles du garçon et le remit sur pied, toujours adossé à son arbre. Difficilement, il passa à son côté en passant un bras autour de ses côtes saillantes, pour le soutenir. Le point d'appui de Tyrell passa de l'arbre à son professeur, qui se mit à marcher en traînant ce poids encombrant tant bien que mal. Quand ils passèrent l'orée du bois, John Shire leva la tête vers le ciel qui s'éclaircissait doucement.
- Ah, soupira-t-il en cherchant le regard du jeune serdaigle, la lune a pris ses jambes à son cou, tu as gagné, Tyrell! Tu as gagné un bon repos bien réparateur, mon p'tit gars.
Sans s'arrêter, il lui ébouriffa les cheveux pour stimuler un signe de vie.
L'infirmerie n'était plus loin, et personne ne semblait les épier depuis les dortoirs en plus. Ce matin s'annonçait bien, pour le jour après la fin du monde.



Taylor décida de se cacher dans un placard toute la journée, ce matin. Il allait penser à ce qui s'était passé la veille, et cette nuit, et comment il allait anticiper la suite. Cette petite boule de poils était choquée comme quatre. Ces événements réveillaient des traumatismes enterrés qu'il fallait mieux confiner dans un placard. Taylor n'était pas ce genre de personne qui se laisse abattre, au contraire, mais aussi extraverti qu'il soit il lui fallait un minimum de "retrait digestif" comme il appelait ses petites absences ponctuelles.
S'il n'avait toujours pas digéré ses émotions ce soir, il irait probablement tout en haut de la tour d'astronomie coucher avec les étoiles.
Si ce n'était toujours pas passé, le lendemain il irait coller Ezekiel ou traîner dans la salle commune Poufsouffle.



Angus aurait voulu passer la nuit avec Tom, ça lui aurait évité de penser comme un fou au lieu de dormir. Mais il ne manquerait plus que ça pour que leur amitié qui transcendait les statuts de sang ne se fasse remarquer. Il l'avait donc raccompagné jusqu'à son dortoir pour s'assurer qu'il ne s'effondre pas avant, puis était aller s'effondrer dans son lit lui-même.
Ces deux-là avaient été presque oubliés. Ok, ils étaient de grands garçons, ok, ils avaient été gracieusement remerciés pour avoir secouru les deux petites, mais l'étape soutien avait été quelque peu zappée. Dès le lendemain, il proposerait à Tom d'aller voir comment s'en sortent Bettie et Rozenn, histoire de support mutuel et tout ça.
C'est en sortant de la Grande Salle encore résonnante du discours de la proviseure, qu'il lui demanda de l'accompagner à l'infirmerie. Il devait être sept heures cinquante cinq, et en temps normal ils auraient déjà été tous deux occupés à se rendre à leurs cours respectifs, mais ce matin les cours avaient été banalisés, de toute manière. Ils n'auraient même pas à briser de règle pour rendre visite à leurs protégées.
- Je ne sais pas encore ce qu'on va bien pouvoir leur dire sans être totalement awkward, mais on à qu'à y aller juste pour être sûrs qu'on s'occupe bien d'elles, glissa-t-il à Tom. Après ce qu'elles ont vécu cette nuit, enfin tu sais...
Il avait du mal à finir sa phrase avec un sens sans laisser s'échapper qu'il voulait qu'on s'occupe d'eux aussi.


Voilà la chronologie est totalement fucked up
Merci bibi
I am Fire. I am Death. I'm Fabulous
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Another day, another post avec tyrell qu'est là mais qui parle pas

Rozenn avait déjà confusément entendu parler des phases du deuil. Un truc que sa maman la psy moldue lui avait raconté, il était une fois, quand son arrière-grand-mère était morte. Mais alors, Rozenn avait été encore plus jeune qu'aujourd'hui. Elle n'avait que très peu connu Arrière Grand Maman Gallagher. Le deuil était quelque chose d'abstrait.
Cette fois-ci, elle se le prenait en pleine face.
Winona.
La première à lui tendre la main le jour de sa répartition. Sympa, souriante, vivante.
Ce n'était pas possible. Elle n'avait retrouvé que des cheveux. Ca ne voulait rien dire. Elle pouvait encore très bien être quelque part dans la forêt, seule et apeurée, il fallait qu'ils y retournent.
Mais dans sa tête tournaient aussi en boucle les mots de sa mère.
Le déni, le déni, le déni.
Ca allait la rendre folle.
Lorsque Bettie éleva la voix, elle fut follement reconnaissante pour la distraction qu'elle lui offrait. Rowa, oui. Elle avait été avec elle quand tout ça avait commencé, quand le Serdaigle avait saisi son livre et lancé la battue.
"Elle n'a pas l'air de s'être fait mal".
Le ton de Bettie était bas, rassurant. Heureusement qu'elle n'était pas seule dans cette galère. Sans Bettie, elle ne savait pas où elle en serait.
- On devrait peut être aller s'en assurer, proposa-t-elle.
En vérité, elle n'avait juste pas envie d'être seule dans son lit. Et elle suspectait que son amie non plus.
Elle sauta au bas de son lit et se dirigea à pas de loup jusqu'à ce lui de Rowa. Elle se hissa sur le pied du lit de la jeune fille qui se tenait à la fenêtre.
- Toi non plus, t'as pas dormi? Demanda-t-elle d'une voix blanche.
Mais avant que Rowa ait la chance de répondre, la porte de l'infirmerie s'ouvrit en grand.


Le matin mit cent ans à venir.
Cent ans que Tyrell avait passés à se battre contre lui-même, avec Shire comme seul point de repère et la douleur comme seule ancre.
Lorsqu'enfin la lune daigna disparaître derrière l'horizon, toute la tension dans les muscles de Tyrell se relâcha. Il eut à peine le temps d'une respiration avant que ses os se mettent de nouveau à se briser et à se réarranger sous sa peau. Mais il n'en sentait déjà plus la brûlure. La transformation voulait dire que c'était fini.
Il se laissa porter par Shire jusqu'à l'infirmerie, pathétique sac de plaies et de bleus. Sa conscience était pleine de fumée, mais il avait tout de même vaguement conscience qu'il devait sa vie à son professeur. Il n'était pas sûr de savoir comment le remercier. En fait, il n'était pas tout à fait sûr de pouvoir articuler le moindre son. Ca attendrait demain.
Il fit déposer contre des draps frais; l'infirmerie sûrement. Il sentit une main lui ébouriffer les cheveux, des mots résonnant dans ses oreilles sans qu'il puisse en tirer du sens. Rassemblant ses dernières forces, il s'agrippa au bras de Shire une seconde de plus, resserrant sa prise une seconde dans un remerciement silencieux.
Et puis il sentit sa conscience épuisée glisser enfin dans l'inconscient.
Et tout à coup il dormait.

Rozenn mit un instant à reconnaître les deux silhouettes qui avaient pénétré dans l'infirmerie, à la faible lumière du matin.
L'un d'entre eux était un prof, elle l'avait vu à la table des professeurs, mais elle n'avait pas encore eu de cours avec lui. Elle secoua sa mémoire pour retrouver son nom. Shimmer? Shire? Un nom en Sh.
L'autre silhouette, en revanche, était complètement méconnaissable.
Elle sentit son souffle se couper à la vue de tout le sang qui couvrait sa peau, allant jusqu'à maculer les robes de Shire et laisser des traînées écarlates sur les dalles de l'infirmerie. Etait-ce vraiment quelqu'un? A ce qu'il restait de ses vêtements, on aurait dit un élève.
Mais pas Winona.
Elle regarda le professeur le déposer dans un lit, précautionneusement, comme s'il avait peur de le casser. C'était superflu, pensa Rozenn, il était déjà complètement brisé.
Alors que Shire faisait demi tour, peut-être partant à la recherche de l'infirmière, peut être quittant l'infirmerie, elle l'appela d'une petite voix, essayant de ne pas réveiller les potentiels autres occupants de l'infirmerie.
- Professeur?
Sa propre voix lui sembla faiblarde et effrayée. Elle essaya de se reprendre.
- Qu'est ce qui s'est passé?
La question qu'elle voulait vraiment poser, c'était "est-ce que c'est l'oeuvre de la même bête qui a arraché les cheveux de Winona", ou bien "est-ce que ça pourrait arriver à d'autres d'entre nous", ou encore "est ce que vous avez trouvé Winnie, finalement?". Puisqu'apparemment, même dans des états déplorables, on retrouvait encore des élèves. Il y avait bien un espoir, non?
Le déni, le déni, le déni.


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Huh
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7 mois plus tard yesssssssssssssssss toujours plus

La Grande Salle était exceptionnellement silencieuse ce matin-là, la majorité des élèves ressassant les évènements, ou du moins la version des faits qu’ils avaient entendue. Le silence rendait à la fois l’atmosphère lugubre et étonnamment sereine, comme un calme après une tempête qui avait secoué toute l’école. Tous étaient dans leur monde, portant peu d’attention à ce qui d’habitude aurait provoqué murmures et interrogations ; ainsi Tom ne fut ni surpris ni inquiet lorsqu’Angus vint le voir. Il allait le faire lui-même – depuis hier, la compagnie et le soutien de son meilleur ami lui avaient terriblement manqué. Certes, certains de ses camarades l’avaient félicité après avoir eu vent de ses actes – et ne s’était pas gênés de lui faire remarquer que ça ne ressemblait pas à sa nature faiblarde… Mais qu’est-ce que ça signifiait pour lui s’il ne pouvait pas partager la gratitude avec son meilleur ami ?

Aller voir Bettie et Rozenn était une bonne idée, malgré l’appréhension que Tom ressentait. Angus avait raison, peut-être qu’ils ne sauraient pas quoi dire après ça, mais il fallait qu’ils essaient – il fallait qu’ils leur montrent qu’elles n’étaient pas seules dans leur épreuve. Ils se mirent donc en chemin de l’infirmerie, dans les couloirs normalement si agités et aujourd’hui beaucoup trop calmes. Le silence était revenu, mais cette fois, le fait qu’ils soient ensemble le rendait supportable. Ils n’avaient pas besoin de parler pour savoir qu’ils se comprenaient et qu’ils se soutenaient, ayant vécu la même chose.

Arrivant à l’infirmerie, l’infirmière leur montra le chemin vers Rozenn et Bettie, et ils tombèrent sur un professeur, qui avait l’air de ne pas avoir dormi de la nuit – un peu comme tous ce matin-là. Tom s’approcha de lui, ayant pris un peu d’assurance.
« Bonjour, um… On vient voir Rozenn et Bettie, on nous a dit qu’elles étaient… »
Il se coupa lorsqu’il balaya la salle des yeux pour voir Bettie. Un sentiment de devoir l’envahit, comme s’il était un grand frère voyant sa petite sœur en danger ou blessée, et cela lui parut étrange, étant donné que lui et Bettie ne se connaissaient pas. Il sentit cependant l’urgence d’aller au chevet de Bettie, et c’est ce qu’il fit, s’agenouillant auprès du lit avec hésitation.

« Bettie ? Euh, c’est Tom, tu te souviens de moi, et d’Angus ?... » Il fit bien attention à garder sa voix basse, pour ne pas effrayer ni angoisser la jeune élève. Il se retourna brièvement vers Angus, lui implorant des yeux de venir le soutenir, même s’il était certain que son meilleur ami l’aurait fait sans même qu’il lui demande.
"I don't care", I say, caringly, as I care deeply

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