Confinement revival ayoooo
Et comme je ne peux pas me mettre à faire des PNJs sans leur donner un visage et un nom (RIP Winona)
Pavé César
Dédi Crousti dans son Lit avec la Maladie (pas le Covi j'en suis happy)
Et comme je ne peux pas me mettre à faire des PNJs sans leur donner un visage et un nom (RIP Winona)

- Trouve cette Arsa, sur-le-champ.
Tobias opina du chef. Quand l'héritière Rosier vous intimait un ordre (enfin, une consigne éditoriale), vous vous empressiez de le mettre à exécution. L'autorité de la blonde à l'air en souffrance dépassait les murs du donjon de Serpentard: Toby avait beau être un Serdaigle, le nom seul de Rosier suffisait à le mettre au garde-à-vous.
Il se fondit dans la masse de badauds qui étaient venus assister à l'exécution en règle d'Angus Sadler (et qui devaient être bien déçus, désormais). Il dut se frayer un passage entre les épaules des élèves - on avait tendance à ne pas le remarquer, ce qui, dans le dangereux métier de reporter de l'école, avait ses avantages. Cela voulait également dire qu'on pensait rarement à lui lorsqu'il s'agissait d'écrire de grands articles. S'il menait à bien cette mission, ça changerait peut être. Mais par où commencer? Il n'avait qu'un nom. Arsa. Ce n'était pas grand chose. Toby n'était peut être pas dégourdi, mais il avait très bonne mémoire. Il retenait avec application la plupart des élèves en vue. Et Arsa, ça ne lui disait rien.
OK, Toby, comment tu procèdes? Réfléchis. Que ferait un bon reporter? Mobiliser ses sources. Voilà.
Dans la foule, il aperçut une écharpe bleue et argent. Tilt, fit l'ampoule. En voilà, un camarade à mobiliser.
Il s'approcha subrepticement.
- Euh, excuse-, excuse-moi? fit-il avec hésitation.
Le satané Serdaigle en question était fichtrement grand. Il devait être en sixième ou septième année, un grand échalas qui traînait souvent avec les Gryffondor - Taylor, d'après le carnet d'adresses mentales de Toby.
- Arsa, ça te dit quelque chose?demanda-t-il encore. Ca ne me dit rien, à moi.
La voix de stentor de Milena résonnait dans leur dos, encore plus théâtrale que précédemment, apparemment déterminée à faire une scène de cette confrontation. Après tout, Sadler l'avait cherché.
- Arsa? Vraiment? Elle n'est pas en cinquième année? Je ne savais pas que tu aimais les MILFs, Sadler. Et comment se peut-il que personne ne vous ait jamais vu ensemble?
Toby fronça le nez dans la direction de Taylor.
- Moi, j'y comprends rien, lui lança-t-il innocemment.
Meanwhile in Boucletteland
A ce même instant, Mathias émergeait du baril masquant l'entrée de la salle commune de Poufsouffle. Il lui avait fallu un sacré bout de temps avant de se remettre de ses aventures. Il continuerait encore à entendre cliqueter les crocs des acromantules pendant un moment dans ses pires cauchemars, c'était certain. Mais il avait également conscience qu'il se jouait plus que ses petites phobies, en ce moment. L'école était en deuil.
Il avait passé toute la journée blotti dans la salle commune, la tête sur les genoux de Solomon et une tasse de thé chaude à portée de main. Il y avait aussi ce Gryffondor expansif, Ezekiel, qui avait insisté pour rester avec eux. Bien que bruyant, il avait été d'une certaine aide, avec ses blagues de toto à répétition. Il prétendait que c'était uniquement pour détendre l'atmosphère, s'attirant un certain nombre de regards noirs de la part du stoïque Solomon. Mais Mathias suspectait surtout qu'il n'avait pas envie de rester seul dans ces heures sombres, et comme sa copine Serpentard lui avait faussé compagnie, il se raccrochait aux branches. Bien sûr, Mathias ne l'aurait jamais dit explicitement. Règle d'or du Poufsouffle: bienveillance. Ezekiel ("Zeke", comme il se tuait à les corriger) était le bienvenu aussi longtemps qu'il le voudrait.
Leur tranquille train-train avait été brisé par l'invasion des avions en papier. L'un d'eux avait même failli renverser le Oolong de Mathias. En dépliant l'impertinent origami, Mathias avait été ébahi de reconnaître l'arrière du crâne de Tom en première page. Immédiatement, le malaise l'avait envahi. Il était là, à pleurer sur son triste sort, alors que Tom devait avoir davantage besoin de soutien encore.
Il avait donc faussé compagnie à ses amis (non sans s'attirer un regard meurtrier du Serdaigle qu'il laissait en compagnie de l'exubérant Gryffondor), et le voilà, remontant les couloirs vers la tour de Serdaigle à la recherche de son ami.
Il n'eut pas à chercher longtemps: il passait à la hauteur de l'infirmerie, lorsque le Serdaigle en question déboula comme un boulet de canon pour le percuter de plein fouet.
- Tom! s'exclama-t-il en saisissant le garçon par les épaules pour l'empêcher de rouler au sol.
Il tenait encore dans une main un exemplaire froissé de la Gazette fatidique.
- Je te cherchais, justement... Je viens de voir le journal, et... est-ce que tout va bien? S'interrompit-il en remarquant le regard fuyant de son ami.
Tobias opina du chef. Quand l'héritière Rosier vous intimait un ordre (enfin, une consigne éditoriale), vous vous empressiez de le mettre à exécution. L'autorité de la blonde à l'air en souffrance dépassait les murs du donjon de Serpentard: Toby avait beau être un Serdaigle, le nom seul de Rosier suffisait à le mettre au garde-à-vous.
Il se fondit dans la masse de badauds qui étaient venus assister à l'exécution en règle d'Angus Sadler (et qui devaient être bien déçus, désormais). Il dut se frayer un passage entre les épaules des élèves - on avait tendance à ne pas le remarquer, ce qui, dans le dangereux métier de reporter de l'école, avait ses avantages. Cela voulait également dire qu'on pensait rarement à lui lorsqu'il s'agissait d'écrire de grands articles. S'il menait à bien cette mission, ça changerait peut être. Mais par où commencer? Il n'avait qu'un nom. Arsa. Ce n'était pas grand chose. Toby n'était peut être pas dégourdi, mais il avait très bonne mémoire. Il retenait avec application la plupart des élèves en vue. Et Arsa, ça ne lui disait rien.
OK, Toby, comment tu procèdes? Réfléchis. Que ferait un bon reporter? Mobiliser ses sources. Voilà.
Dans la foule, il aperçut une écharpe bleue et argent. Tilt, fit l'ampoule. En voilà, un camarade à mobiliser.
Il s'approcha subrepticement.
- Euh, excuse-, excuse-moi? fit-il avec hésitation.
Le satané Serdaigle en question était fichtrement grand. Il devait être en sixième ou septième année, un grand échalas qui traînait souvent avec les Gryffondor - Taylor, d'après le carnet d'adresses mentales de Toby.
- Arsa, ça te dit quelque chose?demanda-t-il encore. Ca ne me dit rien, à moi.
La voix de stentor de Milena résonnait dans leur dos, encore plus théâtrale que précédemment, apparemment déterminée à faire une scène de cette confrontation. Après tout, Sadler l'avait cherché.
- Arsa? Vraiment? Elle n'est pas en cinquième année? Je ne savais pas que tu aimais les MILFs, Sadler. Et comment se peut-il que personne ne vous ait jamais vu ensemble?
Toby fronça le nez dans la direction de Taylor.
- Moi, j'y comprends rien, lui lança-t-il innocemment.
Meanwhile in Boucletteland
A ce même instant, Mathias émergeait du baril masquant l'entrée de la salle commune de Poufsouffle. Il lui avait fallu un sacré bout de temps avant de se remettre de ses aventures. Il continuerait encore à entendre cliqueter les crocs des acromantules pendant un moment dans ses pires cauchemars, c'était certain. Mais il avait également conscience qu'il se jouait plus que ses petites phobies, en ce moment. L'école était en deuil.
Il avait passé toute la journée blotti dans la salle commune, la tête sur les genoux de Solomon et une tasse de thé chaude à portée de main. Il y avait aussi ce Gryffondor expansif, Ezekiel, qui avait insisté pour rester avec eux. Bien que bruyant, il avait été d'une certaine aide, avec ses blagues de toto à répétition. Il prétendait que c'était uniquement pour détendre l'atmosphère, s'attirant un certain nombre de regards noirs de la part du stoïque Solomon. Mais Mathias suspectait surtout qu'il n'avait pas envie de rester seul dans ces heures sombres, et comme sa copine Serpentard lui avait faussé compagnie, il se raccrochait aux branches. Bien sûr, Mathias ne l'aurait jamais dit explicitement. Règle d'or du Poufsouffle: bienveillance. Ezekiel ("Zeke", comme il se tuait à les corriger) était le bienvenu aussi longtemps qu'il le voudrait.
Leur tranquille train-train avait été brisé par l'invasion des avions en papier. L'un d'eux avait même failli renverser le Oolong de Mathias. En dépliant l'impertinent origami, Mathias avait été ébahi de reconnaître l'arrière du crâne de Tom en première page. Immédiatement, le malaise l'avait envahi. Il était là, à pleurer sur son triste sort, alors que Tom devait avoir davantage besoin de soutien encore.
Il avait donc faussé compagnie à ses amis (non sans s'attirer un regard meurtrier du Serdaigle qu'il laissait en compagnie de l'exubérant Gryffondor), et le voilà, remontant les couloirs vers la tour de Serdaigle à la recherche de son ami.
Il n'eut pas à chercher longtemps: il passait à la hauteur de l'infirmerie, lorsque le Serdaigle en question déboula comme un boulet de canon pour le percuter de plein fouet.
- Tom! s'exclama-t-il en saisissant le garçon par les épaules pour l'empêcher de rouler au sol.
Il tenait encore dans une main un exemplaire froissé de la Gazette fatidique.
- Je te cherchais, justement... Je viens de voir le journal, et... est-ce que tout va bien? S'interrompit-il en remarquant le regard fuyant de son ami.
Pavé César
Dédi Crousti dans son Lit avec la Maladie (pas le Covi j'en suis happy)
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