Alours Chupakat je commence par les trucs désagréables genre les tournures de phrases ou les fautes héhé : D'autres bruits, pourtant, s'élevait (s'élevaient*) / Ses cheveux étaient sales et échevelés, comme si elle eut besoin de se défendre. Ce qui fut sans doute le cas (l'emploi du passé simple là est pas correct je pense. Tu devrais plutôt mettre un truc du style "ce qui avait sans doute été le cas"), (j'aurais plutôt mis ":" à la place de la virgule jcroé) son visage était emplit (couvert ?) d'ecchymoses, ses bras étaient marqués de contusion. / Un homme se tenait debout, juste devant elle, adossé, au mur (ça fait répétition de "un homme" dans le texte, au pire tu peux mettre "un autre homme"). / Cette situation l'inquiété. (l'inquiétait*) / On en a aucune idée, on la rattrapait dans cet état. (l'a rattrapé*) / Mais je t'en pris (prie*)
EDIT ; MARDE j'avais pas fini cette critique !! donc je disais que en gros le texte est cool malgré les fautes sur la forme et quelques maladresses au niveau des tournures de phrase, mais sinon c'est BIEN. Je veux dire, on sent bien l'ambiance que tu souhaites faire émaner de tes lignes, et y'a un bon rythme. Ca fait parti d'un texte plus grand ou c'était juste un petit truc comme ça ?
Aria >
j'aime bcp ton style, je saurais pas comment décrire mais il est à la fois super clair et démonstratif tout en gardant une espèce de retenue, donc je suis un peu déçue de pas avoir pu lire un texte un peu plus dense !
Si je dois faire une ou deux critiques aux abus de rimes genre "Une nuit agitée. Des rêves répétées. Une amitié menacée. Cette jalousie suffocante l'étranglait", ça sonne pas bien au beau milieu d'un texte je pense, et aussi aux formulations dans les paroles directes , par ex "Ne suis-je pas hétérosexuelle ?" ça peut peut-être faire un peu pompeux BREF si y'a une suite je veux bien que tu me l'envoies ! (balance ton blog héhé)
Et Groovix c'est vraiment une oeuvre littéraire formidable artiste
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je poste pour la première fois de ma vie sur ce topic j'ai trop de pression. Pour resituer dans le contexte rapidement parce que c'est issu d'un truc bcp plus massif (ceci est un texte
inachevé) :
_ on est dans une époque futuriste qui a connu une apocalypse, un virus zombie, bref : à la suite de ce virus, qui a vraiment ravagé les 5/6 de la population, tous les pays ont été remanié, les frontières revues selon les pouvoirs qui se sont mis en place. Ici, il est question du Japon et de la Russie, qui ont globalement gardé les mêmes frontières, mais sont l'un et l'autre devenus autoritaires de A à Z (voir totalitaires)
_ pour ce qui est du japon, c'est évoqué dans le texte un peu plus loin, et la Russie fait parti d'un ensemble plus grand, une coalition de pays en gros enfin bref : le problème étant que la Russie (qui est dirigé par les Ievseï-Aleksandrov) cache au reste du monde et à sa coalition (pas très très bien tout ça) qu'elle est littéralement submergée par les vagues de rébellion, et qu'il s'y passe une guerre civile extrêmement violente.
_ Donc le personnage principale est JAPONAIS mais est parti en RUSSIE, or il a rien à foutre là et il emmerde un peu beaucoup le gouvernement Russe parce qu'il est témoin de la guerre civile, mais surtout il la filme, c'est un gros parasite qui leur colle littéralement au cul et ça sent pas bon du tout si ça sort des frontières.
Bon voilà j'en arrête là avec mes explications miteuses
et ceci est un lien d'une musique que ça serait bien d'écouter avec bises
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«Saburo»
«Saburo, si tu me reçois, réponds-moi, c'est important.»
La nuit était pleine, sur les plateaux alpestres Russes qui joignaient Okhotsk et Chabarovsk. Plateaux, dont, d'ailleurs, personne n'évoquait jamais le climat.
C'était une erreur. En terme de duplicata minutieux de l'ère glaciaire, ils étaient au moins à classer au patrimoine mondial de l'Unesco.
Un drap de nuage sombre couvrait la lune, laissant l'horizon baigner dans un brouillard morose et lugubre. S'il ne neigeait pas, le givre qui recouvraient la terre compensait considérablement le blanc manquant du paysage. En terme de température ambiante, on frisait les -20°C.
Vivifiant.
Il n'y avait que le bruissement du vent dans les rares feuilles frigorifiées des arbres pour faire frémir l'appesantissement froid de l'atmosphère, et, ponctuellement, se joignant à l'inerte mélodie, la cadence d'une respiration époumonée. Elle trouvait pour origine la silhouette solitaire, qui, boitillante, progressait dans le paysage hostile, exhalant à intervalles réguliers son souffle sur sa main gauche, pour empêcher cette dernière de se congeler. Si la technique était naïve, elle permettait néanmoins de ne pas se sentir vain face aux éléments. Tout était affaire de mental.
Et du mental, Stan Feng,
«Saburo Feng» comme certain le nommait encore, en avait. Quatre ans, qu'il errait de la sorte. Quatre ans, que, chaque soir passé sur la route, il repoussait son endurance au delà du raisonnable. Quatre ans qu'il avait successivement passé le cap ; de bon civile Japonais, s'était mué en fugitif, puis en clandestin, jusqu'à bientôt être proclamé ennemi confidentiel numéro 1 de la Russie. Quatre ans qu'il risquait la mort, s'enfonçant au plus profond des probabilités de rejoindre l'autre monde dans l'heure, et quatre ans qu'il persistait à s'enliser au sein de ce doux enfer.
C'était son mode de vie.
C'était la route qu'il avait choisie.
«Saburo, réponds. Je ne peux pas t'expliquer comme ça. Il faudrait qu'on se voie. Il faut qu'on se voie.»
Il y avait un nombre incalculable de choses à narrer, à propos de Stan Feng. Tout autant de choses qui disparaîtraient dans le néant si les soldats des Ievseï-Aleksandrov le rattrapaient. Deux ans auparavant, effrayé du lendemain, il s'était mis en tête d'écrire son vécu. Mais, entre les fuites, les expéditions kamikazes et le reste, bien vite, l'évidence lui été apparue que ç'aurait été confiner en quelques mots des milliards d'expériences. Des choses incroyables, et terrifiantes. Des choses qui prouvaient qu'au summum du progrès, le monde ignorait encore tout de lui-même. Qu'il ignorait tout de la profondeur de la désolation qui l'habitait.
Ainsi, Stan avait choisi de bannir la peur, et de prôner la survie.
Il ne laisserait personne l'attraper, avant d'avoir pu mettre à plat ces quatre ans de folie. Et certainement pas la mort.
«Je te connais Saburo. Je sais que tu n'aurais jamais abandonné ta radio. Réponds.»
Dans l'enfoncement rocheux d'un escarpement, s'appuyant sur sa canne de bois de sa main gauche, Stan déploya laborieusement sa vieille tente. Un modèle Quechua qu'on ne faisait plus, un marsouin ridicule aux élastiques presque en totalité rompus. Il y tenait comme à la prunelle de ses yeux ; c'était sa plus ancienne amie.
Il déposa face à lui le sac à dos qui l'appesantissait depuis le début de la journée, et, aidé de la lanterne qu'il avait accrochée à sa cane, en sorti un vieux morceau de pain rassis. Dans un soupir rompu, il se laissa tomber à l'intérieur de la tente, pour croquer à pleine dent dans le quignon.
Il s'agissait là d'une bien modeste subsistance ; il allait encore crever la dalle toute la fin de nuit durant, mais c'était ça, la vie de baroudeur.
Demain, il pêcherait. C'était plus facile de la chasse, compte tenu de son état : sa jambe gauche avait finalement rendu l'âme au terme d'une longue agonie, il y avait deux mois de cela.
Pris dans une nuée de gaz corrosif, la sale affaire. Stan ne s'était jamais préparé à ce qu'on emprunte les mêmes méthodes pour l'atteindre que celles qui avaient été utilisées à Surgut, pour éradiquer le noyau de la rébellion russe, deux ans plus tôt.
Une grave erreur. Il en avait payé le prix fort, et en rageait encore.
Après les diffusions de gaz à Surgut, dans la Russie encore insurgée, le périmètre s'était aussitôt fait baptiser "Terre morte". À quelques nuances de constituants près, l'appellation correspondait tout autant à la jambe de Stan, désormais.
À cette époque-là, encore coursé de près d'une unité de l'armée Ievseï-Aleksandrov, dès lors que, ne distinguant plus aucun char, une légère odeur de javel avait saturé l'atmosphère, Stan avait compris. Parce que oui, ça sentait la javel, cette connerie de corrosif. La seconde suivante, déjà, son visage le piquait comme si des milliers de dards si enfonçaient sans relâche. La suite ? La brûlure aveuglante de ses cornées. Alors, en dépit de s'être préparé à des milliards d'autres choses mais jamais à une telle barbarie, il avait dans sa course folle furieuse fait la seule chose qui lui apparaissait encore rédemptrice ; donnant un nouvel usage à la vieille bâche imperméable qui servait de norme à calfeutrer sa tente, se terrant dans un coin, il en avait fait une couverture de survie, priant pour que le gaz ne parviennent pas à la ronger. Mais pour protéger
et lui-même
et le contenu de son sac à dos qu'il avait conquis au péril de sa vie — pour ne citer qu'un exemple, des bandes de films inédites des Terres mortes ; Sugrut, Novossibirsk, Norillsk,... —, mathématiquement, géométriquement, physiquement, la bâche était insuffisante.
La conjecture était facile à se représenter ; il avait fallu sacrifier quelque chose, ça avait été sa jambe.
Il faudrait qu'il l'ampute, Stan le savait, mais pas avant d'avoir rejoint la civilisation ; mise à part pour s'évanouir de douleur et mourir d'hémorragie, s'en délester maintenant ne lui servait en rien. Pour le reste, il avait extrait l'épaisseur interne de la bâche, l'ayant changé en atèle de fortune, et, un peu peureusement, s'était cantonné à ne plus jeter un œil dessous, depuis l'accident. Il avait encore senti sa jambe une semaine, elle l'avait brûlé à s'en arracher la peau, puis elle était morte, peu à peu. Un poids insensible, désormais.
Stan avait préféré ne pas insister plus que ça.
Au moins, l'armée le pensait terrassé.
En avalant la dernière bouchée de son quignon de pain, il lorgna l'intérieur de son sac à dos, où clignotait encore le signal lumineux de veille de sa radio. Plissant les yeux, il mira l'appareil, comme pour le jauger. Depuis quelques jours, la même comédie opérait à chacune de ses pauses : il ne pouvait s'empêcher, comme un toc, de repasser en boucle le tout dernier enregistrement de sa cassette, celui du message qu'il avait reçu, l'avant-veille. En guise de locuteur, son cousin.
Mok Seung Feng.
Cette soirée-ci ne ferait pas exception non plus : cédant encore une fois à sa tentation curieuse, Stan appuya du bout de sa cane de bois sur le bouton "play" de l'appareil.
Et pour la centième fois, une voix grave et grésillante vibra dans la nuit.
«Saburo, si tu me reçois, réponds-moi, c'est important. Je ne peux pas t'expliquer comme ça. Il faudrait qu'on se voie. Il faut qu'on se voie.»
En substance, Mok était moins connu pour ses incroyables talents de jardinier que pour son statut de Secrétaire Général de la Section Interrogatoire du Japon. C'était l'une des raisons qui avait poussé Stan à, un peu abruti, ne pas se manifester, la toute première fois que le signal lui était parvenu.
«Je te connais, Saburo. Je sais que tu n'aurais jamais abandonné ta radio. Réponds.»
La dernière conversation que Mok et Stan avaient entretenue, datait, entre autres, de quatre ans auparavant, soit un mois avant le départ de Stan du Japon. Un échange qui resterait tant dans l'Histoire pour sa brièveté que pour l'absence royale d'épanchements larmoyants qui l'avait accompagné.
«D'accord.», Avait répondu la voix, confrontée au silence, de l'autre côté des ondes. Stan avait cru entendre un soupir, et s'était fait la réflexion que ce genre de fléchissements, de la part de son cousin, lui avait toujours été étranger.
«Tu n'es pas stupide, tu te doutes bien que si je te contacte, ce doit être pour des raisons autrement plus importantes que des discordes puériles. Contente-toi de m'écouter, si tu as envie de faire le mort.»
Mok Seung faisait partie de cette catégorie de personnes dont la condescendance était un supplice à vivre, lorsqu'il avait choisi de ne vous accorder aucun crédit. En ça, il ne semblait pas avoir changé.
«L'Insurrection s'est écroulée, Saburo.»
L'Insurrection, avec un grand «I», était le mouvement revendicateur des droits de l'homme le plus important du Japon, un exemple même de structure politiquement gagnante. À l'origine, un mouvement, un nom conventionnel, des idées de reconstruction sociale, de remise à niveau institutionnelle ; le parti élevé à la tête de la nation, le Japon aurait presque pu être brandit au rang de toute première démocratie Républicaine post-apocalyptique. Les idées du système connaissaient nombres d'imperfections préjudiciables, certes, mais elles demeuraient l'ébauche la plus ressemblante d'État humaniste qu'aucun pays n'ait encore été en mesure de suggérer, depuis le virus.
Mais sommairement, la conjecture la plus prévisible des scénarios politiques post-apocalyptique ravagea vite les utopistes Japonais ; la censure du parti par les Autorités d'ors et déjà en place, sous prétexte de scandales à la provenance trouble. Ces évènements dataient d'une vingtaine d'années antérieures.
Or, loin de s'être éteint, à défaut d'avoir échoué dans la voie du pacifisme, l'Insurrection était née.
Et les rues, chaque jour, se voyaient tapissées de milliers d'affiches scandant l'Insurrection, toutes arrachées presque aussitôt par les autorités. L'interdit du parti devint raillé, tant sa popularité au sein de la foule grandissait en même temps que le ridicule acharnement autour de sa prohibition.
«Nous les avons débusqués.»
L'Insurrection aurait pu prendre la main sur le Japon.
Elle aurait vraiment pu le faire, si des hommes comme Mok Seung Feng n'existaient pas.
La haine encore aussi à vif que la première fois dont il avait pris connaissance du communiqué, les poings gelés de Stan se serrèrent.
«Gros con.», grommela-t-il, en rapatriant sa radio à l'intérieur de la tente, en même temps que son sac à dos. Il zippa la vieille fermeture éclair, et, tandis qu'il fouillait dans son bagage à la recherche de la carpette qui lui servait de couverture, la voix grave et lente du commandant reprit :
«Saburo, nous avons toujours été honnêtes l'un envers l'autre, n'est-ce pas ? Je le suis encore aujourd'hui : il y a quelque chose, qui a changé. En ce qui me concerne, j'entends.»
C'était à compter de ces mots-là, que trouvait origine la raison des tourments de Stan.
Mok Seung s'était exprimé comme il traitait chaque cas d'administration dont il était garant : avec un flegmatisme formel exaspérant. Néanmoins, au prix de l'avoir côtoyé toute sa jeunesse, Stan possédait désormais l'attrait d'être en mesure de décoder avec parcimonie un maître dans l'art du renseignement japonais. Si, bien des années auparavant, il n'était jamais parvenu à tirer quoi que ce soit du visage lisse de son cousin, ni pensées, ni émotions, ce devait être ici son léger abus de solennité froide, qui lui avait mis la puce à l'oreille ; quoi qu'il dise par la suite, Mok Seung était sincère.
Il savait mentir comme un souverain, mais visiblement, ignorait toujours comment masquer son authenticité.
Les mauvaises habitudes du trompeur qui s'y égare.
«Toutes les têtes de l'Insurrection sont tombées, leur exécution a eu lieu ce matin-même, à dix heures. Nous sommes le 5 mars, d'ailleurs.»
Le pragmatisme de Mok Seung : en pleine ébauche de trahison contre son gouvernement, il n'en oubliait pas qu'au beau milieu de la Russie insurgée, les calendriers étaient une denrée rare. Désormais, on était le 7 mars.
«Tu connais sans doute le nom des Zheo Dong.» Le couple Zheo Dong étaient deux démocrates emblématiques et populaires de l'Insurrection. Un peu les Raymond et Lucie Aubrac de la post-apocalypse. Nulle doute qu'ils avaient dus faire l'objet d'une exécution publique.
«Leur plus jeune fils vit encore. Ainsi que... Ezra Hara. Ce sont les deux derniers insurrectionnels.»
Si Stan connaissait bien évidement les Zheo Dong, Ezra Hara, pour sa part, lui était souverainement étranger. Il plaça sa jambe gauche en une position convenable pour la nuit, et s'allongea, bras derrière la tête, fixant la toile kaki de la tente.
«Ils sont avec moi.» De la même façon que toutes les fois précédentes, atteint ce stade du message, un frissonnement frénétique prit possession des émotions de Stan.
«Je ne les ai pas vendus, Saburo, rassure-toi. J'allais le faire, mais diverses choses m'ont poussé à revoir certaines de mes positions. Bref. Je ne donne pas cher de la peau de Zheo Dong et Hara : s'ils restent une semaine de plus au Japon, ils connaitront le même sort que les Insurrectionnels. Je ne pourrais pas les dissimuler longtemps, au même titre que je ne pense pas mes propres trahisons demeurer dans l'ombre plus de deux ou trois jours. Pour tout te dire, nous quittons Tokyo dès ce soir. Je me suis arrangé pour que nous puissions rejoindre Vladivostok directement, nous y serons sans doute après-demain, dans la nuit.»
Stan attrapa sa lanterne rouillée, dont il ouvrit le vitrage. Il souffla la flamme, comme chaque soir depuis quatre ans, mais avec une lenteur particulière, cette fois-ci. La lenteur appliquée que l'on accorde aux choses qu'on réalise pour l'une des dernières fois.
«Nous souhaitons rejoindre les États-Unis, pour être concis. Je pense qu'Hara serait plus en mesure que moi de t'expliquer les tenants et aboutissants de cette nouvelle ambition. Je sais que tu connais les passeurs clandestins qui s'occupent du Grand voyage, et tout ce qui s'y rapporte. Alors voilà ce que je te propose : rejoins-nous à Khabarvosk, disons, au plus tard dans cinq jours — nous n'allons pas rester à Vladivostok, c'est encore trop proche du Japon. Je sais ce délai être court, mais nous devons être prudents, tu le comprends bien. À proximité de la Cathédrale Dormition, derrière le square, tu trouveras un restaurant à la façade entièrement rouge. Ce sera notre lieu de rendez-vous. Chiho peut t'accompagner, bien sûr.»
Chiho. Chiho était morte il y avait de cela un an, c'était la seule chose que Mok Seung semblait ignorer. Stan ferma les yeux, peu désireux de se laisser s'égarer à ces souvenirs-là.
«Mais c'est avec toi, que je souhaite parler. Je voudrais que tu nous accompagnes aux Etats-Unis. Tu as bien plus ta place avec nous que je-ne-sais-où aux prises avec je-ne-sais-qui. L'exil a assez duré, tu ne penses pas ?» La voix s'interrompait, à ce moment là, durant plusieurs secondes.
«Je pense que nous devons discuter, tous les deux. J'ai certains regrets, quant à la façon dont les choses ont pu tourner, entre nous. Et puis, tu dois vraiment rencontrer Milo Zheo Dong et Hara. Ils m'ont fait penser à toi, par certains côtés — la stupidité, peut-être.»
Mok Seung Feng qui faisait dans l'humour. Comme quoi, le monde recelait encore de surprises.
«Tu voudrais les connaître.»