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Sauvegarde des cartoon de Lak : ...


Note de ce sujet :
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Vos textes ici
#11
Dionys0s, j'aime beaucoup ta façon d'écrire, je trouve qu'elle donne envie de lire la suite, les mots sont bien choisis, le premier paragraphe invite à lire la suite je dirais, ensuite, ça se lis tout seul. (: Personnellement, j'aime beaucoup, tu écris vraiment bien.


Mayskurar, tu as toi aussi, une très belle écriture, l'histoire est bien, quoi que un peu banale, mais écrite à ta façon, cette histoire banale à quelque chose en plus qui nous pousse à la lire. J'ai beaucoup aimé toutes ces répétitions de " trop ", et tes petites remarques sur les gens riches, ça m'a fait sourire, on se met, grâce à ça, vraiment à la place du narrateur et on rentre dans l'histoire.
Le texte est vraiment bien, sincèrement. Par-contre, j'ai un doute sur la fin. De qui est-il à nouveau tombé amoureux ? Je me suis demandée si il avait déjà rencontrer le frère et qu'ils avaient déjà été ensembles à un moment, et qu'ils se revoyaient pour la première fois depuis, ou si il retombait amoureux de la soeur, ou si c'était le frère qui tombait amoureux de lui, ou si c'était lui qui tombait amoureux du frère. Bref. Je me suis perdue Big Grin

Xude, dès la première phrase, j'ai souris, dès le premier paragraphe, j'ai aimé, et à la fin de ton texte, j'avais adoré. Ton écriture est vraiment bien comme les deux autres, elle pousse à vouloir savoir la suite. Et je veux la suite. Maintenant. Tout de suite. xD
Takahashi m'a juste fait pleurer de rire. Et notre pauvre narrateur. Sa personnalité est géniale, on a envie de le prendre dans les bras, de lui dire " hé mon vieux, secoue-toi ! " Il est vraiment l'exemple même du anti-héro. Je l'imagine bien en hamster terrifié. Paix à tout les hamtaro de ce monde.
Tes mots sont accrocheurs, justes, bien placés, les petites bombes d'humour que nous lance Takahashi à la figure sont juste énorme.
Bref, bref, bref, à quand la suite ? ( enfin.. Si tu la poste. *regard larmoyant* - non, non, je ne t'incite pas du tout à la mettre, c'est faux ! )

-
Sinon, moi je poste ca. ( et je pars me cacher. )

Je veux un monde de glace, un monde sans sentiments, un monde ou la vie passe sans le moindre glissements. Je veux moins de larmes, moins de futilités, savoir manier mes armes avec dextérité.
Mes relations sont basées sur du sable, j'ai perdu mes repères. Je veux taper du poing sur la table et faire taire toutes les langues de vipères, tu sais. " Tu n'es rien d'autre qu'une petite fille qui ne connaît pas la vie, toujours à t'embourber dans tout les ennuis. " Il est vrai, je cherche ma voie, je cherche quelque chose de bien plus grand que moi. Je creuse dans un trou sans fond, et fondamentalement, le trou est bien trop grand.
Je me suis fais des ennemis dans ma courte vie, des personnes qui préfèrent m'écraser plutôt que m'élever.
Je suis le miroir de mes actes, une personne qui ne veut pas choir, de celles qui attaquent. Je veux me révolter, me rebeller, tomber et toujours me relever.
Les actions ont des répercussions. Chaque choses que je fais imposent que j'ose. Que j'ose trouver la réponse à mes questions. Il est vrai, je suis une petite fille, mais je suis prêtre à découvrir la vie.
Mes mots sont mes seules armes dans ce monde déchiré.
Des armes qui sont maintenant prêtes à être aiguisées.
Non, je ne suis plus un pion, les ambitions dépasseront mes actions. Je suis un être doué d'une pensée propre, de sentiments, qui souffre de l'oppression du temps. Car la vie est courte, et me file entre les doigts. Alors j'ai décidé de faire mon choix.
Entre vivre ici, miteusement, pitoyablement ou faire mon ascension, gravir les marches du Panthéon, j'ai décidé de m'élever.
Je ne suis pas seule dans ce monde déchiré car mes amis sont là pour m'aider. Ceux qui, comme moi, cherche leur voie.
Nous sommes des milliers à essayer de nous trouver.
Aujourd'hui, des milliers, demain des millions.
Et bientôt nous serons légions.
Nous sommes les révoltés, les indignés. Les tributaires d'un passé que nous ne pouvons pas changer. Nos actes seront l'avenir et le futur. Bâtissons notre empire, créons notre monde et mettons fin au chagrin et changeons notre destin.
Nos mots sont nos seules armes dans ce monde déchiré.
Des armes désormais effilées et aiguisées.

Merci d'avance pour vos avis ! (:
 
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#12
Oxari, Rahana, Groovix : Merciiii beaucoup ça me motive vraiment à continuer ! Smile

Otiah : Merci aussi à part pour la faute à mon pseudo hinhin.

MoZ : Ohwi je m’en rappelle trop, t’avais un topic super vivant et tout, continuuuuue Big Grin

Merci en tout cas, ça me fait super plaisir. Surtout que je me tue toujours le cerveau sur les répétitions.
Et oui on me fait pas mal la remarque. Par contre là c’est plus spontané, c’est pas juste pour trouver le synonyme qui fait bien. Le truc c’est que même si l’histoire a l’air dès le début assez sombre et très sérieuse, je veux toujours garder un fond un peu « fantaisiste » au niveau du style et des personnages. Du coup j’adore mélanger un ton assez spontané, parfois des mots à double sens pas très propre avec d’autres très techniques plus ou moins hérités de mes cours de sciences humaines et de litté… Y a un aspect vraiment excessif, voire parodique et un brin trollesque là-dedans et je comprends que si on le prend au premier degré ça passe pas toujours bien. Ca donne aussi un aspect « sorti de nulle part » à Narcisse, son aspect un peu désuet est censé rajouter au charme et au mystère du personnage.

Mayskurar : Normal c’est un extrait coupé aléatoirement, ils va suivre après cela une description de Narcisse et un dialogue mais je veux faire un genre de plan avant de le poser sur le papier et j’ai pas trop le temps là x)
Après j’aime assez mettre des ruptures pas trop prévues mais pour le coup c’était pas voulu.

LadyMilord : Ben c’est super motivant, parce que j’ai toujours peur de délirer toute seule et que les gens se fassent chier ou trouvent pas ça crédible au bout de deux lignes… Donc j’vais tâcher de m’y mettre. Et paaars pas te cacher, si tu poste c’est pour être vue Wink



Sinon, j’ai balancé ça comme ça et j’ai un truc méga urgent à terminer mais dès que je suis en vacances je vais lire !

Et si quelqu’un connaît un moyen de multiciter sur ce forum ahah, merci d’avance.
Turlututu.
 
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#13
(11-05-2014, 15:17)Mayskurar a écrit :  Dionys0s j'aime beaucoup, c'est très bien écrit mais la fin me donne une étrange impression d'inachevé... un je ne sais quoi qui aurait pu être plus étoffé, j'en sais rien mais en tout cas très perturbant. Après je suppose qu'il y a une suite au vu du début du texte, mais je ne sais pas ça me dérange tout de même cette fin.


(je reposte le dernier texte que j'avais posté sur le sujet de l'ancien fofo')


Moins d'une seconde.
Tout était affaire de secondes.
Ce jour-là, il pleuvait. Il pleuvait fort, aussi décidais-je – une lubie quelconque – de rentrer plus tôt chez moi. Je quittais la bibliothèque universitaire ou je m'étais installé, qui, fort heureusement pour moi, comportait un vestibule avec bon nombre de parapluies perdus et oubliés, dont un noir que je me fit une joie d'« emprunter », puis ouvrit ledit parapluie pour me rendre à l'arrêt de bus le plus proche. Le vent sifflait et arrachait les chapeaux des têtes des passants, ravissait leurs parapluies ou journaux couvrant leurs têtes. La tempête – car on pouvait facilement nommer cela tempête – avait prit tout le monde de court en plein mois de mai. Moi aussi, alors les autres, je n'en avais rien à faire, tant tous paraissaient idiots et indignes de mon intérêt. J'aurais dû continuer dans cette optique. Je n'appréciais pas particulièrement d'aider les gens, surtout quand tous ceux que je croisais avaient un chapeau qui s'envolait ou un parapluie qui se retournait. Ce n'était pas dans mes habitudes, et ça ne l'a jamais été sauf quelques exceptions. Je ne pensais pas rencontrer l'exception qui renversa ma vie en ce jour précis.
Une seconde. Peut-être deux.
Moins de trois secondes, c'est le temps qu'il m'a fallu pour tomber amoureux.
Elle était là, abritée par une devanture qui menaçait de plier sous les trombes d'eau que versait le ciel, tentant tant bien que mal de se protéger de la pluie qui malgré l'abri, la frappait de plein fouet. Cette pluie qui s'accrochait vicieusement à sa peau laiteuse, ses cheveux bruns battus par la pluie, son air très légèrement apeuré qui donnait envie de la protéger. Elle piétinait sur place dans sa robe noire, perchée sur ses hauts talons, semblant attendre la fin de l'averse, bousculée par les passants égoïstes qui ne pensaient qu'à s'abriter ailleurs que sous leur capuche. Je m'approchais toujours plus d'elle, songeant à simplement la regarder.
Ce doit être ce que les gens appellent communément « destin », qui a décidé de me jouer un tour ce jour-là. Ce n'était pas possible autrement. Elle était là, splendide, ce genre de personne que l'on trouve si belle sur l'instant qu'on ne voit plus que ça, d'un éclat terriblement ordinaire finalement mais qui éclipse tout. Je ne pouvais pas la quitter des yeux. J'étais à un mètre, peut-être deux, et je la voyais si proche – ses yeux de biche qui jetaient des regards de droite à gauche, ses mains qui trituraient son téléphone portable, son sac qu'elle tenait fermement. Elle était mon idéal, et elle était là, si proche de moi, et j'aurais dû passer devant elle et ne jamais la revoir. J'aurais dû.
Le destin disais-je. Ce même destin qui m'avait forcé à quitter la bibliothèque plus tôt et emprunter ce chemin précis. Celui-ci fit jouer d'un de ses petits instruments, en la personne d'une bande de jeunes – quoi qu'ils avaient l'air plus vieux que moi – un peu trop pressés, qui foncèrent droit sur la jeune femme. Ils étaient au moins deux fois plus grands qu'elle. L'un d'eux la percuta et passa son chemin. La jeune femme posa un pied derrière elle, sur les pavés. Son talon allait glisser. J'en étais certain, ce avant même que son pied se pose au sol. Aussi, par un réflexe qu'à ce jour je maudis, je plongeais en avant pour l'empêcher de tomber. Sa cheville se tordit pendant même que le retenais, et je la vis grimacer, déformant son magnifique visage sans que celui-ci ne soit délesté une seule seconde de sa beauté. Quelques secondes plus tard, elle était dans mes bras, tremblante et confuse autant que je l'étais, abritée sous le parapluie emprunté à la bibliothèque. Ses yeux de biche craintive se levèrent sur moi.
Moins de trois secondes, c'est le temps qu'il m'a fallu pour retomber amoureux.
Je lui ai demandé si elle allait bien. Elle m'a répondu oui, et sa voix était l'une des plus douces que j'aie pu entendre. Elle a dit merci, j'ai dit de rien, et nous nous sommes souris. Je lui ai proposé de la raccompagner, elle m'a dit qu'elle habitait tout près et qu'elle attendait juste que la pluie se calme. J'ai insisté, elle a rapidement dit oui. Nous nous sommes mis en route, silencieusement, sous mon parapluie emprunté à la bibliothèque. Le soleil était revenu depuis longtemps, brillant sur notre terre, mais nous restions ainsi sous ce parapluie. Comme elle boitait, son talon presque brisé, elle avait posé sa main sur mon bras offert. Pas un ne prononçât un seul mot, jusqu'à ce qu'elle ne s'arrête devant une propriété trop grande achetée ou construite par des gens trop riches. Je ne fis aucun commentaire. Elle se retourna en souriant, puis inclina la tête, me remerciant.
« – Je m'appelle Emily. »
J'ai souri.
« – C'est un très beau nom. »
Et je le pensais sincèrement. Elle a rit, un peu, avant de coincer une mèche de cheveux derrière son oreille. Un tic nerveux.
« – Merci beaucoup. »
Ce fût avec timidité qu'elle me complimenta elle aussi sur mon nom. Je ne l'aimais pas. Je ne l'avais jamais aimé, je crois. Je la remerciais toutefois. Encore une fois, deux sourires furent échangés, et je n'aurais jamais pu imaginer quel passé cette jeune femme allait déterrer.
« – Nous... allons nous revoir ? murmura-t-elle timidement.
Je ne demandais que ça.
« – Si vous le souhaitez. »
Elle m'a encore sourit. Après qu'elle m'aie donné son numéro de téléphone, ce qui en soit était très bizarre puisqu'on ne se connaissait que depuis dix minutes, elle s'est retournée, et j'ai regardé sa silhouette se diriger vers la maison. A la porte, elle m'a fait un signe de la main, gentiment, avec un énième sourire.
Un an plus tard, j'étais devant cette même porte, celle de cette propriété trop grande achetée par des gens trop riches, la main d'Emily dans la mienne, prêt à me présenter à ceux qui seraient mes futurs beaux parents. Je lissais les pans de ma veste de costard trop grise, trop stricte, trop lisse que je ne remettrais jamais achetée dans un magasin où toutes sortes de gens achètent les mêmes costards trop gris trop stricts et trop lisses qu'ils ne remettront jamais. La seule chose qui m’apaisait était la main douce et fine d'Emily dans la mienne. Et son sourire qui en un an, n'avait pas changé, toujours ce sourire doux sur son visage trop parfait mais bourré d'imperfections. Je les connaissais toutes par cœur.
« – Allez, calme-toi, sourit-elle. Sois toi-même, détends-toi et ne fait pas attention à mon petit frère, d'accord ? »
Je grommelais quelque chose d’incompréhensible, très certainement, puis soupirais. J'avais l'impression de suer comme un porc, de sentir mauvais, boudiné dans mon costume trop gris, trop strict et trop lisse. J'avais très peur – le père d'Emily qui me haïssait probablement, son frère était un espèce de junkie égoïste et bizarre doublé d'une sale petite tête à claques selon les dires de ma compagne, sa mère trop effacée pour dire ou faire quoi que ce soit, hormis sourire et aligner deux ou trois mots de conversation. C'était tout ce que je savais de la famille d'Emily. Ça, et qu'ils possédaient une propriété trop grande parce qu'ils étaient trop riches, et qu'ils aimaient les costumes trop gris, trop stricts et trop lisses.
Les yeux de biche d'Emily me lancèrent un regard compatissant, amoureux, qui me donna de la force, et je pris une profonde inspiration. Puis je fermais les yeux jusqu'à ce qu'elle ouvre la porte.
« – C'est nous ! s'exclama-t-elle. »
Et, je ne le savais pas, mais sa voix enjouée cachait l'enfer dans cette maison où tout était trop quelque chose. La maison était trop grande, les propriétaires trop riches, leur fille trop belle, moi trop stressé, le mobilier trop précieux, les décorations trop fragiles, l'ambiance trop tendue. J'aurais pu écrire un roman sur tous les « trop » que pouvait comporter cette maison. Sur sa mère qui nous salua trop gentiment, sur son père qui me jaugea de trop haut, sur son frère qui était trop absent et aurait dû le rester.
On a échangé des politesses. Bonjour, bonjour, comment allez-vous ?, Bien et vous ?, Je suis ravi de vous rencontrer et d'être ici, nous sommes ravis de vous voir. Trop de phrases banales que j'avais apprises par cœur dans le but d'être le plus parfait et le plus générique des fiancés possible, le plus agréable, tout ça pour pouvoir garder Emily auprès de moi. Des phrases auxquelles ses parents devaient sans doute s'attendre, des phrases communes dont ils avaient peut-être déjà préparé les réponse. Une situation ordinaire. Que diriez-vous de passer dans le salon ? Volontiers, bien que j'apprécie votre corridor, un rire heureux, rire de cristal – celui d'Emily – même si rien n'était drôle. Nos pas, feutrés par la moquettes et les chaussons que nous portions, se dirigeant vers le salon, et en cet instant je songeais que je ne devais pas être le seul dans cette situation, dans un costume trop gris strict et trop lisse, à déblatérer des phrases bateaux pour être le plus parfait des prétendants pour la fille chérie de son père. J'étais un peu perdu dans ma tête, mon univers et mon esprit, et il y avait la main d'Emily qui me raccrochait à la réalité, mais la crainte qui m'emmenait dans des songes ou je ne parvenais pas à les convaincre, d'autres ou j'étais le gendre parfait, et je ne savais même pas lesquels je préférais. Ce fût, une fois installé, un soupir agacé du père d'Emily qui me ramena à la réalité : avais-je fais une erreur ? J'avais attendu avant que l'on m'invite à m'asseoir, lissé ma veste avant et après, me tenait droit, mains sur les genoux et une dans celle d'Emily qui ne me lâchait pas. Je ne la serrais ni trop fort ni pas assez, je souriais gentiment, mais pas trop, j'essayais de ne pas être crispé, je n'avais pas parlé sans en avoir l'autorisation, je n'avais pas été grossier... je cherchais mon erreur, et paniquais jusqu'à entendre – une seconde à peine après son soupir – les paroles de son père.
« – Encore dans sa chambre. Mais il va descendre. »
Emily eut un sourire crispé, sa mère baissa les yeux avant d'annoncer qu'elle allait le – et par le je supposais le frère égoïste junkie qui brillait de par son absence – chercher. Je gardais mon sourire, ni trop détendu ni trop crispé, placardé sur le visage en sentant l'homme en face de moi me scruter. Je me taisais, il se taisait, Emily se taisait. Même leur chat noir et blanc qui me regardait, installé comme un prince dans le canapé, se taisait, alors qu'il aurait pu faire n'importe quel bruit. Miauler, s'étirer, se gratter, sauter à terre, n'importe-quoi. Il y eu un silence de quelques secondes, le temps suffisant pour commencer à m'habituer mais pas assez pour l'être totalement, avant que je n'entende les marches de l'escalier craquer. La mère d'Emily revint, me regarda quelques secondes, me dit que j'avais un très beau sourire. Merci, vous également, votre fille a le même et il égaie mes jours. Trop niais, trop cliché mais poétique, les mots se bousculèrent dans ma tête, et je me rendis compte que peut-être avais-je fais une erreur, peut-être avais-je gagné un point, peut-être même les deux. Je jetais un coup d’œil vers Emily qui sembla m'encourager. Elle semblait dire que même si je n'avais jamais rencontré sa famille, je m'en sortais bien. Un imperceptible sourire offert.
L'escalier craquait toujours. Emily leva les yeux dès qu'il se tût, et elle sourit. Un sourire un peu trop crispé, pour être sincère. Je levais moi aussi les yeux.
Le temps parût s'arrêter. Comme le garçon, et je crus que son visage était le reflet du mien, de la stupéfaction qu'on pouvait y lire. Il avait l'air trop sidéré. Lui aussi, il faisait parti des choses en trop que comptait la maison, lui aussi, il avait toujours été trop « quelque-chose ».
Ses yeux étaient trop noirs, trop sanglants, trop ternes, trop morts, trop comme avant.
Le passé aurait du rester le passé, et le présent ne jamais se produire.
Jamais.
Moins de trois secondes, c'est le temps qu'il m'a fallu pour me souvenir.
Moins de trois secondes, c'est le temps qu'il m'a fallu pour le haïr
Mais surtout, moins d'une seconde, c'est le temps qu'il m'a fallu pour retomber amoureux.

Franchement on ressent bien l’ambiance "strict" et inconfortable du personnage, tous les "trop" ça donne un jolie truc. Et la fin m'a surprise mais pas tant que ça en faite parce que dans tout ton texte j'ai l'impression que tu nous prépare, et c'est une bonne chose.

Je commente peux être plus tard les autres !
Yep j'suis pandanoir.

http://auto.img.v4.skyrock.net/3135/76433135/pics/2995470747_0_3_7tZ2XyVa.png
 
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#14
Hum un pitit coin pour moi ^^
J'ai écris quelques romans (longs mais pas tout à fait terminés héhé Confused)
J'en partage un qui est plus destiné à un publique ''geek'' et catégorisé dans les genres "Fantastique et Aventure".

Titre : Virtual love

Résumé : Avez vous déjà acheté un jeu dangereux ?
Êtes-vous déjà tombé(e) amoureux(se) d’un personnage de ce jeu ?
De ce jeu où vous devez jouer au péril de votre vie ?
De ce jeu qui changera votre vie pour toujours ?
Moi, oui !


Lien : (pour l'instant je n'ai mis que le début je verrai en fonction des demandes pour mettre la suite)
Lire Virtual love

~ps~ : roman en cours de réécriture donc il y aura un moment où vous serez dans l'obligation de patienter un pitit peu :p
 
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#15
J'écris déjà sur ce site, (http://petiteshistoiresdelianalio.jimdo.com/) mais je vais quand même poster un petit cm ici !
Et je me terre dans un coin en attendant que les critiques négatives se tassent ! ^^ C'est la première fois que j'essaie ce style de texte, j'aimerais donc des conseils.
Je vous conseille de mettre cette magnifique musique (https://www.youtube.com/watch?v=RxabLA7UQ9k), elle va bien avec la fic et ça met dans l'ambiance ! ^^
Oui, c'est celle du chef d'oeuvre "Au gré du hasard", de Confetty !
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La pluie tombait à flots, ce jour là.
Peut-être le ciel lui-même savait ce qui allait se produire, et pleurait.
Le clapotement des gouttes résonnait avec fracas sur les vitres bien verrouillées de la voiture. La voiture dans laquelle mes parents se trouvaient, lors du drame, et où je n'étais pas censée me trouver.
Ils partaient en voyage, ce jour là.
Sur une île que j'ai chassée de ma mémoire.
Je m'étais cachée dans le coffre, ce jour là.
Guillerette, impatiente de faire une surprise à mes parents lorsqu'ils allaient ouvrir le capot.
Le clapotis incessant de la pluie continuait de résonner dans mes petites oreilles d'enfant, et me berçait.
Si bien que je me suis endormie, ce jour là.
Et j'ai été réveillée par mes parents, si surpris de me voir qu'ils me réveillèrent en sursaut.
Ils étaient trempés, les cheveux collés au visage et des perles du pluie leur tombant des cils, comme des larmes.
J'ai ri, inconsciente qu'ils n'avaient pas payé pour m'emmener et ne le pouvaient pas.
Ils m'ont d'abord grondée, et j'ai pleuré, consciente d'avoir fait une bêtise.
Mais à la fin, ma mère m'a serrée dans ses bras, a saisi son portable et appelé ma grand-mère, qui était censée me surveiller.
Ce fut la dernière fois que je sentis son odeur de cannelle et de clémentine, une odeur de noël.
Puis mon père, après m'avoir embrassée sur la tête, a appelé me mère, et ils sont tous deux montés dans l'avion.
Seule sur le banc où ils m'avaient demandé d'attendre, j'avais froid, glacée par la pluie qui ne me berçait plus.
L'avion a décollé, et l'espace d'un instant, l'atmosphère a changé.
Je me suis levée d'un bond, et ai poursuivi l'avion qui était maintenant presque haut dans le ciel.
Et je les ai vues.
Ces mains qui s'agitaient à une toute petite fenêtre dans mon angle de vue, celles de mes parents.
Elles disaient "On reviendra, ne t'en fait pas, retourne t'abriter sur le banc."
La pluie me glaçait les os, maintenant que j'étais clairement en dessous. Mais encore l'espace d'un instant, l'atmosphère a changé, et j'ai couru encore plus vite et ai hurlé, m'époumonant malgré ma voix d'enfant.
Mais c'était trop tard. Trop tard pour changer le destin.
Et l'avion explosa.
Juste sous mes yeux.
J'ai de nouveau hurlé:
"PAPA ! MAMAN !"
Mais c'était trop tard.
Comme un grain de sable qui s'effrite, leur vie était partie.

(11-05-2014, 17:21)LadyMilord a écrit :  Dionys0s, j'aime beaucoup ta façon d'écrire, je trouve qu'elle donne envie de lire la suite, les mots sont bien choisis, le premier paragraphe invite à lire la suite je dirais, ensuite, ça se lis tout seul. (: Personnellement, j'aime beaucoup, tu écris vraiment bien.


Mayskurar, tu as toi aussi, une très belle écriture, l'histoire est bien, quoi que un peu banale, mais écrite à ta façon, cette histoire banale à quelque chose en plus qui nous pousse à la lire. J'ai beaucoup aimé toutes ces répétitions de " trop ", et tes petites remarques sur les gens riches, ça m'a fait sourire, on se met, grâce à ça, vraiment à la place du narrateur et on rentre dans l'histoire.
Le texte est vraiment bien, sincèrement. Par-contre, j'ai un doute sur la fin. De qui est-il à nouveau tombé amoureux ? Je me suis demandée si il avait déjà rencontrer le frère et qu'ils avaient déjà été ensembles à un moment, et qu'ils se revoyaient pour la première fois depuis, ou si il retombait amoureux de la soeur, ou si c'était le frère qui tombait amoureux de lui, ou si c'était lui qui tombait amoureux du frère. Bref. Je me suis perdue Big Grin

Xude, dès la première phrase, j'ai souris, dès le premier paragraphe, j'ai aimé, et à la fin de ton texte, j'avais adoré. Ton écriture est vraiment bien comme les deux autres, elle pousse à vouloir savoir la suite. Et je veux la suite. Maintenant. Tout de suite. xD
Takahashi m'a juste fait pleurer de rire. Et notre pauvre narrateur. Sa personnalité est géniale, on a envie de le prendre dans les bras, de lui dire " hé mon vieux, secoue-toi ! " Il est vraiment l'exemple même du anti-héro. Je l'imagine bien en hamster terrifié. Paix à tout les hamtaro de ce monde.
Tes mots sont accrocheurs, justes, bien placés, les petites bombes d'humour que nous lance Takahashi à la figure sont juste énorme.
Bref, bref, bref, à quand la suite ? ( enfin.. Si tu la poste. *regard larmoyant* - non, non, je ne t'incite pas du tout à la mettre, c'est faux ! )

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Sinon, moi je poste ca. ( et je pars me cacher. )

Je veux un monde de glace, un monde sans sentiments, un monde ou la vie passe sans le moindre glissements. Je veux moins de larmes, moins de futilités, savoir manier mes armes avec dextérité.
Mes relations sont basées sur du sable, j'ai perdu mes repères. Je veux taper du poing sur la table et faire taire toutes les langues de vipères, tu sais. " Tu n'es rien d'autre qu'une petite fille qui ne connaît pas la vie, toujours à t'embourber dans tout les ennuis. " Il est vrai, je cherche ma voie, je cherche quelque chose de bien plus grand que moi. Je creuse dans un trou sans fond, et fondamentalement, le trou est bien trop grand.
Je me suis fais des ennemis dans ma courte vie, des personnes qui préfèrent m'écraser plutôt que m'élever.
Je suis le miroir de mes actes, une personne qui ne veut pas choir, de celles qui attaquent. Je veux me révolter, me rebeller, tomber et toujours me relever.
Les actions ont des répercussions. Chaque choses que je fais imposent que j'ose. Que j'ose trouver la réponse à mes questions. Il est vrai, je suis une petite fille, mais je suis prêtre à découvrir la vie.
Mes mots sont mes seules armes dans ce monde déchiré.
Des armes qui sont maintenant prêtes à être aiguisées.
Non, je ne suis plus un pion, les ambitions dépasseront mes actions. Je suis un être doué d'une pensée propre, de sentiments, qui souffre de l'oppression du temps. Car la vie est courte, et me file entre les doigts. Alors j'ai décidé de faire mon choix.
Entre vivre ici, miteusement, pitoyablement ou faire mon ascension, gravir les marches du Panthéon, j'ai décidé de m'élever.
Je ne suis pas seule dans ce monde déchiré car mes amis sont là pour m'aider. Ceux qui, comme moi, cherche leur voie.
Nous sommes des milliers à essayer de nous trouver.
Aujourd'hui, des milliers, demain des millions.
Et bientôt nous serons légions.
Nous sommes les révoltés, les indignés. Les tributaires d'un passé que nous ne pouvons pas changer. Nos actes seront l'avenir et le futur. Bâtissons notre empire, créons notre monde et mettons fin au chagrin et changeons notre destin.
Nos mots sont nos seules armes dans ce monde déchiré.
Des armes désormais effilées et aiguisées.

Merci d'avance pour vos avis ! (:

Ouah ! J'ai adoré ! Ces rime si bien choisies, toutes ces choses véridiques et poétiques !
Tu as un talent monstre ! C'est incroyable ! J'aimerais beaucoup un autre de tes textes !
 
Répondre
#16
MUSIQUE ▬ Sa peau ivoire tranchait violemment avec le sol en marbre noir, conférant à son corps recroquevillé une opalescence lunaire. Rien dans son corps ne bougeait si ce n’était sa cage thoracique, agitée de mille soubresauts désynchronisés. Elle ressemblait tant à ces statues de basalte qui l’entouraient, décorant l’immense pièce toute de noir vêtue. Et pourtant tout les opposaient. Elle pleurait toutes les larmes de son corps, son visage aux pieds d’une énième sculpture si détaillée qu’elle semblait sur le point de se mouvoir, comme si l’artiste avait su immobiliser l’inarrêtable, figer l’immuable.
Elle sanglotait et ces sifflements ne s’arrêtaient pas.
Elle sanglotait et ils perduraient, moqueurs.
Ils étaient partout, toujours là, jamais vraiment absents.

Elle se releva brusquement, faisant voler les pans de sa toge beige. Les lames avaient dévalé son beau visage enfantin, mangeant ses joues roses, dévorant ses lèvres charnues, avalant ses yeux d’un bleu si pur qu’il en devenait surréel.

« TAISEZ-VOUS ! »

C’était plus un cri de supplication que de colère véritable. Elle était au bout. Elle se craquelait, s’effondrait déjà sur elle-même. La jeune femme hurla encore.

« Taisez-vous ! Mais taisez-vous à la fin ! »

Les sanglots dévoraient sa belle voix.
Elle fit volte face, partant en courant dans les couloirs tout aussi noirs que le reste de sa demeure. Elle arrachait au passage les immenses rideaux de velours sombre pour ne dévoiler que la nuit derrière les grandes fenêtres. Elle hurlait à la mort en courant jusque cette pièce qu’elle maudissait de tout son être.
Dans la petite salle ne trônait qu’un miroir.
De pied.
Elle se vit toute entière et les sanglots jaillirent encore.

« C’est toi » susurra-t-elle dans un filet de voix. « C’est toujours toi. C’est toujours de ta faute. Toujours de ton fait. Toujours selon tes goûts, tes envies, tes humeurs, tes malheurs, tes pulsions. Je te déteste, je te vomis, je t’exècre. Quoi que je fasse tu es là, tu me fais face, tu me regardes et tu es la seule. Tu es la seule à le faire. A pouvoir le faire. Et tu le sais. Et je te hais. C’est toi que je hais. Je te hais, je te hais, JE TE HAIS ! »

Son poing frêle s’écrasa sur son doux visage, faisant s’éclater en mille morceaux le miroir.
Les éclats de verre s’enfoncèrent parfois profondément dans sa chaire mais elle s’en fichait. Elle se fissurait. A l’instar du miroir, elle s’était brisée. Le sang gouttait de sa main à présent retombée et les larmes rejoignaient la flaque écarlate grandissante.

Le sifflement ne cessait pas. Il semblait même s’amplifier, devenir plus entêtant encore qu’à l’accoutumée, faire se dilater chaque parcelle de son crâne jusqu’à ce qu’elle ait la sensation qu’il allait exploser sous l’effet de la pression.

Elle posa ses paumes sur ses tempes, badigeonnant son visage de rouge, hurlant.

« Taisez vous, arrêtez par pitié. Taisez. Vous. »

Mais ils ne se taisaient pas.
Elle quitta la pièce sans se retourner, regagnant en titubant la grande salle de sa prison dorée. Elle fixait chaque statue qu’elle rencontrait, la bile aux lèvres. Elle les renversait toutes, s’appliquant à les briser une à une.
La mécanique si bien huilée de ses créateurs venait de rouiller.
Lorsqu’elle arriva devant la dernière statue, la seule qui comptait vraiment, elle posa ses mains ensanglantées sur son magnifique visage. Elle caressa ses joues en murmurant de plus en plus fort, comme pour couvrir l’infernal bruit que faisaient ceux qui sifflaient.

« Je t’aime je t’aime je t’aime. »

Elle serrait dans sa main valide la seule chose qui l’empêchait de totalement se noyer, de tous les tuer un à un. Le minuscule objet qui signait sa corde de sortie. Le totem qui allait faire qu’ils seraient réunis bientôt. L’amulette qui allait la libérer.

D’une main sèche, Méduse se trancha la tête.
Sa carotide propulsa sur la statue de l’amour de sa vie un flot d’ichor continu.
Et, lorsque les serpents de la Gorgone roulèrent au sol, éructant leur dernier sifflement, la statue de Persée reprit vit, tout juste à temps pour voir une deuxième et dernière fois le regard d’ambroisie de l’amour de sa vie.
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                                                                                                           c o n f r é r i e  d u  f o s s é 
 
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#17
LadyMilord j'ai beaucoup aimé ! Je trouve qu'il y a un petit côté "Fauve", je ne sais pas si c'est voulu ? Le fond du texte est pas mal, mais j'ai surtout bien aimé la forme, et le travail sur la rythmique. Par exemple dans la première phrase tu as quasiment un rythme heptasyllabe-heptasyllabe-alexandrin.
" Je veux un monde de glace (7), un monde sans sentiments (7), un monde ou la vie passe sans le moindre glissements (14). Je veux moins de larmes (5), moins de futilités (6), savoir manier mes armes avec dextérité (12).
Ce serait cool de modifier le passage soit pour faire 7-7-12, soit 6-6-12, qui serait encore plus joli. Et pareil sur le reste du texte. Le rendu serait plus chantant, plus agréable à l'oreille, plus résonnant, et donc plus percutant. La rythmique est tout aussi primordiale dans un poème en prose que dans un poème en vers. C'est bien d'avoir bossé sur les rimes intérieures, les sonorités, mais je pense qu'accentuer les jeux autour du nombre de syllabes rendraient ton texte encore plus intéressant (;

lianalio, je n'ai trouvé ton texte très original, un peu lisse, un peu redondant. Les métaphores sont battues et rebattues, la pluie, les larmes, tout ça... Ça ne provoque pas l'émotion recherchée, au contraire, ça rend le texte beaucoup plus plat. Je dis pas que j'ai trouvé ça mauvais, mais juste plat : même avec la musique qui monte en crescendo, l'histoire ne s'envole pas beaucoup ( Ce qui est un comble pour une histoire d'avion qui décolle ). Je dois avouer que la chute est assez brutale, mais... parce qu'elle ne paraît pas du tout réaliste ? Comment peut-elle voir ses parents lui dirent au revoir ? Dans un aéroport, c'est totalement irréalisable, du moins il me semble. Un avion peut-il vraiment exploser comme ça, au décollage ? Je suppose que oui, mais lorsqu'on lit ton texte on y croit pas trop... Après, il y a peut être un effet de fantaisie qui est recherché ? Fais aussi attention aux fautes de frappe, mais c'est plus de l'ordre du détail. Pour t'améliorer, je pense que l'histoire gagnerait peut être à être plus longue, moins développée sur ce qui se passe dans la voiture (ça peut être résumé en quelques phrases), et plus sur ce qui se passe dans l'aéroport.
Après je m'éloigne peut être un peu de l'objectif de ton texte, mais pourquoi pas en faire une nouvelle à chute ? Il suffirait de ne pas annoncer le drame à venir, en évoquant la pluie qui pleure tout ça, mais au contraire se mettre du point de vue de l'enfant au présent (et non pas de manière rétrospective comme c'est le cas ), qui assiste donc à cet accident comme un véritable choc ? Si tu amènes bien la chose, juste en laissant quelques indices sur ce qui la catastrophe qui plane (ce qui peut se limiter à un choix de vocabulaire par exemple), le choc sur le lecteur peut devenir mille fois plus important, et donc la nouvelle beaucoup plus intéressante. Après, encore une fois, ça dépend quel était l'objectif de ton texte. C'est peut être un départ de roman, je ne sais pas haha. En tout cas à mon avis, ça pourrait être un aspect intéressant à travailler ! (:

Edoudou...................................................................... JE L'AI PAS VU VENIR, JE L'AI PAS VU VENIR ET CA M’ÉNERVE
Au début, comme très souvent dans tes putains de texte à la con trop biens, je me suis dis "Oui, bon, et... ? Certes ? ". Et bien sûr, après, c'est un véritable plaisir de relire le texte sur un nouveau regard. Et on se dit "Je suis stupide, il avait laissé tant d'indices.... comment j'ai pu ne pas comprendre, screugneugneu !! "
De ce point de vue, c'est brillant. Sinon, bon le style est toujours un peu "pompeux" (le terme a une connotation péjorative, mais j'ai pas trouvé d'équivalent), mais ça ne me gêne plus. C'est un peu perturbant, cela dit, lorsque ce vocabulaire se mélange avec des expressions comme "Elle était au bout", qui ne semblent pas du même ton. Après, personnellement j'aime pas trop écouter tes textes avec une musique, surtout quand il y a des paroles, ça me déconcentre.
Sinon : miroir de pied, ça existe ??? On dit pas miroir en pied ?
Watching your vicious bastard die gave me more relief than a thousand lying whores.
 
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#18
(14-05-2014, 22:52)Toudydou a écrit :  Hum un pitit coin pour moi ^^
J'ai écris quelques romans (longs mais pas tout à fait terminés héhé Confused)
J'en partage un qui est plus destiné à un publique ''geek'' et catégorisé dans les genres "Fantastique et Aventure".

Titre : Virtual love

Résumé : Avez vous déjà acheté un jeu dangereux ?
Êtes-vous déjà tombé(e) amoureux(se) d’un personnage de ce jeu ?
De ce jeu où vous devez jouer au péril de votre vie ?
De ce jeu qui changera votre vie pour toujours ?
Moi, oui !


Lien : (pour l'instant je n'ai mis que le début je verrai en fonction des demandes pour mettre la suite)
Lire Virtual love

~ps~ : roman en cours de réécriture donc il y aura un moment où vous serez dans l'obligation de patienter un pitit peu :p

Whoua... C'est juste sublime ! *.* Dépêche-toi de mettre la suite !!! Tu as un super talent !!! L'histoire est génial, le style d'écriture superbe et les personnages très attachants (on ne sait quel garçons choisir tellement ils sont en même temps parfait et différent). En plus l'idée est originale ! S'il te plait met la suite c'est trop bien Big Grin
http://24.media.tumblr.com/tumblr_lofikxzM3O1r02orho1_500.gif
 
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#19
C'est un texte que j'avais fais pour un concours de nouvelle (désolé si il est long) :
Je me souviens encore de cette rencontre... Cette rencontre, que je ne suis pas prêt d'oublier. C'était un bel
après-midi de mai 1941, j'étais jusqu'alors captif, dans une boîte depuis maintenant deux semaines. Deux adultes m'avaient alors manipulé irrévérencieusement dans un magasin de Cologne, puis enfermé dans une piètre boite qui m'empêchait de bouger. Ce jour-là, je sentis la boite se soulever et puis secouée dans tous les sens, elle me sortit violemment de la boîte et c'est à cet instant précis que je l'ai rencontré, cette fille...


Elle n'était pas aussi jeune que ceux qui avaient pu séquestrer mes camarades, mais elle n'était pas aussi vieille
que ceux qui m'avaient confiné, c'était je crois une « Adolescente ». J'entendais souvent mes ravisseurs dire qu'elle en était une à présent, sûrement une autre race de ses « êtres humains ». Elle était grande, svelte et avait des cheveux châtains et bouclés. Son visage était lisse avec un nez en trompette, mais j'étais surtout hypnotisé par ses yeux, j'y voyais comme de la joie, une immense joie qu'on ne pourrait gâcher. Elle me contempla un long moment, je pus voir que derrière elle, il y avait d'autres personnes de son âge, c'était surement ces compagnons, puis inopinément, elle me lâcha pour sauter aux cous de ses parents et les remercier. La chute me provoqua une violente douleur au dos, je n'avais aucune trace et rien de casser... Rien de plus normal, mais la douleur, elle, était bien réelle. Je ne pensais pas que les « êtres humains » pouvaient être aussi cruels : nous enfermer, nous faire terriblement mal et nous abandonner dans leurs infâmes repaires. Elle revint vers moi puis me prit dans ses bras en me serrant de plus bel :
- Toi, je t'appellerais dorénavant... Hmm... Bernard !
Je n'avais jamais entendu les peluches de mon espèce affublées d'un tel surnom, c'était d'un ridicule, je n'étais pas le seul à le penser, une de ses camarades ricana :
- Quel surnom ! Et puis, une peluche ? À ton âge Elise ?
Cette fameuse Elise qui me tenait dans ces bras, l'ignora, me déposa et ouvrit ces autres cadeaux. Ils étaient tous rangés dans des boîtes en carton de différentes tailles, il y avait des grandes boîtes, des petites, des longue, et même des large.

J'étais fatigué, j'aurais voulu rester plus longtemps endormi, mais je fus sorti de mon sommeil par un réveil, sans
doute celui d'Elise. Tout au long de la journée, elle m'avait emmené de force avec elle partout où elle allait et bien sûr, je ne pouvais rien dire, j'espérais qu'aujourd'hui, elle n'allait pas recommencer. Elle se leva avec hésitation, me regarda quelques instants puis alla doucement vers la fenêtre, elle ouvrit un peu les volets et les referma aussitôt, elle me prit dans ses bras, me serra et me déposa pour partir prendre une douche. Ces gestes hésitants me laissèrent penser qu'elle craignait quelque chose, qu'elle avait peur. Elle me laissa sur son lit et alla enfin à l'école ; ne pouvant bouger, j'observai son antre, les anciens nous avaient souvent contés que leur repaire était sale et plein de pièges. Que l'on devait se méfier, mais étrangement pour la première fois, c'était dur à admettre, mais, je me sentais en sécurité, cela m'étonna fortement. C'était dur de tout distinguer, elle avait laissé les volets fermés, mais un filet de lumière passait et je pus distinguer quelques meubles, son antre était petit, il y avait assez de places que pour son lit, son bureau et son armoire. Je décidai finalement d'essayer de bouger et au bout de quelques minutes, je réussis à sortir de son lit, ce fut une opération périlleuse, mais c'était fini à présent, tout me sembler si grand, pourtant, j'avais l'habitude de cela.

Les semaines et les jours se passèrent tous de la même manière, Elise allait à l'école, ses parents travaillaient
toute la journée et moi je restais seul à me balader dans la maison et en fin de journée je retournais sur le lit on l'on m'avait posé. Ce quotidien était monotone, enfin, à une chose près, les cris se faisaient entendre de plus en plus fort les matins, j'avais entendu les parents d'Elise dire que des nazis arrêtaient de plus en plus de familles, j'appris bien plus tard que les nazis étaient en quelque sorte des policiers allemands.
Un matin, je fus réveillé par Elise, elle m'avait pris dans ces bras puis emmené dans le couloir de leur immeuble :
- Ces hommes ne sont que des monstres, Bernard... Que des monstres sans cœur...
Me murmura-t-elle en me serrant, depuis longtemps, je m'étais habitué à ses gestes, je commençais même à les apprécier, je ne pensais pas qu'un jour, je puisse aimer un seul de ces hommes. Son père la prit par ses épaules et la fit rentrer dans sa chambre. Quand il eut refermé la porte, je ne pus m'empêcher de lui demande :
- Que font-ils ? Et pourquoi les arrêtent-ils ?
Elle me regarda avec de grands yeux, je n'aurais sans aucun doute pas dût lui parler, jamais personne n'avait appris ce secret depuis maintenant 39 ans, et quelqu'un est au courant par ma faute :
- Mais... Mais tu... Tu parles ?!
Elle n'attendit aucune réponse et alla dans sa chambre. Elle prit soin de bien fermer la porte puis me posa sur son lit et se baissa pour être à ma hauteur :
- Je n'ai pas rêvé, tu as parlé ?
Comme je ne répondais pas, Elise insista :
- Je n'ai quand même pas rêvé, je ne suis pas folle non plus ! Bernard... S'il te
Plaît... Dis-moi que je ne me trompe pas...
Elle attendit un peu puis se mit à pleurer, je ressentis comme une immense tristesse. Alors, c'était ça, avoir de la peine... C'était bien la première fois que je ressentais cela, peut être m'étais-je vraiment attaché à Elise ? Il n'empêche que je n'ai pu supporter de la voire pleurer alors je me décidais enfin :
- Tu sais, je ne suis pas le seul...
Elle me regarda avec ses yeux emplis de larmes qui redoublèrent, mais, plus de tristesses, elle pleurait à présent de joie :
- Depuis le temps que je t'ai à mes côtés, pourquoi tu n'as jamais rien dit ?
- Personne ne devrait être au courant, ni même toi.
Elle allait me demander pourquoi, mais un bruit assourdissant retentit dehors, elle me prit puis couru jusqu'à la fenêtre, je pus alors apercevoir un couple au sol avec beaucoup de rouge au sol. Après plusieurs réflexions, je compris qu'ils avaient été fusillés et que le rouge, était du sang...
Depuis qu'elle était au courant de mon secret, nous avions rapidement appris des choses l'un sur l'autre, c'était le premier « être humain » que j'appréciais. Les anciens nous avaient souvent dits que les hommes étaient des êtres infâmes, qu'ils étaient dépourvus de sentiments et qu'ils ne savaient que détruire tout ce qui était sur leurs passages, je me rends compte à présent que nous avions juste eu peur, car nous ne les connaissions pas.

Je fus brutalement réveillé dans la nuit du 30 mai 1942 par le bruit d'une sirène. Le père d'Elise entra en trombe
dans la chambre, la fit se lever et la fit aller à la porte. Elle fit rapidement demi-tour pour me prendre, j'entendis alors les voisins dirent qu'il fallait se mettre à l'abri dans la cave et que nous devions nous dépêcher, car nous étions les derniers. Dans la précipitation Elise me lâcha dans les escaliers sans le remarquer, j'aurais voulu l'appeler toute suite, mais personne ne devait m'entendre, je l'entendis quelque minutes après crier mon nom.
Je l'entendis d'ailleurs remonter les escaliers :
- Bernard ! Je ne veux pas être seul, j'ai peur sans toi !
- Elise, tu n'aurais pas dû...
Je fus interrompu par un bruit assourdissant, qui fit trembler les murs. Je compris alors que s'était la fin. Les murs tremblaient de plus en plus, il y a surement eu une explosion pas loin, car les escaliers des autres étages s'effondraient sur le côté. Elise me prit dans ses bras et me serra en pleurant, j'essayais de la réconforter, mais je savais que cela ne servirait à rien, malgré les explosions, les escaliers qui s'affaissaient dans un fracas et les pleurs d'Elise, je puis entendre son père crier son nom plusieurs fois. Quand nous pûmes enfin apercevoir son visage, une dernière explosion retentit. J'entendis le cri... Le dernier cri d'Elise, et puis, plus rien.

Je n'entends plus, je ne parle plus et je ne vois plus depuis ce jour, pourtant, je revis ces scènes encore et encore,
elle était souriante et heureuse de me voir à son onzième anniversaire, puis en larmes et terrifiée dans les escaliers lors de son douzième anniversaire. Je regrette à présent de ne pas avoir connu plus d'êtres humains, il m'arrive parfois de reconnaître la main de son père ou de sa mère qui me déplace pour poser des fleurs près de moi. Comment puis-je vous raconter cette histoire aujourd'hui ? Ces horreurs se sont imprégnées dans les pierres de la ville.
http://img15.hostingpics.net/pics/280815Sanstitre1.png
 
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#20
(28-05-2014, 16:33)larosette a écrit :  
(14-05-2014, 22:52)Toudydou a écrit :  Hum un pitit coin pour moi ^^
J'ai écris quelques romans (longs mais pas tout à fait terminés héhé Confused)
J'en partage un qui est plus destiné à un publique ''geek'' et catégorisé dans les genres "Fantastique et Aventure".

Titre : Virtual love

Résumé : Avez vous déjà acheté un jeu dangereux ?
Êtes-vous déjà tombé(e) amoureux(se) d’un personnage de ce jeu ?
De ce jeu où vous devez jouer au péril de votre vie ?
De ce jeu qui changera votre vie pour toujours ?
Moi, oui !


Lien : (pour l'instant je n'ai mis que le début je verrai en fonction des demandes pour mettre la suite)
Lire Virtual love

~ps~ : roman en cours de réécriture donc il y aura un moment où vous serez dans l'obligation de patienter un pitit peu :p

Whoua... C'est juste sublime ! *.* Dépêche-toi de mettre la suite !!! Tu as un super talent !!! L'histoire est génial, le style d'écriture superbe et les personnages très attachants (on ne sait quel garçons choisir tellement ils sont en même temps parfait et différent). En plus l'idée est originale ! S'il te plait met la suite c'est trop bien Big Grin

Ho mici d'avoir lu :p Pour te faire plaisir je met un pitit chapitre de plus :3
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