Jeudi 08 novembre 2018
J-418 (au moins)
Solit... Toujours non!
En fait, si.
The world is not enough
Log journal n°1 de Jearglah Jufl
Les répétitions du SCANDALE SANITAIRE entre Flugbut Rigel et son passant continuaient. Et mieux encore, elles étaient suffisamment bonnes, à temps pour le spectacle de ce soir. J'assistais à la représentation du 30 octobre, qui promettait d'être formidable selon mon amie Iopula, qui était machiniste et m'avait obtenu des billets qui me conduisirent droit aux strapontins de la salle verdâtre petite et vétuste à l'entretien convaicant. La pièce devait être un hommage à l'absurde et à la perte de sens, où deux personnage répèteraient sans cesse les mêmes mots tour à tour afin de démontrer la répétition et la vacuité de l'existence de l'homme. Ainsi, alors que je m'apprêtais à rentrer dans la salle, je me rendis compte que je connaissais déjà les enseignements de la pièce - car tout le monde avait déjà abordé ce si intéressant sujet - et surtout son contenu, ce pourquoi je décidais de ne pas assister à la représentation. Je savais déjà qu'il était excellent et sans reproche, pourquoi le voir, donc. J'avais pour intention de m'inviter dans la loge des deux acteurs principaux afin de les féliciter d'avoir joué leur rôle monologithe directement et ainsi faire plaisir à mon amie machiniste, tout en m'épargnant le plaisir absolu de la vision de la pièce. Par une entrée dérobée, je me faufilais dans les coulisses entre quelques costumes minimalistes et espérais me cacher derrière un décor. Malheureusement je ne savais pas qu'il n'y avait aucun décor. Fort heureusement le vigile ne le savais pas non plus, et ainsi lorsque je me cachais derrière le décore inexistant, il crut me voir mais il crut aussi qu'il y avait un décor et donc n'était pas supposé me voir. Je me souviens être très soulagée. Mais de toute façon il n'y avait aucune raison de me jeter d'ici. J'entrais dans la loge voulue. Flugbut Rigel était aussi une chercheuse enquêtant sur un scandale sanitaire, ce qui était suffisamment important pour la présence du vigile, mais justifiait aussi sa participation dans la pièce. Je voulais donc lui demander un autographe. Le passant, qui était toujours avec elle, ne comprenait pas bien où il était en ce qui le concernait. Peu importe, je décidais d'admettre que c'était Flugbut Rigel qui avait pu rayonner dans son rôle même peu dialogué et sans didascalies, car ce fut elle qui signa. Elle en profita pour discuter avec moi, ce qui était toujours intéressant. Elle me demanda si j'avais croisé des vers de terre dans mon habitat. A la réflexion, j'avais bien vu traîner quelques unes de ces choses, et demandais si cela avait un quelconque rapport avec cette théorie sur internet qui devenait de plus en plus populaire. A vrai dire, mes meubles commençaient à se réduire en nombre, et même mon amie semblait devenir distante. Flugbut démenti la théorie, supposant une exagération. Rassurée, je rentrais chez moi en prenant le bus, mais je fus dérassurée lorsque je constatais l’absence de personnes dans le bus, à part moi et son conducteur.