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After The Reset
Camila passait ses journée seules à la maison. Son père était vraiment occupé avec son travail et surtout depuis quelques temps. Sa mère n'était jamais là pour une raison mystérieuse. Il restait son frère, Aiden, mais celui-ci était bien trop occupé à regarder les informations à la télé ou à aider son père. Quant à Ethen, elle passait les trois quarts de son temps dehors à se moquer des gens.
(sisi vous vous souvenez c'est la famille de Camila)
Du coup, la petite Nash passait sa journée allongée sur son lit à regarder le plafond avec un regard perdu dans le vide. Elle ne sortait plus, ça faisait belle lurette qu'elle n'avait pas parlé à Christa ou à Mallaury. Elle était complètement apeurée par les évènements. Elle se sentait responsable de la révolution de l'undertown, ne me demandez pas pourquoi. C'était la seule qui semblait affectée d'ailleurs car ses frères et soeurs semblaient avoir complètement oublié leur séjour chez Aurora et tout le reste. Aucun n'en avait parlé à leurs parents, évidemment.
Un matin, Camila descendit pour déjeuner, le regard toujours perdu dans le vide. Mais cette fois-ci elle tourna la tête pour voir ce que regardait son frère à la télé. On y voyait un reportage montrant des gens de l'overtown qui s'inquiétaient, des témoignages. Monsieur Bidule trouvait que l'undertown commençait à être énervant et qu'ils devaient déjà s'estimer heureux qu'on ne les ai pas enfermés. Madame Machin disait qu'elle avait peur de ces monstres.
Mais mince à la fin ! Camila commençait à en avoir marre de rester les bras croisés à attendre que les évènement bougent. Elle s'était fait des amis dans l'undertown, et elle décida qu'elle ferait tout pour les aider. Après tout, c'était aussi des êtres humains. Notre petite Nash attrapa son manteau et, sans prévenir personne (de toute façon son frère n'aurait même pas fait attention à son départ), elle sorti dans la rue et elle prit son portable.

- Allô ? Christa ? Oui, c'est Camila. Écoute, j'en ai plus qu'assez de rester dans mon coin à ne rien faire, aussi j'ai décidé de me bouger les fesses pour aider nos gentils amis de l'Undertown ! Tu es avec moi ?

Christa accepta, et Camila s'assit dans un coin en attendant que son amie la rejoigne.

July est du genre mystérieuse. Personne ne sait rien de son passé, mais en même temps personne ne lui pose de questions. Elle vit dans une belle maison avec une grande piscine, plein de gardes du corps et une immense baie vitrée qui donne sur toute la ville. Si on va dans son bureau, on peut constater qu'il est parfaitement bien rangé et que chaque papier est bien à sa place. Derrière son fauteuil il y a une armoire, et si on fouille bien on peut trouver un bouton tout au fond. Si on appuie dessus, il y a une sorte de "passage secret" qui s'ouvre, un long tunnel qui mène à une pièce secrète. Cette pièce est comme le repère secret de tous les méchants dans les films. Il y a des écran qui sont reliés à toutes les caméras de surveillance de l'overtown et de l'undertown. Ainsi, elle peut surveiller tous les faits et gestes de n'importe qui dans les rues. Sur la droite il y a un micro dans lequel elle donne des ordres à ses hommes. Comme dans un film d'action.
Quand July pris place dans son siège, un sentiment étrange l'envahit. Elle se sentait proche du but. De son repère secret, elle alluma les écrans de surveillance et commença à regarder tout ce qu'il se passait dans la rue. À son micro, elle dit à ses homes de main :

- La cible sort de chez elle, elle marche en direction de la place.
Alors, elle vit ses alliés se diriger en direction de la place. Malheureusement ils n'eurent pas le temps d'arriver jusqu'à leur victime que celle-ci se déplaça à nouveau.
- Suivez la, faites un effort, merde ! Beugla-t-elle dans le micro à l'intention de ses gardes qui entendaient les ordres dans leur oreillette.
Quand ils arrivèrent près de la jeune fille, l'un d'eux lui demanda :
- Christa Dawson ?
- Oui ?
répondit la cible, et avant même qu'elle ne réagisse quelqu'un lui porta un coup au crâne qui l'assoma.

Alors, July prit son téléphone et appela quelqu'un.
- Amber ? Oui, c'est bon, Christa Dawson à été enlevée.
Tiens, j'ai comme une envie de pancakes moi !
Heather, qui se foutait totalement de la révolution de l'undertown, soyons honnêtes, descendit de l'endroit où elle était pour aller manger. Ça tombait bien, elle connaissait un bar sympa dans lequel ils servaient de bons pancakes. Elle s'assit au contoir et demanda à la serveuse un pancake. Oh ! Mais cette serveuse... elle la connaissait bien ! #fin#flemme
avatar de xuu la tortue 
 
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Chad


Chad avait délibérément laissé Isaac. Pour la première fois de sa vie, il ne l'avait pas suivi à la trace comme un chien fidèle, un garde du corps inquiêt. Pour la première fois depuis de longues années, il avait suivit son chemin sans se soucier de ce qu'allait devenir son petit protégé. Il allait survivre. Même s'il avait une musculature de criquet, Isaac pourrait très bien vivre un moment sans lui. Et le contraire.
Parce que Chad avait des choses à faire.
Quelqu'un à voir. Qu'il n'avait pas vu depuis de nombreuses années...
Il était rentré dans l'Undertown comme il pu, en essayant de ne pas se faire prendre. Les patrouilles de police ayant triplé, ce n'était pas une mince affaire. Mais il y était parvenu, sans trop savoir comment, et il fut à nouveau dans sa zone pourrie natale. Il s'était aventuré dans un quartier où il n'allait jamais avec une boule dans le ventre. Pas par peur du quartier, il ne craignait rien de plus qu'une tarte trop cuite, les gens l'importaient peu. Avec sa mutation, il n'avait pas trop de soucis à se faire.
Il avait peur se ce qu'il allait y trouver. Ou de ne pas le trouver. Ça lui foutait des sueurs froides. Il avait besoin de son aide. Il serait une aide impérative pour ce que les Overtowniens appelaient la Révolution du petit peuple. La colère des Under.
Il espérait qu'il serait toujours là, et en parcourant les ruelles mal éclairées, il se surprit à supplier Dieu qu'il soit toujours en vie. Pas seulement pour sa mutation précieuse. Mais aussi parce que... Son coeur se serra à la pensée de sa probable mort. Il ne se pardonnerait jamais de l'avoir laissé crever seul sans jamais avoir pris de ses nouvelles.
Il arriva devant un espèce d'immeuble que rien ne distinguait des autres : noir de poussière, non entretenu et presque sans vitre. Il n'y avait aucun signe de vie à l'intérieur : aucune lumière, aucun bruit. Pourtant Chad savait qu'il était au bon endroit.
Il poussa la porte en bois moisi sans trop de difficulté : si elle était en mauvais état, apparemment elle était ouverte. Il monta des marches qui grincèrent sous son poids et remplirent le silence pesant de bruits tout aussi pesants.
Il était désespérément seul. Il perdait peu à peu espour de le trouver, même s'il savait qu'il était plutôt du genre silencieux.
Il monta un étage, puis deux, puis trois, tous aussi abandonnés. Ou alors la personne qui vivait là était vraiment très peu regardante sur l'hygiène.
Il arriva au niveau du grenier et s'arrêta sur le palier. Ses semelles laissaient des traces de pas, mais elles étaient seules : personne ne semblait s'être déplacé ici depuis fort longtemps.
Faites qu'il soit là nom de dieu.
Il hésita encore quelques secondes, devout devant la porte, puis mit la main sur la poignée et ouvrit.
On ne voyait rien. Rien du tout. Il faisait aussi sombre que dans son four, songea-t-il, et ça sentait assez mauvais. Le renfermé... et le fauve, aussi. Quelque chose de vivant. Il était là. Il avança d'un pas dans la pièce. La seule luimère provenait du palier, donc il n'y voyait pas grand chose. Encore moins quand la porte se ferma derrière lui en claquant.
Putaing de courant d'air, pesta-t-il mentalement, avant de se retrouver subitement cloué au sol.
On venait de lui tomber dessus.
Mairde.
S'était-il trompé ? Est-ce qu'il allait mourir subitement dans les bras d'un type malsain pour une erreur de porte ? Où était-il ?!
- T'es qui toi ?! grogna une voix rauque dans ses oreilles.
Le coeur de Chad se trompa dans ses battements. C'était bien lui. La voix avait changé, mais... mais pas tant que ça.
Oh dieu, il l'avait retrouvé.
Il essaya calmement de se dégager de la prise de son agresseur.
- C'est moi Benja'. C'est Chad.
L'homme sur son dos se pétrifia.
- ... Chad ?
Il se releva, et Chad pu à nouveau respirer normalement. Il le toisa. Ses yeux s'étaient peu à peu habitués à la lumière, et il eu alors la confirmation que c'était lui. L'homme qu'il recherchait le regardait d'un air presque paniqué de ses yeux gris semblables en tout point aux siens.
Après seize ans sans se voir, Chad venait de retrouver Benjamin Adair. Son grand-frère.
- Oh putains, Chad. C'est bien toi. Putains de...
Il le releva par le col d'un geste souple et l'étreignit de toutes ses forces. Benjamin ne put s'empêcher de pleurer. Après tant d'années sans un signe de vie, son petit frère venait le voir.
Il avait bien grandit, d'ailleurs.
- Ça fait combien de temps bordel ? J'arrive pas à croire que ce soit toi. C'est toi putin, Chad, c'est bien toi ?!
Chad sourit, bien que rempli de remords. Depuis l'abandon de leur parents, ils ne s'étaient pas vus. 16 ans sans savoir si l'autre était vivant. 16 ans sans rien. Et il s'était passé pas mal de choses, en 16 ans...
- C'est bien moi, oui. Et ça fait effectivement longtemps. Tu m'as manqué.
Ils se lâchèrent que sur ces mots. Benjamin le regarda longuement.
- Qu'est-ce que t'as fait pendant tout ce temps ?
Chad haussa les épaules. Techniquement, pas grand chose.
- J'ai recueilli un gamin à peine moins âgé que moi et je l'ai élevé comme... comme mon p'tit frère. Ce qu'il est un peu devenu, je crois... Il s'avère d'ailleurs que ce gamin est devenu plus tard le Serpent. (son frère fronça les sourcils, soudain extrêmement attentif) Et actuellement, pour te résumer, une révolte se prépare, un genre de... rebéllion Undertownien. Et c'est là que tu interviens, en fait.
Il fut presque gêné d'avouer à son frère de cette manière qu'il venait uniquement parce qu'il avait besoin de lui. Mais il n'avait pas le temps de mettre des gants; la situation était plutôt critique, et il n'avait pas le temps de blablater.
Benjamin secoua la tête avec un léger sourire.
- Me disais bien que tu venais pas seulement pour me dire bonjour. C'était un peu louche. Je sais pas en quoi je pourrai t'être utile : ça fait presque un an que je ne suis pas sorti d'ici, un an que j'ai plus de contact avec personne, un an que j'vis comme un sauvage dans mon grenier, et j'ai un peu peur pour le futur, tu vois ? Je pense que j'aimerais t'aider, mais pour la sécurité de tout le monde, il vaudrait mieux que je reste ici.
Pour la première fois depuis qu'il était entré dans la pièce, Chad le regarda vraiment. Il avait l'air épuisé. Ses cheveux étaient trop longs, ses cernes trop noires, son début de barbe était de toute évidence négligé, et ses vêtement avaient l'air d'avoir vécu des jours meilleurs.
Il vivait reclu parce qu'il avait peur de lui-même.
- Ecoute-moi ! J'ai vraiment besoin de toi ! T'es la seule personne qui puisse faire quelque chose d'assez efficace ! J'ai des amis qui vont certainement mourir, et Isaac...
Chad soupira d'un air las.
- S'il-te-plait. Si tu le fais pas pour les gens, fais-le pour moi. Juste pour moi. Toute ma vie est dehors, et je risque de tout perdre. Toi tu n'as rien, tu viens de le dire. Tu veux vraiment qu'on crève tous ? Toi aussi par la même occasion ? Tu sais très bien que s'ils te trouvent, ils te tueront. T'es trop dangereux pour vivre, tu me l'as déjà beaucoup trop dit. Alors c'est le moment de te bouger un peu. Autant crever pour quelque chose qui en vaille la peine, non ?
Il allait le chasser. Lui dire de dégager.
Le tuer.
Mais il ne fit rien de tout ça. Il lui jeta un regard troublé qui se durcit. Il hocha lentement la tête.
- J'te dois bien ça, je pense... dit-il en songeant aux cicatrices qui parcouraient le ventre de Chad.


Arno


Les deux semaines avaient passé assez rapidement. Après la petite soirée imprévue chez Aurora, la surprise de retrouver Eden dans le même lit que lui et son regard hargneux, il était rentré chez lui pour continuer sa vie, presque comme avant. Il avait peur des flics, c'est vrai, mais pas plus qu'avant. Ennemi public, mais ce n'était pas son problème. Il s'en foutait assez : s'ils ne l'avaient jamais retrouvé depuis tout ce temps, pourquoi maintenant ? Il n'y avait aucune raison. Alors il ne se faisait pas trop de soucis.
Il avait retrouvé les gars avec qui il partageait généralement son lit, en avait pêché de nouveaux (un peu de sang frais ne faisait pas de mal) et tout avait été normlement. La rebéllion ne l'affectait même pas un peu : sa situation lui convenait parfaitement, et il n'avait aucune envie de se battre pour une cause perdue d'avance. Il préférait passer un peu de bon temps, quitte à mourir prochainement.
Mais un soir, alors qu'il roulait rageusement des pelles à un jeune mec qu'il connaissait depuis environ un quart d'heure, perché au dessus de lui dans un lit assez confortable, il se rendit compte qu'il lui manquait quelque chose.
Il se creusa la cervelle pensant qu'il arrachait les vêtements de son partenaire du jour. Puis ça lui sembla évident.
Il sourit d'un air presque mauvais, et le jeune gars le regarda d'un air interrogateur.
- Ça va ? osa-t-il demander à Arno.
Arno lui jeta un regard surpris. Pourquoi est-ce qu'il lui posait cette question ?
Il lui sourit un peu différemment, d'un air un peu lubrique sans répondre.
Eden.
C'était ce qu'il lui manquait en cet instant même. Eden et sa belle gueule. Eden et son joli p'tit cul. Oh ! ce qu'il ne donnerait pas pour avoir les mains posées sur son cul. Pour le coller contre un mur et profiter de ses faiblesses. Profiter. Oh, il ne se ferait pas prier. Il sourit rien qu'à l'idée.
Il était tôt, presque le matin, quand Arno sortit discrètement du lit qu'il avait partagé avec ce beau p'tit mec. Il se rhabilla en silence et s'en alla aussi discrètement que possible. Il sortit dans la rue, et marcha au même rythme que le soleil levant. Il avait un but, maintenant.
Il allait retrouver Eden. Et lui pelotter un peu son joli fessier, même si ça devait être la dernière chose qu'il fasse de sa vie.
Il s'en alla vers la frontière, déterminé, même s'il ne savait absolument pas s'il allait le revoir un jour, ni ce que réservait l'avenir...


j'édite au fur et à mesure woop woop, par contre ce sera un peu nul vu que j'ai écrit tout dans l'avion, bref
Born of tornado, we bring you the night,
Pray for we all detonate.
Heroes in heaven and servants in life,
Kill us before it's too late.

A M E N & A T T A C K

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/17/1430046763-zb.png


 
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CHRISTA

Les yeux de Christa papillonnèrent. Son crâne la faisait souffrir, terriblement. Elle tâcha d'y porter la main, mais quelque chose l'en empêcha. Ses mains, dans son dos, étaient attachées avec quelque chose que la jeune fille ne reconnut pas. Quelque chose de froid et métallique, sans doute, mais Christa ne savait pas exactement de quoi il s'agissait.
Elle sursauta. Christa releva la tête, essayant de faire fi du mal de crâne qui la tiraillait. Un frisson la parcourut, tandis que ses yeux balayaient l'endroit. En mouvement. Elle était dans un véhicule qu'elle ne pouvait pas identifier, et la jeune fille se ratatina sur elle-même. Ses cheveux blonds vinrent en travers de son visage, qui était observé par un grand homme, à ses côtés.
Une limousine, certainement. Ou un quelconque fourgon. Elle ne savait pas, mais des gens étaient assis en face d'elle - une femme, qu'elle avait déjà vu lui semblait-il.
Au gouvernement. Elle était en charge d'elle ne savait plus quelle partie du gouvernement, connue de beaucoup de gens. Christa fronça les sourcils, tâchant de se souvenir de son nom, mais le mal de crâne ressenti ne faisait que massacrer un peu plus sa réflexion.
Puis, soudainement, elle eût comme une éclair de génie. Un nom, qui résonna soudainement dans son crâne, et Christa releva la tête.
- July Teylor...
Elle battit des cils, ne comprenant pas, et tâcha de mouvoir ses mains. Comme si prononcer le nom de la ministre allait réellement pouvoir l'aider. Mais ses mains étaient toujours liées. La jeune fille agita les doigts, essayant vainement de cracher des flammes, mais ceux ci ne voulaient rien faire. Ni de feu, ni d'eau, ce qui commença à effrayer la jeune fille.
- Qu'est-ce que vous m'avez fait ?
Paniquant soudainement, la jeune fille se commença à agiter ses poignets, effrayée, comme si cela pouvait la défaire de cette emprise. Christa se mordit la lèvre, avant de s'arrêter, subitement, comprenant que s'agiter ne servirait à rien. Elle se contenta de lancer un regard furieux et effrayé dans celui de July Teylor.




EDEN

Lorsque Eden ouvrit les yeux, il était toujours dans la rue. Devant le mur. Le jeune homme secoua la tête, et avec un long soupir, colla l'arrière de son crâne contre la paroi glacée. Ses yeux se fermèrent comme une dizaine de secondes, avant qu'il ne porte sa main à sa poche. Il fit glisser les lambeaux de son portefeuille en dehors, avant de farfouiller pour trouver un paquet de cigarette. Il l'ouvrit, en pris une qu'il porta à sa bouche, avant de l'allumer, le tout avec la vivacité d'un zombie au bord de la mort. Il ferma les yeux, laissant la mort emplir ses poumons, écoutant les pas des gens dans les rues adjacentes. Très légers, même si certain semblaient parfois se rapprocher.
Et puis, Eden ne compris plus rien. Il entendit des pas de course, quelque chose siffler près de son oreille, ce qui lui fît ouvrir les yeux et, le temps qu'il ne réagisse, voyait déjà une silhouette minuscule s'échapper de la ruelle. Portant sa main à terre, ou était censé se trouver son portefeuille, le jeune homme ne sentit rien d'autre que les dalles trempées et glacées.
« – Oh le sale con ! »
Et, à peine avait-il sauté sur ses pieds qu'il se retrouvait à courser la personne, tâchant de ne pas renverser qui que ce fût dans la rue, ce qui fût une tâche particulièrement fastidieuse. Les gens s'écartaient, laissant passer le voleur, mais Eden lui, devait jouer des coudes pour passer. La focalisation centré sur son prédécesseur formait une foule qu'il n'aurait pu briser. Néanmoins, il tâchait d'avancer le mieux possible, pour le rattraper. Il avait besoin de cet argent, c'était vital.
Eden tourna au détour d'une rue où il n'y avait plus grand monde et, manque de chance pour lui, percuté de plein fouet un homme (coucouArno), qui sembla chuter. Mais Eden, trop pris dans sa course, n'y prit pas garde, se contentant de maigre excuses et continuant à courir. Il accéléra, talonnant ce qui semblait apparaître comme un gamin qui, d'un seul coup, tourna dans un angle, arrivant dans une petite impasse, avec au fond, un mur particulièrement haut. Mais il n'y avait plus personne dans la rue. Eden battit des cils, ne comprenant pas, mais tâcha d'observer les alentours. Son attention se porta sur deux poubelles, dont la plus grande était renversée, ouverte, et sans quitter l'impasse de vue, la jeune homme alla s'agenouiller devant elle.
A l'intérieur de l'objet, allongé, se trouvait un enfant, recroquevillé sur lui-même. Ses boucles brunes volaient partout, cachant son visage. Ses vêtements, sales et plein de boue, paraissaient trop grand pour lui. Il eût un bref mouvement lorsqu'il se rendit compte qu'il était repéré, sans toutefois esquisser d'autre geste. Eden, furieux, empoigna le maigre poignet de l'enfant, l'extirpant de sa cachette, et l'assis sur une autre poubelle, dans un coin, tendant la main.
« – Rends moi tout de suite ce que tu m'as pris !
– J'ai rien pris.
– Ta maman ne t'as jamais dit que c'était moche de mentir ?
– Non. Elle disait pas ça. Et j'ai rien pris.
 »
L'enfant retourna ses mains, paumes face au ciel, qui ne contenaient rien. Rien dans ses mains. L'enfant posa ses yeux marrons dans ceux d'Eden, sans rien dire de plus. Et le jeune homme, étonnamment, n'arrivait pas à lâcher le regard de ce gamin.

AMBER



LUCA


 
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Aurora

Aurora marchait en charmante compagnie vers un couché de Soleil, les pieds réchauffés par le sable fin et-Non allez trêve de plaisanterie elle marchait avec Stan qui râlait et râlait et râlait en direction d'un bar miteux. Elle avait l'habitude, certes, ce gosse râlait depuis qu'elle le connaissait. C'était son unique moyen de communication. Mais fallait bien le dire, entendre pour 16e fois qu'il faisait froid, qu'il avait pas envie d'aller dans un bar à la noix et que de toute façon il aimait même pas la bière, c'était relativement énervant. Cependant, après une longue marche la jeune blonde accompagné de son fidèle et casse-burnes ami arriva enfin à destination, elle ouvrit la porte de l'établissement et...
- BAH PUTAING ENFIN ! Nan mais je vous dis même pas comment on s'les caillent dehors ! Marie, Jésus, Paulette, j'vous parie 5 tournées d'bières qu'on c'est choppé un cancer des poumons rien qu'en venant ici ! Lança-t-elle bien fort, afin que tout le quartier soit au courant de ses mésaventures. Elle remarqua finalement Gaïa qui se tenait à sa droite avec un sourire figé. GAIAAAA MA POULETTE COMMENT QU'CA VA ? hurla-t-elle comme si elle s'adressait à une personne se trouvant à une distance de 3000 milles bornes d'elle  avant de la serrer dans ses bras l'étouffant surement partiellement entre ses atouts féminins qui était assez importants dirons nous.
Après avoir écrasé pendant 5 minutes Gaïa contre sa poitrine Aurora se rendit enfin compte des deux clampins qui les regardaient d'un air ahuri. Une petite chose faible maigrichonne et un grand blond squelettique. Qu'elle avait définitivement quelque part.
- Héééééé mais je vous connais vous ! C'est quoi votre nom déjà ? Un truc du genre Steven et Ein ou je sais pas quoi, non ?  Anyway, c'est quoi ces tête que vous nous faite là , quelqu'un est mort, on vous a volé votre doudou ou que-ce qui se passe ?


Allez savoir ce qu'on font les autres j'en ai aucune idée et puis même j'ai la flemme voilà 
http://image.noelshack.com/fichiers/2016/24/1466084580-zouzou-2.png

Tell me, Atlas.
 What is heavier
The world or its people’s hearts ?
 
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Stephen sourit à la serveuse qui les fixait depuis quelques secondes. Il toussota dans l'espoir d'avoir une réaction puis se mit à regarder autour un peu embarrassé. Il commençait vraiment à se demander ce qu'elle voulait.
-Hmmr... Oui?
Il l'observa de haut en bas... Elle était plutôt jolie, avait un couleurs de cheveux plutôt particulière et... Oh... Ohohoh... Mais ils s'étaient déjà vu..! 
-Ah mais c'est vous! Gaïa, vous étiez à...
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une tornade blonde ouvrit la porte dans des exclamations enthousiaste sur la température qu'il faisait à l'extérieur et fit une entrée remarquée par tous les gens installés dans le bar. Elle était suivis d'une petite chose frigorifiée qui aurait mieux fait de prendre un manteau avant de sortir. Stan renifla  et se dirigea vers ce qui semblait être le chauffage lançant au passage des coups d’œil et des petits son dédaigneux et désapprobateurs envers tout ce qu'il voyait; Lieu, habitués, nourriture et boissons, mobilier, rien n'était selon ses standards et tout était trop miteux, turpide, fangeux, ignominieux, purement abject. Il s'assit, réchauffa ses mains endolories qui avait viré au bleu et comme dernière intervention il grogna qu'il "tuerait cette satanée blondasse si il s'était choppé une pneumonie."
La dite blondasse quant à elle après avoir "calmement" salué Gaïa, s'adressa au duo toujours assit à la table ne sachant pas vraiment comment réagir. Stee' reconnu tout de suite Aurora: celle qui accompagnait le drôle d'oiseau qui les avait attaqué et après les avait invité chez elle comme si de rien n'était.
-Ah, le monde est petit on dirait... En fait, c'est Stephen -je sais que ça se prononce pareil mais c'est mon prénom alors voilà désolé désolé:C- et Ian... Comment...
-Stee, il faut que j'y aille.
Le grand blond était mal à l'aise face à tout ses gens qui lui rappelaient des événements qu'il voulait sortir de sa mémoire. Il se leva d'un coup, un peu vacillant, salua l'assistance d'un petit geste de la tête veillant bien à ne croiser le regard de personne et se retourna embarquant ses affaires avec lui avant de sortir dans le froid. Stephen tenta vainement de le retenir un peu plus longtemps, mais à quoi bon...Il avait fait son choix et il était borné.
 L'air un peu désemparé le rouquin posa sa joue dans le creux de sa main et regarda au loin.
-Hmm. Désolé, ce n'était pas vraiment le moment le plus propice pour des retrouvailles.
Un long silence envahi le bar,et seuls quelques bruits de verres qui s'entrechoquaient provenant de l'arrière cuisine le rompait de temps à autre. Avec les tensions qui se produisaient ces derniers jours, personnes n'avaient vraiment le moral et sur toute la ville, particulièrement les zones près de l'under, se répandait un sentiment pesant et morne.
-Ah bah putain, Grosse ambiance ici, merci d'avoir choisi cet endroit Aurora vraiment.
Stan se releva et se dirigea vers son amie, lui collant ses mains toujours aussi congelées sur le bras.
-Bon tu commandes et on se casse. C'était une mauvaise idée de sortir de toute façon, on est bien mieux "là haut".
Plusieurs habitués dévisagèrent le gamin prétentieux, mais il n'avait que faire de l'avis du petit peuple envers sa personne.
-Hmm, c'est vrai ça pourquoi êtes vous venu par ici? dDemanda Stephen, soudain intéressé. Il réfléchit un instant puis prit un air légèrement concerné, Dites moi que vous ne comptez pas vous mêlez des... Événements récents, n'est-ce-pas? Ne faites rien d'inconsidéré, s'il vous-plaît.
 
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-Ta gueule.
où est-ce que tu vas comme ça
- J'ai dit ta gueule.
tu crois pouvoir t'enfuir aussi facilement ?
- La ferme. Dégage.
mais tu sais bien que tu ne pourras pas t'enfuir, sombre crétin
alors reste ici
qu'on en finisse
- JE T'AI DIT DE FERMER TA GUEULE. TAIS-TOI TAIS-TOI TAIS-TOI TAIS-TOI TAIS...
CA SUFFIT
La voix qui tonna à l'intérieur de sa tête lui donna l'impression que son crâne explosait. La douleur et la surprise le firent se rouler en boule, toujours plus près du mur contre lequel il s'était effondré. Pas encore lui pas encore lui pas encore lui. Il aurait donné chaque plume de ses ailes, arrachées une à une sans anesthésie, plutôt que de le revoir. Malheureusement, la question ne se posait pas, et il n'avait d'autre choix que de le supporter. Encore et encore. Toujours. Et ce serait toujours pareil. Une fin dans le sang et la souffrance. Plus le temps passait, et plus il regrettait qu'elle ne soit plus là pour l'aider.
Quelle vie de merde. Il s'était toujours demandé ce qu'il avait fait pour mériter ça, et n'avait toujours pas de réponse. Peut-être simplement le fait de vivre, ce qui est en soi assez triste à dire, et encore plus à s'avouer. D'autant plus quand on sait qu'on a pas été attendu par la vie. Qu'on est rien qu'une erreur, un regret, un rejet, un poids lourd. C'est un peu dur à supporter au début, mais on s'y fait, et au fur et à mesure, on se forge sa petite carapace et on y pense plus. Et si on y pense, on évite de le montrer.
Mais tout ça n'explique pas cela. Rien n'explique ces désirs de mort qui le hantent, mais d'où est-ce qu'ils viennent, d'ailleurs ? C'est ça, la folie ? Ne pas se rendre compte qu'on a envie de se tuer, et rejeter la faute sur quelqu'un d'autre, quelqu'un qui vit dans notre tête ?
Est-ce qu'il était fou ? De tout cœur il espérait que non. Mais il doutait, parfois. Dans des moments pareils, précisément.
Il ne bougeait plus, appuyé contre son mur, la tête dans les bras. Il ne l'entendait plus. Parti ? Apparemment. Il l'avait laissé en paix, pour une fois. Parfois, les miracles existent.
Lentement, il ouvrit un œil, puis l'autre. Comme il ne voyait rien, prisonnier de ses bras, il risqua un regard dehors.
En face de lui, sur le sol, gisait le miroir brisé qu'il avait fait tomber. De peur. Pourquoi est-ce qu'il avait encore des miroirs ici, c'était à se le demander. Crétin.
Il voyait mal, et releva totalement la tête. Et pâlit comme la mort.
A la place de ce qui aurait dû être son propre reflet, éclaté en plusieurs morceaux, à la place de lui, seul et terrorisé par quelque chose que personne ne pouvait voir, la moitié du visage figée dans un rictus horrible, se tenait Mensonge, représentation de ses plus grandes peurs. Il l'attendait, et il allait encore le tuer.

Pendant que le reste du groupe avait passé deux semaines (presque) totalement normales à boire des bières entre amis et à bouffer des fucking pancakes, celles de Baron avaient été ponctuées de nuits blanches et crises d'angoisse. Deux charmantes semaines, en somme. Il en était mort quatre fois.
Bientôt cinq. Tout ce qu'on peut souhaiter de plus reposant. Et il commençait à en avoir un peu plein les c*uilles de ne pas pouvoir être un peu tranquille un moment. Histoire de pouvoir ne rien foutre en bonne et due forme. Ou tout simplement, hein, vu qu'on en parle, garder une santé mentale convenable. Ouais, pas grand chose hein, juste le minimum vital.
Si son cerveau survivait à cette dernière agression, il deviendrait végétarien, quitterait ces stupides Vandales (qui d'ailleurs le cherchaient depuis deux semaines sans le trouver) (tout simplement parce qu'il ne répondait pas quand ils frappaient à sa porte) (futé ce garçon quand même), adopterait un bébé chien (et peut-être tous les chatons du monde), et puis peut-être qu'il changerait tout simplement de vie. Ou du moins essayer de. Mais c'est pas faute d'y avoir pensé.
Mais pour le moment, il se réveillait tout doucement de sa cinquième charmante mort (il l'avait forcé à s'ouvrir les veines avec des lames de rasoir rouillées, sympathique attention, trou de balle), et après un – très – long moment recroquevillé sur lui-même contre le mur (toujours ce mur, décidément), il se décida à se relever. Il n'allait pas rester indéfiniment sur le sol. Ce n'était pas convenable. Et surtout inconfortable.
Quand il se relève il croise son reflet dans les débris de miroir, et mon dieu, il se serait fait peur lui-même. Il était pâle comme un vieux mort, du plus bel effet « je viens de vomir ma race pendant une semaine, et bizarrement j'me sens pas trop top », tendance zombie. Chouette.
Il se sentait profondément pas bien du tout, mais plutôt crever que de rester ici une seconde de plus.
D'autant plus que s'il en croyait l'image de l'homme barbu qu'il avait vu entre deux instants de plus pure angoisse, même s'il n'étais pas vraiment sûr de ce que ça voulait dire, il sentait qu'allait arriver une grosse c*uille dans le pâté. Et pas seulement pour lui.
Il fallait qu'il retrouve les autres.
Il n'avait absolument aucune idée de ce qu'ils pourraient faire, mais ce serait un début...

(à réflexion)
(ce post est vraiment nul)
Born of tornado, we bring you the night,
Pray for we all detonate.
Heroes in heaven and servants in life,
Kill us before it's too late.

A M E N & A T T A C K

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GAIA

Gaïa sursauta soudainement. Ses tympans furent soudainement agressés par une brouhaha plutôt impressionnant provenant de la porte, et la jeune femme eût à peine le temps de détacher ses yeux des deux hommes qui semblaient eux aussi la reconnaître que déjà, elle entendait son nom hurlé dans tout le restaurant. Elle blêmit. Une seconde plus tard elle se trouvait serrée dans une étreinte trop étouffante, laquelle elle aurait volontiers souhaiter quitter si elle n'était pas autant pétrifiée.
Qu'était donc ce bordel ?
Gaïa papillonna des yeux lorsqu'elle se sentit enfin libérée, et son regard se porta sur la grande blonde qui venait de l'enlacer. Sa bouche s'entrouvrit sans qu'un son n'ose en sortir, ses mains se mirent soudainement à trembler. Ses doigts se crispèrent sur son plateau pour faire cesser les secousses. Gaïa secoua la tête, un air impassible se peignit sur ses traits avant qu'elle ne jauge les deux nouveaux arrivants qui dévisageaient déjà les attablés. Le visage de la jeune femme se para d'un sourire factice en attendant que les conversations entre les uns et les autres se passent. Sans quitter son masque, ses yeux glaçants et furieux, qui parlaient bien plus que le faux sourire qu'elle arborait, se plantèrent dans ceux de la femme face à elle. Elle sentait déjà, danse son dos, l'aura de son patron qui devait probablement fulminer. Étonnamment, l'endroit s'était tu, comme spectateurs d'un comique pièce de théâtre. Gaïa se sentait projetée sur le devant de la scène subitement, elle qui n’aspirait qu'à un peu de calme après les récents événements. Elle mordit l'intérieur de sa joue, puis interpella la grande blonde dont elle ne parvenait à retrouver le nom :
« – Vous désirez une table ? »


 
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Journée en pâte de caca. Même pas deux minutes à marcher tranquillement dans la rue qu'il se retrouvait déjà cul sur le sol. Aïe, merd.e ! Arno massa son petit cul délicat sans même prendre le temps de se relever (un peu pour attirer le mâle en chaleur aussi, le truc du type en détresse ça fonctionne toujours, mais chut hein, c'est son truc à lui tout seul, hors de question de cafter).
Pendant qu'il reprenait ses esprits (ça ne lui prit pas tant de temps que ça, de l'esprit, il en a assez peu, en fin de compte), il essaya d'analyser la situation, et en déduit qu'il venait de se faire renverser par un c0nnard de fils de chienne galopant. A-t-on vraiment idée de faire un jogging aussi tôt, dans une rue déjà bondée ?! Quel débile, ce type.
S'il le rattrapait (rien n'était moins sûr) (il n'avait absolument aucune envie de courser quelqu'un si tôt) (sauf si c'était un type, et qu'il était mignon) (mais c'était sans doute trop tard), il allait lui en faire voir toutes les couleurs du drapeau arc-en-ciel, parole de lui-même !
Il se releva tant bien que mal (sans personne pour l'aider, les beaux mâles bonnes âmes dormaient encore, apparemment), s'épousseta comme une diva, et chercha son agresseur dans la foule.
Il y avait bien un mec qui essayait de courir, mais qui était bloqué par une importante masse de gens, et...
Attendez une petite minute.
Ne serait-ce pas...
Nom de dieu, mais je connais ce cul ! Et ce dos ! Et ces tatouages !
EDENCHOUPI
AMOUR DE MA VIE

Arno retrouva soudainement toutes ses (faibles) facultés mentales et physiques et essaya de se frayer un chemin entre les gens qui décidément n'avançaient pas bien vite.
Pourvu qu'il ne le perde pas de vue.
Et que ce soit bien lui, accessoirement.
Il manqua de renverser une petite vieille avec son caddie, qu'il rattrapa de justesse (quel galant cet Arno), tant il mettait de l'ardeur dans sa volonté de suivre son Prince Charmant (oui maintenant c'est la princesse qui cherche le Prince comme un cochon cherche des truffes) (oui, en reniflant).
Il réussit à s'extraire de la forêt de corps, avec une certaine joie, mais, malheur, Eden avait disparu.
Envolé.
Fichtre.
Ses rêves et espoirs s'effondrèrent et virent s'écraser lamentablement à ses pieds, contre les dalles inégales et sales de la ruelle.
Il avait encore perdu Eden.
Quelle poisse.
Il allait se rouler en position fœtale et se laisser mourir contre le sol cracra undertownien quand il entendit la douce voix de son chéri choupinet d'amour (qui lui arracherait le visage plutôt que de lui dire bonjour, à son humble avis, mais qui ne tente rien n'a rien, et quand Arno veut, il fait tout pour l'avoir, tu vois ?) quelque part pas trop loin.
– Ta maman ne t'as jamais dit que c'était moche de mentir ?
Ta maman ? Il est avec un môme ? Ou un débile?
Il suivit la voix, et tomba sur Eden, accroupi devant...
Une poubelle.
Arno constata avec déception que son crush était stupide.
Ou alors le « je discute avec une poubelle » est une coutume familiale de chez lui, mais il ne se sentait pas prêt à assumer une bizarrerie pareille.
Sauf que la poubelle lui répondait. NORMAL.
A la réflexion, peut-être que le môme / débile se cachait dedans. Aaaaah, pas con le mec.
Arno s'approcha sans faire de bruit.
- Eden ? Ca va ?
Il hésita à lui demander s'il parlait tout seul, mais il évita. Pour ne pas avoir l'air stupide si ce n'était pas le cas, pour ne pas qu'il ait l'air stupide si ses craintes étaient fondées. Intelligent garçon.
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EDEN & LUCA

Les yeux de Luca restaient posés sur ses pieds, chaussés de vieilles baskets. Il se souvenait encore de la vieille dame qui les lui avait achetées, et il savait que c'était l'un des seuls actes d'amour que l'on ferait jamais à son égard. Elles commençaient à être trop petites et des trous apparaissaient, mais il s'en moquait. Il aimait ses baskets rouges qui tournaient désormais au marron.
Les sourcils du gamin se froncèrent, tandis qu'une moue ennuyée se dessinait sur son visage. Il ferma ses mains, croisa les bras. Il vit le grand soupirer, et Luca tourna la tête à cet instant. Il vit une silhouette se dessiner dans la rue, au loin, et une voix s'éleva.
« –Eden ? Ça va? »
L'adulte sembla se figer, et tourna lentement la tête. Luca n'attendit pas plus pour sauter sur ses pieds, et tenta de filer.
Eden réagit au quart de tour. Il saisit les bretelles de la salopette du gamin presque par réflexe, ses pensées concentrées sur la voix qu'il venait d'entendre, sur le visage qu'il découvrait désormais.
Le casse cuille de première.
Ce fût la seule chose à laquelle il pensa, et son visage se para d'une furie non dissimulée. Il planta ses yeux dans ceux de son vis-à-vis, retenant son envie de l'étriper. Que lui voulait-il encore ? Eden soupira, ne prêtant presque plus attention au gosse qui se débattait, criant presque. Quel emmerdeur ce gamin. Eden jeta un regard tueur à l'enfant, lequel se figea soudainement. Les pensées d'Eden semblaient bouillir, se percutant les unes les autres sans être cohérente. Il sentait seulement une haine profonde envers le second protagoniste. Quand à lui, c'était bien plus confus pour Luca, mais il ne sentait aucune animosité. Luca sentit l'adulte retenir un léger soupir, sentit ses pensées se calmer doucement, sans que sa colère ne s'amenuise.
« – Qu'est-ce que tu fais là ? »
Malgré son regard assassin, sa voix était posée et calme. Levant les yeux vers l'adulte, Luca lut la fatigue sur son visage. La prise sur les vêtements de l'enfant se fit moins pressante, et l'enfant aurait pu s'échapper, mais il ne voulait pas prendre le risque de se faire de nouveau attraper de nouveau. Et ce duel de regards le fascinait en un sens. Il cessa définitivement de se débattre pour se contenter d'observer.
 
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salut joyeux 1 an atr mon amour trop mort
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