18-06-2016, 20:12
Eurydice c'était réveillée parmi les premiers. D'abord secoué par une nausée fulgurante elle avait faillit rendre le peu qu'elle avait dans l'estomac. La pièce dans la quelle elle se trouvait avait une aura sombre et la température y était très basse, elle avait frissonné pendant de longues minutes avant de reprendre ses esprits.
Elle se trouvait dans l'espace, elle n'était pas seule, ses bras étaient couverts d'hématomes et ses souvenirs étaient flous. Rien de bien inquiétant jusque là. Elle c'était retrouvé dans des situations bien plus inquiétantes. Mais néanmoins, ce trou noir dans sa mémoire l'inquiétait et elle se força ardemment à retrouver ses souvenirs. Elle plongea dans son inconscient à la recherche des événements passés.
Tu étais dans ta chambre quand on t'a appelé dans le salon.
Le Docteur Harrison était là, il t'avait demandé de '’asseoir, il t'avait dit que vous alliez faire un test. Sûrement un énième test pour savoir à quel point tu es... Dérangée. Mais il avait sortit une aiguille et et l'a enfoncé dans le bras avec empressement, sans même te prévenir.
Tu as eu mal.
« Positif » avait-il dit tristement. Ta mère t'a regardé avec horreur, et toi, tu n'as pas compris.
Des hommes étaient entrés, des hommes armés. Tu as tenté de te défendre, tu as pleuré appelant ta mère et le docteur à l'aide, mais ils détournaient tout deux le regard. Tu t'es défendue mais tu as perdu. Ils t'ont emmenés, inconsciente.
Et maintenant tu es là, sans savoir pourquoi. Pauvre Eurydice.
Elle sentit un frisson lui parcourir l'échine et secoua la tête. Quelles horribles images. Etaient-ils arrivé la même chose aux gens autour d'elle ? S'avaient-ils pourquoi ils étaient là ?
Alors qu'elle regardait autour d'elle, son regard s'attarda sur un garçon assoupi en face d'elle. Son visage était tourné vers le sol, pourtant elle le connaissait.
Souviens-toi Eurydice, souviens-toi, tu en es capable. Qui est ce garçon ? Allons tu le connais. Regarde le attentivement.
F
Fred
Frederick
C'était Frederick, elle en était sûre. Elle lança son pied contre sa jambe et il se réveilla en sursautant.
Frederick regarda autour de lui, il ne ressentait aucune inquiétude mais son visage exprimait cependant une certaine perplexité. Ses souvenirs, eux, étaient en parfait état. Il c'était rendu dès qu'il avait les militaires de la Fédération pour ne pas faire de vague. Pourtant, le plus souvent suite à une arrestation, le mutant finissait sur l'échafaud et non dans un vaisseau en marche, drogué et entouré de personnes inconnues. Ces capacités de réflexions étaient encore alternées par ce qu'on lui avait injecté dans le sang, de la morphine probablement, mais il n'était pas idiot ; il se tramait quelque chose de mauvais. Toutes ces personnes étaient plus que certainement des mutants, comme lui. Hors un tel attroupement de personne doté du gène Epsilonien dans un vaisseau de la Fédération ne pouvait assurer rien de bon.
« Bonjour. Ou bonsoir peut être. C'est difficile de savoir qu'elle heure il est dans l'espace... »
Il tourna la tête vers la personne qui c'était adressé à lui et, avec étonnement, il découvrit Eurydice.
« - Que-ce que... Eurydice ? Que-ce que tu fais là ? »
Eurydice ne répondit pas, elle se contente d'hausser les épaules et commença à triturer ses cheveux étrangement calme. Faisant fit des bleus habituels qui couvraient les bras de la jeune fille, Fredrick remarqua un détail étrange ; un bracelet en métal autour de son poignet. Celui-ci clignotait, et il remarqua qu'il avait le même. En fait, toutes les personnes présentes en avait un. Il tenta d'abord de l'enlever manuellement, sans succès, puis il essaya de le faire fondre, mais là encore, le bracelet resta intact.
« Merde, que-ce que c'est que cette histoire encore... »
« - ... Bienvenue à bord de la mission Atlantis. »
La mission Atlantis... Il s'agissait donc d'une mission. Cela ne l'avançait pas beaucoup mais il savait désormais qu'il ne s'agissait pas d'un peloton d’exécution, ce qui en soit le rassurait. La voix robotique se répéta trois fois avant de s'éteindre mais une fois celle ci silencieuse, c'est un petit blond qui commença à s'agiter violemment. Frederick le regarda, interdit et silencieux. Le jeune homme était déchaîné et refusait visiblement sa condition, mais il ne lui était visiblement pas venu à l'esprit que dans cette situation, son opinion n'était pas prise en compte. Tout ce qu'il réussit à faire fut d'alerter un militaire qui visiblement, était tout aussi apte à hurler que lui et comptait bien le prouver.
Et c'est cet échange délicat et calme qui réveilla Hamilton. Ayant souvent eu des réveils difficiles, il était habitué au migraine matinale, mais le fait de se faire agressé par deux forcenés hurlant aussi fort que deux cochons qu'on égorge, ça, c'était une première. Et autant dire qu'il n'appréciant que moyennement.
« Nom de Dieu de putain de bordel de merde, est-ce que vous ne pourriez pas parler moins fort on vous entend sûrement dans la galaxie d'à côté, grogna-t-il d'une voix grave et agacé, les yeux toujours fermés. »
Il se redressa sur sa chaise inconfortable, et se trouva face un spectacle bien inhabituel. Fronçant les sourcils, il regarda tout ce qui l'entourait sans comprendre.
- Ton bracelet me protège. Lui expliqua Wayne, dans un sourire énervant, rien que parce que cet idiot lui tapait sur le système. Tes pouvoirs sont inutiles. Et pareil pour tous les autres : pas besoin d'essayer de vous battre, compris ?
Un bracelet ? Oh. Oui. En effet, ils avaient tous un bracelet au bras. Et il bloquait son omniprésence. Il entendit Frederick jurer face à la nouvelle. Visiblement il comptait sur sa mutation pour se sortir d'ici, et pour être honnête, Hamilton comptait dessus aussi. Si il avait pût se projeter dans la salle de contrôle et neutraliser le pilote, il aurait détourné le vaisseau de sa destination, quelle qu'elle soit pour se diriger vers la Terre. Le jeune blond continua de vociférer et Hamilton lâcha un profond soupir, son crâne n'allait pas tenir la cadence et finirait sans doutes par exploser avant le fin de ce voyage. Et alors que le militaire et le jeune homme se lançait mutuellement des fleurs, un homme entra à son tour. Jamais Hamilton n'avait eu un réveil aussi mouvementé.
Suite à cette révélation, un vent glacial parcouru l'assemblée et Frederick se passa la main sur le visage, résigné. Il aurait dû se douter qu'il s'agissait d'une mission suicide dans ce genre, pour qu'elle autre raison aurait-on choisit des mutants si ce n'était pour les envoyer au casse-pipe ? Il ne savait pas pourquoi on les envoyait sur Epsilon mais une chose était sûre, ce n'était pas pour sympathiser avec les habitants.
« Et bien, professeur Calcium, commença Hamilton qui lui gardait un calme olypien, je suis intimement persuadé que ce que vous faites est illégal, et croyez bien que l'inégalité, ça me connaît. Mission Atlantis ou non, retenir un si grand nombre de personnes contre leur gré, mutants ou pas, n'est pas tout à fait en accord avec les principes de la Fédération, du moins si elle en a. »
Eurydice qui, elle, était restait silencieuse, presque amorphe durant tout ce temps, leva une petite main frêle, comme si elle se retrouvait sur les bancs de l'école, afin d'obtenir la parole. Néanmoins elle n'attendit pas qu'on le lui la donne pour parler.
« Excusez moi professeur, mais je crois que vous vous êtes trompez. Je suis folle, pas mutante. »
« - T'as raison gamin, le capitaine s'adressait à Alois mais il regardait pourtant le professeur droit dans les yeux. Mais vois tu, t'as pas le choix. Bien sûr que tu pourrais tenter de les éliminer une fois débarrassé de ton bracelet, mais si tu crois qu'ils n'ont pas de moyen de pression contre toi tu te trompes. La Fédération est peuplée d'enflures, mais ils sont loin d'être cons. Si tu penses sincèrement qu'ils n'ont pas tout prévu, qu'ils ne connaissent pas chaque parties de ta vie, de ta première couche à maintenant, qu'ils ne savent pas comment faire de toi un gentil pantin bien obéissant, alors t'es bien naïf. Soit on fait ce qu'ils nous disent, soit il y aura des représailles et crois bien qu'elles ne seront pas belles à voir. Il marqua une pause bien méritée, et continua. Ce vaisseau se dirige vers Epsilon et je pense que vous vous doutez tous et que c'est pas pour faire amis amis avec les habitants qu'on va là-bas. C'est pour ce battre, ou jouer les espions, ou que sais-je encore. Pour qu'elle autre raison ils nous auraient choisis, nous ? On est de la chair à canon, rien de plus et on est pas en position de résister. Toutefois, il s'adressait cette fois au professeur, croyez bien que quand cette mission échouera, quand vous échouerez, je serais le premier à m'en régaler. »
Tout cela avait été dit avec calme et d'une voix mesurée, mais une flamme haineuse brûlait dans les fond des yeux d'Hamilton. Il n'appréciait décidément pas cette homme.
Frederick quant à lui, restait silencieux. Il était tout à fait en accord avec ce que ces deux hommes venaient de dire, mais il s'était lancé dans une entreprise bien ardue. Cela faisait quelques minutes qu'il inspectait le bracelet qui emprisonnait son poignet, et par la même occasion, sa mutation. Le temps où il aidait son père en métallurgie dans les atelier Al-Hal étaient bien loin dans ses souvenirs, mais il y avait forcement un moyen de s'en débarrasser manuellement. Il fallait juste trouver les bons outils. Il fallait juste lui laisser le temps de réfléchir, en silence.
Elle se trouvait dans l'espace, elle n'était pas seule, ses bras étaient couverts d'hématomes et ses souvenirs étaient flous. Rien de bien inquiétant jusque là. Elle c'était retrouvé dans des situations bien plus inquiétantes. Mais néanmoins, ce trou noir dans sa mémoire l'inquiétait et elle se força ardemment à retrouver ses souvenirs. Elle plongea dans son inconscient à la recherche des événements passés.
Tu étais dans ta chambre quand on t'a appelé dans le salon.
Le Docteur Harrison était là, il t'avait demandé de '’asseoir, il t'avait dit que vous alliez faire un test. Sûrement un énième test pour savoir à quel point tu es... Dérangée. Mais il avait sortit une aiguille et et l'a enfoncé dans le bras avec empressement, sans même te prévenir.
Tu as eu mal.
« Positif » avait-il dit tristement. Ta mère t'a regardé avec horreur, et toi, tu n'as pas compris.
Des hommes étaient entrés, des hommes armés. Tu as tenté de te défendre, tu as pleuré appelant ta mère et le docteur à l'aide, mais ils détournaient tout deux le regard. Tu t'es défendue mais tu as perdu. Ils t'ont emmenés, inconsciente.
Et maintenant tu es là, sans savoir pourquoi. Pauvre Eurydice.
Elle sentit un frisson lui parcourir l'échine et secoua la tête. Quelles horribles images. Etaient-ils arrivé la même chose aux gens autour d'elle ? S'avaient-ils pourquoi ils étaient là ?
Alors qu'elle regardait autour d'elle, son regard s'attarda sur un garçon assoupi en face d'elle. Son visage était tourné vers le sol, pourtant elle le connaissait.
Souviens-toi Eurydice, souviens-toi, tu en es capable. Qui est ce garçon ? Allons tu le connais. Regarde le attentivement.
F
Fred
Frederick
C'était Frederick, elle en était sûre. Elle lança son pied contre sa jambe et il se réveilla en sursautant.
Frederick regarda autour de lui, il ne ressentait aucune inquiétude mais son visage exprimait cependant une certaine perplexité. Ses souvenirs, eux, étaient en parfait état. Il c'était rendu dès qu'il avait les militaires de la Fédération pour ne pas faire de vague. Pourtant, le plus souvent suite à une arrestation, le mutant finissait sur l'échafaud et non dans un vaisseau en marche, drogué et entouré de personnes inconnues. Ces capacités de réflexions étaient encore alternées par ce qu'on lui avait injecté dans le sang, de la morphine probablement, mais il n'était pas idiot ; il se tramait quelque chose de mauvais. Toutes ces personnes étaient plus que certainement des mutants, comme lui. Hors un tel attroupement de personne doté du gène Epsilonien dans un vaisseau de la Fédération ne pouvait assurer rien de bon.
« Bonjour. Ou bonsoir peut être. C'est difficile de savoir qu'elle heure il est dans l'espace... »
Il tourna la tête vers la personne qui c'était adressé à lui et, avec étonnement, il découvrit Eurydice.
« - Que-ce que... Eurydice ? Que-ce que tu fais là ? »
Eurydice ne répondit pas, elle se contente d'hausser les épaules et commença à triturer ses cheveux étrangement calme. Faisant fit des bleus habituels qui couvraient les bras de la jeune fille, Fredrick remarqua un détail étrange ; un bracelet en métal autour de son poignet. Celui-ci clignotait, et il remarqua qu'il avait le même. En fait, toutes les personnes présentes en avait un. Il tenta d'abord de l'enlever manuellement, sans succès, puis il essaya de le faire fondre, mais là encore, le bracelet resta intact.
« Merde, que-ce que c'est que cette histoire encore... »
« - ... Bienvenue à bord de la mission Atlantis. »
La mission Atlantis... Il s'agissait donc d'une mission. Cela ne l'avançait pas beaucoup mais il savait désormais qu'il ne s'agissait pas d'un peloton d’exécution, ce qui en soit le rassurait. La voix robotique se répéta trois fois avant de s'éteindre mais une fois celle ci silencieuse, c'est un petit blond qui commença à s'agiter violemment. Frederick le regarda, interdit et silencieux. Le jeune homme était déchaîné et refusait visiblement sa condition, mais il ne lui était visiblement pas venu à l'esprit que dans cette situation, son opinion n'était pas prise en compte. Tout ce qu'il réussit à faire fut d'alerter un militaire qui visiblement, était tout aussi apte à hurler que lui et comptait bien le prouver.
Et c'est cet échange délicat et calme qui réveilla Hamilton. Ayant souvent eu des réveils difficiles, il était habitué au migraine matinale, mais le fait de se faire agressé par deux forcenés hurlant aussi fort que deux cochons qu'on égorge, ça, c'était une première. Et autant dire qu'il n'appréciant que moyennement.
« Nom de Dieu de putain de bordel de merde, est-ce que vous ne pourriez pas parler moins fort on vous entend sûrement dans la galaxie d'à côté, grogna-t-il d'une voix grave et agacé, les yeux toujours fermés. »
Il se redressa sur sa chaise inconfortable, et se trouva face un spectacle bien inhabituel. Fronçant les sourcils, il regarda tout ce qui l'entourait sans comprendre.
- Ton bracelet me protège. Lui expliqua Wayne, dans un sourire énervant, rien que parce que cet idiot lui tapait sur le système. Tes pouvoirs sont inutiles. Et pareil pour tous les autres : pas besoin d'essayer de vous battre, compris ?
Un bracelet ? Oh. Oui. En effet, ils avaient tous un bracelet au bras. Et il bloquait son omniprésence. Il entendit Frederick jurer face à la nouvelle. Visiblement il comptait sur sa mutation pour se sortir d'ici, et pour être honnête, Hamilton comptait dessus aussi. Si il avait pût se projeter dans la salle de contrôle et neutraliser le pilote, il aurait détourné le vaisseau de sa destination, quelle qu'elle soit pour se diriger vers la Terre. Le jeune blond continua de vociférer et Hamilton lâcha un profond soupir, son crâne n'allait pas tenir la cadence et finirait sans doutes par exploser avant le fin de ce voyage. Et alors que le militaire et le jeune homme se lançait mutuellement des fleurs, un homme entra à son tour. Jamais Hamilton n'avait eu un réveil aussi mouvementé.
« – Bienvenue à bord de la mission Atlantis ! lança-t-il d'une voix douce qui n'avait rien de rassurant. J'ose espérer que vous n'êtes pas trop bousculés par le voyage. Bien. Vous avez donc été introduit au général Brixton : inutile de vous le présenter. Je suis le Professeur Hodgkins, reprit-il après une pause, initiateur de cette mission fédérale. Rassurez-vous cependant : je n'ai pas en tête de vous éliminer. »
Magnifique. Le professeur Hodgkins n'était pas un nom inconnu pour Hamilton, et de ce qu'il savait, cet homme se rapprochait plus du Professeur Moriarty qu'autre chose. Il n'avait aucune confiance en lui, et son sourire mielleux lui donnait la nausée. Et visiblement, il n'était pas le seul à douter de la bonne fois du professeur, puisque le jeune blond, qui se trouvait visiblement être une âme rebelle, recommença à hurler.
« – Mensonge ! Vous allez faire quoi, alors ?! »
« – À un moment ou à un autre, ce sera le prix à payer, enchaîna-t-il avec véhémence. On n'est pas complètement c...
– Silence ! hurla militaire. Assieds-toi ! »
« – À un moment ou à un autre, ce sera le prix à payer, enchaîna-t-il avec véhémence. On n'est pas complètement c...
– Silence ! hurla militaire. Assieds-toi ! »
Et il fallait bien avouer qu'il marquait un point, la Fédération ne laissera jamais autant de mutants en vie. Et si ils étaient tous en parfaite santé nul doute que cela n'allait pas durer.
Une énième réplique du petite rebelle fit régir professeur Moriarity.
« - Parce que je suis mutant, moi aussi, Elliot. »
Hamilton se figea un instant et dévisagea Hodgkins. Sainte mère de Dieu que-ce que c'était encore que ces foutaises ?
. Pour tout te dire, je contrôle le calcium. C'est une capacité très utile, tu t'en doutes. Seulement, et contrairement à toi, je ne porte pas de bracelet. C'est la raison pour laquelle tu devrais m'écouter, et il en va de même pour vous tous. Il lança son regard sur l'assemblée, pensif, avant de reprendre, en changeant habilement de sujet. Je conçois tout à fait votre confusion. Je suis l'initiateur de la mission qui a entraîné votre capture, il est donc juste de votre part de vous laissez aller à la colère. En revanche, je souhaite que vous sachiez au moins une chose : je ne suis pas responsable des conditions dans lesquelles vous avez été capturés. Ces clauses ne dépendent pas de moi, mais de la Fédération. Nous sommes deux entités distinctes : je ne représente pas la Fédération. Et voyez-vous, je ne suis pas, non plus, un militaire. Je ne fonctionne pas selon toutes ces règles barbares.
Voilà qui devait faire plaisir au militaire-patibulaire (ok ce surnom est cool merci camille) qui se trouvait à ses côté songea Hamilton.
- C'est la raison pour laquelle, si vous le souhaitez, il vous sera permis de contacter vos proches, afin de leur annoncer votre départ en direction d'Epsilon.
Suite à cette révélation, un vent glacial parcouru l'assemblée et Frederick se passa la main sur le visage, résigné. Il aurait dû se douter qu'il s'agissait d'une mission suicide dans ce genre, pour qu'elle autre raison aurait-on choisit des mutants si ce n'était pour les envoyer au casse-pipe ? Il ne savait pas pourquoi on les envoyait sur Epsilon mais une chose était sûre, ce n'était pas pour sympathiser avec les habitants.
« Et bien, professeur Calcium, commença Hamilton qui lui gardait un calme olypien, je suis intimement persuadé que ce que vous faites est illégal, et croyez bien que l'inégalité, ça me connaît. Mission Atlantis ou non, retenir un si grand nombre de personnes contre leur gré, mutants ou pas, n'est pas tout à fait en accord avec les principes de la Fédération, du moins si elle en a. »
Eurydice qui, elle, était restait silencieuse, presque amorphe durant tout ce temps, leva une petite main frêle, comme si elle se retrouvait sur les bancs de l'école, afin d'obtenir la parole. Néanmoins elle n'attendit pas qu'on le lui la donne pour parler.
« Excusez moi professeur, mais je crois que vous vous êtes trompez. Je suis folle, pas mutante. »
« – C'est une blague j'espère ? »
Eurydice regarde le garçon qui avait parlé, persuadée qu'il s'adressait à elle. Elle allait d'ailleurs lui répondre, mais celui-ci enchaîna trop vite.
« – Vous êtes vraiment des génies hein, lança Alois d'une voix calme. Vous pensez réellement qu'on va vous suivre ? Qu'on va accepter ça comme des petits toutous bien sages ? Qu'à la seconde ou on retirera ces trucs on ne va pas tous vous supprimer bien tranquillement ? Vous pensez peut-être que parce que vous êtes un mutant on va vous faire bien gentiment confiance, et accepter de faire tout ce que vous nous dites au nom d'un gouvernement qui nous exécute depuis qu'il connaît notre existence ? Ils nous ont toujours chassés, sans arrêt et vous, vous débarquez à la solde de cette bande de connards qui ne font que nous exterminer sans même nous considérer comme des humains, et tout d'un coup vous vous pointez l'air de rien, à leur solde, ayant soudainement besoin de nous pour votre guerre stupide. Alors que vous nous exécuterez à la seconde même ou vous n'aurez plus besoin de nous. Quelle intelligence, c'est brillant. »
« - T'as raison gamin, le capitaine s'adressait à Alois mais il regardait pourtant le professeur droit dans les yeux. Mais vois tu, t'as pas le choix. Bien sûr que tu pourrais tenter de les éliminer une fois débarrassé de ton bracelet, mais si tu crois qu'ils n'ont pas de moyen de pression contre toi tu te trompes. La Fédération est peuplée d'enflures, mais ils sont loin d'être cons. Si tu penses sincèrement qu'ils n'ont pas tout prévu, qu'ils ne connaissent pas chaque parties de ta vie, de ta première couche à maintenant, qu'ils ne savent pas comment faire de toi un gentil pantin bien obéissant, alors t'es bien naïf. Soit on fait ce qu'ils nous disent, soit il y aura des représailles et crois bien qu'elles ne seront pas belles à voir. Il marqua une pause bien méritée, et continua. Ce vaisseau se dirige vers Epsilon et je pense que vous vous doutez tous et que c'est pas pour faire amis amis avec les habitants qu'on va là-bas. C'est pour ce battre, ou jouer les espions, ou que sais-je encore. Pour qu'elle autre raison ils nous auraient choisis, nous ? On est de la chair à canon, rien de plus et on est pas en position de résister. Toutefois, il s'adressait cette fois au professeur, croyez bien que quand cette mission échouera, quand vous échouerez, je serais le premier à m'en régaler. »
Tout cela avait été dit avec calme et d'une voix mesurée, mais une flamme haineuse brûlait dans les fond des yeux d'Hamilton. Il n'appréciait décidément pas cette homme.
Frederick quant à lui, restait silencieux. Il était tout à fait en accord avec ce que ces deux hommes venaient de dire, mais il s'était lancé dans une entreprise bien ardue. Cela faisait quelques minutes qu'il inspectait le bracelet qui emprisonnait son poignet, et par la même occasion, sa mutation. Le temps où il aidait son père en métallurgie dans les atelier Al-Hal étaient bien loin dans ses souvenirs, mais il y avait forcement un moyen de s'en débarrasser manuellement. Il fallait juste trouver les bons outils. Il fallait juste lui laisser le temps de réfléchir, en silence.

Tell me, Atlas.
What is heavier
The world or its people’s hearts ?












