26-01-2016, 20:53
Arrêts.
Pluie. Il pleut dans l'autre monde que j'aperçois. Ce sentiment de sécurité me met encore plus à l'aise.
Je suis assis. Je suis toujours assis. C'est comme ça qu'il faut être de toute façon, il n'y a pas d'autre alternative ici... enfin je crois.
A côté de moi, d'autres gens sont assis. On est tous assis vous comprenez?
Je n'ai pas envie de quitter ce monde. Il est encore trop tôt.
Certains parfois se sentent prêt. Il décident d'en finir. De s'arrêter là. De ne pas aller plus loin.
Ils se lèvent alors.
Personne n'essaye de les retenir. A quoi bon, s'il sont sur d'eux, personne n'arrivera a les dissuader de rester là. Assis.
Les gens se tiennent debout un instant. Puis un craquement résonne... et ils disparaissent.
Des grands-mères, des enfants, des étudiants... s'en vont ainsi régulièrement. Décidant de ne plus rester là à rien faire et de reprendre leurs vies en main.
J'ai pas envie d'y aller. Ca voudrait dire se remettre à assumer sa propre vie. J'aime bien rester hors du temps ici. Le silence est reposant.
Et puis de toute façon dans la vrai vie il pleut. Les gens qui s'enfuient ont encore plus de courage. Il pleut quoi.
De la vrai pluie.
La "bulle" est toujours remplis. C'est assez magique mais c'est comme ça. En effet, toute personne qui s'en va est remplacé automatiquement.
Enfin... automatiquement... c'est vite dit.
Disons que régulièrement -tout aussi régulièrement que les départs- des gens arrivent, les cheveux mouillés du dehors, marchent un peu puis s'installent sur le premier fauteuil à leurs portées.
Humm...
La voix vient de se réveiller. La voix se réveille environ tout les demi-heure... c'est une voix féminine assez jolie. Elle énumère... les arrêts.
Arrêt: Nantes
Ah! C'est moi! Bon.. je me décide à partir moi aussi alors.
Ce voyage en train n'aura pas été si long... et confortable surtout.
Bon. Nantes c'est pas en Bretagne. Mais il pleut quand même. C'est normal. C'est pas le sud m'voyez.
Bref. A un de ces quatre!
Et vous?
Ce train lakien? Où est-ce qu'il vous déposerait?
Ecrivez un peu, beaucoup ou presque pas du tout.
Racontez l'histoire d'un arrêt, d'une minute, où d'un trajet.
Faîtes vivre ce train pour ne pas qu'il meurt le même jour que sa naissance.
A vous!








"je crains autant ce que j’ignore… que ce que je sais ! Depuis toujours ce qui m’effraie le plus c’est moi-même" Pandora Hearts