Lorsque les feuilles virevoltent au gré de la brise automnale
La ville, alors que la fraîcheur du vent mordait la peau de qui osait s'aventurer en tenue légère, commençait à muer sous des couleurs chaleureuses. Le ciel se recouvrait de nuages gris ne laissant découvrir qu'une parcelle du bleu dont il était encore coloré. Les bâtiments semblaient apprécier redevenir l'élément central du décor, et le sol, jonché de feuilles craquants sous les pas pressés des hommes, ne semblait plus qu'un tapis marronné et doré. La ferveur de la rentré n'était déjà plus qu'un souvenir aux yeux des habitants qui désormais se préparaient à la fin des beaux jours.
Et pas simplement en ce qui concerne le temps.
Les élections s'étaient terminées quelques mois auparavant, et les nouveaux détenteurs du pouvoir venaient, en ces temps changeants, de prendre place au siège de leur nouveau centre de décision. Désormais, la ville se trouvait pourvue, de ça de là, de force de l'ordre. Les temps étaient dur, et cette présence n'était pas plus rassurante aux yeux des habitants que ne pouvait l'être un ciel couvert annonçant la tempête. Car aucun d'eux n'était assez stupide pour ignorer ce que cela signifiait.
Les clans n'en avaient plus pour longtemps. Du moins, c'était ce que semblait prévenir cet amont soudain de sécurité.
Se laisseraient-ils faire ? Là était la plus grande question. C'était bien simple ; s'ils se pliaient, il n'y aurait pas de bavure. Si, au contraire, ils refusaient de coopérer, là, la situation serait critique. Et c'est ce que craignait la majorité des habitants : les bavures. Il n'y avait pas eu de problème depuis un long moment, mais cela ne signifiait pas pour autant qu'il n'y en aurait plus. Au contraire, plus le temps se faisaient calmes, plus cela annonçait une grande crise. Et ce n'était pas le gouvernement qui allait dire le contraire.
La brise se renforçait.
Les temps n'étaient plus les mêmes.
Et cela n'annonçait rien de bon.
(Désolée c'est court mais je devais faire vite avant d'aller manger aha)