22-05-2014, 23:20
Constantin-Ambroise était tout bonnement immobilisé par la peur, debout dans son grand duffle-coat à capuche dans la rue, face à l'immense demeure Williams.
Il avait eu vent d'un évènement étudiant dans la journée et, pour "célébrer" son premier jour dans cet établissement de freaks doués de pouvoirs comme lui/sa première journée hors du carcan familial, il avait été animé d'une brève volonté d'y aller.
Mais l'étincelle de courage qui s'était allumé en lui pour le motiver à s'insérer dans une société qu'il évitait depuis trop longtemps s'était vite fait souffler sitôt qu'il était arrivé dans cette rue. Les basses émettaient leur rythme insoutenable dans tout le quartier, faisant presque vibrer le sol, et partout éclataient les rires et les cris.
Et les vitres aussi. Parce qu'au moment où il arrivait, une balle de baseball vola à travers la fenêtre de la cuisine, dont le verre se brisa dans un grand éclat. La seule chose qui suivit fut des rires gras et tout sembla immédiatement oublié. Constantin n'était pas outré d'une telle débauche comme l'aurait été sa mère, certains de ses amis l'avaient tout de même briefé à la "vraie vie". Il reste cependant étonné et encore plus effrayé une fois qu'il vécut le spectacle en vrai plutôt que dans les récits vagues et frénétiques de ses amis.
Il n'eut cependant à peine le temps de se remettre de ses émotions qu'un gars l'attrapait par la capuche de son manteau et le tirait vers l'entrée de la maison.
-Eh qu'est-ce que tu fiche ici ? L'interpella-t-il. J'croyais que t'étais plutôt du genre soirée messe que soirée étudiante... Mais ça tombe bien que tu sois là. Je trouvais que l'ambiance là-haut commençait à dériver en eaux troubles. Les mœurs des étudiants de cette ville deviennent un peu trop immoraux lorsqu'il s'agit des soirée d'Amanda William. Allez... monte !
-Mais... Hé, attends, je suis pas là pour ça ! Je.. Je euh, je me promenais ! se justifia-t-il.
Mais trop tard. Déjà, il était poussé par l'illustre inconnu dans un monde qu'il ne connaissait que trop peu : les fêtes lycéennes. Très surpris par les gens ivres qui dansaient, chantaient, criaient, fumaient joints sur joints autour de lui, Constantin-Ambroise fit quelques pas en rasant le mur du hall d'entrée, trouva une place tout près d'un canapé, se plaqua contre le mur et resta debout, tétanisé, toujours en manteau.
Comme une tâche noire sur un tableau impressionniste.
IL était totalement hors-contexte. Il n'avait strictement aucune idée de ce qu'il était sensé faire à partir de maintenant aussi, il se contenta de ne pas bouger, de ne surtout pas se faire repérer. Parce que se faire catégoriser comme "le meeeeec qui transforme de l'eau bénite en alcool gratos" c'était très peu conseillé comme démarche de socialisation.
Il n'eut même pas le courage d'enlever son grand manteau en daim, qu'il portait ouvert sur une chemise bien boutonnée. À défaut de s'habiller normalement, Constantin-Ambroise avait un sens de la mode étonnant et qui voguait très bien sur les nouvelles tendances du style qui revenait sur des choses classiques et parfois vieillottes comme des chemises bien taillées et boutonnées haut, des vestons apprêtés, et même des pantalons à la coupe droite et des derbies.
Bref, tant de vêtements remarquables dont il était porteur. Pas si out que ça le gars, il avait une certaine dégaine quand même.
Et donc tant de choses qui faisait qu'on ne voyait (presque) que lui au mileiu des adolescents saouls, qui riaient, s'embrassaient, criaient ou pour certains, vomissaient.
Il avait eu vent d'un évènement étudiant dans la journée et, pour "célébrer" son premier jour dans cet établissement de freaks doués de pouvoirs comme lui/sa première journée hors du carcan familial, il avait été animé d'une brève volonté d'y aller.
Mais l'étincelle de courage qui s'était allumé en lui pour le motiver à s'insérer dans une société qu'il évitait depuis trop longtemps s'était vite fait souffler sitôt qu'il était arrivé dans cette rue. Les basses émettaient leur rythme insoutenable dans tout le quartier, faisant presque vibrer le sol, et partout éclataient les rires et les cris.
Et les vitres aussi. Parce qu'au moment où il arrivait, une balle de baseball vola à travers la fenêtre de la cuisine, dont le verre se brisa dans un grand éclat. La seule chose qui suivit fut des rires gras et tout sembla immédiatement oublié. Constantin n'était pas outré d'une telle débauche comme l'aurait été sa mère, certains de ses amis l'avaient tout de même briefé à la "vraie vie". Il reste cependant étonné et encore plus effrayé une fois qu'il vécut le spectacle en vrai plutôt que dans les récits vagues et frénétiques de ses amis.
Il n'eut cependant à peine le temps de se remettre de ses émotions qu'un gars l'attrapait par la capuche de son manteau et le tirait vers l'entrée de la maison.
-Eh qu'est-ce que tu fiche ici ? L'interpella-t-il. J'croyais que t'étais plutôt du genre soirée messe que soirée étudiante... Mais ça tombe bien que tu sois là. Je trouvais que l'ambiance là-haut commençait à dériver en eaux troubles. Les mœurs des étudiants de cette ville deviennent un peu trop immoraux lorsqu'il s'agit des soirée d'Amanda William. Allez... monte !
-Mais... Hé, attends, je suis pas là pour ça ! Je.. Je euh, je me promenais ! se justifia-t-il.
Mais trop tard. Déjà, il était poussé par l'illustre inconnu dans un monde qu'il ne connaissait que trop peu : les fêtes lycéennes. Très surpris par les gens ivres qui dansaient, chantaient, criaient, fumaient joints sur joints autour de lui, Constantin-Ambroise fit quelques pas en rasant le mur du hall d'entrée, trouva une place tout près d'un canapé, se plaqua contre le mur et resta debout, tétanisé, toujours en manteau.
Comme une tâche noire sur un tableau impressionniste.
IL était totalement hors-contexte. Il n'avait strictement aucune idée de ce qu'il était sensé faire à partir de maintenant aussi, il se contenta de ne pas bouger, de ne surtout pas se faire repérer. Parce que se faire catégoriser comme "le meeeeec qui transforme de l'eau bénite en alcool gratos" c'était très peu conseillé comme démarche de socialisation.
Il n'eut même pas le courage d'enlever son grand manteau en daim, qu'il portait ouvert sur une chemise bien boutonnée. À défaut de s'habiller normalement, Constantin-Ambroise avait un sens de la mode étonnant et qui voguait très bien sur les nouvelles tendances du style qui revenait sur des choses classiques et parfois vieillottes comme des chemises bien taillées et boutonnées haut, des vestons apprêtés, et même des pantalons à la coupe droite et des derbies.
Bref, tant de vêtements remarquables dont il était porteur. Pas si out que ça le gars, il avait une certaine dégaine quand même.
Et donc tant de choses qui faisait qu'on ne voyait (presque) que lui au mileiu des adolescents saouls, qui riaient, s'embrassaient, criaient ou pour certains, vomissaient.
Bien heureux vous qui pleurez maintenant car vous serez dans la joie
Bien heureux serez-vous si les autres vous haïssent, s'ils vous frappent d'exclusion
Bien heureux serez-vous si les autres vous haïssent, s'ils vous frappent d'exclusion
et tressaillez d'allégresse
car votre récompense
sera grande dans le ciel
car votre récompense
sera grande dans le ciel









