
Alexandre n'est pas rentré à Paris. Alexandre n'a pas pu prendre un avion pour regagner la France à moins de quarante euros. Il a voyagé jusque dans le Connecticut. Il a réussi à trouver un travail dans un petit café d'infortune et s'est trouvé un hôtel miteux ou il dort pour une bagatelle.
En bref, depuis qu'il a rejoint les Etats-Unis pour une sois disant retrouvaille avec son petit-ami, sa vie s'est considérablement dégradée. Il a toujours son téléphone et par chance ses parents le lui paye à sa place. Mais il n'est pas encore prêt à leur dire qu'il vit désormais comme un vulgaire chien.
- Un latte machiato s'vous plait. Crache presque un gros bonhomme qui vient de s'installer au comptoir du bar.
Alexandre se rince rapidement les mains dans l'évier et entreprend de faire le café. Il réfléchit beaucoup depuis quelques jours. Il ne peut pas rester comme ça indéfini, pas avec son accent anglais moyen et son vocabulaire réduit. Il ne peut pas non plus se permettre de rester en Amérique. Et il doit par dessus tout récupérer ces vêtements qui sont restés dans la villa de son ex.
Il fait glisser la table sur le comptoir et récupère l'argent que lui donne le chauffeur de camion à la chemise rouge et noire en face de lui.
Il profite qu'aucun client ne lui commande quoi que se soit pour sortir son téléphone et envoyer un SMS à Emilien. "Il faut qu'on se voit. Le plus tôt possible." Envoie-t-il. Emilien l'a emmené ici, et ils ont des projets à mettre à jour tous les deux. Si Alexandre était venu avant tout pour son petit-ami, il était aussi venu pour un projet spécial. Des petits français qui devaient être enlevés rapidement. Et il comptait bien mettre son plan à exécution.
En bref, depuis qu'il a rejoint les Etats-Unis pour une sois disant retrouvaille avec son petit-ami, sa vie s'est considérablement dégradée. Il a toujours son téléphone et par chance ses parents le lui paye à sa place. Mais il n'est pas encore prêt à leur dire qu'il vit désormais comme un vulgaire chien.
- Un latte machiato s'vous plait. Crache presque un gros bonhomme qui vient de s'installer au comptoir du bar.
Alexandre se rince rapidement les mains dans l'évier et entreprend de faire le café. Il réfléchit beaucoup depuis quelques jours. Il ne peut pas rester comme ça indéfini, pas avec son accent anglais moyen et son vocabulaire réduit. Il ne peut pas non plus se permettre de rester en Amérique. Et il doit par dessus tout récupérer ces vêtements qui sont restés dans la villa de son ex.
Il fait glisser la table sur le comptoir et récupère l'argent que lui donne le chauffeur de camion à la chemise rouge et noire en face de lui.
Il profite qu'aucun client ne lui commande quoi que se soit pour sortir son téléphone et envoyer un SMS à Emilien. "Il faut qu'on se voit. Le plus tôt possible." Envoie-t-il. Emilien l'a emmené ici, et ils ont des projets à mettre à jour tous les deux. Si Alexandre était venu avant tout pour son petit-ami, il était aussi venu pour un projet spécial. Des petits français qui devaient être enlevés rapidement. Et il comptait bien mettre son plan à exécution.

Pablo continue de regarder Cassiope avec la plus grande des tendresses dans le regard. Ce petit bout de femme en face d'elle, qui n'avait rien, au départ, pour rejoindre cette famille. Pas l'étoffe, pas forcément le charisme. Ce même petit bout qui n'avait pas les doigts plongés dans le sang, ni dans la merde. Et encore moins dans les affaires sales. Une jolie blonde qui à présent dévisage Pablo à son tour. Et Pablo comprend.
Il entrouvre la bouche, mais aucun son ne sort malgré la volonté qu'il met pour décrocher un mot. Il regarde sa belle-soeur dans le lit, comme se dédoubler de son corps. Comme si elle prenait conscience, peu à peu, que le combat était fini.
L'assistance respiratoire s'ébranle, et le pouls passe à zéro. Cassiope, ou plutôt son âme, se retire de la vie, pour rejoindre la mort.
Une fois qu'elle est complètement partie, elle flotte. Elle regarde Pablo encore quelques instants puis se jette dans ses bras. Les deux fantômes s'enlacent et se retrouvent de la pire des manières. Cassiope vient de mourir, et Pablo ressent une pointe de satisfaction à pouvoir enfin retrouver la jolie blonde avec lui.
Cassiope, s'était sans doute le vent de fraicheur parmi cette famille de fous. C'était l'éclaircie dans le tempête. C'était celle qui permettait à Brennan de garder les pieds sur terre, et pourtant. Elle est là. Avec Pablo. Morte.
Les deux bouts de plasma s'étreignent encore quelques instants, puis Cassiope disparait, elle a compris : elle doit faire ses adieux à Brennan. Et lui permettre de se réveiller.
Pablo regarde le corps sans vie de la défunte Cassiope. Il s'approche du cadavre dépourvu d'âme, et arrive à déplacer une mèche de cheveux qui était coincée entre ses lèvres.
La scène est vide, calme. Mortifère. Puis, tout s'accélère.
Deux infirmiers rentrent, s'approchent tantôt de Cassio tantôt de l'assistance respiratoire. Le pouls de la jeune femme est nul. Elle est morte. Mais il reste peut-être un espoir. Son état était stable. Elle n'avait aucune raison de mourir maintenant.
Ils sortent un défibrillateur et appellent un médecin.
La pièce s'active, les aides-soignants vont vite, il faut tout faire pour ramener cette jeune femme à la vie. "Elle ne peut pas mourir, elle a accouché de jumeaux", pense l'un. "Pauvres enfants ...", pense l'autre.
- Dans trois, deux, un ... Décharge !
Le corps de Cassiope rebondit sur le matelas. Elle reste vide de toute substance. Pablo se sent comme aspiré par la scène, il veut y croire. Il ne sait pas comment l'âme de Cassiope va revenir, mais il veut y croire.
- Trois ... Deux ... Un. Décharge !
Pablo ne peux plus quitter la scène des yeux.
Le corps de Cassiope rebondit une nouvelle fois, Pablo ne comprend plus ce qu'il se passe, ce qui lui arrive. Puis elle ouvre les yeux. Inspirant une profonde bouffée d'air frais. Et elle reprend vie. Ou plutôt il.
Il entrouvre la bouche, mais aucun son ne sort malgré la volonté qu'il met pour décrocher un mot. Il regarde sa belle-soeur dans le lit, comme se dédoubler de son corps. Comme si elle prenait conscience, peu à peu, que le combat était fini.
L'assistance respiratoire s'ébranle, et le pouls passe à zéro. Cassiope, ou plutôt son âme, se retire de la vie, pour rejoindre la mort.
Une fois qu'elle est complètement partie, elle flotte. Elle regarde Pablo encore quelques instants puis se jette dans ses bras. Les deux fantômes s'enlacent et se retrouvent de la pire des manières. Cassiope vient de mourir, et Pablo ressent une pointe de satisfaction à pouvoir enfin retrouver la jolie blonde avec lui.
Cassiope, s'était sans doute le vent de fraicheur parmi cette famille de fous. C'était l'éclaircie dans le tempête. C'était celle qui permettait à Brennan de garder les pieds sur terre, et pourtant. Elle est là. Avec Pablo. Morte.
Les deux bouts de plasma s'étreignent encore quelques instants, puis Cassiope disparait, elle a compris : elle doit faire ses adieux à Brennan. Et lui permettre de se réveiller.
Pablo regarde le corps sans vie de la défunte Cassiope. Il s'approche du cadavre dépourvu d'âme, et arrive à déplacer une mèche de cheveux qui était coincée entre ses lèvres.
La scène est vide, calme. Mortifère. Puis, tout s'accélère.
Deux infirmiers rentrent, s'approchent tantôt de Cassio tantôt de l'assistance respiratoire. Le pouls de la jeune femme est nul. Elle est morte. Mais il reste peut-être un espoir. Son état était stable. Elle n'avait aucune raison de mourir maintenant.
Ils sortent un défibrillateur et appellent un médecin.
La pièce s'active, les aides-soignants vont vite, il faut tout faire pour ramener cette jeune femme à la vie. "Elle ne peut pas mourir, elle a accouché de jumeaux", pense l'un. "Pauvres enfants ...", pense l'autre.
- Dans trois, deux, un ... Décharge !
Le corps de Cassiope rebondit sur le matelas. Elle reste vide de toute substance. Pablo se sent comme aspiré par la scène, il veut y croire. Il ne sait pas comment l'âme de Cassiope va revenir, mais il veut y croire.
- Trois ... Deux ... Un. Décharge !
Pablo ne peux plus quitter la scène des yeux.
Le corps de Cassiope rebondit une nouvelle fois, Pablo ne comprend plus ce qu'il se passe, ce qui lui arrive. Puis elle ouvre les yeux. Inspirant une profonde bouffée d'air frais. Et elle reprend vie. Ou plutôt il.


Pablo n'a pas réellement eu le temps d'assimiler tout ce qui venait de se passer. C'était comme si le défibrillateur l'avait aspiré pour l'injecter dans le corps de Cassiope. Comme un vaccin. Ou comme un virus. Pablo ne comprend pas. Il tend son bras valide et regarde avec minutie chacun de ces doigts. Ils sont fins, longs. Avec un peu de vernis sur les doigts.
- Je ... Je suis en vie ... Souffle-t-il.
Les médecins regarde Cassiope avec satisfaction. Ils ont réussi leur travail, ils ont ramené la jeune femme à la vie. Ils ont réussi leur mission.
- Je suis vivant. Continu de s'émerveiller Pablo.
Puis il comprend avec effroi que son corps n'est pas le sien. Il comprend qu'il a volé la vie de Cassiope. Comment va-t-il se sortir de ce faux pas ?
Le garçon sait ou est partie la vraie Cassiope. Il doit la retrouver. Il doit rentrer en contact avec elle.
- Je dois voir Brennan. Dit-il aux médecins tout en se levant.
On essaye de le retenir mais il repousse violemment les aides-soignants et se met à courir. Il court vite, il a de longues enjambées. Il a conservé sa force d'homme et sa vélocité masculine. Mais il est dans l'enveloppe charnelle de la belle Cassiope. Son bras qui a reçu des balles il y a deux semaines le fait souffrir, mais il avance.
Il sait ou se trouve la chambre de Brennan, il y est allé plusieurs fois lorsqu'il était un fantôme. Pouvoir courir à nouveau lui provoque des frissons dans tous le corps. Il ne s'est jamais senti aussi vrai, aussi réel.
Il pousse la porte de son frère et est devenu son petit-ami. Et il ne voit personne. Il regarde Brennan qui a les yeux ouverts. Puis fait demi-tour et se remet à courir. Des médecins le suivent. Il doit aller vite.
- Cassiope ! Cri-t-il dans les couloirs. Cassiope !
Puis il pousse la porte de la nurserie et il la voit. Elle est là. Pablo, en temps qu'ex-fantôme, peut la voir.
Il comprend qu'il a désormais un double avantage, il est revenu à la vie, et il voit les morts.
- Cassio ... Je ... Il sait qu'elle ne voit rien d'autre que son propre corps en face d'elle. Cassio ... C'est Pablo.
- Je ... Je suis en vie ... Souffle-t-il.
Les médecins regarde Cassiope avec satisfaction. Ils ont réussi leur travail, ils ont ramené la jeune femme à la vie. Ils ont réussi leur mission.
- Je suis vivant. Continu de s'émerveiller Pablo.
Puis il comprend avec effroi que son corps n'est pas le sien. Il comprend qu'il a volé la vie de Cassiope. Comment va-t-il se sortir de ce faux pas ?
Le garçon sait ou est partie la vraie Cassiope. Il doit la retrouver. Il doit rentrer en contact avec elle.
- Je dois voir Brennan. Dit-il aux médecins tout en se levant.
On essaye de le retenir mais il repousse violemment les aides-soignants et se met à courir. Il court vite, il a de longues enjambées. Il a conservé sa force d'homme et sa vélocité masculine. Mais il est dans l'enveloppe charnelle de la belle Cassiope. Son bras qui a reçu des balles il y a deux semaines le fait souffrir, mais il avance.
Il sait ou se trouve la chambre de Brennan, il y est allé plusieurs fois lorsqu'il était un fantôme. Pouvoir courir à nouveau lui provoque des frissons dans tous le corps. Il ne s'est jamais senti aussi vrai, aussi réel.
Il pousse la porte de son frère et est devenu son petit-ami. Et il ne voit personne. Il regarde Brennan qui a les yeux ouverts. Puis fait demi-tour et se remet à courir. Des médecins le suivent. Il doit aller vite.
- Cassiope ! Cri-t-il dans les couloirs. Cassiope !
Puis il pousse la porte de la nurserie et il la voit. Elle est là. Pablo, en temps qu'ex-fantôme, peut la voir.
Il comprend qu'il a désormais un double avantage, il est revenu à la vie, et il voit les morts.
- Cassio ... Je ... Il sait qu'elle ne voit rien d'autre que son propre corps en face d'elle. Cassio ... C'est Pablo.






