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Sauvegarde des cartoon de Lak : ...


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Le Bar. [mélange de rpgs]
Mama est abasourdie. 
Arthur... sérieusement?!
Mais à quoi pense t'il? Qu'il va tous les exploser à lui tout seul? Tout ce drama en est risible pour la sorcière. Elle a définitivement bien fait de ce débarrasser de ce pauvre gars... un poil de pitié viendrait même caresser Mama. 
La sorcière avance doucement vers son ex,

- Bon.. Mon ché..

- Arrête avec tes "mon chéri"!! Y'a PAS de chéri!!!! hurle Arthur


- Depuis le temps que je la supplie de retirer ça de son vocabulaire, confirme Balthazar.


- Non mais oui on est d'accord c'est insupportable!!


- Et puis tu sais elle le dit de 2 façons possibles.. t'as "mon chéri" et "mon chériiiii"


- Ptn grave, moi c'est vraiment la deuxième version qui me fa.. ///SBAFFF///

Arthur vient de se prendre une gifle de Mama. 
C'est partit tout seul. Oups. 

https://www.youtube.com/watch?v=Eey5hBG2IC4

Furieux, celui-ci sort son épée de sa ceinture et fonce sur la sorcière. 
Maëva lui barre le passage de sa fine lame. Bien longtemps qu'elle n'en a pas du faire usage, mais la situation le requiert. Un combat d'épée se joue alors entre les deux anciens fidèles du gang des surnaturels. Maeva contre les coups d'Arthur aisément... mais celui-ci a l'air plus déterminé que jamais, la colère dans ses yeux.
- Allez Arthur... tu nous fais tous un peu de peine là... on est pas obligé..?
Arthur cri et désarme Maeva. La lame vole dans la pièce, laissant la pirate désarmée et... paniquée. Il n'en fallait pas plus pour Arthur. C'est le moment. Prouve que tu n'es pas la pour jouer. Fais le. Arthur plante l'épée dans le ventre de Maëva sous les cris stupéfaits d'Agathe Balthazar et Mama.
Maëva ne sourit plus. Un silence s'installe.
Même Arthur semble étonné se dire "je l'ai fais". L'ambiance de la pièce change alors pour prendre une toute autre ampleur. 
Il l'a fait.
Les paupières de Maeva se mettent à trembler. Ses cheveux se mettent à onduler dans les airs, tels des vagues submergées et entraînées par le courant des marées. 
Le ventre de la pirate se liquéfie alors lentement, laissant apercevoir dans la transparence de l'eau, l'épée plantée d'Arthur. Maëva s'en saisit et la retire, comme si c'était le geste le plus naturel du monde, puis le lance à l'autre bout de la pièce.

Arthur comprenant vite que la situation ne va pas tourner à son avantage se jette sur Balthazar, l'attrape et fonce vers la partie laboratoire du sous-sol.

Maëva secoue la tête. Elle n'aime pas ça. Elle n'aime pas faire une démonstration de force. Elle n'aime pas utilisé tout ça. D'un geste de la tête, elle fait comprendre à Mama qu'elles doivent le cerner pour l'immobiliser et lui faire entendre raison. Mama acquiesce.
Mais les deux jeunes femmes n'ont qu'à peine le temps de se donner un semblant de plan que Arthur est déjà passé à l'execution de son plan.
Tenant fermement Balthazar d'une main, il ouvre un placard de l'autre. A l'intérieur, des fioles et autres objets diverses de dissections et analyse.
Parmi le matériel... le bras de Nemo.
Il était passé sur la table d'Arthur. Celui-ci l'avait longuement torturé avant de le laisser pour mort. C'est de ce bras d'ailleurs, qu'Arthur avait pu prélever...
ceci.
Dans sa main, le prince tient fermement une seringue remplit d'un étrange liquide. Le sang maudit de Nemo.
Arthur glisse la seringue dans sa poche tout juste avant l'arrivée des surnaturels.

Arthur se baisse et roule au sol pour éviter le premier coup de pied que tente de lui asséner Mama. 
Balthazar, toujours dans les bras d'Arthur, écarquille les yeux... depuis quand la vieille se bat à main nu?!
Mama ne s'avoue pas vaincu et renchéri d'un coup de poing... Arthur l'esquive une nouvelle fois.. de peu.
Le prince bouscule alors Mama d'un fort pivotement d'épaule qui fait trébucher la jeune femme, se retrouvant à mordre la poussière.
Décontenancée, Mama tente alors le tout pour le tout.. Elle lève l'index vers Arthur, faisant croire qu'elle va devoir user de sa féroce magie pour le mettre hors d'état de nuire. Au fond d'elle, Mama a finit par se convaincre que pas un pet de magie ne sortirait de ses doigts, mais ça, Arthur ne s'en doute pas. 
Et ça marche, du moins c'est ce que pense Mama. Arthur recule d'un pas, sans se douter que juste derrière lui, la pirate arrive bientôt à sa hauteur pour pouvoir l'assomer...

- Si tu uses de ta magie, Mama... Dis adieu à Balthazar. 

Mama ne bouge pas. Allez Maeva.. vite...
Pour la faire d'avantage réagir, Arthur plonge ses ongles dans la chair de champignon de Balthazar. Celui-ci se met à hurler.
Mama vacille. 
Non.. S'il vous plais, elle a déjà perdu sa famille... ne lui enlevez pas Balthazar.
Mama baisse la main.
Arthur sourit. 

- J'ai toujours su que tu préférais ce microbe à moi.

Arthur n'ayant pas dé-serré son étreinte pour autant, il se met alors à arracher littéralement un bout de peau de Balthazar... avant d'avaler la part dont il s'est servit. Le champignon s'évanouit.


- Depuis le temps que je rêvais de faire ça...

La peur envahit alors Mama. Qu'est donc devenu Arthur..? Qui est cet homme, capable de planter son épée dans le ventre de Maeva et d'écorcher et manger Balthazar? 
Arthur n'avait plus aucune limite.
Il fallait à tout prix l'arrêter. 

La suite se passe alors très vite. Mama se relève et fonce vers Arthur... au même moment que Maeva.
Pour se défendre, Arthur sort alors la seringue qu'il veut enfoncer dans la peau de Mama.. mais Maeva l'aggripe avant elle. Le prince n'a d'autre choix que de piquer Maeva.
Celle-ci tombe à terre. 
Mais Mama n'a pas dit son dernier mot et envoie un coup de coude dans la nuque d'Arthur qui tombe à son tour. 
La sorcière s'empresse alors de se jeter sur son ennemi à terre pour le plaquer, bloquant ses bras et ses pieds.
Arthur lève la tête, son nez est en sang... un sourire sur son visage.
Il n'a pas besoin de parler... quelques mètres plus loin, Maeva se relève. 
Elle semble totalement perdue... 
- Il m'a.. je crois qu'il m'a piqué..?!
Maeva a la tête qui tourne, elle regarde ses mains... un filet de bave sort de sa bouche et y tombe.
Son esprit s'enlise. 
Arthur commence à rire,
- Mama... tente de prévenir la pirate.. je.. je me sens pas ..
Les yeux de Maeva vacille, comme lors de sa premiere utilisation de magie il y a quelques minutes... cette fois cependant, le pouvoir a l'air de vouloir prendre encore plus de place. Et surtout, Maeva ne semble plus pouvoir se contrôler.
Mama regarde Arthur.
- Que lui as tu fais.?!!
La sorcière a à peine le temps de poser sa question qu'elle se prend une immense vague de la part de Maeva qui la fait voler dans la pièce. 
Maeva n'est plus Maeva. Maeva est désormais influencé par le sang de Nemo.. contrôlé lui même par Arthur.
Celui qui détestait les surnaturels, a finit par en comprendre les rouages.
Libéré de Mama, le prince se relève lentement en se dépoussiérant.
Maeva s'approche prêt de lui, totalement sous son emprise.
A l'opposé de la pièce, Mama, Agathe (les squelettes ayant pris la fuite des que la situation commençait à mal tourner) et un Balthazar évanoui.
Arthur plisse les yeux.
L'échet et mat se profile déjà dans son esprit. Sans même avoir connaissance de inefficacité magique de son ennemie, pour lui la partie est pliée. 
https://www.zupimages.net/up/20/14/ugtu.png
 
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La scène pourrait être expliquée du point de vue de beaucoup de personnages. Mama, Arthur, Balthazar, Agathe, Arthur 2, Maëva diabolique, les squelettes en fuite… Mais il nous fallait ici une personne extérieure à la scène. Quelqu'un qui avait atterrit là poussé par le hasard et une soif de cancan. Quelqu'un comme Agathe.


La jeune femme ne comprenait plus rien. Ce dialogue mélodramatique entre Mama et Arthur semblait sortir tout droit d'un blockbuster et les cascades qui allaient avec ne devaient pas être très autorisées sur un tournage. Elle se demandait dans quoi elle avait foncé tête baissée. Et puis une vague énorme l'avait soudain submergé, noyant la figuration. Entre ça, la fausse magicienne rose bonbon, le champignon parlant et les squelettes animés, elle avait fini par comprendre. D'un coup, cela lui retira toute peur, effaçant le stress qu'elle avait ressenti au moment où la pirate était tombée à terre en convulsant. Elle se redressa, bombant le torse et le regard lançant des éclairs à l'encontre d'Arthur, le faux méchant diabolique.
- Ca suffit ! J'ai compris ! Tout ça (elle engobait la pièce et tous ses habitants des bras) n'est qu'une mascarade, une entière mascarade ! 
S'avançant vers le prince, sans craintes, elle ouvrit la bouche pour continuer sa tirade mais un seau d'eau s'écrasa sur sa tête. Buvant à moitié la tasse, elle se tourna vers Maëva, outrée :
- Je vous ai dit que j'avais compris ! C'est une… Glroeofjrgoizq. Suffoquant cette fois pour de bon, avalant une grosse rasée d'eau de manière involontaire pour la deuxième fois en l'espace de quelques secondes, Agathe blémit de rage. 
- Pour qui vous prenez vous ?!
Chargeant Maëva, elle eut le temps de se jeter sur elle avant qu'il commence à pleuvoir des tonnes et des tonnes d'eau sur eux et, toute entière consumée par sa colère, elle décida de s'accrocher comme si sa vie en dépendait. Pourtant peu adepte des rodéos, la poigne qu'elle mettait dans son effort lui permettait ainsi de résister au déluge tout en faisant tanguer la pirate, déstabilisée par le chimpanzé qu'elle avait sur le dos.
Pendant ce temps, Arthur hurlait et trépignait de rage. Qui était donc son individu qui venait déstabiliser son plan diabolique ?! Certes, l'échec de celui-ci était loin d'être assuré et il aurait toujours pu mettre sa tête à couper que tout allait fonctionner sans mal mais tout de même, cela venait gâcher sa sortie majestueuse. En plus, il pleuvait beaucoup trop et si cela continuer, la pièce allait bientôt se remplir sans pouvoir se vider, ce qui allait tous les noyer ! Aussi, et pour empêcher cette catastrophe d'arriver, notre méchant à deux cent six sous se jeta dans la mêlée, tentant vainement d'arracher Agathe de son objectif. Mal lui en pris, car un énorme coup de pied bien placée vint l'expulser loin des deux combattantes, en plein aux pieds de...

Mama.
Qui, non seulement folle de rage mais également folle d'inquiétude, avait perdu son calme habituel. 
Attrapant Arthur par les pieds et lui fichant la tête en bas elle commença à hurler, dédaignant la pluie qui lui rentrait dans la bouche :
- TU. AS. MANGE. BALTHAZAR !
Secouant son ex comme si elle était en train de réaliser un cocktail, elle le saisit ensuite par le ventre, et, appuyant dessus par coups secs, elle cracha, la voix rauque :
- Recrache. Recrache. Recrache. Mais tu vas recracher oui !
Et dans son cri, l'estomac d'Arthur ne résistant plus à la pression, une gerbe de vomie jaillit avec, à l'intérieur, la partie manquante du chapeau de Balthazar, intacte. Rejetant le méchant sans plus de considération, la sorcière se saisit du morceau, le rinça tant bien que mal sous la pluie et s'empressa au chevet de son ami.
- Oh mon chériiiiii qu'a-t-on faiiiit.
Remboitant maladroitement le morceau de champignon dans le champignon, les larmes coulant à cause de son incapacité à utiliser sa magie, Mama prit Balthazar dans ses bras en sanglotant.
- Je suis désolé mon viel ami.
C'est alors que le crâne de Balthazar commença à briller, de plus en plus fort, allant jusqu'à illuminer la pièce entière et à leur brûler la rétine.

Quelques secondes plus tard, quand tous purent rouvrir les yeux, il avait arrêté de pleuvoir.
Balthazar était debout, entier, se frottant le chapeau en fronçant les sourcils, l'air un peu ahuri.
Mama regardait ses mains, ébahi.
Agathe était emberlificotée dans Maëva.
Maëva secouait la tête bêtement, tentant de se délivrer de la pression qu'exerçait son sang dans ses veines. Qu'avait-elle sur le dos ???

Arthur, lui, avait comme par miracle récupéré la gondole vue précédemment à l'entrée des catacombes.
- Ciao les nases ! Bonne mort certaine ! s'écriait-il en commençant à pagayer vers la sortie, quand un rat lui tomba sur les yeux. Celui-ci, poussé du promontoire duquel il observait la scène sans en perdre une miette, obsédé par la vision d'un buffet de nourriture simple à trouver qu'il sentait proche, avait fini par glisser à cause de l'eau. Poussant un couinement désespéré, terrifié à l'idée de tomber et de mourir noyé, il planta toutes ses petites griffes dans la tête d'Arthur.


La fin était proche
 
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Un jardin. A y regarder de plus prêt, il s'agirait même plus exactement d'un cimetière. 
De jolies talons rose pâle tapent sur l'allée de pierre. Une marche rapide... on sent que la porteuse de ses jolies chaussures à le coeur qui s'emballe. 
Et effectivement, Mama a l'air pressée. Entre ses gants blancs, la sorcière tient un jolie bouquet de fleurs couleur verte pomme. 
Chhuuut, plus un bruit! Elle est arrivée...
Déposant les fleurs, Mama prend une grande inspiration. A quelques pas d'elle, Balthazar se tient en retrait. C'est son moment à elle, pour elle.

- Bonjour papa. 

Et puis-ce qu'il ne faut pas faire de favoritisme.

- Bonjour maman.

Oh! Ouvrant grand les yeux, un éclair de mémoire traverse l'esprit de Mama. Celle-ci s'empressant de tourner ses doigts dans les airs, un léger nuage magique et pailleté vient changer la couleur des fleurs.


- Je viens de me souvenir que tu les préfères en violettes papa!

On dirait que la magie est revenue... 
https://www.youtube.com/watch?v=dWwPaK3auhM

 S'asseyant prêt du tombeau.. Mama se recoiffe. Au fond d'elle se cache ce désir d'être éternellement cette petite fille jolie. 
Pendant des années et des années, elle n'était pas venue. Vous savez, ce sentiment de culpabilité car on a oublié de passer faire un tour l'année dernière, alors on repousse la prochaine visite... à l'année d'après... puis d'après.. Et puis... récemment, après une drôle d'aventure... Mama s'était dit qu'il était peut être temps de... renouer un peu avec... sa... famille?
Mama commence alors à raconter les dernières nouvelles, ses dernières rencontres. Leur a t'elle déjà dit qu'elle avait repris petit à petit contact avec certains surnaturels? Et qu'entre ses visites a ses parents et ses anciens amis, et surtout grâce à son rabibochage avec Balthazar, sa magie était petit à petit revenue?! Bien sur qu'elle leur a raconté. 10 fois au mois.
Comme une gamine, Mama parle parle parle.
Balthazar sourit... Elle est peut être finalement très attachante, il doit le lui reconnaître. Il doit même se reconnaître qu'il ne se voit évidemment pas continuer sa vie sans elle, c'est une évidence. Elle a besoin de lui autant qu'il a besoin d'elle. C'est comme ça. Parfois les choses sont écrites... 
Désormais, Balthazar et Mama voyageront. Adieu la routine... vive l'aventure (à condition que Balthazar ne se lève pas trop tôt, il a besoin de toutes ses heures de sommeil, que l'on soit bien d'accord.)
Le champignon s'éclipse doucement du cimetière... il va faire un tour en attendant qu'elle termine. Ces échanges avec ses parents ne regardent qu'elle et eux selon lui.

Balthazar n'a pas mit un pied sur le passage piéton au vert qu'il manque de se faire écraser.
La magnifique voiture s'arrête juste à temps. 
Le champignon commence à peine à râler qu'il se fait interrompre:
- Balthazar!! Ca pour un hasard!! Quoi que.. le hasard maintenant...
Plissant les yeux, Balthazar aperçoit a bord du véhicule... Agathe!
- Attends attends... tu... 
Balthazar bégaie... il vient de s'apercevoir du très haut standing de l'engin... en or qui plus est!
- Mama t'as redonné le ticket de loto gagnant?
- Ah non, pas du tout.
- Mais... je..?
- Ca ne m'arrive pas souvent, mais j'ai eu envie de retenter ma chance. J'ai gagné. Une "seconde" fois. Mais celui là je ne l'ai pas perdu au moins.
Agathe rit. Comme quoi le hasard...
La voiture redémarre, laissant le champignon tout songeur.

La magie des histoires...

A quelques pas de là, une chambre d'hopital. 
Caché sous d'épaisses couche de bandages des pieds à la tête, Arthur tente de grogner.
Qu'on ne lui parle plus jamais, PLUS JAMAIS, de griffes de rat.

Mama tourne la tête, elle aurait juré entendre quelque chose.
- Bon, il faut que je vous laisse... avec Balthazar on part en montgolfière explorer un peu ce qu'il reste à explorer et faire un petit coucou à Angelo et Charlie... Ohlalah qu'est-ce qu'elle a vieillit Charlie... j'ai bien cru lui voir des cheveux blancs l'autre jour! Elle qui avait de si jolies mèches blondes... 
La sorcière lance un baiser sur la tombe de ses parents. Derrière elle, Balthazar est revenue. Il est l'heure. 
Un peu émue dans sa voix, Mama lance un petit "à bientôt, promis" tout serrée. Puis tapant dans ses mains, elle recouvre entièrement de fleurs le lieu de recueillement. 

Une vieille dame, sur le banc d'en face, écarquille les yeux et dévisage la sorcière et le champignon qui s'en retournent, tout deux le sourire jusqu'au ciel, laissant derrière eux un immense tombeau extraordinairement fleuri. 

Balthazar ne se retourne même pas pour expliquer à la vieille en murmurant...
- C'est parce qu'on est magique.
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Emilien soupire...

- Qu'est-ce qui prend autant de temps...? demande t'il au chauffeur.
- Une calèche monsieur, l'invitée devant nous est venu en calèche.

Emilien fronce les sourcils et passe la tête hors de la voiture. Effectivement, c'est en calèche tirée par des chevaux blancs qu'arrive Arya Delacroix au bal de charité.
Et béh la jeunesse... 
Sautant de la voiture, Emilien rejoint la séance tapis rouge,
Les photos ne le dérangent pas... mais le milliardaire prend soit de ne répondre à aucune question des journalistes.

- On dit que votre famille est maudite, comment expliquez vous les nombreux morts?
- Croyez vous aux fantômes monsieur?! 

Emilien roule des yeux. Lui posez ce genre de question en 2020 est si démodé. L'homme d'affaire écourte rapidement le défilé et file à l'intérieur.
Entrant dans le hall principal, il rejoint donc Arya et en profite pour lui glisser deux mots

- La prochaine fois j'arriverais en hélico histoire de garder le niveau. Bien joué les poneys.

Bon.. Emilien sait très bien que pour elle, il n'est qu'un très vieux quadragénaire et qu'elle doit garder la face et lui répondre gentiment avant de rejoindre ses jeunes amis à l'autre bout de la pièce. Mais tant pis hein, Emilien ne va pas s'empêcher de taper la discut'...
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Après son arrivée en grandes pompes et son dialogue juste bien placé adressé à Gaspard face caméra, Arya se dirige élégamment vers l'entrée et passe le tapis rouge à petits pas gracieux. Sur ce, alors qu'elle tourne la tête pour commencer à chercher ses amis, elle se fait interrompre par une voix assez grave, un peu cassée.
- La prochaine fois j'arriverais en hélico histoire de garder le niveau. Bien joué les poneys.
Se tournant délicatement, histoire de ne pas perdre la face devant autant de gens, elle aperçoit alors Emilien, le quadragénaire tristement connu pour avoir habité et habiter dans une maison hantée. Lui adressant un sourire charmeur, elle hoche la tête vers lui et lui adresse un "Merci" sommes toutes assez frais, toute heureuse qu'elle est d'avoir réussi son effet. En temps normal, elle aurait très certainement réagi autrement et l'aurait envoyé sur les roses. Mais pour le moment, elle se sent d'humeur assez bavarde et n'a pas envie d'aller jouer la comédie toute suite au milieu de toutes ces vieilles personnes guindées. Justifiant cette soudaine pulsion par la présence d'un public à ne pas décevoir à coups de remarques acerbes, elle laisse passer quelques secondes avant d'ajouter :
- Trop bruyant l'hélicoptère. A votre place, j'opterais plutôt pour des danseurs contemporains plutôt fantasmagorique, histoire de casser votre image de film d'horreur et de jouer un peu d'auto-dérision !
C'est qu'il lui fait un peu de peine, in fine, avec son passé morbide qui lui colle à la peau. Et puis, quand bien même cette histoire serait vraie, qui choisit de plein gré de se faire hanter ? Personnellement, les histoires de fantômes, de possession et de démons l'ont fait bien assez frissonner pour qu'elle n'ait aucune envie de s'infliger volontairement cette peine. Elle partait donc du principe que c'était le cas pour tout le monde.
 
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Emilien rit. 
Il a une profonde affection pour Arya. 19 ans, encore tellement de choses à vivre.
Prenant deux coupes de champagnes que lui propose un serveur, il en tend une à la demoiselle.
- Pour cette histoire de fantômes si je puis me permettre de donner un conseil que j'aurais rêvé d'entendre à votre âge...
Emilien trinque avec Arya, tout deux goûtent leur première verre de la soirée avec plaisir. Arya semble curieuse et attentive. Le vieux milliardaire continue.
- Accepter rapidement le surnaturel est le meilleur moyen de le contrôler... Ne pas perdre du temps à essayer de rationaliser.. Ce que l'anormal déteste c'est bien d'être traité de façon normal.
Dans quoi donc Emilien est encore en train de dériver? A quoi joue t'il, si ce n'est au jeu d'alimenter toujours plus les rumeurs sur sa folie?
Finissant sa coupe d'une trait, l'homme d'affaire secoue la tête, comme pour s'excuser de ses dernières paroles aux primes abords dépourvues de sens. 
Les yeux fermés, Emilien écoute au loin la musique du petit orchestre de chambre venu égayer la soirée de charité.
- De la danse fantasmagorique... chuchote t'il, plus pour lui même.
La présence d'Emilien aux soirées mondaines est toujours très difficile à prévoir... celui-ci ne venant que lorsque cela lui chante. Pourtant, les Winstons ce soir là avaient été sur de sa venu. Un bal de charité en l'honneur des orphelins... Emilien serait là.
Et effectivement, au delà de ces histoires de famille maudite, c'était concrètement une succession de mort  de ses proches auquel avait du assister impuissant Emilien, le laissant.. orphelin.
Oui, les Winstons avaient vu juste, Emilien serait là. Prêt à donner de sa poche pour cette cause qui lui noie le coeur.
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- Pour cette histoire de fantômes si je puis me permettre de donner un conseil que j'aurais rêvé d'entendre à votre âge... Accepter rapidement le surnaturel est le meilleur moyen de le contrôler... Ne pas perdre du temps à essayer de rationaliser.. Ce que l'anormal déteste c'est bien d'être traité de façon normal.
Arya écoute habituellement Emilien parler d'une oreille assez distraite. Elle porte une attention particulière à ses propos, entre amusement et sentiment dubitatif ; et ne sait jamais trop quoi en penser. Néanmoins, aujourd'hui, son instinct la pousse à faire plus attention à ce qu'il raconte. Elle ne sait pas pourquoi mais ses paroles résonnent en elle.
Aussi, quand Emilien finit son verre cul sec en hochant la tête de manière gênée un peu à la façon d'un tic incontrôlable, regardant le sol et marmonnant pour lui-même, elle s'empresse de le rejoindre, saisissant du bout des lèvres sa dernière phrase.
- De la danse fantasmagorique...
Soudain, prise d'une témérité et d'un sentiment décomplexé intense, un peu à la manière d'une personne éméchée ayant perdu tout filtre, elle lui répond en chuchotant :
- Tu vois des gens ?
La jeune femme ne sait que penser de ce qu'elle a osé dire tout haut. Ses pensées-là restent habituellement secrètes, très loin cachées, alors qu'elle déclame sans cesse que les histoires d'épouvante ne lui font pas peur et qu'elle ne croit pas aux choses que la science ne peut pas prouver. Néanmoins, en son for intérieur, elle s'interroge. Serait-il possible d'avoir un contact avec des entités autres ?
 
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- Tu vois des gens?
Emilien sort aussitôt de sa torpeur et se saisit brusquement du bras d'Arya, manquant de lui faire renverser le contenu de son verre.
- Ce n'est qu'est qu'une question de semaines maintenant... ça va péter.
Arya peut sentir la main tremblante d'Emilien. As t'il prit des substances avant de venir? 
- Et tout le monde verra ce que je vois. 
Emilien lâche Arya pour se recoiffer dans la hâte. M.Gardner, à quelques pas d'eux, vient de lui lancer un regard entendu. 
- Je... je dois.. je dois vous laisser. Prenez soin de vous et de vos chevaux de carrosse. 
Tirant sur son noeud de cravate, Emilien quitte Arya pour s'avancer vers M.Gardner.
- Nous savions que vous viendriez.
- Que me voulez vous? J'imagine que ce n'est pas simplement pour me remercier du travail que j'exécute déjà pour vous au labo.
- Nous en savons bien plus sur vous que vous ne le pensez, Emilien.
M.Gardner sort de sa poche une photo, comprenant d'anciens adolescents aux visages famillier. Emilien ne peut s'empêcher d'écarquiller les yeux de surprise devant l'image d'Elouan, Ophélia et Agathe.  
- Vous êtes mystérieusement apparu dans le cercle des milliardaires du coin après les rançons versées lors de l'enlèvement de ses fils et filles à papa.
Emilien trébuche et renverse son verre. La foule se retourne en lançant des regards noirs a l'homme d'affaire, légèrement agacé par sa présence extravagante depuis le début de la soirée. M.Gardner prend Emilien par le bras et le tire dans un coin plus tranquille. Montant à l'étage, il arrive dans une serre. 
Et c'est entre deux feuilles de fougères, que la discussion reprend.
- Ne vous inquiétez pas. Je ne compte rien révélé. Au contraire je veux vous féliciter. Cette opération n'a pas dut être facile à effectuer.
- N..non. Et avec du recul je ne la referais pas.
- Comme c'est dommage... un habitué des huis-clos. Je comptais justement vous demandez si vous vouliez en superviser un nouveau...
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Tournant lentement sa cuillère dans une tasse de café en frottant les bords dans un doux bruit de métal contre la jolie céramique, Géraldine soupire. Les temps qu'elle a tant chéris sont passés et ne reste plus que des moutons de poussières trainant des souvenirs épars. Ces souvenirs, d'ailleurs, commencent eux aussi à s'estomper, à se fondre dans une masse informe et impalpable. Elle se demande parfois où se sont écoulées toutes ces minutes, comment il est possible que le présent devienne passé et le futur, autrefois si loin, devienne le présent. 
Approchant la tasse de ses lèvres doucement, elle boit une gorgée du chaux breuvage qui coule dans sa gorge en laissant une agréable sensation réconfortante mais laisse dans sa bouche l'amertume des arômes puissants. Grimaçant, elle se rappelle qu'elle n'a jamais aimé le café. Une boisson d'adultes. Elle aurait dû prendre un chocolat chaud, la voilà encore en train de faire ce qu'on attend d'elle plutôt que ce qu'elle aime.
- S'il vous plait ? .. S'il vous plaît ? 
La main levée, elle appelle un serveur qui passe les mains chargées des dernières consommations de la salle.
- Ce serait possible d'avoir du sucre s'il vous plaît ?
...
- Combien de morceaux ? Tout ce que vous avez je crois... 
Ah et, rajoutez-moi une part de ce merveilleux gâteau au chocolat qui me fait de l'œil depuis que j'ai passé le pas de la porte. Merci beaucoup.
Satisfaite, elle lève les yeux et regarde autour d'elle les tables vides de monde, dressées comme pour accueillir la haute bourgeoisie alors même que l'horloge semble arrêtée sur une heure si creuse que pas un chat n'oserait s'approcher du seuil d'entrée. Les derniers passants sont partis et il ne reste qu'elle, ses pensées, et le serveur. Peut-être aura-t-il le temps de venir papoter un peu avec elle..? Papoter, ce serait bien sympa quand même... 

Aussi, quand le serveur revient, tout sourire, avec sa commande, Géraldine ferme les yeux un millième de secondes, contractant son visage pour aller chercher tout son courage, et lui lance :
- On partage ? Indiquant de sa longue cuillère en fer le fameux dessert chocolaté.
 
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