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Sauvegarde des cartoon de Lak : ...


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Le Bar. [mélange de rpgs]
#81
Les deux jeunes filles se serrent la main dans un sourire presque charmeur et Rebecca en profite pour recoiffer une mèche de cheveux qui barrait son visage. La jolie rousse détourne finalement son regard de celui de la bibliothécaire tandis que Gaspard retire sa chemise pour la tendre à Nathalie. Le vêtement reste suspendu dans l'air face aux yeux béats de cette dernière, puis Antoine arrive à la manière d'un rouge-gorge en pleine parade nuptiale. C'est Rebecca qui se saisit finalement de la chemise. Et les deux jeunes gens s'envolent vers la scène pour chanter sur des airs de What's Up.
Rebecca et Gaspard restent tous les deux adossés au bar, la jolie rousse souffle discrètement à son ami :
- J'croyais qu'il préférait la sainte-mère Destuileries moi. T'vas voir qui va m'botter en touche sur la plus belle fille de la soirée, souffle Rebecca en perdant ses yeux sur le corps ferme et élancé de la bibliothécaire.
Leur chanson dure un peu moins de quatre minutes, c'est le temps qu'il faut à la rousse pour se délecter des traits subtiles de Nathalie.
Finalement, Gaspard prend la parole un peu avant la fin de la chanson :
- Bon... dis moi, qu'est-ce que vous voulez que je vous pêche ce soir dans la mare aux aristos?
La jolie rousse rit doucement, puis reprend très vite son sérieux. Elle plonge son regard dans celui de son ami.
- J'y ai b-...
Elle n'a pas le temps de poursuivre que sa voix et couverte par une voix plus aigüe que la sienne :
- Si je peux me permettre, l'appellation ironique n'est peut-être pas bien choisie étant donné que nos cerveaux crient "argent" quand nos yeux se posent sur toi.
Rebecca rit dans un souffle, porte la main devant sa bouche comme pour le cacher, puis rétorque dans un chuchotement :
- Si t'avais jamais compris pourquoi on t'app'lait l'Aristo ... un fin sourire est peint sur son visage. Sourire qui s'efface lorsque Nathalie rajoute :
- Comment tu peux te permettre d'être dédaigneux avec une classe sociale dont tu fais visiblement parti ?
Rebecca comprend alors que la conversation risque rapidement de virer au fiasco. Elle devient plus venimeuse que prévue et elle est convaincue qu'Antoine ne sera d'aucune aide pour les sortir de ce faux pas.
Réfléchis, Reb', réfléchis ! pense-t-elle tout bas. Elle ne peut pas avouer à la belle bibliothécaire que les trois amis ont un rituel qui veut qu'à chaque bal, Gaspard tente de faire devenir chèvre un des fleurons de l'aristocratie, et que parfois leur petit jeu peut se terminer en coup de clés sur les voitures ou en vitre cassée dans leurs villas flambants neuves. Lorsqu'elle trouve une idée, elle se lance enfin :
- Dédaigneux, il n'est point, fit-elle dans un léger rire en mimant la voix des aristocrates et en serrant ses points sur ses hanches, Le duc GaspââAArd est chargé de nous ramener des auto-portraits numériques, que vous jeunes gens appelés selfies, avec certaines de nos élites à chaque soirée ! Et ce soir, nous aimerions un auto-portraits avec la comtesse Destuileriiies !
Rebecca garde son sourire fièrement affiché sur son visage, espérant que la jolie bibliothécaire morde à l'hameçon. Espérant surtout que Gaspard et Antoine ne viendront pas tout gâcher.
 
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#82
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- T'vas voir qui va m'botter en touche sur la plus belle fille de la soirée.
Gaspard laisse échapper un sourire, avant de remettre les points sur les i.
- C'est toi la plus belle fille de la soirée.



En attendant effectivement, Antoine s'empare de l'attention de la bibliothécaire. 



*** Quelques instants plus tard ***

- Nos cerveaux crient "argent" quand nos yeux se posent sur toi.
- Si t'avais jamais compris pourquoi on t'app'lait l'Aristo...
Oulah, la Nathalie commence à devenir un poil envahissante dites donc. Si ses amis n'étaient pas en train de baver sur cette miss Jesaistout, Gaspard l'aurait rapidement balayé de la conversation. 
- Ce n'est pas parce que je suis habillé de cette manière que je me rend à ce bal. C'est parce que je me rend à ce bal que je suis habillé de cette manière. répond le jeune homme, plus froid. 
Et puis merde, pourquoi se sent t'il obligé de se justifier tout à coup. 
Peut être pour ne pas révéler à une inconnue leur coulisse plus sombre...
Heureusement Rebecca, une fois de plus, sauve la mise d'une jolie explication totalement fake. Une histoire de selfie qui pourrait totalement marcher, vu le fantasme des élites par la population. Même torchée, son amie trouvait toujours comment se sortir d'un mauvais pas.
- Oui parce qu'on adore me voir en photo à côté de jeunes filles mineu... (coup de coude de Rebecca) d'incroyables personnes. 
Si Rebecca venait d'enchainer les courbettes pour se démêler des suspicions de Nathalie, Gaspard avait néanmoins bien saisit le message. Blanche Destuileries serait la prochaine cible.
Et il n'avait pas besoin de plus d'informations. D'ailleurs il allait finir par être en retard.
- Désolé de partir si vite.. j'ai une "petite soirée" de prévue.
Regrettant  un peu cette fin de before un peu amer. C'est irrité que Gaspard quitte le bar en saluant ses amis. Pour une super soirée de remise en forme post-rupture amoureuse, on repassera. 

C'est en ramenant un mètre de shooter du bar qu'Antoine croise Gaspard et le salue, ne comprenant pas vraiment ce départ rapide.
MichelAngelo rejoint donc les filles avec ses beuveries qu'il pose sur la table. 
- Nathalie, j'ai l'impression qu'on aurait du se connaitre depuis 20ans. Alors c'est partit, on a des années d'amitié à rattraper! 
Pour eux la soirée ne fait que commencer.
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#83
- Ce n'est pas parce que je suis habillé de cette manière que je me rend à ce bal. C'est parce que je me rend à ce bal que je suis habillé de cette manière, répond le jeune homme, son visage prenant instantanément un air fermé, ses traits comme figés dans un masque colérique. Et voilà, bravo Nathalie, à toi de froisser l’inconnu. C’est vrai qu’elle n’a pas vraiment mis les formes, même plutôt l’inverse, alors qu’elle ne le connait pas et qu’il est loin d’avoir eu le même comportement dédaigneux que les richous de d’habitude. Néanmoins, elle n’y peut rien, dès qu’elle voit un portefeuille sur pattes elle n’arrive pas à cacher sa rancœur. Heureusement, Rebecca est là pour enchainer sans trainer et, en voyant le malaise s’installer, elle commence à mimer Louis XIV avec forces gestes et mimiques. 
- Le duc GaspââAArd est chargé de nous ramener des auto-portraits numériques, que vous jeunes gens appeler selfies, avec certaines de nos élites à chaque soirée ! Et ce soir, nous aimerions un auto-portraits avec la comtesse Destuileriiies !
Néanmoins, l’explication semble un peu foireuse, pas trop du genre de ce que dégage la jeune femme en face d’elle. A moins que ce ne soit pour dessiner des moustaches et des barbes sur leurs visages avant de les afficher sur les lampadaires du quartier ? Haussant les épaules, Nathalie hoche la tête, à moitié convaincue, avant de lâcher un piteux :
- Désolée de t’avoir fait fuir… Bonne soirée ? à Gaspard, qui s’en va comme s’il avait le diable aux fesses.
 
Cela dit, l’évènement est encore une fois bien vite oublié, éclipsé par l’arrivée d’Antoine qui revient les mains bien pleines.
- Nathalie, j'ai l'impression qu'on aurait dû se connaitre depuis 20 ans. Alors c'est parti, on a des années d'amitié à rattraper !
Aussitôt, son visage s'éclaire d'un sourire sincère, avant d'attraper un des shots pour trinquer avec ses nouvelles connaissances. Finalement, la soirée s'annonce plutôt largement meilleure que prévu.

***

Plus tard, plutôt bien entamée par l'alcool, Nathalie parle bien plus fort, les yeux brillants et les joues un peu rouges. Elle a l'impression de ne pas s'être amusée comme ça depuis une éternité. Le fait qu'elle venait de base rendre visite à sa meilleure amie s'était évaporée bien loin hors de ses pensées et, lorsque celle-ci vint leur rendre visite, elle laissa s'échapper une clameur du genre :
- Oh salut Mathilde, attends je te présente ! Cette merveilleuse rousse que tu vois, là, c'est Rebecca, et le dieu grec juste à côté c'est Antoine ! Tu veux te joindre à nous ?, en coulant un regard admiratif sur chacun de ses invités. Néanmoins, son amie ne pouvant pas rester, la jeune femme décida de se lever en même temps que Mathilde, se penchant vers ses deux nouvelles connaissances pour leur proposer d'aller illuminer une piste de danse qui n'attendait que leur présence pour devenir the place to be. Elle volette entre les deux amis, ravie d'avoir l'impression d'être à sa place le temps d'une soirée. Sa chevelure maintenant complètement libre cascadant dans son dos, Nathalie finit par se rassoir, complètement essoufflée, pour les regarder continuer à s'exprimer au rythme de la musique. L'instant paraît si improbable, comme hors du temps. Si les gens qu'elle connaissait la voyait, ici, maintenant, alors peut-être que leur image terne et méchante s'éclairement pour lui donner un nouveau visage. Néanmoins, dès lors qu'on a une trop grande bouche sur des sujets qui dérange, les gens deviennent méchants. Alors sûrement que ça ne changerait rien. Aussitôt que ces pensées ont le malheur de traverser son esprit, le visage de la jeune se renferme complètement. Elle se demande ce qui lui a pris, de se donner en spectacle comme ça. Se relevant, elle s'approche, bredouille, la tête baissée, pour leur expliquer qu'elle ne va pas les déranger plus longtemps. Ceci dit, vu le volume sonore qu'elle utilise pour s'exprimer, même un narrateur omniscient ne saurait relater ses propos. Lorsqu'elle s'éloigne par la suite, les cheveux devant le visage, elle a des tâches noires qui viennent papillonner devant ses pupilles.

Une fois dehors, elle jette un dernier regard amer au bar karaoké avant de s'éloigner, la silhouette voutée, regrettant que son quotidien ne soit pas plus rose. Ceci dit, elle oublie alors que, plus tôt dans la soirée et l'alcool aidant, elle a rentré son numéro dans chacun de leur téléphone en leur ordonnant avec le plus grand sérieux de ne pas la laisser passer une soirée de plus en ignorant tout de leur quotidien. 

***

Quelques jours plus tard, un message vient illuminer l'écran de son téléphone.
 
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#84
Antoine regarde Nathalie partir, un peu perplexe. Qu'ont t'ils tous ce soir à s'enfuir sur un coup de tête? 
Bon... le jeune homme se tourne vers Rebecca.

- 0-0 pour tout le monde ce soir. 

Antoine rit pas mal de cette compétition instaurés entre eux. Comme s'ils avaient besoin de se prouver que l'un pouvait plaire plus que l'autre. 
Mais ce soir, effectivement, la pêche ne s'est pas révélée concluante.
Antoine regarde sa montre... heureusement, la nuit n'est pas terminé. Comme prévue, le portable des deux amis s'allument, chacun recevant le message et informations soutiré par Gaspard ce soir.
Savoir que Gaspard effectuait de telles prouesses de manipulation tandis que Rebecca et lui s'amusaient à boire, danser et draguer des bibliothècaires plaisait beaucoup au grand blond. Mais à présent, c'était à eux de rentrer en jeux.
Agir vite, c'était une des stratégies du trio. Ainsi, les victimes de leur manège n'auront pas le temps de lier les événements de la soirée mondaine qui commence à peine à toucher à sa fin à ceux qui ne tarderont à leur arriver. 

- Round 2 en approche.

***

Quelques jours plus tard, un message vient illuminer l'écran de portable de Nathalie.
Un message venant d'un numéro inconnu. Un mms pour être exact.
A l'intérieur, aucune légende, simplement une photo. 
Un selfie de Gaspard Marcus et Blanche Destuileries.
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#85
La porte du café s'ouvre dans un bruit de clochette familier sur la silhouette courbatue d'une jeune femme. Son regard balaie la pièce, elle évalue en quelques secondes si la pièce lui convient ou non. Elle appréhende la venue d'un serveur donc elle se dépêche, elle ne veut pas déranger. Y a-t-il de la place pour elle ? Oui. Il en reste beaucoup.
- Bonjour ! C'est pour boire ou pour manger ?
Le restaurateur n'a pas tardé, mais elle a eu le temps de décider si elle se sentirait à son aise ici. Aussi, elle découvre ses dents dans un sourire fatigué et répond qu'elle aimerait bien pouvoir voir la carte pour se décider. Elle hésite encore: prendra-t-elle juste une boisson réconfortante ou avait-elle également besoin de la caresse d'une patisserie bien sucrée ? On l'installe dans un petit coin cosy : fauteuil en osier, coussin et petit plaid. Elle se laisse aller au fond de son siège dans un soupir d'aise avant d'attraper le menu et de le feuilleter distraitement.
- Un smoothie aux fruits rouges et un cheesecake classique s'il-vous-plaît.
Sa commande prise, elle se tourne vers la fenêtre pour observer le ciel bleu qui s'étend à perte de vue, troué seulement par quelques nuages presque transparents et par des trainées blanches laissées par des avions. Il fait trop chaud pour qu'elle utilise la couverture mise à disposition. Dommage, elle aurait bien profité de la consolation offerte par le combo chocolat chaud - grosse couette. Soudain, les cloches retentissent à nouveau, venant troubler la tranquillité de l'endroit. Tournant la tête, elle observe l'entrée du nouveau venu.
 
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#86
Ce que voit alors apparaître Agathe dans un bruit de clochette est une montagne de cheveux blonds dressés maladroitement vers le ciel, telle une tour de Pise revisitée. Cette masse imposante est vite suivie d'une tête et, pour le plus grand désespoir des fans de scénarios d'horreur, d'un corps entier. Ce n'était pas aujourd'hui que la jeune femme aura son tête à tête avec une tête coupée. Néanmoins, cette silhouette digne d'un personnage de dessin animé pouvait bien effrayer au premier regard, d'autant plus que celle-ci était complétée par une imposante tenue bouffante rose bonbon d'où l'on pouvait difficilement discerner le bas du haut. Le plus étonnant restait cependant à venir, et les yeux de la pauvre Agathe s'écarquillèrent quand elle aperçue à la suite de cette étrange dame un champignon parlant, vêtu d'un costume de majordome. Était-elle en train de rêver ?! Le cheesecake qu'elle venait d'entamer contenait-il des substances illicites ?! C'en était trop pour elle et, ébahie, elle n'arrivait pas à fermer la bouche. 

-----------

- Excuse-moi, la place est liiiiibre ??
Mama, s'en attendre réellement de réponses, avait déjà saisie la chaise, et le champignon s'était installé sur la banquette en sautillant difficilement.
- Ba alors mon chou, ferme la bouche, tu vas avaler une mouche. 
Cette voix, étonnamment grave, provenait d'ailleurs du végétal parlant qui, prenant déjà ses aises, s'adressait avec son sarcasme habituel. Il était passé de chauffeur pour Madame à compagnon de route et cela lui avait encore enlevé certaines barrières qu'il aurait pourtant été bien nécessaire de conserver. Alors, Agathe, déjà prise par le scénario, avala bruyamment une goulée d'air et demandant, en s'étouffant à moitié :
- Mais vous sortez d'où comme ça ?!
 
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#87
CHAPITRE Z
Une aventure de Mama et Balthazar





- Mais vous sortez d'où comme ça?
- C'est vrai qu'on sort plus très souvent...

Mama sourit un poil tristement. Les yeux néanmoins continuent de briller, sans doute par habitude. 
Elle ne s'était pas réellement assise là par hasard.
Cette Agathe l'avait attiré. 
Par son physique à vrai dire. Elle lui faisait rappeler une ancienne connaissance à elle. 
Une jeune fille un peu perdue qu'elle avait du prendre sous son aile, abandonné par ses parents emprisonnés dans une bague. Aucun plot twist en revanche je vous l'assure, Agathe était bien Agathe, et cette petite fille adoptée, Zoé la semi-renarde d'Angelo et Charlie, avait grandit et prit son envol depuis bien longtemps. 
Mais toujours est t'il que voila, dans ce bar où Mama ne reconnaissait plus personne, alors que fut un temps, absolument chaque tête lui était familière, cette ressemblance avait amusé et réchauffé un peu le coeur de Mama. 
Puis, comme pour justifier tout ce bazar, le champignon parlant et tout le tralala, la demoiselle se penche vers Agathe et lui glisse un


- C'est parce qu'on est magique.

Elle aurait tout aussi bien pu dire "surnaturels".. mais ça aurait moins bien sonné. 
Mais attention, lorsque l'on avance de tels propos, il faut savoir bien argumenter derrière. Et ça, Mama a beau ne plus être de la dernière pluie, elle a bien toute sa tête et sait encore ce genre de choses.
Des preuves de sa magie, elle va lui en donner. Et pas plus tard que tout de suite.

Mama jette un oeil sur la poche arrière du pantalon d'Agathe. Un ticket de loto en dépasse. 
Agathe n'est pas une addicte au jeu, loin de là. Simplement son grand-père avait eu cette passion de son vivant. Et comme en souvenir, pour l'anniversaire de sa mort, Agathe joue chaque année un ticket. 
Sans lui demander son avis Mama se lève d'un bon et s'empare du ticket.

Cette fille à la curieuse ressemblance, Mama va la dépanner.
Jouer de l'argent par pur hasard, quelle perte de temps et d'énergie. 
La sorcière secoue la tête. Tss tss tss.
Une nouvelle exaltation s'empare alors d'elle. 


- S'il vous plais ma chériie, pourrions nous avoir une seconde grille? demande t'elle à une serveuse. 

Quelques minutes plus tard, Mama, la nouvelle grille devant elle, se concentre. 
La tête rejetée en arrière, les bras en l'air, les yeux faussement levés au ciel comme si elle était possédée... Mama tente un truc.
Balthazar reste quelques secondes sans rien dire pour ne pas briser le silence.. mais ne peux quand même s'empêcher de libérer une petit esclaffe-ment moqueur tant la scène reste ridicule. 


- Le haricot peut t'il se taire ?! J'invoque le futur là.

Rien que ça. 
AH. 
Soudain, Mama sursaute. C'est bon! Elle a la suite de chiffres! Elle le sent. 
Hyper méga fière d'elle, la sorcière gribouille instantanément la suite de numéros sur la grille. 
Un immense sourire sur son visage, Mama place alors la nouvelle grille dans la poche de pantalon d'Agathe. 

- Ne me remerciez pas ma chériie, c'est de la magie. dit t'elle en haussant les épaules, ignorant l'énième rire moqueur du champignon derrière elle.

Agathe remercie brièvement la sorcière, sans trop savoir si il s'agit pour le moment d'une véritable fée ou d'une énorme charlatante. Puis regardant sa montre, Agathe panique. Elle en aurait presque oublié son rendez vous en ville. S'excusant, elle remercie Mama pour ce "tour de magie?" puis s'en retourne. 
Mama la regarde partir en soupirant, cette jeune fille ne se doute pas qu'elle vient de lui changer la vie. Tss aucune reconnaissance.

__________________________________________________________________________


Quelques heures plus tard. 
Mama et Balthazar ont bien bu, ne nous le cachons pas. C'est euphorique, du moins pour Mama, que vient alors l'heure du dévoilement des grilles de loto gagnantes. 

- Vous pouvez augmenter un peu la télé? demande Mama au barman, qui s'exécute. 

Les numéros s'enchainent. Un par un. 
Aucun ne fait partit des prédictions de Mama. Celle-ci tente de garder le plus de contenance possible, se doutant que les remarques hilares de Balthazar ne vont pas tarder à pleuvoir. 
Mais avant même que le champignon en place une, les yeux de la sorcière glisse sur...
la première grille d'Agathe que la jeune femme a laissé sur le comptoir. 
Les numéros concordent. 
Mama tremble en prenant le papier tout en entendant les derniers numéros, matchant eux aussi avec la grille.
C'est l'énorme jackpot. 
La magie: 0
Le hasard: 1
Si Mama n'y avait pas mêlé son grain de sel, la jeune femme serait à l'heure actuelle en train de tomber dans les pommes devant cette fortune fortuite.
La sorcière, totalement paniquée des pieds à ses longs cheveux, se tourne vers Balthazar.

- Il faut qu'on la retrouve!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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#88
Balthazar avait regardé Mama faire son numéro à la jeune femme du Bar d'un air mi-désabusé, mi-amusé, ne sachant trop que faire. Il savait  quel point la sorcière pouvait se montrer talentueuse, avait pu se montrer talentueuse, mais, dans sa condition d'homme à tout faire, il n'était que trop conscient du temps qui s'était écoulé depuis la dernière prouesse magique de celle-ci. Aussi, devant son baratin de voyante un peu cliché, il avait tenté de la prévenir, sautillant sur place et ouvrant grand la bouche pour parler. Mais à chaque fois, celle-ci s'était contentée de répliquer de manière assassine afin d'avoir un peu de calme. Au final, l'autre était partie en se retenant de pouffer de rire, à mi-chemin entre la stupéfaction et l'admiration, et il ne restait plus qu'eux deux et une bonne quantité d'alcool dans le sang. 
Et ce qui devait arriver arriva. Aucun numéro ne correspondu aux annonces de Mama. Aucun. Zéro. Nada. Et à quoi bon de toute manière ? Cette jeune femme, ils ne lui devaient rien. Du moins, c'est ce que pensait déjà le champignon, se laissant retomber en arrière sur la banquette en soupirant d'aise, quelques secondes avant que sa chère maîtresse se penche pour lui hurler à l'oreille de sa voix haut perchée qu'il fallait absolument retrouver la demoiselle tout en gesticulant le billet à la main. 
- Eh oh, mollo l'asticot. T'as pas été fichu de trouver des foutus numéros de loto et tu veux retrouver une nana dont on connaît quedal pour lui rendre un billet qu'elle-même a oublié sur la table ? Tant pis pour elle, à nous le pognon !
Peu lui importait après tout qu'elle ait de l'argent. Et pourquoi ils ne pourraient pas se payer des vacances avec ce fameux ticket d'ailleurs ? Pourquoi étaient-ils toujours obligé d'être tirés de leur ennui éternel pour aller cavaler, elle devant, lui derrière, à la rescousse de n'importe quelle âme malheureuse ?! Leur accordait-on de l'importance en dehors de ces moments épiques ?! Evidemment que non.
- Et cette fille, est-ce qu'elle mérite cet argent d'ailleurs ?
Reposé contre le dossier, le chapeau incliné devant les yeux, notre champignon préféré commençait néanmoins déjà à flasher. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas pu parler, gesticuler, conduire aussi ! Sa splendeur d'antan lui manquait, et si en plus cela lui permettait de faire du charme à une demoiselle… Pourquoi pas. Il pourrait se présenter, tel un chevalier servant, le billet de loto dans la bouche, et la surprendre dans un moment sans espoir. Elle lui dirait "Enfin ! Je vous attendais depuis si longtemps !" et… 

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- Tssss, tu divagues le vieillard ! Allez reprend tes affaires on s'en va. 
Mama avait toujours le chic pour lui remettre les pieds sur Terre, lui, le vieux champignon vieux comme le monde. Et pourquoi donc n'aurait-il pas le droit de rêver ?!
- Bon allez, ça va être marrant de te voir te planter la baguette dans l'oeil la prochaine fois que tu voudras impressionner quelqu'un !
Sautillant pour descendre du banc, Balthazar se dépêcha de sortir avant de devoir payer. 
- Ba alors, tu viens ?
Et les voici partis, bras dessus, bras dessous (enfin façon de parler vu la différence effective de taille entre nos deux compagnons évitant un quelconque départ de cette sorte), vers de nouvelles aventures.

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Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'Agathe n'est pas très loin ! Elle est seulement partie en ville boire un verre avec un vieil ami d'enfance, lui raconter les nouvelles, les histoires, les petits potins du coin ! Et puis surtout, la rencontre fantastique qu'elle vient de faire avec cette vieille dame et son étrange animal de compagnie parlant. A croire que le monde ne savait plus quoi transformer génétiquement pour se faire remarquer ! Et puis d'ailleurs elle lui a prédit le loto ! Et allume la télé nom de Dieu !
C'est déçue qu'elle voit tous les numéros, un par un, s'annoncer faux à l'écran.

Elle aurait tellement voulu y croire, finalement, à la magie…
 
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#89
https://www.youtube.com/watch?v=Y3_njGussgU

Balthazar grimace après un tournant un peu trop abrupte. Mama a prié le champignon de la laisser conduire pour une fois leur belle décapotable rouge. La conduite, c'est comme la magie, ça ne se perd pas.
Bon à vrai dire Mama n'avait pas eu besoin de forcer tres longtemps pour que Balthazar accepte.
Il faut dire que le temps leur avait manqué, poursuivit par un serveur enragé de ne pas s'être fait payer.
Une fois sur la banquette passager en revanche, le champignon commence à regretter sa clémence...
La sorcière fonce au delà de toutes limites de vitesses possibles et imaginables, tirant la langue en guise de concentration. Sa stratégie? Si elle fait toute la ville en voiture le plus rapidement possible, elle tombera bien forcément à un moment sur la jeune fille qu'ils recherchent.
Le jeu des lumières de lampadaires glissent sur nos deux héros... la nuit est bien entamée. 

Pourquoi ça n'a pas marché? Pourquoi la magie n'a pas opérée au moment des numéros du loto?
Voila à quoi pense Mama, tout en frôlant les accidents de voiture un à un. 

Pourtant c'était très facile autrefois. 
Il lui suffisait de lever le petit doigt...
comme ça là..

Levant une main du volant, Mama dirige un de ses doigts devant elle. Comme les jeux d'enfants durant les voyages en voiture, la sorcière place ce doigt au niveau du camion qu'elle aperçoit au loin.. et tente de le pousser en glissant son index. 
Le camion ne s'envole pas comme prévu... mais s'arrête!

- AH! J'ai réussis. 

En réalité, le camion se serait de toute façon arrêté au carrefour, pour laisser la priorité au véhicule fou conduite par la folle blonde à son bord.

Tout de même persuadée de son coup, Mama se tourne vers Balthazar, heureuse comme jamais. 

- TU AS VU! J'ai réuss...

Un énorme bruit de klaxon retentit. 
Faisant fit des priorités... Mama est à deux doigts de rentrer dans un tramway. 
Un tournant à 90° s'opère alors à une vitesse digne du livre guiness des records. 
Mais dans ce virage encore plus puissant que les précédents (c'est dire!) la vraie magie s'opère. 
Le ticket gagnant du loto, normalement bien planqué dans le bustier de Mama, s'envole.. 
Comme un dans un film, Mama voit son "ticket d'or" s'envoler hors de la décapotable au ralenti. 
Et dieu seul sait qu'il vole haut... haut... bien bien haut. Ce n'est qu'une question de minutes pour que celui-ci n'atteigne le sommet des buildings de la ville.
Mama ne perd pas un quart de centièmes de secondes et appuie sur le frein.
La voiture s'arrête, non seulement à 1cm du tramway, mais sans une seule égratignure.

- LE TICKET! BALTHAZAAAAR!!! LE TI...

Le cri de désespoir est interrompu par un éclair zébrant le ciel et éblouissant n'importe quel passant encore dans l'avenue. 
De cet éclair.. surgit...
Roméo. Ensanglanté, il parait, comme à son habitude, totalement paniqué. Malheureusement le jeune homme n'a pas le temps d'hurler quoi que ce soit qu'il redisparait. 

Mama et Balthazar se regardent.
Haussent les épaules.
Et reprennent là où ils étaient rendus.

- LE TICKET! BALTHAZAAAAAR!!!! LE TICKET!
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#90
- LE TICKET! BALTHAZAAAAAR!!!! LE TICKET! hurlait la voix stridente de Mama à la cantonade, prise dans son délire de sorcière surpuissante à en oublier l'existence des autres. Roméo avait basculé aussi vite qu'il était apparu dans le monde des morts vivants, des souvenirs, des oubliés, et l'univers tout entier semblait converger vers cet unique moment. Le cri de la sorcière. Le cri du désespoir. A croire qu'il fallait qu'il se passe quelque chose. Quelque chose de positif, de frais, de piquant, d'innovant ! Un truc comme ça...

"Sous les encouragements de la foule, le champignon sort de la voiture en un double salto arrière pour retomber avec classe sur le toit de la voiture. Sifflé, des vêtements volent à ses pieds, le cliquètement de centaines de doigts tapotant des téléphones vient lui souffler le rythme. Toum bam bim boum et zou ! Se propulsant à l'aide de son chapeau, il glisse sur le pare-brise et s'en sert comme une rampe pour s'élancer à la conquête de l'espace. Alors, gracieusement, et sous un nuage de photos, il attrape délicatement le ticket de loto et se tourne vers la foule en furie !
- Je l'ai ! Je l'ai ! On est sauvé !
Une fois au sol, il est porté en héros jusqu'à la mairie où on lui remet la médaille du courage et l'histoire se conclut par un banquet bien gourmand, au chaud, avec alcool à volonté."

Malheureusement, ce n'était qu'un rêve… Et alors que les vapeurs de sa rêverie s'échappe (mais comment a-t-il fait pour se laisser aller à de telles divagations dans une ambiance si bruyante ?!), le ticket de loto s'éloigne déjà en voletant tranquillement. 
Avant de redescendre.
- Mais… Mais… Mais bouge nom d'un chien ! Il REDESCENT !!! Roh mais… Furieux, exalté, ému, Balthazar dans une pulsion expulse Mama de la voiture, conductrice pas du tout assez réactive à son goût, et démarre en trombe à la poursuite du billet magique, du ticket vers le succès, la gloire, la richesse, la beauté, et peut-être même l'amour ?! Néanmoins, on vous l'a très certainement répété assez de fois : l'argent ne vous arrive pas souvent servi sur un plateau. Et Balthazar est loin d'être un fils de. Aussi, ce qui devait arriver depuis le début arriva : le ticket piqua droit devant en plein sur une grille d'aération, avant de se glisse tranquillement entre les interstices et finir sa course loin, bien loin, dans les égouts.
En arrivant, coup sec de frein à main, dérapage maîtrisé, le champignon n'eut alors le choix que de regarder disparaître le doux billet aux allures de paradis ; et de se tourner vers Mama pour fulminer.
- Alors, tu nous la joue à la Tristepin ?! A vouloir révéler le monde, le futur même ?! Eh bien en tout cas on sait ce que ça va être ton futur actuel ! Une descente dans les égouts !
C'est qu'en plus, Balthazar, il a beau être un végétal parlant, il n'en reste pas moins très petit. Et lui, il a peur de ce qui pourrait se trouve là-dessous, à commencer par les énormes rats dont on chante les louanges dès que possible. C'est pourquoi, ouvrant la bouche d'égout la plus proche pour se frayer un chemin, il propulsa Mama dans la descente, d'une vive poussée dans le dos, oubliant toute forme de hiérarchie. Et puis mince, si la sorcière s'en était réellement souciée, cela aurait fait longtemps qu'elle l'aurait viré.
 
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