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Le Bar. [mélange de rpgs]
#61
Isaac Borcel écouta attentivement le récit de la jolie Christine érodée par le temps. Une histoire sans doute en partie vraie, bien que romancée, mais qui était belle à entendre et à raconter.
- Quel femme formidable. Siffla-t-il presque, impressionné par un tel condensé d'informations dans une seule et même personne.
Il sorti son petit calepin pour retranscrire les principales lignes de la vie de la vieille femme. Elle qui, en apparence, était si vieille et hors du temps, semblait en réalité avoir marqué son époque de son travail acharné dans l'industrie du cinéma. L'écrivain retranscrivit également le doute qu'elle avait eu avant de se jeter à l'eau, et la haine qui jaillissait de sa bouche via de petites pics froides et assassines.
Christine était un personnage atypique. Au caractère fort et qui savait s'imposer. Mais qui n'atteignait pas Isaac Borcel. L'écrivain savait comment faire face à ce genre de répliques. Il les avait écrites avant qu'elles ne soient prononcées. Il avait inventé moult manières d'y répondre. Si bien qu'il joua la carte de l'innocence sans réagir aux réflexions désobligeantes de la vieille Christine.
- Accepteriez-vous que je me serve de votre parcours pour créer un personne à votre image ? Haut en couleur et qui n'a peur de rien ?
Oui. Isaac Borcel avait bien cerné le personnage qu'était Christine. Et il avait décelé en elle courage et bravoure. Et mensonges. Il était désormais prêt à créer un protagoniste fidèle en tous point à ce qu'il venait d'entendre. Un arnaqueur de rue, raconteur de belles histoires pour usurper les passants. Mais Christine ne le découvrirait qu'en acceptant l'offre de l'écrivain. Et les deux jeunes gens furent coupés dans leur élan par une jolie blonde.
- Oh! V, vous savez je... ma vie... ma vie est b, bi, bien bônale... je...
Isaac Borcel releva le regard sur le petit bout de femme qui venait d'apparaître. Il esquissa un léger sourire qui s'évanouit aussitôt.
- Je suis sur que vous exagérez. Nous avons tous une vie singulière. Commença-t-il doucement, comme rassurant, envoûtant presque. Il suffit d'exploiter le filon sous le bon angle, et votre histoire devient palpitante, quelle qu'elle soit.
L'écrivain la laissa commander une tarte à la mangue. Visiblement, il s'agissait d'un effet de mode dans ce bar. Une spécialité maison. Un gâteau à la renommée internationale même.
Puis Christine serra la main de la belle blonde au prénom encore inconnu tout en se présentant.
- Christine, enchantée ! Et vous ?
Isaac Borcel se présenta alors à son tour. Comme pour la plonger dans son univers. Pour la mettre en confiance.
- Et je suis Isaac Borcel. Un écrivain qui est enchanté de vous rencontrer.
Il tira le siège à côté de lui et l'invita à s'asseoir. La tarte à la mangue arriva en même temps. Et Isaac Borcel profita de quelques secondes de silence pour relever les détails de la poignée de main dans son bloc-notes. Les deux femmes s'étaient serrées la main délicatement et avec pourtant beaucoup de fermeté. Un mélange de violence et de douceur. Comme un bras d'honneur entouré de crème fouettée. Oui, c'était l'image parfaite pour représenter la situation. Isaac Borcel la releva et rangea le petit carnet le stylo.
Ils étaient donc tous les trois là, à discuter de leur vie respective en mangeant tranquillement une tarte qu'on ne trouvait que rarement ailleurs, pour ne pas dire jamais. Un morceau de l'espace temps qui s'était figé là et qui s'était incrusté dans leur vie. Inspirant tantôt un passage anodin pour les uns et une source infinie d'inspiration pour les autres.
- Donnez moi les banalités de votre vie puisqu'elle semble si peu intéressante, dit Isaac Borcel avec douceur, je suis sur que c'est une banalité qui vous est propre.
L'écrivain se tut ensuite. Et attendit patiemment la réponse de la jolie jeune blonde qui répondait elle aussi au doux nom de Christine.
 
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#62
 http://img4.hostingpics.net/pics/363508Mama.jpg

M A M A



https://www.youtube.com/watch?v=Qf9PTSrBAS0
Christine allait répondre lorsqu'une salve d'applaudissement lui coupa la parole avant même qu'elle n'ai eu le temps de la prendre.
Mama prend une grande inspiration. Elle ressort d'un assassinat pas très glamour, elle a besoin de se changer les idées. Mais en même temps... avait-elle le choix? Est-ce que parfois nous ne sommes pas obligé de faire des horreurs de sang-froid au nom du bon déroulement des choses...?
Bon, allez... il faut se changer les idées maintenant.
Les violons commencent à chanter.
La sorcière se racle la gorge... elle a la voix enrouée en ce moment.. bon.. tant pis.
Trois magnifiques jeunes hommes dansent à côté d'elle.
J'ai nommé: Angelo, Elouan et Ka.
Tout les trois en chemises blanches et avec un déhanché à en faire mourir plus d'un, ils se prêtent néanmoins tous au jeu.
Ka en leader, il file un coup de coude à Elouan lorsque celui-ci se trompe dans les paroles.
N'empêche, se dit Mama, c'est drôle... cette impression que.. que la voiture a dévié juste avant qu'elle se mette à tirer. C'est comme si.. comme si quelqu'un avait vu le crime arriver.
Tout en chantant, Mama essaye de se remémorer le moment.
Pendant ce temps, derrière elle, Angelo se foire totalement dans la choré' mais garde son air sérieux.
Une ombre. Juste avant... elle a vu passé une ombre, une silhouette brumeuse.
ET. ET MERDE.
Un fantôme. Pourquoi ne s'en ai t'elle pas rendu compte avant? Des morts essayaient de les protéger.
Elle n'aurait pas du sous-estimer la chose.
Maintenant.. maintenant peut être que le pire est arrivé.. peut être que Cassiopée a réussit son accouchement. Peut être bien que l'enfant est là.
Non... non il ne faut pas y penser.. Mama préfère pour le moment se dire qu'elle a réussit.
Car si l'enfant était bien là. Ca va encore être le gros dawoua.
Et clairement, un monde sans "surnaturels" c'est quand même plus facile à gérer.
Mama se tourne alors vers Angelo..
Quoi que.. les surnaturels ont toujours eu un certain.. charme..
Mama fait un clin d'oeil au semi-renard.
Ka ayant perçu le clin d'oeil, jaloux, pousse Angelo qui tombe hors de la scène dans un petit "wow" étouffé. Elouan se rendant compte qu'il est dirigé par un gars super tyrannique, décide de partir et fuit derrière le rideau.
Mama secoue la tête, navrée.
Quelle bande de boloss.
 
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#63
Isaac Borcel déteste quand on le coupe dans ses présentations. Et s'est sans le moindre sourire qu'il rive les yeux sur les trois incapables qui tentent de faire une chorégraphie sans aucune prestance.
Il les laisse danser et chanter, mais se contente de les dévisager avec une lueur d'espoir de pouvoir exploiter quelque chose, un simple détail, chez au moins l'un d'eux trois, pour son prochain roman. Mais rien. Ils sont fades et sans profondeur. Sa Christine était bien plus intéressante.
Avant la fin de la chanson, en même temps qu'un petit public semble se dessiner aux pieds de la scène, Isaac Borcel fini sa tarte à la mangue. Il jette un regard circulaire dans la pièce et remet sa veste sur ses épaules, il s'enveloppe délicatement dans son écharpe et passe la bandoulière de son sac par dessus son épaule. L'écrivain salut les deux Christine d'un geste évasif de la main, ressert sa veste contre lui même, et quitte le bar après avoir payé ses consommations.
Le temps a paru être une éternité dans ce lieu si singulier et atypique. Mais Isaac Borcel sort de cet endroit avec une certitude. La certitude qu'il n'en a pas fini avec ces lieux, avec sa propre vie. Il sait que son histoire ne s'évanouira pas aux portes de ce petit bar de paradis.
Il ouvre la porte principale et s'enfonce dans la rue froide et glacée. Il neige dehors, il neige à gros flocons. Il se retourne une dernière fois vers la scène, les chanteurs, les filles encore au comptoir. La vieille et la jolie blonde à l'accent Belge.
Puis il se remet en route. Vers de nouvelles aventures et de nouvelles histoires. La porte se referme dans le petit cocon douillet et cosy qu'est le bar.
Au loin, on distingue une ombre s'évanouir peu à peu dans l'hiver. Isaac Borcel quitte cet endroit. Mais il espère y revenir. S'il en retrouve la route.
Pour l'heure, il se contente de se dématérialiser entre les flocons, il se laisse fondre comme une glace au soleil. Mais en hiver. Il disparait dans l'épais écrin blanc qu'est celui de la neige. Et le ciel deviendra un texte. Et la vie reprendra son cours.

Fin.
 
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#64
Comment on mets sa photo dans un rond? o_O
https://image.noelshack.com/minis/2018/13/2/1522137350-59a53e0f53775f63f1284ac54b86c5ab.png
Je travaille à Poudlard.
 
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#65
http://i.skyrock.net/6660/79526660/pics/3020620751_1_10_fhRjPyvw.gif
Armelle


Armelle s'installe sur le bar. Elle n'a rien envie de commander. De toute façon, tout ce qu'ils servent a gout de pisse. 
En fait, elle n'a envie de rien. La jeune femme est juste tout simplement dégoûtée. Elle est morte, elle le sait. Et elle est bloqué ici. Quelle bêtise. Elle ne méritait pas ça. Elle a fait quoi après tout? Elle a simplement regardé par une fenêtre.
C'est réellement dégueulasse. 
Bon... et maintenant? Elle allait attendre. 
Ne plus rien faire, ça allait être difficile. 
Depuis tout à l'heure, elle avait posé ses yeux sur un beau brésilien du nom de Rai. C'était pour cette raison qu'elle s'était lentement rapproché du bar pour finalement s'installé à une chaise du beau gosse. 
Peut être essayerait t'elle de le pécho... un de ces jours.. quand elle aurait du temps.
Du temps bien sur qu'elle en aura, pour l'éternité même. Simplement se donner l'impression qu'on a un agenda chargé fait toujours bon effet.
Armelle fronce alors le sourcils. Elle vient de se rendre compte que le brésilien depuis tout à l'heure détournait les yeux pour mater le petit cul du serveur. Ce serveur c'était Ka mais au pire ça on s'en fiche de le dire parce que plus personne ne le connait tout le monde l'a oublié, comme on oublie tout le monde qui vit dans ce bar d'ailleurs.
Et merde. Un gay.
Décidement... c'était bien son jour de chance à Armelle.
Irritée au plus haut point, la jeune femme profita alors que Rai ai les yeux détournés sur une paire de fesse pour cracher dans son verre. Armelle lança un petit rire.
Aaaaah... au moins on pouvait continuer de faire des petites blagues ici! Finalement peut être trouverait t'elle comment s'amuser...
Admirer Rai en train de boire un verre remplit de son crachat venait de remettre un peu de baume au coeur à Armelle. 
L'éternité n'avait qu'à bien se tenir. Les yeux brillant d'Armelle montrait qu'elle n'allait pas laisser de répi aux clients du bar. Elle qu'elle allait adorer ça.
Le serveur se rapproche, Armelle lève un doigt,
- Finalement je prendrais bien un grand diabolo citron s'il vous plait.
Ka hoche la tête. Une cliente en plus dans son répertoire.
 
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#66
Elle entra dans ce sombre lieu, à peine éclairée. Seulement quelques bougies étaient allumées ici et là.
La porte se referma derrière elle. Le femme ne bougeait pas, comme si elle venait d'être paralysée.
La capuche de sa cape marron cachait son visage et recouvrait en totalité le reste de son corps. Même ses pieds n'étaient visibles. Personne ne l'avait remarqué. Normal, elle avait toujours eu un côté fantomatique.
Elle observa les alentours en bougeant très lentement la tête.
Ce lieu n'avait pas changé même si cela faisait des années qu'elle n'était pas venue.
Finalement, elle décida de s'avancer vers le bar en marchant doucement. En marchant? Nan on aurait plutôt dit qu'elle flottait.
Enfin elle arriva au comptoir. Elle s'assit sur un des nombreux tabourets qui se trouvait tout au long de celui-ci, laissant apercevoir une robe blanche et des talons qui étaient de même couleur. Toutefois, le visage n'était toujours pas présent. Toujours invisible. Comme s'il était inexistant. Elle n'avait toujours pas enlevé sa capuche et elle avait les bras croisés et posés sur le support en bois qu'était le comptoir.
Personne ne la dérangea et elle resta ainsi quelques instants. La couleur de sa peau était très pâle. Comme si elle était en train de disparaitre. Comme si elle n'avait pas d'importance. Pas d'identité. Qu'elle était seule.
Enfin, elle enleva son couvre-chef et ses cheveux longs aux boucles blonds limite blanc tombèrent sur ses épaules. Elle avaient des yeux presque blanx, toujours avec une peau claire et des lèvres qui manquaient de couleurs. Elle semblait malade. Un enfant l'aurait pris pour un fantôme et serait partie en courant.

- Oh pardon... Je ne vous avais pas vu..

Un jeune venait de la bousculer. En passant à côté d'elle. Il croisa le regard froid de la femme.

- Nan... C'est toi ? C'est vraiment toi ?

Elle écarquilla les yeux. Quelqu'un.. La .. Reconnaissait ?

- Tu es revenue ! Je n'en reviens pas ! Tu te rappelles de moi hein ?

Bien évidemment qu'elle se rappelait de lui. Soudain, ses cheveux devenait d'un blond or éclatant. Ses yeux devenaient d'un vert magnifique couleur émeraude et ses lèvres retrouvaient de son beau rouge et sa peau était de nouveau beige.

- Woh.. Tu n'as pas changé finalement.. Toujours aussi belle..

Tant l'émotion était grande la jeune femme n'arrivait pas à parler. Seulement à ouvrir un peu la bouche.

- Je suis désolé je dois vraiment y aller mais on se revoit hein !

Il s'approcha d'elle et lui déposa un baiser sur le haut de sa tête et lâcha avant de partir

- A très bientôt Katie
~ We are all mad here ~

https://i.imgur.com/ydwsuwG.png


 
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#67
La porte du bar s'ouvre. Un homme en sort... sa queue traîne par terre. Toussant, il s'approche prêt du comptoir et s'assit par hasard juste à côté de Katie. Il a soif. D'un air un peu bongeonnant, il demande une limonade au serveur. A son âge, il ne serait plus temps de commencer à boire de l'alcool. Le barman hoche la tête et s'en va commander auprès d'autres clients.
Il est devenu bien vieux maintenant. Il sait qu'il n'a plus tant d'années que ça devant lui. Sa soeur est partit avec son mari s'installer aux Etats Unis. Quel drôle d'idée. Il parait que Eleonore est enceinte... d'un garçon. 
En attendant, l'homme âgé au bar préfère rester à Osaka. Il y a prit toutes ses marques à présent.  
Dehors il pleut. C'est pour cela qu'Angelo est venu. Il ne cherchait qu'à s'abriter.
Car Angelo ne vient jamais ici.  Ou du moins a t'il prit l'habitude de ne plus y venir.
Car plus l'on vieillit, plus les pertes des proches se font nombreuses. 
Ici, personne n'est jamais vraiment mort. On peut retrouver n'importe qui. 
Et c'est tout là le piège. 
Ce bar complètement détaché de la réalité n'est qu'un immense leur.
L'homme renard n'a à présent aucune envie de retomber nez à nez sur Evangéline, Katie ou Ashley. 
Qu'aurait t'il à leur dire? Oui, j'ai continué ma vie sans vous. Oui, j'ai vieillis sans vous. Oui, le monde a continué de tourner sans vous. 
Les surnaturels n'ont pas tous le pouvoir d'Aisling. Ils ne peuvent pas tous ressusciter qui ils veulent en un claquement de doigts. Même Tristepin s'est fait à l'idée qu'il ne pourrait revoir Ashley comme autrefois. 
Angelo reçoit sa limonade et y boit une longue gorgée. 
Le citron frais pétille dans sa bouche.

Et puis soudain, ça se produit. 
Angelo est prit de vertige. Tout se met à tourner autour de lui. Ne contrôlant plus sa main, le semi-renard lâche son verre. Pris de cours par ce non réflexe, Angelo vacille encore plus et tombe de sa chaise. 
L'homme totalement tétanisé atterris dans les bras. Il n'a d'ailleurs pas le temps de la reconnaître. Ce qu'il vit dans son corps et sa tête le happe totalement.
Angelo a peur. Peur de mourir maintenant, là, tout de suite.
Et il n'y a rien de magique là dedans.
Les maladies ne toquent jamais avant d'entrer.
 
 
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#68
https://img15.hostingpics.net/pics/354343DanaMynce.png
Elle ouvre la porte du bar en titubant, oscille dangereusement et se heurte à une table avant de s'écrouler sur le sol. Dans sa chute elle lâche la côte qu'elle tenait dans sa main. La même côte qui avait perforé son poumon et causé sa mort il y a bientôt deux ans de cela.
Elle respire très fort, tente de maintenir l'air dans ses poumons. Elle donne son maximum pour survivre et ne pas s'étouffer. Elle sent la peau se refermer. Comme si le sang qu'elle avait perdu se re-injectait automatiquement dans ses veines.
Il y a deux ans, Dana Mynce a perdu la vie dans la trentième édition des Hunger Games, et depuis son âme errante s'était perdue dans les méandres du chaos. Et elle avait décidé de réapparaître ici, dans ce petit bar, la côte coupable de sa mort dans une main et un petit couteau dans l'autre.
Allongée sur le sol, la jolie brune au visage tacheté de terre finit par se calmer et reprendre totalement son souffle. Certains des clients du bar on fait attention à elle mais personne n'est venu l'aider. Elle se relève et glisse sa côte dans sa poche. Elle ne veut pas s'en séparer.
La petite brune disparaît dans les toilettes aussitôt qu'elle a réussi à se remettre sur pieds. Elle se rue sur le lavabo et rince abondamment son visage. De l'eau fraîche. Personne ne la lui retirera à présent. Elle prend peu à peu conscience que les jeux sont finis. Qu'elle est morte.
Elle se regarde dans le miroir et fait quelques pas en arrière pour avoir une vue d'ensemble sur son corps. Elle est si fragile et affaiblie. Dana regarde avec désespoir comme elle a maigri en l'espace de quelques jours dans l'arène des Hunger Games. Elle s'est battue jusqu'à ce qu'ils ne soient plus que cinq. Puis elle est morte dans les marécages. Elle ne sait pas ce qui est arrivé ensuite. Elle ne s'imagine pas une seconde qu'un feu d'artifice ai pu se déclencher au coeur des trentièmes jeux de la faim et que Audrey ai pu laisser sa vie pour sauver son ami Peter et le sacrer vainqueur. Elle ne sait rien de tout ça. Elle constate seulement les dégâts causés sur son propre corps.
Dana soulève son tee-shirt et regarde avec dégoût ses côtes apparentes et réfute un haut le coeur lorsqu'elle observe malgré elle le trou laissé par celle qui manque. Elle se rhabille aussi tôt, se sèche le visage avec quelques serviettes en papier qu'elle récupère dans le distributeur puis quitte les toilettes en hâte.
A peine eut-elle ouvert la porte qu'elle entend un verre se briser derrière elle. Son premier réflexe est de porter la main à son couteau, qu'elle a lui aussi rangé dans sa poche, mais elle remarque quelqu'un qui tombe et elle l'agrippe fermement à la taille et l'empêche de s'écraser sur le sol !
L'homme a une queue de renard qui dépasse de son pantalon.
- Ca va ! Lâche-t-elle dans un cri étouffé alors qu'elle maintient le garçon entre ses mains et en se concentrant pour ne pas le laisser tomber malgré son poids.
Elle l'aide à s'asseoir.
- Vous allez bien ? S'enquit-elle tout en entreprenant de ramasser les bouts de verres. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Dana lui sourit et replace une mèche de cheveux qui lui barrait le visage tout en continuant sa tâche.
La jolie brune est sortie de l'arène et peine encore à le réaliser. Mais une chose est sûre, elle est mort mais en sécurité. Tellement en sécurité qu'elle prend le temps de garder un morceau de verre dans sa poche arrière, au cas où ...
 
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#69
https://www.youtube.com/watch?v=FsNiUkPhwLs

La porte du Bar s’entrebâille dans un silence de mort. Une main apparaît, puis une moitié de corps. Un joli corps, quoique très mince, presque trop. Disons un corps qui a dû être joli. Un bras qui semble presque pouvoir s'arracher au premier coup de vent pousse de ses maigres forces pour agrandir l'ouverture. Un visage se dessine alors, lentement, craintivement. Deux yeux font leur apparition, presque écarquillés par l'absence de vie se dégageant de l'endroit. La silhouette d'une femme finit de se dessiner complètement dans le champs de vision du seul serveur présent. Le pauvre homme est tellement désœuvré que son regard s'illumine malgré l'allure fantôme et les charmes perdus de la créature qui se dessine devant lui. Se dégageant de l'entrée, elle referme la porte doucement puis esquisse quelques pas dans la salle, balayant l'endroit du regard, hésitante, avant de finir par choisir un fauteuil reculé tout au fond du bar et de s'y laisser tomber comme abattue par des pensées trop lourde pour elle. 
- Un chocolat viennois s'il vous plaît souffle-t-elle au serveur qui s'est approché en sortant son calepin. Comme si il en avait réellement besoin pour retenir sa commande. Même dans ses mots elle a l'air de souffrir. Comme une peine qui l'enveloppe, la transperce, et se déverse par vague dans chacun de ses gestes, dans chacune de ses paroles. 
- Ce sera tout ?
La question la prend presque de court. Elle a tellement l'habitude de se faire oublier, de n'être qu'une ombre parmi les vivants, que cette étincelle de vie la trouble. Hésitant à répondre elle observe apeurée la figure de celui qui lui parle comme pour décider si elle peut lui faire confiance ou non. Finalement, tranchant son débat intérieur elle ajoute dans un murmure quasiment inaudible :
- J'aimerai bien une tarte tatin aussi...
Son regard gêné se pose sur la carte posée devant elle alors qu'elle rougit et se dandine légèrement l'air d'être un enfant pris en faute en train de manger un kilo de sucreries. Mais ça fait tellement longtemps... Elle a le droit, non ?
 
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#70
Le serveur sourit. C'est entendu, c'est noté.. et ce sera même offert par la maison, naturellement. Rapidement, il revient, la commande sur un plateau dorée. Posant délicatement le chocolat viennois et la tarte tatin sur la petite table, le vieil homme s'autorise à s'asseoir près de son unique cliente.
Toujours dans le silence, le serveur et la vieille femme se mettent à fixer le même point au loin... l'horizon... comme s'ils arrivaient à voir par dessus le mur du fond du bar, comme si le lointain infini s'ouvrait devant eux. Un lointain infini qui pourrait presque leur sembler familier... comme si ils avaient déjà tout connu, comme si ils le monde n'avait plus aucun secret, qu'ils y avaient fait le tour et ne cherchait plus sur Terre qu'un peu de tranquillité. 
Un silence peut être agréable, et même profiteur parfois.
- Une fois, tu es venue me voir. Je t'avais demandé pourquoi je pleurais...
La vieille et longue queue du serveur a blanchis depuis le temps..  triplant soudain de volume, elle s'enroule autour des deux individus pour les recouvrir quasi-totalement. Ce calin improvisé fait du bien, le serveur n'en avait plus eu l'habitude. Les retrouvailles étaient nécessaires. Brisant le silence une seconde fois, d'une voix posé, le vieil homme continue,
- Tu m'as alors répondu qu'il fallait soigner le mal par le mal. Qu'il fallait mieux que le personnage pleure plutôt que toi.. et que lorsqu'il sera joyeux, il aura rempli sa mission, il aura trouvé sa propre vie. 
Tout est blanc autour d'eux. Ils sont à l'intérieur de la queue de renard, visiblement. C'est bien. De cette manière, le chocolat restera au chaud et ne se refroidira pas. 
Pourquoi le serveur rappel ce souvenir d'autrefois? La cliente doit surement s'en rendre compte...
Les rôles sont inversés à présent. Le coup de mou a voyagé, il a vu du monde.. et finalement s'est installé dans les yeux joyeux d'hier. Le coup de mou n'a pas froid aux yeux, il sait ou s'installer et peut persister si on essaye de l'y déloger trop brusquement.
Ne pas avoir le moral, c'est humain.
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