23-08-2016, 14:27
Isaac Borcel écouta attentivement le récit de la jolie Christine érodée par le temps. Une histoire sans doute en partie vraie, bien que romancée, mais qui était belle à entendre et à raconter.
- Quel femme formidable. Siffla-t-il presque, impressionné par un tel condensé d'informations dans une seule et même personne.
Il sorti son petit calepin pour retranscrire les principales lignes de la vie de la vieille femme. Elle qui, en apparence, était si vieille et hors du temps, semblait en réalité avoir marqué son époque de son travail acharné dans l'industrie du cinéma. L'écrivain retranscrivit également le doute qu'elle avait eu avant de se jeter à l'eau, et la haine qui jaillissait de sa bouche via de petites pics froides et assassines.
Christine était un personnage atypique. Au caractère fort et qui savait s'imposer. Mais qui n'atteignait pas Isaac Borcel. L'écrivain savait comment faire face à ce genre de répliques. Il les avait écrites avant qu'elles ne soient prononcées. Il avait inventé moult manières d'y répondre. Si bien qu'il joua la carte de l'innocence sans réagir aux réflexions désobligeantes de la vieille Christine.
- Accepteriez-vous que je me serve de votre parcours pour créer un personne à votre image ? Haut en couleur et qui n'a peur de rien ?
Oui. Isaac Borcel avait bien cerné le personnage qu'était Christine. Et il avait décelé en elle courage et bravoure. Et mensonges. Il était désormais prêt à créer un protagoniste fidèle en tous point à ce qu'il venait d'entendre. Un arnaqueur de rue, raconteur de belles histoires pour usurper les passants. Mais Christine ne le découvrirait qu'en acceptant l'offre de l'écrivain. Et les deux jeunes gens furent coupés dans leur élan par une jolie blonde.
- Oh! V, vous savez je... ma vie... ma vie est b, bi, bien bônale... je...
Isaac Borcel releva le regard sur le petit bout de femme qui venait d'apparaître. Il esquissa un léger sourire qui s'évanouit aussitôt.
- Je suis sur que vous exagérez. Nous avons tous une vie singulière. Commença-t-il doucement, comme rassurant, envoûtant presque. Il suffit d'exploiter le filon sous le bon angle, et votre histoire devient palpitante, quelle qu'elle soit.
L'écrivain la laissa commander une tarte à la mangue. Visiblement, il s'agissait d'un effet de mode dans ce bar. Une spécialité maison. Un gâteau à la renommée internationale même.
Puis Christine serra la main de la belle blonde au prénom encore inconnu tout en se présentant.
- Christine, enchantée ! Et vous ?
Isaac Borcel se présenta alors à son tour. Comme pour la plonger dans son univers. Pour la mettre en confiance.
- Et je suis Isaac Borcel. Un écrivain qui est enchanté de vous rencontrer.
Il tira le siège à côté de lui et l'invita à s'asseoir. La tarte à la mangue arriva en même temps. Et Isaac Borcel profita de quelques secondes de silence pour relever les détails de la poignée de main dans son bloc-notes. Les deux femmes s'étaient serrées la main délicatement et avec pourtant beaucoup de fermeté. Un mélange de violence et de douceur. Comme un bras d'honneur entouré de crème fouettée. Oui, c'était l'image parfaite pour représenter la situation. Isaac Borcel la releva et rangea le petit carnet le stylo.
Ils étaient donc tous les trois là, à discuter de leur vie respective en mangeant tranquillement une tarte qu'on ne trouvait que rarement ailleurs, pour ne pas dire jamais. Un morceau de l'espace temps qui s'était figé là et qui s'était incrusté dans leur vie. Inspirant tantôt un passage anodin pour les uns et une source infinie d'inspiration pour les autres.
- Donnez moi les banalités de votre vie puisqu'elle semble si peu intéressante, dit Isaac Borcel avec douceur, je suis sur que c'est une banalité qui vous est propre.
L'écrivain se tut ensuite. Et attendit patiemment la réponse de la jolie jeune blonde qui répondait elle aussi au doux nom de Christine.
- Quel femme formidable. Siffla-t-il presque, impressionné par un tel condensé d'informations dans une seule et même personne.
Il sorti son petit calepin pour retranscrire les principales lignes de la vie de la vieille femme. Elle qui, en apparence, était si vieille et hors du temps, semblait en réalité avoir marqué son époque de son travail acharné dans l'industrie du cinéma. L'écrivain retranscrivit également le doute qu'elle avait eu avant de se jeter à l'eau, et la haine qui jaillissait de sa bouche via de petites pics froides et assassines.
Christine était un personnage atypique. Au caractère fort et qui savait s'imposer. Mais qui n'atteignait pas Isaac Borcel. L'écrivain savait comment faire face à ce genre de répliques. Il les avait écrites avant qu'elles ne soient prononcées. Il avait inventé moult manières d'y répondre. Si bien qu'il joua la carte de l'innocence sans réagir aux réflexions désobligeantes de la vieille Christine.
- Accepteriez-vous que je me serve de votre parcours pour créer un personne à votre image ? Haut en couleur et qui n'a peur de rien ?
Oui. Isaac Borcel avait bien cerné le personnage qu'était Christine. Et il avait décelé en elle courage et bravoure. Et mensonges. Il était désormais prêt à créer un protagoniste fidèle en tous point à ce qu'il venait d'entendre. Un arnaqueur de rue, raconteur de belles histoires pour usurper les passants. Mais Christine ne le découvrirait qu'en acceptant l'offre de l'écrivain. Et les deux jeunes gens furent coupés dans leur élan par une jolie blonde.
- Oh! V, vous savez je... ma vie... ma vie est b, bi, bien bônale... je...
Isaac Borcel releva le regard sur le petit bout de femme qui venait d'apparaître. Il esquissa un léger sourire qui s'évanouit aussitôt.
- Je suis sur que vous exagérez. Nous avons tous une vie singulière. Commença-t-il doucement, comme rassurant, envoûtant presque. Il suffit d'exploiter le filon sous le bon angle, et votre histoire devient palpitante, quelle qu'elle soit.
L'écrivain la laissa commander une tarte à la mangue. Visiblement, il s'agissait d'un effet de mode dans ce bar. Une spécialité maison. Un gâteau à la renommée internationale même.
Puis Christine serra la main de la belle blonde au prénom encore inconnu tout en se présentant.
- Christine, enchantée ! Et vous ?
Isaac Borcel se présenta alors à son tour. Comme pour la plonger dans son univers. Pour la mettre en confiance.
- Et je suis Isaac Borcel. Un écrivain qui est enchanté de vous rencontrer.
Il tira le siège à côté de lui et l'invita à s'asseoir. La tarte à la mangue arriva en même temps. Et Isaac Borcel profita de quelques secondes de silence pour relever les détails de la poignée de main dans son bloc-notes. Les deux femmes s'étaient serrées la main délicatement et avec pourtant beaucoup de fermeté. Un mélange de violence et de douceur. Comme un bras d'honneur entouré de crème fouettée. Oui, c'était l'image parfaite pour représenter la situation. Isaac Borcel la releva et rangea le petit carnet le stylo.
Ils étaient donc tous les trois là, à discuter de leur vie respective en mangeant tranquillement une tarte qu'on ne trouvait que rarement ailleurs, pour ne pas dire jamais. Un morceau de l'espace temps qui s'était figé là et qui s'était incrusté dans leur vie. Inspirant tantôt un passage anodin pour les uns et une source infinie d'inspiration pour les autres.
- Donnez moi les banalités de votre vie puisqu'elle semble si peu intéressante, dit Isaac Borcel avec douceur, je suis sur que c'est une banalité qui vous est propre.
L'écrivain se tut ensuite. Et attendit patiemment la réponse de la jolie jeune blonde qui répondait elle aussi au doux nom de Christine.







