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Farewell. [School]
#81
Et Raphaël guettait donc Jude, à la porte, en espérant que monsieur débarque avec son joli cul, et qu'il soit bel et bien vivant, mais au lieu de son besto d'amour, la nana d'hier soir fit son apparition. Maya, aaah Maya. Avec un sac... fort original, si elle voulait souligner le côté dessin-animé de son nom elle avait fort bien réussi son coup, et un grand sourire des plus lumineux. Par bonheur (pour ses yeux), la demoiselle choisit de s'installer juste derrière lui, ce qui annonçait déjà la couleur : quand bien même il était dans la même salle que le prof, il passerait l'heure à la mater, et donc ce cours lui serait totalement inutile. Au moins le déplacement valait le coup.
Plus que si il avait suivi le cours, en tout cas.
Détachant donc son regard de la porte (avec une pointe de regret, pic de glace dans le cœur, son pauvre jujude pas encore arrivé, il s'inquiétait bordel), il se balança sur sa chaise pour se tourner vers Maya, donc, qui venait de sortir un nouveau cahier (lui aussi à l'effigie de l'héroïne reine des abeilles mais... mais pourquoi ??) et lui décocha un immense sourire. Dans le genre, vraiment immense.
- Oh, Maya, quelle agréable surprise, je ne m'attendais pas à te revoir seule, il éclata de rire et la détailla. Il était sobre, cette fois. Et elle, elle était particulièrement mignonne, surtout avec son sac rayé, et ses jolis yeux. Le brun avisa son cahier et l'ouvrit carrément, pas gêné, pour constater que la première page était vierge de toute forme de leçons. AH INTÉRESSANT. Vu que ton copain au sabre laser est pas là, je peux enfin te parler, c'est plutôt cool, non ? Tu mesures pas l'étendue de ta chance. Je suis tellement célèbre, ici, tellement hype que je devrais même pas être ici. Assura-t-il comme un gros kéké de la vie, absolument pas sérieux. Parce que les Weaver avaient la réputation la plus merdique du lycée, certainement. Il soupira, regarda son agenda du coin de l'oeil, avec l'air du mec trop overbooké pour entamer une discussion, parce que c'était marrant, et redirigea son attention vers la brune. Mais j'suis dans un bon jour, tu vois, je me sens... généreux, aujourd'hui. Alors ok, ok, je veux bien te signer un autographe, mais c'est bien parce que tu me le demandes, hein ! Elle ne lui avait rien demandé du tout, mais soit. Il allait piocher un stylo dans sa trousse, se retournant vers sa propre table, pour se rendre compte qu'il avait oublié ses affaires.
Bordel. De. Merde.
- Dis, Maya, tu pourrais me... Son oeil tomba hasardeusement sur la trousse de sa nouvelle copine officielle (amitié lol) et il s'arrêta immédiatement. Un sac abeille, ok. Un cahier abeille, ok. MAIS C’ÉTAIT QUOI CES TRUCS PLEIN DE STRASS ET DE PAILLETTES ?? Ça écrivait au moins ? Il lança un regard d'urgence à sa sœur, qui était trop occupée à détester le prof, et dut se rendre à l'évidence. Il n'avait pas le choix. ...prêter un stylo ? Ce serait adorable. Grand sourire, quand bien même il allait se retrouver avec un crayon à froufrous de toutes les couleurs, et ainsi se ridiculiser publiquement comme il savait si bien le faire. Tant pis, Maya était mignonne de toute façon. Ça servirait de compensation.
Farewell

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#82
Ale ouvrit les yeux, cru voir Ally, un verre d'eau, et une boite de cachets chelous. Il les referma, trouva la force d'attraper le verre en question, en entendant ce que disait la brune sans comprendre réellement de quoi il s'agissait. Il capta aussi très rapidement la présence de Raphaël.
- Ahedoepr, Grommela-t-il, ce qui de près ou de loin, aurait dû signifier "je peux tout expliquer". C'était convaincant : Vraiment. Il passa une main sur son visage, eut le temps de ré-ouvrir les yeux : Plus d'Ally. Merde. Merde, déjà pourquoi Ally était là ? Merde. Merde oh putain de sa mère. Il avait fait quoi au juste ? Oh merde. Merde. Il lui avait dit quoi ? Oh merde.
- Merde. Trouva-t-il bon d'articuler en se redressant pour se mettre debout, taper dans une bouteille vide à terre, manquer de se casser la gueule, et s'écraser lamentablement contre une armoire, qu'il manqua de faire chuter sur un couple, qui pionçait à côté, dans l'un des canapés. Putain comment ils étaient rentrés eux ? Oh merde. Merde. Désolé les gars... Réussit-il à articuler, la voix enrouée, à l'intention des amoureux, pour se mettre à marcher vers le couloir. Oh merde, merde, merde, qu'est-ce qu'il avait pu faire avec Ally ? Oh merde. Il était mort. Ou il allait mourir. C'était la même chose : Voilà quel était le pire, dans cette putain de situation à la con. Meeeerde. Répéta-t-il, en repassant une main lasse sur son visage, les yeux fermés, clairement complètement crevé. Quelques minutes lui suffirent pour atteinte le hall. Plusieurs autres minutes pour arriver à l'extérieur.
- T'en as mis du temps, L'interrompit une voix qui manqua de lui faire faire une crise cardiaque.
- Merde, Rétorqua Ale, en grimaçant. T'étais où Nick ? Je sais pas ce que j'ai fait.
- C'est à dire ?
- En gros ça doit être égal à Raphaël Weaver + Moi et un putain de fusil à pompe planté droit sur mes coquilles. Grommela le brun, en se mettant à marcher derrière son grand frère. Va pas trop vite... Putain j'ai mal...
- Bouges-toi, on doit être en cours depuis cinq minutes. Le temps que tu prennes une douche on est pas rendu. Assura Nick, en esquissant un sourire amusé.

Quand Nate ouvrit les yeux, ce fut pas ni chez ce bon vieux Mamadou, ni dans la rue, qu'il pu constater son retour de soirée. En réalité, il se trouvait chez lui, dans sa chambre, et... Oh putain Pandora. Les sourcils du brun se froncèrent, mais il esquissa un sourire. C'était con. En vrai, c'était con dans la mesure où il aurait jamais imaginé couché avec elle mais les choses s'étaient passées ainsi, alors il allait pas s'en plaindre.
- Si je te dis qu'on doit être en cours depuis dix minutes tu me réponds quoi ? Se contenta-t-il d'articuler en s'étonnant lui-même de la conviction qui animait le ton de sa voix. Enfin après tout, même une soirée comme celle d'hier soir n'allait pas à l'encontre de l'humeur de Nathan Ellidson. N'empêche qu'il persistait à se demander, encore une fois, comment est-ce qu'il allait régler cette histoire d'une nuit. Enfin il aimait bien Pandora. Vraiment. Mais c'était bizarre quand même. Sans qu'il ne sache trop pourquoi, ses pensées se dirigèrent vers Jude. Il était rentré comment ? Nate se souvenait simplement du passage dans la piscine. Ensuite : Gros blanc ponctué des lèvres de Pandora et des siennes collées les unes aux autres. Un peu plus, aussi, dans la soirée. Il savait plus trop comment il était rentré, ses derniers souvenirs remontaient à la vision de Daniel qui se foutait de sa gueule et qui semblait pas plus clean que lui.
- Chéri tu commences à quelle... Lorsque sa mère entra à l'intérieur de la chambre, Nate se figea. Il doutait clairement qu'elle en ait quelque chose à foutre, mais... Quand même. Le regard de cette dernière se posa sur Pandora plusieurs secondes, puis sur Nate. Elle fronça les sourcils, lui fit signe de se dépêcher de sortir de sa chambre en ponctuant le tout d'un regard clairement interrogateur.
Ça aurait pu être pire.
- Tiens tu viens de rencontrer ma mère. Commenta Nate lorsque celle-ci se décida à quitter la chambre, sans en avoir plus grand chose à foutre qu'on connaisse sa vie privée. De toute façon ça aurait été impossible de garder le secret plus longtemps. Il dirait à Pandora de pas en parler, et tant pis.

- Bonjour monsieur désolé du re...
- C'est ça, c'est ça, allez vous asseoir. Rétorqua James, avant d'aviser Nick. Ah Blavatsky, pas le plus jeune évidemment, Il lança un regard bourré de sarcasmes à Ale, Je ne m'attendais pas à cela de vous, c'est étonnant. Nick ne lui répondit pas, se contenta simplement d'aller rejoindre sa place, dans le fond, à droite. Pas question d'aller taper l'amitié avec les abrutis de premières qui jonchaient la plupart des rangs. Encore moins les potes à Ale, qui pour la plupart, n'étaient de toute façon pas arrivés.
Son frère, quant à lui, manqua d'éclater de rire -malgré la fatigue- en captant la gueule d'endormi de Côme, qui à tout les coups, devaient être arrivé le premier. Ensuite, son regard alla sur Ally, puis Raphaël, et il se figea. Au milieu de la salle, comme un gros con.
- Quand vous voulez, Alexander. Ironisa James, en pointant de son crayon la place qui se trouvait à côté des Weaver. Ça devrait pas être si difficile, de choisir une place.
Ale hésita plusieurs instant, mais compris rapidement que 1 : Il n'était pas en état de répondre et n'en avait plus envie 2 : Raphaël s'amusait avec une autre fille, une Maya, apparemment. 3 : Il pourrait pas éviter la situation trop longtemps.
Alors, avec toute la conviction qu'il était capable de réunir sans en souffrir mentalement (il avait l'impression qu'on lui broyait le crâne en deux), Ale se laissa tomber sur la place à côté d'Ally. Les secondes qui suivirent se résumèrent à une longue réflexion sur ce qu'il devait dire ou ne pas dire. S'excuser ? Non, putain c'était trop bizarre. En parler était bizarre tout court. Et ignorer, ça faisait le mec qui assumait pas. Putain de merde.
- T'as bien dormi ?
Et très vite, Ale regretta d'avoir pris la parole.
 
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#83
Une fois chacun de ses -ô divins- crayons alignés sur sa table (quel travail minutieux), Maya put relever le visage vers le Raphaël de la veille, assis comme par hasard devant elle (c'était lui qui avait fait en sorte qu'elle s'assoit là, qu'il avoue!). Et autant dire que le sourire de Maya s'amplifia très largement, parce qu'il était marrant quand même. Il s'aimait un peu trop, certes, mais il était marrant.
-Ah non, c'était pas l'alcool finalement, railla-t-elle.
Et alors sa posa la question du stylo à prêter, parce que monsieur était assez stupide pour oublier de prendre ses affaires. (Et elle se surprit d'ailleurs à noter dans un coin de son esprit "R. Weaver = petite tête de moineau"). Alors, Maya passa deux mèches de ses cheveux bruns derrière chacune de ses oreilles, dégageant ainsi son visage pour une vision globale de toute sa panoplie d'armes (anecdote du jour : Maya se rappelait avoir menacé une fille de sa classe en maternelle parce qu'elle avait refusé de lui donner une gommette étoilée, et l'outil si dangereux qui avait fait céder la minette : Plupluche, le crayon FEUTRE bleu). Voyons voir cela. Lequel allait-elle lui prêter ? Elle fronça les sourcils à l'égard de Raphaël lorsqu'elle se rendit compte qu'il s'impatientait un peu, mais bordel, on ne choisissait pas ses crayons au hasard! Chaque couleur pour chaque évènement d'accord ?! Elle avait réellement besoin de lui faire un cours là-dessus ou il remontait un minimum dans le seuil de la perspicacité en comprenant que le bleu c'était pour écrire et le rouge pour souligner ?! Rah, il était peut-être marrant, mais dieu qu'il était con. Bon, reprenons. Le crayon à paillette blanche ? Trop précieux. Le stylo barbie qu'elle avait eu pour son entrée en CE1 ? Ah non, trop sentimental. Le petit violet ? Il avait de trop grosses mains ce Raphaël (elle avait vérifié du coin de l’œil). Le rouge avec le bouchon qui se fermait à peine ? Bof, ça faisait moyen quand même. Mais... BINGO! Maya avait exactement le crayon qu'il lui fallait. Aussi, elle se pencha sur son sac, ouvrit la petite pochette de devant et tendit son précieux à Raphaël avec un sourire large de quatre kilomètres au moins.
-Taaaaaadam! C'est KIKI l'Autruche, je l'avais acheté en primaire en classe découverte, je me souviens. J'avais reposé la carte postale du volcan pour mes parents parce que je le trouvais trop chou, qu'il me manquait dix centimes et que la vendeuse était vraiment trop conne.
Bon allez, petite revanche : il l'avait indirectement empêché de dormir jusqu'à pas d'heure tout de même.
-Tu verras, tu vas te familiariser très vite avec lui. Très fluide dans l'écriture, très léger, enfin je te laisse juger par toi-même. J'espère qu'il te plaît !

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#84
Ally leva vaguement les yeux quand elle capta que quelqu'un s'asseyait à côté d'elle, avant de se figer. Merde. Ale, le retour. Et rien qu'à la tête qu'il tirait, elle sentit le peu de joie qu'elle avait (tout de même) accumulé depuis son réveil se fracasser la gueule dans l'escalier du désespoir. Et dire qu'elle avait essayé d'être sérieusement gentille avec lui quand elle s'était réveillée, même si elle avait la même gueule de bois, même si elle était dans le même putain d'état. Il s'asseyait là par dépit/pression/ce que vous voulez, mais vu son regard, il n'avait pas vraiment l'air content de la revoir.
Merci beaucoup, Blavatsky.
Ça faisait franchement plaisir.
- J'en sais rien, étant donné que j'ai dormi sur toi, et que tu as l'air sérieusement dépressif. Si ça peut te soulager, on a pas couché ensemble, ta réputation est toujours intacte, et mon frère s'en bat les coquilles. De toute façon tu te souviens pas de ce qu'on a foutu, hein ? Je suis la seule à m'en rappeler. Ou la seule à en avoir quelque chose à foutre, j'sais pas. Elle poussa un bref soupir et détourna le regard, sans savoir si elle était gênée, déçue, ou juste fatiguée et à bout de nerfs. T'étais pas obligé de t'asseoir là, tu sais, y a tes potes à deux mètres, et j'ai franchement pas envie de faire pitié à ce point-là. Elle sortit son cahier de son sac, attrapa un stylo quatre couleurs (mais pas n'importe quelles couleurs), et détourna son attention du brun pour regarder son frère, qui draguait Maya. Lui, au moins, il s'en foutait, de tout, de sa réputation, d'être ridicule, de ce que les gens pensaient de lui. Elle, elle aurait bien aimé pouvoir faire pareil, mais elle n'y arrivait pas, surtout avec Ale juste à côté. Elle se doutait bien qu'il devait se poser des questions sur leurs activités de cette nuit, se dire qu'il avait fait une putain d'erreur, et c'était ça le problème. A chaque fois qu'il se passait quelque chose entre eux, c'était par erreur, c'était parce qu'il était bourré, ou parce qu'il avait pas réfléchi. Le problème résidait dans le simple fait qu'il regrettait à mort ensuite. Ça se lisait dans son regard, quand bien même elle avait un mal de tête atroce, elle s'en rendait facilement compte.
Incapable de se concentrer sur autre chose, elle finit quand même par se tourner vers lui, et lui demander un peu nerveusement, sans savoir pourquoi est-ce que l'idée lui déplaisait particulièrement :
- T'as vraiment aucun souvenir de ce qu'on a foutu ? T'avais bu à ce point-là ? Elle écrivait en même temps ce que blablatait plus ou moins le prof, de façon très vague et très floue (mais en turquoise) à tel point qu'elle n'était pas sûre de pouvoir se relire un jour ou l'autre. Parce que c'était quand même particulier. Et j'ai... j'ai pas raconté que des conneries, hier soir, voilà, il est là le problème. J'le pensais vraiment, ce que je disais, même si j'étais bourrée, parce que quand je bois j'extériorise tout ce que je pense, et évidemment tu t'en rappelleras jamais, et en attendant je passe bien pour une conne ! C'était pas vraiment agressif, juste pitoyable. Elle s'en voulait à mort. Elle n'aurait jamais du aller le voir, à cette foutue soirée. Elle savait que ça se terminerait mal. Alors elle se contenta de lui lancer un regard dépité, après s'être bien donnée en spectacle, et d'enfouir sa tête dans le creux de ses bras pour mourir étouffée dans son sommeil.
Et en passant, il avait toujours son portable, mais elle oserait jamais le lui demander, parce qu'il lui suffisait de croiser son regard pour perdre tous ses moyens.

C'était un rêve.
Ou un cauchemar, qu'en savait-il.
Maya ne venait quand même pas de lui donner Kiki l'Autruche, l'espèce de ridicule stylo bleu à dreadlocks en forme de milliards de teubs volantes, avec son bec orange fluo et à ressort qui s'agitait dans tous les sens ? Elle se foutait de lui, hein ? Il allait quand même pas écrire avec ce truc affreusement laid et kitch et gamin et niais à souhait ?? Oh pitié. C'était affreux.
Et en plus il avait une histoire, ce machin.
- Euh non, Maya, ça va pas être possible, là, j'ai des limites, quand même... Il fronça les sourcils, son sourire toujours plaqué sur les lèvres, et secoua la tête en partant dans un énorme fou rire. Elle était trop chou, mais ça n'allait pas être possible, pas comme ça. Pas avec Kiki l'Autruche. Il se leva donc de sa chaise pour s'accroupir devant la table de sa sœur, qui conversait avec Ale, et qui avait l'air pas franchement heureuse. Un instant, il songea à engueuler le brun, mais ça ne le concernait pas vraiment, du moment qu'elle restait dans un état relativement éloigné du suicide. Pour l'instant, Blavatsky restait en vie, mais il lui lança quand même un regard qui valait son pesant de cacahuètes.
- Hé frangine, t'aurais pas un stylo à me prêter, j'ai oublié mes affaires et je suis dans la merde, lààà, lança-t-il en la regardant, l'air le plus convaincant possible, alors qu'elle posait enfin les yeux sur lui.
Il ne vit pas le coup venir, mais son pied venait bel et bien de percuter ses bijoux de famille d'une façon plutôt violente quand bien même elle était minuscule, et en plus de ça, une fille.
- J'en ai rien à foutre, c'est pas mon problème, Raph. Démerde-toi. Commenta-t-elle, dépourvue de toute joie de vivre, avant de plonger à nouveau la tête dans ses bras pour rattraper la fameuse nuit dont personne était foutu de se rappeler, alors qu'elle, elle avait envie de s'en souvenir. Elle aurait voulu qu'Ale s'en souvienne aussi, d'ailleurs.
Et Raphaël, tordu de douleur, au comble du désespoir, lança un regard larmoyant à Ale (qui devait bien être responsable en partie de l'excellente humeur d'Ally RAAAH IL LUI DEVAIT UNE PAIRE DE coquilles, CE CON) avant de finalement ramper jusqu'à Maya. Il n'aurait plus jamais de gosses, putain. Sa propre sœur venait de le castrer définitivement.
- Ally je te déteste, putain...
- T'es pas le premier, rassure-toi.
Répondit-elle vaguement, sans même le regarder, et il fronça les sourcils une troisième fois.
- Bah je comprends mieux pourquoi, putain je souffreeee, gémit-il avant de balancer la main à tâton sur le bureau de sa copine à la collection immense de stylos, attraper Kiki l'Autruche par pur dépit, et se hisser douloureusement sur sa chaise, pour lui lancer un sourire qui retranscrivait tout le mal du monde. Merci beaucoup Maya finalement je le garde hahahaïe, je l'aime beaucoup ce Kiki...
Et en parlant de sexe, le sien était définitivement mort.
Farewell

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#85
C'était quoi son problème contre Kiki l'Autruche à ce mec hein ?! Il était beau Kiki pourtant. Parce que OUI, Kiki était un homme voyons, un homme avec de jolies jambes d'autruche. Un vrai homme, pas comme ce Raphaël Weaver qui revenait ramper les mains sur ses bijoux de famille! Kiki, il était viril et fort. Raphaël, il était marrant, peut-être, mais con et faible... et irrespectueux (non, Maya n'allait pas digérer son rejet de Kiki). Aussi, elle se pencha par-dessus l'épaule du brun avec un grand sourire, et surtout en prenant garde de ne pas déranger un seul de ses amis les crayons (c'était l'heure du dodo pour eux, et ils devenaient vraiment chiants quand on les réveillait.)
-Je t'avais dit que vous vous entendrez bien! lança-t-elle expressivement joyeuse en tapotant l'épaule de son cher camarade avec le crayon qu'elle avait désigné heureux élu pour retranscrire son cours (et c'était le crayon de mémé Murphy ; elle savait déjà que Raphaël la jalousait parce qu'il était drôlement beau!). Et prise soudain d'un élan d'empathie ultime, elle demanda :
-Tu veux aller à l'infirmerie ? Fin pour.. pour tes.......pour ta..... ton... problème ? Je sais pas vraiment ce qu'ils peuvent faire là-bas... Mettre de la glace peut-être ?
Et elle haussa les épaules en levant les sourcils : ben quoi, elle ne savait pas comment on guérissait ça elle !
 
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#86
Et Jude se sentir son cœur se transformer en puzzle à un million de pièces, éclaté dans sa poitrine sous le poids des mots de Drake. Il couina, non pas pour l'attendrir ni à d'autres fins aussi vicieuses que manipulatrices, auxquelles il n'était de toute façon pas en état de réfléchir, mais bel et bien parce qu'avec les quantités assez surprenantes d'alcool qui circulaient dans ses veines, il avait réellement l'impression d'être au bout de sa vie. Alors oui, il couina, et fut pris d'un sanglot débordant, quand bien même tenta-t-il de le cacher à Drake, parce qu'il ne voulait pas le dégouter un peu plus de lui.
Et pourtant, dieu seul savait ô combien Jude aurait eu besoin d'une bonne accolade fraternelle, là tout de suite, après s'être trouvé vulnérable louveteau perdu au beau milieu de grandes rues noires et sombres de la grande ville, et après s'être mêlés à des grands gens qui parlaient forts et qu'il ne comprenait pas. Elle avait été traumatisante, sa soirée. Additionné à la colère de Drake, elle prenait des teintes de cauchemars. Il se laissa trainer comme la sale bête qu'il était, s'essuyant les yeux d'un revers de paume, sans plus oser rien dire.
C'est inconfortablement, se dégorgeant d'eau (et de deux ou trois dizaines de larmes, parce qu'il était vraiment au fond du trou), que partiellement à poil, Jude essaya de trouver le sommeil. Drake lui tournait obstinément le dos, aussi, ce furent les chutes du Niagara qui découlèrent alors de ses yeux. Mais finalement, le sommeil lui tomba dessus avec le poids d'une pierre, parce que son petit organisme avait quand même bien mérité un gros roupillon.
***
Ce fut le vieux réveil de la brocante qu'avaient un jour traversé Drake et Jude, qui sonna. C'était un réveil snoopy, et il faisait un bruit assez insupportable pour donner des envies mortuaires dans l'instant.
Tout l'intérêt de ce réveil reposait dans le fait qu'il finissait par fermer sa gueule lui-même, et c'était tant mieux, parce que même si Jude avait du mal à situer où/pourquoi/comment/quand, il était une certitude des plus confortables selon laquelle aujourd'hui, il refusait officiellement de se lever. Il se sentait étrangement enseveli sous des tonnes de pierres, pour tout dire, et son estomac était assez vacillant pour le convaincre de ne pas se risquer à en émerger. Il grogna un peu plus, snoopy rechignant à fermer sa gueule, s'enfonçant un peu mieux dans son matelas et... Le torse de Drake.
Si la situation n'avait rien d'inhabituelle, la présence de ce dernier suffit néanmoins à raviver tout les quelques cocasses souvenirs de la soirée passée. oh. Ooooh. D'où l'impression un tantinet désagréable et nauséeuse que possédait Jude de se faire labourer le crâne en mode replay à l'infini. Et plus clair encore, il y avait les souvenirs de l'agacement de Drake, assez rare, et qui faisait très peur. Il lui avait fait très peur, Jude croyait même se souvenir plus ou moins avoir versé quelques larmes, même si avec un peu de recul, il en avait honte.
Mais apparemment, il était dans les bras de son frère, là, non ? Ça semblait parfait. Un Drake-nounours pour décuver. Il ne semblait même pas s'être réveillé, chose qui, l'un dans l'autre, n'était peut-être pas si mal, parce qu'il avait beau se délecter de la chaleur que pouvait présenter le spécimen endormi, il redoutait un peu plus la résurrection-pleine-de-reproches-à-formuler dudit spécimen.
En fait, Jude ne savait même pas pourquoi il s'était laissé entraîner à cette soirée. La faute à Weaver, oui, mais il n'aurait pas dû accepter : tout ce qu'il en retenait était l'impression démangeante de s'être fait prendre pour une éminente tête de con, et une envie tout particulièrement raffinée de se foutre la tête dans les chiottes (ainsi qu'un suçon et quelques souvenirs de frottifrotta, mais ça, Jude n'avait pas encore eu le temps de le capter).
Alors, Jude en profita, et avec un pincement douloureux au cœur parce qu'il avait toujours peur de se faire quitter, il se logea un peu mieux contre lui. Pas de bisous, ça risquait de réveiller le monstre, et lui devait puer l'alcool.
Il se sentait poisseux, cadavérique et abruti hors pair, mais pour le moment, ça allait.
Ça irait jusqu'à ce que Drake ne se rende compte qu'additionné à toutes ses bêtises de la veille, Jude était bien parti pour leur faire à tout deux sécher une journée de cours, sans doute.
hey

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#87
Raphaël lança un regard en coin vers Maya, qui semblait remplie de joie par ce lien poignant qui l'unissait dorénavant à Kiki l'Autruche le stylo très original, et un sourire se dessina tout de même sur ses lèvres. Bon, allez, c'était pas si grave. Il se démerderait autrement pour avoir des gosses.
- Tu te moques de moi, là, j'ai l'impression, miss Murphy, fit-il remarquer en se tournant vers elle, agitant le piaf bleu et orange dans sa main droite. Non seulement tu organise une nurserie de crayons et stylos à paillettes, mais en plus tu suggères de mettre de la glace sur mon précieux organe reproducteur ? Raah mais t'y connais rien ! T'es pas censée avoir un copain, toi ? Il éclata de rire malgré la douleur, absolument pas sérieux. Mais elle était mignonne, là, avec sa tête et ses affaires trop bizarres. Ouais, bon, ok l'ensemble était chelou et il ne s'y attendait pas (qui se serait attendu à ce qu'une nana de seize ou dix-sept piges fasse une collection de stylos barbie ??) mais c'était pas si grave. Elle avait l'air cool.
- Alors non, j'vais pas aller à l'infirmerie, mais j'veux bien un massage par contre, on sait jamais que ça puisse me soulager... Ou un doliprane. Ouais, voilà, un truc, un anti-douleur, t'as forcément ça dans ton sac non ? Les meufs ont toujours ce genre de médocs sur elles, et je vais pas me risquer à redemander quoi que ce soit à ma sœur, si tu vois ce que je veux dire... Il secoua la tête et soupira, alors que son sourire s'élargissait considérablement. T'as vu ça ? Aujourd'hui ma vie dépend de toi, Maya.
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#88
- Si je te dis qu'on doit être en cours depuis dix minutes tu me réponds quoi ?
- ....Qu’on arrivera en retard? Répondit-elle du tac au tac, pas encore assez réveillée. Ils pourraient y aller à la prochaine heure, non??
A ce moment-là, sa mère entra dans la chambre, et la dévisagea pendant quelques secondes. Peut-être était-ce parce qu’elle avait une sale tête. Elle était peut être toute nue??? Ou alors, était-ce sûrement parce qu’elle se trouvait présentement dans le lit de Nate, à moitié à oilp. Ce choc la réveilla de suite. Elle n’avait presque aucun souvenir de cette soirée. Mais voilà, ils l’avaient fait. Ca devait bien se produire un jour, non?? Il était sympa certes, mais c'était un pote. Un très très bon pote.
- Tiens tu viens de rencontrer ma mère.
Elle passa une main sur son visage, et se redressa.
- Bah dis donc, ça va vite! Plaisanta-t-elle, nerveuse. Si dès le matin il fallait gérer ses problèmes relationnels, ça n'allait pas du tout. Je l’ai déjà vue quelque part en plus, c’est trop bizarre. Et puis merde, on devrait être en cours là ahahaha Elle se leva et chercha ses habits. Pas d’habits à elle en vue. Oh génial. Tu n’aurais pas vu mes fringues par pur hasard?? Et il s’est passé quoi hier soir??
https://38.media.tumblr.com/251a003d524428d3deade94cbdff5602/tumblr_n4c9psY7NK1qhtowuo1_250.gif
Is that a mirror in your pocket? 
Cause damn I can see myself in those pants.
 
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#89
Maya se mit donc à sourire de nouveau face aux mots de Raphaël, jetant de nombreux coups d’œil à son Kiki, qu'elle souhaitait garder en bonne santé tout de même. Il ne voulait pas aller à l'infirmerie, soit, il n'avait donc pas l'instinct de conservation ce jeune homme. Comment elle était censée l'aider, elle ? Elle en était qu'à Bac -2 après tout, et puis l'anatomie masculine n'était pas réellement son indéniable passion non plus. L'idée du massage l'avait fait hésiter quelques instants tout de même.. jusqu'à ce qu'elle se rende compte véritablement en quoi consistait ce genre de chose tout du moins : trop de peau à peau, c'était sale. Et puis Maya avait beau être la plus généreuse qui soit en ce qui concernait le prêt de crayon (elle lui avait tout de même donné Kiki l'Autruche coup de cœur voyons!), elle n'allait pas faire des choses aussi bizarres pour soigner un camarade de classe. Et ce fut un nouveau post-it qu'elle accrocha dans sa petite cervelle "R.Weaver = petit bébé à dorloter". Oui, parce qu'il était tout de même chou, à chercher n'importe quoi pour ne plus souffrir des coups de sa sœur. Et puis vint l'idée de l'anti-douleur, pharmaceutique cette fois-ci, et la brune se vit dans une position délicate. Elle fit la moue.
-J'ai pas ce genre de choses sur m... On put voir la petite ampoule s'éclairer tout à-coup. La petite brune se pencha vers son sac, farfouilla quelques secondes à l'intérieur, et une nouvelle fois, tendit ce qu'elle en avait sorti à Raphaël avec un sourire crispée : elle n'était pas sûre que ça fasse l'affaire..
-Un pansement, c'est bien ? J'ai plusieurs tailles, si tu préfères...
 
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#90
Devait-il envisager le suicide ?
Raphaël chialait intérieurement. Si on résumait : il avait un mal de tête atroce, Kiki l'Autruche dans la main, les bijoux de famille explosés, Jude n'était pas là et Maya voulait lui donner un pansement pour le soulager. Un pansement. Pourquoi il avait toute la poisse du monde qui lui tombait sur la gueule, soudainement ? Qu'avait-il fait au monde ? Avec un profond soupir, il lança un regard des plus désespérés à l'abeille qui lui servait de secouriste. Si Judie avait été de la partie, tout ça ne serait pas arrivé, il aurait eu un stylo bic noir, sa paire de coquilles intacte, et il serait de bonne humeur.
- Ooh pitié Maya, non un pansement ça va me servir à rien, je te jure... Il passa une main sur son visage, dépité, avant de finalement hausser les épaules. Et en plus ils seront trop petits. Sauf si ils font dix-huit mètres de large ; car oui je suis très bien monté, comme un cheval, tu vois. Un sourire vit le jour en plein milieu de son visage. Ça devrait te changer de ton copain, mh ? Est-ce que ton petit Luke d'amouur peut me faire de la concurrence ? Il fit mine de réfléchir, et secoua la tête. Non, non, évidemment. Je me demande d'ailleurs ce que tu fais avec un mec pareil. Parce que t'es vraiment mignonne, t'es au courant ? Ouais, tu dois être au courant, mais je te le répète, on sait jamais.
Et tant pis si elle pensait que Kiki était précieux, qu'un pansement réparerait sa teub et qu'il était narcissique, lui il l'aimait bien, cette fille. Alors Raphou mit de côté sa douleur, et lui servit un immense sourire, comme si ça allait réellement mieux, parce que ça finirait forcément par aller mieux si il côtoyait cette fille pendant une heure (quand bien même elle avait des idées bizarres.)
Farewell

ʻʻBullshit fakers, enchanted kingdoms.ʼʼ
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C H A T A I G N E
I G E
 
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