27-07-2014, 1:07
Si il y avait quelque chose que sa réputation ou les rumeurs ne pouvaient pas démonter, c'était bien sa capacité à mater des gamins. Autrement dit, Raphaël Weaver avait une sale tendance à se battre, n'importe quand, n'importe où, avec n'importe qui et peu importe le prétexte. Il avait pigé le truc gamin, avait exploité le filon et quand bien même son nom (pourtant Weaver ça sonnait bien quand même) évoquait au lycée entier une famille de raclures, il écrasait avec joie le premier sonar décidé à le lui rappeler. Et défendait les liens du sang au passage - à traduire : il défendait vaillamment sa sœur au moindre pépin, un peu comme la fois où il avait sauté sur Blavatsky, par exemple. (Il aimait bien cet exemple là)
Donc, peut-être que ces foutus junkies de merde étaient deux, mais avec ce qu'ils avaient cru bon de s'injecter dans les veines, ils n'allaient pas aussi loin que ce qu'un œil extérieur inexpérimenté (car non Maya ne pouvait pas avoir d'expérience dans ce domaine, non) ne pouvait le penser.
Alors forcément, se faire séparer comme un gamin de six ans par la gamine qu'il défendait, comme si il avait été un attardé mental au beau milieu de la cour, ça foutait légèrement la haine. Il s'amusait pas à jouer les chevaliers qui sauvaient de pauvres pauvres princesses, et putain il comprenait même pas ce qu'elle foutait.
- MAIS PUTAIN DE MERDE MAYA ! Cracha-t-il en se dégageant, alors qu'un groupe d'élèves fixait l'ex-champ de bataille. Elle se prenait pour qui, sa mère ? Bah voyons. J'avais pas besoin d'aide, ok ? J'en ai jamais eu besoin quand il est question de casser la gueule de quelqu'un. Et j'suis pas non plus un gosse, bordel, j'suis pas en sucre, c'est pas la première fois que je me bats, tu comprends ?! J'ai pas besoin de ta "protection". Ni de tes remarques. Oui, ça lui pétait les coquilles. Parce qu'il se trouait le cul à rétablir une putain de justice ou au moins à défendre une fille qu'il considérait, de près ou de loin, comme une pote, et que tout ce qu'elle trouvait à faire c'était de jouer aux héroïnes pour prouver il-ne-savait-trop-quoi. Il n'était pas faible. Il n'avait pas besoin qu'on le protège ou qu'on fasse bien attention à ce qu'il ne se brise pas en morceaux. Il était Raphaël Weaver, merde ! La prochaine fois, contente-toi de dire merci, ou j'en sais rien - vu que t'as l'air d'oublier que t'avais besoin d'aide sur le coup -, mais ça tu vois, il pointa du doigt les deux abrutis en plein trip, ça c'était inutile. Et en plus ils avaient son portable. Parce que j'irais pas le repêcher cette fois, faut pas abuser non plus.
Ou comment briser ses efforts en morceaux, en somme.
Pourquoi est-ce qu'on ne pouvait pas juste le laisser faire ce qu'il avait à faire ? D'autant plus qu'il avait une fierté. Se faire engueuler par une fille qui trouvait cool de s'immiscer dans une bagarre pour l'en tirer par la peau du cou comme un chaton désobéissant, ça l'atteignait sérieusement. Et ça le faisait chier. Jude n'aurait pas fait cette erreur (il espérait que Jude lui aurait sauté dessus sauvagement pour rajouter du piquant à la scène n'est-ce pas RAPHUDE).
Concrètement, le brun était vénère.
A peine.
Ah, Raphaël.
Ally esquissa un sourire et haussa les épaules.
- Il paraît, ouais ! Un grand, brun, musclé, magnifique ? Non, peut-être pas à ce point, concéda-t-elle en dégageant une mèche brune de ses yeux (ça c'était Ale (kiss Claudie)). Mais si t'as déjà rencontré ce con, toutes mes condoléances. Faut pas croire, hein : je l'aime beaucoup. Mais parfois qu'est-ce qu'il est... Enfin, c'est un Weaver, t'façon. Et on aurait dit un chaton battu par la vie, cette petite Jill, avec son teint de pivoine, toute gênée. C'était à la fois attendrissant et un peu stressant. Parce que mis à part meubler la conversation, elle ne savait pas vraiment quoi faire, quoi dire, ou comment agir. Improviser. Improviser, vite. Tu le trouves mignon ? Non ? Merde. Réfléchir, putain. Une seconde et... BINGO. Oh mais, attends, t'as des frères et sœurs toi ? Au lycée, aussi, ou... ?
Ok, y avait du level dis donc. Soupir intérieur.
C'était possible de se dire ta gueule à soi-même sans passer pour une schizophrène ?
Donc, peut-être que ces foutus junkies de merde étaient deux, mais avec ce qu'ils avaient cru bon de s'injecter dans les veines, ils n'allaient pas aussi loin que ce qu'un œil extérieur inexpérimenté (car non Maya ne pouvait pas avoir d'expérience dans ce domaine, non) ne pouvait le penser.
Alors forcément, se faire séparer comme un gamin de six ans par la gamine qu'il défendait, comme si il avait été un attardé mental au beau milieu de la cour, ça foutait légèrement la haine. Il s'amusait pas à jouer les chevaliers qui sauvaient de pauvres pauvres princesses, et putain il comprenait même pas ce qu'elle foutait.
- MAIS PUTAIN DE MERDE MAYA ! Cracha-t-il en se dégageant, alors qu'un groupe d'élèves fixait l'ex-champ de bataille. Elle se prenait pour qui, sa mère ? Bah voyons. J'avais pas besoin d'aide, ok ? J'en ai jamais eu besoin quand il est question de casser la gueule de quelqu'un. Et j'suis pas non plus un gosse, bordel, j'suis pas en sucre, c'est pas la première fois que je me bats, tu comprends ?! J'ai pas besoin de ta "protection". Ni de tes remarques. Oui, ça lui pétait les coquilles. Parce qu'il se trouait le cul à rétablir une putain de justice ou au moins à défendre une fille qu'il considérait, de près ou de loin, comme une pote, et que tout ce qu'elle trouvait à faire c'était de jouer aux héroïnes pour prouver il-ne-savait-trop-quoi. Il n'était pas faible. Il n'avait pas besoin qu'on le protège ou qu'on fasse bien attention à ce qu'il ne se brise pas en morceaux. Il était Raphaël Weaver, merde ! La prochaine fois, contente-toi de dire merci, ou j'en sais rien - vu que t'as l'air d'oublier que t'avais besoin d'aide sur le coup -, mais ça tu vois, il pointa du doigt les deux abrutis en plein trip, ça c'était inutile. Et en plus ils avaient son portable. Parce que j'irais pas le repêcher cette fois, faut pas abuser non plus.
Ou comment briser ses efforts en morceaux, en somme.
Pourquoi est-ce qu'on ne pouvait pas juste le laisser faire ce qu'il avait à faire ? D'autant plus qu'il avait une fierté. Se faire engueuler par une fille qui trouvait cool de s'immiscer dans une bagarre pour l'en tirer par la peau du cou comme un chaton désobéissant, ça l'atteignait sérieusement. Et ça le faisait chier. Jude n'aurait pas fait cette erreur (il espérait que Jude lui aurait sauté dessus sauvagement pour rajouter du piquant à la scène n'est-ce pas RAPHUDE).
Concrètement, le brun était vénère.
A peine.
Ah, Raphaël.
Ally esquissa un sourire et haussa les épaules.
- Il paraît, ouais ! Un grand, brun, musclé, magnifique ? Non, peut-être pas à ce point, concéda-t-elle en dégageant une mèche brune de ses yeux (ça c'était Ale (kiss Claudie)). Mais si t'as déjà rencontré ce con, toutes mes condoléances. Faut pas croire, hein : je l'aime beaucoup. Mais parfois qu'est-ce qu'il est... Enfin, c'est un Weaver, t'façon. Et on aurait dit un chaton battu par la vie, cette petite Jill, avec son teint de pivoine, toute gênée. C'était à la fois attendrissant et un peu stressant. Parce que mis à part meubler la conversation, elle ne savait pas vraiment quoi faire, quoi dire, ou comment agir. Improviser. Improviser, vite. Tu le trouves mignon ? Non ? Merde. Réfléchir, putain. Une seconde et... BINGO. Oh mais, attends, t'as des frères et sœurs toi ? Au lycée, aussi, ou... ?
Ok, y avait du level dis donc. Soupir intérieur.
C'était possible de se dire ta gueule à soi-même sans passer pour une schizophrène ?


