Bienvenue, Visiteur ! Connexion S’enregistrer
Fermeture du forum : Décembre 2022


Note de ce sujet :
  • Moyenne : 3.73 (11 vote(s))
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Farewell. [School]
J'écris ce post car je suis désespérée et je sais pas si j'ai dis les bon trucs ok m'en voulez pas jvm

Ça commençait à devenir sérieusement chiant. Entre l'autre attardé qui les insultait, son frère qui prenait ça à la déconnade, et leur début de bagarre à la con, Ally regrettait de plus en plus d'être venue voir ce putain de match. Et ce sentiment s'accentua encore lorsque Dobson, le prof complètement malade, fit irruption pour instaurer son autorité et pousser une gueulante. Evidemment, elle savait ce qu'on disait de lui, mais actuellement elle n'était absolument pas dans l'optique de se rétracter et de flipper juste parce qu'il était à côté, malgré le fait qu'elle fermait royalement sa gueule.
- Génial, on va devoir se taper tous les connards de ce foutu lycée ? Soupira-t-elle en avisant la petite foule qui se formait autour de l'événement. Et l'autre Matthew qui continuait à gueuler en leur demandant leur avis, là. Il était usant, bordel, elle allait finir par lui prescrire elle-même des régulateurs d'humeur si il continuait à s'exciter tout seul. Mais avant, elle allait lui faire le plaisir de répondre à sa question, parce qu'il lui pétait royalement les ovaires à l'heure actuelle. Avec un peu de chance, il arrêterait d'aboyer ne serait-ce que pour une dizaine de secondes. En fait, cet attardé est pas capable de réfréner ses hormones ; il s'est enflammé tout seul juste parce que je lui ai dis un truc. En l'occurrence, c'était "Salut". Elle foudroya K du regard et finit par esquisser un sourire railleur pour rediriger son attention sur le prof. Il doit être nerveux, le pauvre. Sauf que je suis pas venue ici pour me faire insulter par un mec qui sait pas à quel moment il doit fermer sa gueule. Et seulement quelques secondes après la fin de sa phrase, une immense clameur souleva les gradins. La majorité des élèves se mirent à applaudir et à pousser des cris, quelques sifflements perçaient à droite, à gauche, et la brune se retourna alors pour voir si une équipe avait encaissé des points, quelque chose du genre. Et non, absolument pas (vu que le math était fini) mais le spectacle était bien plus intéressant que ça, à vrai dire.
Les deux capitaines de l'équipe, du lycée s'embrassaient au beau milieu des gradins. A traduire : Nate et Pandora scellaient leur relation et leurs lèvres en même temps, devant toute l'école.
Est-ce que ça méritait tout ce bruit ? Carrément.
Farewell

ʻʻBullshit fakers, enchanted kingdoms.ʼʼ
-
C H A T A I G N E
I G E
 
Répondre
La technique de dissuasion par le silence n'était donc pas si efficace puisque le correspondant Bass, de son prénom Connor, s'asseyait dorénavant à côté d'elle avec ce sourire si particulier peint sur les lèvres. Rien de tel pour mettre une fragile petite chose comme Jill dans des états infernaux de malaises, les joues brûlantes et le regard fuyant. Il était vrai qu’un stade de football n’était pas spécifiquement un lieu attitré pour se faire discrète, comme elle l’aurait aimé, mais il n’était pas habituel qu’on la remarque au point de se lancer dans des tentatives d’approches comme celle-ci. A vrai dire, elle crut bien mourir de gêne lorsqu’il commença à lui poser des questions sur ses goûts, et ce sentiment fut d’autant plus accentué lorsqu’il commença à parler de sa timidité apparente. Et si son cerveau tournait actuellement à dix mille à l’heure pour chercher une réponse au minimum correcte, il se trouvait que les gradins s’enflammèrent soudainement et qu’une petite voix comme la sienne n’aurait pas pu rayonner au milieu des hurlements de joie des supporters. Elle mima quelques applaudissements de félicitations à l’égard de son équipe, qui revenait gagnante, et sans plus attendre, s’empressa de se tourner vers le correspondant Connor, quoi qu’en évitant toujours son regard.
-..Pardon mais je dois y aller. J’ai, euhm, des choses à faire.
Et ni une ni deux, elle quitta son siège, d’un faux-semblant particulièrement maladroit, et traversa la foule d’élèves en délire comme elle put. Les grandes conversations amicales, ce n’était pas pour elle.
 
Répondre
-Et la tienne de gueule, tu la fermes jamais ? Mais mettez lui une muselière à votre caniche, par pitié, merde, s'emporta K, couvrant le tumulte des gradins de sa vieille voix de rockeur rageux.
Non sérieusement, elle les cumulait la gamine : en plus d'avoir l'air d'une handicapée neuronale et d'une harpie frappée, elle hurlait h24 à la mort comme une truie en phase de décapitation.
Il se tourna abruptement vers l'autre prof, qui rattrapait pas la moyenne de l'arriération de ce lycée d'infirmes mentaux, visiblement. Et qui, par-dessus le marché, donnait encore plus à K envie d'encastrer son poing dans une surface, humaine de préférence, comme la gueule de quelqu'un, comme la gueule à Blavatsky-le-caniche, par exemple.
-Ouais c'est ça ouais, moi j'vais faire votre p'tit ménage ? Vous vous démerdez avec vos vestiaires à chier.
Y'a pas marqué "pote" sur mon front, ça va putain.

K allait se faire des amis dans ce lycée, donc.

Est-ce qu'il avait vraiment l'air désespéré à ce point ? Ce fut la question qui traversa l'esprit de Jude, tandis que, à défaut d'être cerné de menaces humaines, son regard convergeait docilement vers le mec que "Tomhas" lui désignait : une loque flasque (Will, donc). Bon o.k., départi de Raphaël, il devait avouer avoir sans doute l'air d'un clochard sans ami (l'un dans l'autre, c'était la vérité), mais il n'était pas non plus une sous-merde pour autant, fallait pas abuser. Jude Sheridan se laisser marcher dessus ? Jamais.
Aussi s'apprêtait-il à s'insurger, mais dans ce qui semblait être un "nontufermestagueule" tout droit orchestré par Dieu, une clameur tonitruante s'éleva des gradins et du stade : le match était terminé. Alors, poussé par l'élan collectif, les yeux mornes de mammifère mort de Jude convergèrent vers le terrain... Pour s'y figer, dans une crampe faciale aigre.
Ellidson et Hooper entrain de se rouler une pelle internationale au beau milieu de la foule... Il avait loupé un épisode ? O.k., ça ne le concernait pas toutes ces conneries, mais depuis quand est-ce qu'ils se permettaient de s'attoucher publiquement, eux ? Ils sortaient ensemble ? C'était depuis la soirée ? Sérieusement ?
Les yeux azur de Jude ne s'étaient pas détournés des deux baveux, et à défaut de ne pas savoir vomir sur commande, ce fut l'expression la plus révulsée au monde qui lui vint alors, quoi qu'au sein de celle-ci fut apparent un simulacre de désillusion.
Il avait vraiment envie de se faire virer du lycée, quand il voyait des spectacles aussi tristement pitoyables.
La bimbo et le surfeur. Ensembles. Dégoulinant d'amour.
Et vive l'Amérique.
Pour ce qui était de Jude, le choix était fait : faute d'avoir perdu foi entière en l'humanité, il sécherait la fin de semaine. Non parce que sérieusement, si la sale petite gueule de bourgeois d'Ellidson lui apparaissait encore une fois : il l'encastrerait.
On allait pas en arriver là, quand même.
hey

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/27/1435658570-heyy.gif
 
Répondre
Vu que le temps est indéterminé dans ce rpg, je vais être mystérieuse et dire "Quelques temps plus tard."
Ah, on vient de m'informer que c'est en fin d'aprem. Donc, en réalité, c'est : trois heures plus tard.


Putain.
A vrai dire, c'était un peu chiant de se retrouver dans un couloir désert (enfin presque désert, y avait juste des gens qu'Ally n'avait pas envie de voir, au milieu, m'enfin) juste pour attendre une putain de réunion. Parce que clairement, ça allait être chiant, en plus d'être long. Ils auraient pu leur remettre des papiers ou peu importe, au lieu d'organiser une conférence juste pour des correspondants (même si ils étaient mignons (mais pas plus mignons qu'Ale)). Bon, si on considérait la situation sous un angle différent, c'était elle qui avait dit au brun qu'elle le laissait avec ses potes parce qu'elle savait déjà qu'ils ne l'appréciaient pas outre-mesure, tous autant qu'ils étaient, et aussi parce que K lui avait pris la tête. Du coup, elle était partie au premier étage pour d'abord aller aux toilettes, puis elle était descendue devant la grande salle qui servait à chaque réunion ; comme celle de début d'année, par exemple. Sauf qu'évidemment, la porte était fermée, et elle était sacrément en avance, mais tant pis.
La brune s'était donc simplement assise par terre, adossée au mur et avait sorti son téléphone avec l'expression sans doute la plus blasée au monde, pour essayer de trouver une occupation, quand bien même elle ne durait qu'une poignée de secondes. Genre, changer son code. C'était inutile mais vu le nombre de fois qu'Ale réussissait à lui piquer son téléphone (quoiqu'elle doutait fortement qu'il ai déjà foutu quelque chose avec), peut-être que ça finirait par trouver son utilité. L'adolescente passa brièvement une main dans ses cheveux, avisa un message très frais visiblement de Raphaël.
Citation :De : Raph l'abruti
A : Ally
- 16h46 -
salut sista (de mon coeur tmtc)
aurais-tu vu jude par le plus grand des hasards hasardeux ??
ps : n'en profite pas pour le draguer je t'ai à l'oeil et tfaçon il aime les queues
Long et douloureux soupir.
Citation :De : Ally
A : Raph l'abruti
- 16h48 -
non je l'ai pas vu t'es vraiment un abruti, j'te jure la prochaine fois je t'abandonne à la spa
Une fois qu'elle eut fini de taper sa délicate réponse, elle verrouilla l'écran et leva consciencieusement les yeux vers le mur qui lui faisait face, pour y découvrir un nouvel élément, pas trop inconnu au bataillon, et plutôt charmant. Sous la forme d'une petite blonde toute mignonne, qui n'avait franchement pas l'air très à l'aise en tant qu'élément décoratif. Sans doute aurait-elle été bien mieux en tant qu'être humain, mais la gêne qui animait le moindre de ses gestes transparaissait de manière tellement évidente qu'on comprenait bien pourquoi elle restait silencieuse.
Oh putain.
Cette fille était adorable. Et elle avait une tête d'éternelle gentille, ce qui était plutôt rare, à l'internat, parce que tous ceux qui ne s'imposaient pas auprès des autres finissaient par se faire écraser les pieds plutôt violemment. Ally connaissait plutôt bien ce sentiment, quand bien même le simple fait qu'elle sorte avec Alexander Blavatsky avait calmé la situation en grande partie. Et cette blonde, là, ça lui aurait franchement fait mal au cœur de voir que le sort ne lui était pas favorable, dans le coin.
Non mais sérieusement, elle était vraiment chou comme nana. Et c'était plutôt rare que la brune ai précisément ce genre de pensées parce qu'elle n'avait absolument rien d'une maman poule ou d'une protectrice de lapins timides. Mais là, elle avait envie de lui parler, juste pour connaître son nom, et puis pour passer le temps aussi. Elle n'avait rien de mieux à faire.
D'autant plus qu'elle l'avait déjà vu, et ça ne remontait qu'à quelques heures.
- Hé, blondie ! Elle lui lança un sourire et lui fit signe de venir. Je t'ai vu, au match, ce matin. Tu parlais avec un corres'... Connor, je crois. C'est ça ? Elle passa une main dans ses cheveux et ignora son portable qui vibrait pour plonger ses yeux dans ceux, azur, de Jill. Tu vas bien ? Reste pas seule dans ton coin, allez, je mords pas, t'inquiètes. On a encore un peu de temps avant que la réunion commence, et y a que des connards dans le coin, à part toi, balança-t-elle en supportant le regard noir que lui lança un mec quelconque, à deux mètres d'elle. Elle lui fit un signe e la main lourd de sens, qu'il lui rendit allègrement, et se tourna à nouveau vers Jill, sans quitter son sourire. Sinon, j'm'appelle Ally Weaver. Et toi ?
Farewell

ʻʻBullshit fakers, enchanted kingdoms.ʼʼ
-
C H A T A I G N E
I G E
 
Répondre
RAPHUDE.
c'est
tout
ce
que
j'ai
à
dire
http://4.bp.blogspot.com/-13ASYtBo6aY/UXRT5YWdfdI/AAAAAAAASCQ/sd6wWM8mK54/s400/tumblr-sympathique-gif1.gif
hey

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/27/1435658570-heyy.gif
 
Répondre
le post le plus pourri qui soit :

Le match de football s’étant glorieusement terminé sur une victoire pour l’équipe du lycée et le correspondant européen convenablement éloigné, Jill avait pu enfin profiter d’un certain moment de tranquillité en solitaire puisqu’elle avait été la seule adolescente à attendre patiemment l’heure de la conférence que les professeurs avaient organisée en ce jour d’accueil, devant la salle. Tout du moins, voilà en quoi elle aurait souhaité pouvoir croire alors qu’une brune lui adressait curieusement la parole d’un air bienveillant. Il était vrai que cela avait quelque chose de moins gênant que les mots particuliers qu’avaient employés ledit Connor plus tôt dans la journée (elle au moins, n’avait pas ce sourire dérangeant sur les lèvres), mais la blonde était loin d’être une personne véritablement adepte de la sociabilité et elle dut chercher une bonne minute ce qu’elle avait à répondre.
Aussi se contenta-t-elle de lâcher un bref «Jill» que peut-être Ally ne parvint pas à discerner, d’autant que la petite miss Foster était gentiment restée debout en face de la porte sans oser approcher plus que ça. Elle se demandait décidément pourquoi venait-on l’aborder autant aujourd’hui, elle ne demandait rien à personne et elle ne savait pas converser comme tout jeune de son âge.
 
Répondre
Oh oh.
Est-ce qu'elle lui avait fait peur ? Sérieusement ? A ce point ? Ally aurait préféré penser qu'elle était naturellement timide plutôt que de se renommer Weaver-la-monstrueuse, ce qui n'était pas très flatteur en soi, on le lui accorderait. Quoique. Elle demanderait à Ale, à l'occasion. Peut-être que ça ferait peur à d'autres gens et que du coup elle pourrait régner sur le tas de merde qui habitait l'internat, mais fallait pas rêver non plus. Dans tous les cas, c'était pas son but.
Et donc quand elle réussit à capter le nom de blondie - Jill c'était mignon help -, son sourire s'élargit encore plus qu'il ne l'était déjà, alors qu'elle acquiesçait doucement. Arriverait-elle vraiment à faire la conversation ? Elle avait peur de la faire chier, avec ses questions. Surtout que Jill n'avait pas l'air très à l'aise, voire pas du tout, et qu'elle n'arrangeait peut-être pas forcément les choses actuellement.
Ou alors c'était ce mec qui la regardait sans gêne, qui la foutait dans cet état. Non mais oh, il se prenait pour qui lui aussi ? Il était pas chez le boucher, et la blonde n'était pas un putain de steak qu'il pouvait aviser et dévisager comme il le voulait.
Merde, quoi.
- Hé, sonar, tu vas arrêter trois secondes de la reluquer ou ça se passe comment ? Cracha-t-elle en lui balançant un regard tellement intense qu'elle aurait pu lui exploser le crâne à distance et repeindre les murs avec. Elle est super jolie, ça c'est sûr, mais c'est une fille d'accord ? Arrête de la regarder comme de la bouffe, ou je te jure que je t'éclate ce qui te sert officiellement de burnes. Et officieusement, de cacahuètes. Mais ça elle le laissait deviner aux plus astucieux d'entre eux.
Et son attention se reporta sur Jill alors que le mec baragouinait une réponse dont elle n'avait que foutre. Et Ally de sourire à nouveau.
- C'est mignon, Jill. Je t'ai déjà vu plein de fois, on est dans la même classe je crois, non ? Dommage que tu parles pas souvent. Sans quitter le sol, elle tendit la main dans sa direction, et peut-être que c'était pas forcément la bonne main mais elle s'en foutait. Tu veux pas t'asseoir ?
Parfois, elle pouvait être gentille.
(Non, en vrai, elle était gentille tout court, fallait juste pas croire les rumeurs)
Farewell

ʻʻBullshit fakers, enchanted kingdoms.ʼʼ
-
C H A T A I G N E
I G E
 
Répondre
Jill, tant bien que mal, s’essayait à contrôler les rougeurs qui lui brûlaient désormais les joues, tandis que le garçon qui l’aurait soi-disant lorgnée s’éloignait dans des mots qu’elle ne comprit pas et que ladite Ally lui adressait des mots gentils. Un moment qui put paraitre long certainement, la blonde s’était immobilisée, ne sachant pas véritablement quoi faire ni quoi répondre ; ce n’était pas le genre de choses auxquelles elle s’était attendu en venant chercher sa solitude ici. Que ce soit en ce qui concerne la possibilité qu’elle puisse plaire à un garçon, ou parce que quelqu’un s’attardait à dialoguer poliment avec elle. Peut-être n’était pas la première fois que cela arrivait, tout le monde n’était pas aussi grossier qu’on le croyait, mais jamais Jill n’arrivait à se sentir assez à l’aise lorsqu’il s’agissait de communiquer. Les raisons lui échappaient depuis toujours, elle était simplement d’une timidité excessive sans doute, mais cette fois-ci cependant, elle ne pouvait pas reculer lâchement. Premièrement, la réunion commencerait d’ici peu et son but n’était pas de passer pour une abrutie en quittant le couloir pour le retraverser trois minutes plus tard, mais d’autant plus qu’Ally ne semblait pas méchante. Aussi, s’efforçant de prendre son courage à demain pour ne pas courir dans la direction inverse, la blonde fit un pas en avant pour venir s’installer près de la brune.
Son regard se faisait toujours aussi fuyant, fixé sur ses mains moites qu’elle avait posées sur ses genoux.
-..C’était pas la peine, merci…, dit-elle finalement en visant la petite altercation avec l’adolescent, sans réellement se rendre compte que ses paroles étaient réellement stupides.
Et maintenant ?

Maintenant voici le post écrit par un enfant de 8 ans.

Maya, de son côté, était très simplement assise en tailleur sur un banc dans la cour du lycée, son sac enfantin entre ses jambes et les yeux rivés sur son téléphone portable dans l’attente d’une réponse. Luke venait de lui faire comprendre gentiment que le ou la correspondant(e) qui allait rejoindre la maison ce soir le faisait chier au plus haut point puisqu’il ne pourrait pas passer du temps avec sa chère et tendre, trop occupée à sociabiliser avec lui ou elle. Et Maya, de tout son petit cœur tendre, tentait vainement de lui faire comprendre qu’ils auraient tout le temps de se voir plus tard, mais que voulez-vous, Luke était un garçon particulièrement buté sur ses idées. D’ailleurs, il ne répondait actuellement plus. La brune poussa un profond soupir de désespoir tandis qu’une ombre vint soudainement s’arrêter devant elle.
-Alors miss, encore seule ?
La nommée releva les yeux d’un hoquet de surprise, reconnaissant non pas un mais deux garçons qu’elle avait sans doute déjà croisé dans les couloirs du lycée de temps à autre, et ils n’avaient absolument rien de net pour tout dire, avec leurs yeux rouges et gonflés. Les deux vinrent s’asseoir près d’elle et, l’un deux, celui qui avait parlé, passait d’une façon désagréable son bras autour de ses épaules.
-C’est un beau p’tit appareil que t’as là ! Commenta l’autre en désignant le portable qu’elle tenait entre les doigts d’un sourire particulièrement significatif. Et d’un geste rapide, le même vint attraper violemment son poignet alors qu’elle s’apprêtait à fourrer son portable dans son sac.
-Non attends, je peux regarder ?
Et Maya, comprenant bien les attentions des deux garçons, desserra les doigts pour leur laisser tout loisir de prendre le téléphone comme ils le souhaitaient.
Elle n’avait pas grand-chose d’une combattante dans l’âme pour tout dire. Pas quand il s’agissait de deux drogués trois fois plus grands qu’elle en tout cas.
 
Répondre
c'est court salut j'osef lol nou tu sais que jtm fort
jally
raya
Heart


Que dire.
Que faire.
Ça devenait foutrement embarrassant là. Surtout dans la mesure où elle se sentait particulièrement inutile en plus de chiante, quand elle entendait parler Jill. Et merde. Bon. Peut-être aurait-elle du fermer sa gueule effectivement, m'enfin si ça en valait la peine tout de même. A moins que... peut-être que la blonde aimait bien se faire dévisager comme un steak ? Dans ce cas-là, ce n'était plus de son ressort. Ally attrapa son téléphone histoire de se donner une contenance, et lut les charmants sms de son frère, des trucs qui n'avaient apparemment pas énormément de sens, entre le « Arrête de détourner la conversation stp je cherche mon âme-sœur depuis 20 minutes » ou le « parlons peu, parlons bien : ma boite ». Et c'était encore pire que de voir Jill mal à l'aise.
Citation :De : Ally
A : Raph l'abruti
- 17h02-
arrête de dire des conneries tu vas me faire rougir
et stp me parle pas de cauchemars

Avant de relever les yeux vers la blonde.
- Tu sais, je vais vraiment rien te faire. J'veux dire, t'as juste l'air gentille et tout, et on est dans la même classe je te jure, ce serait trop... trop con de pas se connaître, je sais pas. Tu penses pas ? Tenta-t-elle avec un nouveau sourire en essayant d'être moins.. intimidante ?

- Ça va, les bonhommes, c'est pas trop facile comme attaque ? Vous baissez dans mon estime.
Actuellement, il semblait au monde que Raphaël Weaver tentait de sauver une damoiselle en détresse.
Du moins, c'était son objectif, et c'était ce qu'il s'amusait à descendre de son long regard sarcastique sur les deux lascars qui attaquaient une abeille qui ne lui était pas inconnue. Ce courage. A deux, sur une fille qui devait avoir plusieurs années de moins ; vraiment, ces mecs avaient l'étoffe de guerriers.
Du genre à se faire écraser dès que quelqu'un ouvrait sa gueule, du moins.
- T'as quoi, Weaver ? Son attention se porta sur le premier des deux bouffons qui daigna lever son regard du joujou qu'il tentait de s'approprier tranquillement, pour le lorgner avec ses yeux de gobi à la con. John bidule, son nom ressemblait plus ou moins à ça, du peu qu'il s'en souvienne.
Pas sûr, vu l'intérêt que ce mec semblait avoir.
Oh, son portable vibrait.
Oh, il s'en battait les coquilles, préférant rendre un regard foutrement vénère à son nouveau meilleur ami.
- On va s'entendre tous les trois, j'ai l'impression. Lâcha-t-il entre ses dents avant d'attraper par le col le sonar qui lui faisait face pour lui faire lâcher le téléphone. Retourne faire de la lèche à ton dealer et me pète pas les coquilles, tu seras bien gentil. Non, parce qu'il aimait bien Maya, elle était sympa. Enfin c'était une pote quoi. Et ça le faisait clairement chier de la voir se faire emmerder par des raclures dans leur genre.
- Tu te fous de ma gueule ?! Répondit l'intéressé en se dégageant, pour serrer rageusement les poings, alors que son copain se levait à son tour pour lui faire face.
- P't'être bien. Le contraire aurait été un peu difficile, y a tellement à dire sur ta gueule ravagée que je t'avoue que ça m'aurait fait mal au cul de m'abstenir. Rétorqua le brun, sarcastique, avant d'envoyer royalement son poing dans la gueule de cet abruti.
Et de déclencher, en une poignée de secondes, une joyeuse bagarre.
Farewell

ʻʻBullshit fakers, enchanted kingdoms.ʼʼ
-
C H A T A I G N E
I G E
 
Répondre
#dediàraphou

Raphaël venait d’apparaître tel un héros auprès de Maya, sans quoi peut-être se serait-elle retrouvée dans une situation plus critique que celle dont il la sauvait présentement. Dire qu’il ne s’agissait que d’un stupide portable et qu’elle venait de déclarer un évènement semblable à une guerre nucléaire près de ce simple banc vert parce qu’elle n’avait pas eu le cran de tenir tête à ces deux drogués. Quoi qu’il était vrai qu’elle ne s’était pas véritablement attendue à ce qu’on vienne à son secours comme tel, Luke était dans son propre lycée et elle ne pensait pas Raphaël s’attenter sur des embrouilles infantiles comme celles-ci. Autrement dit, Maya était surprise, et agréablement.
Cependant, elle ne souhaitait pas qu’on se mette dans de pareils états pour quelque chose qu’elle avait involontairement provoqué, d’autant que le handicap numérique de Raphaël laissait présager une sacrée raclée (bien qu’elle ne doute en aucun cas de sa capacité à mettre deux junkies au sol à vrai dire, mais qui sait ce que la rage de ces deux derniers pourrait engendrer). Et le brun qui menait la danse trois minutes plus tôt voyait clairement son avantage tourné à son encontre et la brunette n’hésita pas un instant à se jeter sur les deux autres adolescents, déterminée à mettre un terme à cette petite altercation.
-Stop ! Arrêtez ça ! Criait-elle de tout son souffle en tentant vainement de dégager Raphaël, -qui lui-même se débattait, de l’emprise de leurs deux adversaires. Elle manqua d’ailleurs plus d’une fois de s’ouvrir le crâne contre le bitume, s’écorchant la paume des mains contre le sol de la cour. Et de son acharnement, découla finalement une semi-victoire : les deux accros s’étaient extirpés de la bataille, portable en poche comme de bons gros lâches qu’ils étaient, mais Raphaël paraissait sain et sauf et le corps abîmé d’un ou deux bleus seulement. Comme quoi on pouvait être deux contre et un (et demi) et ne pas décocher de si gros dégâts : il y avait plus de peurs que de mal.
-Raphaël, plus jamais tu fais ça ! Grommela-t-elle en le regardant droit dans les yeux, les sourcils froncés, sans se préoccuper du petit groupe d’élèves qui s’était fatalement formé autour d’eux. Non pas qu’elle soit énervée, mais elle était catégorique sur certains points : elle n’avait pas besoin qu’un ami se mette en danger pour elle.

Jill, au-delà des rougeurs qui continuaient inlassablement de lui brûler les joues, ne put s’empêcher par la même occasion de laisser s’échapper un petit sourire peu à l’aise face aux dires de la brune. Il était vrai qu’un peu d’efforts de sa part pour s’intégrer et nouer un minimum de liens amicaux ne lui ferait aucun mal (ou tout du moins, une impression qui ne ressemblerait pas une à une ignorance mutuelle et totale). Malgré tout, la blonde se posait une question, et ce pour une énième fois depuis sa petite enfance : comment créait-on de tels liens ? Elle n’était pas si stupide que ça, mais l’interrogation était celle du sujet à aborder lors d’une première conversation. Les autres adolescents parlaient de tout et de rien, il lançait des débats tout naturellement et tout à chacun normalement constitué y participait avec vivacité ; mais Jill était d’une timidité extrême qu’elle se sentait loin d’être prête à s’aventurer dans de telles choses. Aussi, cherchant pendant le plusieurs autres minutes de silence désagréable, elle finit par lâcher d’une petite voix :
-C’est toi qui.. Enfin, tu as un frère je crois..
La conversation allait aller bon train dis-donc, et Jill se maudit intérieurement d’être aussi inapte à engager une discussion aussi simplette.
 
Répondre
  


Atteindre :


Recherche: 1 visiteur(s)