18-06-2014, 14:58
(Modification du message : 18-06-2014, 15:00 par Claaudie.)
- Mais non, mais non enfin voyons ! Soupira Tom, en passant sa main dans le dos de son nouveau jouet (tatoué en plus), pour le tapoter tout à fait amicalement. C'était une petite bête perdue au milieu d'une foule trop adolescente, et ça, Tom, pouvait tout à fait le comprendre. Après tout, un coup d’œil autour de lui suffisait à lui faire comprendre qu'ils étaient dans un des lycées les plus clichés de tout le pays. Après tout, le terrain de football était rempli de cheerleaders, et si on oubliait l'équipe féminine, il n'y avait en réalité qu'une épique d'espère de muraille humaine, soit des mecs de quinze mètres de large et de trente de long. Je suis russe, il est espagnol. Fit-il, en pointant du doigt Juan, qui hocha très vivement la tête. Tom retira doucement sa main. Très, très, très doucement. Il esquissa un sourire de requin. Et je m'appelle Tomhas, mais Tom ça sonne beaucoup mieux on est d'accord. Lui c'est...
- Holaaa ! Libertad lui coupa joyeusement la parole, et Juan éclata de rire (mais dans le fond, il ne devait pas savoir pourquoi le pauvre enfant). Tom se redressa un peu, attendit qu'elle ait terminé, pour reprendre, en dirigeant son regard vers la petite espagnole. Qu'il connaissait, évidemment. Il connaissait tout les correspondants parce qu'ils faisaient partie d'un lycée international en Autriche, et que ça avait le petit plus de réunir beaucoup, beaucoup, de personnalités différentes et de langues différentes. En plus c'était la sœur à Juan, alors évidemment.
- Il est juste perdu, Susurra Tom, avant de rapprocher son visage de l'intéressé, toujours tout sourire, des yeux cent fois plus vicieux que celui du plus gros pédophile de la planète, plaqué en plein dans son visage rieur. Mais ne t'en fais pas, on va t'aider.
- Mais oui on va aider moi j'aide bien et puis en plus si quelqu'un te fait du mal moi j'irai l'aider aussi tu verras et...
- Oui, c'est ça Juan, tu as tout à fait raison. L'interrompit Tom, en hochant vigoureusement la tête comme si il s'agissait d'un toutou (mais Juan ne le remarqua pas à vrai dire Juan ne remarquait rien et se contentait de sourire à tout le monde). Il aurait pu lui dire "ta gueule Juan" que ça aurait été la même chose, au final. Ton prénom, mon doux enfant. Demanda-t-il alors, à l'intention du tatoué, en plissant ses petits yeux verts avec intérêt comme si il s'agissait là d'un spécimen trop rare qu'il examinait à la loupe. ET ME COUPE PAS LA PAROLE LIBERTAD !!!! Fit-il, à l'intention de l'espagnole, même si il l'aimait bien, en vérité. De toute façon il n'était jamais sérieux, et elle devait bien l'avoir compris.
Au moins mieux que son frère, en tout cas.
- J'aime bien ce prénom, Rétorqua le rockeur abruti de merde qu'Ale était littéralement en train de pulvériser du regard, à tel point qu'il captait plus trop ce que disait Ally. Connor esquissa un sourire à son attention. Il n'était pas naïf, il savait bien qu'il s'agissait là de son copain. C'était juste drôle. Et il avait l'air bien con. Et je viens de Russie. Enfin d'Autriche, comme tout le monde en fait, mais je viens vraiment de Russie. Répondit-il, en réajustant sa guitare sur son épaule... Avant que K ne débarque, juste derrière lui. Il grommela un truc plus ou moins drôle (en fait Connor n'avait pas eu le temps de regarder son portable étant donné qu'il avait fait que de bouger jusqu'ici), mais Ally prit très rapidement la parole, dans sa direction, en plus, ce qui fit sourire encore plus Connor, dans la mesure où il savait très bien que K n'était pas ami avec la sociabilisation, et qu'il haïssait plus que tout ce qui touchait à "se faire des amis". D'ailleurs il aimait bien le faire chier avec ça. Mais ouiiii, il s'appelle K !!! Assura joyeusement Connor, pour attraper son petit frère et passer un bras entier autour de son coup, rien que pour le faire royalement chier. C'est mon petit frère. Commenta-t-il, pour le faire encore plus chier en passant une main dans les cheveux du dit petit frère qui finirait sûrement pas lui couper les coquilles en deux. Hein, K, t'es mon petit frère ????!!!
- Pourquoi il a un trait sur la gueule ? Lâcha violemment Ale, même pas pour avoir l'air agréable, en vérité c'était pour les faire tous chier et les faire fuir, aussi.
Connor s'arrêta pour l'aviser et un semblant de seconde, son visage n'esquissa rien de plus qu'une figure impassible.
- C'est quoi cette question de merde ? Fit-il, avant d'éclater de rire, sur un ton amusé, même pas bourré de reproches, mais un ton qui clairement voulait dire : On change de sujet.
Et il fit en sorte de pas lâcher son frère, aussi, histoire de le faire chier en cas de besoin (et qu'il fasse pas attention à la question de merde de l'autre handicapé).
Aiden esquissa un sourire à l'intention de l'enfant qui lui faisait face, le garçon qui mesurait quoi, un mètre vingt, et qui s'était clairement foutu sur sa route. Un sourire provocateur, pour que Beathy ne vienne l'embrasser sur la joue. Il détourna finalement le regard, croisa les bras, la laissa faire ce qu'elle avait à faire avec le gamin, puisque de toute façon, son espérance de vie venait d'être réduite à l'instant où il avait posé un regard sur sa copine.
- Fais attention, tu vas l'étouffer, le pauvre. Lâcha Aiden, en faisant ricaner deux trois têtes à côté d'eux. Il est sûrement pas habitué. Et là, nouveau fou rire général, auquel Will ne pu pas répondre, parce qu'il n'était même pas dans la mesure de bouger.
En fait il était à la fois mort de peur, et à la fois complètement ahuris. D'ailleurs les autres mecs commençaient à le détruire du regard. Si ça avait été qu'Apollon, il aurait été heureux, mais c'était pas le cas... Et il flippait vraiment.
- Will. Réussit-il à dire, d'une seule traite (il avait fini par comprendre que les longues phrases ne lui réussissaient plus).
- Ce qui est bien c'est que c'est original, Commenta Aiden en éclatant de rire, pour faire rire encore une fois. Tu sors du lot, c'est cool.
- Ah... Ah bon ? Osa dire Will, sans comprendre pourquoi il retournait sa veste.
- Mais oui ! Tu pourrais même commencer par traîner avec nous. Persista Aiden, dans l'ironie, mais visiblement la chose captait pas.
- C'est vrai... ? Articula Will, sans y croire tellement ça semblait inespéré.
- Ouais. Par contre viens, approche. J'ai un truc à te dire. Répondit Aiden, plus convaincant que jamais. Tu sais, comme un mot de passe de groupe et tout... C'était juste pour avoir l'air plus convaincant, ça. Parce que Will hésitait. Mais finalement, Will se laissa faire, et tendit l'oreille en faisant un pas en avant. Alors Aiden se pencha vers lui, le sourire le plus bienveillant de la planète plaqué aux lèvres. Il esquissa un sourire confiant, se rapprocha de l'abruti, pour lâcher, à la limite du fou rire :
- Vas crever.
Et le pousser en arrière, pas trop fort, mais juste assez pour le faire s'étaler à terre.