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Farewell. [School]
Et lorsqu'elle haussa le ton, Nick se redressa à son tour. Il la dépassait de plusieurs dizaines de centimètres au moins, mais peu importait, le blond planta son regard dans le sien, et se mit à gueuler en même temps, ignorant lui-aussi la documentaliste.
- J'ai jamais dis ça, t'es juste trop conne pour te rendre compte de ce que tu dis putain ! C'est pas de ma faute si tu débites trop de conneries à la minute, et si tu pète les coquilles de tout le monde sans t'en rendre compte ! Lâcha-t-il, en contournant la table pour s'avancer vers elle, malgré les regards de tout les élèves qui se portèrent presque automatiquement sur eux, dans un silence de plomb, silence seulement perturbé par les hurlements de la documentaliste. Et puis regardes toi, t'es même pas foutu de faire ce qu'on te dis, à part faire des blagues de merde tu sers à quoi franchement ? Tu t'étonnes qu'on te prenne pour une putain de conne mais tu réagis comme une handicapée, t'es même pas drôle putain et...
- DEHORS !!!!!! S'égosilla la vielle mégère qui tenait le CDI pour les pousser vers la sortie leur laissant seulement le temps de récupérer leurs affaires tout en continuant à se battre. DEHORS ET VITE !!! Je veux plus vous voir ici tous les deux !!!! C'est bien clair ?!
 
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Pandora se dégagea de l'emprise de la documentaliste, qui ne manqua pas de leur claquer la porte au nez avec toute la haine du monde. Elle se tourna vers le grand (con) blond qui la dépassait de deux têtes au moins. Mais il ne lui faisait absolument pas peur. Elle respira un grand coup dans une dernière tentative de se calmer.
- Si je suis pas drôle, si je fais que des blagues de merde, si je sers à rien comme tu dis, alors pourquoi tu m'as littéralement sauté dessus dans la réserve, hm? Elle croisa les bras, et planta son regard couleur anis dans le sien. Mais merde quoi, t'étais prêt à coucher avec moi! T'es vraiment un cas social toi. Et un sonar. Je vais te dire : moi non plus je t'aime pas! Scoop du jour! T'es asocial, froid et tu te demandes encore pourquoi "les gens de mon genre" ne viennent pas te parler et taper la discut' avec toi. T'étonnes pas vieux. L'envie irrémédiable de lui donner une claque la prit, mais elle se ravisa rapidement. Un jour tu vas vraiment t'en prendre une dans la gueule. Cherche même plus à m'adresser la parole.
Sur ce, elle tourna les talons et partit.
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Is that a mirror in your pocket? 
Cause damn I can see myself in those pants.
 
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LE PASSAGE DANS LE TEMPS SALUT.

Un mois s'était écoulé depuis l'affaire des exposés. Un mois, c'était pas grand chose en somme, mais le temps passait vite, et depuis, pas mal de choses s'étaient éclaircies. Comme par exemple, sa place dans l'épique, ses notes, et puis sa relation avec Pandora. Nate s'en sortait plutôt bien, finalement, et il lui suffisait simplement d'éviter le plus possible Jude, pour ne pas se foutre tout seul dans la merde. Enfin il avait plus ou moins compris le message, même si ce dernier avait eu beaucoup de mal à passer : Ne plus traîner avec Sheridan, ou changement d'école direct. Ses parents l'avaient pas dis comme ça, mais c'était mieux ainsi, de toute façon, vu comment ce dernier se foutait littéralement de sa gueule.
Dans tout les cas, et en sortant sur le terrain, il compris rapidement que les correspondants étaient déjà arrivés. C'était la journée d'intégration, en gros, après un mois de cours, des centaines de correspondants tout droit venus d'Europe se ramenaient au lycée, pour une durée indéterminée. Bon en fait, Nate c'était pas renseigné à ce propos, il avait été tellement pris par les préparatifs de la journée, qu'il avait zappé de chercher à savoir si il allait lui-aussi avoir un correspondant. Apparemment oui. Il avait un match à jouer, de toute façon, et ça faisait partie de la journée, donc fallait pas le rater. On leur attribuerait un élève plus tard, pour l'instant, l'important c'était de jouer.
En arrivant sur le terrain, le brun esquissa un sourire, chercha Pandora du regard et lui adressa un clin d’œil, pour, dans un automatisme inconscient, vérifier vite fait la foule. Ça s'éclatait sur les gradins, apparemment, vu les cris qui retentissaient vers le terrain. Il voyait pas Jude. C'était un détail, mais il l'avait remarqué. Peut-être que ce con s'était paumé au milieu du monde.
De toute façon il s'en foutait.

Ale, tranquille dans les gradins, entourés d'une grosse bande de lycéens et d'un bon gros grain de popularité, tenait Ally par la taille, et avisait le match d'un œil attentif. Nathan Ellidson jouait, et Nathan Ellidson était sympa, donc il s'était dit qu'il allait suivre, parce qu'il le considérait comme un pote, un peu. Et puis y'avait Pandora, et Pandora aussi était cool, alors il faisait gaffe. Enfin bref, pour une fois, sa vie allait parfaitement bien. Ses notes étaient à chier par terre et Greyson devait s'en mordre les doigts, mais il avait probablement la meilleure copine de cette putain de planète, et des potes assez cools pour ne pas lui prendre trop la tête. En somme, pas d'embrouille, hormis peut-être Nick, qui lui n'avait pas changé. Il savait ce qui se tramait dans la tête de son frère, mais il refusait d'y penser. Ça lui tomberait dessus quand il faudrait, pour l'instant : Il n'avait pas de problème.
Bon si on le choppait pas avec sa clope dans l'enceinte du lycée, se serait chiant, mais vu le tas de monde qui les entourait, y'avait aucune chance pour qu'on le capte aussi facileme...
- Blavatsky, cigarette, une heure de colle, Fit la voix d'Anderson, dans son dos. Ah l'enroulé s'était assit derrière. Super. Il avait le droit à une leçon de moral quotidienne maintenant ?
- Va te faire mettre. Rétorqua Ale, en esquissant un sourire en coin sans lâcher Ally, soufflant de la fumer par pure provocation.
- Blavatsky, cigarette, deux heures de colle,
Ale fronça les sourcils, porta son attention sur Côme, en se demandant si ce fils de pote ce foutait de sa gueule. Visiblement oui, vu sa figure souriante alors qu'il fixait le terrain assit au milieu des autres là. Putain. Il allait quand même pas l'écraser là, maintenant, tout de suite, et sous les regards curieux de tout ses potes. Quand on était un Blavatsky, on avait une réputation à tenir. C'était la honte quoi un peu.
- Mais ta gueule Côme tu me pètes les coquilles sérieux, Répliqua-t-il, en tirant rapidement sur sa clope (mieux valait la finir vite quand même). Ta gueule quoi.
- Blavatsky, cigarette, trois heures de colle. Répéta mécaniquement le blond, en haussant les épaules.
Ale eut un tic agacé, et l'écrasa au sol assez violemment, tout en le fixant d'un œil noir.
- sonar.
- Blavatsky, cigarette, quatre heures de... S'amusa Côme, probablement pour l'insulte qu'il venait de lui lancer en pleine face.
Ale voulut répliquer, lui casser la gueule quoi, enfin un truc dans ces eaux là, mais quelque chose les interrompit. Quelque chose, vraiment.
- C'est pas mal l'Amérique, en fait, putain, Tout le groupe où il se trouvait (qui puait relativement la popularité) se tourna en direction de la voix. Un mec grand, trèèèès grand et particulièrement baraqué, se trouvait là, au milieu de la foule, et entouré d'une grosse bande de gens que Ale n'avait jamais vu de sa vie. Il était tatoué de la tête aux pieds, avait les cheveux noirs, et un sourire chiant collé au visage. Le sourire du mec qui se la joue. Un sourire qu'il réussit à haïr dés le début, sans compter la guitare qui traînait sur son dos. Putain, un correspondant. Un correspondant tatoué brun et musicien.
Putain.²
- Enfin les gens ont l'air cools, quoi, Le brun-tatoué-musicien-correspondant, tourna la tête vers eux. Et là, il avisa Ally. Et là, Ale eut envie de lui faire bouffer sa guitare ou de la foutre dans son sonar de cul de tatoué à la con. Mais il se contenta d'esquisser un sourire, et de lui faire un signe de la main. Réputation oblige. L'intéressé s'avança vers eux. Ah, salut, vous êtes d'ici ? Leur lança le tatoué, avec une attitude de mec cool et détaché, tellement infernale qu'Ale aurait adoré lui faire bouffer ses tatouages un par un. Et vu leur nombre, ça aurait été marrant. Au lieu de ça cependant, il haussa les épaules, esquissa un sourire, resserra un peu sa pression autour de la taille d'Ally.
- Ouais. Moi c'est Alexander Blavatsky, mais vas pour Ale. Et toi ? En fait il savait déjà parce que les correspondants avaient été tenus de porter un badge avec leur prénom mais enfin tant pis il voulait le faire chier et voilà.
- Connor, Répliqua l'intéressé. Connor Bass. Son regard divagua sur Ally une énième fois (une fois de trop), et Ale avala son envie de le rouer de coup. Et toi ? Lui demanda-t-il, avec un vieux sourire de mec cool et assuré. En plus tout le monde les regardait. Oh putain de merde. Même les meufs semblaient prêtes à le violer sur place quoi.

- Moi pense que lycée est une étape jolie de vie car peut-être c'est longue mais c'est très intéressant on apprend beaucoup truc et puis les gens sont accueillants je trouver ça bien.
- Pas tous, mon cher ami. Pas tous. Assura Tom, en gambadant fièrement entre les gradins. En fait il était heureux. Il avait quitté l'Europe et la liberté s'ouvrait à lui, en quelque sorte. Sa discussion avec Juan était intéressante, vraiment (l'espagnol ne comprenait pas un seul mot d'anglais), mais il ne cessait de se dire que ce lycée ressemblait de plus en plus au cliché qu'ils pouvaient voir à la télévision. Des clans, du sport, des rejetés. Il n'aimait pas trop ça. Je propose que l'on s'occupe de ceux qui font partie de l'envers du décors. Tu sais, les adolescents qui n'ont pas la chance de connaître la popularité.
- Je trouver très triste. Soupira Juan, en ignorant les regards pleins d'amour qu'on lui lançait à tout va autour de lui. En même temps, il fallait bien se rendre compte d'une chose : Juan était beau, mais Juan était stupide. Tom le savait, mais il ne s'en souciait pas, dans la mesure où il prévoyait beaucoup de chose de ce voyage aux Etats-Unis, et que s'occuper de la sociabilisation de Juan en faisait partie.
- Ah tiens : Regarde. On fait face à un spécimen intéressant. Je l'ai appelé : Le solitaire. Remarqua Tom, en pointant du doigt sans aucune gène Jude Sheridan, assit seul dans l'ombre plus loin. Juan fronça les sourcils. Suis-moi. Ordonna joyeusement Tom, pour marcher vers l'intéressé. Quelques secondes leurs suffirent, de toute façon, pour rejoindre celui qui tirait la gueule. Et plusieurs micros-centièmes d'instants, pour attirer son attention. Tom s’essaya automatiquement à sa droite, Juan en fit de même, mais à sa gauche, tant et si bien que l'élève fut très vite encerclé. Mais avec amour, évidemment.
- Alors. Ne me remercie pas pour ma présence, jeune inconnu, et raconte tout à tonton Tom. Commença le brun, en le fixant de ses yeux verts, rieurs et bourrés d'amusement, pour poser une main sur son épaule. Son sourire se transforma en un rictus tiré vers le coin de sa bouche. Presque malsain, bourré de sous-entendus. D'où viens cette mine toute chose ? Allez. Vas-y. Ne te gêne pas, surtout : Mets-toi à l'aise.

Il comprenait rien. Vraiment, c'était le bordel : Plus rien n'avait de sens. Déjà, comment il avait atterrit ici ? Ah oui. Il était tranquillement en train de lire un livre, quand tout à coup, la cloche avait sonné. Et la bim. Ça avait été le Big Bang, vraiment. Une flopée d'élève s'était retrouvée devant lui, et en quelques secondes il avait tout perdu. Son sac, son livre, même sa ventoline.
Will poussa un soupire, pour passer une main sur son visage, alors qu'il courrait à perte d'haleine vers la vie scolaire, donc vers la sortie des gradins : Il retrouvait rien, alors si il y avait bien un endroit où il pouvait partager ses problèmes, c'était là-bas.
- Hé, oh, tu fais attention ? Lâcha une voix grave juste en face de lui, Nicholas Blavatsky, visiblement, un grand blond de trois-mètres-cent-vingt-neuf, qui donnait l'impression qu'il pouvait vous écraser dés qu'il prenait la peine de vous parler. Heureusement, le géant ne lui accorda pas plus d'attention, et marcha vers son frère, à dix mètres de là. Alors Will se remit à courir, en se demandant comment est-ce que ça se faisait qu'il était toujours en vie (habituellement il perdait son sang froid à la moindre provocation et il tapait une crise d'asthme). La chance, très probablement. Ce fut quand il manqua de s'étaler de tout son long sur deux silhouettes bien plus grandes, bien plus assurées, bien plus belles, bien plus imposantes, bien plus attirantes, et bien plus classes que lui, qu'il crut se vomir dessus tellement le regret d'avoir percuté de si belle chose lui brûlait maintenant la gorge (ce n'était pas difficile d'être meilleur que lui, mais au point de littéralement illuminer la place c'était complètement inhumain). Enfin surtout lorsque son regard se porta sur la fille. Elle était grande. Jolie, surtout. Et elle avait les yeux bleus. Tellement bleus qu'il aurait pu rester des heures à les regarder. Même plus que des heures. Des jours, ou des semaines. Des mois peut-être, voir-même des années. D'ailleurs il aurait adoré les observer longtemps. Sans compter son visage, ses lèvres, et puis son sourire. Vraiment, ce fut lorsque son regard se porta sur la fille, qu'il manqua de faire une crise cardiaque.
Au lieu de ça, il ouvrit la bouche, avala sa salive de travers, s’étouffa deux secondes sur lui-même, manqua de dégueuler, et dû s'appuyer sur le mur adjacent pour ne pas s'écrouler au sol. Oh, et puis ça riait, tout autour. Ça riait, mais il s'en foutait, parce que cette fille était vraiment magnifique, et qu'il arrivait pas à la lâcher du regard, c'était complètement din...
- Je crois qu'on a un problème, y'a un gamin qui s'est perdu ici. Interrompit une voix, juste à côté d'elle, une voix qui s'adressait à lui, ou qui le visait, c'était la même chose apparemment, puisque la silhouette le pointait du doigt en s'adressant à la foule et en tenant la fille par la taille. Avant de s'adresser à lui, évidemment. Enfin je sais pas, t'as perdu ta mère ou quoi ? Les rires redoublèrent, les soupires admiratifs aussi (c'était féminin tiens). Will fronça les sourcils, décala son regard de trois centimètres à droite, et compris. Dieu était à côté de la fille. Ou Jésus. Enfin Apollon, et Apollon esquissait un sourire particulièrement mauvais, sans compter le sarcasme qui animait le ton de sa voix, et l'air hautain qui imprégnait son regard. Apollon s'appelait Aiden, aussi, vu le badge qui ornait fièrement sa poitrine. Même ce foutu badge donnait l'impression d'être couvert d'or.
- Ça va maman va bien je dois aller à la vie scolaire j'ai perdu mon sac et mon livre y'a deux minutes et tu es jolie enfin pas toi mais ta copine ton amie enfin ta petite copine enfin elle enfin je voulais pas dire ça oublie je dis n'importe quoi tu dois sûrement pas comprendre c'est de l'anglais c'est difficile de parler du coup pour être compréhensible voilà je m'en vais vraiment à bientôt. Articula Will, tellement rapidement qu'il ne pesa même pas ses mots.
Au pont où il en était.
 
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on m'explique pourquoi j'ai mis 2h à écrire ce post
j'ai pas fais raph aaaah je savais pas quoi en faire
ni bronwyn

Ally avait beau regarder le match, elle aurait été incapable de dire qui gagnait, qui perdait, qui faisait quoi, et principalement parce qu'elle n'avait jamais pris la peine d'apprendre les règles du football. Elle devait aussi être la seule fille du coin à ne pas vraiment aimer ça, mais Pandora jouait, Nate aussi, et elle était avec Ale, donc ça en valait largement la peine. Il avait passé son bras autour de sa taille et elle avait naturellement posé sa tête contre son épaule, et tout se passait très bien jusqu'à ce qu'Anderson ne vienne les faire chier avec son règlement à la con. L'adolescente le regarda un long moment, blasée, alors que le brun finissait par écraser sa clope, et poussa un léger soupir alors qu'il était à deux doigts de lui sauter à la gorge. Ça lui ressemblait bien.
Elle tourna la tête vers Ale et esquissa un sourire amusé en captant son regard.
C'était pas de sa faute si il était encore plus beau quand il avait l'air énervé.
Mais elle n'eut pas le temps de lui faire une remarque qu'une nouvelle voix s'incrustait tranquillement dans le groupe, et que tout le monde se tournait vers le nouvel arrivant. Ok donc elle ne le connaissait pas, ça c'était un fait, et pour cause c'était un des correspondants qui étaient arrivés dans la matinée. Connor, apparemment. Et Connor était carrément bien foutu, jouait de la guitare, avait le sourire typique du mec cool qui n'a pas de problème d'acception et semblait parfaitement à l'aise quand bien même il ne paraissait pas connaître grand monde. N'empêche qu'il avait des groupies, si on regardait bien derrière lui tous les gamins qui s'amassaient en le regardant d'un air émerveillé.
Ce mec débarquait comme Jésus, soit, mais Jésus n'était pas tatoué. Ou du moins pas encore. Dans tous les cas il avait l'air plutôt sympa, et pas trop prise de tête, ça promettait d'être cool comme programme (enfin tout dépendait de l'élève qu'on lui attribuerait, quand même). La brune lui adressa donc un sourire et un vague geste de la main, en laissant Ale sympathiser parce qu'elle n'était pas très douée pour ça, et de toute façon c'était lui, le mec populaire. Populaire et canon, évidemment, parce que Connor Bass était fort charmant, mais Ale n'était pas son petit ami pour rien non plus, et c'était d'ordre public qu'il battait n'importe quel mec de ce foutu lycée dans cette catégorie. Et pas que.
- Je vais pas m'envoler, si ça peut te rassurer, je suis très bien où je suis, fit-elle remarquer à mi-voix en tournant la tête vers lui, amusée, parce qu'elle avait plus ou moins compris pourquoi il la gardait contre lui. Et que c'était mignon. Possessif ? Elle esquissa un sourire et redirigea son attention sur Connor, qui venait justement de lui poser une question, toujours avec cet air assuré et sympa. Elle capta vaguement qu'il n'y avait pas que les potes de son copain qui les regardaient, mais carrément une partie des gradins (ce mec allait avoir un fan-club avant la fin de la journée, bordel) et finit par répondre sans difficulté. Ally Weaver, elle laissa filer quelques secondes, les yeux rivés sur lui d'un air enthousiaste, avant de reprendre, intéressée. Et tu viens d'où, Connor Bass ? Parce que l'Europe, c'était flou quand même.

Beathy était de bonne humeur. D'humeur à embrasser tous les jolis lycéens du coin, qui les dévisageaient alors qu'elle s'affichait tranquillement avec Aiden. Tous autant qu'ils étaient, c'était adorable. Et quand bien même elle avait du s'habiller "plus décemment" (un responsable de l'administration avait manqué de faire une crise cardiaque en la voyant arriver, mazette mais quelle sensibilité ce pauvre homme, peut-être aurait-elle du le consoler), elle avait trouvé une alternative histoire de ne pas se sentir trop couverte non plus, et ça la remplissait de joie. Elle prônait le nudisme et la liberté dans tous les domaines imaginables, c'était connu, et il semblait qu'en Amérique ils n'appréciaient pas tous.
Peu importe, c'était joli.
Et ce qui fut également joli ce fut l'adolescent qui manqua de les percuter brusquement, avec cet air affolé de petit lapin traqué. Un long moment, elle le regarda droit dans les yeux, alors que ses lèvres s'étiraient en un sourire éclatant, et elle passa brièvement une main dans ses cheveux pour écouter Aiden parler et tous ces gens rire. Mais ? Pourquoi ils s'esclaffaient comme des truies ? C'était même pas sexy, pour le coup. Un peu perdue par les coutumes locales, elle les avisa un instant.
- Mój boże, mais c'est quoi ces manières Aiden ? T'es franchement adorable et t'as une gueule de mannequin, mais parfois t'es désagréable, tu le sais ça ? Demanda la polonaise en tournant la tête vers lui, en approchant son visage du sien pour planter ses yeux bleus dans son regard hautain. Dieu qu'il était beau, mais ce n'était pas une raison pour se moquer de ce poussin. Ils te regardent déjà tous, ukochany, t'as pas besoin de ça, contente-toi d'irradier comme un petit soleil, ça te va bien, assura la jeune fille en effleurant sa joue d'un baiser, parce qu'il était quand même sacrément mignon.
Et de se tourner vers l'inconnu, qui était décidément adorable, avec sa façon de parler incroyablement vite et son regard, là. Et il avait l'air timide en plus, ça lui faisait chaud au cœur, parce qu'il était bourré de charme mais peut-être qu'il ne le savait pas. Est-ce que c'était quelque chose qu'on pouvait ignorer ? Il fallait qu'elle lui dise. Il était attirant, foutre dieu.
- Mais non aniołek, pars pas, oh lala tu es trop gentil en plus, toi aussi tu es attachant, tu ne le sais peut-être pas mais je te le dis quand même, et Beathy s'avança pour le serrer dans ses bras, mais pas en mode copain, innocent, et toute la smala, non. C'était tout de même Beathy. Ça relevait donc plus du câlin de préliminaires qu'autre chose, et la main qu'elle passa doucement dans ses cheveux bouclés y rajoutait aussi. Le surnom lui allait bien, on aurait dit un petit ange, ma foi. Alors bichon, tu t'appelles comment ? Fit-elle en s'écartant un peu, avec un clin d’œil et un immense sourire.
Et elle lui aurait bien roulé une pelle mais pas devant Aiden.
N'empêche que c'était un peu malpoli de sa part. C'était comme si elle ne lui avait pas dit bonjour, quoi.
Farewell

ʻʻBullshit fakers, enchanted kingdoms.ʼʼ
-
C H A T A I G N E
I G E
 
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1 mois. 1 MOIS. Jude avait chiffré les jours, et à défaut d'avoir bien refait ses comptes treize fois, le bilan s'avérait toujours être le même : ça faisait bien 1 MOIS B-O-R-D-EL. Entre autre, 1 mois de foutre-pote que Drake lui tirait la gueule, politique autoritaire du "bonjour/bonne nuit/nonJudeviretamaincen'estpaslemoment". En somme, l'enseignement ancestral que petit Sheridan pouvait tirer de ses mésaventures était que grand Sheridan avait la rancune tenace. Ce con s'était même montré prêt à se punir lui même pour signifier à quel point le comportement de Jude avait pu au plus haut point l'offusquer (et la façon dont ce dernier s'était ramassé à son exposé de physique chimie n'avait pas vraiment arrangé son cas) : ça faisait 1 MOIS ENTIER que chez les Sheridans, c'était l'abstinence (oh le mot terrifiant).
Ca commençait à être long, vraiment long, et vraiment douloureux. Et pourtant, ce n'était pas faute d'avoir supplié Drake à genoux (bonjour la pipe implorante), mais rien n'y faisait.
Alors, faute d'avoir déjà broyé du noir pour les cents années à venir (largement amplifié par les petits effets bourges rabaissants de Nathan Ellidson qui balançait ses relents de frics jusqu'ici (comprendre : sur le gradin solitaire, en haut le plus à gauche possible où Jude avait posé son cul)), petit Sheridan était passé dans sa phase désabusé. Désillusionné, même. Dégoûté de l'existence humaine, et désormais conscient qu'à part pour se tirer une balle dans le crâne, la vie n'avait pas de sens.
Voilà. Le sens de la vie était de mourir.
Tel était l'état d'esprit de Jude Sheridan, lorsque, coude appuyé sur ses genoux et menton sur ses poings, il lorgnait les effluves de joie des adolescents (ce mot lui donnait la chiasse) tout autour de lui, entre les grands cris enthousiastes, les mains au cul, grosses clopes de gros péteux, et autre rudiment de sociabilisation sur lesquels Jude aurait voulu vomir son petit dej. Mais qu'ils aillent tous s'allonger sous une tondeuse à gazon, pitié. L'entrain général était askiparaissait dû en partie à l'arriver d'africains au lycée : à vrai dire, le tatoué ne connaissait pas les raisons de leur débarquement (le concept de "correspondant" lui était bien peu familier), mais au pire, ça ferait toujours plus de gens au milieu desquels se noyer pour ne pas être vu, alors l'un dans l'autre, leur incursion le laissait plus neutre qu'elle ne lui déplaisait.
En plus, Raphaël n'était pas là, et Jude avait eu beau l'harceler de messages, ce dernier semblait obstinément résigné à l'ignorer. Alors vraiment, sa journée était faite.
-Rgjmmghhtêtedecon, pestiféra-t-il vaguement, quand, ultime preuve de son multimillionardisme international, Ellidson exhiba au monde entier pour la dix millième fois de la journée sa dentition blanchie et trop mathématiquement régulière pour être l'oeuvre du bon dieu.
Il l'énervait, il l'énervait tellement que Jude se serait bien vu dévaler les gradins pour lui en foutre une dans les boules, là, tout de suite, sans explications particulières, tiens. Et c'est en se rendant compte que à force de fixer Ellidson, les mauvaises interprétations pourraient fuser, qu'impulsivement Jude sortit son portable.
Weaver lui avait toujours pas répondu.
Casse coquille.
Citation :À : enroulé
<10:12>
raphael si t'es vrmt mort faudrait que tu me le dises que je sache si je dois me tuer maintenant ou si je peux encore attendre un peu merci
Et à peine Jude avait-il appuyé sur "envoyer" que deux ombres ( contre jour bonjour ) s'avancèrent vers lui. Quelques instants, avec le même déni dont il faisait preuve pour absolument chaque aspect de sa vie, il considéra que les deux grands baraques n'étaient pas là pour lui. Quand bien même était-il seul pélo dans une aire de cinq mètres environnants.
Mais son déni se fit bien enculer (contrairement à Drake depuis 1 mois n'est-ce pas) lorsque, ainsi qu'une saucisse de hotdog, il se fit mettre en sandwich.
Qu'est-ce que, qu'est-ce qu'il se, qu'est-ce que, que se passe-t-il, s'écria la sensibilité de Jude, quand l'un des deux, à qui on aurait pu donner le bon dieu sans confession s'il n'avait pas dans l'instant suivant esquissé un sourire de péripatéticienne affamée, se mit à lui narrer quelques gentilles paroles qui puaient le cul, pour ainsi dire.
Un peu abasourdi (parce que l'un dans l'autre, quand il venait au lycée, il parlait à Raph, et après il se cassait, hein, c'est pas parce qu'il s'était fait un pote que son état de sociabilisation avait pour autant fait un grand saut en avant), Jude dévisagea avec des yeux comme des soucoupes volantes les deux squatteurs, successivement, pendant de longues secondes.
Il ne les avait jamais vu. Bon en même temps, il ne voyait pas grand monde à part Drake, mais eux, il ne les avait jamais vu, vraiment.
-......Vous êtes africains ? demanda-t-il finalement, histoire d'encore plus suinter l'intelligence qu'il n'en avait déjà l'air.
hey

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1 petit mois. Cela faisait une petite trentaine de jours que tout semblait bien aller. Pour une fois! Et personne n'était mort pour l'instant. Il lui semblait important de le signaler. Et pour elle aussi tout allait bien. Malgré ce petit accrochage avec Nick dans le CDI (la pauvre documentaliste s'en souviendra toute sa vie), elle gardait la pêche. Et puis il y avait Nate, Ally, Ale, … Tous ces gens aussi magnifiques et cons les uns que les autres qu'elle avait rencontré. Oh, et aussi les correspondants. Mais elle n'aurait pas le temps d elles connaître. Ouais, brancher un petit latino ou un grand slave, ce serait pas mal. Tiens, Nick, il avait pas des origines russes??? Elle pourrait le faire chier avec ça un peu plus tard. Elle devrait y réfléchir après. Car maintenant, il y avait le match. Le premier match de l'année, où ils s'amusaient à mélanger filles et garçons dans les équipes, car les mettre les uns contre les autres était sexiste, même si les filles gagnaient. Heureusement, elle était dans l'équipe du surfeur aux dents parfaitement blanches, qui justement lui adressa un clin d'oeil alors qu'elle mettait son maillot. En somme, une journée parfaite qui impliquait du sport tout au long.


- Hey! Hola chiquitaaaaaa hmmmm es muy caliente si si
Libertad se retourna vivement, et avisa le groupe de chiens sauvages qui avait bien pu détruire ainsi la belle langue de Cervantes. Elle se rapprocha d'eux à grands pas, fendant la foule qui entourait le stade.
- Alors écoutez moi bien mes petits porcs, c'est pas "es caliente" mais "ERES caliente", à moins que tu me considère comme un objet ou que tu me vouvoie. Dans ce cas ça ne me dérange pas. Mais me hurler dessus comme ça ne te servira à rien à part attirer mon profond dégoût envers toi et toute ta race. Adios. J'ai autre chose à faire que de vous regarder vous masturber intérieurement.
Sur ce, elle tourna les talons, fière d'avoir presque réussi à gommer son accent espagnol. Débarquer aux USA, c'était le rêve. Surtout quand on s'appelait Libertad : les mecs raffolaient de vous à tous les coups.
En parlant de mec, elle aperçut au loin son frère, son très cher Juanito, taper la discut à un beau gosse américain. Elle s'approcha d'eux, et se cala contre sa montagne de frère pour mieux apercevoir leur nouvelle connaissance.
- Holaaa! Dit-elle avec son meilleur sourire. Cómo e… Ah non laisse tomber. Es un bégé. Glissa-t-elle le plus discrètement possible à Juan. Et toi alors, t'es asiatique ou tu tires une tronche comme ça 24 heure sur 24?
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On était loin du stade lycéen, quoi que les échos des cris provenant de celui-ci étaient encore discernables, d'ici.
Derrière les établissements qui eux même abritaient le terrain, s'avérait siéger le parking du lycée. Et sur ce parking, à l'ombre d'un bus et adossé à celui-ci, était vautré Katharina Bass. Les consignes avaient pourtant été claires : aller se mêler à la faune locale et participer à leur cérémonie pittoresque de bienvenue, en attente de se faire désigner une nourrice pour les X mois à venir. Mais faute de s'être déjà tapé plus d'une douzaine heures entières à se trouver collé à la populace, K venait de dire merde à l'autorité professorale à laquelle il aurait dû faire la lèche, et s'était extirpé en douce de la belle colonne de mouton qui s'était dirigé vers le stade, son frère en tête de file. Circonstances atténuantes à sa désobéissance : K s'était quand même retrouvé à côté de la plus grosse potasse environnante de toute leur promotion pendant le vol, chose qui aurait pu présenter un semblant d'intérêt s'il avait pu se la faire, mais l'exhibitionnisme, c'était pas trop sa tasse de thé. Alors, à défaut de ça, elle avait parlé, elle avait parlé, elle avait parlé, elle lui avait raconté sa vie de A à Z ainsi que le mal de ventre que lui provoquait l'attitude puisqu'étant en plein cycle de menstruation, et lui, après lui avoir beuglé trente-six "TA GUEULE", K avait rendu les armes, et convoité le vide, par le hublot, avec envie. Alors oui, ce n'était pas demander grand chose que de vouloir un peu de solitude, dans l'ombre et à l'abri des regards, surtout compte tenu de la corvée que c'était, d'être "correspondant".
K avait le sentiment assez dérangeant d'être de retour à la crèche, et pour un marginal qui ne demandait rien au bon dieu sinon qu'on l'épargne de toute forme d'autorité, c'était un peu dur à digérer. Et puis, concrètement, l'Amérique, il n'y trouvait pas grand intérêt, et l'accent de la population locale avait un petit quelque chose de prétentieux qui lui démangeait méchamment les nerfs. Alors, des ados lycéens fiers d'exhiber leurs compétences physiques sur un terrain de foot, c'était pas la peine d'en parler.
Y'avait rien de pire que les lycéens.
L'air frais était agréable, sur le parking. C'était fou, dans ce pays, quand bien même aurait-ce dû être l'automne désormais, le soleil semblait toujours vouloir taper aussi fort. Mais à l'ombre, comme ça, ça allait.
Il ferma les yeux, crevé : il n'avait pas pu dormir de tout le trajet, avec l'autre Pénélope qui avait décidé de faire comme s'ils étaient potes, et qui s'était étalée sur lui comme sur un putain de matelas. À l'aveuglette, K tira une de ses blondes, la porta à ses lèvres, l'alluma. Il rejoindrait les autres quand le match serait fini, sans doute. Ou peut-être pas. Il était bien, ici. Et puis, en tout état de cause, en fait, il n'avait pas vraiment quelqu'un à rejoindre.
Enfin, si, Connor, mais Connor était avec son cortège de fans, alors bon. Ouais, non, il attendrait la fin de la journée ici, et puis son frère lui transmettrait qui était supposé être son corress.
D'ailleurs...
Citation :À : Connor
<10:16>
J'viens pas, tu me diras avec qui j'dois aller après stp.
Cash.
Bon voilà, un problème de réglé, et le programme de sa journée tout orchestré : rester là, sur le goudron, et puis échauffer un peu sa guitare aussi. Mais tout d'abord, se finir sa clope.
Un bruit de pas s'éleva néanmoins, à proximité de lui. K ouvrit les yeux, et... Oh-oh.
-BASS !, hurla la voix de l'un des profs qui accompagnait leur troupeau d'élevage de mouton, en s'approchant furieusement de lui. QU'EST-CE QUE TU FOUS ENCORE LA ? TU VAS REJOINDRE TOUT LE MONDE ET TU TE DEPECHE SI TU VEUX PAS AVO...
-WOH CA VA J'SUIS PAS SOURD !
, répliqua K, en se relevant d'un bond.
Comment il avait fait pour le trouver, cet enfourné ? C'était une manie, d'essayer à tout prix de brimer la vie des élèves, de leur laisser un 0 parfait de marge de liberté ?
-DEPECHE TOI !
-MAIS J'PEUX BIEN Y ALLER APRES PUTAIN, CA M'AVANCE A QUOI DE VOIR DES GROS CHIENS COURIR APRES UNE BALLE ?
-DEPECHE TOI BASS ET JETTE MOI CETTE CIGARETTE !

-MAIS PUTAIN !, argumenta K, en se saisissant de la sangle de la housse de sa gratte.
Rageusement, il inspira encore une bonne grosse latte, et balança sa cigarette réduite de trois quarts aux pieds du prof.
-DEPECHE TOI !, répéta encore la voix derrière lui, ce à quoi K répondit par un nouveau bras d'honneur ostensible.
Alors, en pestiférant tout les trois mètres, il chemina vers le stade, duquel, en parallèle qu'il s'approchait, grandissaient les cris de joie de tout le beau monde. Et contournant les gradins, il fit finalement face au terrain, et aux centaines d'individus qui l'encerclaient. Les lycéens les plus proches se retournèrent d'ailleurs vers K, parce qu'il était vrai que se balader avec un trait noir en plein milieu de la gueule, ça avait un petit quelque chose d'inhabituel.
Mais compte tenu de l'admiration de la gente quasi exclusivement féminine qui succéda au scepticisme, sans doute qu'avec sa guitare dans le dos, son gros blouson en cuir, son jean noir et ses bras noircis d'encre, ça devait passer.
Enfin, ça, K ne le remarqua pas, bien trop obnubilé sur le négatif pour percevoir qu'il parvenait à susciter du positif, et ne nota plutôt que les expressions dubitatives des mecs à son égard, auxquels il répondit par son plus revêche regard de boule dog. Gros cons.
Bon.
Il chercha son frère des yeux auprès des autres européens et... Ah ouais, il aurait dû s'en douter. C'est avec lassitude que K se rendit alors compte que Connor tapait déjà l'amitié avec toute la nation américaine.
Il souffla, et, enjambant un sonar sur un banc qui protesta ("ouais bon ça va t'es pas mort ta gueule" lui répondit poliment le brun), parvint à se frayer un chemin jusqu'aux escaliers des gradins.
Et finalement, pu accéder à hauteur de son frère, à qui il signifia sa présence par une bonne grosse tape derrière le crâne.
-Eh., il interjecta. J'sais pas si t'as vu mon message mais c'est plus la peine, j'suis là en fait.
Voilà. Et il allait pas s'éterniser avec Connor, parce que si c'était pour se taper tous ses anciens + nouveaux potes, c'était sincèrement pas la peine.
hey

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/27/1435658570-heyy.gif
 
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Oh, une nouvelle voix grave qui faisait irruption dans le coin, avant même que Connor ne réponde à sa question. Et elle appartenait à... Un mec inconnu. Lui aussi bien foutu, lui aussi mignon, à la différence qu'il semblait légèrement moins chaleureux que Connor et qu'il avait un trait qui séparait son (beau) visage en deux. D'un côté elle pouvait les mater sans culpabiliser : elle avait Ale, il était parfait, ça lui suffisait amplement. Mais tout de même, est-ce que c'était permis de débarquer comme ça, avec une voix virile et une dégaine de ouf, et de s'incruster (quand bien même il les regardait d'un air de chien) tout naturellement en parlant à guitariste n°1 ?
Putain. Donc ce mec était un correspondant aussi.
Ah mais merde mais putain mais stop, ils étaient tous comme ça en Europe ? C'était rageant.
- Salut, moi c'est Ally, lança-t-elle vaguement avec le sourire, en lui adressant un geste de la main. T'as des yeux bleus comme des châtaignes. C'est captivant. C'était censé être gentil, vraiment. En fait c'était carrément un compliment. Elle était gentille parfois. Et elle essayait vainement de faire la conversation, étant donné que les potes d'Ale étaient silencieux, que les groupies du mec dark le regardaient de loin et que le fanclub de Connor restaient derrière. Et évidemment son copain ne lui répondait pas. La solitude. Et tu t'appelles vraiment K ? Fit la brune en regardant son badge, haussant un sourcil. Ça non plus c'était pas méchant. C'était juste un peu bizarre, d'accord, tout comme son trait, m'enfin on le lui pardonnait parce qu'il était quand même vraiment vraiment bien foutu.
Et qu'il avait des yeux bleus comme des châtaignes.
Farewell

ʻʻBullshit fakers, enchanted kingdoms.ʼʼ
-
C H A T A I G N E
I G E
 
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- Mais non, mais non enfin voyons ! Soupira Tom, en passant sa main dans le dos de son nouveau jouet (tatoué en plus), pour le tapoter tout à fait amicalement. C'était une petite bête perdue au milieu d'une foule trop adolescente, et ça, Tom, pouvait tout à fait le comprendre. Après tout, un coup d’œil autour de lui suffisait à lui faire comprendre qu'ils étaient dans un des lycées les plus clichés de tout le pays. Après tout, le terrain de football était rempli de cheerleaders, et si on oubliait l'équipe féminine, il n'y avait en réalité qu'une épique d'espère de muraille humaine, soit des mecs de quinze mètres de large et de trente de long. Je suis russe, il est espagnol. Fit-il, en pointant du doigt Juan, qui hocha très vivement la tête. Tom retira doucement sa main. Très, très, très doucement. Il esquissa un sourire de requin. Et je m'appelle Tomhas, mais Tom ça sonne beaucoup mieux on est d'accord. Lui c'est...
- Holaaa ! Libertad lui coupa joyeusement la parole, et Juan éclata de rire (mais dans le fond, il ne devait pas savoir pourquoi le pauvre enfant). Tom se redressa un peu, attendit qu'elle ait terminé, pour reprendre, en dirigeant son regard vers la petite espagnole. Qu'il connaissait, évidemment. Il connaissait tout les correspondants parce qu'ils faisaient partie d'un lycée international en Autriche, et que ça avait le petit plus de réunir beaucoup, beaucoup, de personnalités différentes et de langues différentes. En plus c'était la sœur à Juan, alors évidemment.
- Il est juste perdu, Susurra Tom, avant de rapprocher son visage de l'intéressé, toujours tout sourire, des yeux cent fois plus vicieux que celui du plus gros pédophile de la planète, plaqué en plein dans son visage rieur. Mais ne t'en fais pas, on va t'aider.
- Mais oui on va aider moi j'aide bien et puis en plus si quelqu'un te fait du mal moi j'irai l'aider aussi tu verras et...
- Oui, c'est ça Juan, tu as tout à fait raison. L'interrompit Tom, en hochant vigoureusement la tête comme si il s'agissait d'un toutou (mais Juan ne le remarqua pas à vrai dire Juan ne remarquait rien et se contentait de sourire à tout le monde). Il aurait pu lui dire "ta gueule Juan" que ça aurait été la même chose, au final. Ton prénom, mon doux enfant. Demanda-t-il alors, à l'intention du tatoué, en plissant ses petits yeux verts avec intérêt comme si il s'agissait là d'un spécimen trop rare qu'il examinait à la loupe. ET ME COUPE PAS LA PAROLE LIBERTAD !!!! Fit-il, à l'intention de l'espagnole, même si il l'aimait bien, en vérité. De toute façon il n'était jamais sérieux, et elle devait bien l'avoir compris.
Au moins mieux que son frère, en tout cas.

- J'aime bien ce prénom, Rétorqua le rockeur abruti de merde qu'Ale était littéralement en train de pulvériser du regard, à tel point qu'il captait plus trop ce que disait Ally. Connor esquissa un sourire à son attention. Il n'était pas naïf, il savait bien qu'il s'agissait là de son copain. C'était juste drôle. Et il avait l'air bien con. Et je viens de Russie. Enfin d'Autriche, comme tout le monde en fait, mais je viens vraiment de Russie. Répondit-il, en réajustant sa guitare sur son épaule... Avant que K ne débarque, juste derrière lui. Il grommela un truc plus ou moins drôle (en fait Connor n'avait pas eu le temps de regarder son portable étant donné qu'il avait fait que de bouger jusqu'ici), mais Ally prit très rapidement la parole, dans sa direction, en plus, ce qui fit sourire encore plus Connor, dans la mesure où il savait très bien que K n'était pas ami avec la sociabilisation, et qu'il haïssait plus que tout ce qui touchait à "se faire des amis". D'ailleurs il aimait bien le faire chier avec ça. Mais ouiiii, il s'appelle K !!! Assura joyeusement Connor, pour attraper son petit frère et passer un bras entier autour de son coup, rien que pour le faire royalement chier. C'est mon petit frère. Commenta-t-il, pour le faire encore plus chier en passant une main dans les cheveux du dit petit frère qui finirait sûrement pas lui couper les coquilles en deux. Hein, K, t'es mon petit frère ????!!!
- Pourquoi il a un trait sur la gueule ? Lâcha violemment Ale, même pas pour avoir l'air agréable, en vérité c'était pour les faire tous chier et les faire fuir, aussi.
Connor s'arrêta pour l'aviser et un semblant de seconde, son visage n'esquissa rien de plus qu'une figure impassible.
- C'est quoi cette question de merde ? Fit-il, avant d'éclater de rire, sur un ton amusé, même pas bourré de reproches, mais un ton qui clairement voulait dire : On change de sujet.
Et il fit en sorte de pas lâcher son frère, aussi, histoire de le faire chier en cas de besoin (et qu'il fasse pas attention à la question de merde de l'autre handicapé).

Aiden esquissa un sourire à l'intention de l'enfant qui lui faisait face, le garçon qui mesurait quoi, un mètre vingt, et qui s'était clairement foutu sur sa route. Un sourire provocateur, pour que Beathy ne vienne l'embrasser sur la joue. Il détourna finalement le regard, croisa les bras, la laissa faire ce qu'elle avait à faire avec le gamin, puisque de toute façon, son espérance de vie venait d'être réduite à l'instant où il avait posé un regard sur sa copine.
- Fais attention, tu vas l'étouffer, le pauvre. Lâcha Aiden, en faisant ricaner deux trois têtes à côté d'eux. Il est sûrement pas habitué. Et là, nouveau fou rire général, auquel Will ne pu pas répondre, parce qu'il n'était même pas dans la mesure de bouger.
En fait il était à la fois mort de peur, et à la fois complètement ahuris. D'ailleurs les autres mecs commençaient à le détruire du regard. Si ça avait été qu'Apollon, il aurait été heureux, mais c'était pas le cas... Et il flippait vraiment.
- Will. Réussit-il à dire, d'une seule traite (il avait fini par comprendre que les longues phrases ne lui réussissaient plus).
- Ce qui est bien c'est que c'est original, Commenta Aiden en éclatant de rire, pour faire rire encore une fois. Tu sors du lot, c'est cool.
- Ah... Ah bon ? Osa dire Will, sans comprendre pourquoi il retournait sa veste.
- Mais oui ! Tu pourrais même commencer par traîner avec nous. Persista Aiden, dans l'ironie, mais visiblement la chose captait pas.
- C'est vrai... ? Articula Will, sans y croire tellement ça semblait inespéré.
- Ouais. Par contre viens, approche. J'ai un truc à te dire. Répondit Aiden, plus convaincant que jamais. Tu sais, comme un mot de passe de groupe et tout... C'était juste pour avoir l'air plus convaincant, ça. Parce que Will hésitait. Mais finalement, Will se laissa faire, et tendit l'oreille en faisant un pas en avant. Alors Aiden se pencha vers lui, le sourire le plus bienveillant de la planète plaqué aux lèvres. Il esquissa un sourire confiant, se rapprocha de l'abruti, pour lâcher, à la limite du fou rire :
- Vas crever.
Et le pousser en arrière, pas trop fort, mais juste assez pour le faire s'étaler à terre.
 
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Jude ne savait pas d'où elle sortait, elle était apparue comme une furie, une espèce de portoss de la même espèce que le mec qui savait pas parler et que Ellidson (pourquoi il pensait à Ellidson dans un moment pareil), et qui l'avait insulté sans vergogne de pékinois (enfin Jude était pas raciste, mais c'était un peu crue comme façon d'aborder un mec socialement brusquable et sensible, quoi).
-Je-suis-canadien, articula-t-il (elle venait de dire qu'il était bg ou pas là ? il était pas sûr d'avoir bien capté (non mais enfin oui mais merde quoi)).
...Mais sans avoir le temps de poser aucune question que ce soit, Jude se fit officiellement parrainer indépendamment de sa volonté par le mec qui puait le cul et celui qui avait l'air d'être sous exta de façon permanente 24h24/7j/7.
Il tenta d'entamer un énorme geste de recul lorsque l'autre lui quémanda son blase, mais se heurta de pleins fouets à l'espagnol heureux. Jude était cerné. Pourquoi est-ce que les Africains s'en prenaient à lui ? Il avait pas assez une vie de merde comme ça, peut être ? Impulsivement, il repoussa la main du russe, Tomhas il savait pas trop quoi, quand bien même ce dernier n'avait-il strictement rien fait, seulement parce qu'il suffisait qu'il le regarde comme ça pour que Jude ait l'impression qu'on était en train de l'attoucher sans consentement, en fait. Alors, à défaut de n'avoir que l'Espagnole pour se protéger (parce que même s'il pouvait quasiment passer pour un maniaque, avec sa façon chelou de parler qui faisait un peu film d'horreur, il faisait toujours moins flipper que l'autre), il monta presque sur les genoux de Juan, pour mettre le plus de distance possible entre lui et Tomhas, se servant de l'épaisse chevelure du portoss comme d'un bouclier.
-Je m'appelle Jude. Et.Ne.T'approches.Pas., gronda-t-il de son air de louveteau menaçant, appuyant un peu son avertissement en pointant vers le Tomhas une mèche de cheveux de portoss du teubé.
(en vérité, il les aimait bien (mais chut)).

Et avant que son frère n'ait pu répliquer quoi que ce soit, ce fut une autre voix, juste à côté, qui sembla vouloir de près ou de loin essayer d'établir un contact social avec lui. D'un air d'iceberg, ses deux yeux s'abaissèrent aussi vers la misérable créature qui avait eu l'audace de le prendre pour son pote pendant l'espace de deux secondes, et finalement, c'est sur une humaine de petite taille et d'apparence médiocre, qu'atterrit son attention. Si la dénommé Ally Weaver n'avait rien pour elle, il fallait au moins lui reconnaitre l'audace de passer outre son insipidité pour avoir le culot de l'aborder.
Non mais franchement, à moins d'être une taupe (ou une abrutie, au choix), le fait que K ne soit pas spécifiquement la grande âme la plus socialement chaleureuse du monde aurait dû lui traverser l'esprit, non ? Et puis c'était quoi cette comparaison à chier "bleu comme des châtaignes" ? Est-ce qu'il allait lui dire, lui, qu'elle avait un teint couleur gerbe-post-cuite ?
Ainsi, K s'apprêtait-il à répliquer à toutes les insultes que la potasse venait impudemment de lui proférer, mais Connor décida subitement de l'ouvrir tout en le choppant comme un vulgaire sac à patates, et pour le pire. Et un autre enfourné à côté de poser une question qui démange.
-Mais Connor putain !, protesta-t-il en lui foutant un bon gros coup dans les tibias (c'était bien parce que c'était lui qu'il ne visait pas les boules, sérieux). Mais va t'faire greffer des neurones, la vérité t'es un attardé putain. Et toi, fit-il en se tournant vers la "Ally Weaver". Ouais j'm'appelle K, et c'est la seule information que tu pourras jamais obtenir à propos de moi parce que t'es la dernière pouffiasse à qui j'ai envie de taper l'amitié, o.k.? Par contre si ton p'tit copain il a un problème particulier avec moi, pesta-t-il, et il n'y avait bien encore que l'emprise de Connor pour l'empêcher de passer à l'acte, lui j'peux lui apprendre un peu c'que ça fait de s'prendre une bonne droite en pleine face, et c'est pas un trait qu'il va se traîner, c'est l'empreinte de mon poing sur sa sale petite gueule de rat d'égout mal baisé.
Et c'était dit avec tout l'amour du monde.

hey

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