Sans prendre la peine de répondre à Svet (sinon ça allait encore prendre une demi-heure d'argumentations, et il n'avait pas une demi-heure supplémentaire à leur consacrer, plutôt crever), il les conduit d'un pas assuré de l'autre côté du tunnel. Heureusement par contre qu'une personne avenante ait eu la merveilleuse idée de faire apparaître une petite flamme volante au dessus de leur tête, sinon ils n'y auraient rien vu, sauf lui et sa vision de nyctalope made in le Pandémonium. Et ça leur aurait pris beaucoup trop de temps de tâtonner les murs en avançant petit pas par petit pas dans ce gouffre d'un noir des plus complets. Bordel de merde, ce tunnel était long, en plus !
Le pont semblait solide. Isay lança de la rocaille dessus d'un air assuré, et sembla soulagé que le pont reste pont. Il n'aurait plus manqué qu'il perdent encore du temps avec une créature ! Il avait un horaire à respecter, et le Patron ne serait pas content s'il arrivait trop en retard. S'il arrivait en retard tout court, en fait. Et il ne se sentait pas trop chaud pour passer quelques millénaires à rouler des rochers avec les autres âmes en peine. Surtout que lui n'aurait pas droit à une nouvelle vie. Fichtre, il se voyait vraiment mal grimper une montagne pour l'éternité.
-Ouais, on va pas rester ici toute la journée. Allez, on se grouille, plus vite on sera passés, plus vite on pourra... heu... remonter ?
Il avait failli dire une grosse grosse connerie et s'était mordu la langue juste à temps. Sinon adieu crédibilité.
Le seul problème technique qu'ils rencontrèrent fut une planche qui s'était malencontreusement détachée devant les pieds de l'un d'eux (j'ne sais pas qui) (et je suppose que le pont est en bois btw), mais personne n'en mourut. Heureusement. Sinon adieu sa promotion. Adieu sa vie tout court.
Mais après ce sympathique accident, ils se dépêchèrent bien vite de traverser ; rien ne valait le plancher des vaches, même cent mètres sous la terre, surtout quand le pont à traverser tanguait au dessus d'un torrent de lave.
-Bon, tout le monde est ok ? C'est bon ? Pas besoin d'une pause ? Non ? C'est parfait, on continue. Allez, on se bouge !
A peine avaient-ils posé un pied sur le sol qu'ils repartaient déjà. Il en entendit certains soupirer dans son dos. On aurait presque dit un père qui promenait ses gosses. Il aurait même fait un bon chef scout. Faudrait qu'il propose ça au Patron. Un camp de vacances pour les petits. Quoi de plus énervant en effet qu'une bande de gamins se plaignant toute la journée qu'ils s'ennuient, pendant que leurs parents, à cause de ces horribles horaires, étaient obligés de travailler ? Rien. Rien de plus chiant qu'un gosse qui vous traîne dans les pattes parce que sa môman n'a eu d'autre choix que de l’emmener avec au boulot. rien de plus chiant qu'un morveux qui chouine parce qu'il ne sait pas quoi faire.
Tout comptes faits, il n'aurait pas fait un si bon chef. Pas un très bon père non plus, supposait-il. Diable ! il n'avait lus que quatre petits mois pour changer de façon de penser...
Le temps de réfléchir à ce point important et un peu stressant, ils avaient parcourus de longs couloirs sans rencontrer personne. Heureusement pour eux. Il n'aurait pas donné cher de leur peau.
"On y est presque... C'est pas trop tôt."
-LAISSEZ-MOI SORTIR bordel de merde de putain de connerie de crotte à chier de coquille de CONNERIE D'ENCULÉS DE BOUSEUX DÉBILES DE MON CUL ! JE VEUX SORTIR PUTAAAAAAIN. TU M'ENTENDS TROU DU CUL A PÉDALES ?! JE SAIS QUE TU M'ENTENDS, ALORS ARRÊTE DE JOUER LES SOURDS ET LAISSE-MOI PARTIIIRRRR !!
Il s'égosillait depuis une bonne demi-heure. Toute la ville devait être au courant de son existence et de son amour pour les injures stupides, et pourtant personne ne venait lui dire de fermer sa gueule. Personne. Bordel de merde, mais ils étaient tous morts ou quoi ? A vrai dire, il hurlait plus pour voir la tronche de ses geôliers que pour vraiment pouvoir partir; il savait bien que personne ne le laisserait s'évader juste parce qu'il faisait trop de bruit. L’assommer et lui fermer la bouche avec du scotch était plus utile.
Mais il commençait à se casser la voix. C'était pas tous les jours qu'il atteignait un tel niveau de décibels, et sa gorge commençait à tirer la sonnette d'alarme. S'il sortait un jour d'ici, il se promettait de ne plus jamais le faire tant il avait l'impression d'avoir une bronchite carabinée. La prochaine fois il essayerait les signaux de fumée, les ultrasons, la langage des signes pourquoi pas, mais hurler, plus jamais.
Jamais de chez jamais.
Dépité par ce silence, il retourna s'asseoir dans le fond de son espèce de cellule toute en roche.
Il espérait qu'on ne l'oublierait pas ici.
Pas maintenant.
je me suis un peu amusée
Le pont semblait solide. Isay lança de la rocaille dessus d'un air assuré, et sembla soulagé que le pont reste pont. Il n'aurait plus manqué qu'il perdent encore du temps avec une créature ! Il avait un horaire à respecter, et le Patron ne serait pas content s'il arrivait trop en retard. S'il arrivait en retard tout court, en fait. Et il ne se sentait pas trop chaud pour passer quelques millénaires à rouler des rochers avec les autres âmes en peine. Surtout que lui n'aurait pas droit à une nouvelle vie. Fichtre, il se voyait vraiment mal grimper une montagne pour l'éternité.
-Ouais, on va pas rester ici toute la journée. Allez, on se grouille, plus vite on sera passés, plus vite on pourra... heu... remonter ?
Il avait failli dire une grosse grosse connerie et s'était mordu la langue juste à temps. Sinon adieu crédibilité.
Le seul problème technique qu'ils rencontrèrent fut une planche qui s'était malencontreusement détachée devant les pieds de l'un d'eux (j'ne sais pas qui) (et je suppose que le pont est en bois btw), mais personne n'en mourut. Heureusement. Sinon adieu sa promotion. Adieu sa vie tout court.
Mais après ce sympathique accident, ils se dépêchèrent bien vite de traverser ; rien ne valait le plancher des vaches, même cent mètres sous la terre, surtout quand le pont à traverser tanguait au dessus d'un torrent de lave.
-Bon, tout le monde est ok ? C'est bon ? Pas besoin d'une pause ? Non ? C'est parfait, on continue. Allez, on se bouge !
A peine avaient-ils posé un pied sur le sol qu'ils repartaient déjà. Il en entendit certains soupirer dans son dos. On aurait presque dit un père qui promenait ses gosses. Il aurait même fait un bon chef scout. Faudrait qu'il propose ça au Patron. Un camp de vacances pour les petits. Quoi de plus énervant en effet qu'une bande de gamins se plaignant toute la journée qu'ils s'ennuient, pendant que leurs parents, à cause de ces horribles horaires, étaient obligés de travailler ? Rien. Rien de plus chiant qu'un gosse qui vous traîne dans les pattes parce que sa môman n'a eu d'autre choix que de l’emmener avec au boulot. rien de plus chiant qu'un morveux qui chouine parce qu'il ne sait pas quoi faire.
Tout comptes faits, il n'aurait pas fait un si bon chef. Pas un très bon père non plus, supposait-il. Diable ! il n'avait lus que quatre petits mois pour changer de façon de penser...
Le temps de réfléchir à ce point important et un peu stressant, ils avaient parcourus de longs couloirs sans rencontrer personne. Heureusement pour eux. Il n'aurait pas donné cher de leur peau.
"On y est presque... C'est pas trop tôt."
-LAISSEZ-MOI SORTIR bordel de merde de putain de connerie de crotte à chier de coquille de CONNERIE D'ENCULÉS DE BOUSEUX DÉBILES DE MON CUL ! JE VEUX SORTIR PUTAAAAAAIN. TU M'ENTENDS TROU DU CUL A PÉDALES ?! JE SAIS QUE TU M'ENTENDS, ALORS ARRÊTE DE JOUER LES SOURDS ET LAISSE-MOI PARTIIIRRRR !!
Il s'égosillait depuis une bonne demi-heure. Toute la ville devait être au courant de son existence et de son amour pour les injures stupides, et pourtant personne ne venait lui dire de fermer sa gueule. Personne. Bordel de merde, mais ils étaient tous morts ou quoi ? A vrai dire, il hurlait plus pour voir la tronche de ses geôliers que pour vraiment pouvoir partir; il savait bien que personne ne le laisserait s'évader juste parce qu'il faisait trop de bruit. L’assommer et lui fermer la bouche avec du scotch était plus utile.
Mais il commençait à se casser la voix. C'était pas tous les jours qu'il atteignait un tel niveau de décibels, et sa gorge commençait à tirer la sonnette d'alarme. S'il sortait un jour d'ici, il se promettait de ne plus jamais le faire tant il avait l'impression d'avoir une bronchite carabinée. La prochaine fois il essayerait les signaux de fumée, les ultrasons, la langage des signes pourquoi pas, mais hurler, plus jamais.
Jamais de chez jamais.
Dépité par ce silence, il retourna s'asseoir dans le fond de son espèce de cellule toute en roche.
Il espérait qu'on ne l'oublierait pas ici.
Pas maintenant.
je me suis un peu amusée






