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Placebo - rp
#81
Octavie avait vu les autres sortir de la boutique avec une vitesse telle qu'elle commença à se demander si un monstre ne les coursait pas. Quoi qu'en y réfléchissant bien, la vieille sorcière pouvait tout à fait correspondre à cette définition, Octavie se leva, et suivit les autres jusqu'à ce qu'ils décident, par tirage au sort, de binômes pour qu'ils effectuent leur mission le plus rapidement possible. Des plaintes s'élevèrent très vite de la part des autres, mais Octavie n'y prit pas part : elle aurait pu tomber sur pire que Gabriel, largement. Il ne serait pas très utile en combat, certes mais il connaissait les cartes, savait soigner, et était l'un de moins embêtants du groupe. Elle aurait pu tomber sur la nouvelle, qu'elle n'avait pas envie de connaître, Drew, Lee ou pire cette catastrophe ambulante qu'était Milo, aussi s'accoutumait-elle très bien de son partenaire. Elle jeta un coup d'œil vers Lee et Milo, songeant que ce serait plutôt compliqué pour eux, avant d'interpeller Gabriel tandis que les autres se chamaillaient encore.
- On y va, ordonna-t-elle froidement.
Elle fit volt-face sans même attendre le plus petit, et pris la route qu'on leur avait attribué. Si, au début ils ne firent pas de mauvaises rencontres, très vite, on entendit des bruits étranges, comme des gémissements, mugissement étranges de quelques créatures revenues des enfers. Octavie stoppa Gabriel, l'entraînant vers un grand arbre derrière lequel ils se tapirent.
 
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#82
Antigone avance en écartant les branches qui se dressent sur son chemin. Quelques pas devant elle, Clarence marche rapidement ; comme si rien n'était en mesure de l’arrêter. Trop vite d'ailleurs, car il creuse un peu plus l'écart à chaque foulée. Elle ne voit de lui que son dos présumé musclé et instinctivement elle devine le sourcil froncé ; la lippe amère ; le regard froid. Elle hausse les épaules. Il a toujours été comme ça, de toute façon. Un peu plus froid envers elle qu'envers tous les autres. Un sorte d'iceberg mystère sur lequel elle viendra s'éclater un jour où tout ira de travers. Elle sent le médaillon tressauter entre sa peau laiteuse et sa tunique en coton. Lorsque les équipes avaient été composées, elle s'était tendue tout entière. Dis donc, Clarence, on dirait qu'le sort s'amuse aujourd'hui. Il dénoue et noue les fils rouge couleur écrevisse et puis joyeux anniversaire, destin. Elle avait secoué sa longue chevelure rouge pour se donner contenance et lui avait emboîté le pas.

Ainsi ils sont là. Assis à cinq mètres l'un de l'autre. Chacun son rocher. Pas trop près, c'est vrai, quoi, on risquerait d'en crever.
Deux personnes dont les ombres mêmes rechignent à se toucher.

« C'est quoi, tu l'as trouvé où ? » Sa voix claque comme un fouet pour disperser l'silence et elle sursaute, un peu éberluée. Elle ne devine pas tout de suite de quoi il veut parler avant de suivre son regard bicolore jusqu'au médaillon. Elle le fait tourner quelques secondes de plus entre ses doigts trop longs et lui décoch un premier regard.
« Je te demande juste comme ça, parce que ce truc me dit vachement quelque chose. J'ai l'impression de l'avoir déjà vu. » il rajoute.
Antigone se demande si elle va lui répondre. Elle y est pas obligé, lui-même passe son temps à l'ignorer. Elle remet dans un réflexe sa tunique sur son épaule droite et finit par faire glisser le médaillon puis sa chaîne entre les mains de son compagnon avec une infinie douceur. L'objet est encore tiède après son séjour prolongé contre sa poitrine.
«Je l'ai trouvé à la boutique et il me dit aussi quelque chose. » dit-elle en détachant bien ses mots, réfléchissant en même temps. « Comme une réminiscence, tu sais ? Une sensation de déjà-vu. Surtout ce signe-là, avec tous les triangles.
Elle aimerait rajouter un mot mais avant qu'elle n'ait le temps, une bestiole bondit hors des herbes – la gueule dégoulinante de bave - juste derrière Clarence, encore plongé dans l'inspection du bijou. Alerte, Antigone se leva et saisie son bâton qu'elle élança en avant ; alors un éclair de givre gicla jusqu'à la créature qui se transforma en statue de glace avant même de toucher terre.
La gueule grande ouverte
Juste derrière le crane de Clarence.

Son cœur bat à cent à l'heure et ses yeux se perdent partout pour voir s'il n'y en a pas d'autres. Elle réalise pas très bien que merde, elle lui a sauvé la vie.
oh you're a princess ? but i'm the queen, bitch

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#83
Alix avait été dans un coma éveillé un peu trop long pendant les dernières minutes, à moitié consciente, pas vraiment remise. Elle n'avait encore rien saisi de l’immensurable monde qui s'offrait à elle, ce monde dont elle ne savait rien, dont elle ne savait pas faire partie. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était regarder les gens s'occuper d'elle gentiment, trop gentiment, comme si c'était normal ce qu'il lui arrivait, comme si elle n'avait pas besoin d'explication, ou comme si elle allait tout comprendre seule. Elle leva un regard vide d'émotion sur la personne qui s'occupait d'elle, maladroite -Clarence, pléonasme-, leva des yeux mouillants sur les autres qui n'avaient pas plus l'air de vouloir embraser sa lanterne. Après la désastreuse tentative de réconfort du jeune homme, la jeune fille quelque peu terrorisée par le garçon reprit contenance et se hissa sur ses deux jambes, gardant bien pour elle le sentiment de victoire qui la transcendait presque du fait d'être debout. Elle passa ses mains dans sa chevelure couleur des lunes, les attacha finement en un chignon décoiffé, puis, elle observa de ses grands yeux gris la troupe autour d'elle. Elle ne pu reconnaître qu'Antigone, plus belle encore que dans son souvenir, et Drew, qui avait été le premier à lui adresser la parole. Elle lui lança un regard désespéré, désespéré de solutions à ses questions, mais avant qu'elle ne puisse piper mot, le groupe se mit en marche, elle avec, entraînée par la main chaude d'un garçon qu'elle, et à sa plus grande déception, ne pouvait identifier. Elle suivit sans un mot, fixant tantôt ses pieds, tantôt son geôlier de la main, tantôt les paysages qui défilaient autour d'elle, mutée dans un nuage muet, mélange de curiosité et d'incompréhension. 
Gabriel -elle avait réussi à attraper doucement son nom- ne la lâcha que devant une boutique en fin de vie, remplie de babioles, merveilles et breloques en tout genre. Alix y entra, à la suite des autres, toujours dans un mutisme d'enterrement, ne laissant s'exprimer que ses yeux, ses mains. Les réponses viendront après, pour l'instant elle profitait de ses jambes, de ses sens, de tout ce qu'elle avait à découvrir. Elle passa sa main sur certains objets, mais très vite elle ressortir de l'échoppe, attirée par l'ailleurs, l'en-dehors, l'inconnu. Elle fit le tour du petit bazar, leva les yeux vers le ciel, s'accroupit, gratta la terre, se releva, tournait, tournait, contemplait les autours, laissait le vent caresser sa silhouette ; elle se déchaussa. Toute la troupe sortit en courant, et elle suivit, agile, ne prêta aucune attention à ce qu'il se passait, courait juste, ne prêta aucune attention à ses pieds nus sur les graviers, s'écorchant. Elle s'arrêta, ne prêta aucune attention au discours grave de Clarence, regardant ailleurs. Elle se retrouva seule avec Drew, les autres s'étant dispersés. Elle le fixa dans le blanc des yeux, haussa un sourcil. Devait-elle poser des questions, gronder, remercier, hurler pester sourire ? Fuir ? 
-Drew, commença-t-elle d'une voix douce, plus assurée que sa voix habituelle. Drew, s'il te plaît, elle marqua une longue pause, hésitante.. puis finit : Fais moi visiter.
A la fois une prière et un ordre. Alix n'avait aucune idée de la raison de leur présence, n'envisageait ni monstres, ni combats, ni mission. Elle voulait juste commencer à revivre.
IN GIRUM IMUS NOCTE
ET CONSUMIMUR IGNI

 
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#84
Au début, pendant un bref instant Antigone lui parait sur la réserve ; elle semble peu encline à s'ouvrir par rapport à l'amulette. Puis enfin, elle le décroche de son cou, et le médaillon passe du creux de sa poitrine aux mains de Clarence qui essaie de pas trop y penser et il se concentre sur les motifs triangulaires si spécifiques de la pierre. Alors qu'il l'examine de plus en plus prêt, Antigone répond enfin :
-Je l'ai trouvé à la boutique et il me dit aussi quelque chose. Comme une réminiscence, tu sais ? Une sensation de déjà-vu. Surtout ce signe-là, avec tous les triangles.
C'était exactement pareil pour lui. Clarence fronce les sourcils ; il y avait vraiment quelque chose d'étrange à propos de ce bibelot.
-Ouais, dit-il ensuite, c'est tout pareil pour moi et-
Apparemment Antigone n'aime pas trop ce qu'il était en train de lui dire car quand il lève les yeux vers elle, la fille est debout, les yeux écarquillés et le bâton brandi, prêt à lancer l'attaque. La magie fuse d'un filet d'un bleu éclatant, presque phosphorescent, et file droit sur lui. Clarence, malgré toute la vivacité que sa classe d'assassin lui permet, est tellement désorienté par ce changement radical de comportement chez sa binôme que la seule chose qu'il est capable de faire c'est de tomber de côté sur le coude. De concert avec la tête poilue et hideuse d'un monstre juste derrière la sienne, dont la gueule est encore figée dans une grimace prédatrice d'où dégouline un monticule de bave.
Ah. D'accord.
Hébété, Clarence reste immobile, son regard rivé sur l'affreusité tout bonnement infernale qu'Antigone vient d'abattre. Pas mal de trucs se bousculent dans sa tête,et notamment 1) comment n'a-t-il pas capté que ce truc arrivait juste derrière lui pour lui croquer la tête 2) il a tellement frôlé la mort qu'il a presque le poids figuratif de l'obole sur la langue 3) Antigone vient tranquillement de lui sauver la vie.
Alors il tourne ses yeux surpris et encore écarquillés vers elle et balbutie :
-Euh... wow, merci hein. Je t'en dois une bonne.
Mais Clarence n'a guère le temps se remettre sur pieds et de s'épousseter qu'un monstre du même acabit que celui qu'Antigone vient de dézinguer charge derrière elle. Cette fois-ci, les réflexes de son personnage Ethnolien sont aux rendez-vous car Clarence bondit vers la jeune fille, et dans leur chute ils croisent l'animal qui avait sauté dans leur direction en même temps que l'assassin. Alors qu'ils s'écrasent tous les deux lourdement au sol et malgré l'embarras, Clarence sait qu'il est questions de secondes avant que l'atroce créature ne revienne à la charge. Il saute sur ses pieds en embarquant Antigone qu'il relève et repousse sur le côté. Alors qu'il entendit un autre glapissement de surprise de la jeune fille qu'il a peut-être ejectée un peu violemment, il fait volte-face vers le monstre, deux grosses épées dégainées. Une lame siffle furieusement dans l'air puis file à travers les jugulaires et la nuque (s'il était question d'une anatomie similaire à celle humaine) du monstre, dont la tête se détache pour rouler dans l'herbe en aspergeant Clarence d'un liquide visqueux d'une étrange couleur violette. Bon. Le combat à l'arme blanche à ce défaut de n'être propre ni de près ni de loin. Il réprime un haut-le cœur de dégoût alors qu'une odeur putride envahit ses narines.
Mais ce n'est pas le moment de baisser la garde, ni de se reposer sur ses lauriers. Les hautes herbes tout autour d'eux frémissent déjà ; la meute a du suivre les deux premières bêtes.
Habitué à travailler en solo, Clarence est déjà prêt à déguerpir en vitesse mais il se rappelle soudain qu'il est avec Antigone. Il se tourne vers elle, lui attrape le bras et se met à courir.
-Vite, y'en a plein partout !
Dans la panique et l'adrénaline de l'instant, les deux compères en oublient totalement de sonner l'alarme ; sans se douter que partout autour d'eux l'attaque avait été lancée ou était prête à éclater pour tout le monde.
La nuit est en train de tomber, et la luminosité décline à tout instant. En courant ; il devient difficile pour Clarence qui distribue des coups à tout va de distinguer quoi que ce soit.
-Incante de la lumière ! demanda-t-il à Antigone. Grouille-toi!
Bien heureux vous qui pleurez maintenant car vous serez dans la joie
Bien heureux serez-vous si les autres vous haïssent, s'ils vous frappent d'exclusion
et tressaillez d'allégresse
car votre récompense 
sera grande dans le ciel

 
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#85
 
Drew c'était retrouvé en fin de ligne, quelques pas derrière le groupe, à ruminer sur les cailloux depuis vingt longues minutes qu'il n'avait rien d'un enfant. A par peut être la taille. Et la tête. Et le caractère. Et l'âge.
Sinon à part ça, rien à voir. Vraiment. 

Mais les petites pierres rondes ne l'aidaient pas vraiment à se calmer, malgré les nombreux coups de savates de sa part. Heureusement pour les pauvres roches, il finit par se rendre compte que les frapper avec acharnement n'allait pas arranger grand choses. D'autant plus qu'il était intimement persuadé d'en avoir envoyé un dans la chevelure épaisse d'Antigone par inadvertance. Il s’arrêtèrent un instant pour discuter de leur stratégie et faire le groupes.
La stratégie consistait à taper fort, et à espérer que les monstres ne tapent pas plus fort qu'eux, et les groupes furent tirer au sort puisqu'ils étaient incapables de se mettre d'accord sur une repartions équilibrée. Il se retrouva en duo avec Alix, la petite nouvelle aux airs de lutin avec ses oreilles pointues. Il lui lança un léger sourire et tenta une interaction sociale.
« - Jolis cheveux. Ça te va bien. J'aime bien la couleur !» Ses yeux aussi avaient la même teinte. Couleur de... De... Poussière ? Métal ? Un peu semblable à ses amis les cailloux aussi.
Ouais.
Définitivement la poésie c'est pas pour Drew. Aussi il préféra arrêter là les compliment avant de faire une gaffe, comme lui faire remarquer que ses yeux lui faisait penser à une souris. Un jolie petite souris certes, mais il avait pressentiment qu'elle ne le prendrait pas forcement de la meilleure manière qui soit. Aussi il reste silencieux et se contenta d'observer sa partenaire de bataille toute en l'entraînement vers la surface la plus à découverte de la plaine, pour laisser la place à l'un des dragon de s'y poser. Elle regardait avait un tel émerveillement dans les yeux le paysage qui s'offrait à elle qu'elle en avait des étoiles dans les yeux.
Au sens figuré bien entendu. Elle n'avait pas littéralement d'étoiles dans les yeux.
Est-ce qu'il existait des étoiles assez petites pour se poser sur les yeux de quelqu'un ?
C'est peut être pour ça qu'il n'est pas doué en poésie Drew, il réfléchit trop.
Un papillon transparent tourna un instant autour d'elle, se posa sur le bout de son nez et repartit vivre sa vie quelques secondes après. Un large sourire se dessina sur le visage elfique d'Alix, le genre de sourire contagieux qui nous rend heureux sans même qu'on comprenne pourquoi.

Ils arrivèrent derrière des buissons, pas très épais ni grands, mais juste ce qu'il fallait pour cacher leurs deux silhouettes frêles. Il se racla légèrement la gorge.
« - Je pense que c'est bon ici, on aura un angle de vue assez grand, on a plus qu'à espéré que les autres se charge du gros des best-
-Drew, le coupa-t-elle, visiblement sortie de sa transe.  Drew, s'il te plaît, elle marqua une longue pause, hésitante : Fais moi visiter. »
Il lui lança un regard hésitant et fronçant ses sourcils avant de réaliser qu'elle n'avait probablement aucune idée de ce qu'il se passait et de qu'ils allaient faire. Après tout elle était arrivé en plein milieu du discours du maire, et avait passer le plus clair de son temps à regarder les pâquerettes. Il se pinça l'arrête du nez, ne sachant quoi répliquer.
« - Je préférerai mille fois te montrer le monde dans le quel on se trouve, te méprend pas surtout hein, mais là tout de suite ça va pas être possible. Pas que j'ai pas envie ! J'ai très envie ! Enfin ça me dérangerait pas ! Il commençait à bafouiller comme un arriéré. C'est juste que là maintenant on doit d'abord aider les habitants du village de se débarrasser de nuisances et- »

Une fois encore il fut interrompu, mais cette fois-ci rien à voir avec la voix fluette de la petite elfe, plus un cri aiguë comme un énorme grésillement. Il ne lui fallu que quelques secondes pour se remettre et sortir de sa cachette, prend à en découdre, son cerveau tournant un cent à l'heure. Il essaya de se rappeler les caractéristiques des dragons électrique, ils étaient légers et rapides, pas très grands donc difficile à attraper. Ses pièges étant pratiquement tous électriques, ils ne serviraient à rien, le dragon serait capable de passer à travers comme dans du beurre. Il devrait trouver un moyen de le neutraliser, de l'empêcher de bouger à partir de là il n'aurait qu'à utiliser ses capacités de dresseurs. C'est dans ses moments là que la magie d'Antigone et Octavie lui manquait. Il se tourna vers Alix mais en la voyant il ne réussit qu'à se mordre la lèvre inférieur. Elle était arrivé aujourd'hui, n'avait aucune idée de ses capacités et ressemblait à une enfant avec ses pieds nus légèrement écorchés. Elle n'allait sûrement pas mettre un dragon à terre.
- Essaye de trouver un endroit où te mettre à l'abri, de manière à ce qu'aucun monstres ne puisse d'atteindre ! Lui lança-t-il rapidement, c'était encore le plus prudent à faire. Puis il se dirigea vers le dragon sortant de minis-bombes fumigènes de sa ceinture à outils et les lança en l'air pour obliger son nouvel adversaire à se poser sur la terre ferme.
De là il trouverait bien un plan pour l'attraper.   

Un long post pour dire que Drew fait de la merde en fait. 
http://image.noelshack.com/fichiers/2016/24/1466084580-zouzou-2.png

Tell me, Atlas.
 What is heavier
The world or its people’s hearts ?
 
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#86
Clarence fonce vers elle et sans qu'elle ne puisse laisser échapper un son il la plaque contre le sol avec violence. Elle se sent un peu poupée désarticulée alors qu'il la relève et la pousse de toutes ses forces sur le rocher où ils étaient assis précédemment. Elle tombe et roule dans un capharnaüm de mèches rouges et d'éclair bleutés. Elle hurle et se recroqueville quelques secondes avant de se relever lentement en vérifiant que tout aille bien dans son corps, mis à part la nouvelle teinture violette qui est manifestement pas à base d'ammoniac. Le reste se passe très vite ; dans une sorte de amas étrange de sang violets et de lames incandescentes sous l'crépuscule, elle entrevoit à peine Clarence éliminer une autre bestiole monstrueuse. Le sang gicle à nouveau jusqu'à elle dans un demi-cercle d'l'apocalypse.

« Vite, y'en a plein partout ! »

Clarence saisi Antigone par le bras avant de l'entrainer dans une course effrénée. Dans son dos, elle sent la menace des bestioles qui se lancent à leur poursuite. Une main avec Clarence et l'autre crispé sur son bâton, elle l'entend à peine lui demander d'incanter de la lumière. Elle jette un sort dans son dos qui touche l'un des poursuivants ; elle l'entend à son grognement d'agonie qui s'éloigne à mesure qu'ils s'enfuient. Elle réplique aussitôt par une couche de verglas qui devrait considérablement les ralentir. Elle voudrait lui dire pas loin d'un milliard de choses, à Clarence, sauf que voilà ; y'a pas trop le temps de se poser pour lui exploser entre les mains comme une putain de grenade rouge. Il a pas besoin de ça et elle non plus. Alors elle se concentre et tente de produire de la lumière et là se joue les coulisses de la catastrophe ; un véritable geyser d'eau explose du bout de son sceptre et retombe jusqu'à Clarence comme une pluie tropicale. Violente et pas trop attendue.

Désolée, Clarence.
Au moins y'aura plus d'sang, comme ça, pas d'ressentiments.
Non ?

Elle peste et ferme les yeux alors qu'il l'entraine dans la nuit ; trempé blessé de mauvaise humeur et elle ne serait même pas étonné qu'il la plante là, elle et son genou un peu niqué qui l’empêche de courir aussi vite qu'il le pourrait. Elle lève à nouveau son bâton et murmure l'incantation. Alors une lueur brillante comme mille étoiles nait au bout de son sceptre pour venir éclairer leurs deux visages échevelés par la course. Elle tire doucement Clarence pour l'entrainer derrière un arbre. Les monstres qui les poursuivaient ont l'air de s’être découragés, ou au moins les ont-ils semés. Elle se laisse tomber contre le tronc et jette un œil inquiet derrière elle. La lumière continue à pulser de son bâton comme leur proxima centauri personnelle.

« Je... » Elle commence et s'étrangle. Elle voit le visage blafard de son camarade et les gouttes d'eau qui brillent dans la lumière comme de curieux bijoux. Elle rêvasse un peu de pierre précieuses gouttes d'eau ; et ses aigues-marines dans leurs orbites s'animent un peu plus. Elle en oublie Clarence dans ses divagations de folle-dingue-à-lier. Puis dans un sursaut elle revient à lui et à la vague qu'il vient d'essuyer. « Tu es mouillé, désolée. C'était un... réflexe le truc de la fontaine. » Elle sort un vêtement en coton de son sac et hésitante, elle essuie le visage du jeune-homme qui continue à la toiser de son regard dérangeant ; un peu de colère et de douceur mêlée, juste ce qu'il faut pour ébranler. Elle le fait maladroitement ; presque sure de lui avoir un peu écrasé le nez dans ses gestes précipités et fébrile. « Désolée, désolée, je suis nulle, fais-le tout seul. » Et elle lui jette le linge dans les mains comme si il s'agissait d'une putain de tarentule.

Puis elle entend une rumeur au loin ; qui ressemble étrangement aux grognement de leurs poursuivants. Elle avise une crevasse dans le sol qui lui semble assez profonde pour s'y dissimuler et pousse Clarence dedans avant de s'y engouffrer à sa suite. Elle lui intime de se taire en posant un doigt sur ses lèvres cramoisis puis se recroqueville pour se faire plus petite encore qu'elle ne l'est déjà.
Au bout de son bâton, la lumière se meurt et les plonge dans la pénombre.
oh you're a princess ? but i'm the queen, bitch

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#87
Clarence a conscience qu'il est souvent incompréhensible, sur une autre longueur d'onde, pas clair, bref il sait qu'il est difficile à suivre et que les gens comprennent souvent le contraire de ce qu'il essaie de leur montrer. Mais là il s'agit d'un tout autre niveau ; il demande de la lumière et c'est un un ouragan qu'Antigone lui envoie sur le tronche.
C'est pire que si elle lui avait envoyé une claque monumentale, parce qu'il reste complètement éberlué de ce qu'il vient de vivre. C'était froid, mouillé et douloureux. Il s'imagine sous ce geste totalement involontaire une vengeance quelconque pour l'avoir jetée violemment quelques instants avant. Il ouvre la bouche pour pester, croise le regard un peu surpris et surtout coupable d'Antigone, donc il la referme.
Malgré l'urgence qui les entoure, cette pause est bienvenue car, pas fou, Clarence avait très vite compris qu'Antigone rencontrait des difficultés à suivre sa cadence de course et semblait même boiter quelque peu. Malheureusement, les monstres sont tout près, et ce court instant de répit se voit contraint à être interrompu. Toujours en silence, partagé entre la colère, l'agacement mais aussi une infime part d'attendrissement devant une maladresse aussi grosse, Clarence reprend la main d'Antigone et ils reprennent leur course. Le gars sait que s'ils s'en sortaient vivants, avec le recul (nécessaire pour panser son égo toutefois blessé) cette mésaventure serait une anecdote plutôt amusante à partager avec les autres. Clarence voit soudain un éclat lumineux danser sur les fougères alors qu'ils continuent de courir, et il sait qu'Antigone a finalement réussi son incantation.
D'un coup, il est stoppé dans sa course, et doucement malgré la précipitation impliquée par la situation, Antigone l'entraîne vers un arbre. Les branches étant désespérément basses (à l'instar de ses habitants, les arbres de l'île de Bendetto n'étaient pas immenses non plus) Clarence fut contraint de se plier en deux pour échapper au contact des feuilles dans ses cheveux et sur son visage.
Il y a un moment de flottement au cours duquel Clarence constate que leurs assaillants ont perdu leur trace, et aussi qu'Antigone est pourvue d'une véritable constellation miniature de taches de rousseur dans la nuque. Le détail, au vu de la situation, est dérisoire, mais c'est ce que la mémoire sélective de Clarence décide de sélectionner. Sans prévenir, alors qu'il laissait son esprit filer, Antigone se retourne vers lui après avoir passé quelques minutes à guetter les parages, et leurs visages se retrouvent un peu trop près au goût du jeune homme, qui est pourtant le pro invétéré de l'invasion involontaire de l'espace vital personnel. Antigone balbutie un mot ou deux, puis sa phrase se meurt au bord de ses lèvres ourlées, et s'ensuit un moment de contemplation silencieuse mutuelle.
Le garçon qui n'a jamais vraiment observé de si près une jeune fille de toute sa vie se perd sur le jolie visage ovale et blême d'Antigone, s'arrête un temps sur les quelques grains de beauté qui se posent sur la peau opaline, et évite soigneusement les grands yeux bleus d'Antigone afin de ne pas s'y perdre définitivement.
Il rêvassait encore -la retombée d'adrénaline avait cet effet de ralentir la pensée apparemment- quand Antigone le ramena très vite sur Terre avec cette phrase mal assurée :
-Tu es mouillé, désolée. C'était un... réflexe le truc de la fontaine.
Hein ?
C'était déjà oublié, Clarence était... passé à autre chose ?
-Euh... ben...c'est pas grave ? répond-il d'une voix sourde.
Fébrilement, Antigone manqua de lui casser le nez en lui passant maladroitement un linge sur la figure dans une tentative un peu bourrue de lui sécher le visage.
Puis elle renonce : «Désolée, désolée, je suis nulle, fais-le tout seul.»
Alors, tant pour effacer toute trace d'eau sur son visage que l'espèce de déception qui s'empare de lui, Clarence frotte furieusement cette foutue serviette contre sa peau. Il est étrangement encore un peu plus agacé qu'avant. A cause de l'énergie qu'il met dans ce lavage de figure, il n'entend pas le bruit des bêtes qui se rapprochent, et se laisse surprendre quand Antigone le tire par le poignet et que la noirceur d'une crevasse quelconque les happe. Il tombe à la renverse dans la précipitation, se cogne contre une surface plutôt souple et molle, et, allongé dans une position plutôt recroquevillée il rouvre les yeux.
Deux secondes avant il avait la tronche dans la serviette et ils étaient au niveau d'un arbre aux dernières nouvelles. Clarence est complètement désorienté. Où sont-ils, merde ?
Tout ce qu'il sait, c'est qu'il est très à l'étroit dans ce qui semble être une sorte de trou dans le sol, et qu'Antigone est blottie contre lui et semble retenir sa respiration. Au dessus d'eux, Clarence entend les grognements et les reniflements bruyants des monstres qui sont à leur recherche. Il sait que le moment est crucial ; ils doivent rester le plus silencieux possible.
Les secondes se font des heures alors que les recherches frénétiques des bestioles se prolongent.
Clarence sent la sueur dévaler ses tempes, et contre son torse Antigone qui tremble comme une feuille. C'est pas grand chose, mais Clarence passe son bras autour d'elle. Il sait pas trop quoi faire d'autre pour lui signifier silencieusement -et à sa façon- qu'ils vont s'en sortir. Son autre bras s'est déjà fastidieusement faufilé pour attraper une dague. Au cas où. En dernier recours.

Même s'ils sont dans un jeu, ce genre de situations périlleuses peuvent avoir des conséquences graves sur la réalité si elles s'enveniment. Mourir sur Ethnolia n'est jamais une bonne chose, ni très un retour très agréable au manoir.
Clarence a véritablement le sentiment qu'ils sont restés là des heures quand le silence retombe enfin, et qu'il a l'assurance que les bêtes sont assez loin pour qu'ils recommencent à respirer normalement.
Mais aucun d'eux deux ne bouge pour l'instant. Clarence a la bouche sèche, les joues en feu et le cœur qui bat inhabituellement vite -il se persuade qu'il est juste éprouvé par leur course folle.
-Au fait, commence-t-il en chuchotant tout doucement. Désolé d'avoir rejeté ton goûter. Une pause. Enfin. Il y a cinq ans, quoi. Je m'en suis voulu, après.
T'es en danger de mort imminente entouré de monstres, en plein milieu d'une mission importante, allongé dans une crevasse avec la Antigone, et tu te mets à dire des conneries. Tu divagues, mec.
Clarence, t'es vraiment bête, parfois. Tout le temps.
Bien heureux vous qui pleurez maintenant car vous serez dans la joie
Bien heureux serez-vous si les autres vous haïssent, s'ils vous frappent d'exclusion
et tressaillez d'allégresse
car votre récompense 
sera grande dans le ciel

 
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#88
Un hurlement déchira l'air avec violence. Le silence retomba avec la pénombre de la nuit qui tombait plus vite que prévu.
Octavie porta la main à la garde de son épée, plus par réflexe que par réel désir de s'en servir. Elle dégaina, sans prêter attention à Gabriel qui de toute manière ne lui servirait sans doute pas à grand chose. Elle maniait bien mieux l'art des éléments que celui de l'acier. La jeune fille agita ses doigts doucement, et une douce lueur rouge éclaira ses doigts. Ses lèvres chuchotait quelques mots qui n'avaient de sens que pour elle.
Le jeune fille secoua la tête, ses cheveux parles se répandant autour de son visage inexpressif, ce du à la concentration qu'elle déployait. Elle entendit des branches craquer, sous la page d'un humain ou d'un animal lourd. Un grognement confirma la seconde hypothèse, puis en écho, d'autres lui répondirent. Octavie ne fut pas à même d'identifier combien de créatures les entouraient, mais elle était sûre d'une chose : ils les avaient flairé.
- Ils vont s'approcher et tu sonnera l'alarme, ordonna Octavie.
Elle serra sa main sur la garde de l'épée à la lame légèrement émoussée pour se donner contenance. Ses lèvres soufflèrent la fin de l'incantation, et des flammes crépitantes s'emparèrent de son bras, léguèrent son visage à l'instant où un hurlement bestial semblait sonner la charge. Dans son dos, Gabriel eut la présence d'esprit de sonner le cor, qui retentissant, colla un frisson à Octavie. Les bêtes grognement et rechignèrent sitôt qu'Octavie agita son bras, et avec elle, les flammes firent geindre les créatures. L'une d'elle s'aventura un peu trop loin, mais se heurta à une sphère d'énergie qu'Octavie lança après avoir lâché son épée dans l'herbe. la chose glapit, et sembla s'évanouir dans la forêt. Les autres ne semblèrent pas apprécier, car elles feulèrent et se rapprochèrent un peu plus des deux jeunes gens. Octavie joignit ses mains, ferma les yeux et après quelque mots murmurés, un cercle de flammes apparut, les inondant d'une chaleur et d'une lumière bienfaitrice, qui fit détaler les bêtes.
- On retourne à la lisière, elles vont revenir, martela Octavie dents serrées.
Lorsque les flammes se tarirent, Octavie ramassa son arme, et entraînant Gabriel avec elle, elle se mit à courir dans la forêt. Elle n'eût pas un regard en arrière vers Gabriel : s'il suivait, tant mieux sinon tant pis pour lui. Elle courrait le plus vite qu'elle pouvait, mais sa course folle fut stoppée des lors qu'elle heurta de plein fouet quelqu'un. Octavie chuta, et paniquée, jeta un regard derrière elle.
 
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#89
Allongée dans l'arbre, Lee avait remarqué les créatures qui se précipitaient vers eux depuis longtemps. Elle avait des sentiments partagés à l'égard de sa vue surhumaine: sa délectation et sa satisfaction étaient souvent entachés d'un sentiment de culpabilité, lié au fait qu'elle savait pertinemment que c'était un complexe qu'elle compensait. Pire encore, le contraste entre sa vue ethnolienne et celle du monde réel se faisait de jour en jour plus vibrant, et ainsi, douloureux.
Figurativement, bien sûr. Quoique un effet secondaire de l'effet placebo était qu'on en venait à ne plus arriver à dissocier les sentiments des sensations physiques. Avait-on mal, ou croyait-on avoir mal? Tout se brouillait et les pensionnaires nageaient dans une soupe de neurotransmetteurs perdus et de régions du cerveau saccagées et à moitié ivres de rêves.
Le gentil Milo devait être occupé à préparer des trucs d'alchimie, mais Lee n'y comprenait de toute façon rien et assumait qu'il se débrouillerait de façon stylée dans son coin. Non, elle n'avait absolument pas peur pour lui. 
Se redressant à califourchon contre une grosse branche (et savourant comme au premier jour le plaisir de n'avoir aucun organe masculin gênant), elle tendit l'oreille, essayant de se remémorer la liste de l'émouvant maire Johnny Poitou. 
Les bestioles semblaient assez grosses. Qu'y avait-il, déjà?
"Trois tigres blancs à dent de sabre, un dragon d'électricité de sous-catégorie oméga, une douzaine de necromarki et des baleines volantes."
Elle supposa que les autres avaient affaire aux smilodons; le terrain dans lequel ils étaient, des arbres au bord de la route suivis d'une plaine, était un peu trop dépourvu en hautes herbes et en jungle pour ces fauves. Les necromarki puaient à un kilomètre à la ronde; quant au dragon, il aurait hurlé depuis longtemps.
Lee se demanda si les baleines volantes étaient hostiles. Elle y réfléchissait toujours, ses pieds se balançant dans le vide, quand une ombre plana au-dessus de sa tête. Elle la vit dépasser l'arbre puis disparaître.
Bondissant aussitôt sur sa branche, elle se faufila à travers l'épais feuillage et, tendue comme un félin, elle glissa son nez hors de sa cachette.
Alors, elle comprit pourquoi le maire avait décrit des baleines hostiles, oxymore qui faisait sourire amèrement.
Ce n'étaient pas trois baleines qui nageaient en cercle autour d'eux.
C'était une troupe de trois énormes requins bouledogue volants. Mesurant bien la taille d'une petite baleine; mais avec un appétit de tuer qui dépassait de loin celui des gros mammifères marins.
Dans un silence tendu, Lee sortit son arc et prit une flèche de son carquois (qu'elle portait à la hanche). Elle banda son arc en priant les dieux, originels et précurseurs, même les plus minables des sous-dieux existants, de ne pas trop faire vibrer sa corde. Elle ramena sa main à son oreille, tous les muscles de son bras tendus à l'extrême, la plume lui chatouillant les lèvres, et visa l'oeil d'un des requins. 
-Si vous existez, déités de mes coquilles, aidez-moi, murmura-t-elle.
Et elle relâcha la flèche. Celle-ci déchira l'air, fila comme le vent, et partit heurter la face d'un des requins avec un choc et un bruit des plus violents. La pointe de la flèche transperça son globe oculaire, déchira sa cornée, dans une explosion de sang et d'humeur vitrée, jusqu'à ce que les plumes blanches de la flèche soient salies par le liquide qui ruisselait à présent jusqu'au sol, tandis que le requin réprimait un spasme et secouait la tête, et que les autres requins bondissaient en cherchant leur ennemi. 
Les requins ne criaient pas, bien sûr, mais si celui de Lee aurait pu, il aurait hurlé d'agonie.
Pour l'heure, il était fâché, son cerveau était intact, et il savait d'où venait la flèche.
Lee banda une autre flèche, mais elle glissa, dérapa, tomba de l'arbre, en criant de douleur, s'empêtrant dans son arc; et pour rajouter à sa misère, elle se prit bientôt un tas d'armures et de cheveux clairs dans la figure. Elle ne put que balbutier:
-O-OCTAVIE???
Mais les requins fondaient déjà sur eux.

T H I S L I F E C O U L D B E T H E L A S T

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A N D W E ' R E T O O Y O U N G T O C A R E
 
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#90
Comment quoi? Cela faisait trente minutes que Gabriel ne savait plus trop ce qu'il se passait. Il se souvenait qu'il était assit à côté d'Octavie derrière un arbre attendant les monstres ou un quelconque signal. Puis hurlement, monstre, épée magie, tout s'enchaîna trop vite pour que Gaby ait le temps de tenter quoi  que ce soit... Que pouvait t'il faire de toute façons, leur donner des coups d'épaule? Le corps à corps ne lui disait pas plus que ça, ce n'était pas vraiment son rayon d'action. Pendant qu'Octavie se lançait dans la bataille les défendant tout les deux tant bien que mal, elle lui demanda... non... Lui ordonna sèchement de sonner l'alarme, ce qu'il fit ne voulant pas que sa camarade s'énerve contre lui. Ce n'est pas qu'il ne l'aimait pas, mais son attitude froide avait tendance à lui faire de la peine voir lui faire un peu peur... Au fond, il aurait voulu se retrouver en binôme avec quelqu'un d'autre mais bon, au moins Octavie savait se battre alors que lui, face au monstre, était presque inutile. Il avait quelques connaissances du bestiaire et des techniques pour trouver les points faibles de certaines créatures mais mettre tout ça en pratique c'était autre chose...Enfin... Il sortit un cor, petit mais au son puissant, et soufflant aussi fort qu'il le put fit retentir l'instrument qui résonna jusque dans la plaine. Les autres étaient prévenus au moins qu'ils étaient en difficulté, même s'il se doutait que le reste du groupe se démenait déjà avec des monstres de leur côté. Ensuite Octavie l'entraîna et ils se mirent à courir, aussi vite que possible, slalomant entre les arbres de la forêt sombre. Son équipière manqua par trois fois de le semer, son avatar ne lui permettant pas de courir aussi vite qu'il le voudrait, toutes fois quand celle çi s'arrêta brusquement, Gabriel était assez près d'elle pour ne pas réussir à freiner à temps et il se la prit en pleine figure lorsque celle ci tomba en arrière l'entraînant dans sa chute.
 
Reprenant ses esprits Gabriel se releva aidant Octavie à se remettre sur pied ainsi que la personne qui leur était littéralement tombée dessus.
-O-OCTAVIE???
-Lee! Lança Gabriel avec soulagement, Vite on est poursuivit on doit se...
Mais pas le temps de finir sa phrase, Gabriel aperçut d'énormes et menaçant "poissons volant" foncer sur eux toutes dents dehors. Le jeune homme réfléchit, s'il se souvenait bien, ces créatures avait une vue médiocre mais une sorte de radar sur-développé les permettant de capter leur proie même dans les nuits les plus noires, mais leur taille était en partie un handicap, leur réflexes était lent et...
-Baissez vous!
Gabriel saisit les jambes des filles, et tout le monde se retrouva plaqué au sol à nouveau. La bête qui les chargeait n'eut pas le temps de réagir et alla s'enfoncer droit dans les arbres derrières eux. La créature était sonnée... Mais elle finirait bien par se relever, il fallait l'achever maintenant!
-Ils auraient pu nous prévenir pour les requins!? Des baleines non mais j'te jure... L'une de vous peut se charger de mettre cette chose hors d'état de nuire s'il-vous-plaît?
Après ces mots, Gabriel s'accrocha à un tronc et grimpa à la force de ses petits bras au sommet. Son alter-ego virtuel était assez agile pour évoluer de façon fluide à travers les branches et au moins il n'avait pas peur des égratignures. Arrivé à la cime de l'arbre il eut une vision à peu près net du "champs de bataille", les autres groupes se démenaient aux alentours, trop éloigné pour qu'ils puissent leur venir en aide pour l'instant et un autre requin s'approchait dangereusement.
Gabriel retourna se tapir dans les feuillages attendant les prochaines actions de son groupe désormais élargis.
 
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