27-07-2015, 14:59
(Modification du message : 27-07-2015, 20:36 par Blouzblanche.)
(Coucou toi, bienvenuuuue <3 Envoie ton skype et on te rajoute à la convo du rpg, tu vas voir c'est plein d'amour et de fluff
)
Le vent avait commencé à tourner et des oiseaux s'étaient profilés à l'horizon, tandis que l'équipage s'était mis à remuer du beaupré jusqu'au mât d'artimon. Après avoir passé quelques instants à faire des noeuds dans un cordage oublié et à sourire timidement à Octavie, avant de cacher ses larmes, trop perdue pour savoir quoi lui dire, Lee avait essayé de se rendre utile et avait rejoint tous les membres d'équipage les plus musclés pour pousser le cabestan et faire descendre l'ancre. Un mécanisme alliant magnétique et magie la fit aussitôt filer et s'arrimer aux pontons. Aussitôt fini, le front mouillé de sueur se mêlant à ses larmes poudrées de fard à paupières, elle se précipita sur le côté et se hâta de lancer les cordes pour que les marins du pont les tirent vers eux. Ainsi abordèrent-ils.
Ce qu'elle refusait de s'avouer, c'est qu'en plus de rendre service, elle essayait de s'abrutir au travail, afin de ne plus penser à ses peurs et d'éviter de parler aux autres. Son échec de conversation avec Octavie la gênait déjà bien assez. Se précipitant au sol, Lee inspira l'air étrangement dépourvu d'iode du port, froid et sec, la remuant comme un souffle glacé et râpeux qui s'introduisait dans ses poumons contre son gré.
Regardant ses pieds, elle rajusta sa ceinture, son plastron et son carquois, et se prépara à aller chercher les chevaux, lorsque le contact froid de l'air sur sa peau lui rappela que ses joues étaient encore humides. Elle eut un frisson de gêne en pensant à son maquillage dégoulinant et à son nez rouge miséreux, lorsque, comble de l'embarras, la main fluette d'Antigone se matérialisa, tenant un petit mouchoir en papier.
Lee resta interdite quelques secondes, puis, ne voulant pas se donner en spectacle, elle l'accepta avec un petit hochement de tête, regardant droit devant elle, et s'essuya le visage avant de se moucher. Elle jeta un regard au mouchoir et vit qu'il était constellé de noir et de rouge. Le maquillage de ses yeux et de sa bouche avait dû horriblement couler.
Elle se raclait la gorge, lorsque la voix beaucoup trop mélodieuse d'Antigone s'éleva.
-Lee, tu sais, si tu as besoin de parler...
La voix mourut aussitôt, comme un oiseau qui aurait tenté de prendre son envol trop tôt.
Lee releva les yeux vers elle; sourcils froncés, bouche entrouverte. Croisant le regard bleu d'Antigone, elle y décela une tentative d'amitié et de contact qui la réchauffa comme une bourrasque d'air chaud, véritable trésor dans cet archipel si ensoleillé et froid.
Elle voulut répondre par un océan d'amour et de remerciements, mais les mots se bousculèrent dans sa bouche comme un train qui déraille.
-M-Merci Antigone tu devrais pas-enfin si, mais tu -tu sais que je-non mais nous, enfin, ah, euh... AAAAH.
Elle eut un râle de frustration et détourna le visage, le poing crispé sur son mouchoir, tandis qu'un sourire de ridicule se glissait inexorablement au coin de sa bouche.
Et puis elle plissa ses yeux auréolés de noir lorsqu'elle vit Milo gober des gélules avec une joie inexpliquée.
Lee sentit son sang ne faire qu'un tour. Elle connaissait ces pilules, vu qu'elle avait fait une blague dessus quelques heures plus tôt.
-Désolée, Antigone. Hé! Le dragée! Oui, toi, le mec aux cheveux marshmallow! C'est pas parce que t'as la même coupe qu'Octavie que tu peux lui piquer ses médocs. Et puis comment t'as fait pour les avoir dans ce monde?
Elle courut à sa hauteur; c'était Milo, l'hypocondriaque qui gobait tout ce qui traînait et qu'elle avait déjà vu tellement défoncé qu'il n'arrivait même plus à cligner des deux yeux en même temps. Ils ne se parlaient pas souvent, probablement parce que Lee n'avaient aucun médicament à se faire enlever des poches.
-Si tu veux que je te fasse parvenir ton poids en Valium, t'as qu'à le demander, ajouta-t-elle en croisant les bras, ses muscles encore contractés par l'usage du cabestan. Mais ces cachets sont contre la déprime, tout ce qu'ils vont te faire, c'est te faire faire voir des smileys partout et avoir des pupilles de la taille d'un trou noir. Et puis surtout, ils sont à mon amie. Si tu veux pas te prendre une flèche dans le cul par inadvertance la prochaine fois que j'aurai à te couvrir, laisse ces pauvres petits médocs à leur place.
Elle eut un petit soupir de frustration: elle s'était assez répandue en monologues pour le restant de la session.
-Cela dit... fit-elle en baissant les yeux. Je vais pas me mettre un talentueux alchimiste à dos. C'est toujours agréable d'avoir quelqu'un comme toi dans le coin quand on a un mètre entre son genou et son mollet et qu'on pisse le sang. Mais juste... Pas Octavie, s'il te plaît. Et surtout, surtout...
Elle baissa instinctivement le ton.
-Pas Antigone. Ca la rend folle.
Elle lui donna une tape sur l'épaule et se prépara à rejoindre tout le monde pour enfin s'avancer dans la ville portuaire étrange.
)Le vent avait commencé à tourner et des oiseaux s'étaient profilés à l'horizon, tandis que l'équipage s'était mis à remuer du beaupré jusqu'au mât d'artimon. Après avoir passé quelques instants à faire des noeuds dans un cordage oublié et à sourire timidement à Octavie, avant de cacher ses larmes, trop perdue pour savoir quoi lui dire, Lee avait essayé de se rendre utile et avait rejoint tous les membres d'équipage les plus musclés pour pousser le cabestan et faire descendre l'ancre. Un mécanisme alliant magnétique et magie la fit aussitôt filer et s'arrimer aux pontons. Aussitôt fini, le front mouillé de sueur se mêlant à ses larmes poudrées de fard à paupières, elle se précipita sur le côté et se hâta de lancer les cordes pour que les marins du pont les tirent vers eux. Ainsi abordèrent-ils.
Ce qu'elle refusait de s'avouer, c'est qu'en plus de rendre service, elle essayait de s'abrutir au travail, afin de ne plus penser à ses peurs et d'éviter de parler aux autres. Son échec de conversation avec Octavie la gênait déjà bien assez. Se précipitant au sol, Lee inspira l'air étrangement dépourvu d'iode du port, froid et sec, la remuant comme un souffle glacé et râpeux qui s'introduisait dans ses poumons contre son gré.
Regardant ses pieds, elle rajusta sa ceinture, son plastron et son carquois, et se prépara à aller chercher les chevaux, lorsque le contact froid de l'air sur sa peau lui rappela que ses joues étaient encore humides. Elle eut un frisson de gêne en pensant à son maquillage dégoulinant et à son nez rouge miséreux, lorsque, comble de l'embarras, la main fluette d'Antigone se matérialisa, tenant un petit mouchoir en papier.
Lee resta interdite quelques secondes, puis, ne voulant pas se donner en spectacle, elle l'accepta avec un petit hochement de tête, regardant droit devant elle, et s'essuya le visage avant de se moucher. Elle jeta un regard au mouchoir et vit qu'il était constellé de noir et de rouge. Le maquillage de ses yeux et de sa bouche avait dû horriblement couler.
Elle se raclait la gorge, lorsque la voix beaucoup trop mélodieuse d'Antigone s'éleva.
-Lee, tu sais, si tu as besoin de parler...
La voix mourut aussitôt, comme un oiseau qui aurait tenté de prendre son envol trop tôt.
Lee releva les yeux vers elle; sourcils froncés, bouche entrouverte. Croisant le regard bleu d'Antigone, elle y décela une tentative d'amitié et de contact qui la réchauffa comme une bourrasque d'air chaud, véritable trésor dans cet archipel si ensoleillé et froid.
Elle voulut répondre par un océan d'amour et de remerciements, mais les mots se bousculèrent dans sa bouche comme un train qui déraille.
-M-Merci Antigone tu devrais pas-enfin si, mais tu -tu sais que je-non mais nous, enfin, ah, euh... AAAAH.
Elle eut un râle de frustration et détourna le visage, le poing crispé sur son mouchoir, tandis qu'un sourire de ridicule se glissait inexorablement au coin de sa bouche.
Et puis elle plissa ses yeux auréolés de noir lorsqu'elle vit Milo gober des gélules avec une joie inexpliquée.
Lee sentit son sang ne faire qu'un tour. Elle connaissait ces pilules, vu qu'elle avait fait une blague dessus quelques heures plus tôt.
-Désolée, Antigone. Hé! Le dragée! Oui, toi, le mec aux cheveux marshmallow! C'est pas parce que t'as la même coupe qu'Octavie que tu peux lui piquer ses médocs. Et puis comment t'as fait pour les avoir dans ce monde?
Elle courut à sa hauteur; c'était Milo, l'hypocondriaque qui gobait tout ce qui traînait et qu'elle avait déjà vu tellement défoncé qu'il n'arrivait même plus à cligner des deux yeux en même temps. Ils ne se parlaient pas souvent, probablement parce que Lee n'avaient aucun médicament à se faire enlever des poches.
-Si tu veux que je te fasse parvenir ton poids en Valium, t'as qu'à le demander, ajouta-t-elle en croisant les bras, ses muscles encore contractés par l'usage du cabestan. Mais ces cachets sont contre la déprime, tout ce qu'ils vont te faire, c'est te faire faire voir des smileys partout et avoir des pupilles de la taille d'un trou noir. Et puis surtout, ils sont à mon amie. Si tu veux pas te prendre une flèche dans le cul par inadvertance la prochaine fois que j'aurai à te couvrir, laisse ces pauvres petits médocs à leur place.
Elle eut un petit soupir de frustration: elle s'était assez répandue en monologues pour le restant de la session.
-Cela dit... fit-elle en baissant les yeux. Je vais pas me mettre un talentueux alchimiste à dos. C'est toujours agréable d'avoir quelqu'un comme toi dans le coin quand on a un mètre entre son genou et son mollet et qu'on pisse le sang. Mais juste... Pas Octavie, s'il te plaît. Et surtout, surtout...
Elle baissa instinctivement le ton.
-Pas Antigone. Ca la rend folle.
Elle lui donna une tape sur l'épaule et se prépara à rejoindre tout le monde pour enfin s'avancer dans la ville portuaire étrange.
T H I S L I F E C O U L D B E T H E L A S T

A N D W E ' R E T O O Y O U N G T O C A R E





