Salutations à toi Angelo ^^
Alors, on a un peu parlé avec les autres du rp, et il s'avère qu'on a globalementun petite réticence à te laisser jouer avec ce personnage, qui s'avère trop proche du Sora de Kingdom Hearts pour nous. Nous te suggérons donc de modifier ton personnage (si tu à besoin d'aide n'hésite pas à m'envoyer un mp ou un mv). On ne te demande pas de tout modifier, bien entendu, mais de sorte qu'il ne ressemble pas autant que ça au personnage du jeu, on trouve ça dommage de jouer avec un personnage aussi proche de Sora.
N'hésite surtout pas à demander si tu as besoin d'aide !
Des bisous.
Quant à moi je laisse ça là & j'édite pour Octavie d'ici une heure je pense ~
L'homme du foyer, soit-disant.
Ses parents avaient toujours attaché une fascination morbide envers les significations des mots, en particulier s'ils n'étaient pas de leur langue. Kalei, ils avaient trouvé ça chantant, noble. Un prénom qui obligeait aussi à rester avec eux, à la maison et ne jamais subir les mutineries et autres des adolescents. Sur le papier, c'était une bonne idée. Dans les faits, Kalei était tout sauf ça.
Il n'avait jamais été un gamin très obéissant, sans pour autant être le colérique cauchemar qui hantait tant de parents. Actif, certes. Il préférait le charme de l'extérieur que les rêves vendus par la télévision qui enchantait ses frères et sœurs : la réalité, c'était bien plus drôle. Lui, il prenait un ballon dans le garage, partait et ne revenait que le soir, joues couvertes de crasse et les genoux d'égratignures, un sourire rayonnant éclairant la maison. Sa voix chantante racontait à qui voulait l’entendre que c'était drôle de partir. C'était beaucoup plus drôle à entendre que ses frères et sœurs qui racontaient comment ils avaient frénétiquement appuyé sur les boutons de la télécommande. Il allait sur les terrains des rues, voir les grands jouer au basket, et parfois certains, sans doute amusés de voir ce gamin tout boudiné les regarder de ses grands yeux avides, lui proposaient de venir jouer. C'était drôle, sûrement, de le voir s'agiter avec un ballon trop grand pour lui, le lançant au hasard sans qu'il ne heurte jamais le panier. Probablement.
Le terrain était sans aucun doute le seul endroit ou Kalei respectait les règles. Grandissant, le basket devint l'une de ses seules passions, sa hargne le hissant aux rangs des meilleures joueurs de l'école, voire de la ville. Il se sentait bien, un ballon dans les mains.
Les livres l'intéressaient aussi d'une certaine mesure. Il pouvait passer de longues heures dans une librairie ou une bibliothèque, dévorant les livres par centaines, jusqu'à ce que l'heure de se défouler sur le terrain de basket ne se présente. A vrai dire, il passait plus de temps en bibliothèque ou sur un terrain que dans des salles de cours. C'était plus intéressant, beaucoup plus. A ce moment là, tout allait parfaitement bien, et tout irait parfaitement bien. Il voulait devenir joueur de basket, il voulait participer aux plus grands championnats. Tout gagner, il rêvait déjà, se voyant écraser triomphalement le panier de l'un de ses dunks incroyable, à la dernière seconde du match fatidique. Il avait treize ans, des rêves pleins la tête.
La nouvelle s'insinua petit à petit dans sa vie. Au départ, ce n'était que quelques vertiges mêlés de maux de tête, rien qui ne puisse l'importuner. Il ne s'en formalisait guère, songeant au départ à une quelconque maladie, et au bout de quelque semaines, se dit que ce devait être ordinaire. Rien de trop important. La vue qui se troublait ajoutée à cela ne lui faisait pas peur, de même que les nausées qui accompagnaient parfois le retour à la réalité. Ce n'était pas important. Ses parents avaient suffisamment de problèmes pour qu'il ne vienne les préoccuper avec cela. Lui, il s'entraînait nuit et jour, sans cesse pour être le plus fort.
C'était au beau milieu d'un match que tout se déclencha. On lui avait raconté. Ils étaient au début du quatrième quart-temps, en route pour la fin du match. Dix points d'écart. Sa sœur lui avait dis que tous les yeux étaient rivés sur lui, que le dunk avait impressionné tout le monde autour. Qu'au début, les gens avaient pensé à une mauvaise blague. Puis, il y avait eu le sifflement de l'arbitre, ses amis qui se jetaient sur lui, effrayés. Le hurlement de maman aussi – mais tout était confus, Moana avait eu trop peur pour se souvenir de tout.
Il avait repris conscience au milieu de l'ambulance, faiblement, entre les affairements de l'infirmier, la main de son père broyant la sienne. Lorsqu'il avait tourné la tête, il l'avait vu pleurer. Kalei ferma les yeux à nouveau, s'abandonnant au sommeil, à ses rêves. Les hurlements de la foule déchaînée, tandis qu'il se retrouvait en compagnie d'une équipe aux visages inexistants, gagnants la finale, meilleure équipe du monde. On lui dit qu'il avait été éveillé une nouvelle fois, puis qu'il s'était rendormi une fois les examens médicaux terminés. Lui, il n'en avait pas le moindre souvenir. Il n'y avait que ses rêves.
On lui avait parlé d'étranges mots, qui sonnaient à ses oreilles comme des formules magiques dans les livres qu'il pouvait lire enfant. Tout dansait devant ses yeux, sans qu'il n'associe de mots à des réalités. Deux jours plus tard, il comprit réellement ce que le médecin avait voulu dire de son air grave et inquiet. Il y avait, une tumeur, qui semblait dévorer son cerveau petit à petit, ne lui laissant aucun répit.
Dans le miroir, sa belle gueule d'androgyne était déjà déformée par la fatigue. Comme une fatalité qui s'écrasait sur ses maigres épaules.
Sans le concerter, les médecins expliquaient déjà à ses parents terrifiés, terrorisés, ce en quoi consistait la chimiothérapie, que c'était ce qu'il y avait de mieux, meilleur moyen de retarder, de repousser la tumeur sans quoi il mourrait d'ici quelques années sans que quiconque ne puisse rien y faire. La voix glacée de Kalei résonna entre les murs blancs. Un « non » tranchant comme une lame, qui semblait venir droit du reflet.
Ses parents n'avaient pas les moyens. Lui non plus. Personne ne lui avait jamais rien dicté, et personne ne lui dicterait jamais rien.
Il dût attendre six mois, six mois de violence, et cris et pleurs concernant son refus catégorique. Il y avait la tumeur, qui s'étendait, dévorant, brisant, arrachant, les rêves de sa tête. Six mois à se répéter tous les matins qu'il fallait être fort, six mois à rabattre les couvertures sur sa tête tous les matins, pour retourner dans les rêves que n'avaient pas encore avalé la tumeur. Six mois, avant que ses parents ne l'obligent à s'asseoir dans le vieux canapé lacéré par les chats, pour leur expliquer ou ils allaient l'envoyer. Le vieux manoir, qui devait être à dix minutes en voiture, pas loin de la falaise. Il n'aimait pas aller là-bas. Là-bas, ça sentait la mort.
Le désespoir.
Le professeur voulait qu'il habite là-bas, en compagnie des autres. Ils disaient que ça l'aiderait, que tout serait pris en charge et qu'aucun traitement ne serait effectif s'il ne le voulait pas. Papa et maman pleuraient, tous deux, et leurs larmes semblaient être un concentré de fatigue, de lassitude et de déchirement.
Peut-être est-ce pour ça, que Kalei accepta. Il secoua la tête, péniblement, secouant ses rêves et sa maladie qui se battaient dans son crâne. Il se souviendrait toujours du visage de ses parents, ce mélange de chagrin et de soulagement qui éclairaient leurs yeux. Son choix, il ne le regretta pas.
Jusqu'à ce que, trois jours plus tard les lourdes grilles austères ne se referment derrière lui.
Wow.
Le choc fut rude pour Octavie. Elle secoua la tête, releva les yeux vers la personne qui bégayait son prénom, et dans la pénombre, reconnu la grande silhouette de Lee. La jeune magicienne se releva avec une moue bougonne, se tournant vivement vers Gabriel qui avait été interrompu dans sa phrase.
Et pour cause.
Les yeux d'Octavie s’élargirent, une moue stupéfaite sur son visage blafard.
« – Putain de merde, laissa échapper la jeune fille. »
Autour d'eux, s'amassaient, grondants, ce qui lui sembla au départ être de simple poissons, mais qui s'avérèrent être de requins, volants, en cercle autour d'eux. Leurs yeux béants ne semblaient rien fixer, comme si leurs yeux avaient été arrachés, et pourtant, Octavie sentait qu'ils les fixaient doucement. Ils préparaient leur attaque, et là tout de suite, la jeune fille n'aurait sûrement pas le temps d'incanter un sort capable de tous les réduire en cendre. Si seulement elle connaissait un sort de pétrification... mais malheureusement, c'était de la magie noire, et elle n'avait encore pas lu le grimoire à son sujet. Tétanisée, la jeune fille ne reprit ses esprits que lorsqu'elle entendit la voix de Gabriel lui ordonnant de se baisser. Il enroula sa main autour de sa jambe tandis qu'Octavie plongeait au sol, évitant, avec Lee, de justesse l'attaque du requin, qui alla buter contre un arbre. Ses esprits repris, et tandis que Gabriel grimpait dans un arbre non sans leur avoir demandé poliment d'achever la bête, elle dégaina son épée, et se chargea de la planter dans la tête de la bête qui, après quelque tressautements, fini par s'affaler à terre. Octavie ne resta pas pour le voir, incantant un sort qu'elle lança sur le plus proche requin, qui s'embrasa instantanément. Voyant qu'on s'était déjà occupés de l'autre créature, Octavie récupéra son arme, essuyant le sang gluant sur des feuilles d'armes, et rengainant, se dirigea vers le petit groupe. Elle eût à peine le temps d'ouvrir la bouche que déjà surgissaient Clarence, Antigone et la nouvelle – Ally ? Alice ? peu importait – pour se faire immédiatement agresser par Clarence.
« – Vous en avez eu beaucoup ? Lee, toi qui passe ta vie dans les arbres, monte là-haut pour nous faire un point sur la situation. Je ne pense pas qu'il reste beaucoup de monstres, reste à trouver les enflures qui les ensorcèlent. »
Elle lui répondit d'un ton cassant, avant de partir embrasser sa joue qui devint bien rouge. Octavie préféra se retourner vers Antigone.
« – Quels genre de monstres vous avez eu, vous ?
– Trois requins, souffla Octavie, et j'ai fais fuir quelques... loups ? Je crois. Enfin des bêtes un peu avant. »
Antigone n'eût pas le temps dé répondre que Lee était déjà dans l'arbre, hurlant à tous ce qu'elle voyait. Des necromarkis, que de joie, songea Octavie. Elle soupira, tandis que Lee reprenait d'une voix riante :
« – Ecoutez-moi bien ! Celui qui me ramènera le plus de têtes aura droit à un doux baiser sur la joue de ma princesse Alix. Le second aura droit à un poutou de ma part. Et celui qui se fera tuer devra porter ses sous-vêtements par-dessus ses fringues demain au manoir ! Donnez tout ce que vous avez ! Je tire à votre signal !
– Quelle connerie, siffla Octavie. »
Elle fit néanmoins volt-face, agita ses doigts avant de retirer ses précieux gants, dévoilant ses mains délicates. Elle rangea dans la poche de sa veste ses gants, sortit son épée, se dirigeant droit sur les espèces de zombies qui se ruaient sur elle, murmurant quelques mots magiques au passage. La lame de son épée s'enflamma, tandis que dans son autre main, uns sphère incandescente prenait de l'ampleur. Elle fondit sur les necromarkis, s'engageant alors une bataille où elle fit peu attention au sort de ses compagnons – s'ils s'en tiraient, tant mieux pour eux, et au contraire ce n'était guère son problème.
Ce fût l'heure du feu de joie, carnage sur le champ de bataille. Les zombies s'écrasaient au sol, décomposés, brûlés, tandis que la tornade qu'était nos chers héros les balayait, petit à petit. L'heure était aux enchanteurs désormais, qui, s'ils furent plus rudes que leurs créatures à vaincre du fait surtout de leur intelligence et de leurs sorts, ne posèrent guère de problèmes aux aventuriers. Une fois leur compte compte réglé, Octavie passa une main sur son front, exténuée, soufflant, râlant. Elle ferma les yeux pour reprendre ses esprits, la batailler l'ayant quelque peu fatigué. Elle se tourna ensuite rapidement vers ses compagnons, ne prenant pas la peine de demander si tout le monde allait bien, reprenant la route du village.
« – Mission accomplie, lança-t-elle d'une voix glaciale, on peut y aller.