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Abysses - RPG
#71
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Reza s'était donc contenté dans la contemplation du vide, essayant tant bien que mal d'ignorer le remue-ménage infernal qui se déroulait tout autour d'eux. Il n'aurait jamais cru, de toute sa vie entière, faire face à tant de bordel en un si cours laps de temps. Le pire, dans cette histoire, se trouvait dans le simple fait qu'il crevait de faim, et que rien ni personne ne semblait apte à l'aider. Pas même ses propres soldats, qui n'écoutaient pas un traître mot de ce qu'il leur ordonnait, préférant l'ignorer et céder à la panique à leur tour. Bon sang, il allait devoir rejoindre l'autre sirène dans son bocal, pour qu'on le laisse enfin tranquille ? Et l'autre mécanicienne (Lisbeth), là, semblait prendre vingts années à lui reconstruire son bras. Reza n'avait rien demandé, à ce qu'il sache. Il voulait qu'on le laisse tranquille, et aurait très bien pu s'en sortir sans l'aide de qui que ce soit. 
Il allait en faire la remarque, d'un air las et ennuyé, mais madame trouva bon de prendre la parole, et de se mêler de ce qui, visiblement, ne la regardait absolument pas. Cette réponse eut pour effet d'interloquer Reza, qui haussa les sourcils, ouvrit la bouche, la referma, pour finalement, à court de remarque spontanée, éclater de rire. Un rire sarcastique, un peu nerveux, aussi, puisqu'il était apparemment coincé sur ce foutu pont, au milieu d'un bordel incessant et en compagnie d'une fille aussi froide que les glaciers de l'île Mizu. Manquerait plus que l'autre inconnue (Phoebe) ne vienne vraiment les aider, pour que son crâne ne se mette à exploser pour de bon. 
-  Doucement ma belle, tu t'occupes de mon bras je te signale. Trouva bon d'affirmer Reza, entre ses dents, en oubliant ses manières et l'habituel vouvoiement qui accompagnait généralement ce qu'il disait aux autres membres de l'armée. Après tout, elle venait de l'insulter gratuitement, et Reza était un homme d'honneur. Il n'aimait pas qu'on le confonde avec les chiens qu'il enfermait dans ses prisons. Et là, en l’occurrence, cette abrutie venait de confondre les rôles. Tu m'as l'air un peu tendu, Constata Reza, finalement, en ponctuant le tout d'un sourire énervant. Fais attention, moi j'y  tiens à ce bras. Tiens, d'ailleurs, j'ai des ordres à donner et des hommes à commander, et comme tu peux le voir, ils ont définitivement besoin de moi.
 
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#72
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- Est-ce que j'ai l'air d'avoir besoin d'aide ? Et puis vous êtes qui au juste ? Retournez à l'intérieur du bateau avant de vous blesser.

Lorsque Robocop prononça ces mots tout ce qu'elle pu penser c'est " Mais qu'il est con" en levant les yeux au ciel. Le bordel qu'accessoirement Phoebe avec l'aide d'une sirène invisible avait causé, s'accentuait et Phoebe hésita franchement entre rester et aider l'attardé au bras mécanique ou rentrer chez elle et cuisiner du...dois-je vraiment le préciser ?

Mais l'autre blonde décida pour elle :

-Moi j'aurais bien besoin de votre aide, si vous pouviez assommer cet homme ou le faire taire puisqu'apparemment même ses soldats se débrouillent bien sans lui, vous me rendriez un fier service,Ou sinon, vous pouvez aussi me bloquer son bras comme ça, le temps que j'attrape des outils.

-  Doucement ma belle, tu t'occupes de mon bras je te signale.Tu m'as l'air un peu tendu, Fais attention, moi j'y  tiens à ce bras. Tiens, d'ailleurs, j'ai des ordres à donner et des hommes à commander, et comme tu peux le voir, ils ont définitivement besoin de moi.

Phoebe ne put s'empêcher de sourire. A vrai dire elle se retenait d'éclater de rire. Avouez que la situation avait tout de comique ! Ce gars était d'un borné ! Et cette fille lui plaisait bien. Elle regarda d'abord Robocop d'un air mi sidéré mi ahuris du genre "Te rend - tu compte que tu es ridicule ?" Et puis se tournant vers la blonde antipathique elle répondit avec un large sourire :

"- A choisir je crois que l'assommer rendrait service a tout le monde n'est-ce pas ?"
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If I had a heart I could love you
If I had a voice I would sing
.



 
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#73
C'est très long alors si besoin je ferais un résumé pour les flemmards. 


http://img11.hostingpics.net/pics/156137Eve.png


Pendant ce temps là, Eve faisait des bulles.
Parce qu'il faut bien qu'elle respire.
Quand même.

Mais en réalité, elle relativisait sur sa vie, qui avait prit une tournure plus qu’inattendue. Un instant elle nageait (activité tout à fait passionnante pour la créature marine qu'elle était) et l'autre d'après elle était enfermée dans un bocal hermétique. Autant dire qu'il s'agissant d'un changement décors plutôt radical. Terrée au fond de l'aquarium, elle regardait les êtres terrestres qui s'agglutinaient près d'elle. Elle avait essayé de chanter, pour les noyer, mais rien ni faisait. On ne pouvait pas l'entendre. Elle était prisonnière et servait de vulgaire monstre de foire, une attraction pour enfants qui collaient leurs immondes visages sur le bocal. C'était répugnant. Dégouttant. Ils lui donnaient la nausée. Des animaux, voilà ce qu'ils étaient. Des animaux puants à la physionomie écœurante. Elle regardait les longs troncs sur les quel ils s'appuyer pour se déplacer un air dégoutté gravé sur son élégant faciès.
Elle avait tout essayé pour se sortir de là, briser sa prison de verre, charmer les soldats, se montrer agressive envers eux, mais elle était toujours captive dans sa prison, qui n'avait rien de dorée. Lorsqu'un humains s'approchait de trop près, elle lui faisait admiré ses belles dents de requins aiguisées, mais c'était tout ce qu'elle pouvait faire. Elle se surpris à songer qu'elle n'aurait pas du sauver Eda mais aussitôt elle se repris et secoua vigoureusement la tête. Bien sûr qu'elle aurait du sauver Eda. Et elle l'avait fait. Et c'était le plus important. Elle était assez débrouillarde pour se sortir de ce pétrin par elle même, Eda, elle, n'aurait pas su comment faire.


(donc voilà en gros Eve elle réfléchit en faisant la gueule c'est le dernier post que vous verrez d'elle avant qu'on la délivre slt)(j'espère vous avez profitez ct court)


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Ayesha c'était perdue. Enfin pas vraiment perdue. Mais disons que si quelqu'un l'attrapait à se balader tranquillement dans le bateau, au lieu d'attendre pour commencer son spectacle de danse, c'est ce qu'elle dirait. Mais pour l'instant elle était à la recherche de quelque chose plus intéressant qu'une sirène, qu'elle n'avait d'ailleurs pas pu voir. Beaucoup trop d'abrutis en attente de se faire pigeonner était autour d'elle pour qu'elle ne puisse qu'apercevoir son visage. Alors elle avait décider que tant qu'à faire, autant visiter le bateau de fond en comble, bien que, elle n'y soit pas autoriser. Mais Ayesha se souciait peu des règles. En fait, elle s'en battait les testicules (inexistantes de ce cas je tiens à préciser) avec une rappe à fromage, pour tout dire. Elle avait entrepris de reluquer les richesses du bateau, bien qu'elle sache qu'elle n'y toucherait pas. Enfreindre les petites règles, pourquoi pas, mais la lois, c'était quelque chose de sérieux. Si c'était aussi simple, elle ne se fatiguerait pas à longueur de journée pour gagner sa vie. Il lui était souvent arrivé de danser jusqu'à plus d'heure, par moment elle en aurait presque eu les pieds en sang, mais elle refusait d'agir comme un bandits et de partir détrousser les biens des autres.
Malheureusement, bien que très avancés technologiquement parlant, les bateaux de la capitales ne renfermaient rien de particulière attirants pour l’œil féminin.
Elle était tellement loin de la vérité. Alors qu'elle explorait le navire, elle entendit des bruits de pas lourds se diriger vers elle, ni d'une ni deux, elle se colla au mur caché derrière un rideau épais. (si vous me demandez ce qu'un putain de rideau fout là, je vous met une patate, cordialement, Céclou) Elle fut tout juste capable d'entrevoir le petit groupe qui se dirigeait plus profond encore dans les couloirs du galion. Trois hommes, dont deux tenait fermement par les bras celui du milieu. Il lui fallut quelques secondes avant de réaliser, avec une certaine consternation et épouvante ,qu'elle connaissait le visage de l'homme qui se faisait traîner vers ce qu'elle pensait être les geôles du navire.


CECI EST UN FLASH BACK BONJOURRE


Le soleil commençait doucement à descendre dans le ciel, la cohue habituelle du port c'était réduite de moitié, et pourtant, quelques hommes restaient encore. Ils regardaient danser celle qu'on avait surnommé la reine de Saba, ne se lassant jamais de ce spectacle. Son corps ondulait sur le voile de ses vêtements, chacun de ses mouvements aériens hypnotisaient un peu plus ses spectateurs, elle se mouvait avec une grâce non contenue, ses pieds virevoltaient sans pause tel des plumes dans le vents. La lueur du crépuscule se reflétaient sur ses nombreux bracelets en or et faisaient briller ses yeux hazel d'un éclat doré, rajoutant à ce ballet d'arabesques un jeu de lumière époustouflant. Son corps épousait ses mouvements et le scintillement du Soleil avec harmonie et fluidité. Sa ronde exotique ne présentait aucun défauts. Et pourtant, une seconde d’inattention lui fut fatale.
Son pied retourna sur le sol, mais cette fois-ci, l’atterrissage ne fut pas aussi délicat qu'à l'ordinaire. Il heurta la pierre avec violence. Une douleur lui saisit la cheville et elle trébucha, manquant de chuter sur les passants. Heureusement pour elle un marin qui venait régulièrement la voir danser la rattrapa avant que sa tête ne vienne frapper le béton du port. Elle remercia rapidement en bafouillant, gênée de cette triste scène qu'elle venait de montrer à son audience. Prête à se rediriger vers sa place, l'homme l'arrêté.


« Mam'zelel regardez votre cheville ! Vous pouvez pas continuer à danser pour sûr ! Va falloir qu'vous ailliez voir un médecin, pas qu'ça soit grave ! S'enquit-il, Ma femme on connaît un, paraît qu'il est doué et pas très cher, j'vais vous y conduire !
- Merci, mais je peux me débrouiller seule.
- J'insiste mam'zelle ! »



Aussitôt, le matelot attrapa les pièces d'or d'Ayesha, les fourra d'un geste sec dans un petit sac de toile qui lui tendit, et l'aida à se déplacer jusqu'au cabinet du guérisseur.


« M'sieur Kamran ! Appella-t-il de sa grosse voix, M'sieur Kamran si vous êtes là c'est urgent ! »


Ils attendirent une petite minute avant de voir le fameux médecin apparaître. Aux yeux d'Ayesha, il n'avait pas l'air d'un vulgaire médecin de port. Plus d'un Adonis égaré sur Terre par inadvertance. Soyons réaliste un instant, la Reine de Saba était habituée aux beaux hommes, aussi, elle savait les reconnaître quand elle en voyait un. Il l'a fit s'allonger sur une sorte de divan de fortune et examina sa cheville. Il en conclut que ce n'était rien de bien dangereux, une légère foulure. Il enroba la partie douloureuse dans un bandage avec une certaine dextérité avant de lui procurer quelques conseil.


« N'oubliez pas d'appliquer de la glace en cas de douleur et évitez de trop vous appuyer dessus pendant un petit moment. En dansant, par exemple. Précisa-t-il. Ayesha lui lança un regard de travers qui signifiait plus au moins qu'elle n'avait aucune intention d'arrêter son gagne pain, même pour une courte durée. Je suis sérieux. Rajouta-t-il plus... Sérieux ?
- Soit. Je me reposerai un temps. Elle se releva avec l'aide du marin dévoué à la ramener jusqu'à chez elle. Merci docteur.
- Appelez moi juste Kamran.
- Merci Docteur Kamran. Rectifia Ayesha avec un sourire en coin et elle cru déceler sur le visage de Kamran un léger sourire aussi. Il les raccompagna jusqu'à la porte, s'assurant une dernière fois qu'elle ne ferait pas de folie sur le ports. Elle tint sa promesse et ne recommença pas à danser avant que sa cheville ne fusse complètement opérationnel. »


CECI ETAIT UN FLASH BACK BONSOUARE


Déterminée, la reine de Saba suivit les deux gardes et Kamran, effleurant tout juste le sol pour éviter de faire grincer le parquet du bateau. Comme elle s'attendent, ils débouchèrent sur les geôles. Pas un instant elle n'osa imaginer que Kamran ai pu faire quelque chose qui l'aurait conduit à être emprisonner. Il devait s'agir d'un malentendus, ou d'un règlement de compte avec un garde qui avait du mal tourné. Elle attendit, cachée dans l'obscurité (genre c'est batman en fait) que les soldats retournent sur le pont. Il ne restait que le gardien, qui semblait ne pas prendre son travail très à cœur. Affalé sur une chaise, un journal sur ses genoux, il ne jetait même pas un coup d’œil aux prisonniers. Elle hésita un instant, ce qu'elle comptait faire allé plus loin qu'une simple effraction, mais au vu du châtiment réservé aux prisonniers de la Capitale, pouvait-elle vraiment abandonner le médecin ici ? Sans lui, qui sait, sa cheville aurait pu se briser, et danse et cheville briser n'avait jamais fait bon ménage.
Elle prit une longue inspiration, et se dirigea vers le soldat le visage vide de toute émotion mais les yeux brûlants. Arriver à sa hauteur, il leva tout juste les yeux que sa main appuyait déjà fortement sur sa carotide, le mettant hors-service pour quelques minutes. Elle attrapa le trousseau entier et se dirigea vers la cellule dont Kamran avait visiblement décider de se sortir lui même.


« Bonjour, Docteur Kamran. Lança-t-elle tout en testant les différents clés du trousseau sur la serrure, bien que la situation ne soit pas vraiment à la plaisanterie. Je vois que vous avez déménager. Pas très raffinée, puis-je vous proposer une résidence, plus agréables. »


CLANG
La serrure était ouverte. Elle ouvrit la grille en grand, en ignorant les piaillements des autres prisonniers qui n'étaient pas contre une petite balade pour dégourdir leurs jambes eux aussi.


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Altaïr quant à lui se dirigeait donc vers le bateau, tout décidé à sauver la veuve et l'orphelin ! Sauf que Gil, en bonne maman spirituelle qu'elle fut, le refroidit d'un coup. Semblait-il qu'ils fonçaient tête baissées, et que ça ne pouvait que leur attirer des embrouilles. Ce qui était complètement faux. Altaïr fonçait toujours tête baisser, et rien ne lui arrivait jamais.
Ou alors c'était tout à fait mineur. Pratiquement rien. Juste quelques fois, où il devait vite fuir sous menace de se retrouver à la potence. Mais ça n'arrivait que rarement. Très rarement.
Elle proposait de s'arrêter et réfléchir. Malheureusement, cela signifiait resté concentrer sur une chose en particulier plus de cinq minutes. Exercice irréalisable pour le fieffé albinos qu'était Altaïr.


« Mais non, on a pas le temps de réfléchir Gil ! On va peut être laisser passer une occasion en or si on réfléchit, réfléchir c'est pour les savants, les stratèges et tout ça ! Nous on est des hommes d'actions ! »


Ils se dirigèrent sans plus attendre vers un groupe de visiteurs, qui semblaient visiblement pressés de voir la femme aquatique, lorsqu'on l'interpella. Certes, Altaïr n'était pas une lumière, il pouvait même s'avérer un peu simplet par moment, mais il était persuadé de ne connaître personne sur le nouveau monde. Il savait qu'il ne passait que rarement inaperçu, mais ça ne faisait que vingt minutes qu'il était sur place. Pas de quoi se créer une réputation. Ou alors il était vraiment très doué.
Il se tourna vers la personne l'ayant interpeller, et tomba nez à nez avec un jeune homme aux cheveux de sable, et aux yeux bruns profonds. Son visage s'éclaire soudainement d'un sourire remplie de joie, de surprise mais surtout d'une candeur qu'on aurait pu croire réservé à un enfant à qui on annonce que le père Noël veut le rencontrer.



« ELLIOT ! S'exclama alors le jeune pirate de sa voie aïgue en se jetant dans les bras de son ami d'enfance, avec qui il avait partagé les meilleures années de sa vie. Il sera pendant une bonne minute le garçon aux boucles folles dans ses bras fins avant de le relâcher, et de le bombarder de questions. Mais que-ce que tu fais ici ? Je pensais que tu étais rester à Mizu ! Tu a quitté la bande ? Ça fait tellement longtemps, j'ai une vie entière à te raconter. »



Il avait les yeux qui étincelaient. Elliot avait été un frère pour lui alors qu'ils n'étaient que des petites voleurs à la tire sur île glacière ou sois-disant, seule la force de caractère permet de survivre. Altaïr était la preuves que ce n'était que des balivernes. Ses folles années défilaient dans son crâne et il se dégageait de lui une euphorie palpable Il se souvenait encore du jour où il avait décider de quitter Mizu, il avait presque pleurer durant ses adieux. En fait il avait définitivement pleurer, mais il ne regrettait pas sa décision. Aurait-il était aussi heureux de ses retrouvailles si il ne s'était pas engagé en tant que pirate ? Peut être n'aurait-il jamais revu Elliot ! Il attrapa de son unique main le bras de son partenaire du crime et le tira en avant.



« Il paraît qu'il y a une sirène sur ce bateau ! Une sirène vivante Elliot ! Si on ne peut pas l'aider, on doit au moins aller la voir ! Il se tourna vers Gil, sautant à moitié sur place, et entreprit de faire les présentations. Gil c'est Elliot, un ami de mon île natale ! Et Elliot, je te présente Gil c'est... Considère là comme ma sœur ! »



A peine eut-il introduits ses deux camarades, qu'il fonçait vers le bateau, en braillant de bonheur informant tout le monde de sa présence.
 
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#74
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Gil


Altaïr avait toujours été un garçon plutôt démonstratif, se souvenait Gil. Plutôt. Plutôt à hurler et toujours faire n'importe quoi, si bien qu'elle devait le surveiller sans quoi l'ordre sur le navire devenait quelque peu... anarchique. Aussi, ce fût presque sans surprise que la jeune fille le vit se précipiter dans les bras du jeune homme face à eux en hurlant, laissant à tout le monde le loisir de rencontrer Elliot, qui visiblement venait de Mizu et visiblement avait quitté « la bande » sans doute après Altaïr, qui ne l'avait pas vu depuis fort longtemps. Et si Gil pouvait être intéressée par tous ces détails croustillants, elle doutait fortement que le voisinage, et le reste du continent abandonné eût envie d'entendre tout ça. Elle sourit, amusée : Altaïr rayonnait. Elle reposa les yeux sur Elliot, alors qu'Altaïr lui faisait partager la merveilleuse découverte qu'était la présence de la sirène sur le bateau, avant de se retourner vers elle.

« - Gil c'est Elliot, un ami de mon île natale. Et Elliot, je te présente Gil c'est... considère là comme ma sœur ! »

Un sourire étira encore une fois les lèvres de Gil à l'attention d'Elliot.

« - Enchantée ! »

Mais elle eût à peine le temps de le dire qu'Altaïr filait déjà en direction du navire de la capitale. Gil se précipita derrière lui, posa sa main sur son épaule, sifflant entre ses dents :

« - Tais-toi un peu tu vas nous faire repérer! »

Elle l'obligea à ralentir, qu'il le veuille ou non, broyant presque l'épaule de son ami. Discrètement, ils se mêlèrent à un groupe de badauds venus monter sur le navire, et les soldats les laissèrent passer sans le moindre problème. Trop simple, comme l'avait prédit Gil. La suite risquait d'être bien plus complexe. La foule sur le bateau laissait peu de place même aux petits groupes, et Gil se retrouva très vite perdue dans cet océan de personnes qui la faisaient voguer de ça de là du bateau. Elle campa ses deux pieds sur le sol, bien décidée à ne plus se faire promener partout. Soudainement, un mouvement de foule la surprit, tandis que bon nombre de gens se ruaient d'un côté du navire, les autres s'en enfuyaient, comme s'ils avaient vu un démon. Gil tâcha d'apercevoir quelque chose, mais dans la marée humaine, elle ne pouvait rien apercevoir. Elle n'entendait que le brouahah du pont et, perçant cela, quelques cris stridents. Mais cela ne l'intéressait pas : elle devait trouver la sirène.

Gil s'engouffra dans le navire, dont les entrées n'était plus surveillées que par des gardes qui semblaient désemparés. Elle passa facilement – trop, encore une fois – mais elle en était bien contente. La jeune femme commença à arpenter l'endroit, s'enfonçant de plus en plus dans la bateau, complètement perdue. Elle testait chaque porte, qui étaient pour la plupart verrouillée, ou n'ouvrait que sur des pièces inutiles. Passant en cuisine, elle s'empara d'un fruit, et entreprit d'explorer encore plus le bateau.

Elle se retrouva finalement tout au fond du vaisseau, trouvant encore une dernière porte, qu'elle poussa. Lourde et récalcitrante, Gil parvint néanmoins à bout du battant, et se retrouva dans ce qui semblait être une prison, face à face avec une bien belle jeune femme, ainsi qu'un homme dans la cellule aux côtés d'elle (Ayesha & Kamran).

Bon, définitivement, la sirène n'était pas là. Gil soupira, s'avança néanmoins, regardant autour d'elle. Des prisonniers semblaient tâcher d'attirer l'attention des deux autres, et un garde gisait à terre, inconscient.

« - J'me suis encore paumée, grogna Gil agacée. »

La jeune fille soupira, regardant autour d'elle, soudainement énervée de ne pas trouver ce qu'elle cherchait.

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Eda



Elle avait peur.

Terriblement peur. Eda tremblait de tout ses membres, réfugiée sous le bateau, ne sachant pas quoi faire. Si elle restait ici, elle était fichue, ils finiraient forcément par descendre la chercher. Mais si elle fuyait maintenant, ils l'attendraient aussi.

Elle se sentait piégée, tout simplement. Elle ferma les yeux, tentant tant bien que mal de se calmer. Être calme et réfléchir, c'était probablement la clé pour s'en sortir.

Eda ouvrit les yeux, bien décidée à s'en sortir. Elle devait s'en sortir, et elle devait aller prévenir son père. Elle aurait du faire cela dès le début, plutôt que s'élancer bêtement à la poursuite du navire. Son père aurait pu les rattraper. Son père n'aurait pas hésiter à tout faire pour récupérer sa sœur, elle en était persuadée.

Mais maintenant, il ne pourrait jamais les retrouver si jamais Eda se faisait prendre. Aussi, elle devait à tout prix rentrer chez elle. Eda serra les poings, se décida finalement sur la marche à suivre. Elle allait foncer, aussi vite que possible, en direction de l'océan, quitter ce port. Puis, elle pourrait guider son père et les autres sirènes en direction du bateau. C'était sans aucun doute la meilleure façon de faire.

Rassemblant tout son courage, la jeune sirène se prépara à foncer. Elle se mit à nager, le plus vite possible, se persuadant qu'elle pouvait le faire. Elle n'avait pas le choix.

L'espace d'un instant, elle crût qu'elle allait réussir. Mais ce fût avant qu'elle ne se heurte aux mailles d'un solide filet, stoppant net sa course. Les mains d'Eda se refermèrent par réflexe sur les mailles, et rapidement, elle tacha de faire demi-tour. Mais c'était sans compter sur sa nageoire piégée dans l'une des maille. Eda agrippa les mailles, paniquée, tachant de les couper de ses griffes, tirant dessus pour défaire l'emprise, tentant de les arracher. N'importe quoi pourvu qu'elle soit libérée. Mais très vite, elle se sentit monter vers la surface, empêtrée dans le filet. Elle gesticulait autant qu'elle pouvait, tentant désespérément de se délivrer de là, mais très vite elle franchit la surface et se retrouva complètement à l'air libre. Un coup de vent vint la faire frissonner, tandis qu'elle de retrouvait à chercher ses prises désespérément sur le filet. Elle s'agitait, apeurée par les bruits, les cris des badauds qui se pressaient tous pour la voir, elle, capturée tel une simple sardine, empêtrée dans le filet. Elle s’égratignait, se coupait sur les mailles à force de s'y frotter, de bouger sans cesse dans sa prison. Ses écailles s'accrochaient au filet, ses cheveux s'emmêlaient dedans, et elle s'y sentait trop à l'étroit. Elle sentit des larmes lui monter aux yeux, tandis que fatalement, elle se savait condamnée. Définitivement.

Le filet rejoignit vite le bateau, et Eda ne cessa pas une seule seconde de se débattre, donnant coup de nageoire à qui tentait de l'approcher, les frappant faiblement de ses bras. Deux hommes vinrent attraper ses bras, et la jeune fille, se débattant, sentit une vive douleur dans son épaule qui lui arracha un cri. Pour autant, cela ne l'empêcha pas de toujours se débattre : elle refusait qu'on la prive de sa liberté. Elle sentit sa nageoire entaillée alors que d'autres coupaient les liens qui la maintenaient, la traînant sur le pont du navire, sous le regard extatique des spectateurs. Si certains semblaient apprécier le spectacle, d'autre paraissaient outrés sans pour autant essayer de l'aider. La sirène hurla, implorant pour de l'aide sans que quiconque n'ose intervenir. Des hommes s'était postés entre elle et les observateurs, semblant les empêcher de ne serait-ce que tenter de lui venir en aide.

Alors Eda devrait compter sur elle-même. Ce qui, fatalement, ne lui laissait pas beaucoup de chances de s'en sortir. Mais elle devait au moins tenter de s'enfuir, au moins essayer. Elle se débattait toujours alors qu'ils la traînaient sur le pont, jusqu'à l'emmener ailleurs, ses liens défaits. Mais elle ne pouvait pas se déplacer correctement sur terre, pour autant, elle pouvait les attaquer. Mais elle avait beau les griffer, les frapper ou les mordre, ces hommes ne la lâchaient pas.

Au bout de longues minutes à s'évertuer, Eda se laissa retomber sur le pont, épuiser de trop lutter. Elle ferma les yeux, griffant le sol, se recroquevillant sur elle-même, désespérée.





Et pendant ce temps, Kellan végète dans un coin tout seul comme le paumé qu'il est.
 
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#75
J'attends élé pour Reza ! 
Camille, mon édit est en bleu marine hihi.

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Kamran avait beau chercher une potentielle issue de secours, rien ne semblait s'offrir à lui. Pas même un morceau de ferraille quelconque, qu'il aurait pu utiliser pour briser la serrure qui se tenait sous ses yeux : rien, absolument rien. Il fallait donc bien croire que l'Armée s'était appliquée à ne leur laisser aucune chance, et alors qu'il commençait doucement par se dire qu'il allait devoir attendre la venue d'un soldat pour tenter une fuite, la porte des cales s'ouvrit brusquement, et une ombre se faufila à l'intérieur (Ayesha). Kamran ne réussit pas de suite à distinguer de qui il s'agissait, ce ne fut que lorsque l'inconnue arriva à sa hauteur et se distingua à travers l'obscurité des lieux, qu'il put enfin la reconnaître. Et sans qu'il ne sache pourquoi, son visage vint à lui dire très rapidement quelque chose. C'était une fille, plus jeune que lui visiblement, au teint matte et aux yeux noisettes. Ses cheveux ondulés tombaient sur sa figure souriante, et Kamran s'y arrêta de longues secondes, le temps d'essayer de reconnaître le visage qui s'y cachait. C'est à ce moment précis, qu'il comprit que cette fille ne sortait pas de son imagination, et qu'il la connaissait bel et bien. Il l'avait soigné, une fois. Elle faisait partie des innombrables danseuses de Saba, mais n'était pas n'importe laquelle. "La reine de Saba", on l'appelait. Kamran n'avait jamais été très intéressé par les figures populaires de son île, à l'époque, trop occupé à essayer de passer inaperçu, mais cette fille-là ne pouvait pas passer inaperçue. 
Dans l'incompréhension, les sourcils froncés, l'air étrangement surpris, Kamran s'avança. Des questions naissaient évidemment dans son esprit, mais le temps semblait se raccourcir au fur et à mesure que sa nouvelle alliée s'essayait à ouvrir la cellule à l'intérieur de laquelle il se trouvait. Bien que soucieux de se faire attraper une seconde fois, Kamran ne put s'empêcher d'esquisser un faible sourire. La chance lui souriait : son heure n'avait pas encore sonné, et ces chiens de la Capitale ne l'attraperait pas de si-tôt. 
- J'ai connu des jours meilleurs, Ironisa-t-il, avant que, dans un vacarme assourdissant, la serrure ne se libère, et la porte de sa cellule ne s'ouvre. 
Bien que cette situation puisse sembler étrange, ce n'était pas la première fois, que Kamran s'y trouvait confronté. Avant de rejoindre le continent abandonné, sa vie à Saba après la piraterie, s'était parfois résumée à fuir les hommes de l'armée que l'on avait lancé à ses trousses. En la médecine, Kamran avait alors trouvé un refuge et un alibi conséquent. Qui aurait bien pu soupçonner un citoyen respectable de s'être adonné à des actes de pirateries ? Le continent abandonné s'était alors présenté à lui comme une seconde maison. Cela faisait des années qu'il y vivait, et jamais son passé ne l'avait, alors, rattrapé. S'il faisait donc face à ces difficultés pour la première fois depuis qu'il se trouvait sur le continent, Kamran n'était pas dupe, et son expérience à Saba l'avait habitué à ce genre d'événement. Sa confiance l'empêchait de craindre les pions imbéciles de la Capitale : il s'en sortirait.
- Je crois qu'ils ne redescendront pas avant longtemps, Assura Kamran, en parlant des soldats qui s'étaient appliqués à l'enfermer ici. Au vu du brouhaha qui résonnait depuis le pont, l'équipage du navire était bien assez occupé pour le moment. C'était un point positif, et alors qu'il allait continuer sur sa lancée, il remarqua une seconde présence féminine (Gil), non loin de là. Une deuxième femme, du même âge que la première, qui, comme elle venait de leur indiquer, s'était "égarée" dans les cales du navire. Elle n'avait pas l'air bien dangereuse, en vérité. Ses yeux, sa chevelure et son teint foncés, en disait long sur ses origines, qui portaient Kamran à croire qu'elle-aussi, venait de son île. Si tel était le cas, il n'avait aucune raison de craindre sa présence, et son expression plus perdue qu'agressive, tendait à lui faire croire qu'il n'avait pas de doute à avoir à son propos. Enfin, Kamran aurait pu noter l'étrangeté de la situation, si la menace de sa potentielle capture ne trônait pas joyeusement au dessus de son crâne. Au lieu de cela, donc, il se contenta d'un sourire. Un sourire confiant et rassurant, qui devait bien trahir le tatouage qui ornait son poignet, et dont il semblait avoir oublié la présence. Je suppose que nous avons tous des raisons parfaitement viables pour s'être retrouvé ici, Ironisa-t-il, avant de continuer. Suivez-moi, S'il n'avait jamais eu l'honneur de tenir ce genre de bateau, Kamran n'était pas inconnu aux bâtiments de la Capitale. Il savait à peu près comment est-ce que se dessinaient chaque couloirs de ces embarcations. Se sortir d'ici n'était donc pour lui, qu'un simple jeu d'enfant. Aussi s'empressa-t-il de se diriger vers la sortie des cales, avant de s'arrêter brusquement, ignorant les lamentations des prisonniers, pour aviser sa sauveuse, et planter un regard des plus sincères dans les deux perles brunes de cette dernière.
- Merci beaucoup, Déclara-t-il, calmement, ignorant l'agitation qui régnait autour d'eux. Kamran n'était pas particulièrement démonstratif, la plupart du temps, mais lorsqu'il s'agissait des manières, il ne mettait jamais de côté ses valeurs. Et peu importe s'il risquait de se faire prendre : c'était important. Je vous revaudrai ça, Il laissa cette phrase flotter dans quelques micro-secondes de silence, avant de se retourner vers la porte des cales, et de se jeter à l'extérieur.
Coûte que coûte, il s'enfuirait d'ici, et hors de question qu'il n'oublie sa chemise sur ce rafiot.  
 
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#76
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Saul essayait de tromper son ennui ravageur depuis près de trente minutes, en analysant d'un œil bovin tous les clampins qui lui passaient sous le nez. On ne pouvait pas reprocher à la scène de manquer d'agitation, au moins. Les bourgeois fardés côtoyaient un certain nombre d'autres traînards à la face mal-léchée : que de beau monde à exécrer.
La traversée jusqu'à la capitale prendrait bien une semaine ; Saul avait intérêt à se trouver vite fait une piaule, à s'y carapater et à ne plus en sortir. Les grands élans de socialisation entre gens du voyage pendant la pêche aux sardines, très peu pour lui. Il laissait ça aux niais.
«- L'armée aurait capturé une sirène., fit Tallulah sombrement, alors qu'elle revenait d'une promenade, sur le navire.
- Ils ont qu'ça à glander ?, maugréa Saul, qui s'était terré à l'ombre d'un mât. Quel ramassis de clowns.
- La pauvre. Je ne vois pas de quel droit ils peuvent se permettre de la séparer de sa maison.
- Pour amuser les fortunées putains de la capitale. Ça autorise tout. »

La remarque arracha un sourire à Tallulah. Elle s'apprêtait à faire remarquer à Saul qu'il n'était pas tant dépourvu de sens de l'humour qu'il aimait à le prétendre, mais des beuglements testostéronés les interpellèrent tous les deux. Un homme grand, basané, était aux prises avec une bande de soldats. De dos, les deux compagnons ne distinguaient pas grand chose de la scène, néanmoins, quelques mots attrapés à la volée ne manquèrent pas d'aiguiser l'attention de Saul. « Kamran Bradford », « médicaments ». Se pouvait-il que... ? Intrigué, le nordique se leva, se trouvant une place à l'angle de vue favorable. Bingo.
La pauvre brebis capturée était un type avec qui Saul avait déjà commercé à plusieurs reprises. Le gars se prétendait médecin, mais tenait plus du beau-parleur maniéré. Jamais Saul n'aurait accepté que ce charlatan ne pose un doigt sur lui. Il allait même jusqu'à préférer que Tallulah la bouffeuse de tofu vaudou ne le soigne plutôt que Bradford la petite infirmière à la gueule d'amour, pour situer le peu de crédibilité qu'il accordait au gars. Et puis sa présomption suffisait à donner à Saul des maux de tête incurables. Pour la faire courte : il lui portait autant d'estime qu'à un homard. Mort. En décomposition.
Bon, il compatissait tout de même. Bien que Bradford ne lui évoque rien de plus valeureux qu'un crustacé, il ne lui aurait jamais souhaité de se faire arrêter. Pauvre gars.
Mais brusquement, gueule d'amour se tourna vers lui, et ses yeux s'ouvrirent comme des poêles à morue.
- C'EST LUI ! C'est lui qui m'a vendu les médicaments ! Alors arrêtez-le lui-aussi !
Rectification. Saul lui souhaitait de tout cœur de se faire arrêter. Et de se faire amputer de la queue, histoire de lui apprendre les bonnes manières. Il voulait bien se porter volontaire pour faire le bourreau, s'il y avait besoin. Non mais c'était quoi, exactement, cette espèce de balance mal baisée ?
L'espace d'un instant, Saul craignit que l'attention générale ne se reporte sur lui, mais il n'en fut rien, dieu bénisse les troufions de l'armée (en particulier le troufion à l'air de merlan qui semblait leur servir de supérieur). Ainsi, Saul ne se priva pas d'adresser son sourire le plus méprisant à Gueule d'amour le piteux, tandis qu'il se faisait emmener. En retournant auprès de Tallulah, il ricana.
« - Tu le connais ?, demanda cette dernière.
- Nan, fit-il, de meilleure humeur que jamais. J'traîne pas avec les peaux d'burnes. »
Et sur ces révélations archangéliques, Saul entreprit de s'éloigner. Bon, il avait eu son lot de socialisation pour la semaine à venir. Maintenant, ainsi que prévu, il lui fallait dégoter une piaule. Qu'elle soit destinée aux passagers ou aux soldats, il s'y enfermerait à double tour, et il faudrait le tirer par la peau du cul pour l'en sortir. Et alea jacta est. Il pénétra dans le bâtiment et s'y pavana au hasard. La plupart des conversations qui animaient les couloirs avaient pour sujet le prétendu poisson que l'armée avait pêché. La nouvelle intriguait autant Saul que l'apprentissage de la cuisine des beignets de morues : peu. Lui voulait retrouver sa maison. Là-bas, pas de sirène, pas de médecins en détresse, et pas de foutue mangeuse d'algues pour le harceler à tout bout de champ.
Au détour d'un couloir, dans les profondeurs du navires, deux voix l'interpellèrent cependant. L'une des deux ne pouvait provenir que de Bradford. Il reconnaissait distinctement son timbre de tantouze flasque. Et d'après la conversation qui se tenaient, derrière le mur où Saul était planqué, la tantouze était parvenue à se libérer.
Oh non. Son séjour derrière les barreaux avait duré trop peu longtemps au goût de Saul, qui se vit soudainement pousser des ailes de fouteur de merde. Il entreprit ainsi de sortir de sa planque, et se présenta, l'air plus nonchalant qu'inquiet, en face des deux tourtereaux. Ils étaient vraiment adorables. Si Saul avait eu un goût pour les comédies romantiques, leur petite scène aurait presque pu l'émouvoir. Mais par malheur ; il n'en avait rien à taper.
« - Comme on s'retrouve, pelle à foutre, grinça-t-il, fier de sa petite supériorité temporaire. GARDES !, hurla-t-il subitement. UN PRISONNIER S'ECHAPPE !»
Oui, Saul était rancunier. Et relou. Surtout relou.
hey

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#77

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Lisbeth

-Doucement ma belle, tu t'occupes de mon bras je te signale. Tu m'as l'air un peu tendue. Fais attention, moi j'y tiens à ce bras. Tiens, d'ailleurs, j'ai des ordres à donner et des hommes à commander, et comme tu peux le voir, ils ont définitivement besoin de moi.
Lisbeth n'aurait pu ne pas remarquer à quel point sa remarque avait vexé et énervé Reza. Elle aurait également très bien pu s'en amuser, mais elle se contenta de l'ignorer et de continuer son travail, tout en donnant des grands coups de clé à molette et en serrant excessivement fort les jointures de son arme mécanisé. Elle n'était peut-être pas une experte avec les mots, mais elle avait d'autres façons de se défendre. Il viendrait sûrement se plaindre, dans quelques heures, quand il ne pourrait ni lever ni plier son bras ainsi que de la douleur que causaient des boulons resserrés à l'excès.
Et à ce moment là, on verrait bien qui était le plus tendu des deux.
-A choisir je crois que l'assommer rendrait service a tout le monde n'est-ce pas ? Ajouta ensuite la dénommée Phoebe en souriant à Lisbeth.
La mécanicienne, étant relativement hermétique à toute tentative d'humour ou de ralliement, se contenta de la fixer quelques secondes, méditative. Qu'était-elle censée répondre ? Devait-elle rire ? Ou au moins sourire ? Ou alors répliquer avec des banalités ? Ne trouvant pas la solution adéquate, Lisbeth se contenta d'une légère moue, haussa les épaules pour se retourna vers le bras de Reza. Quelques coups de clé à molette plus tard, son office était terminé, et elle remontait elle même son propre pantalon de lin ample, pour réajuster ses propres jambes douloureuses, sous les yeux désabusés de Reza et ceux, apparemment surpris, de Phoebe.
Ensuite, elle rangea tous ses outils dans sa grosse sacoche, se relevait prestement, agrémentait Reza d'une courbette ironique puis tourna les talons.
La question était désormais : que faisait-elle sur ce bateau ? Ou plutôt, qu'avait-elle à faire, maintenant ? A défaut d'avoir une réponse à ses interrogations, elle se contenta d'errer sur le bateau.
Navire qui, même si Lisbeth n'était guère au fait des brûlantes actualités, semblait être le théâtre d'une énorme et inusuelle agitation. Elle essayait encore de se saisir d'informations viables au sujet de la sirène égarée quand il une nouvelle affaire éclata. Elle entendit hurler :
GARDES !, hurla-t-il subitement. UN PRISONNIER S'ECHAPPE !»
Pas de chance, ou les joies des scénarios de rpg, Lisbeth surgit pile devant la sortie des cales, bloquant involontairement (mais de façon irrémédiable) la sortie desdits prisonniers. Légèrement interloquée, Lisbeth resta figée, les empêchant de sortir, et les toisa de longues secondes.
Lisbeth, perdue, décida qu'il fallait qu'elle dise quelque chose. Alors elle se lança :
-Vous avez besoin d'aide peut-être ? Tonna-t-elle d'une voix qui sonna bien plus grave et menaçante qu'elle ne l'avait voulu.
Bien inconsciemment, Lisbeth resta à tous les regarder, en leur donnant cette impression diffuse qu'elle leur était particulièrement hostile, alors qu'en vérité, elle était juste excessivement perdue sur ce navire.

Bien heureux vous qui pleurez maintenant car vous serez dans la joie
Bien heureux serez-vous si les autres vous haïssent, s'ils vous frappent d'exclusion
et tressaillez d'allégresse
car votre récompense 
sera grande dans le ciel

 
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#78
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Décidément. On lui avait répétée qu'elle n'était pas la reine de l'humour. Voir même qu'elle était aussi drôle qu'un aracheur de dents mais bon. Lorsque la blonde aussi froide que les glaciers de l'île de Mizu fut partie, Phoebe lança un regard vers Robocop. Apparement le pauvre gars avait toujours le bras qui déconnait. Elle caressa l'idée de lui sortir une vanne bien sentie sur son bras et puis en songeant au succès de la précédente elle se ravisa. Elle regarda autour d'elle -Ignorant a son tour Robocop- son regard croisa celui du roux pensif, elle aperçut aussi Dark Vador. "Eh ben ! Ce bateau est vachement bien fréquenté putain !" Dark Vador semblait tout comme roux pensif perdue dans ses pensées. Ausssi Phoebe décida de ne pas déranger le côté obscure et comme une fleur déboula devant roux pensif. Elle lanca un


"- Coucou !"

Et allait continuer avec un : "Tu penses a quoi depuis tout à l'heure ? " Mais des bruits venant du pont attira l'attention de tout le monde.
Apparemment la sirène invisible existait bel et bien. Et elle venait de se faire capturer. "Mais elles ont quoi aujourd'hui a traîner près du pont ? Y a pas de plancton pourtant !?" Quoi ? Phoebe ne savait pas ce qu'une sirène mangeait hein ! Sans réfléchir -Le premier qui dit "Comme d'hab" aura...raison en fait - Elle agrippa le bras de roux pensif et s'élança vers le pont. Elle était vaguement consciente que Robocop aussi se dirigeait vers le pont mais bon elle ne se risquerait pas encore une fois a lui adresser la paroles. Non qu'elle soit vexée, sa mère lui avait juste interdit de se moquer des handicapés et avec Robocop c'était dure de résister. Bref l'idée que roux pensif la prennait sans doute pour une tarée ne lui effleura pas du tout l'esprit - En même temps qu'est-ce qui l'effleurait vraiment hein ?-

Lorsqu'ils arrivèrent sur le pont Phoebe vit un autre Croustibat - mais oui les batonnets de poissons là !- bref elle ressemblait vachement a l'autre dans le bocal. "C'est peut être sa soeur" Se dit Phoebe. Parce que ouais, elle n'était pas totalement, entièrement conne hein. C'est a ce moment que roux pensif pensa que c'était le bon moment de retirer les griffes de Phoebe dans sa chair.

"- Oh. Pardon." Dit - elle simplement en continuant de fixer la créature apeurée.

Elle ne savait pas pourquoi mais elle éprouvait plus de sympathie envers cette sirène là que l'autre qui tirait continuellement la tronche dans son bocal. Aussi Phoebe tendit doucement la main vers elle tout en sachant que peut être Robocop l'arrêterait, ou alors la sirène lui morderait les doigts. Mais comme toujours Phoebe s'en battait l'oeil. Elle s'accroupit devant Croustibat et d'une voix douce demanda :

"- Calme toi. Quel est ton nom ?"

Eh oui parce que sirène ou pas, Phoebe gardait ses bonnes manières !
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If I had a heart I could love you
If I had a voice I would sing
.



 
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#79
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Reza ignora la remarque insultant de l'autre gamine, en grognant des choses inaudibles dans sa barbe invisible, et en se contentant de serrer le poing gauche, faisant preuve d'une patience inébranlable en supportant ET la mécanicienne, ET sa nouvelle copine. A eux seules, elles suffisaient à l'agacer encore plus. 
Enfin, après quelques minutes d'attente insupportable, son bras fut fin prêt. 
Ah. Voilà qui était bien mieux. Reza esquissa un sourire satisfait, en remarquant que l'autre mécanicienne avait enfin terminé sa tâche. Il bougea son bras, remarqua que ce simple geste provoqua un léger grincement à l'intérieur de ce dernier, mais ignora cet inconvénient, pour se dresser sur ses pieds. Cela lui faisait un soucis de moins à régler. Maintenant, il devait se charger de calmer le bordel incessant qui régnait à l'intérieur de ce foutu navire... Et au vu du spectacle qui régnait autour de lui, à savoir, une foule qui se pressait vers le port, et des soldats qui courraient dans tous les sens, la chose n'allait pas être bien simple. 
- SOLDATS ! S’époumona-t-il, une nouvelle fois, à l'intention d'un groupe qui s'activait à faire sortir les civils du bateau. FAITES EN SORTE DE ME DÉGAGER LE PASSAGE DANS LES DIX PROCHAINES MINUTES ! ET RAPIDEMENT ! Traduction : il fallait que le bateau soit vidé de ses pseudos-touristes le plus vite possible, au moins avant qu'un chaos incontrôlable ne s'installe à l'intérieur. 
Les intéressés se contentèrent de se presser un peu plus, accompagnant les civils à l'extérieur du navire, et Reza, derrière son sourire assuré, fut rassuré de voir qu'on continuait de lui obéir malgré tout. Il ignora, une nouvelle fois, l'espèce de pincement qui faisait grincer son poignet, en se disant que cela devait être un effet secondaire des réparations que lui avait fait subir son supérieur auprès de cette mécanicienne. Après tout, il en avait vu des biens pires, et tant qu'on lui épargnait une seconde de plus avec cette blondasse, il était satisfait. 
- REZA ! Le héla un autre soldat, en courant dans sa direction. L'intéressé porta son attention sur lui. Il aimait bien, lorsqu'on prenait la peine de le vouvoyer, mais parfois, ses collègues se contentait dans les familiarités, et maintenant n'était pas vraiment le bon moment pour y prêter attention. On en a attrapé une autre ! Une autre sirène ! Trouva bon de préciser celui qui lui adressait la parole, visiblement à bout de souffle. 
Une autre sirène ? Celle qui rodait autour du port, donc ? Reza haussa un sourcils, et voulut s'approcher de son interlocuteur, mais la dite sirène (Eda) se présenta à lui, dans un gigantesque filet.
Inutile de dire qu'un énorme sourire anima les lèvres de Reza, à la vue de la nouvelle prisonnière. 
- Allez me chercher un truc à manger, Ordonna-t-il, finalement, au soldat qui l'avait averti de la capture de l'autre poisson, pour se rapprocher du filet, particulièrement intéressé. ET LES AUTRES, ÉVACUEZ MOI CE FOUTU BATEAU !
Finalement, son attention entière pu se poser sur l'autre sirène, lorsqu'enfin, les soldats assimilèrent ses ordres. Reza s'approcha. Visiblement, elle n'était pas inconnue à la première créature qu'ils avaient attrapé, plus tôt dans la journée. D'ailleurs, elle lui ressemblait beaucoup, si on mettait de côté l'effroyable queue qui dépassait de son tronc. En dehors de cela, elle attirait le regard, Reza n'allait pas se le masquer. La plupart de ses hommes semblait avoir du mal à ne pas faire attention au physique plus qu'avantageant de cette dernière, et Reza lui-même s'en délectait largement. 
- Arrête de te débattre, Trouva-t-il bon de lancer, à l'intention de la sirène qui était en train de rayer le pont avec ses ongles. Tu vas retrouver ta sœur, c'est déjà une bonne nouvelle. Ironisa Reza, qui essayait de sourire, mais persistait à croire que cette histoire de sirène n'allait pas leur faire une très bonne publicité. Les civils venaient de quitter leur navire, et les choses ne s'étaient évidemment pas déroulées comme il l'avait prévu. Néanmoins, dans cette histoire, il avait mis la main sur un pirate, et sur une seconde sirène. On lui pardonnerait donc ces dernières péripéties.
Il allait ajouter autre chose, mais on lui apporta très vite le mets qu'il avait préalablement commandé. Aussi Reza détourna son regard de sa nouvelle sirène, pour attraper le sandwich qu'on lui tendait. Ce ne fut que lorsqu'il détourna son attention sur la créature... Qu'il remarqua la présence de la fille de tout à l'heure (Pheobe), celle qui s'était amusée à se foutre volontiers de sa gueule, et celle qui sortait éventuellement de nulle part -on devait faire évacuer les civils, personne ne comprenait cela ?! Bon sang, mais qu'est-ce qu'elle fiche encore ici, celle-là ? Grogna Reza, à l'attention de ses soldats, pour s'approcher de la sirène à son tour, en mangeant tranquillement. Tu fais pas partie de l'équipage, à ce que je sache ? Il posa une main sur son épaule, poussa un long soupir. Alors écarte-toi. Et inutile d'essayer de communiquer avec elle, Fit-il, en montrant la sirène du menton. Elle pige pas. C'est un animal. Quand est-ce que les gens finiront par comprendre ce genre de chose : un animal. Elle comprend pas notre langue... Et tiens, regarde, elle mange pas les mêmes choses que nous. Il lança un morceau de pain à terre, avisa la sirène deux secondes, poussa un autre soupir, sans lâcher son sourire. Les rires fusèrent, du côté des soldats. Le spectacle est terminé, tu comprends ?Et alors qu'il prononçait ces derniers mots, son bras le pinça une énième fois. 
Bordel, mais qu'est-ce que cette mécanicienne bidon avait foutu, encore ?

 
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#80
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ROTTEN


Rotten avais beau ce triturer l'esprit, impossible pour elle de trouver comment rendre la liberté à la sirène.

Mais elle n'eu pas le temps de trop penser que dehors tout le monde s’agitait. Une autre sirène fut capturée.
Le sang de Rotten ne fit qu'un tour. Elle ouvra grand les yeux. Ses yeux étaient remplis de haine.
Il fallait maintenant qu'elle sauve 2 sirènes. La mer doit être affolée a chercher ses enfants partout.
Une brunette s'en alla avec un jeune homme sous le bras.

Sous un pas lourd, Rotten les suivis pour arrivé jusqu'au pont ou grouillé des gardes de partout. Elle pris soin de mieux couvrir son visage. Et elle vu la sirène..
Prise de rage, sous sa cape, Rotten caressa son épée qu'elle appelé Nancy.

A ce moment précis, elle vu miss grande gueule s'accroupir et tendre la main vers la sirène en lui demandant son nom.

Rotten se mit à coté d'elle, fixa la sirène et dit : " Rentre tes jolies mains ou elle va te les croquer".
Mais cette future conversation fut vite arrêter par un garde tempétueux qui décida de virer tout le monde !

" Bon sang, mais qu'est-ce qu'elle fiche encore ici, celle-là ?" Grogna Reza en parlant de Phoebe,
" Tu fais pas partie de l'équipage, à ce que je sache ?" Il posa une main sur son épaule, poussa un long soupir. Alors écarte-toi. Et inutile d'essayer de communiquer avec elle, Fit-il, en montrant la sirène du menton. Elle pige pas. C'est un animal. Quand est-ce que les gens finiront par comprendre ce genre de chose : un animal. Elle comprend pas notre langue... Et tiens, regarde, elle mange pas les mêmes choses que nous. Il lança un morceau de pain à terre, avisa la sirène deux secondes, poussa un autre soupir, sans lâcher son sourire. Les rires fusèrent, du côté des soldats. Le spectacle est terminé, tu comprends ?"
Reza regardait Rotten comme pour lui dire de dégager du bateau et de ne plus y refoutre les pieds !
Rotten perdit son sang froid sous les mots de cet homme.
Elle Retira sa cape, et son foulard et proclama haut et fort :" Je suis la pirate Rotten. recherchée depuis 5 ans. Je suis la voleuse et l'assassin des mer." Puis elle jeta sa tendre Nancy sur le sol et dit : " Je me rend".  Tout le monde sur le pont étaient sur le cul si on peut dire. Une des pirate les plus redoutables des mers qui ce fais arrêter comme ça ? Mais personne ne savais ce que Rotten avait derrière la tête.
Ne vous inquiétez pas elle a déjà son petit plan !
 
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