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Abysses - RPG
#51

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Elliot

Elliot a désormais 21 ans. Il décide de mener une nouvelle vie sur le continent abandonné, pour s'éloigner de L'île Misu, cette île qu'il déteste par-dessus tout. Non pas pour son climat, mais pour sa vie menée là-bas. En effet, abandonné dès son plus jeune âge (8 ans) par sa mère qui ne voulait plus de lui, il ne pouvait compter que sur lui pour se trouver un endroit ou s'abriter ou tout aussi bien pour manger. Il a pu néanmoins accéder à des bouquins pour s'instruire. À 16 ans, il se trouva un travail dans les puits de pétrole qu'il fut contraint de quitter pour on ne sait quelle raison. Il erra les 5 années qui suivirent  à voler, où à faire tout autre sorte de "plan" qui puisse lui rapporter de l'argent facile, qu'il liquidait dans la semaine qui suivait pour tout type d'activité dont il souhaitait même si il n'y pas grand choses a Misu a part de la neige et ...(Oui bon je me tais) Puis il se remit en question et partit donc sur le continent abandonné pour refaire sa vie. (Paske sa a lair koul kan mm :$$$)


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Messaline

Messaline 23 ans, Rousse (important de le précisé) a été élevé sur le continent, sa mere, prostituée de bas étages a tentée de tuer sa fille après sa naissance. Heureusement pour notre gente masculine elle a rater. Laissant la vie a une vraie dévergondée. Se laissant "sauté" par pur plaisir. En effet elle n'a jamais fais ça pour l'argent étant adopté par une riche famille de marchand après la tentative de sa mère. Mais tout simplement par plaisir. Ces tendances ayant commencer 4 ans plus tôt après un événement l'ayant profondément marquée, que personne ne sait. (Arraitai de posay d kaistion)
Le seule idée quel a en tête c'est d'avoir une relation charnelle.

http://i19.servimg.com/u/f19/19/13/65/64/22e15010.jpg
 
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#52
C'est quand la date limite pour s'inscrire? Ca démarre quand? On peut éventuellement rejoindre en cours de route?


EDIT:

(30-06-2015, 0:39)Anneauthier a écrit :  BON LES GENS techniquement on commence le RPG demain (on vous l'avait dit biz)
Du coup il vous reste jusqu'aux alentours de demain midi (ou demain soir suivant la vie de chacun) pour éditer vos persos si vous voulez être pris !! Donc Arrogantia, Edeen et Mayskusar : à vos claviieeeers (et éventuellement d'autres gens qui voudraient encore s'inscrire d'ici demain)

biz
nono

Ah je viens de voir que vous avez fermer les inscriptions. =/ J'vais alors voir si y a un autre RPG ouvert sur le fofo, ou un que je peux rejoindre! =D Sinon tant pis une autre fois! Mais j'aurai quand même du plaisir à lire votre histoire à tous! =3 Mais vous pouvez pas mettre ce genre d'information directement sur le topic de base? Ca m'aurait éviter de devoir tous lire pour apprendre que je peux plus m'inscrire...
http://img4.hostingpics.net/pics/563858Signadiamant2.gif
 
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#53
Est ce que t'as lu mes messages 
 
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#54
En gros : On commence le rpg sur le port du continent abandonné (cf : CARTE). Un bateau de la Capitale est sur le quai, et y'a des rumeurs qui courent, comme quoi y'a une sirène dans le bateau, bla bla bla (la Capitale fait des recherches cheloues sur les différentes créatures qui peuplent les océans en gros). Vos personnages sont sur le port, et ils vaquent à leurs occupations tranquillement. L'intrigue avec la sirène sert à les réunir. En gros, je m'explique : Le personnage de Anneauthier va entreprendre de voler le bateau de la Capitale (pour x raison). Il faut que vos personnages, par un moyen x ou y, soient amenés à se retrouver sur ce même bateau (pour réunir tous les personnages). C'est là que la sirène entre en jeu, et ça peut vous aider à incruster vos personnages. Un personnage qui travaille en tant que soldat, peut déjà être sur le bateau. Un personnage qui apprend que y'a une sirène et qui veut l'aider, peut essayer de s'introduire sur le bateau. Un personnage qui se fait arrêter peut aussi se retrouver sur le bateau. Etc. En gros, il faut qu'à un moment donné, quand le personnage d'Anneauthier vole le bateau, vos personnages se retrouvent dessus (volontairement ou malgré eux), et qu'ils soient embarqués dans ce même bateau à plusieurs comme ça. Je répète le mot "bateau" au moins 20 fois mais vous m'avez comprise.
+FILEZ NOUS VOS SKYPE ! ! !

A B Y S S E S


Les rayons du soleil venaient lentement éclairer les entrailles du port, et s'enfoncer à l'intérieur du courant marin. L'eau était agitée, en cette matinée d'été. Si la ville se trouvait animée par une activité étrangement plus forte qu'à l'habitude, la présence humaine sur la côte restait ancrée dans la monotonie des derniers jours : rien ne semblait rompre le calme pesant qui rôdait, autour du continent abandonné. Les vagues de migrants, toujours profondément importantes, déferlaient sur ces terres, sans pour autant bouleverser l'apparence paisible des lieux. Aujourd'hui, en effet, les commerçants s'affairaient sur le port, les marins s'attelaient tranquillement à la pêche, les brigands continuaient à agir dans une apparente illégalité, et chaque citoyen de la ville subsistait à sa manière, pour ne pas changer, afin d'être seulement certain de pouvoir répéter cette même tâche le lendemain.
Néanmoins, l'apparente monotonie du paysage paraissait, depuis de longues heures, être troublée par un remue-ménage conséquent, en direction des quais de la ville. Une rumeur s'était doucement profilée à travers les ruelles qui serpentaient hors du port, et on disait avoir aperçu un navire de la Capitale amarré à quai. Si les raisons de cette présence étaient encore trop obscures, il était certain que cela concernait les innombrables créatures encore inconnues qui évoluaient à l'intérieur des fonds marins. L'Armée n'avait eu de cesse et jusqu'ici, de porter une importance toute particulière à ce qu'elle considérait encore comme monstrueux. Beaucoup, en ville, aimaient à alimenter les mots qui courraient à ce propos, et de ces murmures indistincts, s'échappait alors une certitude : la créature tant convoitée par la Capitale n'était autre qu'une sirène, et on l'avait capturé.
 

 
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#55
Les persos
Dans une chambre d'hôtel un peu miteuse, Alexis dormait. D'habitude, elle était déjà debout à l'aube, mais aujourd'hui, ça faisait un moment que les rues s'animaient, à la manière des avenues d'un fourmilière. Les marchands criaient déjà depuis longtemps aux passants de bien vouloir s'arrêter voir les merveilles qu'ils avaient à vendre. Il faisait beau, ce matin là. Et c'est quand elle se retourna qu'un rayon de soleil que laissaient filtrer les volets lui arriva dans les yeux. Elle grogna, s'étira une bonne demie-douzaine de fois, bailla environ le double, avant d'enfin daigner ouvrir les yeux. Elle vit un corps endormi à ses côtés, un torse qui se soulevait régulièrement, une tête de gamin qui reposait paisiblement sur l'oreiller. Elle l'observa un peu, les yeux et l'esprit encore embrumé par le sommeil, avant de réaliser subitement la chose suivante : il était tard. Elle s'extirpa des couvertures, sans prendre la peine d'essayer d'être discrète, et entreprit de chercher ses vêtements balancés aux quartes coins de la pièce. Dans le lit, le garçon commença à remuer. Elle ne s'en préoccupa pas. Assez vite, il ouvrit les yeux et s'exclama :
- Merde! Quelle heure il est?
Alexis eut un léger sourire en le voyant s'activer à son tour. Un garçon de la capitale qui se réveille le matin, c'était une vision très rare.
- J'en sais rien, mais il fait déjà jour et la rue fait un sacré bordel, répondit-elle.
Le garçon ne lui accordait aucun regard, trop occupé à chercher ses affaires. A priori, il n'essaierait pas de la coller pendant des heures, mais au cas où, elle prononça son discours de lendemain de nuit partagée :
- C'était super, hier soir, mais bon, je dois vraiment y aller, j'ai des trucs à faire, tout ça, tu sais ce que c'est, enfin non, mais bref je vais y aller, d'accord?
- Euh oui pas de problèmes, tu fais ce que tu veux. Je dois partir aussi.

Parfait.
Ils sortèrent en même temps de la chambre, se firent des adieux rapides devant l'hôtel... et marchèrent dans la même direction. "Voilà qui est un peu gênant" pensa-t-elle en souriant, amusée par la situation. Ils déambulèrent côte à côte pendant un moment. Le garçon gardait les yeux fixés sur chaussures. Au bout d'un moment, il tourna alors qu'Alexis continuait tout droit. Elle arriva au port, où elle retrouva assez vite Caleb.
- Désolée du retard, je me suis pas réveillée. C'était sympa, ta nuit?
- Ben j'ai dormi, c'est plutôt à moi de te poser cette question.

- Oui, c'était cool. Un garçon de la capitale, jeune, inexpérimenté, maladroit, bourré d'idéaux. Tu l'aurais détesté.
Ils se sourirent, et elle s'assit par terre à ses côtés. Ils ne dirent pendant un moment, regardant les gens s'activer autour d'eux. Alexis en profita pour apprécier la vie qu'elle expérimentait depuis quelque mois, le bonheur de n'avoir aucune obligation. Suive Caleb et apprendre de sa force tranquille avait été une des meilleures décisions de sa vie. La voix grave de l'homme brisa le silence complice qu'ils partagaient :
-Tiens, voilà un archétype de bébé doré de la capitale. Regarde comme il a l'air perdu.
Elle tourna la tête. C'était lui, le garçon maladroit avec qui elle avait passé la nuit. Évidemment. Il avait effectivement l'air confus. Il se tenait debout, en plein milieu du port, manquant de se faire bousculer à chaque passant. Prise d'un élan de pitié, elle se leva, provoquant immédiatement un soupir de Caleb. Elle fit signe au garçon, qui paru soulagé, et se diriga vers elle.
- Qu'est ce que tu cherches?
- Un boulot, je me suis dit que le meilleur endroit où trouver ça, c'était au port, mais je me suis perdu.

D'accord. Il était vraiment maladroit, mais pas si bête que ça. Il avait eu raison de venir par ici. Il tendit la main vers Caleb sans qu'elle ait eu le temps de l'en empêcher.
-Enchanté, monsieur. Je m'appelle Orian.
L'homme ne prit même pas la peine de tourner la tête vers le garçon.
Alexis riait dans sa barbe, se délectant de voir Orian embarrassé qui ne savait que faire de cette main tendue dans le vide, quand elle entendit une conversation intéressante :
"Tu vois le bateau de l'armée juste ici? Il parait qu'ils ont capturé une sirène."
-Vous avez entendu?
s'écria-t-elle.
Caleb haussa les épaules, Orian prit un air déterminé. Comme c'était mignon. Un peu comme voir un lionceau qui croit pouvoir se battre.
- Si c'est vrai, c'est dégueulasse, dit-il. Il faut la sortir de là.
- Non non non, tu vas rien faire de tout ça, tu vas juste te retrouver dans la merde.
- C'est des conneries. En plus de trente ans sur les mers, j'ai jamais croisé une sirène. C'est impossible que des idiots de soldats en aient trouvée une.

Orian était déjà parti.
-Ben moi, j'ai très envie de voir, et puis je me sens un peu responsable de ce gamin, j'vais essayer de l'empêcher de faire des bêtises. Je te retrouve ici.
Même s'il trouvait ça stupide, Caleb la laissa faire. Elle était grande et plus débrouillarde que la plupart des hommes qu'il avait connu, que pouvait-il arriver de mal?
Je suis honnêtement dsl de toujours me tromper dans les prénoms de mes persos pardon pour ma stupidité

Je vais faire des ptites vignettes pour tous ceux qui ont une image + un texte descriptif, les autres pour l'instant je considère que vous êtes pas inscrits, enfin peut-être que vous avez oublié ou que vous avez changé d'avis chépas, c juste pour qu'on s'y retrouve mieux bien sûr vous êtes pas DU TOUT obligés de les utiliser, c'est au cas où ça vous botte. Si vous voulez le faire vous-même, les proportions que j'ai utilisées c'est 150*150.
 JIMDO! 
clickclickclickclickclick


https://i.imgur.com/CwkaksV.gif


Music
Spoiler! Afficher/Cacher
Poisson d'Avril!
https://i.imgur.com/4vJ5Uay.jpg
 
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#56
Oooh je suis pas contre une petite vignette, j'ai essayer de m'en faire une mais...vuala vuala c':

http://img15.hostingpics.net/pics/256605Phoebe.jpg



 Phoebe marchait. Elle marchait. Les bras chargés de bracelets, de colliers et de toute autres babioles de "qualité" qu'elle et sa famille vendait sur le marché. Elle adorait son pays, adorait son île mais est-ce normal que depuis un moment elle marche chargée comme une mule et que les passants mâle préférait reluquer son cul plutôt que de l'aider a porter sa marchandise ? Pourtant aujourd'hui c'était son jour de "congé" elle aurait pu retrouver ses amis au bar a chicha et déblatérer méchament sur la nouvelle danseuse engagée, elle aurait pu se promener sur le port avec ses amis et déblatérer sur les passants elle aurait pu...bref elle aurait pu faire autre chose qu'aider sa mère malade a transporter tout ses foutus colliers. Evidemment son frère n'avait pas ce genre de problèmes, même si elle doutait qu'un garde est eu un jour des "problèmes" C'est vrai ! Il suffisait de rester debout devant une porte les bras croisés, rien avoir avec le fait de gueuler sur un marché pour attirer des pigeons euh pardon clients. Bref, ce jour-là elle traversait le port qui comme a son habitude était rempli de monde "Les gens ne dorment-ils jamais dans cette putain de ville ?" Pensa-t-elle en évitant une énième fois un clochard qui pour une sombre et inconnue raison lui crachait dessus. Elle passa alors devant de nombreux bateaux tous très différents, petite elle rêvait de prendre la mer, avec l'âge son rêve était d'avoir assez d'argent pour nourrir sa famille de dalleux. Comme quoi, la magie de l'enfance ne dure pas. Phoebe songeait donc a ce qu'elle pourrait bien faire au dîner " Oh et puis merde, la flem de faire un couscous" lorsqu'elle entendit une drôle de conversation :


"Tu vois le bateau de l'armée juste ici? Il parait qu'ils ont capturé une sirène."


"Intéressant" pensa-t-elle. Elle n'était visiblement pas la seule a avoir entendue, les gens avaient l'ouïe fine ici. Un jeunet blond suivie d'une brune s'élancèrent vers le bateau de l'armée. Phoebe haussa les épaules. S'ils avaient réellement capturé une sirène, ça l'étonnerais qu'ils les laisseraient la voir. Elle s'éloigna donc en direction du marché, avec sa marchandise. Malheureusement elle fut bousculée par un garde renversant alors tout ses bijoux.


"-Merde !" S'écria-t-elle.


L'enfourné ne s'était même pas excusé se bornant a la regarder ramasser ses bracelets un sourire suffisant plaqué sur le visage. "Ses jeunes gardes !" Pensa - t- elle en levant les yeux au ciel. "Ils se croient tout permis ses jeunots"


"-Est-ce que vous êtes en droit de posseder tout ça ?" Demanda - t- il sans se défaire de son petit sourire arrogant.
- J'ai l'air d'une voleuse ?
-Euh..."


Elle soupira.


"- Est-ce vrai ce que l'on raconte ?
- A propos de la sirène ?
- Non a propos de la baleine, beh oui la sirène !"


Le garde fronça les sourcils sans doute contrarié par le ton de Phoebe.


"- Je...je ne sais pas.
-Ah." Répondit-elle en rammassant ses derniers bracelets.


Elle prit alors un air enjôleur et demanda :


"- Croyez-vous que je pourrais la voir ?
- Non mademoiselle.
- Pourquoi ? Où est-elle ?
- D'après les autres, elle est enfermée dans la cave du bateau pour l'instant.
- Oooh, intéressant.
- Sur ce."


Et elle dit au revoir au petit garde. Alors comme ça une sirène était enfermée dans la cave d'un bateau de l'armée. Phoebe pesa le pour et le contre. Elle hésita...allez...2 secondes ? Avant de donner son sac a un des gardes.


"- Donnez-le au garde Khal. Khal Sand. C'est mon frère."


Et de s'élancer en courant vers le port. Elle ne savait pas si elle allait réellement pouvoir voir la sirène mais bon entre ça et faire du couscous. Le choix était vite fait non ?

+ Clauclau et nono normalement vous avez mon skype mais pour ceux qui savent pas je suis : A.beaar (Armelle~)
+ Merci Grenouille pour les vignettes jutiliserais celle que tu m'as faite au prochain poste et je mettrais le lien pour mon perso après tralala ~
http://img4.hostingpics.net/pics/394990IfIhadaheart.jpg

If I had a heart I could love you
If I had a voice I would sing
.



 
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#57
J'aurais trop voulu participer -_-
 
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#58

Saul n'était pas né dans l'habitude de l'effervescence humaine. Au levé comme au coucher, ses plus présentes voisines était la glace, et l'ombre de ses compagnons bravant le souffle froid de Mizu. Mais ce jour-là, comme chaque mois, il devait se confronter à la foule bruyante des terres chaudes. Cette tâche l’enthousiasmait autant que les visites annuelles des représentants de la capitale sur sa terre natale.
De taille moyenne, Saul savait sa stature ne pas imposer le respect au premier coup d’œil. Ainsi, il n'hésitait pas à user violemment de ses épaules et de regards meurtriers, pour se frayer un passage parmi l’agglomération qui s'était formée sur les docks. Le nordique était une force de la nature que l'on ne soupçonnait pas, comme bien des habitants de Mizu. L'île forgeait des hommes plus vigoureux que ceux de Kogo, plus adroits que ceux de Karu et plus endurants que ceux de Saba. Rien de comparable avec les doucereuses princesses qu'élevait la capitale.
C'était tout du moins la plus primitive conviction dont Saul était habité.
Elle ne s'était qu'un peu plus amplifiée à sa visite sur le continent abandonné. Il venait de mettre fin à une semaine de traque féroce, pour retrouver un escroc pourri qui lui avait vendu des céréales avariés, le mois passé. Deux enfants de sa tribu en étaient morts. Quoi que l'homme n'aimât pas prendre du retard dans les terres chaudes, le détour en avait valu la peine : justice était faite. L'arnaqueur y avait laissé la peau la nuit même. À l'heure qu'il était, les poissons devaient d'ors et déjà commencer à goûter ses entrailles de crevure.
Saul s'en était tiré sauf, si l'on faisait abstraction du poignard qui avait été planté dans son épaule. La plaie lui faisait souffrir le martyre, mais sa fierté était bien trop encombrante pour qu'il ne le reconnaisse. Il se contentait, plus stupide que glorieux, à vouloir transporter lui-même les sacs de blés qu'il avait au passage dérobé au commerçant.
Mais alors qu'il continuait sa traversée de la foule, un inconnu le heurta de pleins fouets. La douleur fut vive et brûlante, et Saul lâcha l'un des sacs d'un spasme. L'or jaune se répandit sous les pas des passants.
- Clando de rat de soute atrophié, pesta-t-il à mi-voix, tandis que, sa main gauche appliquée sur son épaule meurtrie, il tentait de récupérer le restant de son sac déchu de l'autre.
Un bras halé fut plus rapide que lui, et vint lui porter secours. Il le repoussa d'un coup bref.
- Pour la millième fois : casse-toi, Tallulah., fit-il, acerbe, sans relever les yeux vers la jeune femme qui s'était accroupie près de lui.
L'intéressée ignora la remarque désobligeante, se contentant de rassembler le blé encore immaculé, et le reverser dans le sac. Mais avant qu'elle n'ait le temps de se saisir de la besace, Saul la lui arracha d'une poigne énergique. Quoi que le geste transperçât tout son bras de douleur, il n'en laissa rien paraître. Impassible, il se redressa, avant de reprendre son chemin. D'exaspération, Tallulah leva les yeux aux cieux, ce qui ne l'empêcha pas d'emboîter le pas du blessé.
- Tu vas aggraver ta blessure., lui glissa-t-elle l'air de rien, tandis qu'elle se positionnait à son côté.
- Non., il grogna.
Saul n'entendait rien de ce que la foutue bonne femme lui voulait. Ils se connaissaient vaguement, ayant déjà fait route ensembles à plusieurs reprises. En sa faveur, elle était l'une des seules étrangères qui ait déjà foulé le sol de Mizu et en soit ressorti indemne, puisqu'elle se prétendait soigneuse. Elle avait notamment était présente pour les deux enfants empoisonnés, mais avait été désolée de n'avoir rien pu faire. Par pur hasard, Saul l'avait croisé le matin-même, alors qu'il s'essayait à panser son épaule de sa main gauche. Elle lui avait porté secours, mais ne semblait pas décider à lui lâcher les basques depuis lors. Ce n'était pourtant pas faute de lui avoir subtilement signalé qu'elle l'emmerdait. Mais la jeune femme se contentait d'hocher la tête d'un air entendu, et de laisser Saul pestiférer autant que bon lui semblait, sans pour autant obéir à un traître de ses mots. S'il s'était agi de n'importe qui d'autre, l'homme serait devenu violent. Néanmoins, sans lui inspirer de grandes vagues d'amitié, Tallulah lui était probablement la moins détestable étrangère qu'il n'ait rencontrée. Parce qu'elle ne méprisait pas Mizu, certes, mais surtout parce qu'elle s'essayait à aider son peuple comme elle le pouvait.
Ils continuèrent de cheminer en silence, jusqu'à apercevoir un navire massif, qui constituait leur destination.
- Il faudrait que je refasse ton bandage, déclara Tallulah, l'air de rien, alors qu'ils arrivaient à une poignée de mètres du bateau.
Elle s'attendait à une rafale d'insultes, mais il n'en fut étonnamment rien. Ils s'assirent sur une caisse de bois, et Saul ôta son haut en silence. Nombre de cicatrices en relief habillaient sa peau pâle, une caractéristique que Tallulah savait commune aux gens de Mizu. L'accumulation de balafres constituait presque un rite de passage de l'enfant à l'adulte, chez le peuple nordique. Il les considérait comme étant des marques d'expériences, sources de respect plus que de regrets. Ce peuple était plus connu pour la violence tranchée de leurs idéaux que pour leur mode de vie débonnaire.
Elle préleva une fiole de sa sacoche de cuir, une mixture d'herbes aux vertus désinfectantes, dont elle se macula les mains. Puis, précautionneusement, elle délia le bandage. Tallulah prêchait la médecine douce, et la fierté de son patient handicapait dans sa tâche : elle savait que Saul ne pesterait pas si elle lui faisait mal. La plaie n'était pas belle à voir. Encore à vif, la peau avait légèrement enflé, mais grâce aux herbes dont la soigneuse l'avait déjà dispensé, le risque d'infection était quasiment nul. Elle se saisit d'une nouvelle fiole, dont elle versa une partie du contenu dans la paume de sa main. Cette fois-ci, il s'agissait d'alcool, dont l'agressivité était diminuée par un mélange de sèves tropicales. L'incorporation piquerait tout de même. Elle l'appliqua sur la plaie vermeil, et eu tout le loisir de voir les muscles de Saul se crisper. Néanmoins, le visage de celui-ci demeura pleinement impassible.
- HOREB !, beugla-t-il d'ailleurs à l'intention de l'un des matelots du navire qui les surplombait.
L'intéressé tourna la tête vers eux, et délaissant la caisse qu'il transportait, il chemina à leur hauteur.
- Salut, Saul., lança-t-il.
Tallulah s'étonna du costume de l'armée dont était revêtu le nouveau venu. Non pas qu'il soit rare de croiser des soldats à chaque coin du globe, en revanche, les voir échanges diplomatiquement avec un habitant de Mizu était un spectacle peu commun.
- T'as ma place ?
- T'as mon fric ?
, enchérit Horeb du tac au tac.
Saul grogna, et plongeant sa main gauche dans l'une de ses besaces, exposa deux pièces d'or au matelot. Celui-ci répliqua en sortant de la poche intérieure de son costume un ticket rendu marron par le temps, où l'on parvenait difficilement à déchiffrer «TITRE DE TRANSPORT, ALLER UNIQUE — 6 PIECES» . Les deux hommes échangèrent discrètement leurs biens respectifs, tandis que Tallulah parfaisait le nouveau bandage de Saul. Ce dernier profitait donc des petites affaires au noir des soldats bas-de-gamme de la capitale pour diminuer ses coûts de transport.
- Vous en auriez un deuxième ?, demanda-t-elle à l'adresse du soldat, tandis que Saul lui lançait un regard exaspéré.
Il avait probablement espéré la semer là.
- Tu dois forcément déconner, là., maugréa-t-il sans conviction.
- J'en ai une dizaine en stock, ma jolie, répondit Horeb, plus soucieux de gonfler ses bénéfices que son amitié inexistante avec Saul.
- Un seul suffira, mon «joli»., fit Tallulah, non sans cynisme.
Ils procédèrent au troc, tandis que Saul s'enfonçait lentement dans des strates encore méconnues de désespérance. Horeb éloigné, les deux compères cheminèrent jusqu'au pont du bateau, où un officier vérifia leurs tickets, puis ils trouvèrent place près d'une barrière. L'air frais de l'océan fit frissonner Tallulah, qui pressa ses genoux contre son abdomen. Il faisait bon, mais son île l'avait habitué à des atmosphères plus équatoriales. La remarquant, Saul lui lança le haut dont il ne s'était toujours pas revêtu. Lui mourrait de chaud. S'il avait pu s'improviser un plongeon dans l'eau froide, ç'aurait été volontiers.
- Et quelle est notre destination, Saul ? lui lança Tallulah, alors qu'elle entourait ses épaules de la chemise de l'homme.
- Capitale. J'dois y faire deux trois pantoufles. Et après j'me trouve un radeau pour Mizu.
- Ainsi, tu vas avoir le temps d'apprendre à me tolérer
, fit-elle, dans ce qui semblait être une intonation amusée.
- C'est ça, c'est ça... Pisse une flaque et regarde toi d'dans.
hey

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#59
http://img15.hostingpics.net/pics/427155gil.png

Le vent soufflait doucement, emmêlant les longs cheveux de Gil. Assise sur le grand mât, pieds emmêlés dans les filets, elle passa ses longs doigts dans ses cheveux bruns, retirant les folles mèches qui dansaient devant son visage. Sa tignasse brune commençait à graisser. Un soupir franchit les lèvres de la jeune fille à cette idée, qui fût vite balayée par la vision enchanteresse qui s'offrait devant elle.
Ce n'était pas une île. Définitivement pas. Les terres paraissaient s'étendre à perte de vue, fourmillant de vie, de détails, de personnes. Verdure et vestiges devaient sans doute se côtoyer, artefacts de cette civilisation disparue depuis si longtemps. Le cœur de Gil battait à tout rompre. Elle semblait retomber en enfance, lorsqu'elle était si heureuse de découvrir toutes ces nouvelles sensations. Gil sourit, et ferma un instant les yeux, laissant l'air de la mer la bercer, paisiblement. Mais ne plus bouger une seule seconde était déjà trop pour cette éternelle enfant, laquelle, surexcitée, se jeta dans les filets permettant de monter au mat, se laissant tomber de mailles en mailles.
Elle arriva bien vite en bas, et, s'empêchant de courir pour ne pas agacer le second ou capitaine, voguant au travers des mousses qui s’affairaient à préparer l'amarrage, se hâta de se rendre à la proue du navire, s'élançant sur le beaupré. La jeune fille s'y assit, laissant pendre ses longues et fines jambes dans le vide, prête à observer l'accostage. Cette fois-ci, Gil n'aidait pas : elle avait parié sa place à l'avant du bateau contre Altaïr. Ce dernier ayant perdu, il avait été obligé d'aider les autres marins à accoster le bateau, ce à la place de Gil. La jeune femme pouvait donc assister à cette découverte de nouvelle terre, tandis qu'ils se rapprochaient de plus en plus du port. Pour l'occasion, tous s'étaient grimés en honnêtes marins, ne souhaitant que la joie et le bonheur d'autrui. Bien sûr.
Gil ne tenait plus en place. Lorsqu'ils furent tout près du port, elle se laissa glisser le long du beaupré, jeta un regard en coin à Altaïr qui n'avait pas encore chuté de la journée, record pour le moins incroyable, prête à découvrir ce marché et cet endroit incroyable. L'affluence de tant de gens éveillait en elle une étrange nostalgie, celle des anciens jours, sur son île d'enfance, ou elle déambulait dans les rues, courant jusqu'à ses terrains de jeux favoris.
Aujourd'hui, Gil en avait un nouveau.
La jeune femme prévint Altaïr qu'elle allait faire un tour sur le port, pressée de retrouver la terre ferme. Ce fût en arborant un air froid et distant qu'elle mit pied à terre, tachant d'arpenter au mieux l'endroit, de découvrir le plus de choses possibles, qu'il s'agisse de choses pour elle ou pour son équipage. Au bout de plusieurs minutes à marcher et à entendre quelque bribes de conversations de part et d'autres, Gil gagna l'endroit le plus bondé du port, ou les conversations allaient bon train. Gil s'amusait à dévisager les gens, et ce fût sa principale activité, sans compter le charmant jeu qu'était éviter les gens lui fonçant dessus dans l'agitation, jusqu'à ce que quelques mots ne retiennent son attention.
La jeune fille tendit l'oreille : les fragments d’informations qu'elle avait pu glaner piquèrent sa curiosité, mais Gil ne parvenait pas à réellement comprendre ce que les gens disaient. Non loin d'elle, un homme éclata d'un rire gras, auquel Gil prêta discrètement attention. L'homme était petit, rabougri, dans la soixantaine, portant une légère barbe blanche.
« – Des conneries tout ça ! Pense-tu qu'une sirène se laisserait attraper si facilement ? Ce n'est qu'une invention de pauvre mioches en mal d'histoires fantasques !
– Mais
, rétorqua un plus jeune et grand garçon, et s'ils avaient vraiment capturé une sirène ?
Tu penses bien qu'ils en auraient fait une tonne ! J'suis certain qu'ils auraient fait payer l'entrée, l'auraient hurlé sur tous les toits s'ils en avaient vu la moindre. Non, tout ça sont des foutaises, y'a pas la moindre sirène sur c'rafiot. »
Le plus jeune laissa son regard couler un instant sur un grand bateau non loin de là, avant de se faire harponner par le plus vieux, le sommant de le suivre. Les yeux de Gil dérivèrent vers le navire, un instant rêveurs, la seconde d'après déterminée. Un fin sourire étira ses lèvres, tandis que son visage prenait cette expression si satisfaite lorsque Gil avait une idée.
« – Une sirène hein... »
Après avoir observé le navire quelque instants, Gil se tourna vers Altaïr.
« – T'imagines la tête du capitaine si on lui ramenait une sirène ? glissa-t-elle à voix basse. Ce serait la gloire assurée avec une telle bête ! »
Son sourire mourut sur ses lèvres, mais les yeux de la jeune femme brillaient toujours.





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Les yeux de Kellan papillonnèrent. La lumière du soleil agressait ses yeux, péniblement, tandis que ses muscles endoloris s'éveillaient un à uns pour répandre dans son être une douleur étrange. Kellan agita les doigts, soupira avant que ses yeux bruns vert ne s'ouvrent définitivement, lui tirant un grognement.
Son dos lui faisait souffrir le martyr. Il voulut étendre ses jambes, malheureusement pour lui l'effervescence du port ne lui permit pas de trop bouger. Affalé au coin d'un vieux mur, le jeune homme retint un juron tandis que péniblement, il se levait, étirant précautionneusement ses pauvres muscles douloureux. Il passa la main dans ses cheveux d'un roux flamboyant, tandis que toute les pièces du puzzle de la veille s'assemblaient dans son crâne. Il étouffa un bâillement, s'adossa à son mur.
Cela faisait deux jours qu'il dormait dans les rues humides. En soi rien de bien problématique, mais l'absence de nourriture, et par dessus tout d'eau, commençait à se faire sentir : Kellan était assoiffé. Lui, si habitué au climat de son île glaciale, supportait très peu la chaleur du sud. Sans parler des hommes qui vagabondaient partout : lui était un ermite. Il détestait les êtres humains, détestait devoir leur parler et haïssait plus que tout se retrouver dans une foule. Manque de chance, il s'était endormi au mauvais endroit.
Mais pourquoi diable s'était-il embarqué dans cette aventure... pourquoi diable avait-il quitté Mizu...
Certes, son île n'était pas la meilleure des îles, ni même un paradis, bien au contraire. Mais le jeune homme s'y sentait comme chez lui au moins. Ici, rien ne lui était familier. Ni les bateaux sur le port, ni les gens marchant autour de lui, ni les manières de parler, ni même les comportements des gens. Tout était différent, et tout cela lui donnait la nausée.
Finalement il aurait dû rester sur Mizu.
Mais Mizu, c'était aussi son passé, ce passé avec lequel il avait juré de rompre tout liens, se lançant dans une nouvelle vie sur ce nouveau continent. Il ne pouvait pas y retourner, et par dessus tout, il ne pouvait pas lui manquer. Certainement pas.
Kellan s'étira, secoua la tête, avant de se mêler à la foule. Fini de se morfondre songeait-il, après tout, il était ici pour démarrer quelque chose de nouveau, il était ici pour une nouvelle vie. Ce n'était pas en broyant du noir qu'il finirait par y parvenir, ce n'était pas en broyant du noir qu'il obtiendrait ce qu'il cherchait. Non. S'il voulait vraiment obtenir tout cela, il devait se bouger.
Déterminé, mais sans néanmoins une seule idée en tête, le jeune homme commença à arpenter les alentours, avec pour premier objectif, celui de trouver à boire. Regardant dans tous les sens, sans oser demander à quelqu'un, il recherchait, s'agitant péniblement, la moindre goutte d'eau qui ne fût pas celle de la mer.
Puisque, définitivement, il avait soif.

 
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#60
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Et encore une nuit à picoler.... s'exclama Rotten.
Alors que son équipage partis boire et piller les coins sombres de la Capitale, Rotten resta enfermée dans son bateau. Bizarrement, ce soir elle avait besoin d'être seule... Comme si .. l'océan avait besoin d'elle..
L'alcool accompagna sa tristesse et elle bu jusqu'à s'évanouir tellement elle fut saoule.
Elle s'attristais de voir qu'elle ne ressentais aucune honte à tuer pour assouvir son mal être. Elle ce sentais comme un monstre parmi les hommes.
Pris d'une rage soudaine, elle cassa sa bouteille de rhum contre le mur de son bâtiment, ce leva, et marcha d'un pas sur vers le pont.
Elle a senti quelques choses qui ne va pas.. Quoi ? elle ne sais pas ? C'est peut-être l'alcool qui la fais délirer.
Elle posa sa tête sur le ponton et ferma doucement les yeux. L'air frais l'avais consolée.
Elle en avait clairement marre de cette vie de piraterie et de saccage.
Quand elle releva sa tête, elle ce sentait fière et grande comme une montagne d'avoir prise cette sage décision qui étais de tirer un trait sur le saccage et la tuerie.
Rotten enfila sa cape noire, laissa un simple mot à son équipage : " Je m'en vais à jamais. N'essayer pas de comprendre , je suis ivre. Merci à vous mes sœurs pour ces années." Puis elle abandonna son bateau sans état d'âme.
La nuit passa, et au port de la capitale, les commerçant commençait déjà à vendre leur divers babioles en gueulant.
Sa tête étant mise à prix, Rotten devait encore plus ce cacher que d'habitude. Cela ne l'empêchait pas d'entendre les divers bla-bla autour d'elle.
Elle entendu qu'une rumeur disais qu'une Sirène serait sur un des bâtiments de la flôte de la Capitale vers le port principal.
"C'est le moment de commencer cette nouvelle aventure !" pensa t'elle.
Elle s'était mise dans l'idée de porter son secoure pour la sirène.
Quelques pas plus tard, la pirate repéra le bâtiment en question.
Rotten fronça ses sourcils et avança en direction du bateau
.
 
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