Est-ce qu'on fait mourir Enzoooooooooooooooooo?

Lucien était donc en train de discuter avec le premier garde du lieu de l'intrusion lorsque le second qui avait emporté le rebelle les rejoignis.
- Cela ne vient pas de l'infirmerie... mais du hall d'entrée!
Lucien ferma les yeux. Pourquoi était-ce si compliqué de savoir simplement où des intrus venaient de débarquer?!!
Peut être parce qu'en ce moment même se déroulait deux intrusions. Mais que ça, le jeune homme n'en avait évidemment pas conscience.
Bon, on allait quand même jouer la carte de la prudence.
- Toi, prend trois gars avec toi et va vérifier la chambre d'infirmerie du rebelle qu'on a enfermé tout à l'heure.
Le premier garde hoche la tête et s'en va en courant.
- Nous on va vérifier le hall d'entrée.
Et joignant les gestes à la parole, le jeune homme partit.
Ce qui l'inquiétait, c'est qu'Enzo qui était partit en éclaireur ne leur avait pas envoyé de nouvelle. Si les adolescents de la ferme étaient là, ils auraient dû être prévenu bien avant par le garçon.
A moins que celui-ci n'ai tenté de résister contrairement à ce que lui avait ordonné Lucien, normalement le p'tit gars ne devait que les observer de loin et courir prévenir l'usine s'il décelait quelque chose de suspect.
Quelques minutes plus tard, Lucien et son jeune garde du corps était derrière la porte.
Et derrière en effet, du bruit se faisait entendre,
- Pourrions nous parler à votre médecin? Enzo est mal en point nous ne savons pas ce qui lui est arrivé, je ne veux pas qui lui arrive quoi que ce soit... s'il vous plait aidez nous.
Le garde eut un mouvement brusque et se jeta sur la porte pour l'ouvrir. Son frère! Il s'agissait de son frère!!
Lucien le retint juste à temps. Et, continuant de parler à travers la porte, leur répondit,
- Et qu'est-ce qui nous prouve qu'il est bien là? Que ce ne soit pas une façon de s'infiltrer chez nous et tout bousiller?
En effet, Enzo avait cessé de crier et respirait juste bruyamment. Le garçon entendait bien des paroles dans le lointain mais n'arrivait plus à les assimiler. Encore plus impossible pour lui: répondre.

L'effet de la chanson de Kristie fut immédiat. Tout les garçons se sentirent enveloppés dans une bulle de confiance. La jeune femme, sans le savoir, était en train de réaliser exactement ce que Lucien voulait.
Bien sur qu'il ne l'avait pas emmené dans le quartier des plus petits pour rien. Il fallait qu'elle s'attache à ses gosses. Qu'elle comprenne que ce n'était pas eux les méchants. Et surtout... qu'elle les protège.
Bon, Lucien n'était pas là pour voir ça, dommage mais là il a un peu d'autres chats à fouette (#Sushi).
Lorsque Kristie s'arrête de chanter, Tim se sent étrangement mieux.
- Tim... Je suis prête à t'aider.. A vous aider.. Mais il va falloir me dire pourquoi vous êtes ici et contre quoi vous lutter.. Tu comprends?
Timéo hoche la tête. Oui il comprend bien.
Cette fois c'est bon, il va avouer.
Sauf que non. Il faut croire que l'instant de la révélation va être encore retarder... une sorte de mini-malédiction je ne sais pas..
Tim se penche en avant et commence à vomir.
Il vomit du sang.
Ces camarades se jettent sur lui et l'allonge au sol. Tim ne s'arrête pas... c'est inquiétant. Mais visiblement tout autour de lui tout les autres semblent calmes. Ils savent ce qu'ils font. Ils ont l'air habitué. Même Timéo parait vivre ça comme une geste routinier.
Un des garçons sors un peu du cercle qui s'est formé autour du plus jeune pour venir informé Kristie,
- C'est une des réactions que l'on subit à rester dans cet usine. L'air n'est pas sain.
L'enfant perdu montre la tonne de paperasses sur les bureaux.
- Mais ça on ne leur dira jamais. Qu'ils viennent crever eux-même ici pour vérifier.
Et à ses mots, le garçon cracha sur un des papiers avant de retourner s'occuper de Timéo.