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Farewell † [rpg]
#81
Si Fennec avait été une locomotive, il aurait sifflé à s'en exploser la chaudière. Petite sous merde de Tomhas. Sale petite raclure pestilentielle. Devant Dobson, en plus. Son sang ne fit qu'un tour, lorsque d'un coup de genou, il repoussa l'immonde sonar, pour finalement le chopper par les épaules, et lui attribuer une droite majestueuse. Mais Tom pouvait encore parler. Alors, d'un geste rapide et expéditif, seulement guidé par son mode hater on, il ramassa à terre une malheureuse bouteille qui vivait là, et en choppant la sale tartiflette par la nuque, la lui écrasa sur le crâne.
Le fracas fut sonore, ses répercussions immédiates : HS, la p-é-d-a-l-e s'écrasa par terre, entre les mille débris de verre qui choyait à son côté.
Ainsi un minimum défoulé, Fennec trouva tout de même bon d'écraser sa godasse dans les côtes de Tom, mais n’eut guère temps de se justifier en aucune sorte que la porte s'ouvrit derrière eux, au détour de deux ou trois armoires (c'était un grand grenier), laissant retentir un grincement menaçant.

Et les semelles de K de s'écraser bruyamment sur le plancher détérioré, tandis que rageusement quoi qu'empreint d'un sérieux glacial, il cheminait jusqu'aux deux enfournés à qui il souhaitait justement tirer trois mots. Il s'arrêta, à quelques mètres d'eux, les jaugeant d'un air hivernal. Tom était là aussi, apparemment sonné, chose que le guitariste ne chercha même pas à élucider ; il y avait bien longtemps déjà qu'il ne comprenait plus.
Pas de poing dans la gueule, pas de bastonnade. Il avait passé ce seuil.
Comme chaque être humain, Katharina Bass possédait sa border line. Elle avait méchamment menacée d'être atteinte, lorsque, sans qu'on lui demande d'avis visible, une colonie d'handicapés et la plus grosse raclure du monde post-apocalypse avait décidé d'élire résidence chez lui. Elle s'était finalement faite transgressée, quand, au milieu de toute leur horde d'ordure, avait ouvert sa gueule Matthew Dobson. Et n'avait cessé de se faire enculer, au fur et à mesure que les jours passaient et qu'un peu plus on s'appropriait son territoire et ses propres marques. Et les remarques d'Ally Weaver à son encontre n'avaient en rien améliorer son état mental.
En fait, la border line de Katharina Bass s'était déjà faite pulvériser depuis il y avait bien longtemps. Mais il venait de découvrir un nouveau seuil insoupçonné à son mécontentement en le retour de Drake Sheridan, quelque chose comme ça. Ce n'était plus même mettre des coups de tête, qui l'intéressait, mais régler ses affaires avec une froideur inflexible. C'était dire, si on l'avait poussé à bout.
-Vous deux, fit-il, sobrement, en extrayant sa cigarette fumante de ses lèvres.
Il avait le regard sombre, et l'humeur tout aussi amère. Il faisait sombre, en pleine nuit, dans le grenier, mais pas encore assez pour que K ne puisse distinguer à tous leur silhouette.
-On vous a toléré pendant déjà bien longtemps, il commença, la voix grave et morose. J'pense que vous avez suffisamment foutu de bordel comme ça. Vous prenez votre pote, Sheridan là, et tous vos copains mafieux, et vous dégagez de chez moi.
C'était simple, et K s'étonnait même que Connor n'ait pas pris de décisions égales avant lui. Il était fatigué, simplement, exténué, et voulait retrouver sa solitude d'avant. Pas être mêlé à des conflits délinquants, et encore moins habriter des mafioso sous son toit.
-J'veux plus vous voir.
hey

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#82
Sandro ? Depuis quand il s'appellait Sandro l'autre là ? Matthew ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Il essayait de ne pas rire, vraiment, mais en soit c'était drôle qu'on ne le prenne plus pour cible de ce genre de connerie. Tom avait jeté son dévolu sur le chef de la mafia, et c'était tant mieux : Il était tranquille. Enfin, dans tout les cas, il allait quand même essayé d'intervenir et de capter la situation (en gros : Fennec qui assommait violemment Tom), lorsque la porte juste en face s'ouvrit. Ça aurait pu être un de ces connards de l'autre groupe, ou simplement un gosse qui passait dans le coin et le tatoué aurait fait en sorte de s'en débarrasser, mais il s'agissait là du petit frère Bass. Et ça lui plaisait pas du tout. Ce fut en particulier lorsque ce dernier prit la parole, qu'il ne pu s'empêcher d'esquisser un sourire, et de détourner le regard. Il ne s'occupa même pas du corps de Tom, à terre, qui ne bougeait plus (mais qui semblait arborer ce même sourire absolument dégueulasse), et se contenta d'un tic clairement agacé, et d'un expression particulièrement amère, quoi que bourrée de sarcasmes.
- Pas de problème, et on t'empreinte ton copain au passage, Assura-t-il, en montrant, d'un geste du menton, Tom qui jonchait au sol. Ou ton petit frère, je sais plus. Ça commence à devenir compliqué quand on touche à votre petit continent. Vous avez des problèmes de fertilités de l'autre côté où bien ? C'était clairement dit sur un ton provocateur, et Matthew n'en avait que foutre des conséquences. Tout ce qu'il savait c'était que ces Bass avaient un lien direct avec l'Europe, et ça, ça lui plaisait pas du tout. C'était aussi évidant que ces abrutis seraient inutiles dans la mesure où ils fuyaient comme des gros lâches, mais peu importait, puisqu'il avait mis la main sur un prototype intéressant, soit un envoyé de l'Europe, et qui plus est, un gars qui semblait avoir vécu longtemps là-bas. Alors tant pis si il captait pas leurs histoires d'incestes chelous (En fait plus il fonçait dans cette histoire de secte plus Matthew commençait à avoir de gros aprioris sur ce qu'il se déroulait là-bas. En vérité il savait même pas de quoi il s'agissait, c'était simplement depuis que Tom à la con s'était mis à parler de "papa" et de lien chelou qu'il avait commencé à avoir envie de vomir. Drake lui en avait bien assez raconté à ce sujet, même si Drake était pas trop trop clean enfin bref il s'en foutait), au moins il aurait moyen de capter quel était leur prochain plan. Et ça ça lui suffisait très amplement. Sauf si tu veux te joindre à nous, on va devoir y aller. Sans en rajouter un peu plus, Matthew commença à marcher vers la porte en attrapant le bras du gros lourd et en le tirant grossièrement. Sans porter attention à la présence de K juste devant, sans ciller une seule seconde non plus.

Peut-être qu'il aurait dû lui expliquer. Peut-être qu'il aurait dû être franc, lui-aussi, et lui parler de sa propre famille, de son passé. Seulement c'était bien plus compliqué qu'elle n'aurait jamais pu l'imaginer, et ça n'avait tout bonnement pas de sens, dans la mesure où il la connaissait à peine. Ça aurait été lâche de la traîner là-dedans. Ça aurait été complètement égoïste de lui en parler, et par conséquent, de la faire devenir complice de quelque chose qu'elle ne connaissait même pas. Elle n'était pas responsable, lui non plus, mais il refusait d'avoir à partager ce fardeau là. Et puis tôt ou tard, elle finirait bien par l'apprendre. Si ce n'était pas par lui, les autres s'en chargeraient, et peut-être qu'elle lui en voudrait, peut-être qu'elle le haïrait comme beaucoup, ou peut-être simplement qu'elle comprendrait : Peu importait. Il n'allait pas gâcher ce moment, il n'irait pas remettre en cause ses sentiments, et tout ça parce que la menace de sa famille pesait autour de lui. Qui aurait pu savoir qu'il l'appréciait ? Ils étaient tout les deux, seuls à l'intérieur de ce cinéma. Il n'y avait personne d'autre. Personne pour les voir, personne pour être témoin de leur rapprochement. C'était bien différent. Et si il avait peur pour Jill, qu'en serait-il d'Ally, d'Haillie, de Caden, voir-même du reste du groupe ? Il n'y avait absolument aucune raison de s'imaginer une seule seconde que son père savait. Il ne saurait jamais. Il ne saurait jamais, et Connor ferait en sorte de garder les autres en dehors de ça. Il pourrait commencer en arrêtant d'en parler.
- Sûre ? Tenta-t-il, en plantant son regard dans le sien, sourire collé aux lèvrres, avant qu'elle ne vienne l'interrompre doucement.
Ses lèvres se rapprochèrent de celle de Jill, il lui rendit son baiser, passa une main à l'intérieur de ses cheveux blonds, et ferma les yeux. Pour la première fois depuis trop longtemps, il lui sembla que tout le reste n'avait plus d'importance. Que plus rien d'autre ne comptait que la fille qui se trouvait en face de lui, cette fille qu'il connaissait à peine, et qui pourtant, savait faire exception à tout le reste. Peut-être était-ce futile, surement qu'il s'attachait naïvement, mais pour une fois, il n'était plus en état d'y réfléchir. Pour une fois il n'en avait plus envie.

Côme tenta un sourire maladroit, sans réellement réussir à avoir l'air convaincant. Il était nul pour ça. Il savait pas s'excuser, encore moins s'expliquer avec les gens, alors quand il s'agissait d'une fille de seize ans qui semblait bien plus naïve et inoffensive que le groupe dans son entier, ça arrangeait en rien les choses. Et puis il comprenait pas pourquoi, elle, elle réussissait à le pardonner. Peu importe sous quel moyen de pression il avait agi peu importe, encore, que ça ait été sous les ordres de son père. Dans tout les cas il l'avait fait. Dans tout les cas il avait tué, blessé, torturé pour défendre sa vie. Et Côme avait encore du mal à comprendre cette capacité qu'avait les gens qui l'entouraient, de savoir, par quelque moyen que se soit, l'excuser. C'était ce genre de comportement là, qu'il n'avait pas eu la chance de connaître, quand il avait commencé à travailler pour l'armée. Ce genre de détail qui suffisait à le convaincre qu'il avait choisit la bonnes voies, et qui suffisait, aussi, à le faire sourire. Parce qu'il avait fallut qu'il rencontre Petra pour que tout change. Et que ça semblait encore surréaliste. Qu'est-ce qu'on dirait si on le voyait dans cet état. Il était niais et stupide, mais s'en était ainsi. Ça faisait pas trop de mal, des fois, d'être niais. Enfin c'était ce qu'il ressentait maintenant. Un peu de niaiserie ça faisait trop rien de mal. Il poussa un soupire, fronça les sourcils pour lui-même, en se demandant pourquoi est-ce qu'il réfléchissait comme un attardé mental depuis qu'il était ici. C'était effrayant. Il avait plus changé en quelques mois qu'en plusieurs dizaines d'années. Et jamais il ne se serait imaginé pouvoir être capable de faire quelque chose de semblable. Jamais il ne se serait imaginé capable de se remettre en question à ce point, et de rencontrer des personnes qui, malgré tout ce qu'il avait pu faire contre elles, semblaient bien plus humaines que tout ceux qu'il avait croisé par le passé.
- T'as pas à t'excuser. Encore moins à me remercier. C'est moi qui devrait te remercier. Assura-t-il, dans un sourire, en tournant la tête vers elle, plus vraiment certain de ce qu'il faisait, de savoir si il devait la regarder ou pas, mais assuré malgré tout. Et lorsque son regard croisa le sien, il haussa les épaules. Tu devrais peut-être rejoindre ton frère là. C'est ton frère ou ton copain ? Enfin ton ami. Ton ami. A force, Côme avait l'impression de régresser. On aurait presque dit un vieux grand-père de quatre-vingt dix ans qui discutait avec sa petite fille. Décidément il était nul à chier dans le social. Will, là. Et puis tu lui diras que je suis désolé aussi. Enfin je le dirai. Oui, enfin comme tu veux.
 
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#83
Ah bon, ils dégageaient vraiment ? Comme quoi, il suffisait peut-être seulement de demander. K répliqua à un "ta gueule" acerbe aux remarques de Matthew, quand bien même ne décida-t-il une fois de plus de ne le pas frapper : ils partaient, et il n'avait aucune envie de faire quoi que ce soit qui risque de les retenir plus longtemps.
... Et tout se serait très bien déroulé, si les deux ordures (puisque Fennec s'était chargé, avec une hésitation tout d'abord, de se saisir du deuxième bras de Tom et de le traîner) ne semblaient pas au passage vouloir kidnapper son frère.
D'accord, l'un dans l'autre, K ne le connaissait pas, et si l'opinion de Connor concernant ce dernier semblait plutôt s'enfoncer dans le péjoratif, le sien était bien moins réactionnaire : les liens du sang avaient la valeur qu'elles avaient, en cette époque trouble, et chacun les jaugeait selon son bon vouloir. K les estimait. Quand bien même Connor ne manquait pas de le faire douter, il estimait Tom.
Et puis, ce n'était pas comme si ce dernier, à défaut de sembler certes un peu dérangé, présentait un danger soulignage pour eux. Il n'avait pas lui-même l'aire de comprendre ce qu'il faisait.
S'il avait hésité quelques instants, au moment où Matthew allait le dépasser, il plaqua sa paume sur son torse, l'empêchant d'avancer. Il n'avait pas envie d'essayer d'éclaircir ça avec Fennec ; ce mec-là ne semblait pas même savoir parler.
Alors, silencieusement, insérant à nouveau sa cigarette entre ses lèvres, le regard polaire de K glissa sur le visage de son frère. Qui pissait le sang. Il leva les yeux vers Matthew, l'air sur ces entraits plus menaçant.
-... Qu'est-ce vous voulez foutre avec lui ?, il demanda.
Mais ce fut la voix teintée d'accents italiens de Fennec, qui lui répondit.
-Rien qui t'concerne, Bass...
-Réponds putain
, se braqua le brun, toujours à l'intention de Matthew, ignorant volontairement l'autre sonar de mafieux.
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#84
C'était l'histoire du poste écrit à l'arrache partie 2.

Matthew s'arrêta juste en face de K. Il laissa d'abord Fennec répondre, mais en croisant le regard glacial du tatoué, compris très rapidement que ça s'arrêterait pas là. Et d'ailleurs, sa réponse suffit à lui en dire long sur ses intentions. Alors comme ça, on refusait de le laisser sortir ? Matthew eut un tic agacé, lâcha le bras droit de Tom, dans une lassitude profonde. Il ne cilla pas un seul instant, gardant son regard clair rivé sur celui du Bass, et d'ailleurs, son sourire expliquait très clairement ce qu'il voulait dire à l'instant : Casse-toi de mon chemin, sonar.
- Me dis pas que tu tiens à cette sous-merde, Soupira Matthew, dans une ironie palpable, sans réellement savoir si il tenait tant que ça à le provoquer. Certes, ça leur ferait perdre du temps, mais bon, il aimait bien taper sur sa sale gueule. On doit l'interroger. Au sujet de tes potes Européens, ça te plaît ? Non ? J'en ai absolument rien à battre. Articula-t-il, toujours sans bouger. Alors barre-toi, et laisse nous parler avec ce sonar. Ou ramènes-toi, j'en ai rien à foutre. Mais barre-toi de ma vue.
 
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#85
C'était dingue, cette capacité qu'avait Dobson de chatouiller les poings de K. Il n'avait qu'à le regarder, de son air suffisant et surchargé de dédain, pour que le brun ait envie de lui ravaler la façade. De longs instants, il soutint les yeux de Matthew, sans ciller.
S'ils voulaient interroger Tom, alors sans doute ne l'abîmeraient-ils pas trop. Et quand bien même les laisser partir comme ça ne plaisait pas des masses à K, en l'état des choses, il ne voyait pas d'autres alternatives : Connor ne l'aiderait sûrement pas, et pas non plus les crétins qui créchaient en bas.
Alors ça ne lui plaisait pas, mais contre une bande de mafioso (et encore, ils n'étaient même pas au complet), il ne se prévoyait pas de victoire.
Aussi lâcha-t-il Matthew, sans oser de nouveau poser les yeux sur son frère.
Bien sûr que non, il se ramènerait pas. Leurs histoires frauduleuses, il en voulait pas. K souhaitait juste retrouver la vie qu'il avait pu fonder avec Connor, quand on les foutait en paix et qu'on les laissait à l'écart.
-Cassez vous loin, siffla-t-il, amer, et revenez jamais.
C'était un adieu. Il tourna les talons, entendant derrière lui Fennec, sans gêne, continuer son œuvre interrompue.
Alors échauffé, K regagna son sanctuaire, la pièce glaciale qui lui servait de piaule, et claqua la porte brutalement.
Il avait envie de massacrer quelque chose, en dépit de quoi, il ralluma sa cigarette éteinte, ferma la porte à clef, se saisit d'une lame, et pria.
Il aurait dû les massacrer eux.
hey

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#86
Matthew n'attendit pas plus longtemps pour sortir à l'extérieur. Il jeta un bref regard sur le tatoué, quand même, quand il alla s'enfermer à l'intérieur d'une pièce quelconque, pour pousser un soupire, et se décider enfin à poser le pied dehors. Oh, et il lâcha Tom contre un mur, avant de charger son arme et de s'accroupir en face de lui. Il faisait hyper chaud, dehors. Ou peut-être était-ce simplement dû à toute la rage qu'avait entraîné la vision de ce sonar de Bass devant lui. Il aurait dû le buter. Il aurait de le buter, putain, maintenant il crevait de chaud. Et puis tout le faisait chier ici. K le soûlait, cet endroit le soûlait, Tom le soûlait, il n'avait qu'une envie : Foutre le camp.
- Bon, j'suis désolé mais va falloir qu'on le réveille, ce con, Grommela Matthew, avant de frapper violemment Tom en plein sur la joue. Faut croire que tu l'as bien détruit le pauvre. Un sourire esquissa ses lèvres, face à l'absence de réaction de Tom. Il sortit une gourde de son sac, et entreprit de vider l'eau gelée sur le visage du sonar.

Un liquide froid vint s'écraser sur sa peau, Tom sursauta et ouvrit les yeux, complètement paniqué. On l'avait retrouvé ? On l'avait retrouvé, on était en train de le torturer ? Non ? Il n'était pas retourné en Europe ? Pas après tout ce temps, et pas simplement parce que Fennec avait trouvé un moyen de l’assommer ? FENNEC ? Il était où ? Ses yeux se plissèrent. Il y avait trop de lumière, aussi ces derniers mirent beaucoup de temps à s'accommoder à la situation. Finalement, son attention se riva sur le mafieux. Il était debout. Debout à côté de lui et n'avait pas l'air en mauvais état. Au contraire, il le fixait avec ce même air las et bourré d'ennui. Tom aimait bien cet air là. Sa respiration se fit alors beaucoup plus calme. Il passa une main sur son visage, compris alors qu'on lui avait versé de l'eau en pleine figure.
- J'ai connu des réveils plus agréables. Commenta Tom, pour lancer un regard entendu et hyper significatif à l'intention de Fennec, ponctuant le tout d'un clin d’œil malicieux. Le soulagement ne lui donnait même pas envie de prendre la situation au sérieux. Fennec était là, l'Europe était loin, et tout allait bien.
- Allez, écoutes-moi et arrêtes tes conneries, Fit Matthew, en chargeant son arme mais en la gardant à une distance prudente du visage du Russe. Pas question qu'il recommence avec ses conneries de vieille tartiflette là. Il était dégueulasse. A partir de maintenant, tu vas répondre à toutes nos questions.
- Pas de problème mon amour. Répliqua Tom, en souriant de toutes ses dents.
Matthew ne chercha pas à comprendre. Il garda une expression glaciale, et impassible.
- Qu'est-ce qu'ils foutent en Europe ? Qu'est-ce qu'ils nous veulent, et combien de temps ils nous restent avant qu'ils débarquent ici ? Temps de pause. Et comment est-ce qu'on peut les buter, aussi ?
Silence. Tom se figea entièrement. Son regard se perdit plusieurs longues secondes sur Matthew, sa respiration s’accéléra. Ils voulaient y aller ? Fennec voulait y aller, essayer de les tuer, rentrer dans ce carnage sans fin et faire partie de ce cauchemars ? Non. Fennec pouvait pas. Il pouvait pas se ramener là-dedans. Il avait pas le droit de prendre part à ce jeu dégueulasse auquel se prêtait sa famille et tout les autres. C'était trop horrible. C'était trop affreux, et Fennec pouvait pas faire une chose pareille.
- Tu veux y aller ? Articula-t-il la voix particulièrement tremblante, après un trop long silence, en levant les yeux vers le mafieux. Pourquoi tu veux y aller ? Son visage s'était défiguré en une expression incertaine, complètement incertaine et couverte d’inquiétudes.
- Arrêtes de faire le con putain et réponds sonar. Grogna Matthew, en attrapant son visage pour le retourner vers lui, mais il lui suffit simplement de le lâcher pour que Tom ne reporte son regard vers Fennec, les sourcils froncés, la bouche entre-ouverte.
- Pourquoi tu veux y aller ? Répéta-t-il, mécaniquement, comme si il n'arrivait pas à comprendre. Et en réalité il ne comprenait rien.
 
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#87
"Certaine", avait murmuré Jill sans attendre une seconde de plus pour poser de nouveau ses lèvres sur celle de Connor, et donner plus d'ampleur à leur baiser qu'il ne l'était pour l'instant. Elle ne connaissait pas les véritables raisons qui la poussaient à agir ainsi, la nécessite d'évacuer tous les malheurs de sa vie un moment sans doute, autre chose peut-être, après tout, cela n'avait pas plus d'importance que cela. Et si elle devait regretter plus tard de devenir si familière avec cet homme, qu'elle s'était pourtant promis d'éviter, si lui aussi lui tenait des promesses qui n'existaient pas réellement, elle l'encaisserait naturellement. Sa vie se résumait à cela depuis des années. Supporter des épreuves plus grosses même que la Terre, lutter contre des mal terribles et feindre une vie aussi normale que possible; cela avait toujours semblé si facile. Quelquefois, elle retrouvait une bribe d'espoir qui simulait que les gouffres qu'elle avait traversés n'étaient que de stupides erreurs. Et ces espoirs s'envolaient toujours, et plus destructeurs lorsqu'elle se rendait compte qu'il ne s'agissait que de vulgaires mirages supposés lui redonner un minimum d'envie de vivre en ce bas monde pour toujours et inlassablement l'enfoncer au plus profond de son mal-être.
Jill passa ses mains sur le torse du brun, l'incitant doucement par une pression sur lui à venir s'allonger sur le sol. Et elle suivit le mouvement de son corps, retrouvant son visage au dessus de lui pour encore l'embrasser comme jamais jusqu'à maintenant elle ne l'avait embrassé, les mains caressant ses épaules sensuellement.
Loin d'être brusque, elle détacha finalement leurs lèvres, et elle planta presque inconsciemment ses yeux dans les siens, pour le regarder un moment qui sembla durer une éternité. Une agréable éternité. Et elle esquissa un sourire qu'il ne put pas voir, peut-être sentir, leurs lèvres de nouveau proches.
-Connor Bass, tu es vraiment l'homme le plus chanceux qui soit, fit-elle presque avec ironie. Et c'était loin d'être sa seule qualité, finalement.
 
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#88
Connor esquissa un sourire, se laissa faire tout en lui rendant son baisser, ferma les yeux en oubliant tout le reste. Ça ne comptait plus, dans la mesure où pour une fois, ils se trouvait en dehors des problèmes, en dehors de son histoire, et de son passé qui le suivaient depuis bien trop longtemps. Il s'accordait un moment de répit. Un moment sans illusions, sans masques, sans comédie. Il ne jouait plus la comédie, à vrai dire. Il essayait simplement de la préserver, et ne pas en parler, tant qu'elle ne lui demandait pas, serait pour l'instant une de ses priorités. Il n'avait pas voulu le faire savoir aux autres, il ne voulait pas qu'elle soit entraînée là-dedans. C'était légitime, et lorsqu'elle éloigna son visage du sien pour murmurer quelques mots, son sourire s'étira.
- Je sais, Rétorqua-t-il, sans la quitter du regard, se perdant quelques secondes à l'intérieur de ses yeux bleus. Et toi aussi, oublies pas. Il éclata d'un léger rire, passa une main autour de sa taille qui glissa jusqu'à ses hanches, pour l'embrasser à nouveau.
 
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#89
Et Fennec de, taciturne, traîner la carcasse de Tom à l'extérieur, pour poser sur lui un regard analytique, tandis que Matthew s'affairer à préparer le champs de leur interrogatoire. Bras croisés, il leva ordinairement les yeux vers les quelques cruelles divinités de sa douce planète lorsque le sociopathe cru bon d'évoquer subrepticement quelques aventures matinales qui SEMBLAIENT peut-être avoir eut lieux mais qui n'étaient en fait QU'ILLUSIONS. Mais le sérieux léger dont il faisait preuve jusqu'alors vint à s'estomper, quand, du tout au tout, le ton de Tom changea.
Et ce furent fuyants, que devinrent les yeux clairs de Fennec. Il connaissait de leur conversation les craintes qu'inspirait l'Europe à Tom, mais s'il avait été dans les intentions du brun de le tenir à l'écart de la menace, mieux valait-il qu'il sache assez tôt qu'il n'en serait pas ainsi.
Fugace, il garda le silence de longs instants, espérant que Matthew prendrait l'initiative de faire revenir le sujet à sa vraie source, mais Tom insista. Alors, s'essayant à reprendre un sérieux inscrutable, de nouveau son regard convergea vers l'homme, encore accroupis à terre. Qu'il arrête. Il commençait presque à croire que Tom s'était réellement attaché à lui, et plus que de ne pas avoir escompté ça, Fennec n'en voulait pas.
-...On va pas attendre qu'ils viennent nous chercher, notifia-t-il alors sobrement, d'une voix inflexible et dénuée de toute émotion.
Les stratégies défensives n'étaient pas les stratégies gagnantes. Et puisque l'assaut avait d'ors et déjà étaient lancés (après tout, l'Amérique semblait être truffée d'espions), la question n'avait même plus lieu d'être.
Et l'attaque, il n'y avait que ça, qui payait.
-Tu devrais en être conscient, ne pu-t-il s'empêcher d'ajouter, toi qui flippe qu'on vienne te r'trouver.
hey

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#90
Tom le fixa plusieurs instants, une expression complètement défaite animant doucement chaque centimètres de son visage. Son sourire n'était plus. Il continuait à vouloir fixer Fennec, et à essayer de croire qu'il mentait. Il mentait, pas vrai ? Il mentait. Comment pouvait-il s'imaginer que tout était si facile que cela ? Il ne pouvait pas le voir ainsi, il ne pouvait pas croire, qu'après tant d'années, Tom n'avait pas imaginé se débarrasser d'eux.
- Mais ils savent déjà, S'entendit-il dire, comme si il essayait de protester, un rire nerveux s'échappant sans mal d'entre ses lèvres. Il savent déjà où je me trouve. Pourquoi est-ce que j'ai pas essayé de fuir, d'après toi ? Il laissa la question en suspens, n'eut de toute façon pas le temps d'ajouter quoi que se soit, puisque Matthew se fit un grand plaisir à lui couper la parole.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? Rétorqua le tatoué, en mâchant ses mots, probablement pour essayer d'avoir l'air impressionant.
- On m'a envoyé ici. Ils savent déjà où je suis, ils savent aussi pour Till, Tom s'arrêta en se rendant compte que de toute façon, les deux intéressés ne devaient même pas connaitre le blond. Et ils savent pour Connor et Katharina, je suppose qu'ils savent pour eux. Je sais pas pourquoi ils sont pas intervenus, mais ils sont partout. Son regard se reporta sur Fennec plusieurs secondes, il le fixa en silence, laissant Matthew prendre la parole sans faire attention à ce que dernier disait. Ça ne lui importait même pas.
- Et qu'est-ce que tu fou ici ? Coupa le tatoué, sans capter pourquoi est-ce qu'il s'amusait à fixer le mafieux comme si ils venaient de perdre toute sa famille juste avant de leur parler.
- J'ai fait de mon mieux pour faire ce qu'on m'a demandé : Protéger la plupart d'entre vous. Répliqua Tom, en reportant son attention sur Matthew, un sourire amer collé au visage. Ça a commencé avec l'Ordre, ça a fini avec Greyson.
Cette dernière remarque lâcha un énorme blanc. Matthew passa une main sur son visage, et fronça les sourcils, avant de se mettre debout.
- C'est vraiment des putains de gros enfournés. Grommela-t-il, presque pour lui-même, avant de pousser un soupire. Il est mort, Greyson. Comment tu penses qu'ils vont le ressentir, ça, c'est enroulés ?
Tom plusieurs secondes, se perdit dans le regard de Fennec. Il allait vraiment essayer de contrer ça ? L'Europe entière, et au prix de quoi ? De plus de pouvoir ? Il en avait déjà, du pouvoir. Il en avait déjà, ça servait à rien.
- Il est pas mort, je l'ai sauvé. Se contenta-t-il de répliquer, en détournant le regard sur le sol, sans prendre la peine de se mettre debout.
 
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