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Le baiser de Connor suffit à ramener Jill à la réalité, quoi qu'encore trop près des pensées dévastatrices qui continuaient inlassablement de lui marteler le crâne, et lui fit presque décocher un rictus de gêne en guise de remerciements pour son réconfort. Il avait l'air tellement loin de s'imaginer tout ce que l'arrivée de Drake allait engendrer, la catastrophe dans laquelle ils plongeait tous par la résurrection de cet unique homme, l'ampleur des dégâts psychologiques (et peut-être seraient-ils physiques pour certains) que sa seule présence présageait. Drake Sheridan était connu pour avoir supprimé en masse la population, mais nombreux étaient ceux qui n'avait pas vécu ses autres folies. Jill était l'une des personnes qui avait plongé à l'intérieur de ses démences. Elle s'y était perdue hasardeusement avec ses sœurs, et elle était revenue sans elles. Drake Sheridan n'était pas un monstre à l'échelle de l'univers, il l'était aussi pour des milliers de personnes particulièrement, pour leur avoir arraché à tous leur bonheur et leur vie toute entière.
Et les mots de Connor ne firent qu'amplifier le vide qui la submergeait toujours plus. Tout sonnait tellement comme la réelle fin. Jude n'allait justement pas finir par se rendre compte des choses, parce que son frère avait le don perfide de savoir le manipuler comme il le souhaitait et qu'il ne lui serait pas difficile de lui faire oublier ces treize dernières années; sans doute même était-ce déjà fait.
Aussi, Jill vint chercher la bouteille d'alcool que Connor tenait dans ses mains, et de son regard morne, elle lui avait demandé de la lui donner. Elle l'avait posé sur ses genoux un instant, tapotant nerveusement ses doigts sur le bord de l'ouverture, les sourcils froncés. Et d'un coup d'un seul, elle porta le col de la bouteille à ses lèvres pour avaler quelques gorgées. L'alcool lui brûla la gorge par manque d'habitude, puis de rendre au brun la bouteille en s'essuyant doucement la bouche de par ses doigts tremblotants.
-On est pas là pour y penser, répéta-t-elle presque comme une promesse, doucement, quoi que sans plus de conviction que cela. Et passant ses mains dans ses cheveux que le vent agitaient, soupirant silencieusement, elle tourna le visage vers Connor qu'elle regarda un instant. -Tu as changé, Connor.
Ce fut la seule chose qu'elle fut capable de prononcer, mais pouvait-on entendre la très rare mélodie sortant des lèvres de la blonde : tu es bien loin du don juan raté, excuse-moi.
Allo? Qui est cette Jill ? Où est la vraie ??? OHHHHOHOHOH !!!!
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25-05-2014, 19:52
(Modification du message : 25-05-2014, 19:57 par Xuu.)
Depuis plusieurs longues minutes dorénavant, la mine impassible, Fennec se repaissait du chaos ambiant aux teintes de tragédies qui s'en était pris du salon des Bass. Installé comme à son habitude, le cul enfoncé dans le canapé le plus moelleux de toute la baraque, ses flingues lui étaient scotchés aux mains (après ce qu'on lui avait fait endurer, qu'on essaie encore le désarmer par quelques soucis moraux, qu'on essaie). Il arborait ce qu'on aurait pu penser être presque une esquisse de sourire mauvais, et ses yeux s'arrêtaient aléatoirement sur l'abruti passager qui parvenait à gueuler le plus fort. Il y avait d'ailleurs de la concurrence en lice.
Était à leur accorder néanmoins une raison noble de se mettre dans tous leurs états : le come back de l'un des plus gros fouteurs de merde de l'histoire de l'Humanité, forcément, ça posait. Fennec lui-même aurait presque pu s'avouer tout chamboulé émotionnellement par ce retournement de situation, mais étant dépourvus de sentiments, le problème s'était vite fait balayer.
Paradoxe, ayant lui-même fait les frais de la folie de Drake Sheridan ? Pas tant. Si, rappel, le scientifique avait eu l'audace de lui charcuter l'anatomie, Fennec ne le prenait pas spécialement pour coupable. Encore une fois, il n'y avait qu'un unique fautif à tous les maux de son parcours.
Inutile de citer le nom de l'intéressé, le prononcer n'avait plus de sens depuis qu'il s'était pris du plomb dans le crâne.
Alors, aucun trouble spécial à la vision de la gueule tarée de Sheridan n'était à signaler, en ce qui concernait Fennec.
Bien au contraire.
Cause ; Dobson connaissait Sheridan. Et Fennec commençait à connaître Dobson. L'équation était peut-être difficile à appréhender, mais parfaitement clair dans l'esprit du blond ; à ce qu'il paraissait que Sheridan connaissait quelques trucs, sur ce qui se tramait de l'autre côté du continent. Et même s'il n'était pas muni de plus d'infos que Matthew, ça faisait toujours une potentielle relation de plus : l'Europe et tout leur bordel à Pénélope s'étaient essayés à rallier Dobson et Sheridan avec eux, chose qui avait abouti à un échec cuisant, et mieux encore, puisque l'un et l'autre des tyrans étaient présentement à proximité de lui, Sandro Bencivenni, et que lui se trouvait en phase de devenir le nouvel autocrate omnipotent des États-Unis, rien que ça. Des pièces maîtresses dans les calculs mentaux de Fennec.
Une nouvelle raison de le mettre en joie était son métabolisme rapide ; il n'avait aucune idée de s'il s'agissait des bidouillages que lui avait infligés Drake Sheridan ou s'il était juste magnifiquement foutu, mais il récupérait vitesse grand V.
Il allait enfin pouvoir dégager de ce trou à rat. Adieu, les handicapés. Il allait rejoindre Atlanta, et rejoindre ce que l'œuvre de toute sa vie lui avait promis ; les sommets d'un gratte-ciel, bien au dessus de toutes ses potes.
D'un bond vif, il se releva, emboitant, quelques mètres derrière lui, les pas de Matthew.
-..On s'casse demain..., lâcha-t-il spontanément, en s'approchant de l'intéressé, posté sous un lampadaire comme une bonne petite prostituée.
Sans trop de politesses, il se saisit d'une des dernières cigarettes de Dobson, et si ça ne lui allait pas, Fennec en serait vraiment attristé de plus profond de son petit coeur.
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Depuis tout à l'heure, Peter et An s'étaient retirés plus loin de tout ce capharnaüm pour prendre une bonne petite cuite. Premièrement, parce qu'ils n'en avaient rien à faire de leurs histoires. Il étaient la Guilde, les mafioso, les gens cools. Et aussi, ils connaissaient absolument pas ce Drake Chéridame ou un truc dans le genre. Ils savaient juste ce qu'il y avait à savoir : c'était un homme autrefois considéré comme important. Pour la Guilde, pour eux, être important, c'est être haït de tous, car la haine vous donne toujours plus d'importance que l'admiration. Être aimé, c'était pourri. Mais quand tout un peuple ou tout un groupe s'évertue à vous vouer une haine sans relâche et sans pitié, quand tout un pays prend les armes pour vous tuer, quand tout un groupe fond en larmes en vous voyant arriver, quand vous brisez des relations que l'on croyait dures comme fer, alors là, seulement là, vous êtes important.
Et ça, des personnes comme Drake, Dobson ou Greyson l'avaient très très bien compris. Malheureusement. Peter, lui, n'aspirait pas trop à devenir ce genre d'homme. Se faire haïr par tous, quelle triste vie.
Il sortit de la réserve avec plusieurs bouteilles d'alcool, et alla rejoindre An. Il s'assit à même le sol, contre le mur, pleine vue sur la pièce où la "fête" se déroulait. Il ouvrit une petite bouteille de tequila, et en but quelques gorgées. God, ça faisait du bien.
- Putain, c'est vraiment tous des tafioles. Certains plus que d'autres, mais c'était un autre débat. Il s'amusa avec son briquet, à passer son pouce au-dessus d ela petite flamme. Et Alexander qui n'arrêtait pas de hurler dans tous les sens pour une petite balle dans la jambe. Quelle douillette. Ils étaient tous à fleur de peau, ces américains. T'as pas des clopes par hasard?
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Plus que jamais, Shanghai Li était aterrée.
Atterrée que les gens puissent se laisser dominer par leurs plus faibles émotions comme ça.
Non sérieusement. C'était pas un homme qui était entré dans la pièce, c'était un putain de tsunami émotionnel.
Mais si il les faisait tant chier, qu'ils lui collent une balle entre les deux yeux au lieu de tergiverser sans fin. Tous les mêmes les américains. Pour proférer les menaces de mort les plus imagées, ça, ils étaient là. Mais dès qu'il s'agissait de dégainer le harpon pour transpercer quelques abdomens, ah, y avait plus personne.
En ce qui la concernait, ce Drek Saridonne ne lui avait jamais rien fait. Pour qu'elle le tue, il aurait fallu la payer. Alors, en l'occurrence, elle comptait plutôt siphonner la tequila correctement en mâle compagnie.
- Non, sérieusement, j'ai l'impression d'avoir plus de coquilles qu'eux tous réunis, siffla-t-elle en chopant impunément la bouteille de Peter pour en tirer une longue goulée.
Après sa petite descente, elle dégaina de son soutif son paquet de tabac, rangé juste à côté de son poignard préféré. Le soutif, rangement supplémentaire que Dieu avait donné aux femmes.
Elle se laissa tomber à côté de son acolyte, commençant à rouler à la chinoise, avec un savoir faire distingué. Surprenant en un sens que ses ongles interminables ne la gênent pas.
- Il a l'air d'un brave gars, en plus, ce Derek, là, s'il avait pas une sale tête de pédale, j'aurais bien fait un tour par son lit, commenta-t-elle.
Avant d'avoir réalisé ce qu'elle venait de dire, elle se sentit un haut le coeur à la notion de "pédale", qui lui rappelait salement celle qu'elle avait surprise dans le lit de Fennec. Des images à vomir lui revenaient dans la tête, même si quelque part, au fond d'elle, une part de son instinct de mère refusait d'accepter l'idée. Une part d'elle niait toujours.
Pour dissiper cette vision d'horreur, elle glissa une clope aux lèvres de Culkin la pine, avant de commencer à s'en rouler une pour elle même.
Elle tourna le visage, attendant qu'il ait la décence de l'allumer avec son mignon briquet avec lequel il faisait mumuse.
Oui, il y avait que les potes qui se faisaient allumer, oui.
Mais c'était cohérent.
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Peter alluma sa cigarette soigneusement roulée avec amour par la chinoise, et entreprit d'allumer celle de cette dernière, sans la quitter des yeux. Il tira une première latte très très satisfaisante, et puis reporta son regard vers la petite scène.
- Tu sais qu'il paraît que ce mec a violé son petit frère dans une église? C'était juste une rumeur, un petit truc qu'il avait entendu au détour d'une conversation. Mais merde, c'était chaud quand même. Mais ouais sinon, il est plutôt beau gosse dans le genre.. dictateur sado-maso-homo sans pitié. Oui, il disait de la merde. Et pour une fois, ce n'était pas l'alcool qui parlait.
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ELISA JE SUIS PETEE
c'est tout
bisous
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An haussa un sourcil. Elle s'attendait à à peu près tout, mais là, Peter arrivait encore à la surprendre. C'était ça qui était bien, avec son acolyte; il avait toujours l'oreille qui traînait au bon endroit pour entendre ce genre de petites anecdotes amusantes.
- Ah quand même, y a du level, nota-t-elle avec une vague moue de dégoût.
La perversion, elle était plutôt familière avec. Mais il fallait avouer que les Américains avaient de la ressource.
- Je ferais peut être bien d'avertir Shang, si il est amateur de ptits frères, marmonna-t-elle en levant le visage vers le plafond pour exhaler une bouffée de fumée.
Parce que merde, il manquerait plus que ça, que Shang se fasse à son tour entraîner dans ce pays à la concentration démographique de tapettes ahurissante. Déjà que son fils spirituel lui avait fait une frayeur affreuse. Manquerait plus que son Shang lui fasse la même, et ça serait complet.
- Eh, attends, mais c'est pas machin le borgne son frère? fit-elle en se penchant pour avoir une meilleure vue sur l'émouvante petite scène, mettant simultanément son décolleté en avant de manière ostensible, presque par réflexe. Il a pas l'air trop traumatisé, mate ça... Ils se barrent ensemble. Ca fait deux bouffeurs de queues en moins sur la liste de ma concurrence, ajouta-t-elle, distinguée à souhait, en se redressant, détournant son attention de la foule gueularde.
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26-05-2014, 22:01
(Modification du message : 26-05-2014, 22:01 par colory.)
Peter eu une expression de dégoût. Jesus Marie Joseph. Quelle classe internationale cette fille. Et son regard ne put s'empêcher de plonger dans le décolleté profond qu'exhibait An en faisant presque exprès. Quoi? C'était naturel. Il tira une latte sur sa clope en se demandant quelle merde il était en train de fumer, et il enchaîna avec une grande gorgée d'alcool.
- Oh, y'a un autre fan de la gomorie aussi, Nathan Ellidson. Celui à qui on vient de briser le coeur. Il était (un peu trop) informé sur les relations de tout ce petit groupe tiens. Concurrence pour quoi??? Demanda-t-il en se redressant brusquement. Ne me dis pas que tu veux te faire uns de ces américains.
Pandora fronça les sourcils, et regarda Nate péter un câble. Elle sursauta quand il s'acharna sur la grille. Peut être était-elle en train d'empirer son état émotionnel.
- Si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour Jude au moins. Lâcha-t-elle en se relevant. Pendant 13ans tu t'es battu pour Jude, t'as bravé toutes les apocalypses, toutes les tragédies et tous les dictateurs qui ont put te barrer le chemin. Ne me dis pas que tu vas laisser Drake se mettre entre toi et lui. Elle secoua la tête. Elle le connaissait trop bien, son Nathouille. Il lui fallait un choc. Tu comprends pas? Il va lui faire du mal, et si tu ne fais rien il sera déjà trop tard. Et tu t'en voudras à mort, toute ta vie. Je te jure que ça va te hanter, Nathan Ellidson. C'est pas le Nathouille que je connais. Il est où le Nate qui n'a jamais peur même devant une horde de zombies? Il est où celui qui m'a dit un jour de bouger mon cul et de reconquérir Nick? Hein? Il est où celui qui a passé toutes ses nuits, pendant 5ans d'affilée, à me parler sans cesse de Jude et de combien il te manquait? Oh mon dieu tu m'as donné tellement d'insomnies! Elle rit. Ne me dis pas que tous ces efforts c'était pour que ça se finisse aujourd'hui, là, comme ça. Non non, tu t'es trop battu. Oui, tu t'es trop battu. Elle mit ses mains sur ses épaules, et plongea ses yeux dans les siens. Mais ça veut pas dire qu'il faut abandonner. Sinon, on lâcherai tous les armes et on passerai le restant de nos jours à pourrir dans ces appartements. Elle le lâcha, et passa une main dans ses cheveux sales. Nate, t'es capable de tout. Bordel, y'a 10ans on a couché ensemble. C'est déjà un exploit en soi! T'as tout fait, t'as tout bravé, t'es capable de raisonner Jude. Une deuxième fois. Montre-lui les choses comme elles sont : Drake est dangereux pour lui.
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Peter, décidément, avait développé des skills de commère qui la dépassaient complètement.
- Impressionnant, la combinaison niais/bégé. Je crois qu'on tombe au niveau zéro de la virilité... soupira-t-elle en rajustant son corsage, qui avait la fâcheuse tendance (bien accomodante) de glisser un peu, ce qui malgré tout, lui permettait d'accrocher un peu plus régulièrement les regards de Culkin la cousine. Et pour ce qui est de la concurrence, allez... Tu vas pas me dire qu'il y a pas une petite américaine à qui tu la glisserais bien, lança-t-elle avec un coup de coude complice. Tu peux me le dire. Jpeux te donner des conseils de fille.
An prit une grande inspiration, lançant des regards en coin à Peter. Il ne lui semblait pas l'avoir vu récemment en féminine compagnie. Il s'agissait pas de le voir glisser lui aussi du côté fag de la force.
- Personnellement, j'aime bien celui qui a un gros trait noir en travers de la gueule, ajouta-t-elle, histoire d'inciter à la confidence. Quoique le gamin qui traîne toujours avec la rousse, là, il soit pas mal non plus, si on oublie l'aspect mononeuronal. T'en penses quoi, Culkin, ptite coquine?
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28-05-2014, 17:35
(Modification du message : 28-05-2014, 20:20 par Xuu.)
Le rose correspond à un édite foireux.
Postée dans un coin de la pièce, girouette immobile, Petra scrutait les évènements qui se jouaient devant elle, sans oser y prendre part. Un homme à haute stature était entré, répandant sur leur salon de fortune une vague de chaos ponctuée d'un coup de feu. Entre Alelou, monsieur Dobson, les hurlements de rage de chacun et le monsieur dont elle ne connaissait rien, Petra et son anglais approximatif n'étaient pas disposés à comprendre un traitre mot de ce qui se passait là. Alors, vainement, elle se faufila hors de la pièce, se soustrayant à la confusion pour gagner une chambre, et déchirer une portion de drap. Et toujours sans bruit, elle revint ; la pièce s'était vidée et l'homme était parti, laissant résonner derrière lui les échos de son nom. "Drake Sheridan", une sonorité qui ne lui était pas inconnue, quoi qu'elle ne parvînt pas immédiatement à faire le rapprochement concret de ce qu'il lui évoquait, et la lourdeur de ce que sa présence ici pouvait signifier.
À vrai dire, mise à part qu'Ale allait bientôt faire une hémorragie et mourir en se noyant dans son sang, Petra ne voulait se soucier de rien. Il y avait trop d'informations qui lui échappaient, trop d'éléments à prendre en compte. AH MAIS TIENS LOL Y'AVAIT RAPHAEL QUI S'OCCUPAIT DEJA DE LUI.
Elle s'approcha de Will, Ale et Côme (et déposa un bisou sur la joue de ce dernier ; il l'avait bien mérité) ET DE RAPH QUI EU UN BISOUS AUSSI PARCE QUE PETRAPH, puis intima au grand estropié de poser son gros cul par terre.
-Cesse de faile l'ablouti à gigoter, Alelou !!! L'enguirlanda-t-elle en choppant sa cheville, pour tirer sa jambe bien à plat (elle ne faisait pas dans la délicatesse, mais ses méthodes fonctionnaient toujours) POUR AIDER RAPH.
Et sans plus de paroles aimables, elle enroula AIDA RAPH A ENROULER bien fermement son bout de drap autour de la blessure ouverte d'Ale, serrant du mieux qu'elle pouvait pour stopper l'afflux de sang.
Et où il était, ce Monsieur Dobson ? Elle aurait bien eu deux mots à lui dire, tiens. Petra était agacée. D'accord, sans doute semblait-elle bien mièvre de se soucier d'une balle tirée dans la cuisse (après tout, ce genre de procédé semblait être devenu monnaie courante, désormais, pour faire valoir son avis), mais si on lui permettait d'aller beugler sur Monsieur Dobson, n'aurait-ce été que pour se défouler sur quelqu'un, alors elle n'hésiterait pas.
Histoire de lui dire que plus que de montrer qu'il avait un minimum d'habileté en ce qui concernait les armes à feu, il venait surtout de faire une parfaite démonstration qu'il possédait un cervelas proportionnel à la taille de son pénis : inexistant. CAR CET HOMME NE SAVAIT QUE BEUGLER, ET CRIBLER LA MACONNERIE DES BASS D'IMPACTS DE BALLES.
-Je te vengelais, Alelou, je te vengelais, ragea-t-elle, en finissant LEUR oeuvre par un noeud papillon viril, histoire que son bandage de fortune tienne bien.