Il était idiot, pour ça, elle marquait un point. En fait Ally marquait beaucoup de points, et en même temps, en dehors de K, elle était bien la seule personne à le connaître par cœur. Donc lui dire qu'il recommencerait jamais, se serait un peu lui mentir, d'abord. Si Ale lui donnait aucune raison de le faire, il chercherait pas la dispute, ça par contre, il pouvait en être certain. Enfin, lorsqu'elle entreprit de s'excuser, Connor tourna la tête dans sa direction, un léger sourire peint sur les lèvres. Il fronça les sourcils, et alors passa son bras autour de la taille d'Ally.
- T'as pas à t'excuser, Assura-t-il, en l'attirant contre lui. La pluie continuait à tomber en trombe juste en face d'eux, et au dessus de leur têtes, mais peu importait. De toute façon c'était bien le dernier de ses soucis. Tout ce qu'il voulait, actuellement, se trouvait dans le simple fait qu'Ally ne se sente pas coupable pour des trucs qu'il avait lui même compliqué, en omettant de lui en parler, pour commencer. Elle avait eu toutes les raisons du monde de s'énerver. Même maintenant, quand bien même Connor savait qu'elle ne lui en voulait pas trop, il réagissait comme un parfait abruti, la plupart du temps, en prenant tout sur le second degrés, sans trop se soucier des conséquences. Ils venaient de quitter Dallas, et ils étaient recherchés par un groupe de chasseurs de prime, et lui trouvait toujours moyen d'embêter quelqu'un pour s'amuser. Non vraiment, il était souvent infernal, et c'était plus à Ally qu'il devait s'excuser. Rien que pour le supporter mieux que quiconque, elle était bien plus tenace qu'elle n'aurait pu le croire. Je crois que t'es l'une des dernières personnes à être responsable de quoi que se soit, ici. Il redressa un peu sa tête, pour la regarder, et esquisser un sourire. Et puis cette histoire de secte, j'aurai dû t'en parler avant. Il le disait comme si ça n'était pas grand chose, quand bien même la menace pesait sur eux et semblait, peu à peu, se rapprocher trop dangereusement de la tranquillité qu'ils avaient tous, de leur côté ou non, établi depuis plusieurs jours, mois, voir même années, pour ce qu'il en était de son frère et lui. C'est peut-être un peu tard, mais je peux toujours me rattraper.
Il avait vraiment fait tout ça ? Côme leva un regard vers Raphaël, et comprit alors, de par son air désolé, qu'il en rajoutait juste un tout petit peu. Bon, c'est vrai qu'il était l'auteur de pas mal de choses dont il n'était pas vraiment fier, mais pour l'acide, ça n'était pas lui. Enfin il aurait sûrement dû accepter, si à l'époque, on lui avait soumis cette ordre... Mais enfin, il n'était plus la même personne, les circonstances avaient changé, et il n'avait aucune raison d'avoir peur que cette situation ne recommence, ou qu'il ne redevienne le même qu'autrefois. Côme n'en voulait de toute façon pas à Raphaël. Il aurait bien aimé le dire, mais ça aurait semblé un peu bizarre, dans la mesure où il faisait parti des gens qu'il avait presque tenté de tuer, des mois plus tôt, et qu'ils se trouvaient présentement en pleine séance d'interrogatoire. Alors Côme se contenta, en essayant d'être un petit peu crédible, d'arborer une figure de véritable commandant des armés de James Greyson, le genre de figure qui avait eu, dans le passé, pour effet de faire peur à la plupart de ses cibles. Tout du moins il croyait. Quelque chose dans ce style là, dans tout les cas, il se remit à la tâche, s'apprêta à en rajouter dans le genre "et j'ai aussi tué des gens", "il m'arrivait de découper des cadavres en morceaux" ou bien "j'aime manger les gens vivants", parce que c'était drôle de voir la face de cette chasseuses de prime se défigurer doucement, mais ça aurait sûrement été un peu con. Déplacé, aussi. Enfin ça l'aurait pas fait, et il serait passé pour un idiot. En plus si Petra venait à l'entendre, il se serait fait taper.
- Ok, ok, ok, vous avez gagné. Soupira Lexi, en se renfonçant dans son siège, prenant la mine d'une gamine de six ans qu'on aurait privé de bonbon (= l'argent). Elle n'avait pas honte de son comportement. Après tout, il fallait bien qu'elle gagne sa vie, sur le dos de n'importe qui, peu importait. On ne se posait plus ce genre de question, quand on rentrait chez les Chasseurs. Et puis vu les profils qui l'avaient accompagné jours et nuits depuis des années à la recherche des Bass, se forger un caractère était quelque chose d'important, aussi. Peu importe si on passait pour un gros vendu : L'essentiel était de savoir se défendre, et d'être assez futé pour trouver la bonne offre au bon moment. En somme, elle n'avait pas honte, pas du tout même. Elle tenait juste à sa vie. Bon en gros y'a une secte, en Europe. Commença-t-elle, comme si il s'agissait d'une évidence, avant de se rattraper. Des mecs qui étaient infiltrés depuis des années dans le continent ont plus ou moins fait marcher leur petite affaire au début de l'apocalypse. Alors l'avis de recherche pour le Bass, ça a attiré les plus avides d'argent, mais les plus naïfs aussi. Et croyez-moi, j'en connais certains qui sont prêts à tout pour atteindre l'Europe, maintenant. Enfin vu tout l'argent qu'ils mettent sur le tapis, ils donnent l'impression d'avoir la belle vie de leur côté. Donc je pense qu'ils ont rien à perdre à faire venir la population américaine à eux, au lieu de traverser l'océan pour rejoindre notre pays et tous nous buter. Affirma-t-elle, tout à fait calmement. Mais après ce n'est que mon humble avis, commandant, Ironisa-t-elle, à l'intention de Côme, pour tourner la tête en direction du brun, parce qu'après ce que ce dernier venait de dire (quand bien même, face à la figure d'Anderson, elle avait du mal à croire qu'il puisse faire du mal à une mouche mais enfin), elle n'avait plus trop envie de déconner. Je suis pas dictatrice, après tout. Je fais juste des suppositions. Les guerres ont toujours lieux entre américains, par ici. Bon enfin depuis que la Résistance a explosé ça s'est un peu calmé mais... Elle s'arrêta, en se rendant compte que si Anderson se trouvait ici (et d'après la rumeur il s'était fait chopper on-ne-savait-trop-où après un affrontement avec les rebelles), ce n'était pas par hasard. Pas besoin de se faire attaquer par une troupe de résistants en furie parce qu'elle ne pesait pas ses mots. Mais enfin bref, un jour où l'autre, ça viendra d'Europe et on aura rien vu venir, si on continue comme ça. Elle haussa les épaules. Après je pense pas que les Bass servent que de distraction. Au cas où vous étiez pas au courant, c'est pas les fils de n'importe qui. Il paraît que leur père tient la Russie entre ses mains. La Russie entière. Alors bon, certes, la moitié de la Russie est contaminée et il fait hyper froid de ce côté là du continent, mais c'est quand même quelque chose ! Commenta-t-elle, presque pou elle-même. En vérité, quand on la lançait sur un sujet précis qui l'intéressait pas mal (ici, à cause de l'argent), on ne l'arrêtait plus. D'ailleurs ces connards de Phil et Fred la vannaient souvent à se propos (quand ils étaient toujours en vie). Pas qu'elle ait la larme à l’œil en repensant à eux-deux, bien au contraire. Non mais sérieusement, vous vous rendez compte ? Elle passa une main sur sa bouche, resta silencieuse plusieurs secondes face à Côme qui, plutôt ahuri, essayait de tenir le fil, pour hocher vivement la tête, en pensant à la merde dans laquelle le groupe qui l'avait capté se trouvait. Enfin si j'étais vous, je chercherai pas à comprendre, et j'arrêterai de fuir. Déjà que la Russie c'est flippant, en soit, le concept et tout et tout et tout... Mais imaginez les autres pays entrain de tous vous coller au cul, ça vous donne pas l'optique d'un très bel avenir, quoi.
- T'as pas à t'excuser, Assura-t-il, en l'attirant contre lui. La pluie continuait à tomber en trombe juste en face d'eux, et au dessus de leur têtes, mais peu importait. De toute façon c'était bien le dernier de ses soucis. Tout ce qu'il voulait, actuellement, se trouvait dans le simple fait qu'Ally ne se sente pas coupable pour des trucs qu'il avait lui même compliqué, en omettant de lui en parler, pour commencer. Elle avait eu toutes les raisons du monde de s'énerver. Même maintenant, quand bien même Connor savait qu'elle ne lui en voulait pas trop, il réagissait comme un parfait abruti, la plupart du temps, en prenant tout sur le second degrés, sans trop se soucier des conséquences. Ils venaient de quitter Dallas, et ils étaient recherchés par un groupe de chasseurs de prime, et lui trouvait toujours moyen d'embêter quelqu'un pour s'amuser. Non vraiment, il était souvent infernal, et c'était plus à Ally qu'il devait s'excuser. Rien que pour le supporter mieux que quiconque, elle était bien plus tenace qu'elle n'aurait pu le croire. Je crois que t'es l'une des dernières personnes à être responsable de quoi que se soit, ici. Il redressa un peu sa tête, pour la regarder, et esquisser un sourire. Et puis cette histoire de secte, j'aurai dû t'en parler avant. Il le disait comme si ça n'était pas grand chose, quand bien même la menace pesait sur eux et semblait, peu à peu, se rapprocher trop dangereusement de la tranquillité qu'ils avaient tous, de leur côté ou non, établi depuis plusieurs jours, mois, voir même années, pour ce qu'il en était de son frère et lui. C'est peut-être un peu tard, mais je peux toujours me rattraper.
Il avait vraiment fait tout ça ? Côme leva un regard vers Raphaël, et comprit alors, de par son air désolé, qu'il en rajoutait juste un tout petit peu. Bon, c'est vrai qu'il était l'auteur de pas mal de choses dont il n'était pas vraiment fier, mais pour l'acide, ça n'était pas lui. Enfin il aurait sûrement dû accepter, si à l'époque, on lui avait soumis cette ordre... Mais enfin, il n'était plus la même personne, les circonstances avaient changé, et il n'avait aucune raison d'avoir peur que cette situation ne recommence, ou qu'il ne redevienne le même qu'autrefois. Côme n'en voulait de toute façon pas à Raphaël. Il aurait bien aimé le dire, mais ça aurait semblé un peu bizarre, dans la mesure où il faisait parti des gens qu'il avait presque tenté de tuer, des mois plus tôt, et qu'ils se trouvaient présentement en pleine séance d'interrogatoire. Alors Côme se contenta, en essayant d'être un petit peu crédible, d'arborer une figure de véritable commandant des armés de James Greyson, le genre de figure qui avait eu, dans le passé, pour effet de faire peur à la plupart de ses cibles. Tout du moins il croyait. Quelque chose dans ce style là, dans tout les cas, il se remit à la tâche, s'apprêta à en rajouter dans le genre "et j'ai aussi tué des gens", "il m'arrivait de découper des cadavres en morceaux" ou bien "j'aime manger les gens vivants", parce que c'était drôle de voir la face de cette chasseuses de prime se défigurer doucement, mais ça aurait sûrement été un peu con. Déplacé, aussi. Enfin ça l'aurait pas fait, et il serait passé pour un idiot. En plus si Petra venait à l'entendre, il se serait fait taper.
- Ok, ok, ok, vous avez gagné. Soupira Lexi, en se renfonçant dans son siège, prenant la mine d'une gamine de six ans qu'on aurait privé de bonbon (= l'argent). Elle n'avait pas honte de son comportement. Après tout, il fallait bien qu'elle gagne sa vie, sur le dos de n'importe qui, peu importait. On ne se posait plus ce genre de question, quand on rentrait chez les Chasseurs. Et puis vu les profils qui l'avaient accompagné jours et nuits depuis des années à la recherche des Bass, se forger un caractère était quelque chose d'important, aussi. Peu importe si on passait pour un gros vendu : L'essentiel était de savoir se défendre, et d'être assez futé pour trouver la bonne offre au bon moment. En somme, elle n'avait pas honte, pas du tout même. Elle tenait juste à sa vie. Bon en gros y'a une secte, en Europe. Commença-t-elle, comme si il s'agissait d'une évidence, avant de se rattraper. Des mecs qui étaient infiltrés depuis des années dans le continent ont plus ou moins fait marcher leur petite affaire au début de l'apocalypse. Alors l'avis de recherche pour le Bass, ça a attiré les plus avides d'argent, mais les plus naïfs aussi. Et croyez-moi, j'en connais certains qui sont prêts à tout pour atteindre l'Europe, maintenant. Enfin vu tout l'argent qu'ils mettent sur le tapis, ils donnent l'impression d'avoir la belle vie de leur côté. Donc je pense qu'ils ont rien à perdre à faire venir la population américaine à eux, au lieu de traverser l'océan pour rejoindre notre pays et tous nous buter. Affirma-t-elle, tout à fait calmement. Mais après ce n'est que mon humble avis, commandant, Ironisa-t-elle, à l'intention de Côme, pour tourner la tête en direction du brun, parce qu'après ce que ce dernier venait de dire (quand bien même, face à la figure d'Anderson, elle avait du mal à croire qu'il puisse faire du mal à une mouche mais enfin), elle n'avait plus trop envie de déconner. Je suis pas dictatrice, après tout. Je fais juste des suppositions. Les guerres ont toujours lieux entre américains, par ici. Bon enfin depuis que la Résistance a explosé ça s'est un peu calmé mais... Elle s'arrêta, en se rendant compte que si Anderson se trouvait ici (et d'après la rumeur il s'était fait chopper on-ne-savait-trop-où après un affrontement avec les rebelles), ce n'était pas par hasard. Pas besoin de se faire attaquer par une troupe de résistants en furie parce qu'elle ne pesait pas ses mots. Mais enfin bref, un jour où l'autre, ça viendra d'Europe et on aura rien vu venir, si on continue comme ça. Elle haussa les épaules. Après je pense pas que les Bass servent que de distraction. Au cas où vous étiez pas au courant, c'est pas les fils de n'importe qui. Il paraît que leur père tient la Russie entre ses mains. La Russie entière. Alors bon, certes, la moitié de la Russie est contaminée et il fait hyper froid de ce côté là du continent, mais c'est quand même quelque chose ! Commenta-t-elle, presque pou elle-même. En vérité, quand on la lançait sur un sujet précis qui l'intéressait pas mal (ici, à cause de l'argent), on ne l'arrêtait plus. D'ailleurs ces connards de Phil et Fred la vannaient souvent à se propos (quand ils étaient toujours en vie). Pas qu'elle ait la larme à l’œil en repensant à eux-deux, bien au contraire. Non mais sérieusement, vous vous rendez compte ? Elle passa une main sur sa bouche, resta silencieuse plusieurs secondes face à Côme qui, plutôt ahuri, essayait de tenir le fil, pour hocher vivement la tête, en pensant à la merde dans laquelle le groupe qui l'avait capté se trouvait. Enfin si j'étais vous, je chercherai pas à comprendre, et j'arrêterai de fuir. Déjà que la Russie c'est flippant, en soit, le concept et tout et tout et tout... Mais imaginez les autres pays entrain de tous vous coller au cul, ça vous donne pas l'optique d'un très bel avenir, quoi.


