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Farewell † [rpg]
- C'est bien vrai ça. Lâcha Pandora en direction d'Ale. Tu serais trop perdu sans moi Mr Freeze. Dit-elle en se mettant sur la pointe des pieds pour affectueusement décoiffer Nick.
La blonde avait passé tout le saint trajet à roupiller tantôt contre la fenêtre, tantôt contre l'épaule de quelqu'un. Ca faisait du bien d'enfin sortir de ce trou, de respirer de l'air frais. Cet appartement, elle n'en pouvait plus. Toutes ces histoires, toutes ces embrouilles. L'enjeux était très important et il dépassait tout le monde. Surtout depuis que s'était glissé dans la conversation le mot "Europe", tel un virus indétectable, une bombe à retardement prête à exploser au moins faux geste.
Quelle saloperie. Qu'ils aillent tous se faire foutre ces mafieux.
- En vérité, vous seriez tous perdus sans votre moitié. Voire morts. Dit-elle en posant lourdement son sac par terre, qui contenait pour ainsi dire toute sa vie depuis le début. Et quelle triste vie. Elle se dirigea vers Nate, et lui ôta sa bouteille des mains sans vergogne. Toi, tu arrête de boire. Elle en déversa le contenu par terre, et tendit une bouteille d'eau au cœur brisé de la bande.
Elle soupira et regarda par la petite fenêtre qui leur offrait une vue limitée, mais assez pour admirer Dame Nature reprendre ses droits sur la ville. Elle réalisa deux chose. D'abord, tout ce qu'elle possédait et avait toujours possédé depuis le début tenait dans un sac de voyage. Elle ne sera sans doute jamais riche. Condamnée à une vie de pauvre depuis sa naissance. Deuxio, elle était devenue celle qui arrachait les bouteilles d'alcool à ses amis. L'inverse se produisait bien plus souvent auparavant. C'était elle qui buvait, pas les autres.
Elle lança un regard plein de pitié à Nate, les sourcils froncés. Il lui faisait beaucoup de peine, c'était pas humain de se séparer des autres comme ça alors que justement, sa porte de sortie, c'était eux. Ses amis.
Pandora passa une main dans ses cheveux, jaugeant de leur état et de la nécessité de prendre une douche ou non. Y'avait-il même des douches ici??
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Is that a mirror in your pocket? 
Cause damn I can see myself in those pants.
 
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-Allez, on descend, fit Maya qui aidait un à un ses deux enfants à sortir de la voiture dans laquelle ils se trouvaient en leur tenant la main, d’un air assez pressé. Elle ne mit pas plus d’une seconde à attraper ensuite un sac plein de provisions ou autres munitions et, doucement, elle poussa ses enfants dans le dos de façon à ce qu’ils s’engagent sur le chemin de la bâtisse qu’on venait de trouver. Il s’agissait d’un vieux bâtiment désaffecté, et en apparence propice à la discrétion comme ils le souhaitaient tous. Elle n’avait strictement aucune idée du niveau d’acharnement qu’allaient mettre ces chasseurs de primes, comme on avait présentement décidé de les nommer, à la poursuite des frères Bass, mais une chose était sûre : ses enfants ne seraient pas en danger pour quel règlement de comptes qui soit. La brune avait beau être humainement correcte, elle ne connaissait pas ces deux frères, (pour tout dire, elle ne leur avait jamais adressé un mot), et elle estimait humblement que leurs problèmes avec des individus dont jamais elle n’avait entendu parler auparavant, n’avait à se combiner aux leurs, déjà bien trop présents, comme un élan de solidarité, d’aide mutuelle ou quelque chose du genre. En ce qui la concernait, elle avait déjà bien assez du retour de Drake Sheridan et l’enlèvement de son aîné tant chéri.
Soudainement, un fait qu’elle n’avait pas encore relevé vint la frapper en plein visage, et c’est en faisant signe à ses enfants de continuer le court trajet jusqu’à l’usine abandonnée sans elle, que ses yeux vinrent se poser sur la voiture vide derrière elle. Et la silhouette de Leo de se dessiner devant elle, elle s’élança dans ses bras, et les deux genoux à terre, elle enroulait ses bras autour de son dos en lui murmurant des paroles maternelles, destinées à le rassurer quant aux évènements actuels. Il avait beau demeurer précoce comme pas un, il restait un enfant, et la tendresse d’une mère manquerait toujours ; c’était justement son rôle à elle.
Leur étreinte dura quelques minutes peut-être, assez pour que leur cœur lourd de culpabilité de Maya ne s’allège un minimum. Finalement, elle recula pour plonger ses doux yeux verts dans ceux de Leo, sa main venant caresser sa joue, et lui sourire d’un air réconfortant. Elle était tellement désolée, qu’il ait à subir une telle chose.
-Ca va allez, souffla-t-elle, rien que pour lui. Allez viens.
Elle lui fit finalement grâce des baisers assaillants d’une mère trop affectueuse (et pourtant, dieu sait qu’elle aurait eu envie de l’étouffer de ses bras) et rejoignit le bâtiment délabré, dense en végétation en tout genre. D’un regard, elle se rassura de voir que ses deux plus jeunes enfants, Maël et Roxie, trouvaient à s’occuper et que les incessants voyages n’avaient pas d’incidence sur leur enthousiasme habituel, et c’est dorénavant sur Raphaël que ses perles vertes s’attardèrent.
Elle connaissait le lien fort qui l’unissait à Jude, et elle n’eut que plus mal au cœur du choix que ce dernier semblait avoir pris. Elle ne lui en voulait pas d’ailleurs, bien-sûr que non, il était l’un des grands gâtés de son cœur de jeune maman et le serait jusqu’au jour où elle expirerait d’on-ne-sait quelle épreuve. Elle se questionnait simplement sur les prochaines fois qu’elle aurait la chance de pouvoir pouponner ce grand enfant, et espérait que cette dite prochaine fois ne soit pas retardée à des années.
-On a toujours tenu le choc, tenta-t-elle alors qu’elle posait son sac à terre pour venir, par-derrière, poser sa tête sur l’épaule du brun et frotter délicatement son dos d’une paume de main comme on l’aurait fait pour réchauffer le cœur d’un enfant triste. Parce que Raphaël n’était pas seulement l’homme de sa vie, il était aussi un grand dadais dont elle devait s’occuper tout autant que s’il était son enfant (quoi qu’il était vrai qu’elle y allait plus dans l’intime avec lui). Ça ira aussi cette fois-ci.
Et d’un baiser dans le cou de son homme, elle se décala légèrement pour aviser l’endroit dans lequel ils étaient d’un bref regard. A vrai dire, cela faisait un moment qu’un examen complet n’était plus nécessaire pour juger la qualité du lieu : on appelait ça l’expérience.
 
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Le bref aparté «apparition de Jude» avait fait autant d'effets à Jill que dix mille bombes nucléaires implosant dans sa poitrine, et il était complètement normal que lorsqu'on ajoutait à cela l'alcool qu'elle avait ingéré en quantité excessive et la présence de personnes qu'elle ne faisait que mépriser dans la même voiture qu'elle, la journée de trajet jusqu'à Houston se soit passée dans l'ambiance la plus glaciale et silencieuse qui soit (si on oubliait le gosse Weaver/Blavatsky qui avait pas mal jacté pour rien, au passage). Lorsque les voitures s'arrêtèrent enfin, la blonde avait mis un temps avant d'atterrir, le regard rivé dans le vide pour une raison qui semblait toujours trop évidente, et c'est parce qu'on lui imposa une masse on-ne –peut-trop lourde sur les genoux qu'elle releva les yeux, et croiser brièvement ceux d'Ally, aka la responsable de la chose, et que son regard ne lui donne d'autant plus de nausées qu'elle n'en avait déjà. Depuis quand devait-elle servir de larbin à un groupe dont elle n'avait strictement que foutre ? Il était hors de question que, sous prétexte qu'elle se voit obligée de suivre leur petite bande d'ingrats depuis quelque temps, ou qu'elle demeure actuellement dans un état d'inertie, on la soumette à des tâches aussi basses. Elle n'était peut-être plus hausser à son rang d'antan aux yeux des autres, mais il lui restait cette paresse monumentale pour laquelle elle devait bien trouver une excuse valable. À côté de ça d'ailleurs, elle n'allait pas obéir à un groupe d'individus qui ne la respectait pas comme il le devait parce qu'elle était à leurs yeux, toujours la fameuse traitresse de l'Azur (et l'ignorance au long terme de Nick le prouvait bien).
Délaissant donc le sac sur le siège à côté d'elle, Jill descendit royalement de la voiture. Elle ne jeta pas même un regard sur le lieu où l'un des leur avaient jugé bon de s'arrêter, après tout, ils le quitteraient incessamment sous peu, et s'approcha de Connor, debout plus loin avec dans les bras, Caden, le gamin Blavastky.
-J'ai presque envie de t'en vouloir, fit-elle en passant sa main dans le bas de son dos (elle aimait bien le titiller avec des gestes bien placés). Tu me fais boire, je me retrouve dans un état déplorable, et après tu m'abandonnes dans cette voiture et tu t'occupes plus de moi ? Remarqua-t-elle d'un air faussement vexée (elle l'était véritablement, en réalité), tandis qu'elle ignorait radicalement la présence d'Ally et sa famille à côté. Parce qu'elle les visait très clairement, et qu'il n'y avait que cette réflexion implicite pour vomir toujours plus sa haine à la brunette. Tu mérites vraiment rien.
Pour dire vrai, Jill n'avait absolument suivit à cette histoire avec l'Europe et ne se préoccupait en aucun cas des conséquences qui semblaient devoir bientôt s'abattre sur eux. Elle s'en fichait éperdument, et des dangers qu'ils semblaient courir, (que Connor semblait courir), et des dits Chasseurs qui étaient à leur trousse.
S'il ne lui restait que trois jours à vivre ou bien encore des centaines, elle les vivrait avec autant de morosité puisque qu'à ses côtés, Jude n'était plus.
-Oh et, elle se tourna étrangement vers Ally, l'air toujours plus hautain qu'il ne le serait jamais avec personne. C'était fou comme un regard sur cette chienne pouvait provoquer en elle une telle explosion de dégoût. Je suis pas ici pour te servir d'esclave à ce que je sache ; si tu veux ton sac, tu vas le chercher toute seule. T'es assez grande pour ça, non ? Et d'un regard plein de dédain qui la lorgna de haut en bas, elle esquissa une moue désolée. Enfin, c'est une façon de parler.
Tous les moyens étaient bons, pour prendre le dessus sur Ally Weaver.
#JALLY4EVER
 
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La situation allait déjà un peu mieux. Et Ally se faisait justement la réflexion qu'elle avait décidément un copain génial et des enfants adorables, lorsque la voix nasillarde de Jill arriva comme une perruque synthétique de prostituée sur la soupe de son actuel bonheur, lui faisait perdre son sourire de façon immédiate. Le retour de la blondasse, partie une, chapitre trois "Je viens te péter les ovaires, Ally". A tel point qu'elle ne put même pas répondre à Connor, tellement la vue de sa chère et tendre amie lui donnait des frissons de dégoût.
La haine à l'état pur.
La débauche et la vulgarité, également, dans le camp de miss Foster.
- C'est bon Jill, on sait déjà tous que t'es la reine des dépravées, t'as plus besoin de prendre des manières. Répondit-elle, nonchalante, en prenant Caden pour le déposer par terre, malgré son insistance à rester dans les bras de Connor, avant d'accorder un nouveau regard à mademoiselle. Et ton royal sang de putasse, je m'en contrecarre. Que tu sois en manque parce que t'as pas pu te toucher dans la voiture, c'est pas mon problème, tu devrais savoir gérer ça après vingt-huit années à te dévergonder comme une fille de joie. Elle esquissa un sourire condescendant et la jaugea brièvement, avant de remarquer ses petits gestes envers Connor. Oh, trop mignon, vraiment. Et t'inquiètes, je t'aurais jamais prise en tant qu'esclave, t'aurais été capable de t'enfoncer la crosse de ton flingue dans ton vagin juste pour te faire plaisir. D'ailleurs, un truc marrant, c'est que tu sois pas encore allée voir ailleurs. Ça commence à m'inquiéter, tu sais ? T'as dépassé ta date habituelle de deux jours avec la même personne, là. Elle posa son regard sur le brun un instant et se fit la réflexion que malgré tout, il méritait quand même bien mieux que Jill Foster, même si elle doutait que ce soit sérieux, entre eux. Elle le connaissait suffisamment pour savoir qu'il courrait après toutes les filles du coin, et qu'il réussissait toujours à les obtenir -elle-même en avait fait les frais. Et en même temps, ça n'avait rien d'étonnant quand on s'intéressait à lui un minimum ; sauf que blondie, à côté, avait un esprit tellement vicieux que ça devenait franchement inquiétant. Connor, fais-moi confiance, réduis la fréquence de tes moments câlins avec elle, parce que Jill n'est pas du genre... sentimentale, tu vois ? Si ça faisait pas cinq ans qu'on se connaissait, j'en aurais sans doute rien eu à foutre, mais j'ai pas envie qu'elle se charge de foutre le bordel dans ta tête pour te lâcher juste après. Elle est très douée dans ce domaine, elle s'est pas mal entraînée à combler le vide, ces dernières années. Elle eut une moue presque désolée en direction de la blonde, alors qu'elle haussait les épaules. Suffit de voir avec qui elle a les a passé. Maintenant, tu m'excuseras, mais j'essaie de me rendre utile, et j'ai franchement la flemme de continuer cette altercation stupide sous prétexte que tu penses être au-dessus de tout le groupe, princesse. Conclut la brune en se détournant d'elle, avec toujours ce même sourire faussement compatissant, avec presque autant de froideur que Nick dans ses bons jours (je rigole, claudie), absolument pas destinée à continuer de parler avec miss catin en chef. Plutôt crever.
Farewell

ʻʻBullshit fakers, enchanted kingdoms.ʼʼ
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On ne pouvait pas franchement dire que Léo était du type tactile.
En règle générale, chaque fois que Maya, en bonne maman poule adoptive, tentait une embrassade, il se débrouillait pour glisser habilement hors de ses bras. Comme un fils qui aurait honte de tenir la main de sa mère, apocalypse ou pas.
Pourtant cette fois ci, il resta passif entre les bras rassurants de sa mamma. Il trouvait un certain apaisement, à défaut d'un soulagement véritable de l'étau qui lui bouffait le coeur, dans les mots de Maya. Pourtant, il le savait, c'étaient des mots bateaux, ces mots banals et revus qu'on sort à chaque occasion, ces formules toutes faites qu'il était de bon ton d'adresser en certaines circonstances. Peut être qu'à cet instant, il avait besoin de les entendre, ces mots, de la voix douce et calme de Maya.
Malgré tout, lorsqu'elle le lâcha pour vaquer à d'autres occupations, Léo ne proféra pas un mot pour la retenir. Tout ce à quoi il aspirait, maintenant, c'était qu'on lui foute la paix, et qu'il puisse laisser le silence lui retomber dessus.
Malheureusement pour sa jolie petite gueule renfrognée, il y avait une énergumène rousse d'1m48 qui en avait décidé autrement.
- Ca m'a pas l'air très très salubre, ici, nota-t-elle d'une voix un peu trop forte au goût des tympans (renfrognés eux aussi) du petit brun.
Elle s'étira de tout son long (pas très long), l'air de se réveiller d'une grosse sieste. En vérité, elle avait passé tout le trajet avec un géant blond complètement pété comatant sur sa faible épaule, résultant en des crampes titanesques. Pas mécontente d'être sortie de la bagnole exiguë, elle sentait sa joie de vivre reprendre sauvagement le dessus, en même temps que son insupportable enthousiasme communicatif.
Elle planta ses poings sur ses hanches, examinant leur nouvelle habitation. Ca avait tout l'air d'un bâtiment désaffecté des plus immondes.
- Vous savez ce qui remonterait le moral des troupes? Une bonne platée de pâtes au saumon et coriandre, avec une petite salade de tomates croque au sel, pérora-t-elle, parcourant les effectifs du regard. Hailie-chou, tu viens m'aider? Oh, et Léo, au lieu de regarder les mouches voler, tu vas couper les tomates hein tu seras vraiment mignon!!
Elle chopa ses deux aides cuistots autodésignés par les bras, les entraînant vers le coin du bâtiment qui avait l'air le plus apte à accueillir une cuisine. Enfin, le moins plein de rats.
- Ca m'étonnerait assez qu'on ait du saumon et de la coriandre, par contre, REEEEGARDEZ LES BONS PRODUITS FRAIS QUE VOILA, s'exclama-t-elle en déballant sur une table branlante qui allait faire office de plan de travail un vieux paquet de pâtes d'1kg et un cageot de tomates, tout droit sortis du sac plus gros qu'elle qu'elle se promenait en permanence. Zut, un réchaud, il manque un réchaud, constata-t-elle brusquement, avant de sortir de la pièce comme un cyclone roux, laissant enfin la poussière retomber derrière elle.
Et s'ensuivit un moment de silence, pendant que les deux adolescents se regardaient par-dessus la table couverte de tomates et de pâtes.
La cuisine.
Ils devaient faire la cuisine.
Sans un mot, Léo baissa les yeux sur la tomate qui avait roulé jusque devant lui, sortit d'une poche intérieur un couteau suisse, et entreprit de couper la tomate en tranches fines avec une application religieuse, comme s'il faisait ç'avait toujours été son activité préférée.
Perdu pour perdu, autant utiliser son désarroi à trancher des légumes, non.
- Qu'est ce que t'attends, faut que je te foute le couteau dans la main? fit-il en levant un sourcil vers Hailie, qui n'avait pas bougé d'un pouce.
En l'occurrence, il avait très peu de considération pour le fait que leur dernière entrevue se soit soldée par un baiser plein de sang. Il essayait de maintenir son esprit à des considérations plus basiques (couper une tomate, c'était bien). Ca lui évitait de dériver sur des sujets plus délicats ou épineux de type familial.

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Jill eut presque envie de rire de l’originalité des réflexions qu’Ally lui crachait présentement au visage avec son petit air insolent qui ne faisait que la décrédibiliser plus qu’il ne lui donnait l’air désiré. S’il elle n’avait pas été habituée aux petites familiarités que la brunette osait prendre à son égard, sans doute Jill lui aurait sauté à la gorge et lui aurait arraché la peau de ses ongles, mais il était vrai qu’elles lui passaient largement outre depuis un moment (quoi qu’elle s’amuse assez souvent à y répondre pour calmer ses nerfs un instant).
Cependant, lorsque des mots qui, plus de la divertir, lui rappelèrent les souvenirs bien trop douloureux des cinq années passés aux côtés de James Greyson, son sang ne fit qu’un tour, et la main qu’elle avait passée dans le dos de Connor se crispa à tel point qu’elle crut déchirer son haut entre ses doigts.
De quel droit s’avisait-elle de lui rappeler des choses dont elle ne connaissait strictement pas les raisons des agissements ? Qu’avait-elle fait, elle, pour qu’il en soit autrement, si ce n’était fuir le danger, si ce n’était abandonner de crainte, une ville qui avait aspiré à la résurrection et à la survie de milliers de personnes ? Elle pouvait prétendre à être plus humaine qu’elle, mais Jill n’avait pas seulement fait absolument tout pour préserver vainement ceux qu’elle aimait durant le chaos, elle avait tenté pendant sept années entières de bâtir un monde prospère et paisible. Et c’était loin d’être un point commun avec cette garce ; un lourd sacrifice et des années d’acharnement contre une bête échappée et un égoïsme solitaire, ce n’était nullement comparable. Bien trop souvent peut-être, on oubliait qu’elle n’était pas seulement la femme de pouvoir qu’elle adorait afficher, mais aussi une inconnue qui avait cherché à espérer qu’une vie nouvelle pouvait être reconstruite.
Ce fut une idée trop peu supportable, et Jill déboula en une dixième de seconde comme une furie sur Ally, les mains portées sur les épaules de celle-ci avec une rage qu’elle ne se connaissait pas.
-Tu crois qu’elle m’atteint, ta sale arrogance du bas-monde ? Fulmina-t-elle, littéralement hors d’elle, alors qu’elle appuyait toujours plus sur les épaules d’Ally. Elle n’eut pas le temps de maugréer quoi que ce soit d’autres que, prises dans le tas de sacs à dos que tout à chacun s’était appliqué à former, elles tombèrent au sol, le dos de la brune plaquée violemment au sol et la blonde, par-dessus elle, à refermer toujours plus fort ses ongles dans sa chair.
-Tu crois que tu peux te permettre des choses comme ça avec moi ? Menaça-t-elle alors qu’elle venait appuyer son genou sur l’abdomen de la brune de façon à ce qu’elle ne bouge plus. Et dieu, que c’était difficile puisque la demoiselle ne semblait pas particulièrement réceptive quant à ses gestes plus qu’explicites et qu’elle semblait vouloir jouer les héroïnes.
-Ma vie te plait autant pour que t’y fourre ta sale face et que tu t’en mêles ? cria-t-elle tandis que sous son poids, elle sentait Ally se débattre de plus en plus agressivement. Une agressivité qui ne fit que renforcer ses appuis sur elle, toujours plus lourdement. Depuis quand t’as gagné le grade de l’ultime garce de services ? Il fallait me prévenir, on aurait pu fêter ça toutes les deux !
Et ce n’était que par pure provocation que Jill vint approcher son visage de celui de la brune, quoi qu’essayant de réfréner les haut-le-cœur qui la dérangèrent subitement lorsque ce ne fut plus que de quelques centimètres que leurs lèvres furent séparées.
-Avise-toi de te la fermer maintenant, que ce soit sur des choses que ta petite cervelle de pucelle n’est pas capable d’assimiler ou sur ce qu’il se passe entre moi et Connor. Ou je te jure que la crosse de mon flingue s’enfoncera, non pas dans mon vagin comme tu fantasmes qu’il se passe, mais dans ton crâne à la con.
 
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Et ce fut la ô combien mélodieuse voix de l'éternelle catin qui vint effleurer les douces oreilles d'Ally, alors qu'elle revenait à la charge. D'accord. Jill qui se prenait pour une tigresse indomptable, sans savoir qu'elle ressemblait à un chihuahua mouillé, et qui venait littéralement de se jeter sur elle en hurlant sa rage. Un instant, la brune ne comprit pas exactement ce qui lui arrivait, mais lorsqu'elle manqua de se briser chaque côte une par une à cause de cette dinde de blondasse Foster, elle capta que la situation venait d'atteindre un nouveau degré de sympathie insoupçonnable. Et qu'elles entraient dans la charmante sphère de la violence, non plus verbale mais physique.
Haha. Elle se foutait de sa gueule, hein ?
Mais visiblement non, et elle devait se sentir obligé de rajouter une espèce d'hargne ridicule et des menaces creuses à ses paroles pour tenter de leur donner une pseudo valeur totalement inutile. Et elle lui faisait mal, la conne. Tant et si bien que l'ironie qui l'animait commença à se muer lentement en une espèce de colère, qui vira très rapidement à la folie furieuse intérieure, à savoir le point de non-retour d'Ally Weaver. Cette prostipute commençait sérieusement à lui donner des pulsions meurtrières, quand bien même elle était complètement ridicule.
- Tu feras gaffe, Jill, tu m'as presque vexée, cracha-t-elle alors avec un sourire bourré de sarcasmes, juste avant d'approcher ses lèvres de l'oreille de la blonde. Et non, elle n'allait pas la mordre. T'es pas la première à passer sous lui, Jill, on a eu cinq ans pour le faire, tu le sais, ça ? Et au début il faisait la même chose que toi, sauf que j'avais pas besoin de me débattre. Je me demande si il a fait pareil durant vos ébats, tiens. Souffla-t-elle, suffisamment doucement afin qu'elle seule ne puisse l'entendre, jouant dans la pure provocation. Un instant elle culpabilisa en pensant à Ale, puis haussa les épaules. Elle allait d'abord régler son compte à cette pote blonde, et ensuite elle se rachèterait auprès du brun, quand bien même il n'avait pas entendu. Et ce fut donc sans prévenir qu'elle se dégagea de l'emprise puissante de miss Foster (avec un peu de mal, quand même) et qu'elle lui envoya son pied dans le bas-ventre pour l'expulser hors de son corps meurtri. Par contre t'es bien gentille mais je suis pas ta pote, alors tu vas t'abstenir de me sauter dessus comme une sauvage en manque, nymphogirl. Remarqua-t-elle en se redressant vivement, alors que ses côtes lui faisaient vivre un supplice, littéralement, et que la haine se lisait sur son visage. Parce que si tu veux on peut parier sur laquelle butera l'autre en première, et je te jure que je connais déjà la gagnante. Comme je peux te jurer que ça ne sera pas toi. Et sa main s'envola pour gifler la blonde avec suffisamment de force pour produire un magnifiquement claquement digne d'un bruitage Hollywoodien.
Sans retenue, sans hésitation, sans gêne.
Elle voulait se battre ? Elles allaient se battre.
Farewell

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Bien. Il allait très bien, parfaitement bien, même. Tout allait pour le mieux du monde, enfin si on ne comptait pas Caden qui le prenait pour son père, Ale qui semblait à deux doigt de lui arracher ses intestins, et Jill qui se battait avec Ally, juste en face de lui. Pourquoi elles se battaient, d'ailleurs ? Il avait rien demandé, si ce n'était qu'il avait peut-être couché ça et là avec chacune d'entre elles, mais enfin ça s'arrêtait là... Pourquoi est-ce qu'on parlait de lui ? C'était quoi ce bordel. Il avait rien fait. Vraiment. Il. Avait. Rien. Fait. Après les chasseurs, manquait plus que ça. Et ce truc, là, cette histoire, semblait bieeeeen plus dangereuse que tout le reste. Oh tiens, elles se frappaient. Mais pourquoi elles se frappaient ? POURQUOI ? Enfin c'était mignon, ça avait quelque chose de... De mignon, oui, mais il fallait pas que ça aille aussi loin, quoi. Merde. Merde. Il était censé faire quoi. Putain. PUTAIN.
- C'est à ce moment là que t'es censé faire quelque chose. Remarqua Ale, en grimaçant, observant les deux filles qui commençaient VRAIMENT par se taper dessus. D'ailleurs il en oublia la remarque de Caden. Ally semblait même plus en état de l'écouter, ça lui pétait les coquilles, Connor lui pétait les coquilles, et vu l'état actuel des choses il avait envie de gueuler à tout le monde de fermer sa... Oh merde, elles se griffaient. Peut-être valait-il mieux faire impasse sur ce genre de truc finalement. Et putain. Pourquoi ça partait en coquille sans raison là en fait ? J'veux dire, c'est clairement ton probl... Mais il s'arrêta, en entendant parler de Connor, notamment venant de la part d'Ally. Ah, ça faisait plaisir ça. Il savait que Connor s'était plus ou moins approprié tout ce qu'il avait eu dans la vie depuis le début de l'Apocalypse, mais est-ce que c'était une putain de raison de lui faire entendre un truc pareil ? Hé ho ?! Elle parle de quoi là au juste ?!
- Je sais pas. Vraiment : Aucune idée. Tu sais, il arrive que parfois dans la vie... Enfin que certaines choses arrivent à toi et que tu te contentes de dire oui et... On peut dire que c'est un peu ça. Affirma Connor, alors qu'Ale semblait vraiment prêt à lui arracher la gorge avec son regard. Il allait d'ailleurs faire une remarque à ce sujet, mais lui vint à l'oreille ce que venait de dire Jill. Un sourire, malgré tout, étira ses lèvres. Ah, oui, il s'était passé des choses. En effet. MAIS POURQUOI EST-CE QU'ELLES ÉTAIENT EN TRAIN DE SE TAPER ?!
- C'est quoi ce... Truc ? Articula Côme, en passant à côté d'eux, pour lancer un regard vers les deux filles, tenant toujours Will de son bras droit, et ce dernier semblait en plein trip chelou. J'veux dire... On devrait pas intervenir ou je sais pas ? Il demandait simplement. Ça commençait à être dangereux, cette bagarre.
- Bah vas-y, Anderson : Interviens. Répondit Connor, en montrant d'un mouvement du menton les deux filles qui commençaient à s'arracher la peau.
Côme fixa la scène plusieurs longues secondes, poussa un soupire : Haussa les épaules.
- J'vais... J'vais me contenter de l'aider à se... Enfin à se remettre. Assura le blond, dans un vague signe de la main, traduction : Je tiens à la vie.
- Traître. Commenta Connor, un peu plus bas.
- Lâche. Répliqua Ale, à l'intention du tatoué, parce qu'il était bien beau à faire des remarques, mais en quoi avait-il aidé à améliorer la situation, ce fils de pote ? Au contraire, il empirait tout, et il en était bien le seul responsable.
Connor poussa un long, très long soupire. On était en train de sous-entendre qu'il avait pas le cran de s'interposer ? Soit. Le brun s'avança alors en direction d'Ally et de Jill, tout en essayant, avec difficultés, d'avoir l'air crédible et assuré. Non mais vraiment : Il comprenait pas pourquoi est-ce qu'elles en faisaient tout un plat. Déjà Ally avec un mec, et puis Jill... C'était Jill. C'était Jill, c'était pas un coup en l'air, enfin il savait pas, enfin non. C'était pas un coup en l'air. Et puis même, il était pas débile, ça allait bien plus loin que ces conneries. Il les appréciait toutes les deux : Pourquoi se faire la guerre ?
- Ecoutez : Calmez-vous toutes les deux, on va pas en arriver aussi loin pour de la merde comme ça, vous savez bien que c'est difficile la cohabitation en ce moment, alors vaut mieux faire la part des choses, vous pensez pas ? Proposa-t-il, bien convaincant, avant de croiser le regard désolé de Nick, qui, assistant lui-aussi à la scène en silence, semblait particulièrement perplexe face à ce qu'il venait de dire (clairement : Connor venait de signer son arrêt de mort). Néanmoins Nick ne s'y arrêta pas longtemps, se contentant d'esquisser un sourire à l'intention de Pandora, poser ses lèvres sur les siennes alors qu'elle passait juste en face de lui, reporter finalement son attention sur Nate. Il allait mal, tout le monde pouvait le voir, mais est-ce que c'était une raison pour l'ignorer ? Il en savait trop rien. A vrai dire, il le connaissait assez bien pour savoir qu'il avait juste besoin d'espace.
- T'as pas besoin de ça Nate. Assura-t-il à l'intention du brun, qui relevait la tête en direction de Pandora, juste avant qu'elle ne lui arrache sa bouteille des mains.
- Qu'est-ce que ça peut te foutre ? Rétorqua d'ailleurs Nate, à l'intention de la blonde, dans un sourire bourré de sarcasmes. Et comment tu peux savoir de quoi j'ai besoin, Blavatsky ? T'es pas le mieux placé pour me faire ce genre de remarque. Il éclata de rire, resta assit par terre, avisa alors la blonde. Sa meilleure amie, tout du moins, elle l'avait été pendant treize ans. MAIS QU'EST CE QUE TU FOU ? Éclata-t-il, en la voyant déverser la bouteille au sol, pour lui tendre de l'eau. Qu'est-ce que tu fou putain ! Il n'attrapa même pas ce qu'elle lui tendait, appuya sa tête contre le mur, sembla capter la dispute qui se déroulait à toute vitesse dans le dos de Nick et Pandora. Vous devriez vous occuper de vos problèmes, là-bas. On en a déjà bien assez, venez pas me faire chier.

Haillie n'eut même pas son mot à donner, lorsque Sally l'empoigna par le bras, alors qu'elle venait à peine d'entrer dans le bâtiment, pour lui confier la tâche de s'occuper de la cuisine. A première vue, le tout lui avait pas semblé bien délicat. Ce fut seulement lorsqu'elle compris que Léo allait faire partie de l'équipe, que son visage se décomposa. Elle avait passé des jours à essayer de l'éviter, lui et celui qui lui servait de pote. Des jours qu'elle essayait de ne pas se ressasser ce qu'il s'était passé chez les Bass, en mettant de côté tout les détails bien affreux qu'il l'avait forcé à subir. Il était donc complètement malade, mais tant qu'il restait à l'écart, ça le ferait. De toute façon, après tout ce qui leur était tombé dessus, et quand bien même elle n'avait pas compris la moitié des choses qu'on racontait sur l'Europe, ni comment Connor et K avait pu y être de près ou de loin, rattachés, ce n'était pas ce qu'elle avait le plus à craindre. Passer trente minutes à cuisiner un truc (dont elle ne connaissait même pas le nom) avec Sally à côté, ça devrait le faire.
- "Ça m'étonnerait assez qu'on ait du saumon et de la coriandre, par contre, REEEEGARDEZ LES BONS PRODUITS FRAIS QUE VOILA," S'écria la petite rousse, en les traînant jusqu'à une table, dans un coin du bâtiment adéquat à la cuisine. "Zut, un réchaud, il manque un réchaud." Ah, visiblement, ça se ferait sans Sally. Enfin ce fut ce qu'Haillie dû s'efforcer à comprendre, quand cette dernière sortit de la salle en trombe, sans même lui laisser le temps de protester.
Alors s'en suivit un bien trop long silence, silence durant lequel elle ne chercha ni à commencer à cuisiner, ni à fixer celui qui se trouvait juste en face. Silence qu'il brisa d'ailleurs, d'un air complètement désinvolte.
- Non, restes loin des couteaux : C'est beaucoup plus rassurant. Se contenta-t-elle d'assurer, dans un sourire ironique, en prenant bien soin de ne pas le regarder (hors de question qu'elle pose ne serait-ce qu'un seul regard sur ce taré, elle ne l'avait pas fait depuis des jours : Ça allait pas recommencer). Après tout, il avait buté un mec de sang froid, avant de le donner à manger à un cannibale, et ce, juste sous ses yeux. Qui sait ce qu'il était capable de faire maintenant.
 
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Pandora fronça les sourcils et lança un regard plein de haine, mêlée à de l'inquiétude. Il était peut être temps qu'ils arrêtent tous de le regarder comme une victime, car il ne faisait aucun effort pour améliorer son état physique et psychologique déplorable.
- C'est pas l'alcool qui va régler tous tes problèmes, ducon. Lâcha-t-elle dans un excès de colère. Elle se retourna, et admira quelques secondes Ally et Jill se crêper le chignon. Lancer un "ALLEZ ALLY tique LUI SA GUEULE DE PUTASSE" n'était absolument pas approprié à ce moment-là. Elle décida de ne pas s'en mêler, et reporta son attention sur son meilleur ami. Je t'évite la plus grosse gueule de bois de ta vie, vieux. Tu crois que c'est le moment idéal pour se bourrer la gueule? T'es plus au lycée mec, c'est finit tout ça. Elle s'accroupit devant lui. T'as pas encore compris? Il s'est fait manipuler. Et toi, tout ce que tu fais, c'est te prendre une cuite en espérant qu'il reviendra tout seul en s'excusant. Soi tu lèves ton cul, soi tu lâches l'affaire. C'est simple. Elle lui retendit sa bouteille d'eau. Bois, ça va t'aider à te sentir mieux. Et si tu le fais pas c'est sur ta gueule qu'elle va terminer l'eau.
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Is that a mirror in your pocket? 
Cause damn I can see myself in those pants.
 
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j'ai combiné avec nou !!


Affalé sur le capot de son 4x4, dos appuyé sur son pare-brise, Fennec s'affairait à recharger ses deux pistolets minutieusement. En arrivant aux frontières d'Atlanta, il n'aurait jamais pensé devoir utiliser autant de balles. Néanmoins, entre les gangs armés, les derniers réfractaires à sa prise en main de la Guilde et les rumeurs qui avaient chahuté tout le pays à propos des intentions de la mafia et soulevées les non-alignés, les hommes de Matamoros avaient eu affaire à fort parti.
Fennec ne comptait néanmoins pas d'excessives pertes dans ses rangs, pour deux raisons manifestes : à l'heure d'aujourd'hui, il n'existait aucune organisation sous terraine qui comptabilise plus de matériels de guerre que la mafia, et parce qu'additionné aux pro-guilde qui attendait l'arrivée de Fennec à Atlanta, leur force d'action était écrasante, tant et si bien que l'opposition avait plus pris des teintes de minorités incommodantes que de réelle menace. Le combat n'était pas fini, mais aux hautes protestations de la part des détracteurs de la mafia s'était succédé un silence autrement plus peureux : le carnage de la veille avait permit la quasi-absolue tranquillité de Fennec ce matin même.
Il avait encore dû faire face à une embuscade, en arrivant dans la rue que leur avait indiquée Tomhas : deux de ses hommes avaient claqué, contre la totalité de ses dépréciateurs, dont les cadavres étaient toujours étendus face au 4x4 de Fennec. Il n'avait pas demandé qu'on les en ôte : que chaque habitant de cette putain de capitale sache ce qu'il en coûtait que de s'attaquer à la Guilde.
Une bonne dose de terreur pour asseoir son règne, ça marchait toujours bien. Et après avoir fait trembler les culs de toutes les mémères avec leur morveux dans leur maisonnette, il additionnerait à la frayeur une bonne dose de discours initiateurs. Pas question de ne marcher qu'à coup d'épouvante, quoi que Fennec ne la sous-estimait pas pour autant, mais Greyson avait fait la démonstration que la recette n'était pas la bonne.
Il chargeait son deuxième flingue dans un "clac" métallique, lorsque un de ses hommes apparut devant lui, tout droit venu du bar-hôtel-crade où était supposé reposer James Greyson.
-Il est d'dans.
Il n'en fallut pas plus à Fennec pour sauter de son siège de sultan.

Quand on faisait partie intégrante de la Guilde, et qui plus est quand on demeurait le petit frère de l'un des deux bras droits du padre , on pouvait se permettre pas mal de chose au final. Et se balader tranquillement entre les caisses de Fennec (parce ce qu'elles étaient toutes à lui, forcément) en se demandant ce qu'il advenait de Leo pendant que les autres mafieux se voyaient dans l'obligation de s'occuper de telle ou telle tâche en était le premier privilège. Aussi, Shang ne s'était pas fait prier et il exhibait pleinement sa liberté en tapant des grands signes de la main à ses potos lorsqu'il passait à côté de chacun d'eux. #Shanglapute
Seulement voilà, maintenant qu'il se retrouvait dépourvu de la seule compagnie dont il aurait aimé profiter pour ses petites fourberies, il n'avait plus grand-chose à faire (et la question suivante se posait : qu'avait-il foutu au sein de la mafia durant le temps où il avait été le seul petit jeunot).
Aussi, lorsque, malencontreusement, -et il était évident que Shang ne s'en était en réalité pas plus éloigné que ça-, il croisa le magnifique Fennec auprès de son éternel 4x4 bleu, ce fut une simple enjambée des cadavres jonchant au sol plus tard qu'il se retrouvait déjà à côté de lui.
-Festin de roi, j'ai fait un truc en particulier ou ça se passe comment ? Plaisanta-t-il tel le gros beauf qu'il était en parlant évidemment des morts dans la poussière. Parce que oui, Fennec connaissait son secret et il n'avait jamais instauré entre eux des règles d'abstinence quant à l'utilisation du sujet en sa présence.
Une dizaine de secondes s'écoula, durant lequel Shang sentit bien le désintérêt profond de Fennec sur sa personne (il faisait des blagues de merde, et alors ?), et c'est en le voyant rejoindre une bâtisse en face d'eux que le chinois se décida enfin à réagir.
-Je peux venir ? Fit-il tout simplement.
En réalité, il avait une très soudaine envie de montrer au beau blond qu'il n'était pas qu'un garçon inutile, ne portant aucun intérêt à la mafia.
En revanche, il ne lui montrerait pas celui qu'il portait très certainement à son égard, n'allons pas trop loin : ça risquait de moins plaire, ça.

...Et de se faire rattraper par Shang dans l'instant, alors que Fennec traçait déjà d'une allure décidée, munie de ses pistolets, ses lames et les trente kilos de son armement, vers l'entrée du taudis. Sa plaisanterie lui aurait presque arraché un sourire, s'il avait été doté d'un soupçon d'humour et de légèreté : mais en plein Atlanta, aux portes d'ouvrir des négociations avec l'ex dictateur des Amériques et entourés de fils de pote invisibles tous prêts à le voir mort, ce n'était pas le cas. Aussi, avec la chaleur qu'on lui connaissait, se contenta-t-il d'un silence mortuaire, en continuant dans sa progression.
Ce ne fut que lorsque Shang formula sans artifice sa revendication, que Fennec daigna le darder de son regard de chat des sables professionnel.
-...............................
Il n'avait pas prévu qu'on spectata ses """"diplomaties"""" avec Greyson, mais l'un dans l'autre, il ne pouvait pas traiter Shang comme un pèlerin lambda : il n'en était pas un, de toute façon, il était du même sang qu'An, et pour un peu que Fennec ait été un être humain normal, presque auraient-ils pu partager leur bac à sable. Enfin, il le connaissait depuis assez longtemps pour ne pas redouter qu'il ait de planqué dans son calbute des explosifs, c'était à peu près ça, quoi. Et puis au besoin, des renforts, puisque à part sans doute des "collègues" de Tomhas (c'était déjà assez flippant), il ignorait tout de ce que comportait ce foutu bar, c'était toujours ça de pris.
-...Ouaip'..., il émit en conséquence.
Et sans un mot de plus, les deux hommes cheminèrent jusqu'au bar, s'y engouffrant sans tergiversations. À l'intérieur, l'atmosphère puait le renfermé, et les quelques hommes qui peuplaient l'établissement n'arrangeaient en rien l'envie de Fennec de le raser sans vergogne. Son attention s'arrêta un instant sur les inconnus, qui arboraient tatouages cicatrices et bijoux insolites, un soupçon dérangeants. Si c'était à ça que ressemblaient leurs ennemis, de l'autre côté de l'océan, normal que Sheridan et Dobson se soit inquiétés. Et encore, pour des sectaires véreux, les types qu'il voyait avaient encore l'air bien pacifiques.
Un mafieux s'approcha du blond.
-Il est dans la salle à gauche, y'a Dobson et l'autre mariole avec lui.
Fennec opina du chef, et, flanqué de Shang, pris la direction de la pièce indiquée. Les deux gangstas qui en tenaient la garde lui ouvrirent la porte, découvrant ainsi le spectacle le plus pitoyable qu'il ait été donné de voir au padre (déjà parce qu'il y avait Tom, et Tom était un être méprisable.). Il réprima un regard cynique à celui qui s'était prétendu être plus invincible chef de toute la post-apocalypse, se contentant plutôt d'aviser son état général, parce que bon, si c'était pour que la Guilde doive se traîner un mourant, autant l'achever tout de suite. Mais l'un dans l'autre, quoi que Greyson n'ait apparemment plus pour priorité essentielle de prendre soin de lui-même, il n'avait pas l'air d'être au bord du claquage. Bon, il avait bien quelques petits bobos (ce fut un pincement nostalgique qui s'éprit du cœur de Fennec, lorsqu'il se remémora la balle qu'il lui avait infligé en plein dans le genou : il était encore à Matamoros, lui et sa Guilde, à ce moment-là... Ah, le Mexique....), mais pas de quoi chier un pendule.
Et c'était tant mieux.
Si on le décrassait un peu, il pourrait même devenir présentable, le garçon. Enfin.
Dans la salle arrière du bar, on était en plein océan arctique. Fennec n'avait pas tiré un mot, et se contentait maintenant depuis deux bonnes minutes de jauger l'homme qui lui faisait face - mine de rien, ça commençait à faire long. Et finalement, perforant le silence, il se saisit d'une chaise, qu'il plaça en face du siège de Greyson, et y posa son cul d'un air monarchique.
-..Salut, Jamsi'... Siffla-t-il après quelques autres énièmes secondes de silence. Tu peux pas savoir à quel point ça m'remplit d'joie, de t'avoir retrouvé...
Fennec avait encore une longueur d'avance sur les Européens, visiblement, et ne comptait pas laisser s'amenuiser cette longueur.
Par exemple en rangeant leur Greyson convoité dans son propre camps. De toute façon c'était simple : si Jamsi boudait la coopération, il finirait dix pieds sous terre. Pas question que Fennec laisse ses pions se balader dans la nature.
On était répressif ou on se faisait dépasser.
Fennec ne voulait pas être dépassé.
hey

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