Bienvenue, Visiteur ! Connexion S’enregistrer
Fermeture du forum : Décembre 2022


Note de ce sujet :
  • Moyenne : 3.77 (13 vote(s))
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Farewell † [rpg]
Post à l'arrache sur iPod

- C'est un tort, tu devrais avoir peur, vraiment. Assura Ally en l'enlaçant, levant ses yeux bleus pour les plonger dans les siens, un léger sourire peint sur les lèvres. Ça n'allait pas, elle le savait bien, elle le connaissait par cœur. Et ça se lisait dans son regard, dans son expression, dans son attitude, quand bien même il tentait de paraître assuré, elle n'était pas dupe. Avec tout ce qu'il se passait en ce moment, complications, problèmes, retours, départs, aucun d'entre eux n'avait réellement de répit, et il n'en avait pas plus qu'un autre. D'un côté, c'était injuste, parce qu'elle avait l'impression que depuis qu'ils s'étaient retrouvés, leur vie entière partait en vrille. Quand elle y pensait, elle ne pouvait pas s'empêcher de culpabiliser. Du jour au lendemain, elle lui avait foutu un gosse entre les mains, cinq ans de vie commune avec les Bass, une fille qui avait beaucoup trop grandi, et l'évidence même qu'un certain nombre de choses avaient changé durant son absence. Ça n'avait rien de facile. Ça ira mieux quand ils seront partis. Et quand la situation se sera calmée, on partira d'ici, on pourra enfin avoir une vie normale, et on n'aura plus à avoir à faire face à ce genre de choses, affirma la brune à mi-voix, sans s'écarter. Elle appuya sa tempe contre sa clavicule, et continua. Un jour, on aura plus à penser à ça. Matthew, Drake, James, la mafia... C'est des conneries, rien de plus. Et ça traverse pas le temps.
Raphaël la regarda un instant, et leva les yeux au ciel, tout en sachant pertinemment qu'elle lui en voudrait. Il n'avait pas envie d'être sympa avec Ale, et il n'était pas obligé de l'être. Il était d'ailleurs sur le point de dire quelque chose, lorsque Maya fit son apparition, en évoquant indirectement la connerie de Dobson, dont le seul nom lui foutait les nerfs.
- Je peux toujours lui apprendre le sens de la vie, si tu veux, proposa-t-il en faisant un pas dans sa direction, en observant ceux qui s'offraient un verre à deux mètres de là. Il aurait bien voulu oublier la petite scène entre sa soeur et l'autre Blavatsky en se noyant dans de l'alcool, mais ça aurait été mal vu. Surtout que juste à côté, Jill la catin se jetait sur Connor d'une façon purement dégueulasse et sans gêne, en plein milieu du salon. On est dans une baraque de tarés, Maya. On doit être les seuls à peu près normaux, tu le sais ? Demanda-t-il en esquissant un sourire, avant de la prendre dans ses bras et de la serrer contre lui. C'était légèrement immature de se comparer aux autres couples (enfin certes il désirait faire rager qu'une seule personne, précisément, avec la perfection mignonne qu'ils représentaient, mais voilà) mais il s'en foutait. Il s'en foutait parce qu'il avait Maya, lui, et il avait construit tellement de choses avec elle qu'il n'avait plus rien à se prouver. Et je veux pas entendre parler de l'autre sonar de Matthew, il va bientôt se barrer et ça me suffit, ok ? Il eut un autre sourire, et rapprocha finalement son visage du sien pour l'embrasser. Sans gêne, vu qu'ils semblaient tous avoir envie de se montrer leur amour passionnel, dans cette pièce.
Farewell

ʻʻBullshit fakers, enchanted kingdoms.ʼʼ
-
C H A T A I G N E
I G E
 
Répondre
Ce post nul désolé :'(

Si le contexte ne l'avait nullement présagé, Maya se retrouvait pour la première fois depuis mille ans au moins, enveloppée par les bras protecteurs de Raphaël, et rien n'aurait pu la rendre présentement plus heureuse. Parce qu'il était son homme et son unique raison de vivre, au-delà de ses enfants (il était de notoriété commune que l'enfant d'une mère passait avant tout), et absolument le seul à pouvoir lui faire oublier toutes les conneries que composaient leurs vies à tous. Aussi se mit-elle à sourire le plus simplement du monde en passant ses bras autour du cou du brun.
-Si tu parles de nous, nous : on est d'accord. Si tu parles de nous, nous chaque individu : Raph tu es à mourir de rire, je suis la seule personne normale !
Alors elle éclata d'un rire particulièrement mignon car se faisant déjà à l'idée de la très certaine réponse de Raphaël. Et ne tenant pas à relancer un énième débat sur sa vie sentimentale d'antan (bien qu'il ne se soit jamais dit qu'elle ait engagé réelle relation avec Matthew dans sa jeunesse), elle promit d'un regard que toutes références à l'autre enflure de Dobson ne sortirait plus d'entre ses lèvres tout en ajoutant d'un air charroyeur :
-Et t'arrêteras d'être jaloux pour que dalle n'est-ce pas ?
 
Répondre
- T'es pas normale, bzzz, t'es une abeille, assura Raphaël en souriant. Je suis le seul mec normal. Et encore, je suis genre le plus cool, le plus génial et également le plus beau du groupe. Oh, rajoute "modeste". T'as de la chance, vraiment, tu devrais en profiter. Il fronça les sourcils et éclata de rire, avec l'air le plus innocent du monde (ce qui ressemblait, entre autre, à un gamin coupable qui aurait mangé toute la tablette de chocolat : raph tu es un mauvais acteur). Je suis pas jaloux, ok ? Jaloux de qui, de toute façon ? Je sais plus de quoi en parle, allez viens on change de sujet, il avisa un instant sa sœur et fit mine de vomir sur le parquet, juste avant d'être pris d'une soudaine illumination. C'était brillant d'intelligence. Il attrapa la main de Maya, bouscula volontairement Ally ("Très mignonne, comme scène, vraiment.") et s'assit avec les autres autour de la table, histoire de se servir un verre. Les mecs, venez on met de l'ambiance !! J'ai une trop bonne musique, attendez, en plus les paroles elles rentrent dans le crâne et... HAILIE TU LA CONNAIS ! Ecoutez, sérieux, Hailie elle l'a déjà entendu en avant-première à Noël mais sérieux, oh je t'aime ma nièce même si je déteste tes parents, toi tu peux témoigner de mon génie !! Il voulut lui faire un câlin mais il y avait Will entre eux. Haussement d'épaules ; pas grave, il le ferait plus tard. Et il se racla donc la gorge, pour entonner avec un immense sourire. Et l'abeille qui butine, et l'abeille qui butine http://www.skypeur.fr/wp-content/uploads/2013/02/emoticon-0157-sun.gif Allez, tous avec moi ! Et l'abeille qui butine !
Best song ever.
Farewell

ʻʻBullshit fakers, enchanted kingdoms.ʼʼ
-
C H A T A I G N E
I G E
 
Répondre
C'est tout sourire que Raphaël l'avait entraîné près de leurs autres camarades, évitant intelligemment au passage le sujet de ses plus ou moins ex (#statutvisématthewdobsonlol), et que Maya se vit attendre patiemment que le brun prenne place pour poser son fessier innocent sur ses jambes. S'il était aussi parfait qu'il le prétendait (et il l'était de toute manière, ils le savaient tous les deux pertinemment), il supporterait son poids sans broncher. Et tout en enroulant l'un de ses bras autour des épaules de son cher et tendre, la brunette gardait son sourire, alors qu'une chanson aux paroles bien originales parvint à ses oreilles.
-C'est juste une provocation ou c'est une invitation ? Lança-t-elle dans un éclat de rire parfaitement adorable. Elle le prenait bien, évidemment, il ne s'agissait que des conneries habituelles déblatérées par l'homme qu'elle aimait après tout, rien de sérieux. Et s'il ne la visait pas directement.. wait non, le doute était strictement impossible étant donné que l'écho de son prénom ramenait toujours à cette petite bestiole. Allez-y essayer : "Maya.", que voyez-vous ? exactement ça (il faut cliquer), et de façon irrémédiable. De toute façon, peu-importe la personne qu'il ciblait, l'énorme sous-entendu qui découlait de cette chanson suffisait à sa remarque. -Raphaël Weaver je te conseille de faire attention à ta réponse si tu tiens à ta vie. Fit-elle purement ironique en fronçant les sourcils d'un air faussement sévère. Elle l'aimait fort, son Raphaël.
 
Répondre
Fennec mit brutalement fin à leur petit moment… bizarre, si on pouvait appeler ça un moment ou une conversation normale entre eux. Bref, il les emmena dehors. Peter tenta de se mettre en mode mafieux, flingue à la main et couteau dans la ceinture. Mais non, ça ne le faisait pas trop. Premièrement, il était un peu pompette. Il ne savait plus si c'était de l'alcool ou du désinfectant qu'il avait siroté pendant plus de deux heures, mais c'était fort. Il titubait et fixait les autres s'affairer autour de lui avec un sourire béat collé sur le visage. Il voyait des petits mexicains courir tout autour de lui, charger des trucs dans les voitures et hurler des ordres en espagnol. Et lui, que faisait-il? Absolument rien. Comme d'habitude.
Après avoir pissé contre un mur et avoir essayé de dessiner un coeur dans le sable avec son pipi, il décida qu'il fallait s'informer. Parce que là, l'attente devenait insoutenable. Et puis les mexicains lui lançaient des regards inquiétants. Il secoua la tête, passa une main sur son visage et s'approcha de la voiture occupée par Fennec.
- Fennec le fenneccccccc, dit-il en s'appuyant contre le capot, c'est quand qu'on s'arrache??? Nan parce que je commence à m'endormir, je suis à DEUX DOIGTS d'aller me branler dans les chiottes!!


- Moi aussi je veux un verre!!! S'exclama Pandora en rejoignant les garçons.
Boire un verre avec Anderson. Impossible. Ca semblait complètement surréel. Après tout ce qu'il avait à tous ces gens. A elle. Mais bon. Tant pis, il faudrait faire avec ce soir. Ils réussirent à extraire quelques bouteilles sans étiquettes. Pandora en ouvrit une, huma l'horrible parfum que la boisson dégageait et hocha la tête : c'était presque comestible.
Devant l'absurdité de la scène, elle eu envie de se tourner vers Nick et de dire le plus sérieusement du monde "viens on beige" mais non. Elle regarda Raph faire le fanfaron, et se tourna vers le reste du groupe, enfin ceux qui se bavaient pas sur la gueule.
- Est-ce qu'un jour on aura une vie à peu près normale???
https://38.media.tumblr.com/251a003d524428d3deade94cbdff5602/tumblr_n4c9psY7NK1qhtowuo1_250.gif
Is that a mirror in your pocket? 
Cause damn I can see myself in those pants.
 
Répondre
J'ai pas fait le reste parce qu'il faut vraiment que la mafia se bouge le cul à Atlanta les gars.

Et Tom, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, se retrouva d'une seconde à l'autre, à terre, dans le véhicule. Oh tiens ! Alors comme ça, Sandro Bencivenni décidait de le plaquer au sol avec rage et sans raison apparente ? Peut-être qu'il voulait vraiment aller plus loin. C'était ce que disait sa réaction tout à fait spontanée, même si en vérité, Tom n'avait pas tout de suite compris pourquoi Fennec se montrait si entreprenant. A vrai dire, ce n'était pas dans ses habitudes, à Fennec d'avoir l'air si "ouvert", encore moins si pressé, encore beaucoup moins si brutal dans sa façon d'agir, lorsqu'il s'agissait de ce genre de "chose". Plusieurs secondes, Tom resta totalement impassible, dans le sens où il ne bougea pas d'un poil malgré le sourire qui étirait ses lèvres, et ce fut lorsqu'il entendit la voix de l'un des associés du mafieux, qu'un grand nombre de choses, dans son esprit, s'éclairèrent.
Voilà qui était intéressant.
Doucement, le brun redressa sa tête, et se trouva, ô comme par magie, entre les jambes du blond, qui de sa silhouette, de toute façon, le dissimulait aux yeux de l'autre imbécile. Alors, dans son plus grand naturel, il entreprit de défaire sa braguette, et de s'adonner à des gestes qui, très probablement, lui vaudrait un énorme coup de genoux dans les dents de la part du blond.
Encore faudrait-il qu'il ne se blesse pas ensuite.
 
Répondre
"J'te fais pas confiance". Il s'agissait là des mots que Fennec s'apprêtait à jacter à l'intention de Tom avant de le pousser subito d'un coup de pied au cul hors de sa caisse, mais comme toujours lorsqu'il était question de Tom, les événements ne se déroulèrent pas selon ses plans. Aussi, à défaut de ne pas avoir pour ambition de voir se faire colporter des rumeurs tout à fait injustifiées et préjudiciables à son égard, flanqua-t-il brusquement un énorme coup sur le crâne du brun, histoire qu'il se plaque au sol du 4x4, et Fennec d'abaisser sa vitre, se tournant vers Peter-l'intempestif.
-Ouais..., émit-il, essayant de rassembler ses pensées perturbées par l'impression dérangeante de sentir sa braguette s'abaisser toute seule. ..............................................Ouais j'suis bien d'accord ouais............ Enfin, se sauva-t-il subitement, d'ici qu'on trouve assez d'essence j'dirais...
Mais il ne dit rien du tout, et son visage se déforma en une expression qui transpirait le génocide, dont sans doute Peter ne capta pas franchement les raisons.
Mais Fennec les intégrait en revanche particulièrement bien, ses "raisons". Elles étaient entre autre juste sous lui, "ses raisons", et s'il avait pu leur exploser le crâne comme un œuf contre un mur, à "ses raisons",
alors depuis bien longtemps aurait-ce été fait.
Il allait le tuer.
-J'dirais................
Peter le regardait comme s'il sortait d'un asile, maintenant. Alors, les doigts tremblants de rage sur son volant, Fennec soupira, d'un air qui se voulait être celui du chef exténué par les incompétents qui lui servaient de petits soldats, mais dont la crispation était Pénélope-traitresse. Crispé, oui, était l'adjectif qui lui collait le mieux, à l'instant.
Alors, n'y tenant plus, il flanqua un grand coup de genoux dans la mâchoire de Tom, et le plus naturellement du monde, s'essaya à ignorer le craquement qui fit écho dans la voiture.
-...Un quart d'heure., parvint-t-il sèchement à placer, en continuant d'administrer purement pour le plaisir des énormes coups de tatanes dans la gueule à "ses raisons".
Et si Peter se demandait ce qu'il foutait, rien à branler : ça faisait trop de bien de défoncer cette sale petite dégueulasserie de Tomhas dans les formes pour qu'il n'arrête.
hey

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/27/1435658570-heyy.gif
 
Répondre
Drake releva le nez, lorsque la tête brune de ce cher Dobson émergea à l'intérieur de l'habitacle silencieux du bus. Sans s'écarter d'un centimètre de son frère, cependant. Lui et Jude n'avaient plus eu à se cacher ni à être gênés depuis leurs 15 ans, ils n'allaient pas s'y remettre maintenant - surtout pas maintenant, et surtout pas pour Matthew, qui était supposé être de leur côté de toute manière. S'il comptait se gagner l'aide de Drake, et Dieu savait qu'il pouvait se montrer utile, il allait bien devoir fermer les yeux sur deux-trois atteintes à la morale. Comprenant, notamment, quelques expérimentations scientifiques portant préjudice à l'éthique de base, une certaine inclinaison pour l'inceste (et par inclinaison, vous pouvez aussi bien considérer "pente à 89 degrés"), ainsi qu'un mépris titanesque pour tout ce qui était administration, ponctualité, mouvements de masse, déplacements officiels - tout ce qui faisait le quotidien d'un bon fonctionnaire.
Alors comment lui dire, à ce Matthew, que là, maintenant, tout de suite, il n'était absolument pas disposé à suivre ces bons amis à Pertes-Les-Urlues. Il ne doutait pas que c'était pour d'excellentes raisons, décidé de manière démocratique et raisonnable, mais pour l'instant, il n'en avait rien à foutre. Il venait de retrouver son frère perdu depuis plus d'une décennie. Il n'était pas prêt de partir cavaler à l'autre bout du pays.
Même si, dans le fond, ça servait ses intérêts sur le long terme.
Ca pouvait bien attendre un peu.
Sans doute serait-il de bon ton qu'il aille le leur annoncer en face.
A contrecoeur, dirigé par le devoir (oui Drake Sheridan devenait un homme bien et un associé intègre) il descendit du bus qui lui servait de royaume, son frère accroché à lui, comme il semblait que plus jamais il ne devaient se quitter.
Trouver Fennec, au volant de sa caisse à savon (aérodynamique, il fallait l'avouer), ne fut pas une tâche complexe. Drake était un peu attristé de ne pas avoir le temps de faire plus ample connaissance - tout ce temps à le chercher pour finir par le laisser partir devant avec l'ami Dobson. Il avait l'air d'un fort sympathique jeune homme, habité d'un amour pour autrui qui rappelait un peu la sienne.
Mais entre un Jude et un chat des sables, il n'y avait pas à hésiter longtemps.
Le blondinet avait l'air d'être en grande conversation avec un de ses sbires, mâchoire serrée pour une raison inconnue (ça alors c'était surprenant??????). Drake coupa court à leurs élucubrations sur les détails techniques du parcours.
- Je suis désolé, fiston, mais je crois que vous allez partir devant, fit-il de l'air le plus sincèrement désolé qu'il avait en magasin, sans préciser la raison (évidente car pendue à son bras) de sa défection. Vous savez quoi faire, de toute façon, faites moi simplement signe quand il s'agira de conquérir le pays, c'est ma partie, ça.


Ils bougeaient. Apparemment, ils bougeaient.
An avait été contrainte d'arracher son petit cul gainé de sa minijupe préférée au sol auquel il était collé depuis un bon bout de temps, pour se diriger vers le véhicule motorisé de son bien aimé chaton du désert.
Enfin, ils allaient changer un peu de décor. C'était pas que les tartines de sentiments couplés avec les alcools faibles des américains commençaient à l'agacer, mais tout de même, ça faisait du bien de prendre l'air.
Son seul souci actuel était donc tourné vers son petit frère, qu'elle n'avait pas vu depuis le début de la journée - jamais au bon endroit au bon moment décidément. Ils ne pouvaient pas le laisser derrière, clairement. Jamais elle n'abandonnerait Shang au milieu de ces frustes américains.
- Vous auriez pas vu mon abruti de frangin? commença-t-elle d'une voix traînante, l'air désinvolte. Je tiens pas à me retrouver seule noiche dans la bagn... - elle s'interrompit, les yeux fixés sur le blond à l'intérieur de la voiture, et la tête brune qu'elle avait cru deviner à un niveau inquiétant de l'anatomie de son tigron.
Ses petits yeux cruels se dilatèrent à tel point qu'ils prirent presque un tour ovale. C'était peut être une apparition fantomatique irréelle surnaturelle imaginaire fantasmagorique sortie de ses pires cauchemars, ou plus précisément d'une vision qu'elle avait eue quelques jours plus tôt en entrant dans la chambre de Fennec. C'était peut être un petit tour de son cerveau, qui jouait à la pote avec elle. Ce qu'elle croyait avoir accepté qui revenait la hanter.
Non, c'était pas possible, yavait pas Mr tartiflette En Chef à bord de cette voiture.
Ni rien de tout ce que ça impliquait.
La chinoise dut s'accrocher au bras de Peter (seul appui à peu près stable du périmètre, avec la voiture dont elle ne voulait pas s'approcher) pour éviter de trébucher sur ses talons gigantesques.
Ses petites dents de riz vinrent se crisper dans une violente moue homophobe (cette moue là, précisément, vous avez bien lu). Elle était pas encore prête à laisser passer tout ça.
Mieux valait garder un prudent silence, le temps de digérer les rancoeurs.
C'était ce que Confucius aurait fait. Pas de doute.
Mais où était donc Shang?

Shang, justement.
En train de s'adonner à de bien plus nobles activités que ce dépravé de Fennec.

Léo laissa échapper un petit rire face aux menaces à mi-mot de son poto bridé. Il y avait donc un sens aussi profond derrière ce putain de lézard, pour qu'il juge bon de lui faire part de ses insinuations à peine implicites. Un quart de seconde, il envisagea de mémoriser les caractères peints à l'encre le long de l'épine dorsale du dragon, et d'aller fourrer son nez dans un manuel de chinois un peu plus tard, juste pour le plaisir de contrarier Shang. Et pour voir jusqu'à quel point il serait vraiment capable de mettre ses menaces à exécution, lui puissant cannibale.
Mais en l'occurrence, il était plus accaparé par son petit travail de couture que par l'étude de la calligraphie chinoise. Il avait tenté de faire de son mieux pour que la cicatrice ne ressemble pas à une boursouflure dégueulasse. Il avait l'impression de s'être plutôt bien démerdé, le chinois serait content. Mais avant qu'il ait eu le temps de baisser les yeux sur sa blessure pour l'inspecter, Léo raffermit sa prise sur l'aiguille qu'il avait encore entre les doigts et la planta jusqu'à mi longueur juste au-dessus de la plaie.
Le sang vermeil vint de nouveau perler sur la peau lisse du bridé. N'importe quel être humain aurait au moins couiné. Léo leva les yeux vers le visage de Shang. Impassible.
Fascinant.
Son sourire s'élargit encore sur son visage. C'était le sourire d'un gosse avant noël. Ce putain de chinois inhumain, rien qu'en gardant les yeux fixés dans le lointain d'un air absent, imperturbable, arrivait à le captiver au point de lui faire presque oublier Jude et sa petite trahison, Drake et son retour intempestif, et tout le reste avec.
- T'es vraiment pas vrai, comme mec, lâcha-t-il, tout sourire, retirant l'aiguille de la peau de Shang, essuyant la coulée de sang du pouce. Donc, là, en fait, je pourrais te poignarder et tu t'en rendrais compte seulement quand tu te serais vidé de ton sang, c'est ça? fit-il, presque rêveur, en laissant courir l'aiguille le long du flanc du chinois, la pointe l'effleurant à peine.
Nop, pas même un sourire. Pas le moindre signe de la réaction la plus infime. Pas chatouilleux non plus, le noiche.
Pour que l'hypothèse de Léo tienne debout, il aurait fallu que les nerfs soient complètement hors service. Mais alors, comment est ce qu'il arrivait à transmettre les signaux nerveux, à bouger ses muscles, à avoir ces putain de réflexes de ninja?
Le brun releva le nez pour jauger la réaction de Shang. Il avait toujours les yeux fixés sur lui, l'air passablement lassé. Saoulé par ses expériences à répétition sur sa personne. Mais pas seulement.
- Une ptite dernière expérimentation, si tu permets.
Sa main, presque sans qu'il en ait conscience, remontait vers la nuque du chinois. Lentement, il se pencha vers lui, ses yeux bleus fixés dans ses yeux interrogateurs, jusqu'à poser ses lèvres sur les siennes.
A peine un effleurement, tout d'abord. Une caresse. L'idée que cette tentative puisse se solder elle aussi par une absence totale de réaction titilla une seconde l'esprit de Léo, mais avant qu'il ait pu s'inquiéter des conséquences s'il s'avérait qu'il s'était trompé sur le compte du chinois, il sentit ses lèvres s'éveiller contre les siennes. Enfin, une réponse. Au moins un stimuli auquel ce con de bridé répondait.
Quoique ça n'avait plus rien d'un commun stimuli, à présent. Pas plus d'un effleurement ou d'une caresse. Ca commençait à prendre des allures de baiser passionné.
Et la main de Léo commençait sérieusement à s'incruster dans la nuque de Shang.
Brusquement, aussi soudainement qu'il avait commencé, Léo rompit leur baiser, reculant d'un seul coup, pour jauger de nouveau la réaction de son sujet, son sourire plus large que jamais.
- On peut dire que c'est ... concluant, je suppose, souffla-t-il, sa main retombant lentement, sans lâcher sa face de citron préférée du regard.

http://www.elle.be/fr/wp-content/uploads/2013/10/petite-sir%C3%A8ne.gif
 
Répondre
Et Tom fut littéralement projeté en arrière par les coups de pieds trop violent de Fennec. D'accord, d'accord, d'accord, il l'avait cherché et ça ne lui plaisait pas : Le brun avait compris. Aussi, quand il crut percevoir des voix qui s'adressaient directement à Fennec, il comprit alors que ça allait surement un peu trop loin. Pour Fennec, surement pas pour lui. Alors dans un élan de gentillesse (c'était beaucoup lui demander après la décision qui venait de prendre le blond) plutôt spontané, il ouvrit la portière, et se glissa à l'extérieur. Maintenant, il n'avait plus qu'à se traîner avec discrétion jusqu'au véhicule qu'on lui avait grossièrement attribué, et attendre que Fennec culpabilise, ce qui, en somme, pourrait bien durer toute une vie. Néanmoins, et par dépit, Tom entreprit de se redresser avec difficultés (une fois certains qu'il était à distance du véhicule pour ne pas qu'on le remarque), et de passer une main sur son visage. Il saignait : Ça n'avait rien de bien surprenant. Doucement, alors, Tom entreprit de sortir un mouchoir de sa poche. Il était le genre de personne qui prenait soin de sa personne (en vérité, il ne comprenait pas la manie qu'avait tout ces gens de se trimbaler partout avec du sang sur leurs vêtements comme si c'était tout à fait normal). Il voulu éponger son nez, commença alors à panser la plaie, mais une voix l'interrompit dans son dos, alors qu'il se trouvait adosser avec grâce contre l'un des gros bolides de la mafia.
- TU TE FOU DE MA GUEULE TOI ? La douce voix de Matthew vint caresser ses tympans avec tendresse et en quelques secondes, Tom fut plaqué contre la voiture, assez brutalement pour empirer ses blessures, mais peu importait.
- Bonsoir Matthew, comment vas-tu ? Répondit Tom, dans un sourire malgré le sang qui barbouillait son visage en entier, à cause de cet imbécile.
- T'as de la chance qu'on soit obligé de te garder en vie, crois-moi, parce qu'au moment où on devra te tuer, je serai le premier à le faire. Assura-t-il, toujours dans la menace (il pouvait rien faire de concret là et ça commençait à lui briser les coquilles). Comment t'es sorti ?!
- Je vais bien, merci. J'ai passé une belle soirée aux côtés de...
- TA GUEULE ! Cracha Matthew, en le frappant en plein dans le nez. Histoire qu'il pige qu'on se foutait pas de lui sans conséquences. T'as intérêt à trouver Greyson, enfourné, parce que si ils l'ont choppé, je te jure que je te découpe en morceau et que je les fait tous bouffer à ton Europe de merde.
Au moins, ça avait le mérite d'être clair.
- Pigé ?
 
Répondre
Et l'autre ressuscité se ramena, taxant Fennec d'un surnom qui lui aurait bien valu de se prendre sa portière dans la gueule si celle-ci n'avait pas dissimulée à la vue de tous la silhouette de Tom entrain de s'extirper de sa bagnole. Entre le fait qu'il l'ait charcuté quinze ans plus tôt comme un vulgaire porc à qui on écharpe les tripes, qu'il ne semble plus en avoir l'ombre d'un souvenir, et maintenant "fiston", le quinquagénaire commençait vraiment à lui taper sur le système (bon, d'accord, Tom n'était sans doute pas étranger au fait qu'actuellement, Fennec se découvrait un penchant tout singulier pour la torture et la décapitation à grande échelle). Puis la pékinoise de se rameuter.
-...Ouais ok, cracha-t-il à l'intention de Drake, trop en rogne à présent pour ne chercher qu'à capter quelle était la raison de son caprice post-décès.
Sans doute avait-ce de près ou de loin, un rapport avec son petit frère, actuellement pendu à son cou (d'ailleurs, Fennec trouvait ça abominablement dégueulasse - mais après tout, chacun sa vie, chacun son chemin, il n'en avait rien à branler (du moment qu'ils ne lui venaient pas faire des démonstrations privées de galoches incestueuses, il pouvait à peu près fermer les yeux)).
Et puis s'il voulait rester, qu'il fasse hein, Fennec était pas assistante sociale, il voulait juste gagner la capitale maintenant, merde.
-...C'pas les vacances hein, donc tu bougeras ton cul à l'occasion...., déclara-t-il, avant de reporter son attention sur la pékinoise parce qu'il était VRAIMENT vénère (c'est fou ça, il était de bonne humeur en début de soirée).
Et un coup d'œil dans le rétroviseur, flanqué d'un signe de tête adressé à An suffit à lui désigner Shang, qui revenait vaillamment de X endroits dont Fennec n'avait que foutre, y'avait pas marqué "bureau des renseignements sur son front" (OUI TOM L'AVAIT VRAIMENT ENERVE) c'était bien parce que c'était An qu'il acceptait de faire le pigeon).
-Eh, Fennec, squatta un mexicain X blindé d'un accent à foutre la migraine, on a fait l'plein de toutes les caisses et on a embarqué les bidons qui restent. Ca d'vrait faire l'affaire.
Comme quoi, la Guilde, il n'y avait que sur ça sur quoi il puisse compter.
Il obtempéra tandis que les trois autres zozios (respectivement, An Peter et Shang salut) montaient à l'arrière, et choppa une de ses éternelles bouteilles de whisky dans le vide main, pour la route, on ne changeait pas les bonnes habitudes.
Allez, après la galère avec la colonie d'arriérés, il repartait en vadrouille direction les routes de la puissance. Presque cette pensée aurait-elle pu estomper sa mauvaise humeur. Il alluma le contact, fit grogner pour la première fois depuis au moins 1504 ans le moteur de son 4x4, et démarra.
Et Fennec manqua presque d'avoir un orgasme.
hey

http://image.noelshack.com/fichiers/2015/27/1435658570-heyy.gif
 
Répondre
  


Atteindre :


Recherche: 1 visiteur(s)